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00:00Aïs dehors exige ses habitants de Minéapolis.
00:06Le froid glacial n'a pas découragé les manifestants opposés aux raids brutaux de la police de l'immigration.
00:15Ils kidnappent les enfants dans les écoles, aux arrêts de bus, dans leur maison, dans leur classe.
00:22Ils ne sont pas en sécurité à l'école. On a dû enfermer certaines, car les enfants sont menacés par le gouvernement fédéral.
00:30Dans les esprits, Liam connaît Roramos, un garçon de 5 ans détenu par Aïs depuis mardi.
00:37Cette photo, devenue virale, montre l'enfant coiffé d'un bonnet à oreille de lapin et entouré d'une silhouette noire.
00:44Face à l'indignation, le chef de Aïs apporte une justification bien maladroite.
00:49Il se trouve avec son père, lui aussi arrêté.
00:52Ils ne sont pas séparés. Cet enfant est dans la configuration la moins restrictive.
00:56Depuis l'assassinat de René Nicole Goode par un agent de Aïs le 7 janvier,
01:02des manifestations se déroulent tous les jours à Minneapolis
01:04et les critiques contre la police de l'immigration dépassent à présent les frontières.
01:09Le chef de l'ONU pour les droits de l'homme déclare que de nombreuses politiques migratoires appliquées aux Etats-Unis
01:16débouchent sur des arrestations et des détentions arbitraires et illégales et sur des expulsions erronées.
01:22A Minneapolis, des commerces et restaurants sont restés fermés toute la journée en soutien au mouvement.
01:28Le Minnesota a déposé un recours en justice pour mettre fin à l'opération de Aïs.
01:34Il doit être examiné ce lundi.
01:35Et nous prolongeons notre réflexion avec notre invité, Tristan Cabello.
01:40Bonjour.
01:41Vous êtes historien, professeur à l'université de Johns Hopkins dans le Maryland.
01:44C'est au nord de Washington, D.C. pour que l'on situe un peu mieux.
01:47Vous êtes aussi l'auteur d'un livre qui va paraître très prochainement,
01:51La victoire de Zoran Mamdani à New York.
01:55Ce n'est pas de New York dont nous allons parler.
01:56Nous allons continuer de parler de ce qui se passe à Minneapolis.
01:58Bien que l'on voit que cela s'égrène partout dans le pays,
02:03ce mouvement de Minneapolis ne s'essouffle pas.
02:06Qu'importe le froid, on l'a vu, qui s'abat sur le pays.
02:09Comment vous analysez, vous, ce rapport de force qui s'installe
02:12entre ces manifestants et cette police anti-immigration ?
02:15Oui, alors le mot d'ordre en ce moment aux Etats-Unis,
02:18de ces activistes anti-ice, c'est
02:21« Vous avez les armes, nous avons des sifflets ».
02:25Alors pourquoi ? Parce que ces activistes distribuent des sifflets
02:29un peu partout dans les quartiers où ils travaillent
02:33aux habitants pour pouvoir prévenir d'éventuelles descentes d'ice,
02:38des arrestations d'ice.
02:40Alors un coup de sifflet, c'est « Il y a ice dans le quartier ».
02:43Trois coups, c'est « Il y a des arrestations ».
02:46Alors moi, ce que je veux vraiment souligner, là,
02:48c'est à quel point ce mouvement, il est non-violent.
02:51Alors on le voit bien, non seulement ils utilisent des sifflets,
02:54mais en plus, ils sortent dans la rue avec des ressentis de moins 40,
02:57en ce moment, aux Etats-Unis.
02:59C'est un mouvement qui est profondément non-violent,
03:02qui s'oppose à cette police ICE,
03:04qui démantèle, qui déconstruit des quartiers entiers aux Etats-Unis.
03:10Les gens en ont vraiment peur,
03:11mais la réponse en face, elle est finalement assez douce.
03:14Ce sont des manifestations,
03:15et ce sont des oppositions qui sont non-violentes.
03:19Alors que face à eux, on a là un niveau de violence physique
03:24perpétré par la police de l'immigration,
03:28qui est de l'ordre du jamais vu aux Etats-Unis dans l'actualité récente.
03:33On a l'impression, enfin, ce n'est pas qu'une impression,
03:36que cette police avance en toute impunité.
03:40Oui et non.
03:42C'est-à-dire que cette police, elle existe depuis très longtemps aux Etats-Unis.
