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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 01/02/2026

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04:00Toutes les parties prenantes ont redoublé d'efforts pour évacuer les populations sinistrées.
04:06Cela a été fait avec le concours des autorités civiles et juridiques pour venir en aide aux citoyens et citoyennes concernées.
04:13Des salles couvertes, des tentes montées et des établissements publics ont été transformés en centres d'accueil, équipés pour répondre aux besoins essentiels des familles évacuées.
04:24Les autorités nous sont venus en aide quand l'eau a submergé nos habitations.
04:32Elles nous ont aidé à porter nos affaires et à évacuer nos foyers.
04:35Il y avait de l'eau partout chez nous, le mobilier, nos affaires personnelles, toutes étaient trempées.
04:45Nous nous sommes réfugiés chez nos voisins au deuxième étage jusqu'à ce que les autorités arrivent pour nous évacuer et nous ramener ici.
04:52Grâce à la coordination de l'ensemble des intervenants, plus de 40 000 personnes ont pu être évacués jusqu'à dimanche matin.
05:01Une situation climatique exceptionnelle inédite depuis près de 35 ans, qui met à l'épreuve la ville,
05:08mais révèle aussi l'ampleur de la mobilisation et de la solidarité sur le terrain.
05:13Et notez que la direction provinciale de l'éducation nationale, du préscolaire et des sports de l'Araesh
05:19annonce la suspension exceptionnelle des cours à partir de demain, lundi 2 février,
05:24et ce jusqu'au samedi 7 février dans l'ensemble des établissements scolaires
05:29relevant du ressort territorial de la ville de Ksarlkbir.
05:32Cette décision vise à préserver la sécurité des élèves, ainsi que des cadres pédagogiques et administratifs.
05:3969 établissements scolaires sont concernés et environ 35 000 élèves.
05:44Les cours reprendront dès l'amélioration des conditions météorologiques.
05:50Et sur l'impact de cette suspension des cours sur la scolarité des élèves de la région,
05:55je vous propose d'écouter le professeur Houdaïfa Hamzienne,
05:58ancien président de l'université Abdelmalq Saadi et expert en question d'éducation et de formation.
06:05Il était au micro de nos confrères de Médien Radio.
06:07Pour rappeler que la sécurité est prioritaire, mais on pense aussi forcément à l'impact sur la scolarité.
06:13Donc je crois que si la formature dure quelques jours, une semaine environ,
06:17comme c'est le cas prononcé, l'impact sera faible.
06:21Il ne sera pas majeur.
06:22Les enseignants réaménagent en principe les programmes,
06:25puis les activités non essentielles peuvent être allégées.
06:29Dans la majorité des cas au Maroc, la calendrier scolaire absorbe ce type d'aléas.
06:32Le vrai problème apparaît quand la fermeture se répète.
06:35S'il y a des antépéries, des grèves, des absences, c'est là où le problème peut se poser.
06:39Donc les retards dans les apprentissages fondamentaux peuvent en découler,
06:44des difficultés pour les élèves, etc.
06:46Résumé, je crois qu'à court terme, l'impact sera faible si la fermeture est ponctuelle.
06:50Et à moyen terme, la vigilance est de mise sur les interruptions qui se multiplieraient.
06:55Donc la fermeture était, à mon sens, justifiée.
06:58Et ces conséquences scolaires vont être, à mon sens, gérables,
07:01à condition qu'elles restent exceptionnelles et bien encadrées, évidemment.
07:06Les autorités locales de la province de Sidiqassim poursuivent la mise en œuvre de leur plan proactif
07:11pour faire face au risque des montées des eaux de l'Ouestbo
07:14à travers l'opération d'évacuation préventive concernant notamment le Douar Eït Daoud,
07:20relevant dans la commune de Tecna.
07:22Selon les autorités locales, cette opération a permis d'évacuer plus de 60 personnes résidant dans le Douar.
07:29Parallèlement à l'évacuation des habitants,
07:30les comités de veille ont accordé une attention particulière
07:33à la protection du cheptel, pilier de l'économie nationale,
07:38en transportant des têtes de bétail vers des zones sûres, loin du lit de l'Oued.
07:44A la veille de la journée mondiale des zones humides,
07:47le lac de Sidi Bourabah retrouve sa vitalité après les récentes pluies.
07:52Cette montée des eaux profite fortement à la faune locale et aviaire,
07:56attirant visiteurs et passionnés d'oiseaux.
07:59On voit cela en détail avec Kenza Alaoui dans ce reportage de Marwan Hamidi et Youssef Ouaham.
08:05Après les dernières pluies, le lac de Sidi Bourabah reprend vie.
08:09Les visiteurs reviennent s'installer au bord de l'eau,
08:12profitant du calme et de la beauté des paysages.
08:15Classé site Ramsar, le lac est entouré d'une forêt de pins et de chênes,
08:20formant un écosystème unique sur la côte atlantique.
08:24Véritable refuge pour les oiseaux, plus de 200 espèces y ont été observées.
08:28Parmi elles, flamants roses, hérons, foulques,
08:32ainsi que des espèces migratrices rares.
08:34Le site de Sidi Bourabah est l'une des zones humides les plus importantes au niveau national.
08:41Cet écosystème associe forêts, lacs et cordons sableux sur une superficie d'environ 650 hectares,
08:47ce qui en fait un espace majeur de diversité biologique, notamment pour les oiseaux migrateurs.
08:52Sidi Bourabah constitue une étape clé sur les routes migratoires intercontinentales.
08:56Le site est classé zone humide d'importance internationale dans le cadre de la convention de Ramsar depuis 1980.
09:02Ces derniers temps, les précipitations ont eu un impact direct et visible sur le niveau des eaux
09:13et sur l'ensemble de l'écosystème du site de Sidi Bourabah.
09:16Le lac est en effet principalement alimenté par les eaux de pluie.
09:20Cette évolution a également influencé la diversité biologique,
09:24en particulier la présence des oiseaux migrateurs.
09:32La hausse du niveau de l'eau au site de Sidi Bourabah dépasse désormais 95%.
09:42Cette situation a favorisé le retour de certaines espèces d'oiseaux migrateurs.
09:45Elle devrait également avoir des retombées sur l'activité touristique,
09:49avec une forte affluence attendue au cours de la saison.
