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00:00Place maintenant à l'invité d'au cœur de l'info.
00:02Retour ce soir sur la situation en Syrie où l'accord entre le gouvernement syrien et les forces kurdes doit commencer à être mis en œuvre demain.
00:10Il prévoit l'intégration progressive de ces forces et de l'administration kurde au sein du nouvel État
00:15et porte un coup d'arrêt de fait aux espoirs d'autonomie des Kurdes.
00:20Conséquence de la reconquête fulgurante par les forces d'Armed al-Shara de large pan du territoire syrien.
00:25Les FDS acculés par l'armée syrienne sont désormais repliés sur des poches territoriales autour des bastions de Asaké.
00:31Kamishli Kobané, qui est d'ailleurs littéralement assiégé, la situation humanitaire y est toujours très préoccupante.
00:39On reparle de tout cela ce soir avec notre invité Kendal Nezan.
00:43Bonsoir, président de l'Institut kurde de Paris.
00:47Merci beaucoup d'être avec nous sur France 24.
00:49Et vous revenez d'ailleurs tout juste du Kurdistan irakien Kendal Nezan.
00:53Kurdistan irakien qui a vu arriver de nombreux Kurdes déplacés par ces combats à la fois des civils et des cadres également Kurdes ?
01:02Oui également, évidemment parce que la situation est tellement grave sur le plan humanitaire
01:08qu'il y avait déjà plus de 150 000 Kurdes syriens installés au Kurdistan irakien, des réfugiés.
01:15Et puis il y a un nouvel afflux de gens qui arrivent parce qu'ils sont très inquiets par la tournure prise par les événements.
01:24Et ils sont extrêmement évidemment déçus par le lâchage des alliés occidentaux.
01:33Et la situation humanitaire en particulier à Kobané est vraiment dramatique.
01:37Alors justement, Kobané, ville très symbolique d'ailleurs puisque c'est la première grande ville que les forces kurdes avaient à l'époque repris à l'organisation État islamique.
01:48Elle est aujourd'hui assiégée et ce depuis plus de 10 jours.
01:53Depuis le 17 janvier.
01:56Voilà, donc ça fait plus de deux semaines.
01:58Quelle est la situation sur place en termes humanitaires ?
02:02On sait que l'eau a été notamment coupée, l'électricité aussi et la nourriture vient à manquer ?
02:07Écoutez, il y a 250 000 habitants déplacés dans cette ville symbolique de Kobané.
02:13Depuis le 17 janvier, ces résidents déplacés sont privés d'eau, d'électricité.
02:21La nourriture commence à manquer aussi.
02:24Il fait extrêmement froid, il y a de la neige dans les rues.
02:27Et tout le jour, les chaînes de télévision kurde locale diffusent des reportages justement par téléphone des habitants.
02:34Il y a des enfants qui meurent de froid.
02:37Et tout ça, alors assiéger une ville alors qu'on est en pleine négociation sur l'avenir de la Syrie, l'intégration des forces kurdes,
02:47ça montre quand même la mentalité de revanche et de vengeance des milices islamistes mobilisées contre les Kurdes
02:54parce qu'ils veulent venger Daesh qui a été vaincu pour la première fois en 2015 dans cette ville.
03:01Et Ahmed Al-Chara avait promis la mise en place de corridors humanitaires, notamment en direction de Kobané. Qu'en est-il ?
03:08Il y a un corridor humanitaire où l'aide humanitaire arrive en compte-gouttes, quelques camions par-ci, par-là.
03:15Mais on est très très loin de besoin d'apprécier.
03:17C'est des camions de l'ONU ?
03:18Il y a eu une dizaine de camions de l'ONU. Hier, il y avait des camions d'aide humanitaire venant de la Turquie.
03:28Donc les Kurdes de Turquie voulaient venir en aide à leurs frères de Syrie.
03:32Et ces camions ont été arrêtés à la frontière par l'armée turque.
03:37Et il faut dire que cette ville est vraiment à la frontière de la Turquie.
03:41La Turquie se vante de venir en aide aux Gazavis, aux musulmans d'Oringa, en Birmanie, à la terre entière.
03:49Et sous leur nez, il y a une population qui meurt de faim.
