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  • il y a 16 minutes
Les audiences du procès des "Grands Frères" se sont poursuivies au tribunal correctionnel de Fort-de-France ce vendredi 30 janvier 2026. Plusieurs témoins ont été entendus pour évoquer la personnalité et les missions des prévenus. Concernant le volet suspecté d’extorsion de dons, -Jean-Luc Romana-, conseiller du président du Conseil Départemental, a confirmé sa présence à l'Elysée pour un entretien avec le conseiller à l'outre-mer du président. "Il a juste été question de politique de la ville, de politique sociale, il n'a jamais été question de donner de l'argent à qui que ce soit", a-t-il expliqué. Puis, nombreux ont été ceux à saluer l’excellent travail de terrain à Baie-Mahault et au Lamentin effectué par -Frédéric DUMESNIL-, surnommé "Bwana". -Noël DAUFOUR- a peut-être celui qui a été mis le plus en difficulté par -Franck ZAMMOUR-, ancien agent des renseignements territoriaux, déclarant avoir étudié Sektion Kriminel et estimant que le prévenu “est l’une des têtes pensantes de cette bande connue pour des activités de rackets et de trafics de stupéfiants. ». L’avocat Maître -Raphaël KEMPF- affirmant que l’enquêteur était capable de citer la moindre infraction impliquant son client. -Didier LAURENT-, quant à lui, a bénéficié du témoignage de trois fonctionnaires de police qui ont salué son travail et son professionnalisme. Autant dire que ces auditions poussent aujourd’hui un autre prévenu, -Ludovic TOLASSY-, interrogé par -Richard GARNIER-, à se demander quelle est la réelle nature de ce procès fleuve.

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Transcription
00:00M. Tholassi, je pense que vous allez être comme les autres prévenus, vous allez dire
00:08vous ne comprenez pas ce que vous faites dans ce procès ?
00:10Non, je ne veux pas dire que je ne comprends pas ce que je fais dans ce procès, je comprends
00:14tout à fait ce que je fais dans ce procès.
00:16Est-ce que c'est votre place ?
00:18Est-ce que c'est ma place ? Non, je ne pense pas que ce procès aurait dû avoir lieu,
00:22je ne pense pas que tout ça aurait lieu d'être...
00:26Mais quand même il est intéressant qu'il y ait un procès, qu'on puisse savoir de quoi
00:29il s'agit. En fait, il y a des prévenus qui ne savent pas ce qu'il en est, pourquoi
00:34on en est arrivé jusque-là. Petit à petit, au fur et à mesure qu'on avance, on se rend
00:40compte que les profils qui ont été décrits par les médias, par les juges d'instruction,
00:44par le procureur à l'époque, ne sont pas du tout les mêmes qu'on a aujourd'hui, à savoir
00:47ce sont des personnes différentes ou elles se sont métaphores m'ont posé avec le temps.
00:54Et moi, je suis là, je suis quand même heureux d'être dans ce procès, parce que ça me permet
00:58aussi de voir un peu, quand je ne vais pas me prononcer, je fais confiance au parquet
01:05dans ce procès-là, parce qu'on est à la recherche de la vérité, mais j'espère qu'on
01:11sera vraiment à la recherche de la vérité et à savoir exactement qu'est-ce qui a mené,
01:15est-ce qu'il y a eu une influence insidieuse des politiques ou un lobby particulier qui a
01:21été mené dans cette affaire-là. Et c'est ce qui m'intéresse, savoir qu'est-ce qui
01:24s'est vraiment passé, qui a fait quoi et pourquoi il y a eu le temps de la justice.
01:27Alors justement, qui a fait quoi ? Moun Guadeloupe, est-ce que vous diriez que vous aviez un rôle
01:32de médiateur et que vous défendez la jeunesse guadeloupéenne, tout simplement ?
01:36Non, Moun Guadeloupe n'est pas du tout un médiateur à défendre la jeunesse guadeloupéenne,
01:39on avait des cas très particuliers, on défendait l'eau, le droit humain, donc pas la jeunesse,
01:45mais vraiment le peuple guadeloupéen dans son intégralité, sa jeunesse et les petits
01:49comme les grands. Je pense que dans ce procès-là, on apprend aussi qu'il y avait des acteurs
01:55politiques ou des hauts cadres qui avaient des soucis d'égo aussi par rapport à nos
01:59interventions, des personnes qui ont des postes à responsabilité aujourd'hui, qui
02:03ont pu influencer sur le dossier. On a des choses que sincèrement, c'est vraiment
02:07très excitant de savoir ce qui se passe.
02:09Alors, allons jusqu'au bout, est-ce que vous pensez que c'est un procès politique ?
02:14Mais depuis le départ, on ne le procède plus en moins politique. Sincèrement, quand
02:18on voit comment ces gens-là ont été traités et quels sont les faits qui leur sont reprochés,
02:22il y a quand même une disproportionnalité des mesures qui ont été prises, restrictives
02:26ou pas. Et il faut quand même que dans les enquêtes qui tentent amener à la manifestation
02:32de la vérité, que les mesures qui sont prises soient proportionnelles aux faits qui
02:36leur sont reprochés. Mais on voit qu'il y a une disproportion.
02:38Et vous, comment vous avez vécu cette instruction ? Quatre ans quand même.
02:42Ça a été long. Jusqu'à maintenant, c'est du n'importe quoi. C'est vrai que j'ai
02:46horreur de la bêtise humaine. Mais je crois que là, en fait, comme je dis, je suis là
02:51plus pour en décrire, mais pas pour jouer à la victime, ou à la fessie, ça, ça,
02:54ça. Il y a eu des répercussions, des répercussions professionnelles, des répercussions familiales.
02:58Aujourd'hui, ce qu'elle tente, nous disons les choses clairement. Et je pense qu'à partir
03:01de ce procès-là, en ce qui me concerne, c'est où le combat va commencer ? Parce qu'on va sûrement
03:04désigner des coupables. Et je pense qu'aujourd'hui, s'il y a une association de malfaiteurs quelque part,
03:09je pense qu'elle se trouve du côté, on n'ose pas regarder.
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