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  • il y a 10 heures
Dans son édito du 26/01/2026, Mathieu Bock-Côté revient sur [thématique de l'édito]

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Transcription
00:00Parce que j'ai lu Libé, c'est une bonne lecture, Libé, n'est-ce pas?
00:03Et on nous présente donc des coupes de 86 millions cette année, dans le budget qui viendra,
00:08sur le mode d'une nouvelle anxiogène pour le service public.
00:12Donc, qu'est-ce qu'on apprend?
00:13L'audiovisuel public, et notamment France Télévisions,
00:16l'audiovisuel public ne conservera plus que 3,863 milliards.
00:22Donc, 3 milliards, 863 millions.
00:24Donc, mais pour cette petite coupe de 86 millions, anxiogène, nous dit-on.
00:30Alors, ce qui est intéressant dans cette séquence-là,
00:32le premier élément, c'est qu'on comprend que quand un organisme public a de l'argent,
00:35il considère que c'est un budget éternel.
00:37Il est inimaginable de le ramener à la baisse, même si c'est une crise plus générale des finances publiques.
00:41Une fois qu'un organisme a mis de l'argent sur quelque chose,
00:44il n'est plus permis de couper d'aucune manière.
00:47Deuxième élément, je ne peux m'empêcher de faire un lien entre ça, même s'il n'est pas direct,
00:51entre ça et la commission sur l'audiovisuel public de l'Assemblée nationale.
00:55Je ne pense pas que le lien est direct.
00:56Mais qu'est-ce qu'on a appris dans cette commission?
00:58Que le service public était biaisé idéologiquement,
01:01on était au courant, mais il est bien de nous le rappeler.
01:03Qu'il est biaisé politiquement, on était au courant, mais il est bien de nous le rappeler.
01:07Mais on a vu surtout l'immense gabegie,
01:09les dépenses insensées d'une caste privilégiée
01:13qui s'est habituée au privilège de l'argent des autres,
01:16que ce soit les palais, que ce soit les voitures, que ce soit les postes,
01:19que ce soit les réceptions,
01:20que ce soit tout ce qui vient avec ce qu'on pourrait appeler cette nouvelle noblesse des temps présents,
01:25cette aristocratie décadente qui vit avec l'argent des autres,
01:29mais dans le service public aujourd'hui.
01:31Alors, et je ne peux m'empêcher de voir devant cela une caste terrifiée à l'idée de perdre ses privilèges,
01:37même si les privilèges, dans les circonstances, c'est 86 millions.
01:40Cette petite coupe les terrifie, terrifiée à l'idée de perdre leurs privilèges,
01:44de perdre leurs gros joujoux de rééducation.
01:46J'ai un titre, on racontera notre époque présente, le nouvel ancien régime.
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