03:52Et ils regardent ailleurs.
03:54D'ailleurs, leur chaîne de télévision glorifie les exploits de l'armée syrienne.
03:59Et ils attendent avec impatience la chute de Kobané, qui serait aussi une revanche pour la Turquie,
04:05parce que la Turquie était pour la prise par Daesh de la ville de Kobané en 2015.
04:11La Turquie qui a soutenu militairement les forces armées syriennes dans cette reconquête territoriale, à l'aide de drones notamment ?
04:19Alors, d'abord, cette offensive est intervenue le 6 janvier,
04:25le lendemain d'un entretien téléphonique entre le président Trump et le président Erdogan.
04:30Le président Erdogan a présenté la nécessité d'une offensive limitée contre le quartier tenu par les Kurdes à Alep.
04:41Et le feu vert a été donné en disant « attention quand même aux populations civiles ».
04:46Et là, il a le jour même informé Al-Shara qu'il pouvait y aller.
04:51Donc c'est un arrangement ?
04:52C'est un arrangement, un deal, comme dirait le président Trump.
04:55Et qu'est-ce qui s'est passé dès le lendemain ?
04:58Ces quartiers qui étaient déjà assiégés depuis trois mois.
05:01Alors, quand on dit des quartiers, ce sont des bidonvilles où se sont réfugiés, les déplacés,
05:07des gens qui habitaient des territoires kurdes syriens qui ont été occupés par la Turquie.
05:12Donc, en particulier, les gens d'Afrine.
05:14Donc, vous avez déjà des gens déplacés dans ces bidonvilles et qui sont assiégés depuis trois mois.
05:20Et puis, ces quartiers ont été pilonnés par l'artillerie lourde, par des drones turcs venant de la Turquie.
05:26Contre quoi ? Contre une police locale de 400-500 combattants armés de Kalashnikov ?
05:32C'est quand même invraisemblable.
05:34Donc, de l'autre côté, il y avait plus de 30 000 miliciens syriens, parce que ce qu'on appelle l'armée arabe syrienne.
05:41En fait, c'est un assemblage hétéroclite de plusieurs dizaines de milices islamistes.
05:47Les unes, vraiment islamistes et djihadistes.
05:50Et les autres, ce sont des milices auxiliaires de l'armée turque qui ont déjà sévi dans ces territoires.
05:57Récemment, la chaîne CNN a diffusé des reportages sur des crimes de guerre reprochés à ces chefs de milices pro-turques.
06:06Et ça, c'est très important de le souligner.
06:08Dans cette armée arabe syrienne, il y a plusieurs milliers de djihadistes étrangers.
06:14D'après une enquête du Monde, il y en avait 4 000.
06:16Le Kurde pense qu'il y en a 7 000 ou 8 000.
06:18Alors, il y a des ouïgours, des ouzbeks, des tchétchens, des turcs-mains, des maghrébins, des égyptiens.
06:25Qu'est-ce qu'ils sont venus faire en Syrie ?
06:27C'est sûrement pas pour se battre pour la démocratie, c'était pour le djihad.
06:31Et donc, ces gendarmes, maintenant, y compris, ils ont des commandants promus par le nouveau régime
06:37qui veulent se venger des Kurdes qui ont défait Daesh.
06:40Et pour Recep Tayyip Erdogan, c'est une opportunité aussi de, à nouveau, régler, entre guillemets, le problème kurde ?
06:48Alors, le régime turc craint vraiment l'émergence d'une entité autonome kurde, même si c'était en Australie.
06:57Pour eux, c'est un mauvais exemple.
06:59Parce que...
07:00En l'occurrence, ce serait à leurs frontières.
07:01Voilà, en l'occurrence, c'est à leurs frontières.
07:04Parce qu'en Turquie même, d'après le chef de l'opposition turque, quémaliste, nationaliste, il y a 26 millions de Kurdes.
07:11Alors, s'il y a une autonomie pour les 3 millions de Kurdes syriens, les Kurdes de Turquie vont aussi réclamer cela.
