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00:00Le Carrefour de l'Info sur Arabelle
00:05Notre capitale, Bruxelles, approche des 600 jours sans gouvernement.
00:12L'immobilisme commence à peser lourd sur le quotidien des Bruxellois et des Bruxellois.
00:17Et face au blocage politique, une partie de la jeunesse a décidé de ne plus se taire et de prendre ses responsabilités.
00:23Pour nous en parler, nous recevons aujourd'hui Mathilde Vermeer, conseillère communale et figure de la jeunesse CDNV Bruxelles.
00:29Bonjour.
00:30Et avec nous, Nehemi Lousakounou, président de Génération Engagée Bruxelles. Bonjour.
00:35Bonjour Tariq.
00:35Vous êtes tous les deux notamment à l'initiative d'un appel plutôt inédit pour débloquer la région.
00:40Alors, je le disais, 600 jours sans gouvernement.
00:43Quand est-ce que vous vous êtes dit, bon maintenant ça suffit, on ne peut plus attendre, Nehemi ?
00:47Je pense que ce que les Bruxellois vivent aujourd'hui a un peu trop duré.
00:52Ça veut dire que ça fait plus de deux ans que les Bruxellois ont voté et il n'y a toujours pas de solution.
00:56Et il y a eu beaucoup d'alternatives qui se sont mises en place, mais en vain, il n'y a rien qui arrive.
01:01Aussi, l'ancien formateur Yvan Verostrade qui a vraiment pu bien avancer dans les négociations, mais qui malheureusement aujourd'hui n'a pas abouti.
01:07Mais qu'est-ce que les jeunes doivent jouer aussi comme rôle aujourd'hui ?
01:10Parce qu'en étant des jeunes politiques, dans des différentes jeunesse politiques, on a un rôle à jouer aussi en tant que jeunes pour faire avancer Bruxelles.
01:16Et ce qui est encore important aujourd'hui, Mathilde qui est là représente CDNV, le côté linguistique flamand, et moi le côté francophone.
01:22Mais on s'est dit, mais pourquoi on ne se mettrait pas ensemble aujourd'hui pour faire avancer Bruxelles ?
01:25Si nous aujourd'hui en tant que jeunes, on arrive à faire asseoir tous les jeunes politiques, ou même associations, pour l'avenir de Bruxelles, c'est un message fort qu'on donne.
01:34Parce qu'aujourd'hui, depuis qu'il y a eu les négociations, plusieurs parties ne se sont pas mis ensemble.
01:38Et ce qui est aussi important, c'est le message qu'on envoie aujourd'hui, en étant aussi des citoyens bruxellois, qui sont impactés et bloqués à cause de la réalité que Bruxelles vive.
01:45Vous savez, Bruxelles perd tous les jours 3 millions d'euros. Et c'est grave aujourd'hui, ces 3 millions peuvent servir à construire l'avenir des Bruxellois.
01:53Voilà, je voulais juste donner la parole à Mathilde, votre sentiment. Quand est-ce que vous avez dit, vous aussi, bon, il faut y aller maintenant ?
02:00Je pense, honnêtement, ça fait presque 600 jours que ça dure trop longtemps. Normalement, une formation pour Bruxelles, ça dure en moyenne 30 jours, je pense.
02:10Je dis les chiffres comme ça, mais 600 jours, c'est impossible à comprendre, en fait. Donc, ça dure depuis très longtemps qu'on se dit que ça suffit.
02:20Sauf que, jusqu'à maintenant, il y avait toujours une coalition ou une formation qui n'avait pas encore tenté.
02:25Et comme on voulait toujours avoir la position constructive, on a dit, on va encore attendre un peu, on va voir si ça aboutit à quelque chose ou pas.
02:32Et je pense que maintenant, que tous les types de coalitions se sont mis une fois ou moins autour de la table, on s'est dit, ok, là, on ne voit pas d'autres alternatives.
02:42Donc, on va y aller de notre côté, on va voir ce qu'on peut faire.
02:45Alors, vous pensez que la jeunesse peut débloquer la situation à Bruxelles ? Concrètement, qu'est-ce que vous pouvez faire, vous, ce que les grands partis n'ont pas réussi à faire, Néhémie ?
02:53Je pense que là, on ramène d'une piste inédite, c'est de faire asseoir tout le monde pour l'intérêt des Bruxellois.
02:58En mettant loin nos égaux, parce qu'on a aussi des égaux en tant que jeunesse politique, en mettant loin nos différences pour l'avenir des Bruxellois.
03:06Et ce qui est important, c'est qu'avec Mathilde, on a passé notre week-end à appeler différents représentants des jeunes politiques et leur voir en fait favorables à accepter notre invitation et à accepter de se mouiller pour mettre en avant Bruxelles.
03:19Mais c'est un message fort qu'on envoie aujourd'hui.
03:21Et c'est aussi le message qu'on veut envoyer à nos partis politiques.
03:23C'est que nous, en étant jeunes, et eux, ils ont été votés pour faire débloquer les choses à Bruxelles, mais malheureusement, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord.
