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  • il y a 4 mois
Éric Ciotti, président du groupe UDR à l’Assemblée nationale, était l’invité du Face-à-face de BFMTV et RMC ce jeudi 16 octobre. Il évoque les motions de censure déposées par LFI et le RN contre le gouvernement de Sébastien Lecornu et son désir d'union des droites.

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Transcription
00:00Il est 8h28, 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
00:04Bonjour Éric Ciotti.
00:05Bonjour.
00:05Éric Ciotti, vous êtes aujourd'hui le président de l'UDR,
00:08vous êtes député des Alpes-Maritimes,
00:10vous aviez été le président des Républicains,
00:13vous êtes l'ancien président des Républicains,
00:14aujourd'hui vous êtes allié régulier à Marine Le Pen
00:18et vous appelez à l'Union des Droites.
00:20On va y revenir dans un instant puisque vous espérez entraîner
00:22au moins une poignée de députés LR,
00:25vous l'avez peut-être même déjà fait en coulisses,
00:27on va essayer de mieux comprendre.
00:28Mais c'est dans une demi-heure tout pile désormais
00:32que les censures, les motions de censure vont être examinées à l'Assemblée.
00:36Vous voterez les deux motions de censure ?
00:38Oui, je voterai les deux motions de censure.
00:41Ce qui compte, c'est le résultat.
00:43Le résultat, c'est que M. Macron arrête de faire des dégâts dans le pays,
00:48que ce gouvernement tombe et que les Français se prononcent.
00:51Nous sommes dans une crise d'une violence inédite,
00:55d'une crise politique, une crise de régime quasiment.
00:58Depuis le début de la Vème République, nous sommes aussi dans une crise budgétaire.
01:03Le FMI vient de le rappeler hier.
01:06Nous sommes dans une crise sécuritaire, migratoire.
01:09Ceux qui nous gouvernent depuis 2012, M. Hollande et M. Macron,
01:13ont mis le pays dans cet État.
01:15Il faut qu'ils s'arrêtent.
01:16Ça s'appelait UMPS et désormais vous appelez ça Hollande-Macron.
01:19Oui, c'est Hollande-Macron.
01:20Finalement, le macronisme revient à sa source.
01:21L'expression utilisée, c'était UMPS, mais désormais, pour vous, c'est une continuité.
01:26M. Macron, rappelons-nous quand même, était le ministre de M. Hollande.
01:30Et aujourd'hui, c'est M. Hollande qui reprend le pouvoir,
01:33puisque les socialistes ont fait plier ce gouvernement improbable,
01:38qui n'a que pour seule ligne de conduite de durée,
01:41de se maintenir, de garder des sièges des Marocains et tout ce qui va avec.
01:46C'est assez pitoyable, donc il faut que ça s'arrête.
01:49Et nous serons efficaces, nous voterons les deux motions.
01:51Au moment où on se parle, Éric Ciotti, d'après les derniers comptes,
01:57a priori, la censure sera rejetée.
02:00Quand je dis a priori, c'est parce que ça se joue à quelques voix près.
02:03Et si une poignée de députés, soit socialistes, soit LR,
02:07finissaient par voter la motion de censure, alors le gouvernement tomberait.
02:12Est-ce que vous croyez à ce scénario de dernière minute ?
02:15Je n'y crois pas trop, mais je l'espère.
02:17Et je lance un appel, notamment aux députés républicains.
02:21Je leur dis d'écouter leur conscience et de ne pas être guidés par la peur.
02:26Ils savent ce que veulent leurs électeurs.
02:29Ils savent où est l'intérêt des Français.
02:32L'intérêt des Français, c'est d'arrêter avec le macronisme.
02:35Et encore plus, d'éviter de tomber dans le socialisme, ce qui est le cas aujourd'hui.
02:39Mais la peur de quoi alors ?
02:40Ils ont la peur de perdre leur siège, tout simplement.
02:42Ils ont la peur de l'élection.
02:44Je peux l'entendre, mais on n'est pas guidés par la peur.
02:49C'est uniquement pour ça, aujourd'hui, d'après vous, que les députés LR...
02:53Regardez l'attitude de Laurent Wauquiez, quand même.
02:56Il y a une semaine, il invitait Bruno Retailleau et tous les ministres LR
03:01à sortir du gouvernement, disant que vous n'avez rien à faire dans ce gouvernement,
03:05compte tenu de sa politique, compte tenu de ses résultats, compte tenu de ses lâchetés.