07:17Et la Turquie, depuis le début de la guerre civile en Syrie, a mobilisé toutes ses forces pour empêcher cette émergence en faisant feu de tout bois,
07:27y compris en s'alliant avec les mouvements djihadistes, puisque les 40 000 djihadistes qui sont venus se battre en Syrie ont tous traversé la Turquie.
07:37C'était une autoroute de djihad.
07:38— Outre le soutien de la Turquie, pour expliquer, disons, cette progression fulgurante des forces d'Armel d'Al-Chara,
07:45c'est aussi parce que les Kurdes, enfin l'administration kurde, n'a pas réussi, durant toutes ces années,
07:50à gagner le cœur des populations arabes majoritaires dans ces zones qu'ils contrôlaient du territoire syrien ?
07:57— Alors, il faut dire qu'il y a un problème sérieux.
08:00Donc, il y a une trahison des alliés arabes des Kurdes.
08:04Enfin, trahison. Pourquoi ? Parce que ces tribus arabes...
08:06— Au sein des FDS.
08:07— Voilà.
08:08— Désormais réduits à leur composant turc.
08:10— Voilà, exactement. Parce que ces tribus avaient soutenu auparavant Daesh.
08:14Ensuite, quand le vent a tourné et qu'elles ont vu que les Kurdes étaient soutenus,
08:20les Kurdes victoriaux étaient soutenus par la coalition internationale, notamment les États-Unis,
08:26donc elles se sont ralliées aux Kurdes.
08:28Et les Kurdes ont essayé de les intégrer au sein de conseils militaires, conseils municipaux.
08:33Ça allait bien jusqu'à il y a 15 jours, 3 semaines.
08:36Mais entre-temps, le nouveau régime, qui est financé par le Qatar, soutenu militairement par la Turquie,
08:43mais aussi soutenu par l'Arabie saoudite, a travaillé avec ces tribus arabes en disant
08:48« Maintenant, les Américains vont dacher les Kurdes. C'est le moment de changer de camp ».
08:52Donc elles ont changé de camp, et assez brutalement d'ailleurs, puisque le 2 tiers des combattants des forces démocratiques syriennes,
09:00c'était des jeunes arabes, y compris des femmes d'ailleurs, recrutées dans la population arabe pour gérer leur pays après la libération de Daesh.
09:09Et finalement, donc, les tribus ont changé de camp.
09:13Vous voyez, l'acte le plus symbolique, c'est quand ces troupes entrent dans la ville de Raqqa,
09:17l'ancienne capitale de l'État islamique,
09:20qu'est-ce qu'elles vont faire le premier ?
09:22Déboulonner la statue de la femme combattante anonyme libératrice de Raqqa.
09:28Donc les femmes, première cible.
09:31Deuxièmement, on va vers la prison d'Al Qatani, où sont détenus les gens de Daesh.
09:37Et ils en ont libéré un certain nombre, avant que les alliés n'interviennent.
09:41Donc voilà un peu comment ça se passe, et pourquoi, après la chasse des Américains,
09:46et le changement d'alliance des tribus kurdes, les forces kurdes se sont repliées sur le territoire à majorité kurde.
09:54Et justement, concernant ce que vous appelez le lâchage des forces kurdes par les occidentaux,
09:59à commencer par les Américains, c'est parce que, on le rappelle,
10:03les Kurdes étaient le fer de lance de la lutte contre l'organisation État islamique.
10:06Vous l'avez vous-même rappelé.
10:08D'ailleurs, à ce sujet, on va revisionner des images de la libération de Kobané par les forces kurdes.
10:13C'était en 2015.
10:14Alors, il ne s'agit pas de cette carte, mais on va voir des images d'archives de Kobané 2015.
10:19C'est votre carte blanche du jour, Kendall Nezan, que vous avez sélectionnée à ma demande.
10:26Pourquoi, enfin, que vous évoquent ces images par rapport au contexte actuel ?
10:30Écoutez, ça m'évoque déjà, donc, la première défaite de l'État islamique,
10:38qui était un fléau pour les Européens, pour la Terre entière.
10:41N'oublions pas ce qui s'est passé dans les rues de Paris, de Berlin, de Londres.
10:45Donc, si l'État islamique n'était pas vaincu par les Kurdes,
10:50parce que la seule coalition internationale par voie aérienne n'a jamais réussi à avoir une victoire nulle part.
