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  • il y a 15 minutes
Éric Ciotti, président du groupe UDR à l’Assemblée et candidat à la mairie de Nice, était l’invité du Face-à-Face de ce mercredi 28 janvier sur BFMTV et RMC. Il a notamment été interrogé sur l'ICE, la controversée police de l'immigration américaine.

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Transcription
00:00– Brutalité sur la question des relations internationales,
00:03brutalité aussi sur son propre sol avec la police aux frontières
00:07et la police d'immigration, la fameuse ICE,
00:10qui a des méthodes pour le moins brutales jusqu'à tuer.
00:14Qu'est-ce que ça vous inspire, vous ?
00:15– Je vois l'émotion que ces morts ont suscité et c'est légitime.
00:22J'aimerais qu'on se préoccupe plus des 30 000 morts en Iran.
00:25– Non, je vois la presse parler uniquement de ces deux faits
00:30extrêmement regrettables, bien sûr,
00:32mais on parle de 30 000 morts en Iran aujourd'hui.
00:35– Mais je ne vois pas le rapport, pardon.
00:35– Oui, oui, je le dis dans le traitement.
00:39– Vous m'interrogez sur ce qui se passe aux Etats-Unis.
00:43– Je vous interroge sur ce qui se passe aux Etats-Unis, vous me répondez Iran.
00:44– Je dis, il est légitime, le président des Etats-Unis a été élu
00:49pour lutter contre l'immigration, il met en place une politique
00:52de lutte contre l'immigration. Je ne vais pas le contester,
00:55je crois qu'il est dans le rôle du mandat que lui ont donné les Américains.
00:59Après, les méthodes, ce sont des méthodes qui lui appartiennent,
01:03je déplore naturellement les morts, je méthode du prisme médiatique
01:08qui regarde plus ces regrettables actes qui ont été commis,
01:13que je déplore et que je condamne,
01:16plutôt que les 30 000 morts en Iran aujourd'hui,
01:19qui devraient soulever une émotion internationale.
01:23Voilà, je vous le dis.
01:24– Sur les 30 000 morts et l'émotion internationale,
01:26je suis absolument et totalement d'accord avec vous.
01:28Mais je ne vois pas le rapport, je ne vois pas pourquoi.
01:31Est-ce que vous prendriez l'un pour justifier l'autre ?
01:34C'est-à-dire qu'au fond, la question malgré tout de l'usage de la force
01:37dans une démocratie, c'est une question essentielle.
01:39Est-ce qu'il pourrait y avoir ?
01:40Je vais vous poser la question tout simplement.
01:42Éric Ciotti, si vous étiez au pouvoir, j'imagine qu'il faudrait appliquer
01:45les décisions que vous voulez mettre en place d'expulsion,
01:48notamment des immigrés clandestins.
01:51On est bien d'accord.
01:52Alors, à qui donneriez-vous mandat pour le faire appliquer ?
01:59Y aurait-il une police spécifique ?
02:02Et s'il arrivait des drames comme celui-là,
02:06quelle serait votre réaction ?
02:07Mais nous avons, madame de Malheur, nous avons des lois.
02:09Est-ce que vous diriez, c'est désolant ?
02:11Nous avons des lois en France, comme il y en a aux Etats-Unis.
02:15Si des actes contraires à la loi, aux lois fédérales américaines
02:20ont été commis, ils seront sanctionnés.
02:22La justice américaine est très sévère, notamment contre les policiers.
02:26Mais en France, qui va appliquer notre politique d'éloignement ?
02:30Il n'y a pas eu un mot de désolation sur ces deux personnes
02:34qui ont été tuées ?
02:34C'est la police aux frontières.
02:36De la part du pouvoir ?
02:37De la part du gouvernement ?
02:38Vous m'interrogez sur la France.
02:39C'est la police aux frontières.
02:40On a des lois.
02:41Il faudra qu'elles soient beaucoup plus fermes.
02:43Il faudra qu'elles soient moins laxistes.
02:45Il faudra qu'il y ait des moyens matériels considérables.
02:47Vous savez, les policiers qui font les éloignements,
02:50notamment dans les avions, ont des conditions de travail épouvantables.
02:55Épouvantables parce que les étrangers qu'ils éloignent
02:57connaissent toutes les ficelles pour s'opposer aux éloignements.
03:00Ce sont les policiers.
03:01J'en discutais avec certains qui m'en parlaient récemment.
03:04Donc arrêtons sur un fait, sur des actes, sur des meurtres.
03:11Je ne sais pas si c'est meurtre.
03:12Vous diriez meurtre ?
03:12Peut-être le mot doit être qualifié par la justice.
03:16Mais ce qui s'est passé, je le condamne, je le déplore.
03:19Mais ne mettons pas en cause, du fait de ces incidents,
03:23un système d'éloignement.
03:24Chaque pays doit avoir la capacité, et c'est ce que je souhaite pour la France,
03:29de dire qui il veut ou qui il ne veut pas sur son territoire.
03:32Je vous pose donc la question.
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