Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 minutes
Alors que la proposition de loi relative au «droit à l'aide à mourir» sera examinée en deuxième lecture, à partir de ce mercredi 4 février, par les députés de la commission des affaires sociales, la députée Droite Républicaine du Jura Justine Gruet affirme : «Ce n'est pas la priorité des Français».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sur la clause de conscience des soignants, je prends un amendement pour essayer d'inverser la norme,
00:05c'est-à-dire que c'est les personnes qui sont volontaires qui devraient se déterminer comme volontaires,
00:10et non pas, on part du principe que tous les soignants sont d'accord à défaut de faire valoir leur clause de conscience.
00:16Et je crois que c'est les premiers concernés, et le texte Claes-Léonetti est un texte du quotidien,
00:22parce que les soignants l'utilisent au quotidien pour accompagner la fin de vie.
00:25Là, on se positionne dans un texte complètement différent, qui se veut d'exception,
00:30mais qui, dans sa rédaction, va finalement ouvrir un droit beaucoup plus large que ce que ceux qui sont favorables veulent nous faire penser.
00:38Et puis peut-être sur le texte Claes-Léonetti, à l'époque, il a été adopté quasiment unanimement,
00:44alors que là, on voit que les équilibres ne sont absolument pas respectés,
00:48et que le texte est passé de justesse à l'Assemblée en première lecture,
00:52et qu'il a tout simplement été rejeté au Sénat.
00:54Donc on a besoin, sur des textes d'éthique, d'avoir un débat de fond qui, finalement, pose les vraies problématiques,
01:02et on a le sentiment que ne nous sera pas donné l'occasion d'avoir ce débat de fond qualitatif,
01:07qui, dans les allers-retours entre les deux chambres, permettrait de trouver l'équilibre
01:10qui, à l'époque, avait été trouvé sur le texte Claes-Léonetti.
01:13Et c'est un petit peu l'objet de cette tribune, cette dénoncée, au-delà du fond,
01:17qui, pour nous, nous interroge sur le fait que ça ne soit pas la priorité des Français,
01:22qu'on souhaite cette accélération plus à des fins d'intérêt personnel,
01:27qu'à répondre à une réelle volonté à la fois des Français, mais aussi des professionnels de santé.
01:32Et je crois qu'on a passé un budget, à la fois le budget de l'État et le budget de la sécurité sociale,
01:38de manière très compliquée, et je trouve qu'on enverrait un message à l'ensemble du système de santé
01:43très défavorable par rapport à la considération qu'on apporte à leurs soins au quotidien.
Commentaires

Recommandations