03:29Nous, la jeunesse, on est aussi la seule alternative qui n'a pas encore été tentée.
03:33Et pourquoi pas, c'est les jeunes qui pourront aujourd'hui débloquer Bruxelles.
03:37Je pense, je rajouterais à ça aussi, comme on est jeunes, on n'est pas encore des carriéristes politiques.
03:43On n'a pas une position à défendre ou un poste à obtenir.
03:48En fait, beaucoup d'entre nous ont commencé la politique il y a moins de deux ans.
03:52Avec vraiment l'idée pour Bruxelles, pour faire la campagne, pour être élu ou pour justement trouver...
04:00Ok, nous, on trouve qu'il doit quelque chose qui doit changer.
04:03Et le fait que nous, on n'a pas le parti national en tête.
04:09On l'a, mais on a en priorité Bruxelles en tête.
04:11Et peut-être notre parti maire va nous critiquer là-dessus.
04:14Mais nous, on est là pour défendre Bruxelles.
04:16Et je pense que c'est une des choses qui a mené au blocage.
04:20C'est qu'il y avait tous les enjeux fédéral, flamand, wallon, qui venaient sur la table des négociations bruxellois.
04:27Alors, vous parlez d'un bottom-up.
04:30Pourquoi partir des jeunes plutôt que d'attendre un compromis, pardon, venu d'en haut ?
04:35Vous vous êtes dit, bon, finalement, ça n'avance pas, on trompe le coup.
04:37– Parce que ça fait 600 jours, en fait.
04:41C'est énorme, 600 jours, c'est grave.
04:44Et surtout, c'est...
04:45En fait, moi, je pense à l'intérêt de tous les jeunes bruxellois.
04:48Parce que malheureusement, cet impasse bloque notre génération de Bruxelles.
04:53Bloque cette jeunesse bruxelloise aujourd'hui qui devront...
04:56Enfin, qui payent déjà les prix aujourd'hui, qui payeront encore plus tard.
04:59Et si on ne fait rien et qu'on n'essaie pas de débloquer la situation,
05:01les choses seront impossibles à gérer.
05:03Et je pense qu'aujourd'hui, nous, en tant que jeunesse politique,
05:07ou les gens de la société civile, je pense que c'est eux la seule solution
05:10qui reste à notre région pour faire débloquer les choses.
05:12– Certains disent, c'est pas un petit peu naïf de croire que les jeunes réussiront
05:17là où les partis échouent maintenant depuis presque deux ans, finalement.
05:20– Complètement.
05:21Je veux dire, on est honnête.
05:23– Vous assumez, vous assumez.
05:23– Oui, c'est ça, on assume que c'est une tentative naïve
05:26et c'est peut-être une tantième essai.
05:30Mais je pense que c'est encore plus naïf de croire que,
05:33avec les discussions qu'on a eues, avec les 600 jours qui sont passés,
05:37qu'on va y arriver de manière classique avec les autres.
05:40– Alors, on va aller dans ce que…
05:41– Juste pour appuyer ce que Mathilde disait,
05:43moi, je pense pas que c'est une question naïvetée.
05:46Mais je pense que c'est… En fait, pourquoi pas ?
05:48Vous savez, tout le monde dit, les jeunes sont l'avenir de demain,
05:51les jeunes, c'est Bruxelles de demain.
05:53Mais pour une fois que les jeunes qui sont à l'avenir de demain
05:55acceptent de se mettre sur une table pour essayer de débloquer des pistes,
05:58moi, je pense que c'est une initiative louable aujourd'hui qu'on n'a jamais vue.
06:01Je pense que de mon temps, depuis que je suis en jeunesse politique,
06:03j'ai jamais vue, autant de jeunes se mettre ensemble.
06:06Et le message aussi qu'on veut envoyer derrière,
06:08c'est que les jeunes ne sont pas ensemble que pour parler des décrets paysages.
06:13Ils sont ensemble aussi pour parler de l'avenir de leur pays,
06:16pour parler de l'avenir de leur région,
06:17parce que moi, je suis un jeune Bruxellois,
06:19et Bruxelles, c'est une ville que j'ai chérie.
06:22Et voir Bruxelles être dans cet impasse,
06:23avec tous les défis que Bruxelles a devant lui,
06:26je ne peux pas accepter ça.
06:27– Alors, on va aller un petit peu dans le détail du détail.
06:30Et un parti, avec seulement quelques sièges, deux sièges,
06:34peut bloquer toute une région.
06:35Mathilde, est-ce que ce système, c'est encore défendable aujourd'hui ?
06:38– Je comprends qu'il y a beaucoup de critiques
06:42sur le fait que deux sièges peuvent bloquer tout le gouvernement.
06:46On a une lecture un peu différente là-dessus,
06:48du côté néerlandophone et du côté francophone.
06:49Je pense que c'est aussi le fait que c'est intéressant,
06:52la coalition qu'on fait ici, ou le travail ensemble.