09:51Entre paysages sauvages, richesses écologiques et atmosphères paisibles,
09:59Sidi Bourabah est l'un des sites naturels les plus précieux de la région Rabat Salé-Kénitra.
10:05Le site retrouve progressivement son rôle de refuge naturel
10:08et attire à nouveau les passionnés de nature et d'ornithologie.
10:13Dans l'actualité internationale, les 250 ans de l'amitié et de l'alliance historique
10:17liant le Royaume du Maroc et les Etats-Unis d'Amérique ont été célébrés vendredi
10:21au prestigieux Trump Kennedy Center à Washington,
10:25lors d'une soirée grandiose alliant convives de haut niveau,
10:28prestations culturelles inspirantes et gastronomie raffinée.
10:31Cette célébration, marquée par la présence de l'assistant spécial du président américain Donald Trump
10:36et directeur principal pour le Moyen-Orient et l'Afrique au Conseil national de sécurité Wayne Wall,
10:42et du sous-secrétaire adjoint à la guerre des Etats-Unis chargé des affaires africaines Brian G. Ellis
10:48a permis de réaffirmer la singularité et la constance des relations maroco-américaines.
10:58Direction le Moyen-Orient où Israël a rouvert très partiellement ce dimanche le point de passage de Rafa
11:03entre l'Egypte et la bande de Gaza.
11:05Cette ouverture est limitée aux habitants du territoire dans des conditions drastiques.
11:09Seul passage entre Gaza et le monde extérieur ne passant pas par Israël.
11:14Le passage de Rafa est fermé depuis le printemps 2024.
11:18Israël a précisé ce matin que conformément à l'accord de cesser le feu,
11:22la réouverture du poste frontière est limitée au passage des habitants de la bande de Gaza.
11:29Toujours au sujet de Gaza, des frappes aériennes israéliennes ont fait samedi 32 morts selon la défense civile.
11:35Israël dit avoir mené des bombardements en réponse à des violations du cessez-le-feu.
11:40Les frappes de samedi sont particulièrement meurtrières,
11:43même si des personnes ont été tuées presque quotidiennement dans des bombardements à Gaza
11:47depuis l'entrée en vigueur de la trêve avec le Hamas en octobre dernier.
11:53Au moins 509 personnes auraient été tuées depuis le début du cessez-le-feu.
11:57De son côté, l'armée israélienne dit avoir perdu 4 de ses soldats au cours de la même période à Gaza.
12:03L'actualité internationale, c'est aussi les tensions qui restent vives entre l'Iran et les Etats-Unis.
12:10Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a assuré ce dimanche
12:14que toute attaque américaine contre son pays déclencherait une guerre régionale.
12:19Cette déclaration intervient au moment où le président américain Donald Trump
12:22menace de recourir à la force contre Téhéran.
12:26Le président iranien Massoud Pesekian, lui, privilégie plutôt le dialogue.
12:30On va s'en détailler avec Enzah Alloui.
12:35La pression continue de monter en Iran à la fois sur le front intérieur que sur la scène internationale.
12:41Dans un contexte de forte contestation sociale, le guide suprême iranien Ali Khamenei
12:47a estimé que les manifestations initialement liées à la hausse du coût de la vie
12:51constituaient aujourd'hui un coup d'État.
12:53Toutefois, le pouvoir affiche des lignes profondément contrastées face aux Etats-Unis.
12:58Les Américains doivent savoir que s'ils déclenchent une guerre, cette fois-ci, ce sera une guerre régionale.
13:04Un avertissement lancé alors que Washington renforce sa présence militaire dans le Golfe
13:09avec le déploiement de plusieurs navires dont le porte-avions Abraham Lincoln.
13:14De son côté, l'Iran prévoit mi-février un exercice naval dans le détroit d'Hormuz,
13:19axe stratégique du commerce énergétique mondial déjà menacé de fermeture en cas d'attaque.
13:24A l'opposé de cette ligne dure, le président iranien tente de calmer le jeu,
13:29alors que Washington évoque lui aussi une possible ouverture.
13:33La République islamique d'Iran n'a jamais recherché et ne recherche en aucun cas la guerre.
13:37Et elle est profondément convaincue qu'une guerre ne serait dans l'intérêt ni de l'Iran,
13:41ni des Etats-Unis, ni de la région.
13:45Premièrement, pas de développement de l'arme nucléaire, mais ça, ils le savent déjà.
13:48Des discussions sérieuses sont en cours.
13:50En coulisses, la médiation régionale s'intensifie.
13:56Le Premier ministre et le chef de la diplomatie du Qatar s'est rendu à Téhéran,
14:01réaffirmant le rôle de médiateur de Doha.
14:03L'Egypte est aussi dit œuvrer pour ramener l'Iran et les Etats-Unis
14:07autour de la table des négociations dans une région,
14:10suspendue à l'évolution du dialogue.
14:13Le président ukrainien a annoncé que les négociations directes
14:17entre Kiev, Moscou et Washington pour tenter de trouver une issue à la guerre
14:21reprendront mercredi à Abu Dhabi.
14:24Volodymyr Zelensky a ajouté que l'Ukraine était prête à une discussion de fond
14:28et qu'il souhaitait que le résultat des négociations les rapproche
14:31d'une fin réelle et digne de la guerre.
14:34Les 23 et 24 janvier, un premier cycle de négociations s'était tenu déjà à Abu Dhabi
14:40en présence de représentants ukrainiens, russes et américains.
14:43Il s'agissait des premières négociations directes connues
14:47entre Kiev, Moscou et Washington sur le plan américain
14:50pour mettre fin à la guerre.
14:54Dans l'est de l'Ukraine, deux personnes ont été tuées la nuit dernière
14:58par une frappe de drone russe sur la ville de Dnipro.
15:01Un incendie s'est déclaré, une maison a été détruite
15:04et deux autres ont été endommagés.
15:06Et puis à Zaporizhia, une frappe russe a touché ce dimanche
15:09une maternité faisant au moins six blessés.
15:11Ces attaques interviennent alors qu'une pause des frappes russes
15:15sur la capitale Kiev doit prendre fin ce dimanche.
15:19Une pause acceptée par le président russe Vladimir Poutine
15:22à la demande de son homologue américain Donald Trump.
