00:00Oui, tout à fait. Bonjour à vous et à vos auditeurs.
00:04En effet, en fait, les sciences économiques et de gestion, pour le coup,
00:08montrent qu'à partir du moment où on a un impôt déjà élevé,
00:12d'ailleurs que ce soit sur des classes populaires et à Franchiori des riches,
00:18le fait de taxer plus engendre plus de coûts cachés que le retour de l'imposition.
00:26Et c'est ce que vient démontrer tout à fait intelligemment et de façon documentée cette enquête de règles et codes.
00:35Effectivement, ça coûterait finalement 5 milliards par an.
00:39Ça rapporterait ce type d'impôt, 5 milliards par an, mais ça coûterait de façon cachée 9 milliards d'euros.
00:45Et justement, de quelle façon en fait ?
00:48Alors, d'une part, vous avez parfaitement dit, en fait, ça coûte plus au bout du compte du double,
00:55presque le double de ce que ça rapporte.
00:58Donc, en fait, plus on taxe et moins ça rapporte d'argent.
01:03Alors, comment cela se fait-il ?
01:05Eh bien, si on prend l'exemple de l'impôt sur les grandes fortunes,
01:08l'enquête montre que le retour d'impôt, en fait, c'est à peu près 5 milliards par an,
01:15mais que le coût, c'est près du double, 9 milliards.
01:19Alors, c'est composé, en fait, de départs, tout simplement.
01:22L'enquête montre que tous les ans, 550 fortunes sont parties, essentiellement, d'ailleurs,
01:30et c'est ça le problème des entrepreneurs.
01:33Et donc, à ces départs, donc ces non-rentrées fiscales, ensuite, de ces personnes qui ne paient plus l'impôt,
01:39on a aussi un déficit d'investissement, parce que c'est, entre guillemets,
01:44personnes riches qui partent, eh bien, petit à petit, en fait, investissent moins en France,
01:50puisqu'elles en sont parties.
01:51Elles sont moins présentes également, ce qui a un impact, en fait,
01:54on s'en rend compte sur les stratégies et puis le management, en fait, des personnes en France,
02:00et elles vont développer des projets, finalement, autre part.
02:03Et puis, quatrième point, et c'est pour ça que c'est un phénomène, en fait,
02:07qui est finalement régressif, les jeunes entrepreneurs se disent,
02:12ben, moi, si je veux monter une entreprise, qu'elle marche et que je gagne de l'argent,
02:16tant qu'à faire, autant aller créer ça dans des pays qui vont me permettre, en fait, de moins me taxer.
02:23On le voit en France, donc, sur les exemples d'entreprises dans les nouvelles technologies,
02:29on appelle ça, donc, les start-up qui, ensuite, deviennent des licornes,
02:32où on a, par an, en fait, on a de nombreux Français qui, finalement, vont développer ça aux États-Unis.
02:41On a 45 licornes aux États-Unis qui ont été créées par des Français, en fait,
02:47alors qu'en France, on n'en a qu'une vingtaine.
02:50Oui, donc, en fait, si je comprends bien, des taxes comme la taxe Zuckman, par exemple,
02:55cela générerait, au final, moins d'impôts, puisque les plus riches s'en iraient,
02:59certains des plus riches s'en iraient, moins d'investissements, donc moins d'emplois
03:03et moins de consommation de la part de ces mêmes personnes les plus fortunées.
03:07Donc, ce serait complètement délétère pour notre économie.
03:08Qu'est-ce qui pourrait, justement, changer les choses ensemble ?
03:12Quelles solutions pour réduire, finalement, les déficits publics ?
03:16Alors, le premier point, pour revenir sur ce que vous avez dit, en fait,
03:20c'est que ces raisonnements de taxation des riches, y compris la taxe Zuckman,
03:24reposent sur une grave erreur de raisonnement, c'est-à-dire qu'on ne comptabilise,
03:28on n'anticipe que les rentrées fiscales, sans jamais évaluer les coûts cachés de l'impôt.
03:34Donc, ça, c'est le premier point en résumé.
03:37Qu'est-ce qu'il faut faire, en fait ?
03:38Et là aussi, on le sait, en France.
03:40En réalité, pour réduire les déficits publics, c'est-à-dire maximiser, en fait, finalement,
03:46la création de richesses et les rentrées fiscales,
03:48la solution principale, en fait, c'est d'augmenter la quantité et la qualité du travail,
03:54comme l'ont fait, en fait, nos voisins européens,
03:57ce qui rapporterait, en fait, la potentialité de 100 milliards d'euros de rentrées fiscales supplémentaires.
04:04Et puis, en second lieu, là aussi, on le dit, on le répète,
04:08eh bien, c'est mieux contrôler, en fait, la fraude sociale.
04:12On a 30 à 40 milliards d'euros qui seraient évaporés par an.
04:16La fraude fiscale également, de près de 80 milliards.
04:20Et puis, dernièrement, on se rend compte, on l'oublie souvent,
04:23on a des problématiques, en fait, de rentrées de TVA.
04:26C'est-à-dire qu'on en a 10 milliards de moins par an.
04:28On ne sait pas trop pourquoi.
04:30Donc, vous voyez, on a vraiment 150 à 200 milliards
04:34qu'on pourrait trouver, en fait, par des efforts, en fait, ciblés,
04:39sans taxer les riches.
04:41Et ça permettrait, en fait, de ramener nos déficits proches de zéro.
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