06:54deux sièges sur 89, c'est insignifiant, effectivement.
07:01Mais deux sièges sur 17, ça c'est quand même important.
07:04Et les 17 sièges sont là pour défendre
07:06les intérêts des néerlandophones à Bruxelles.
07:10Et le système est fait justement pour les défendre,
07:12et c'est bien, on peut mettre en question
07:15que ça fonctionne encore, effectivement,
07:17les 600 jours preuvent que ça ne fonctionne pas.
07:19mais les 17 sièges sont là pour défendre
07:22les néerlandophones à Bruxelles
07:23et pas les parties flamandes de la Belgique.
07:28Et on sent que c'est en fait plutôt là
07:30que ça bloque, je crois,
07:31que le fait que les néerlandophones
07:33peuvent avoir leur droit à leur majorité aussi à Bruxelles.
07:36– Mathilde Vermeer, vous dites ne pas être cynique,
07:38mais impatiente.
07:39Cette impatience, comment elle se traduit
07:41concrètement sur le terrain ?
07:43Donc cette initiative notamment ?
07:44– Voilà, elle s'est traduite pendant longtemps
07:46en frustration et en critiquant de mon côté
07:50toutes les positions qui ont été prises.
07:54Et maintenant, on a essayé de mettre cette initiative
07:57à pied, si ça se dit comme ça ?
08:00– Sur pied, oui.
08:00– Sur pied, merci.
08:02D'un angle collectif et respectif
08:07et en collaborant avec tout le monde.
08:09– Néhémie, donc il y a une table ronde le 30 janvier,
08:12c'est bien ça.
08:13Alors vous allez essayer de réunir
08:14toutes les jeunesses politiques démocratiques de notre pays.
08:18On fait le point, est-ce que tout le monde a répondu présent ?
08:20D'autres sont un peu tièdes ?
08:21– On garde la surprise,
08:22mais ce qui est sûr, c'est que je pense que pour Mathilde
08:24et pour moi, nous sommes franchement étonnés
08:26de voir en fait que nos intérêts peuvent descendre
08:32et les intérêts de Bruxelles peuvent monter au-dessus de tout.
08:35Et voir plusieurs jeunes et différents courants politiques
08:40se mettre ensemble parce qu'on voit l'avenir de Bruxelles,
08:42c'est un beau message. Et je pense que ces messages-là,
08:45si, je donne un exemple, si aujourd'hui on voit un jeune NVA
08:48assis dans la même table avec un jeune PS,
08:50vous voyez le message qui est derrière.
08:52Ça veut dire qu'aujourd'hui, c'est un blocage
08:54que nos aînés n'acceptent pas et qui est aujourd'hui
08:56la réalité des urnes. Mais les jeunes sont conscients
08:58et veulent passer au-delà de ça.
09:00Parce que ce qui est important aujourd'hui,
09:01c'est l'avenir des jeunes bruxellois.
09:03C'est quel avenir on veut construire demain pour nos jeunes en plus,
09:05en regardant les défis que la région a aujourd'hui
09:07par rapport aux réformes de l'emploi,
09:10par rapport à la mobilité, par rapport à la sécurité à Bruxelles.
09:13Il faut en fait prendre nos courages à deux mains
09:15et faire avancer les choses.
09:16Et c'est ça en fait le message.
09:17Est-ce qu'il y a tout de même, Mathilde ou Néhémie,
09:19des lignes rouges qu'on ne peut pas franchir,
09:22même pour débloquer Bruxelles ?
09:24Je pense que tout le monde va venir autour de la table
09:28avec un peu les idées de son parti en tête.
09:31Mais je pense que si on veut continuer le côté constructif
09:36et le côté collaboratif,
09:39dans un monde idéal, tout le monde vient avec un angle ouvert
09:43et une idée de pouvoir parler de tout.
09:46Tout doit être discutable.
09:48Idéalement, on n'a pas de tabou
09:49parce que ça a montré qu'on n'y arriverait pas.
09:51Les lignes rouges, certains pensent aussi Néhémie aux extrêmes.
09:55Ce sont des lignes à ne pas franchir.
09:56Je pense que notre vision,
09:59c'est d'avancer avec les partis démocratiques.
10:00C'est tout à fait normal.
10:02Et il ne faut pas se faire des rêves non plus.
10:05L'idée aujourd'hui, c'est d'avancer, bien sûr,
10:07avec les jeunesses politiques
10:08qui représentent aujourd'hui une grande partie de Bruxelles.
10:11Et donc, je ne me vois pas m'asseoir à côté des jeunes Vlams Belang.
10:14Je préfère vous le dire la vérité.
10:16Mais je préfère me mettre sur la table
10:18avec des jeunes bruxellois constructifs.
10:21Je ne sais pas.
10:22Je ne pense pas non plus.
10:23Je ne pense pas non plus.
10:24PDB, Vlams Belang.
10:26En tout cas, est-ce que vous ne pensez pas que
10:27l'accord des jeunes Bruxelles,
10:30c'est juste un slogan ?