03:11Puis, quelques jours plus tard, il invite les mêmes à rester au gouvernement,
03:18parce que Bruno Retailleau est sorti.
03:20On est dans l'incohérence totale.
03:21Donc, je dis à mes collègues députés républicains...
03:25Attendez, on va s'arrêter un instant sur ce que vous venez de dire sur Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau.
03:28D'abord, je n'oublie pas quand même qu'il y a un an, vous étiez le bras droit de Laurent Wauquiez.
03:35Vous étiez inséparable tous les deux.
03:37Vous le défendiez.
03:38Je me souviens même de vous avoir plusieurs fois interrogé en vous disant quand même
03:40cette étrange, cette attitude de Laurent Wauquiez qui restait dans sa région,
03:45qui ne répondait pas aux interviews pendant plusieurs années.
03:47Et à chaque fois, vous disiez, mais non, c'est une bonne technique, c'est une bonne façon de faire.
03:51Et aujourd'hui, vous nous dites exactement l'inverse.
03:53Vous êtes à voir par sa personnalité, par sa stratégie.
03:55Sûrement, je me suis trompé.
03:57On se trompe sur des gens.
03:58Sur leur personnalité, sur leur courage, sur la stature.
04:02Dans cette crise, comme dans d'autres que j'ai connues, notamment au moment des retraites,
04:07Laurent Wauquiez ne s'est pas montré un homme d'État.
04:09Il a une posture politicienne.
04:12Donc, ses convictions sont variables en fonction de ses intérêts et pas des intérêts de la France.
04:18Je ne mets pas Bruno Retailleau dans la même catégorie.
04:20Donc, aujourd'hui, j'ai une affection, j'ai un lien particulier avec les héritiers de la famille gaulliste.
04:30Mon parti, celui que j'ai créé l'année dernière, porte le nom du dernier parti du général de Gaulle.
04:36Donc, je dirais, mais je regarde les républicains avec tristesse et aussi avec l'envie de dire « sauvez-vous de ce naufrage ».
04:47« Venez avec nous, bâtissez cette grande alliance pour sauver la France ».
04:52Ce qui nous ressemble, ce qui nous réunit est tellement plus fort que ce qui nous sépare.
04:57Vous leur dites ici à ce micro, mais est-ce que vous leur dites également aux uns et aux autres directement ?
05:02J'ai pu échanger, j'échange avec beaucoup à l'Assemblée nationale depuis longtemps.
05:07J'ai conservé avec nos nombreux députés des liens de proximité, amicaux, notamment dans mon département.
05:15Je vois leur malaise et leur mal-être dans cette posture aujourd'hui.
05:20Ils ne sont pas macronistes pour la plupart, mais ils sont prisonniers d'un système.
05:25C'est comme celui qui m'a, l'année dernière, qui s'est opposé à moi quand j'ai franchi cette rive,
05:32quand j'ai cassé ce mur du politiquement correct,
05:35quand j'ai coupé ce cordon sanitaire érigé par M. Mitterrand il y a 40 ans pour diviser,
05:42fracturer la droite et l'empêcher de gagner,
05:44alors que la gauche s'autorise toutes les alliances avec LFI, avec le Parti communiste, la droite...
05:49C'est votre modèle maintenant, ça.
05:50... ne peut pas se réunir.
05:52Donc moi, je souhaite que tous ceux qui ont des convictions similaires,
05:56qui croient en la nécessité de restaurer l'autorité, l'ordre dans les comptes,
06:02qui défendent la liberté économique, qui défendent une certaine identité et un héritage culturel...
06:07Mais ça veut dire quand même, Éric Ciotti, que vous prenez presque exemple,
06:10vous prenez presque modèle sur la gauche qui est capable de se réunir entre PS et LFI.
06:14C'est ça le modèle ?
06:15Le modèle, c'est qu'on sauve le pays.
06:18Aujourd'hui, objectivement, regardons l'état de la France.
06:21On est une risée, on est la risée internationale.
06:25On a perdu de la crédibilité partout.
06:27Le chef de l'État ne compte plus.
06:30Il s'agite, il fait des moulinées, il brasse du vent.
06:34Mais qui l'écoute ? Et qu'est-ce qui se passe dans notre pays ?
06:37Éric Ciotti, vous dites, j'en parle.
06:38C'est pas la dette, les impôts, nos services publics ne marchent plus.
06:42Il y a de la violence dans la rue.
06:44Un homme a été jeté dans la Seine parce qu'il a été agressé il y a deux jours.