03:46Il faut savoir qu'elle a été vraiment bureaucratisée
03:50et on lui a donné beaucoup de force sous Barack Obama.
03:54Barack Obama est vraiment la personne qui a institutionnalisé ICE.
03:57Et puis il faut rappeler que Barack Obama a déporté, expulsé,
04:01beaucoup plus de sans-papier finalement que Trump,
04:05même sous ses deux termes en fait, même sous ses deux mandats.
04:08Donc c'est une violence vraiment qui est énorme,
04:10une violence physique, une violence psychologique.
04:13Mais elle est visible, on ne la voyait pas autant.
04:16Oui voilà, c'est ça qui a bougé.
04:18C'est sans phare.
04:19C'est-à-dire que maintenant, elle fait partie des médias,
04:22on la voit sur toutes les chaînes.
04:25Et puis il faut bien dire que Donald Trump,
04:27GD Vance aussi encouragent un peu à cette violence,
04:30c'est-à-dire ne la condamnent pas.
04:31Je vais te quitter, je me parlais de titre d'ailleurs
04:32à un influent conseiller de la Maison Blanche, Stéphane Miller,
04:35qui a dit, agent d'Eyes, vous avez l'immunité pour remplir votre mission.
04:39C'est ça. Et donc, cette violence, on mesure très mal les conséquences
04:45à long et à court terme.
04:47On vient de parler du petit enfant de 5 ans, Liam Ramos.
04:52Liam Ramos, c'est un habitant des États-Unis
04:54qui a 5 ans sait déjà qu'il peut être la cible de son propre pays,
04:58de son propre État.
05:01Alors ça, bien sûr, on imagine les conséquences psychologiques,
05:04mais ça va aussi avoir des conséquences politiques
05:07sur le court et sur le long terme.
05:09Je veux dire, cette détresse psychologique,
05:11elle sera mobilisable, elle sera mobilisable
05:13par des organisations peut-être violentes, on ne sait pas,
05:17mais elle sera aussi peut-être mobilisable
05:18par des organisations de justice sociale, de justice civique.
05:22Donc on ne sait pas vraiment quelles vont être les conséquences
05:25de cette violence.
05:28En tout cas, il y en aura, et il y en aura très certainement
05:31sur le long terme aux États-Unis.
05:33On a pu entendre dire qu'il y avait eu pas mal de licenciements
05:36au sein d'ICE, le personnel a été renouvelé,
05:39il y a ce patron d'ICE, Grégory Bovino,
05:44qui était garde-frontière, qui a ravi les échelons assez rapidement.
05:52Est-ce que Donald Trump, malgré tout, s'est emparé
05:55de cette institution, de cette organisation,
05:59pour en faire un bras armé ?
06:05On sait qu'on a beaucoup parlé des prodboys,
06:07qui l'ont servi à une époque.
06:08Est-ce que là, aujourd'hui, il est en train d'utiliser ça
06:10à son service ?
06:12Oui, c'est-à-dire que le but, là, n'est pas tellement, finalement,
06:17d'arrêter des gens qui sont sans papier.
06:20On voit que, finalement, les expulsions sous le mandat de Trump,
06:24elles ne sont pas aussi hautes, comme je le rappelais
06:26au début de l'interview, que sous Obama.
06:29Le but, c'est de créer de la peur.
06:30Et ce, de créer de la peur, vraiment, pour un peu tout le monde, finalement.
06:35Créer de la peur pour ses activistes.
06:38Alors, en général, des activistes plutôt de gauche,
06:40plutôt affiliés avec le Parti démocrate.
06:42René Goud en est un exemple, cette mère qui a été assassinée,
06:45parce qu'elle s'opposait, là encore, de manière non-violente à ICE.
06:50Donc, tout ça crée un sentiment de terreur,
06:53un sentiment de peur, un sentiment d'angoisse,
06:55qui fait que les gens ont peur de parler,
06:58et ont aussi peur de manifester,
07:01parce que là, on le voit, il y a beaucoup de monde.
07:03Moi, je crois que si les gens n'avaient pas aussi peur,
07:06il y aurait encore plus de monde,
07:08et dans beaucoup d'autres villes aux Etats-Unis.
07:10En même temps, ça pourrait desservir aussi Donald Trump,
07:12parce qu'il y a cette échéance de mi-mandat
07:14qui va arriver extrêmement rapidement cet automne.
07:18Or, les images sont peut-être en train de le desservir.
