- il y a 19 heures
- #sudradio
Avec Gérald Olivier Journaliste franco-américain
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NewsTranscription
00:00Radio, Bercoff dans tous ses états, André Bercoff, Céline Alonso.
00:05L'expédition franco-danoise découvre à l'extrême nord du Greenland
00:08le corps d'un homme parfaitement conservé dans la glace de la banquille.
00:13Nous ne devons absolument pas sous-estimer la parole du président américain.
00:22Nous sommes dans un monde qui se dérègle.
00:24Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde.
00:32Si la souveraineté d'un pays allié était touchée, les conséquences en cascade seraient inédites.
00:42Je leur promets, le feu et la fureur.
00:45Et oui, cet état André Bercoff à Davos, un coup d'état a lieu à Davos
00:51où depuis lundi se déroule le 56e Forum économique mondial, André.
00:56Oui, oui, après un très bon teasing de Julien, de notre réalisateur,
01:01je dois dire qu'effectivement, vous savez,
01:03j'ai quand même un scoop parce que vous risquez d'être un peu...
01:06L'homme qui a été découvert dans les glaces depuis 200 ans, ce n'est pas Donald Trump.
01:10Il ne sort pas du glacier du Greenland.
01:13Mais en même temps, on a l'impression qu'il en sort.
01:15Parce que ce qui s'est passé depuis 48 heures à Davos,
01:19et ça continue dans ce Forum économique mondial,
01:21le temple, je rappelle, du globalisme et de la mondialisation heureuse,
01:26cher à Alain Minc,
01:27eh bien, on était dans une euphorie formidable.
01:31Et puis là, paa, patatrace,
01:33on est en train de changer de monde, de règles.
01:36On est en train de changer de logiciel.
01:38On va en parler notamment avec le journaliste Gérald Olivier.
01:41Mais ce qui est très intéressant aussi,
01:43c'est qu'on va parler, évidemment, de tout.
01:45On va parler du halal,
01:47puisqu'il y a énormément de gens qui y sont.
01:50Mais pour le moment, avant de parler de halal et compagnie,
01:53c'est...
01:55Il est arrivé Trump.
01:57Et quel que soit ce qu'on peut penser,
01:58qu'on l'aime, qu'on l'aime pas, qu'on le déteste,
02:00qu'on le prend pour un charlatan ou un fou,
02:02ou pour un génie, ou pour un disrupteur,
02:05incontestablement, il a changé la donne
02:08parce que, et c'est le miroir,
02:11le miroir qui réfléchit, comme disait Cocteau,
02:13il a dévoilé quoi ?
02:14Une certaine et une hypocrisie certaines
02:17qui règne depuis des décennies,
02:19où on dit tout va bien dans le maire des montres,
02:21l'Europe ceci, l'OTAN c'est là.
02:22Mais sur l'Europe, sur l'OTAN, sur le Groenland,
02:25sur ce qui se passe, sur les éoliennes,
02:28sur l'immigration,
02:29il a envoyé ses scudes,
02:31et chacun répond dans le désordre le plus intéressant.
02:35Bonjour Gérald Olivier.
02:36Bonjour André.
02:38Bonjour.
02:39Vous êtes journaliste franco-américain,
02:41je rappelle que vous êtes éditeur du blog France Amérique,
02:44et c'est vrai, Gérald Olivier,
02:46qu'on vit depuis quelques jours,
02:48quelques jours,
02:49ça fait même plusieurs mois,
02:52ou sinon plusieurs années,
02:53mais là, il y a eu ce que j'appellerais,
02:55en tout cas moi, le moment de vérité.
02:57C'est-à-dire, il est arrivé,
02:59Trump, d'ailleurs,
03:00avant lui, Lutnik,
03:01l'un de ses adjoints,
03:03d'un de ses bras droits,
03:04et Scott Bessette,
03:06le secrétaire d'État aux finances,
03:07enfin, le fil de Trump,
03:11ils avaient commencé à dire un certain nombre de choses,
03:14mais alors là, l'apothéose,
03:15ça a été ce qui s'est passé là,
03:17et puis on va parler aussi,
03:18évidemment, du club de la paix,
03:19de ce conseil de la paix organisé,
03:22et qui est déjà en rue.
03:24Mais, Gérald Olivier,
03:26est-ce qu'il y a quelque chose ?
03:27Il dort quand, Trump ?
03:29Je veux dire, est-ce qu'à un moment donné,
03:31est-ce qu'il a une demi-heure de sommeil,
03:33deux heures de sommeil ?
03:34Parce qu'on a l'impression qu'il a un clone,
03:37qu'il a un avatar,
03:38qui est là quand lui dort,
03:40l'autre, il y va avec la même ferveur.
03:43Dis-moi.
03:43Vous avez parfaitement raison,
03:45vous savez qu'à bord d'Air Force One,
03:47les journalistes détestent
03:49quand Trump vient s'asseoir à côté d'eux,
03:51parce qu'eux, ils ont envie de dormir pendant le voyage,
03:53lui pas,
03:54et s'il ne dorme pas,
03:55ils ne peuvent pas couvrir l'événement le lendemain,
03:57alors que lui, il est en pleine forme.