06:49C'est le lot quotidien de notre pays.
06:51Et on continue comme si rien ne se passait.
06:54On a accueilli 530 000 étrangers légaux l'année dernière.
06:58Et tout ça ne trouve aucune réponse.
07:01Éric Ciotti, on va prendre les choses une par une.
07:03D'abord, vous avez dit, j'invite, j'appelle solennellement les Républicains
07:08à faire en gros le même geste que moi j'ai fait.
07:12Pour l'instant, on est bien d'accord, c'est non.
07:14Ils vous répondent tous non.
07:15Vous avez même écrit à Bruno Retailleau, vous a-t-il répondu ?
07:18Non, il ne m'a pas répondu.
07:19Nous verrons.
07:20Mais j'ai lu son communiqué.
07:23Bruno Retailleau, il a bougé les derniers jours.
07:25D'abord, il y a eu une législative partielle dans le Tarn-et-Garonne
07:29qui a vu l'élection d'un député de l'UDR
07:32avec, bien sûr, le soutien du Rassemblement National
07:34de Jordan Bardella et de Marine Le Pen.
07:37Et c'est notre alliance qui a gagné.
07:39Mais il y a eu un message que je salue de Bruno Retailleau
07:42qui n'a pas appelé à voter pour votre candidat.
07:45Vous avez raison.
07:46Il a dit en creux, puisqu'il a dit pas une voix pour,
07:52en l'occurrence, la candidate socialiste.
07:53On peut prendre la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine.
07:56Une partie du chemin a été faite.
07:58Donc, je l'invite...
07:59Une partie du chemin a été faite pour vous ?
08:00Je l'invite à faire l'autre partie.
08:02De dire, mais non, on n'est plus proche ensemble
08:06que tu n'es proche des macronistes.
08:08Voilà.
08:09Bruno Retailleau, il sort de Beauvau avec un bilan
08:12qui n'est pas glorieux.
08:13Les visas algériens qui ont augmenté
08:17alors qu'il avait montré un discours de fermeté
08:21après la prise en otage de Boilem sans salle,
08:25l'immigration qui a continué à augmenter,
08:27les homicides, les tentatives d'homicide,
08:29le narcotrafic.
08:30Son bilan, à Beauvau, il est...
08:33Allez, on va dire, il est extrêmement négatif.
08:37Pourquoi ? Parce qu'il était...
08:38Ce n'est pas comme ça que vous avez le séduit.
08:40Il était otage.
08:42Il a eu un discours qui a plu, quelque part, aux Français,
08:44mais il a été enfermé dans le système...
08:47Mais alors, Éric Ciotti, allons jusqu'au bout.
08:48Éric Ciotti a cassé les chaînes, à se libérer.
08:51Et je dis ce matin...
08:52Si vous lui proposez quoi, de l'autre côté ?
08:53Je dis ce matin aux députés,
08:55soit LR, soit ils censurent,
08:57soit demain ils seront censurés par le peuple français.
09:00Mais Éric Ciotti, ça vous le dites en votre nom.
09:02Vous le dites en votre nom.
09:03Mais vous l'avez bien vu, Bruno Retailleau,
09:06il a été la cible d'attaques, voire même d'injures.
09:09Le mot « salaud » a été quand même prononcé
09:11dans la bouche d'un des piliers du RN
09:15qui ont quand même ciblé toutes leurs attaques
09:18sur Bruno Retailleau.
09:20Vous pensez sincèrement que cela peut être dépassé ?
09:24Ce qui a été dénoncé, c'est le bilan.
09:27Le bilan, il n'est pas positif, je le dis.
09:30Mais aujourd'hui, regardons l'avenir.
09:33Mais l'avenir, attendez, non, non, non.
09:35L'avenir, vous ne l'écrivez pas tout seul.
09:37Vous ne l'écrivez pas tout seul.
09:38Vous l'écrivez aussi avec Marine Le Pen.
09:39Est-ce que Marine Le Pen a envie de cette alliance ?
09:42Marine Le Pen a envie de redresser la France.
09:45Elle est candidate à l'élection présidentielle.
09:46Est-ce que vous dites qu'il faut que j'arrive à convaincre LR ?
09:49Mais arriverez-vous à convaincre le RN ?
09:50Elle parle à tous les Français.
09:51Jordan Bardella a lancé le même appel.
09:54Il a dit « ma main est tendue ».
09:55Il a encore dit hier soir.
09:57Donc nous sommes clairs.