10:32Et comment faire pour éviter que ça reste juste un slogan, Mathilde ?
10:35La première étape va être déjà le fait de se mettre autour de la table.
10:41Donc déjà, on est conscient que nous,
10:44on critique les aînés de parler sur les réseaux sociaux
10:48et de ne pas faire quelque chose de concret.
10:50On doit assurer que nous, on ne le fait pas.
10:51Et donc pour ça, déjà, le fait qu'on vient autour de la table,
10:54c'est déjà plus qu'un slogan.
10:55Bon, après l'objectif est vendredi,
10:57on va voir jusqu'où on peut aller.
11:00Si ça doit s'arrêter au fait que, voilà,
11:04tous les jeunes en ont marre et maintenant, débrouillez-vous.
11:07Ce serait dommage, mais déjà, ce serait ça.
11:09Et je pense que rien que ça, ce serait un succès.
11:12Mais idéalement, nous, on veut aller à une piste
11:17qui peut aider la formation.
11:19Un commentaire, Némi ?
11:20Moi, je pense que, et c'est le fil conducteur de notre action,
11:25c'est revenir juste sur la réalité.
11:27C'est que face à l'inaction que Bruxelles fait face aujourd'hui,
11:30il y a plusieurs jeunes, il y a plusieurs associations
11:32qui sont incertains de pouvoir voir leur avenir.
11:35Et aujourd'hui, l'accord de Bruxelles, c'est un accord de jeunes.
11:38Parce que nous, les jeunes, nous prenons nos responsabilités
11:41là où nos partis ne le prennent pas.
11:43Et c'est ça le message fort qui est derrière notre initiative.
11:46C'est faire conscientiser nos partis.
11:48C'est qu'en fait, vous avez un rôle à jouer dans cette partition.
11:50Et si vous ne savez pas le jouer,
11:51nous, la jeunesse, on va vous montrer comment jouer.
11:53Alors, on va vous montrer comment jouer
11:56juste après une petite pause.
11:57On se retrouve dans quelques minutes.
12:01Le Carrefour de l'Info sur Arabelle.
12:04Et on retrouve nos invités.
12:08Mathilde Vermeer, conseillère communale
12:10et figure de la jeunesse CDNV à Bruxelles.
12:12Et Néhémie Lousakoumounou, président de Génération Engagée Bruxelles.
12:16Logement, sécurité, emploi, mobilité.
12:19Si vous deviez choisir une priorité absolue
12:22pour les jeunes bruxelloises et les jeunes bruxellois en ce moment,
12:25ce serait laquelle ?
12:26Moi, je dirais que toutes ces priorités sont importantes pour les Bruxellois.
12:29Mais je vais m'attarder sur un point important
12:33que je trouve important, c'est l'emploi.
12:34Quand je vois aujourd'hui à Bruxelles
12:35le nombre des étudiants ou des jeunes
12:37qui finissent leurs études
12:39et qui ont du mal à trouver de l'emploi,
12:42et quand je vois Actiris,
12:43le temps qu'il prend pour pouvoir remettre un jeune
12:44dans le monde de l'emploi,
12:46c'est colossal.
12:47Et aujourd'hui, n'est pas réformer Actiris,
12:50c'est remettre nos jeunes face à un mur.
12:53Et aujourd'hui, je pense que c'est aussi une raison
12:55pour laquelle il nous faut un gouvernement
12:56pour faire en sorte que les démarches d'Actiris
12:59soient plus rapides
13:00et qu'on puisse intégrer nos jeunes
13:01plus rapidement dans le milieu de l'emploi.
13:03On parle aussi aujourd'hui de mobilité.
13:05Aujourd'hui, à Bruxelles,
13:06on a un grand problème de mobilité.
13:08Et aujourd'hui, il faut des réformes
13:09pour pouvoir faire dégager des pistes
13:12pour améliorer des choses.
13:13Je pense qu'on a déjà perdu beaucoup d'argent
13:14avec le projet Métro 3.
13:15Mais qu'est-ce qu'on fait de soi ensuite ?
13:17Donc, je pense que les défis
13:19qui sont devant notre région,
13:20c'est vraiment dingue.
13:22On parle aussi de problèmes des sécurités à Bruxelles.
13:24Quand vous allez dans d'autres quartiers à Bruxelles,
13:26il y a un grand problème des sécurités
13:28où il y a des femmes qui n'arrivent pas à marcher à l'aise.
13:30Il y a des hommes qui n'arrivent pas à se sentir à l'aise ici,
13:32dans une capitale.
13:33Et ça, ce n'est pas normal.
13:34Et tant qu'il n'y a pas de gouvernement,
13:36ça sera encore nos jeunes,
13:38notre population qu'on est en train d'exposer.
13:39Et ça, c'est vraiment dommage.
13:40Alors, vous critiquez aussi la guerre de perception
13:42et la politique des réseaux sociaux.
13:45Est-ce que cette jeunesse
13:46ne risque pas de tomber parfois aussi dans le même piège ?
13:48Je suis juste fatigué de voir
13:5050 nuances de X, problèmes de là.