07:20On voit que le soutien de la population à ICE
07:23est en train de faiblir.
07:24Il ne va pas aimer, ça ?
07:26Oui, alors, bien évidemment.
07:27Et c'est même, d'ailleurs, dans les rangs trumpistes.
07:30On voit que, chez les trumpistes,
07:32ils ont voté, en effet,
07:34pour un contrôle plus régulier de l'immigration.
07:37Mais ils ne veulent pas qu'on renvoie
07:39des enfants innocents dans leur pays,
07:41ou qu'on arrête des enfants innocents dans leur pays.
07:44Le but, c'était de renvoyer
07:45les gens qui avaient commis des crimes
07:47qui étaient sans papier.
07:48Et ça, une majorité d'Américains,
07:51même dans le camp démocrate, d'ailleurs,
07:53sont d'accord avec cette mesure-là.
07:55Là, on voit que ce n'est pas du tout ce qui se passe.
07:58On arrête des enfants.
07:59Le petit Liam, là, sort de la maternelle.
08:02Donc, on arrête des gens qui sont complètement innocents,
08:04des petits-enfants.
08:05Et ce n'est pas pour ça que les Américains,
08:08même les trumpistes, ont voté.
08:10Et qui sont, en plus, potentiellement instrumentalisés
08:12pour obtenir les parents.
08:13C'est ce qui doit être éclairci dans cette histoire,
08:16avec ce petit garçon en particulier.
08:18Vous nous parlez de cette réponse pacifique
08:21en face des manifestants.
08:22Est-ce que, malgré tout, on ne peut pas assister,
08:24vous l'évoquiez quand même,
08:25à une radicalisation de la société
08:27face à des méthodes très, très brutales ?
08:31Oui. Alors, ce que l'on peut dire,
08:32c'est que, vraiment, l'Amérique activiste
08:34se réveille aux États-Unis.
08:36Alors, c'est une Amérique qu'on ne voit pas beaucoup
08:38sur les écrans de télévision.
08:39Et d'ailleurs, tant mieux, parce qu'il faut les protéger.
08:42Mais on voit que des gens s'organisent.
08:44On voit les démonstrations.
08:46Vous savez, on n'est pas dans un pays
08:47où on manifeste facilement aux États-Unis.
08:49Ce n'est pas la France.
08:50On ne descend pas dans la rue pour exprimer
08:52ses opinions politiques.
08:53C'est quand même assez rare de voir
08:54ce qu'on voit en ce moment.
08:56Donc, il y a une Amérique activiste qui se réveille.
08:58Une Amérique démocrate aussi qui se réveille.
09:00Une Amérique de gauche.
09:02Une Amérique qui s'oppose à Donald Trump.
09:06Et ça, voilà, ça ne donne pas des nouvelles
09:11très positives pour les mid-terms
09:13qui vont arriver très prochainement,
09:16au mois de novembre, pour Donald Trump.
09:17Je vais citer un éditorial du Minnesota Star Tribune
09:21qui date de mi-janvier.
09:23Le Minnesota est en état de siège.
09:24Cela ne peut pas durer.
09:26Les bataillons d'agents fédéraux armés
09:27sillonnant les quartiers, les centres commerciaux
09:29et les parkings, ou se postant près des églises,
09:31des mosquées, des écoles, on se croirait
09:32en pleine occupation militaire.
09:34Est-ce qu'il y a, et est-ce que vous le ressentez
09:37puisque vous habitez aux Etats-Unis,
09:39une ambiance de guerre civile
09:41qui commence à apparaître ?
09:44Alors, de guerre civile, je ne crois pas.
09:46Mais, en tout cas, il y a une grande tension.
09:48Il y a un grand chaos.
09:49Il y a une grande incompréhension.
09:52Mais, fondamentalement, je crois que la majeure partie
09:54des Américains est contre ce que l'on voit en ce moment.
09:59Il ne faut pas oublier que les trumpistes,
10:00on les voit beaucoup à la télévision.
10:01On les voit beaucoup dans les journaux, bien évidemment.
10:03Mais, il représente finalement 12 à 13 % des Américains.
10:08Donc, on a quand même une majorité d'Américains
10:10qui est contre ce que l'on voit en ce moment.
10:13Ça ne veut pas dire que la réponse à cela,
10:15elle est organisée.
10:15On voit que le Parti démocrate est assez,
10:17finalement, silencieux sur la question.