09:59Nous, nous voulons nous adresser à tous ceux
10:01qui veulent, qui partagent globalement les mêmes valeurs.
10:06Allez, des valeurs d'attachement à la France,
10:08de redressement national,
10:09de liberté, de sécurité, d'autorité, d'ordre,
10:14de restauration du pouvoir d'achat,
10:17de baisse des impôts.
10:18Tout cela, nous le partageons.
10:21Alors après, la réponse, elle ne m'appartient pas.
10:23Moi, j'ai fait un choix personnel
10:25que je considère comme courageux l'année dernière.
10:28J'ai ouvert ce chemin.
10:30Beaucoup de militants LR m'ont suivi.
10:32Les chapeaux à plumes, les cadres...
10:34Il y a ce sondage commandé par Valeurs Actuelles
10:38auprès de l'Institut de sondage IFOP
10:40qui dit que 52% des Français
10:41seraient pour une coalition des droites
10:44et que 82% des sympathisants LR,
10:47j'imagine que c'est là-dessus que vous vous appuyez.
10:49Donc les électeurs, ils nous le demandent.
10:51Moi, dans mes rues niçoises à Nice,
10:54c'est ce qu'on me le dit, mais les électeurs...
10:56Que dit Marine Le Pen ?
10:58Elle affirme qu'elle n'est pas de droite.
10:59Marine Le Pen, elle est candidate à l'élection présidentielle.
11:02Elle a une posture gaullienne.
11:04C'est quand même assez étonnant aujourd'hui
11:05que ceux qui défendent les institutions
11:08de la Ve République,
11:09ce ne sont pas ceux qui gouvernent,
11:11ceux qui sont aux manettes.
11:13C'est l'opposition, c'est le Rassemblement national,
11:16c'est l'UDR.
11:17Nous, elle a la posture qui est légitime
11:19de dire je suis candidate à l'élection présidentielle,
11:22je m'adresse à tous les Français
11:23et je veux les rassembler.
11:25Vous l'avez lu, la motion de censure LFI
11:27que vous vous apprêtez à signer ?
11:29Non, je ne l'ai pas lu.
11:30Vous auriez peut-être dû,
11:31parce que dedans, il y a par exemple marqué,
11:34écrit noir sur blanc,
11:35que cette motion de censure
11:37dénonce la remise en cause de l'AME, par exemple.
11:41Vous allez voter ça ?
11:42La fin, aujourd'hui, justifie les moyens.
11:46La fin, c'est quoi ?
11:47C'est l'arrêt du macronisme.
11:48C'est la dissolution,
11:50c'est l'élection législative.
11:51Le gouvernement et M. Macron lui-même,
11:53je crois qu'il l'a dit au Conseil des ministres,
11:55il a dit voter la motion de censure,
11:57c'est voter une motion de dissolution.
11:59Ça veut dire que ce matin,
12:01si la motion de censure est votée,
12:03il y aura dans trois semaines ou un mois
12:05des élections législatives.
12:07Et c'est ce que je souhaite.
12:09C'est ce que je souhaite du fond du cœur,
12:11parce qu'on ne sortira de ce chaos
12:13que par l'élection.
12:15Et je ne comprends pas que des démocrates
12:18aient peur de la démocratie
12:20et peur de l'élection.
12:22Comment continuer pendant presque deux ans
12:25dans ce scénario du pire
12:27où ce qui va être fait sera catastrophique
12:32où désormais on va être sous la dictée
12:35de M. Hollande
12:36qui va à nouveau gouverner le pays.
12:38Et là, je reviens dans le message
12:39à mes amis LR.
12:40Est-ce qu'ils peuvent accepter ?
12:42Ils ont déjà accepté,
12:43ce qui pour moi est une humiliation.
12:45Et une faute d'être dans une coalition macroniste.
12:48Désormais, cette coalition,
12:50elle s'élargit au Parti Socialiste.
12:52Mais ce n'est pas possible.
12:54Vous avez tenté de convaincre un par un
12:57les députés,
12:58de parler avec des députés LR,
13:00de leur dire de vous rejoindre.
13:02Je n'ai pas fait du débauchage ou du démarchage.
13:04Ce n'est pas forcément du débauchage.
13:04Ce n'est pas mon rôle.
13:05Mais vous parlez avec les uns et les autres.
13:07Eux même le disent.
13:08Quand je croise des collègues, on parle.
13:10D'abord, première question.