10:59Regardez ce que les Américains ont fait en Afghanistan.
11:01Ils ont dépensé 1 000 milliards de dollars sans victoire.
11:06Dans le Sahel, on a fait tout ce qu'on a pu.
11:08On n'a pas su vaincre l'État islamique, parce qu'il faut des gens sur place pour se battre.
11:12Les Kurdes se sont battus. Il y a eu 15 000 morts parmi les jeunes Kurdes,
11:17plusieurs dizaines de milliers de blessés.
11:20Ils ont réussi à mettre hors état de se battre, hors état de nuire,
11:24plusieurs dizaines de milliers de djihadistes,
11:27parce que 70 000 djihadistes et leurs proches étaient dans les camps
11:32surveillés par les Kurdes jusqu'à récemment.
11:36Et donc, parmi eux, vraiment 7 000, 8 000 de djihadistes très, très endurcis.
11:40C'est autant de gens dangereux qu'on a enlevé des rues de Paris, de Berlin et d'Europe.
11:47Et tout ce sacrifice, au nom des valeurs communes, au nom des combats communs contre Daesh,
11:52et on les a oubliés.
11:53C'est une trahison ?
11:55C'est une trahison, en tout cas des Américains.
11:59Ils parlent d'un deal.
12:01Mais cela n'exonère pas les 89 autres membres de la coalition internationale.
12:06On ne les entend pas. Il y a un silence sidérant.
12:09La France s'est défendue de tout lâchage.
12:11Alors, la France a fait beaucoup mieux que les autres.
12:14C'est le seul pays qui a essayé de faire quelque chose, le président Macron.
12:18Dans quelle mesure ?
12:19Négocier les conditions d'intégration éventuelles, voilà.
12:24Et puis, là, donc, empêcher un bain de sang,
12:28parce qu'une guerre civile, ça va être un bain de sang.
12:30Mais nous pensons que la France aurait pu faire plus pour ses alliés,
12:37c'est-à-dire saisir d'urgence le Conseil de sécurité des Nations Unies,
12:42parce que c'est un problème qui met en danger la paix régionale,
12:46la sécurité régionale, mais aussi la nôtre en Europe.
12:49Et donc, les Kurdes n'ont pas d'État.
12:51Ils sont 40 millions, mais ils n'ont pas d'État et ils n'ont pas de voix.
12:53Justement, on va visionner à présent une carte de cette présence kurde,
12:59de ces 40 millions de Kurdes qui sont donc présents, on le rappelle,
13:02sur principalement quatre États, Iran, Irak, Turquie, Syrie.
13:07Le rêve d'autonomie dans le nord et le nord-est de la Syrie,
13:11l'indépendance du Rojava, Ken Dal Nezan,
13:14semble, en tout cas pour l'heure, s'évaporer.
13:16Comment est-ce que vous expliquez que, justement,
13:19ces 40 millions de Kurdes n'ont jamais réussi à avoir leur propre État ?
13:23Écoutez, après la Première Guerre mondiale,
13:26le président américain Woodrow Wilson avait préconisé pour la paix régionale
13:32la création d'une Arménie et d'un Kurdistan indépendant.
13:36Simplement, il est resté ici six mois,
13:39et puis après lui, la France et l'Angleterre ont tracé les frontières de la région.
13:43Les Kurdes ont été privés de leur propre État.
13:46Depuis, ils luttent pour leur liberté dans des conditions extrêmement difficiles.
13:51Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, ils ont créé une république laïque en Iran,
13:55qui a été écrasée ensuite au bout d'un an.
13:58Au Kurdistan irakien, en 1991, quand la France a saisi le Conseil de sécurité,
14:04on a créé une zone de protection pour les Kurdes,
14:06et qui a abouti au Kurdistan irakien actuel,
14:09qui est une région démocratique, pluraliste,
14:12protectrice des minorités, pro-occidentale.
14:15On espérait qu'on ferait la même chose avec les Kurdes syriens,
14:19mais malheureusement, nos alliés ont manqué à l'appel.