15:28Le président américain Donald Trump justement a affirmé
15:31que les investissements chinois dans l'industrie pétrolière vénézuélienne
15:36seraient les bienvenus alors que le pays sud-américain
15:39cherche à relancer son économie après la capture de l'ex-président Nicolas Maduro.
15:44Le Venezuela dispose des plus grandes réserves pétrolières de la planète
15:47et a réformé jeudi sous la pression américaine sa loi sur les hydrocarbures,
15:52ouvrant ainsi le secteur au privé.
15:55La Chine avait été le principal acheteur de pétrole vénézuélien sous Nicolas Maduro,
15:59dont la capture par les forces américaines le 3 janvier dernier
16:02a suscité la condamnation du ministère chinois des Affaires étrangères
16:06et rendu incertain l'avenir des relations de Pékin avec Caracas.
16:14Autour sur le continent où l'année 2025 au Mali avait été décrétée
16:17« Année de la culture » par le président de la transition.
16:21Après sa matérialisation à travers plusieurs initiatives,
16:24le ministre de la Culture a rencontré la presse pour faire le bilan
16:28des activités menées, des résultats obtenus et des perspectives.
16:32On voit cela dans ce reportage de Mohamed Danyouko.
16:35Première historique que de décréter toute une année pour mettre en valeur la culture.
16:40Les acteurs du secteur ne se sont pas fait prier pour être à la hauteur de cet honneur.
16:46Plusieurs réformes ont été entreprises pour le développement
16:49des secteurs de la culture, de l'artisanat et du tourisme.
16:52C'est de faire de la culture un puissant levier de transformation sociale, économique
16:58en repositionnant notre pays comme avant, comme une vitrine culturelle mondiale
17:04tout en revitalisant son patrimoine dans une dynamique de renaissance culturelle.
17:10Au cours de l'année 2025, il y a eu des initiatives allant dans le sens
17:14de l'éducation aux valeurs sociétales et à la citoyenneté,
17:18de la sauvegarde du patrimoine culturel et de l'amélioration des conditions de vie
17:23des acteurs de la culture.
17:25Nous avons donné, créé des conditions pour que les artistes puissent avoir une meilleure protection.
17:29C'est un début.
17:31Ce n'est peut-être pas suffisant, mais c'est un début où on a commencé.
17:35Parce que c'est un tournant décisif 2025.
17:38C'est ce qu'il faut comprendre.
17:40Dans même l'appropriation, c'est comme si la réinitialisation en termes d'informatique,
17:452025 a permis de réunir, ça a réveillé tout le monde.
17:49C'est aussi une année qui a permis d'attirer au Mali de nombreux touristes,
17:52notamment dans la région de Ségou et de Tamboktu.
17:552025, c'est aussi le renforcement de la coopération culturelle
17:59entre les pays de l'Alliance des États du Sahel
18:02à travers l'adoption d'une politique culturelle commune.
18:07Il est l'heure à présent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
18:15Les pourparlers pour trouver une issue diplomatique au conflit russo-ukrainien
18:23n'ont pas encore abouti à une percée notable.
18:26Ces négociations sous médiation américaine
18:28butent en particulier sur la question des territoires.
18:31Et pour en parler, nous sommes en direct de Cherbourg, en France,
18:34avec Christophe Boutin, politologue et professeur universitaire.
18:39Christophe Boutin, bonsoir et merci d'être avec nous.
18:41Le président ukrainien Volodymyr Zelensky vient d'annoncer
18:47que les négociations directes entre Kiev, Moscou et Washington
18:50pour tenter de trouver une issue à la guerre en Ukraine
18:53reprendront mercredi à Abu Dhabi.
18:56Quelles sont, d'après vous, les motivations du report de ces pourparlers
18:59prévus initialement ce dimanche ?
19:03Écoutez, je crois que le président Zelensky a été clair.
19:06Il a dit « Nous sommes en contact permanent avec la partie américaine.
19:09Nous attendons qu'elle nous fournisse des précisions sur les prochaines réunions. »
19:13Le président Zelensky a évoqué un élément que vous avez vu
19:17dans votre journal télévisé à l'instant,
19:19c'est-à-dire le conflit potentiel, les tensions entre les USA et l'Iran,
19:24pour expliquer qu'à cause de cela, il pouvait y avoir un report.
19:28En fait, la réalité, c'est surtout qu'il y a eu une autre réunion
19:31qui vient de se passer en Floride,
19:34qui a réuni Dmitriev, le représentant russe,
19:38et Vitkov, le représentant américain.
19:40D'ailleurs, pas seulement le représentant américain,
19:42il y avait aussi des représentants du Trésor américain,
19:46pour discuter de ce plan de paix en Ukraine,
19:50discuter du cessez-le-feu en Ukraine.
19:52Cela sans les Ukrainiens.
19:54Et on comprend bien qu'il fallait donc décaler, en quelque sorte,
19:57la prochaine réunion avec Zelensky, avec les Ukrainiens,
20:01qui va avoir lieu à Bouddhabi comme la précédente,
20:04pour justement permettre d'intégrer dans les débats qui vont venir
20:08les éléments qui ont très certainement été négociés,
20:11car les deux, l'émissaire russe comme l'émissaire américain,
20:16se sont dit plutôt satisfaits, voire même très satisfaits,
20:20de la réunion qui vient d'avoir lieu à Miami.
20:23Les premières négociations directes connues entre Ukrainiens, Russes et Américains
20:27sur le plan de Washington pour mettre fin à la guerre en Ukraine,
20:30ont eu lieu vendredi et samedi dernier dans la capitale fédérale des Émirats arabes unis.
20:35Que peut-on retenir de ces premières négociations, Christophe ?
20:40Écoutez, la première négociation était surtout destinée
20:43à mettre en place un cadre, un cadre justement de dialogue,
20:47un cadre de négociations.
20:49Il s'agissait d'abord d'envisager les éléments du cessez-le-feu,
20:53d'envisager les éléments des garanties de sécurité dont l'Ukraine allait avoir besoin
20:58une fois que le cessez-le-feu serait fait.
21:01Ce sont, je crois, effectivement des cadres très généraux.
21:05On en est sur la procédure, on n'en était pas encore, bien sûr, sur l'accord de paix,
21:09même si on a eu sur la table, de manière très claire,
21:12les éléments du plan américain, ce plan Trump,
21:16initialement en 28 points, maintenant en 20 points,
21:20parce qu'on y reviendra peut-être, il y a eu des critiques
21:23qui ont été faites de la part de l'Europe ou de la part d'autres partenaires
21:27considérant que le plan était initialement peut-être trop favorable à la Russie.