13:12Est-ce qu'il y en a qui vous laissent entendre
13:14qu'effectivement,
13:15s'il y avait dissolution et à nouveau élection,
13:18lors d'une campagne,
13:19il pourrait s'associer à vous ?
13:20Oui.
13:21Combien ?
13:22Je n'ai pas de chiffres à donner.
13:24Vous savez, l'année dernière,
13:25il y en avait beaucoup qui ont voulu s'associer.
13:27Puis au final,
13:28le conservatisme a dominé.
13:31Donc, je ne me hasarderai pas à donner...
13:33À la fin, vous arriveriez à quoi ?
13:343, 5, 10 ?
13:35Je ne me hasarderai pas à donner des chiffres,
13:37mais ça dépend le contexte.
13:39En tout cas, moi, je leur dis...
13:40En tout cas, il y en a.
13:41Il y en a.
13:42Ma main est tendue.
13:44Ils ont un choix décisif.
13:45Autre question.
13:46Autre question.
13:47Très concrète.
13:48Pour la France.
13:48Éric Ciotti.
13:49S'ils vous rejoignent,
13:51est-ce que vous vous engagez ?
13:53Est-ce qu'il n'est pas ?
13:53Est-ce que vous leur dites,
13:54et est-ce que ça fait partie, évidemment,
13:56de vos arguments pour les convaincre,
13:58qu'ils n'auraient pas de candidats RN face à eux
14:01lors d'une législative ?
14:02S'ils rejoignent l'UDR, naturellement.
14:05Naturellement.
14:05Puisque nous sommes dans une coalition
14:07et que, d'ailleurs, cette alliance,
14:09elle est solide, elle est forte,
14:11elle est loyale.
14:12Et moi, je le dis,
14:13parce que, tout à l'heure,
14:14vous avez dit, vous avez rejoint l'ORN.
14:16Non, j'ai bâti une alliance.
14:18J'ai bâti une alliance,
14:19et je suis fère de cette alliance
14:21et je suis très heureux
14:23de la qualité de cette alliance
14:24parce qu'il y a un respect de la parole donnée
14:26et c'est de bonne augure
14:28sur la capacité demain
14:29à gouverner le pays
14:31dans le respect de la parole donnée.
14:32Éric Ciotti, combien de circonscriptions...
14:34Il y a tellement de trahisons, aujourd'hui,
14:35de revirements qui dégoûtent les Français.
14:38J'avoue que c'est assez cocasse
14:39de vous entendre vous dénoncer
14:41les revirements et les trahisons.
14:43Vous, dont on se souvient bien
14:44de ce moment où vous avez donné
14:47à tous vos amis de LR,
14:49le sentiment que vous étiez le traître en chef.
14:51Je ne crois pas.
14:52Vous en étiez le président du parti
14:55et vous êtes parti quasiment seul.
14:57Je crois avoir été un précurseur
14:58de ce mouvement
14:59qui prend de plus en plus de force.
15:02Je crois que j'ai eu raison
15:03avant tous les autres.
15:04cette alliance, elle est indispensable
15:06et cette alliance, elle va gagner.
15:08Et elle est au cœur du débat.
15:09Vous me posez cette question,
15:10vous la posez à tout le monde,
15:11vous la posez à Bruno Retailleau.
15:13S'il m'avait écouté l'année dernière,
15:15le groupe LR, aujourd'hui,
15:18aurait 120 députés.
15:19Nous gouvernerions la France
15:21et surtout, et surtout,
15:23avec le RN,
15:24on aurait engagé la remise en ordre
15:27dans les comptes, dans la rue.
15:28On aurait arrêté l'immigration.
15:30On a perdu, aujourd'hui,
15:32on a perdu un temps extrêmement précieux
15:35par ceux qui m'ont empêché
15:36de réaliser, de consolider.
15:39Laurent Nunez,
15:39Laurent Nunez,
15:40ces questions-là, par exemple,
15:41sur les questions d'immigration,
15:42il était hier soir sur BFM TV.
15:44Il a dit, je serais intraitable
15:46avec tous ceux qui ne respectent pas
15:48les valeurs de la République.
15:50Il s'est dit favorable
15:51à l'armement des polices municipales.
15:53Enfin bref, sur tous ces dossiers
15:54de sécurité ou d'immigration,
15:56il est globalement sur une ligne
15:57qui n'est pas extrêmement éloignée de la vôtre.
15:59J'ai entendu qu'il réécusait
16:00le terme de submersion migratoire.
16:02Tout à fait.