13:53En fait, ce n'est pas ça que Bruxelles a besoin.
13:54Aujourd'hui, Bruxelles a besoin qu'on puisse lui vendre du rêve.
13:57Vous savez, notre région est vraiment magnifique.
14:00Au lieu de nous mettre d'accord et faire avancer les choses,
14:03si on perd ce temps à regarder
14:04est-ce qu'on propose l'aise ou pas ?
14:06Est-ce que ça, c'est bon ?
14:07Est-ce que ce n'est pas bon ?
14:08En fait, on fait perdre du temps aux gens.
14:10Et malheureusement, ce qui en perd le prix,
14:11c'est les citoyens.
14:12Demain, le citoyen ne sera plus content d'aller voter.
14:15Il ne verra plus cette importance d'utiliser
14:17ce droit démocratique qui est le vote.
14:20parce qu'il va se dire, même si je vote,
14:22ils ne se mettront pas d'accord.
14:23Mais c'est grave, quoi.
14:25D'où la raison aujourd'hui, en fait,
14:26de leur faire conscientiser
14:28et faire réveiller leur esprit
14:29en disant que trop, c'est trop, Bruxelles doit avancer.
14:32Mathilde ?
14:33Oui, c'est une critique qui est réelle
14:36et qui est facile à faire.
14:37Mais je pense que sur la question d'avant,
14:39vous parliez de logement, de mobilité.
14:41Je pense effectivement que le réseau,
14:42le problème du blocage des 600 jours à Bruxelles
14:46n'est pas que le fait que c'est des égaux
14:48et des réseaux sociaux.
14:49C'est effectivement un équilibre
14:51et un exercice très difficile à faire
14:53parce que l'emploi,
14:54c'est impacté par la mobilité,
14:56ça impacte le logement,
14:57qui, elle, impacte la sécurité,
14:59le sentiment de sécurité,
15:00et la sécurité réelle.
15:03Et du côté, de mon côté,
15:05je rajouterais même l'aspect budgétaire
15:08qui, elle, bloque tout Bruxelles,
15:10en fait, qui fait qu'on ne peut pas investir
15:12dans le logement,
15:13qui fait qu'on ne peut pas investir
15:14dans la mobilité.
15:15Et c'est ça qui fait une impasse complète
15:19et sur lesquelles on trouve
15:20qu'il ne faut pas juste la critiquer
15:22sur les réseaux sociaux.
15:23Alors, on va se projeter un petit peu
15:24vers l'avenir,
15:24on va faire un petit peu de politique fiction.
15:26On imagine, disons,
15:28que cet accord voit le jour.
15:29Avec les jeunes,
15:30quel impact réel ça peut avoir
15:32sur la formation d'un gouvernement ?
15:33Je pense que c'est plus un message
15:34qu'un impact.
15:35C'est un message qui démontre, en fait,
15:37qu'aujourd'hui,
15:38les jeunes Bruxellois ont aussi cette capacité
15:41de pouvoir faire bouger les lignes.
15:42Et c'est ça, en fait,
15:44que nous, on veut mettre en avant.
15:45Et en voyant aussi,
15:47comme Mathilde l'a dit,
15:48une fois qu'on sera sur la table,
15:50qu'est-ce qu'on sort ?
15:51Quel consensus on fait ?
15:53Parce qu'on devrait aussi, nous,
15:54accepter ou refuser des choses.
15:56Et donc, sur base de ça,
15:57juste de porter Bruxelles.
15:59Et moi, et comme Mathilde,
16:01ce qui nous anime aujourd'hui,
16:02c'est de voir notre avenir
16:04qu'on veut porter demain.
16:05Moi, demain, je serai peut-être papa,
16:06je serai peut-être des enfants.
16:07Je veux que mes enfants puissent se sentir en sécurité,
16:10puissent avoir cet amour que moi j'ai pour ma ville,
16:13cet amour que moi j'ai pour la région.
16:15Et si, malheureusement, on n'y fait rien,
16:17en fait, c'est toute une relation
16:18qu'on est en train de tuer.
16:19Alors, qu'est-ce que vous attendez
16:20de vos parties respectives,
16:22ce que j'appelle le parti adulte,
16:24les aînés, les seniors,
16:25certains dinosaures,
16:26après votre initiative ?
16:27On espère qu'ils se réalisent
16:31que le fait que cette initiative
16:33se lance maintenant,
16:34le fait qu'il y a la société civile
16:36qui se rassemble dimanche,
16:39c'est que ça montre,
16:40OK, tout le monde demande,
16:41tout le monde fait tout le possible
16:43pour qu'ils laissent leur veto à côté,
16:48qu'ils oublient leur veto.
16:49Et justement, l'impact que ça peut faire
16:53avec les jeunes,
16:54c'est que souvent,
16:55les partis jeunesse de Bruxelles
16:57sont bien représentés
16:58dans les partis jeunesse nationales.