14:22Et la France aurait pu aussi mobiliser l'Union européenne
14:26pour qu'on conditionne l'aide financière et les relations politiques de l'Union européenne
14:33au nouveau régime islamiste,
14:35au respect des droits des Kurdes, des droits des chrétiens,
14:38des droits des alawis, des drusses.
14:40Mais malheureusement, on s'est précipité dans la reconnaissance
14:44de ce régime issu de la mouvance islamique.
14:46Parce qu'on a suivi Donald Trump en cela ?
14:49Je pense qu'on s'est précipité à la demande du Qatar,
14:52de la Turquie, de l'Arabie saoudite,
14:54et on a suivi Donald Trump, ce qui est un malheur,
14:57parce que l'Europe devrait affirmer sa propre personnalité,
15:00puisque sa sécurité est en danger.
15:02S'il y a plusieurs milliers de djihadistes relâchés,
15:06la Syrie va devenir un foyer islamiste.
15:09Et dans quelques années, on va nous dire qu'on a été naïfs,
15:13comme on l'a dit avec la République islamique.
15:15Je me souviens de cette période aussi.
15:16Et justement, un mot de ces camps djihadistes
15:19qui étaient jusque-là gérés par les forces kurdes,
15:22où se trouvaient des dizaines de milliers de personnes,
15:25ainsi que leurs familles et leurs enfants.
15:27Que va-t-il se passer à présent, selon vous ?
15:30Écoutez, c'est extrêmement dangereux,
15:32parce que les Kurdes ont dû retirer leurs forces
15:34pour se défendre eux-mêmes, déjà,
15:35parce qu'ils n'ont pas vocation à devenir des gardiens de prison,
15:39ils ont fait ça pour rendre service aussi aux Occidentaux.
15:44Et là, plusieurs milieux d'entre eux doivent être transférés vers l'Irak.
15:48Oui, 7 000 d'entre eux, oui.
15:50Ce qui montre que même les Américains n'ont pas confiance
15:53dans le nouveau régime syrien,
15:56puisque, rappelez-vous, quand ils ont fait une mission à Palmyre,
16:02une mission d'évaluation,
16:03donc la première mission avec l'armée syrienne,
16:06et trois Américains ont été tués,
16:07parce que l'armée syrienne est truffée du djihadiste,
16:11d'islamiste, etc.
16:13Donc, effectivement, c'est une crainte majeure.
16:15Ne vous étonnez pas, demain, après-demain,
16:18s'il y a ces djihadistes qui sévissent à nouveau
16:20dans les villes d'Europe,
16:22et je pense qu'on va regretter, quand même,
16:25les Kurdes qui ont tant sacrifié,
16:28et quand ils en avaient besoin, pour eux-mêmes,
16:30mais aussi pour l'avenir de la Syrie,
16:32parce que le Kurdes, ils réclamaient quoi ?
16:34Qu'il y ait une élection pour une assemblée constituante
16:39dans un délai d'un an ou de deux ans,
16:42pour que la Syrie se dote d'une nouvelle constitution
16:45pluraliste, démocratique, respectueuse de droit,
16:48des Druzes, des Alaouites, des Chrétiennes,
16:50de tout le monde, des Arabes laïques, des femmes.
16:53Dès maintenant, on commence à sévir
16:55contre les libertés des femmes dans les villes de Syrie,
16:58est-ce que c'est pour remplacer
16:59une dictature épouvantable,
17:01pour créer une nouvelle république islamique,
17:03comme on l'a fait en Iran ?
17:05Je pense que, malheureusement,
17:07les alliés n'ont pas été à la hauteur.
17:10Merci beaucoup, Kendall Nezan,
17:11d'avoir répondu à nos questions ce soir,
17:13dans Au cœur de l'Info, sur la situation en Syrie,
17:16et notamment pour les forces kurdes,
17:18qui, je le rappelle, doivent être intégrées,
17:20en principe, à partir de demain,
17:22à l'armée syrienne.
17:23Merci encore.
17:24Cet entretien est à retrouver sur notre site internet
17:26et nos réseaux sociaux.
17:27Restez avec nous sur France 24.
17:30Prochain point complet sur l'actualité internationale,
17:32dans quelques minutes.
17:33Sous-titrage Société Radio-Canada
17:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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