16:03Il dit, on ne peut pas utiliser
16:04le terme de submersion migratoire.
16:05La seule question qui vaille,
16:06c'est le respect des valeurs de la République.
16:08Oui, voilà.
16:08Tout ça, ça ne veut rien dire.
16:09Quand on ne voit pas les vrais problèmes,
16:11C'est pas ça la vraie question ?
16:11Quand on ne voit pas les vrais problèmes,
16:13quand on refuse de les nommer,
16:15quand on refuse de nommer le mal,
16:17c'est qu'on aura quelque part
16:18une difficulté à le combattre.
16:19Mais ça veut dire que c'est quoi le problème pour vous ?
16:20C'est la couleur de peau
16:21ou c'est le respect des valeurs ?
16:22Quand on commence par la frilosité sémantique,
16:25on ne peut pas avoir
16:26de l'efficacité programmatique.
16:29Naturellement, la difficulté,
16:31c'est aujourd'hui qu'il y ait 530 000 personnes
16:34en situation légale.
16:34Quand il dit l'important,
16:35c'est le respect des valeurs de la République,
16:37vous ne signez pas ?
16:37Bien sûr.
16:38Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
16:39Ça fait des années qu'on nous dit
16:41le respect des valeurs de la République.
16:42Bien sûr.
16:43Mais est-ce que violer les lois de la République
16:44en franchissant des frontières illégalement,
16:47c'est respecter les valeurs de la République ?
16:49Est-ce que commettre des délits et des crimes
16:51quand on est étranger,
16:52c'est respecter les valeurs de la République ?
16:54Donc une fois qu'on a dit ça,
16:55qu'est-ce qu'on fait ?
16:56On expulse ou on n'expulse pas les délinquants ?
16:58On les renvoie chez eux ?
16:59Mais vous pourriez-vous ?
17:00On arrête de donner des...
17:02Moi, si j'étais aujourd'hui...
17:04Regardez Bruno Retailleau,
17:04qui était dans le même état d'esprit que vous là-dessus,
17:07quand il parle de ce qu'il s'est passé,
17:09par exemple, à Mulhouse,
17:10et qu'il dit au fond,
17:11nous n'avions pas les laissés passer,
17:13donnés par les pays d'origine,
17:15vous ne pourriez pas faire mieux ?
17:17Mais vous vous rappelez que le terroriste de Mulhouse
17:19était un Algérien
17:20qui avait bénéficié de plusieurs OQTF
17:23et qui n'avait pas été expulsé
17:25parce que l'Algérie a refusé de le récupérer.
17:28Mais l'Algérie ne l'aurait pas accepté pour vous
17:29alors qu'elle ne l'a pas accepté pour lui.
17:31Mais bien sûr, nous, ce que nous ferions
17:32si nous étions au pouvoir avec Jordan Bardella,
17:35c'est que si l'Algérie ne reprend pas
17:37ses délinquants, ses criminels
17:39et ses étrangers illégaux,
17:41nous coupons immédiatement tous les visas.
17:44Regardez ce qui s'est passé.
17:45Il y a 15 jours,
17:46c'était ahurissant.
17:48Le ministère des Affaires étrangères,
17:50M. Barraud, qui est toujours ministre,
17:52se réjouit qu'on ait donné
17:541000 visas étudiants de plus
17:56à l'Algérie.
17:578 941,
17:59et ils disent
17:59« Coucou Rico,
18:00on en a donné 1000 de plus
18:01que l'année dernière ! »
18:02Mais on croit rêver.
18:03C'est ça la fermeté ?
18:05Eh bien, nous,
18:06si on était au pouvoir,
18:07je peux vous le garantir,
18:08les yeux dans les yeux,
18:09il n'y aurait plus de visa
18:11si on n'a pas de réciprocité.
18:13Et il faut le faire partout pareil.
18:15Regardez ce que fait Trump
18:16quand on le défie.
18:18Eh bien, c'est un rapport de force,
18:20la diplomatie.
18:21Ce n'est pas de la soumission.
18:22Et c'est comme ça
18:23qu'il faut gouverner le pays.
18:24Merci Eric Ciotti,
18:25président de l'UDR
18:27et député des Alpes-Maritimes,
18:28d'avoir répondu à mes questions.
18:29On l'a bien compris.
18:29Vous voterez la censure
18:31et vous espérez convaincre
18:32une partie des Républicains
18:33de vous rejoindre.
18:35Il est 8h47 sur AMC BFM TV.
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