21:33Alors on le sait, les pourparlers butent en particulier sur la question des territoires.
21:38La Russie exige notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones
21:41de la région de Donetsk, qu'elle contrôle encore.
21:44Kiev, de son côté, estime que sa perte la priverait d'un rempart vital
21:48pour prévenir une nouvelle offensive des forces russes.
21:52Quels sont les autres points de discorde, selon vous ?
21:56Le point territorial, vous avez tout à fait raison,
21:58est un point absolument essentiel dans la matière.
22:01C'est la question du Donbass.
22:02Faut-il laisser l'intégralité du Donbass à la Russie,
22:06sous contrôle russe, ou trouver un contrôle intermédiaire ?
22:10En tout cas, actuellement, l'idée de prendre le cessez-le-feu sur la ligne de front
22:15donnerait de toute manière une importance territoriale, une conquête territoriale à la Russie.
22:21Et c'est un élément qui est le plus critiqué, notamment dans certaines capitales occidentales.
22:27Par ailleurs, les autres éléments qui peuvent poser problème sont d'autres concessions
22:32qu'on va demander à l'Ukraine, par exemple, de ne pas adhérer à l'OTAN.
22:37Il y a cette idée de neutralisation d'un glacis non otanien à l'ouest de la Russie.
22:43Il y avait, mais ça semble avoir disparu,
22:45il y avait la question de la réduction de la taille de l'armée ukrainienne.
22:49On voulait un format réduit, en disant qu'il y aurait des observateurs étrangers,
22:54qui assurerait la sécurité, et donc que l'Ukraine pouvait réduire son armée.
22:58Cela semble être, pour l'instant, par contre, écarté.
23:02La question aussi, c'est celle de l'existence d'une zone plus ou moins large,
23:06démilitarisée, le long de la ligne de contact.
23:08Ce qui pose, vous devinez bien, la question de savoir
23:11qui va vérifier cette démilitarisation, comment elle va être vérifiée.
23:16Cela demande donc un accord très important,
23:18à la fois des deux principaux pays concernés, l'Ukraine et la Russie,
23:23mais aussi de ceux qui portent l'accord de paix,
23:25qu'il s'agisse des USA, ou d'une autre manière peut-être des Européens,
23:30pour savoir comment contrôler cela.
23:32Enfin, il y a toujours des questions ici politiques et économiques.
23:35J'évoquais le fait que dans les négociations qui viennent d'avoir lieu à Miami,
23:39l'aspect économique avait sans doute été envisagé.
23:42Il s'agit de savoir si l'on va lever ou pas,
23:44et comment on va lever les sanctions économiques contre la Russie.
23:48Et éventuellement, il y a toujours cette thèse, mais ça c'est une thèse habituelle, je dirais,
23:53de l'administration trumpienne, de créer dans certaines zones, des zones franches pour un développement économique.
23:58Voilà, si vous voulez, les divers points, vous voyez que c'est très varié,
24:01et on comprend donc les difficultés qu'il y a à trouver un accord sur tous ces points d'un seul coup.
24:06– Revenons à présent sur cette pause des frappes russes sur la capitale Kiev,
24:11qui a été acceptée par le président russe Vladimir Poutine,
24:13à la demande de son homologue américain Donald Trump,
24:16afin de favoriser les négociations qui doivent prendre justement fin ce dimanche.
24:20Est-ce qu'on peut prévoir des bombardements russes accrus sur le territoire ukrainien ?
24:25– C'est une excellente question, si vous voulez.
24:28On avait pensé initialement, lorsqu'il y a eu le premier round de négociations à Abu Dhabi,
24:32on avait pensé qu'il y aurait une trêve de fait,
24:35et qu'effectivement les bombardements seraient suspendus,
24:39et en fait ça n'a pas été le cas.
24:40Il y a eu, pendant les négociations à Abu Dhabi, pendant le premier round,
24:44il y avait effectivement des bombardements.
24:45Bon, actuellement la trêve qui a été demandée par Donald Trump à Vladimir Poutine
24:51sur les frappes concernant Kiev ont effectivement été suivies,
24:56mais on l'a vu, vous en avez parlé dans votre journal,
24:59il y a eu d'autres frappes ailleurs en Ukraine,
25:01donc les tensions existent bien,
25:04il y a eu une surutilisation actuellement par la Russie des drones,
25:08dans leur aspect technique et stratégique,
25:10et il n'est pas évident que l'annonce, si vous voulez,
25:14de ce nouveau round à Abu Dhabi conduise à une suspension des bombardements.
25:20C'est vrai qu'actuellement, la problématique spécifique des populations civiles
25:24à cause des vagues de froid qui sont très importantes dans cette partie du monde
25:28peuvent conduire à limiter cependant les frappes sur les sources énergétiques.
25:33Parlons à présent de l'armée russe qui continue de grignoter lentement du terrain
25:37dans l'est de l'Ukraine.
25:39Elle a revendiqué ce dimanche d'ailleurs la prise du petit village de Souketske,
25:43située au nord des villes disputées de Pokrovsk et de Myrnograd.
25:48Est-ce qu'on peut craindre le pire selon vous ?
25:52Craindre le pire, ça dépend quel est le sens de votre formule.
25:55Si vous envisagez un effondrement d'un seul coup de la ligne de défense ukrainienne,
26:00vraisemblablement pas.
26:01Les Ukrainiens travaillent dans un système de défense en profondeur
26:05et actuellement il n'y a pas de percée.
26:08Mais il y a, vous avez tout à fait raison, ce grignotage stratégique, permanent.
26:13Alors c'est un grignotage.
26:15On parle ici de quelques dizaines de mètres par jour.
26:19On parle de passage d'un camp à l'autre de petits villages.
26:23On ne parle pas de grandes villes qui chuteraient.
26:26On ne parle pas de secteurs complets pris en tenaille.
26:29Mais ce grignotage de l'armée russe, effectivement, continue.
26:33La Russie, pour elle, elle estime qu'elle a l'endurance,
26:37qu'elle peut tenir, je dirais, quasiment indéfiniment.
26:40Alors que, de son côté, il est certain que l'armée ukrainienne souffre.