10:21Il y a vraiment deux ailes dans le Parti démocrate.
10:23Il y a cette aile un peu centriste,
10:25disons, l'aile de Joe Biden, Kamala Harris,
10:29qui, elle, veut réformer ICE,
10:32qui veut plus de formation, plus d'entraînement,
10:37des formations de sensibilisation des policiers.
10:41Puis, on a une aile de gauche,
10:43alors que Zoran Mamdani, par exemple,
10:44le maire de New York, représente un peu,
10:46mais pas que Bernie Sanders,
10:48Alexandria Ocasio-Cortez,
10:51qui, eux, déplacent le débat sur le terrain politique.
10:56Eux, ils nous disent, il faut démanteler ICE,
10:59il faut arrêter cette police.
11:01Il y a des tribunaux d'immigration aux États-Unis,
11:05des tribunaux, d'ailleurs, qui fonctionnent relativement bien.
11:09Et il y a donc tout un système aux États-Unis
11:11qui est là pour expulser les gens,
11:13si on doit les expulser,
11:14et puis pour leur donner des autorisations de séjour,
11:17s'ils peuvent rester.
11:19Donc, cette police, vraiment,
11:20on voit qu'elle crée beaucoup de peur,
11:22mais, en fait, au niveau des expulsions,
11:24on voit que ça fonctionne, finalement,
11:26finalement, moyennement.
11:29Cette résistance, elle se fait sur le terrain,
11:31enfin, sur le terrain avec ses mobilisations,
11:33sur le terrain judiciaire aussi.
11:35C'est un contre-pouvoir qui fonctionne bien
11:37depuis plusieurs mois,
11:39depuis l'arrivée de Donald Trump à la présidence.
11:41C'est vrai, mais le terrain judiciaire,
11:43il est très long aux États-Unis.
11:45Vous le savez, les tribunaux sont engorgés.
11:48Dès qu'il y a une petite décision à prendre,
11:50il faut quand même bien le dire,
11:51ça prend des mois.
11:53Là, on voit que cette semaine,
11:54ou dans les prochaines semaines,
11:55la Cour suprême devrait,
11:57finalement, donner son avis,
11:58son opinion,
11:59sur les fameux tarifs douaniers.
12:01Bon, ça fait six mois
12:02qu'ils sont déjà en place.
12:04Donc, ça prend beaucoup de temps.
12:05Il y a des décisions de justice
12:07qui ont été prises très, très concrètes,
12:09notamment,
12:10ah, vous n'avez plus le droit d'utiliser du poivre,
12:13enfin, voilà,
12:13il y a quand même des médias
12:14qui peuvent être prises immédiatement.
12:16Oui, alors,
12:16quelquefois, ça marche,
12:17et quelquefois,
12:18ça ne marche pas aussi bien.
12:22Alors, le pouvoir judiciaire,
12:22il y a des contre-pouvoirs.
12:24Il y a le pouvoir judiciaire,
12:25il y a le parti d'opposition
12:26qui se réveille tout doucement.
12:28On voit aussi, quand même,
12:29les médias qui commencent à se réveiller,
12:31c'est-à-dire,
12:31c'est des médias
12:32qui veulent ne pas trop dire du mal de Trump,
12:35car il est le président,
12:36et puis on sait à quel point
12:37il a été assez nocif
12:39pour le monde médiatique
12:41et le monde des journalistes
12:43aux Etats-Unis.
12:44Mais même les médias se réveillent.
12:46C'est-à-dire que même dans des médias mainstream,
12:48comme CNN,
12:49comme MSNBC,
12:50des médias qui sont en général
12:51plutôt modérés,
12:52surtout CNN,
12:53on voit qu'on commence à parler
12:54que ces choses-là
12:55ne devraient pas arriver
12:57dans une démocratie
12:58comme les Etats-Unis.
12:59Le ministre OTAF fait partie
13:01de ces zones sanctuaires
13:02qui limitent la coopération
13:04des forces de l'ordre locales
13:06avec ICE.
13:07Qu'est-ce qui se passe
13:08dans le Minnesota ?
13:08Qu'est-ce qui se passe
13:09avec Minneapolis ?
13:10On peut parler de George Floyd,
13:12on peut parler de ces élus démocrates
13:14du Minnesota
13:14qui ont été abattus
13:15l'été dernier.
13:18Quelle étincelle
13:19allume
13:20Minneapolis
13:21et le Minnesota ?