17:00Et si on avait dit que le souci,
17:02c'est que souvent,
17:03c'est les enjeux fédéraux ou régionales
17:07qui se mêlent avec la formation bruxelloise,
17:10si les jeunesses nationales de chaque parti
17:12peuvent aussi, de leur côté,
17:14peser sur le parti national,
17:15là, je pense que ça peut avancer.
17:17Moi, je pense aussi que c'est une manière
17:19de pouvoir aussi, nous,
17:20tendre la main à nos partis politiques
17:22et leur faire comprendre, en fait,
17:23que nos intérêts aussi, nous,
17:26en tant que jeunes, jouent.
17:27Et si aujourd'hui,
17:28vous n'acceptez pas votre responsabilité,
17:30mais ce n'est pas que les autres
17:30que vous tuez,
17:31mais c'est aussi vos propres jeunes
17:32que vous êtes en train de sacrifier.
17:34Alors, moi, je suis papa,
17:36parfois je suis têtué avec mes enfants.
17:38Si vos aînés ne vous écoutent pas,
17:40c'est quoi l'étape suivante ?
17:41Je pense que, moi, je suis constructif
17:44et je pense qu'ils devront nous écouter
17:46parce que ça dépasse le clivage.
17:48En fait, ça ne dépasse que nous.
17:49Parce qu'aujourd'hui, vous voyez,
17:50il y a beaucoup de, comment dire,
17:53des citoyens qui se mettent ensemble.
17:54Il y a Respect Bruxelles qui est sorti
17:56et qui n'a rien d'un parti politique,
17:58mais qui dit aussi stop.
17:59Parce que malheureusement,
18:01ce n'est pas...
18:02Enfin, j'ai encore aujourd'hui,
18:03Gladys Casadi a proposé
18:04de pouvoir réduire les salaires des ministres
18:06parce qu'on n'a pas de gouvernement.
18:07Mais pourquoi ?
18:08C'est que la population
18:10qui doit payer le prix
18:10et pas les politiques.
18:11Donc, je pense que aussi,
18:12c'est vraiment dans ce message-là
18:14qu'on veut, en fait,
18:16le ramener à la rationalité,
18:18à la réalité.
18:18La réalité, c'est l'impasse
18:19dans lequel on est.
18:20Il n'y a plus, en fait,
18:21besoin de commencer à dire
18:22« Mais moi, je veux ça.
18:23Moi, c'est ça comme intérêt
18:24qui doit jouer. »
18:25En fait, c'est l'intérêt général
18:27de tout Belgique, en fait,
18:28tout Bruxelles qui doit jouer.
18:30Bruxelles, c'est la capitale de l'Europe.
18:31Bruxelles, c'est la capitale de la Belgique.
18:33Et donc, il faut bien que les choses...
18:34Alors, une dernière question.
18:35Le temps passe très, très vite.
18:36Une question à vous deux.
18:37Si on se retrouve dans un an,
18:38comment on va savoir
18:39que cette initiative, finalement,
18:41n'a pas été vaine ?
18:42Eh bien, s'il y a un gouvernement,
18:44je pense qu'on serait très contents.
18:46Mais pour ça,
18:47on ne va pas attendre un an.
18:49Le fait...
18:49Ça peut aller...
18:51L'initiative peut aussi aller au-delà.
18:52Le fait qu'il y a une communication constante
18:54entre des jeunes
18:55qui, dans mon souvenir,
18:56ne sont jamais encore réunis tous ensemble.
18:58Exactement.
18:59Donc, le fait qu'il y a une ligne
18:59de communication
19:00entre tous ces parties-là,
19:01dans le futur,
19:03je pense que ça peut être très intéressant.
19:05Je pense que Mathilde,
19:06elle a déjà tout dit.
19:07Mais je pense que
19:07si ça arrive à se faire,
19:09on démontre, en fait,
19:10qu'aujourd'hui,
19:11que les jeunes en politique
19:12ont un mot à dire
19:13et les jeunes en politique
19:14ont du poids.
19:16Et c'est ça qu'on veut faire montrer.
19:17C'est qu'en étant jeune,
19:19enfin, en ayant le mandat qu'on est,
19:20moi, je suis président boursélois des jeunes,
19:21j'ai des jeunes derrière moi
19:23qui sont en train, en fait, de subir.
19:24Et si je ne fais rien,
19:25c'est rester juste silencieux
19:27et accepter les réalités
19:28qu'on est en train de vivre.
19:29Mais moi, je ne veux pas accepter
19:30quand je vois aussi un grand travail
19:32qu'Yvan Verostrat a fait
19:33pour faire avancer les choses.
19:34C'est vraiment
19:35fermer les yeux
19:36sur, en fait,
19:37sur ce qu'on doit construire.
19:38Et je pense qu'aujourd'hui,
19:39Bruxelles a besoin d'être construite
19:40qui est restée dans l'impasse.
19:42Voilà, c'est la conclusion
19:43de Nehemi Lousakoumounou.
19:45Je rappelle que vous êtes président
19:46de Génération Engagée.
19:47Bruxelles était également avec nous.