26:44Combien même cette armée ukrainienne bénéficie-t-elle d'un apport d'armement occidental ?
26:50Il faut des hommes pour servir les armes.
26:53Et c'est ici qu'il y a un véritable problème.
26:56Avant de conclure, Christophe Boutin,
26:58la communauté internationale, notamment la France et ses alliés,
27:01a réaffirmé son soutien à l'Ukraine.
27:03Quels sont, selon vous, les enjeux stratégiques et conséquences
27:06de ces prises de territoire ukrainien sur l'Europe ?
27:10La prise de territoire ukrainien sur l'Europe, si vous voulez,
27:13c'est quelque part une sorte de défaite,
27:16puisqu'il s'agit bien à un moment ou à un autre
27:18de concéder à la Russie les territoires qu'elle a déjà conquis dans la pratique.
27:24On verra après, peut-être, pour mettre un protectorat
27:29ou voir comment on va négocier, si vous voulez,
27:32la manière dont la Russie va intégrer ou pas intégrer
27:36ces territoires qui appartenaient à l'Ukraine.
27:40Il y a au sein de l'Union européenne une division, soyons clairs.
27:43Il y a des pays qui, actuellement, d'abord,
27:45il y a des pays qui sont inquiets de l'avance russe,
27:48les pays qui sont situés à l'est de l'Union européenne.
27:50Il y a des pays au centre de l'Union européenne,
27:53ce qu'on appelle le groupe de vice-garde,
27:54qui aimeraient bien voir se terminer cela
27:57pour reprendre de véritables négociations avec la Russie.
28:01Et il y a d'autres pays, de l'Union européenne comme la France,
28:05mais hors Union européenne maintenant comme la Grande-Bretagne,
28:08qui, vous le savez, sont engagés dans une politique
28:11visant à pouvoir éventuellement fournir des contingents
28:15pour assurer la paix sur une partie au moins de la zone ukrainienne.
28:19Ce qui fait que c'est très divers,
28:21et il manque ici peut-être d'une vision globale
28:24et d'une solution pour l'ensemble de l'Union européenne.
28:28Merci beaucoup, Christophe Boutin,
28:30pour votre analyse et toutes ces précisions.
28:32Je rappelle que vous êtes politologue et professeur universitaire
28:34et que vous étiez en direct avec nous depuis Cherbourg, en France.
28:40Merci à vous.
28:43Direction à présent le Sénégal
28:44pour partir à la découverte du patrimoine de la peinture sous verre,
28:48pour aborder cet art ancestral qui consiste à peindre sur des plaques de verre.
28:53Nos correspondants ont rencontré un artiste peintre
28:55qui raconte le Sénégal sous les verres.
28:58C'est un reportage de Fatou Sissé et Salou Sissané.
29:02Des couleurs intenses, des formes nettes, rien ne déborde.
29:07À partir d'un contour d'abord dessiné à l'encre,
29:12il applique avec précision des couches de peinture successives sur le verre.
29:16L'artiste se nomme Mam Gueye et a hérité son talent de son père.
29:23Ce dernier fut l'un des précurseurs de la peinture sous verre à Dakar.
29:28Au début, c'était mettre les photos derrière un vitre pour mettre un ruban et accrocher.
29:39Le vieux m'a dit qu'il a commencé à se dire qu'au lieu de mettre des fleurs et de mettre la photo,
29:46pourquoi pas de faire un dessin directement sur le verre.
29:50Ces peintures montrent une image positive du Sénégal et de la vie de tous les jours.
29:56On retrouve des portraits de familles, de femmes en tenue traditionnelle, des figures religieuses ou des scènes marines.
30:03Celui qui décide d'être peintre, il faudrait qu'il sache qu'il doit accepter d'être seul, il doit accepter de souffrir.
30:15Parce qu'il faut beaucoup de l'inspiration, il faut beaucoup d'imagination.
30:21Il faut aussi beaucoup travailler la main, il faut aussi beaucoup travailler l'esprit.
30:28La peinture à l'envers, c'est la particularité de ce tar.
30:32À côté du maître artiste, l'apprenti s'applique avec finesse.
30:38Il est fier de bénéficier de l'expérience de son mentor.
30:44Cela fait presque 12 ans que je travaille aux côtés de Mame.
30:47C'est un artiste talentueux comme son père.
30:50Il m'a tout appris concernant la peinture sous verre.
30:53Je suis fier d'apprendre à ses côtés.
30:55En plus d'être un artiste hors pair, il est surtout humble et bienveillant.
30:58Dans la ville de Dakar, la peinture sous verre connaît un regain d'intérêt.
31:06Fusionnant tradition sénégalaise et influence contemporaine,
31:10on en trouve accroché au mur de la ville, posé sur le trottoir.
31:15Tel une galerie à ciel ouvert, ses œuvres attirent les amoureux de la peinture.
31:20À un prix quelquefois abordable.
31:25Un mot de sport à présent avec le Ouïdède de Casablanca.
31:28Qui s'est incliné face au club congolais de Maniema Union par deux buts à un.
31:32Lors d'un match de la quatrième journée du groupe B de la Confédération africaine de football.
31:38Disputé ce dimanche à Lubumbashi en République démocratique du Congo.
31:43L'attaquant Beni Namboka a ouvert le score pour Maniema Union à la 34ème minute.
31:48Avant que les Congolais ne doublent la mise à la 61ème minute.
31:52A la suite d'un but contre son camp de Mehdi Benhabid.
31:55Le seul but du Ouïdède de Casablanca a été inscrit par Hamza Hanouri sur pénalty à la 66ème minute de jeu.
32:05Et en tennis, sachez que le numéro 1 mondial Carlos Alcaraz a remporté ce dimanche son premier Open d'Australie.
32:11Son 7ème titre du Grand Chelem en battant le serbe Novak Djokovic, 4ème mondial.
32:173-7 à 1, 2-6, 6-2, 6-3 et 7-5 en finale à Melbourne.
32:23A 22 ans, l'Espagnol devient donc le plus jeune joueur de l'histoire.
32:27A décroché un titre dans chacun des 4 tournois majeurs.
32:30Il a en outre privé Djokovic d'un 25ème titre record du Grand Chelem.
32:351, 2-6, 6-2, 6-3, 7-5.