13:22Oui,
13:23le Minnesota
13:23c'est un État
13:24très important
13:25aux Etats-Unis
13:26et c'est un État
13:27qui concentre finalement
13:28toutes les inégalités
13:30et toutes les tensions
13:31de l'Amérique.
13:33Plus que les grandes villes
13:33d'ailleurs,
13:34plus que New York,
13:35plus que Los Angeles,
13:36Atlanta, etc.
13:37On a dans cet État
13:38une tension
13:39entre les démocrates
13:40et les républicains.
13:42C'est un État
13:42Minneapolis,
13:43Saint-Paul
13:44où les démocrates
13:45sont très populaires,
13:46c'est une grande ville
13:47et puis c'est entouré
13:49de zones rurales
13:50qui sont finalement
13:51très pro-républicaines.
13:53Dans ces centres urbains,
13:54les démocrates
13:55sont très populaires
13:56et on a aussi
13:57une diversité
13:58qui est absolument
13:59incroyable
14:00aux Etats-Unis
14:01dans cette ville.
14:02C'est une ville
14:03où la diversité raciale
14:04est très importante
14:05mais c'est une ville
14:06aussi où la diversité
14:07des pays d'origine
14:09est très importante.
14:10Alors il y a
14:10une communauté somalienne
14:12qui est très représentée
14:15à Minneapolis
14:17et c'est cette communauté
14:19qu'a choisie
14:19Donald Trump
14:20pour,
14:22il faut bien le dire,
14:22déverser une forme
14:23d'aine xénophobe.
14:24Il y a quand même
14:25employé des mots
14:26qui sont insupportables
14:27pour beaucoup de gens.
14:28Il a traité les Somaliens
14:29d'ordures,
14:31de déchets.
14:32Donc c'est cette communauté
14:33qui est très facile
14:35à attaquer
14:36que Donald Trump
14:38a choisi
14:39pour ce processus
14:41de stigmatisation
14:42qu'il utilise
14:43lorsqu'il ne peut plus
14:45parler de l'économie
14:46et de son bilan
14:48qui est assez tragique
14:49finalement aux Etats-Unis.
14:51Il a évoqué
14:52pour passer un cliquet,
14:53il a menacé
14:55d'invoquer
14:55l'Insurrection Act,
14:56cette loi
14:57qui permet
14:58l'usage
14:58de forces armées
14:59sur le sol
15:00américain.
15:02Ce serait
15:03effectivement un cliquet
15:04que de convoquer
15:06cette loi-là.
15:07Oui,
15:08et pourtant
15:09il ne l'a pas fait,
15:09pourtant il ne le fait pas
15:10car on voit bien
15:11que ce n'est pas
15:12une insurrection.
15:13Tout est dans
15:13la définition
15:14de ce fameux mot
15:15insurrection.
15:16On en a déjà parlé
15:17beaucoup de fois
15:17sur ces plateaux
15:19lorsqu'il y a eu
15:22les manifestations
15:23de Los Angeles
15:24très récemment
15:25ou les manifestations
15:26d'ailleurs de New York.
15:27Il avait aussi déployé
15:29cette garde nationale.
15:31Beaucoup de tribunaux
15:32avaient dit
15:33très clairement
15:34que ce n'est pas légal.
15:35Tout est dans la définition
15:36de insurrection
15:37et là on voit
15:38tous les experts
15:39constitutionnalistes
15:40s'accordent là-dessus.
15:42Nous ne sommes pas
15:43dans un niveau
15:43d'insurrection.
15:45Il faut rappeler aussi
15:45que Donald Trump
15:46il a une vendetta
15:47un peu personnelle
15:48contre Tim Walts.
15:50Tim Walts
15:50qui était le colistier
15:52de Kamala Harris
15:54à la présidentielle
15:55et qui est le gouverneur
15:58et qui a décidé
15:59d'ailleurs
15:59de ne pas se représenter
16:01pour un nouveau terme
16:02en disant
16:03la politique américaine
16:04est devenue
16:04beaucoup trop violente
16:05pour moi.
16:07Tristan Cabello
16:07aujourd'hui
16:08merci beaucoup
16:08d'avoir livré
16:09vos réflexions
16:11sur ce qui est en train
16:12de se dérouler
16:12aux Etats-Unis
16:13à Minneapolis.
16:14On continue de suivre cela
16:15bien évidemment.
16:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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