19:49Mathilde Vermey,
19:50conseillère communale
19:51et figure de la jeunesse CDNV
19:53à Bruxelles,
19:54à l'initiative de cet appel
19:55plutôt inédit
19:56pour essayer de débloquer la région.
19:57Merci d'avoir été avec nous.
19:58Merci Tariq.
19:59Merci.
19:59On se retrouve dans quelques instants
20:00pour la suite de votre cafot de l'info.
20:03Sur Arabelle.
20:07Et on enchaîne tout de suite
20:09avec la chronique du mardi
20:10en compagnie de notre consultant
20:12Jean-Marc Meilleur,
20:14avocat pénaliste,
20:14ancien procureur du Roi.
20:15Bonjour.
20:16Bonjour Tariq.
20:17Alors, aujourd'hui,
20:18on va parler de quelque chose
20:19de bien particulier.
20:20Le ministre de l'Intérieur,
20:21Bernard Quintin,
20:22vient de retirer la prise d'Hipolis,
20:25un projet qui est censé refondre
20:26entièrement à l'informatique de la police,
20:28beaucoup d'argent public gaspillé
20:30et un sentiment, Jean-Marc,
20:31de déjà vu.
20:33Oui, effectivement.
20:33Alors, de quel coût on parle exactement ?
20:36Alors, d'abord, pour le coup,
20:37les chiffres officiels
20:38qui nous sont donnés,
20:39c'est aux alentours
20:39de 76 millions d'euros.
20:41Mais en fait,
20:42ce chiffre,
20:43il est largement incomplet
20:44puisque ça,
20:44c'est le coût
20:45que ça a déjà réellement coûté
20:47ce projet.
20:49Mais on ne tient pas compte
20:50des coûts indirects,
20:51on ne tient pas compte
20:52du fait qu'on est obligé
20:53de continuer à travailler
20:54avec des systèmes
20:54qui sont aujourd'hui obsolètes.
20:56On ne tient pas compte
20:57des questions de réorganisation
20:59et éventuellement de contentieux
21:02avec la société
21:03qui a été chargée de ce projet.
21:06D'ailleurs, dans la presse,
21:07on lit que des estimations
21:08qui sont plutôt autour
21:10de plusieurs centaines
21:11de millions d'euros
21:11plutôt que 76 millions d'euros
21:13comme ça nous a été dit.
21:15Et puis, le principal coût,
21:16et ça, c'est un coût opérationnel,
21:18c'est qu'aujourd'hui,
21:19on n'a pas de système centralisé
21:21et efficace au sein de la police.
21:23Est-ce que tout cela,
21:24ça rappelle un mauvais souvenir ?
21:25– Ben oui, on n'est plus tout jeune,
21:27Tariq, mais si on a un peu de mémoire,
21:29on se souvient que dans les années 2000,
21:31il y avait un projet
21:31qui s'appelait le projet Phénix
21:33dans la justice
21:35et qui avait,
21:37c'était la même chose,
21:38la même promesse,
21:39un système unique
21:39qui devait être intégré,
21:41un peu révolutionnaire,
21:42à l'époque, certainement,
21:43ça l'était.
21:44Et même logique,
21:45on refond tout d'un coup,
21:47on ne fait pas des petits projets,
21:48on prend un très gros projet
21:49et on essaye d'aller jusqu'au bout.
21:51– Même résultat alors ?
21:52– Ben, hélas oui,
21:53on est arrivé au même résultat
21:56avec un projet
21:57qui a été abandonné
21:58après quelques années.
21:59On parle d'une perte
22:00pour ce projet-là à l'époque,
22:02mais on est dans les années 2000,
22:03donc ça vaut plus d'argent aujourd'hui
22:04aux alentours
22:04d'une trentaine de millions d'euros.
22:07Et surtout,
22:08et ça je l'ai vécu de l'intérieur,
22:09il a fallu plus de 15 ans
22:10à la justice
22:11pour se remettre plus ou moins
22:13à jour
22:14et rattraper le retard
22:15en matière de digitalisation.
22:16– Autre question,
22:17Jean-Marc,
22:18et maintenant,
22:18après l'échec ?
22:19– Ben, après l'échec,
22:20que ce soit pour iPolis
22:22comme pour Phoenix,
22:23après l'échec pour Phoenix,
22:25on a dit,
22:25ben, terminer les gros projets
22:27et ça résonne aujourd'hui
22:29dans la bouche
22:29des trois ministres de l'Intérieur
22:30successifs
22:31qui se sont occupés d'iPolis
22:32qui disent,
22:33on a vu trop grand,
22:34il faut avancer
22:35projet par projet
22:36et c'est là
22:37que c'est ce qu'a fait
22:38la justice belge
22:39jusque maintenant.
22:41– Et des exemples concrets ?
22:42– Ben oui,
22:43effectivement,
22:44il y a des exemples concrets.
22:45Alors,
22:46rien n'est parfait encore
22:47mais clairement,
22:48on a des outils.