32:511, 2-6, 7-5, 8-5, 8-5, 9-5, 9-7, 20 ans, 18-6, 8-6, 8-5, 9-7, 9-8, 9-8, 9-8, 9-8, 9-8, 9-8.
33:21It is now to turn on the news of the national and international news with Eunice Benzineb.
33:36The tourism industry is confirmed by the motorbike in the Moroccan economy.
33:44The receipts voyage in two vies have reached 138,2 milliards in 2025.
33:49En hausse de 21% par rapport à 2024 selon le ministère du Tourisme.
33:55Ce niveau dépasse dès 2025 l'objectif de 120 milliards de dirhams fixés pour 2026,
34:02confirmant le changement d'échelle de la destination marocain.
34:05Cette dynamique s'appuie sur un record de 20 millions de visiteurs
34:09et sur la diversification de l'offre touristique à l'échelle nationale.
34:12Parallèlement, le tourisme national a généré des dépenses estimées à 48 milliards de dirhams en 2025.
34:20Selon le ministère de Tutelle, cette performance confirme la capacité du secteur à créer davantage de valeur
34:26et à soutenir le développement territorial et l'emploi.
34:29On poursuit avec un autre pilier des équilibres macroéconomiques.
34:35Les transferts des Marocains résidant à l'étranger.
34:39Les envois de fonds des MRE ont dépassé 122 milliards de dirhams l'année précédente
34:44contre 118,9 milliards de dirhams un an plus tôt.
34:49Il s'agit d'une hausse annuelle de 2,6% selon l'Office d'échange.
34:54Dans le même temps, l'excédent de la balance des services a progressé de 14,2%
34:59atteignant 159 milliards de dirhams porté par la hausse des exportations de services
35:05malgré une augmentation des importations.
35:08La balance voyage affiche un solde positif de plus de 105 milliards de dirhams
35:13grâce à des recettes en hausse de 20,6% alors que les dépenses ont progressé à 32 milliards de dirhams.
35:23Et puis, l'investissement étranger confirme également une dynamique très favorable.
35:27Le flux net des investissements directs étrangers s'est établé à 28,4 milliards en 2025
35:34en hausse de 74,3% en glissement annuel selon l'Office d'échange.
35:39Les recettes de ces investissements ont progressé de 28%, dépassant 56 milliards de dirhams
35:46tandis que les dépenses sont restées quasi stables à 27,66 milliards de dirhams.
35:52Concernant les investissements directs marocains à l'étranger,
35:55le flux net atteint plus de 8 milliards en hausse de 16,6%
35:59malgré un recul des recettes issues des cessions et une baisse des dépenses.
36:04En revanche, les échanges extérieurs restent marqués par un déséquilibre persistant.
36:13Le déficit commercial s'est aggravé en 2025 pour atteindre plus de 353 milliards de dirhams
36:20en hausse de 15,8% par rapport à 2024.
36:24Cette évolution s'explique par une progression des importations de biens de 8%,
36:29plus rapide que celle des exportations en hausse de 2,8%,
36:33alors que le taux de couverture recule à 57%.
36:37Les importations ont été tirées notamment par l'or industriel,
36:40les produits bruts, les biens d'équipement et les produits de consommation.
36:44Côté exportations, la croissance a été portée par les phosphates et dérivés
36:48et par le secteur aéronautique.
36:50Sur les marchés internationaux, les métaux précieux ont connu un net retournement.
36:57Les prix de l'or et de l'argent ont fortement chuté
37:00après l'annonce par Donald Trump de son candidat à la tête de la réserve fédérale américaine.
37:05L'or a perdu 11,58% à 4752 dollars l'once,
37:11tandis que l'argent a plongé de 32% à 78,67 dollars.
37:16Les marchés ont réagi positivement à la nomination de Kevin Walsh,
37:21perçu comme un candidat crédible et attaché à l'indépendance de la Fed,
37:25ce qui a réduit la spéculation sur les métaux précieux et soutenu le dollar.
37:29Cette correction a également lié à d'importantes prises de bénéfices
37:33après des records à temps plus tôt dans la semaine,
37:36dans un contexte de forte volatilité sur les marchés des matières premières.
37:42L'actualité économique internationale est marquée également
37:45par la croissance de la zone euro qui atteint 1,5% en 2025,
37:50dépassant les attentes des économistes et les prévisions de la Commission européenne
37:54malgré les tensions commerciales liées à la politique de Donald Trump.
37:59Ce résultat s'explique par une amélioration de l'activité en fin d'année,
38:03notamment en Allemagne, en Italie et en Espagne,
38:06alors que la croissance est restée plus modérée en France.
38:09Au quatrième trimestre 2025, le PIB de la zone euro a progressé de 0,3%.
38:15Le taux de chômage a reculé à 6,2%,
38:19confirmant un redressement progressif,
38:21même si la croissance reste inférieure à son potentiel.
38:25Votre soir-info se poursuit avec l'invité culture.
38:32Maryam Premelichy reçoit Maryam Asid, artiste et cofondatrice de Jazza Mazir.
38:38Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'invité culture.
38:51Focus ce soir sur le live magazine.
38:53Le principe, un journal vivant.
38:55Les pages se tournent, les rubriques s'enchaînent,
38:58alors que résonnent des récits intimes et planétaires fondamentaux
39:01pour ceux qui les racontent, l'inoubliable pour le public qui les écoute.
39:05Depuis le 28 janvier, journaliste, photographe et artiste
39:09montent sur scène, la scène de l'Institut français,
39:11pour un spectacle d'histoire vraie et de performances sensibles.
39:16Un spectacle riche en aventures qui tient en haleine,
39:19bouleverse et fait rire le tout en musique.
39:22A chaque récit, son rythme, son tempo, sa mélodie, sa fantaisie,
39:27son supplément d'âme.
39:28Une tournée qui se clôture ce soir.
39:30On va justement parler avec Brema Asid.
39:33Bonsoir à vous, c'est un plaisir de vous recevoir.
39:36Bonsoir et merci pour l'invitation.
39:38Merci de l'avoir accepté.
39:39Alors, vous participez à ce spectacle qui se clôture ce soir.
39:42Rappelons que cette tournée a débuté le 28 janvier
39:45et donc qui a commencé peut-être à Tanger, Rabat.
39:50À Tanger, justement, la première date, c'était mercredi à 19h30.
39:54Et hier, il y a eu le deuxième cancer.