22:49Moi qui suis avocat aujourd'hui,
22:50je peux vous dire
22:50que comme consommateur
22:51de la justice,
22:52il y a vraiment
22:53un bon en avant.
22:54On peut déposer ces pièces
22:55par un système
22:56qui s'appelle
22:56Idéposite.
22:58Nous,
22:58comme citoyens,
22:59chacun,
22:59on peut gérer nos amendes
23:00malheureusement
23:01si on en a
23:02par le système
23:03de Just on Web.
23:04on va pouvoir consulter,
23:05on peut consulter
23:06les dossiers judiciaires
23:07aussi via le système
23:09Just on Web.
23:09Une petite,
23:10je m'arrête un instant
23:11sur ce point-là
23:12parce que ça montre bien
23:12l'état d'avancement,
23:14c'est quelque chose
23:15de positif.
23:15Donc moi,
23:16comme avocat,
23:16je peux consulter
23:17un dossier judiciaire
23:18sur Just on Web
23:18mais c'est un dossier
23:20qui est un procès verbal
23:22et rédigé de manière digitale,
23:24il est imprimé
23:25et ensuite digitalisé
23:27par la justice.
23:28Donc,
23:28on est encore loin
23:29de l'efficience
23:30de ce qu'on pourrait avoir
23:31et on a entendu récemment,
23:33il y a Just Case
23:33qui était une espèce
23:34de centralisation,
23:35un beaucoup plus gros projet
23:36mais qui fait aussi
23:37l'objet de nombreuses critiques
23:39pour ce problème de fiabilité.
23:40De manière plus générale,
23:42chez nous,
23:42est-ce qu'on peut en Belgique
23:43réussir une vraie digitalisation ?
23:46Alors,
23:46si on sort un peu
23:47du domaine police-justice,
23:49de nouveau,
23:49comme consommateur
23:50de services publics,
23:52on est tous confrontés
23:53à...
23:53on doit rentrer
23:54nos déclarations d'impôts
23:55et on constate
23:56qu'au niveau des finances,
23:57il y a eu moyen
23:57de faire des gros projets
23:58avec une digitalisation,
24:01j'allais dire quasi intégrale,
24:02mais en fait intégrale
24:03du fonctionnement
24:04et donc,
24:04on se pose vraiment
24:05la question de savoir
24:06pourquoi,
24:07dans le domaine
24:08de la police
24:08et de la justice,
24:09on ne parvient pas
24:10à mener
24:12ces grands projets
24:12à bien
24:13alors qu'ils sont
24:13quand même fondamentaux
24:14pour avoir quelque chose
24:15d'efficace.
24:17Alors,
24:17il y a peut-être
24:17un gap,
24:19un écart
24:20entre l'ambition politique
24:21qui se veut très grande
24:22et la capacité
24:24qu'ont les administrations
24:26à traduire ça
24:27en résultat concret.
24:28Ça pose une vraie question,
24:29je pense,
24:29sur le fonctionnement
24:31de nos administrations.
24:32Pourquoi est-ce qu'il faut
24:33systématiquement faire appel
24:34à des sociétés externes ?
24:35Est-ce qu'on ne peut pas
24:36avoir les compétences
24:37en interne
24:38pour mener
24:39de tels grands projets
24:40avec peut-être
24:41des coûts inférieurs ?
24:44Et donc,
24:44voilà,
24:44la question qu'on se pose
24:45aujourd'hui,
24:46c'est de savoir
24:46si la police
24:48va subir
24:48les mêmes affres
24:49que ce qu'a subi
24:50la justice,
24:51c'est-à-dire
24:51des retards
24:52de 10 à 15 ans
24:53dans la digitalisation
24:55et vous avez appris
24:56comme moi
24:57ce matin
24:57que le procureur
24:58du roi de Bruxelles
24:59avait décidé
24:59d'ouvrir une enquête
25:00sur les circonstances
25:02de ce contrat
25:03à Epolis
25:04et donc on peut
25:04un peu douter
25:05que tout cela
25:07se passe désormais
25:08rapidement
25:09puisque avec une enquête
25:10pénale,
25:10ça peut prendre du temps.
25:11Voilà,
25:11un dossier sans aucun doute
25:13à suivre.
25:14C'était la chronique
25:14de Jean-Marc Meilleur.
25:15Je rappelle que vous êtes
25:16avocat pénaliste,
25:17ancien procureur du roi
25:18et on se retrouve
25:19Probi la semaine prochaine.
25:20À la semaine prochaine.
25:21Très bien,
25:21et on se retrouve
25:22dans quelques instants
25:22pour la dernière ligne droite
25:23de votre CAFOR de l'info.
25:25Pau sur Arabelle.
25:29Et on enchaîne à présent
25:31sans plus tarder
25:32l'essentiel
25:32d'actualité nationale
25:34en compagnie
25:34et d'Adeline Frater.
25:35Les autorités flamandes
25:36et on se retrouve
25:37sur Arabelle.
25:38Les autorités flamandes
25:38et on se retrouve
25:39sur Arabelle.
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