39:57Et donc, la station, c'était la Renaissance à Rabat.
40:00Et ce soir, il y aura la clôture de la tournée à Casablanca.
40:04Casablanca.
40:05Donc, c'est un petit peu dans ce contexte que vous intervenez.
40:08Vous racontez également un récit.
40:10Donc, le récit de Seyh Attaounza.
40:15Parlez-nous de ça.
40:16Oui, donc, j'ai été invitée par le Live Magazine,
40:20qui est une tournée organisée par les instituts français du Maroc.
40:24Et au début, c'était assez étonnant pour moi de raconter une histoire, un texte,
40:32puisque quand je monte sur scène, en fait, je chante et je ne raconte pas, je ne lis pas de texte.
40:36Et c'était une aventure pour moi où j'ai plongé
40:40et où j'ai rencontré aussi plusieurs artistes qui participent à cette tournée.
40:48Et l'idée, en fait, c'est de raconter une histoire sur scène.
40:53Et toutes les histoires vont composer un magazine qui va être live.
40:58Ça va être sous forme de rubrique, sous forme de page.
41:02Et tout va dépendre du moment présent.
41:06Un magazine vivant, dans l'instant présent, voilà.
41:09On vit le moment intensément, avec toute l'émotion.
41:13Exactement.
41:14Et pour mon cas, en fait, j'ai décidé de raconter, justement, l'histoire de Sfiya Oul Tlouet,
41:21qui ressemble, en quelque sorte, à mon histoire.
41:23Sfiya Oul Tlouet, c'est une grande raïssa marocaine, amazir,
41:29qui est née en 1946 et qui a chanté une chanson qui s'appelle
41:34« Seïha taounza », qu'on peut traduire par « Révolte-toi, femme ».
41:38Et donc, je raconte l'histoire de cette grande dame
41:42qui a su, en fait, montrer le chemin, en quelque sorte, à toutes les femmes,
41:50qui a su aussi chanter dans un milieu aussi conservateur que le souce.
41:55Et donc, je raconte aussi, à travers elle, mon histoire.
42:01Et ça a commencé lorsque j'avais 15 ans, dans le village natal de ma mère, à Zahar,
42:06où j'ai mené une petite révolution dans le village,
42:11puisque j'ai invité une dizaine de filles à chanter et à danser chaque soir,
42:16et à faire ahwash.
42:18Et c'était, en quelque sorte, un acte de rébellion.
42:22– Vous parlez, justement, de ahwash, des sheikhats, des femmes amazir.
42:29Vous essayez de mettre en valeur un petit peu leur talent à ces femmes.
42:34– C'est ça.
42:35Je pense que les sheikhats, comme les rois,
42:39elles occupent une place assez ambivalente au sein de la société marocaine.
42:43C'est des femmes libres qui choisissent de mener une carrière musicale,
42:47mais qui sont aussi souvent méprisées, négligées,
42:51sous prétexte qu'elles ont des mœurs légères.
42:53Et donc, je raconte cette histoire,
42:55et je mets en avant cette grande dame qui est Sphia Oult-Louette.
43:01Et vers la fin du texte, je chante.
43:04Je chante, je reprends des paroles qu'elle a écrites,
43:09mais aussi des paroles que mon père m'a aidée à rédiger.
43:14– Alors, je propose au public de vous écouter,
43:15Jean, avant de continuer cette histoire.
43:18– Sous-titrage Société Radio-Canada
43:27– Sous-titrage Société Radio-Canada
43:57– Alors, on a un petit aperçu de ce que ça donne pendant le spectacle.
44:14En tout cas, comment cette aventure a commencé pour vous,
44:17celle du récit, celle du chant, surtout ?
44:21– Quand on m'a demandé d'écrire un texte et puis de faire une performance,
44:25c'était en fait, que dois-je raconter ?
44:28Qu'est-ce qui a caractérisé ma vie ?
44:31Pourquoi moi, d'abord ?
44:34Et quelle histoire serait utile de raconter à un public,
44:38à la fois à Tangier, à Casa et à Rabat ?
44:43Quel est le message que je souhaite faire passer ?
44:46Quel est le sentiment que je vais transmettre à l'audience ?
44:49Et cette histoire, je vais la raconter trois fois.
44:51Ça doit vraiment être une histoire qui me tient à cœur
44:55et que je vais raconter avec passion.
44:58– D'une certaine manière, à travers votre art,
45:00vous militez un petit peu pour une visibilité de la femme
45:03et une reconnaissance d'une culture ?
45:04– Oui, inconsciemment.
45:06Je me suis retrouvée à faire ça.
45:08La vérité, c'est pas vraiment…
45:11Au début, c'était pas vraiment pensé.
45:12Mais en rencontrant des gens et puis en discutant,
45:16je me retrouve dans cette case,
45:18sachant que ça a été fait d'une manière…
45:21– Naturelle.
45:22– Très naturelle.
45:24Et donc, grâce aussi à l'équipe de Live Magazine,
45:27en fait, on a pu tenir plusieurs réunions pour discuter,
45:31pour vraiment trouver le storytelling qu'on va raconter.
45:35– Justement, parlez-nous des autres histoires.
45:40Vous êtes plusieurs.
45:40– Ah oui, en fait, on est sept sur scène.
45:44Chaque artiste est issu d'un domaine…
45:47– On a des photographes, des journalistes.
45:49– On a des photographes, journalistes, écrivains, peintres,
45:53vidéastes, réalisateurs.
45:55Et chaque histoire est issue d'un moment différent.
46:00Par exemple, Yazuhir qui nous raconte le voyage de sa famille,
46:04de la France vers le Maroc, dans les années 70.
46:08– Deux mille kilomètres, c'est ça ?
46:09– Deux mille kilomètres qu'il doit faire en deux jours.
46:12– La pause dans les stations balnéaires,
46:17les moments de ce que sa maman avait pour rôle,
46:22son père aussi, les rôles de ses sœurs et de ses frères
46:25lors de ce voyage très, très long.
46:28Et c'est vraiment un narratif très, très, très drôle.
46:34Il y a Tudab Nani qui raconte aussi comment elle a pu reconstituer
46:41les archives que son père avait perdues.
46:45Elle raconte aussi l'histoire de sa famille, de sa maman.
46:49– Beaucoup d'émotions, j'imagine.
46:51– Beaucoup d'émotions, ah oui, c'est très fort en fait, c'est très intense.
46:56Il y a aussi Joseph, il y a Julien, il y a Yasmine, il y a Amine.
47:01Et c'est des photographes, Yasmine et les journalistes,
47:05elles luttent contre les fake news.
47:08Moi, je vais toujours garder en tête comme quoi,
47:10je pense que les fake news circulent 60% plus que les news.
47:18– D'accord.
47:19– Qui sont véridiques.
47:20– Oui, notamment grâce au numérique, aux réseaux sociaux, malheureusement.
47:24Du coup, on se fait de fausses idées de l'information.
47:27Mais bon, c'est vrai qu'il est, c'est bien d'en être conscient.
47:32En tout cas, de ce que je retiens, c'est qu'il y a quand même un moment d'intimité
47:35qui se crée avec le public.
47:37Et c'est aussi un moment de partage où chacun donne une petite part de lui-même.
47:42– De lui-même.
47:43– Sur scène.
47:43– Exactement.
47:44Et c'est un instant décisif où les personnes que j'ai vues, en fait, à Tangier,
47:51ce n'est pas les mêmes personnes que j'ai vues à Rabat.
47:52– La magie de l'instant présent.
47:55– La magie de l'instant présent.
47:55– La spontanéité aussi.
47:57– L'authenticité.
47:59Ils sont sur scène et ça raconte.
48:01Moi, je me suis dit, comment je vais pouvoir raconter le même texte trois fois ?
48:04Et puis, par contre, dans le moment présent,
48:07parce qu'on a des audiences différentes,
48:11et donc, on se retrouve à raconter l'histoire comme si c'était vraiment la première fois.
48:16– Et est-ce que c'est la même histoire à chaque fois, finalement ?
48:19Parce que même si, comme il y a, on va dire, ce public qui n'est pas le même,
48:22à Tangier, à Rabat, puis Kaza, et puis l'atmosphère, j'imagine, la musique qui accompagne.
48:27Alors, même si c'est la même histoire, peut-être qu'elle est dite différemment
48:31ou avec des charges émotionnelles qui varient selon l'instant que vous vivez.
48:35– C'est ça, en fait. En fait, je pense que, puisque moi, je suis chanteuse,
48:39donc, je vais dire, moi, je chante presque, disons, les mêmes chansons,
48:44un peu partout, durant tous les événements.
48:46Mais c'est comme si je chante différentes chansons à chaque fois.
48:50Et c'est le cas pour les textes.
48:53C'est les mêmes verbes, les mêmes conjonctions, les mêmes…
48:56vraiment les mêmes mots.
48:58– Le même récit.
48:59– Le même récit, le même storytelling, mais il est vraiment aussi très différent.
49:04Dans chaque station, face à chaque public, différentes émotions.
49:12Donc, on se retrouve à continuer le récit.
49:17Ce n'est pas comme si, en fait, il n'y a pas de répétition, il n'y a pas de redondance.
49:21– Il y a une continuité.
49:22Est-ce que toujours dans cette spontanéité du moment,
49:26vous pouvez nous chanter quelque chose maintenant ?
49:29– Oui, bien sûr.
49:31– C'est Hatamza, peut-être.
49:32– Oui.
49:33– Puisqu'elle vous inspire.
49:36– Énormément.
49:36– Sous-titrage MFP.
49:37– Sous-titrage MFP.
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50:37– Sous-titrage MFP.
50:38– Sous-titrage MFP.
50:39of this story that you tell for the fourth time
50:43with us and that you share with our audience.
50:47And just because we have this closure of this event,
50:51can we do a bit of a balance together?
50:55Yes, of course.
50:56I think we need to do concepts,
51:00to projects of the sort
51:02that will allow artists to produce.
51:05Because for the domain in which I exercise,
51:11the artist-chanteur, there are studios a little everywhere.
51:14He can register at home
51:15and then he will launch on the platforms.
51:19But we do not lose the magic of the present moment,
51:22because it's what the artist does.
51:25And I never sing in playback.
51:28I've been invited, just sometimes,
51:29to concerts, to plateaus,
51:31and I refuse to sing in playback.
51:35Because for me, I don't do music or art
51:38to imitate a song.
51:43It seems so authentic and so malhonnête
51:47from the part of the artist.
51:49And I say it, but I respect, of course,
51:52all the other visions.
51:53And I think that to have a journal
51:59who travels from village to village
52:01and who share different stories,
52:04different visions also,
52:05of the world,
52:07there are young people,
52:08there are also a dialogue inter-generation
52:12that we find.
52:13It's also a dialogue
52:16between the different genres artistics,
52:19between the poetry, the chant,
52:22the video.
52:22So I think that it was really a success.
52:27And I've been so happy
52:29to participate in this edition.
52:31And this evening will be the closure.
52:33Maybe it will be even more beautiful.
52:36And the next one for you?
52:38What's the next cap?
52:40Your next project?
52:41Very quickly, because we will end it.
52:42Of course, but we will...
52:44But I would like to give you an aperçu
52:46to the public if you work on a particular project.
52:49Like that, we will attend it.
52:50With pleasure.
52:52In fact, I will continue to produce music
52:54because in parallel,
52:56I have my work
52:58which is now,
53:00but in the meantime,
53:01I will continue to produce,
53:03to compose songs.
53:04I have a lot of work on the music
53:05and I work on the music
53:06and I work on the music
53:08and I work on the music.
53:08Ahwash
53:09j'ai introduit en quelque sorte la musique électronique
53:12ces derniers mois
53:14et je trouve que ça me permet
53:16vraiment de plonger
53:18dans les genres
53:21musicaux
53:22des quatre coins du monde
53:23et c'est pour ça justement que j'avais fondé le jazz Amazir
53:26Amazir pour la musique
53:28marocaine Amazir et le jazz
53:30pour s'ouvrir sur le monde
53:32Merci à vous Marie Maacide
53:34c'était un plaisir de vous avoir avec nous ce soir
53:36Merci à vous pour l'invitation
53:38et bonne chance pour ce soir
53:40Merci
53:41Fin d'invité culture, très bonne soirée
53:43C'est aussi la fin de ce journal
53:48merci à vous de nous suivre
53:49l'information revient dans un instant sur Médien TV
53:51Sous-titres par Jérémy Diaz
53:57Transcription by CastingWords
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