03:59Mais, plus sérieusement, à Davos,
04:01en effet, il s'est passé une chose formidable.
04:04La première, c'est que malgré tout,
04:05les tensions sur le Grand-Henland sont retombées,
04:08et on pourra revenir là-dessus,
04:10mais ce que vous avez parfaitement souligné,
04:12et que j'avais également remarqué,
04:13c'est que toute la première moitié du discours de Trump
04:16a été consacrée à condamner l'ordre,
04:21la mondialisation heureuse de Davos,
04:25et puis de dénoncer l'hypocrisie des Européens.
04:28Il a vanté les réussites économiques
04:30de son administration depuis un an,
04:34et ensuite, il a souligné que l'Europe,
04:37de son côté, elle,
04:38elle était victime de la grande arnaque verte,
04:40les fameux, les moulins à vent,
04:44et toutes les éoliennes.
04:45Les intermittentes du spectacle.
04:48Exactement.
04:49Et qui ont fait que sa production d'énergie
04:51est en train de sombrer,
04:52que son économie est en train de sombrer,
04:55qu'elle a abandonné ses frontières,
04:56qu'elle a une politique migratoire
04:59qui conduit à sa dilution civilisationnelle,
05:02et en gros, qu'il y a là un vrai fossé
05:04qui s'est créé entre les États-Unis et l'Europe.
05:08Et ce qu'il faut peut-être retenir
05:10sur le plus long terme de ceux d'avant,
05:12c'est que, je dirais,
05:13le début de la fin a peut-être commencé là.
05:17Et moi, ce qui m'a frappé,
05:19c'est qu'en dehors du discours de Donald Trump,
05:22il y a trois discours qui ont été
05:23beaucoup écoutés,
05:24beaucoup répercutés dans les médias.
05:26C'est celui du chancelier allemand,
05:28celui du Premier ministre canadien,
05:30et le discours de Macron.
05:31Et tous les trois ont enterré
05:34l'ordre international actuel.
05:35Et en fait, celui qui l'a sauvé,
05:38c'est Trump,
05:38en disant, rassurez-vous,
05:40je ne vais pas attaquer le Danemark,
05:42je ne vais pas envahir le Groenland.
05:44Ce que tout le monde,
05:45tous ceux qui étaient sérieux,
05:46savaient à l'avance.
05:47On sait très bien comment Trump fonctionne.
05:51Il fait des menaces qui sont là
05:53pour déstabiliser ses adversaires
05:55ou ses interlocuteurs,
05:57sachant que ce qu'il veut,
05:58ce n'est pas arriver jusqu'au bout,
06:00mais obtenir quelque chose à mi-chemin.
06:01– Gérald Olivier, vous le savez absolument,
06:04pour avoir lu, comme moi
06:05et comme beaucoup d'autres,
06:06The Heart of the Deal,
06:07qu'est-ce qu'il fait ?
06:08Il commence par dire,
06:09allez, je vais,
06:10tarifs douaniers,
06:11allez, vous ne voulez pas,
06:1210% et puis 25% en juin.
06:15Ils ont dit,
06:15non, non, non, non,
06:15no Donald,
06:16no Donald,
06:17no Donald.
06:18Et il dit, écoutez,
06:19non, non,
06:19on ne va pas le faire.
06:20Vous êtes d'accord pour le Groenland ?
06:22Oui, oui,
06:22on est d'accord pour le Groenland.
06:24Mais dites-moi, Gérald Olivier,
06:25ce qui est extraordinaire
06:26dans cette histoire,
06:27en fait, il agit,
06:28alors qu'on peut penser
06:3120 bruts de découvrage,
06:32très bien.
06:33Mais c'est un révélateur,
06:34parce qu'il y a eu deux épisodes,
06:36moi,
06:36qui m'ont absolument frappé.
06:38Vous vous rappelez
06:39le contingent de 15 soldats allemands
06:42et de quelques soldats français
06:44qui arrivent au Groenland,
06:45évidemment,
06:46pour contrer,
06:47pour faire la résistance.
06:49Bon,
06:49ils repartent 48 heures plus tard.
06:51Deux yeux,
06:52et aussi,
06:53cette histoire,
06:53évidemment,
06:54du Heart of the Deal.
06:55J'envoie les scudes
06:57sur les tarifs douaniers,
06:58tout le monde dit,
06:59ça s'affole,
07:00en disant,
07:00mais c'est un fou,
07:01qu'est-ce qu'il fait ?
07:02Et après,
07:02il donne l'impression aux gens
07:03qu'ils ont gagné
07:04parce qu'il a retiré
07:06les trucs tarifaires.
07:08Absolument.
07:09Et c'est d'où l'expression
07:11que les Américains ont
07:12autour de lui,
07:14où on dit qu'à la fin,
07:15il se dégonfle toujours.
07:17Mais dans la réalité,
07:19c'est Trump
07:19qui a mis l'intérêt stratégique
07:21du Groenland sur la table.
07:23Ça faisait des décennies
07:24que le Danemark
07:25et les Européens
07:26et l'OTAN en général
07:28ignoraient le Groenland.
07:29Et d'ailleurs,
07:30les Chinois avaient commencé
07:31à y mettre le pied
07:32et c'est Donald Trump
07:33qui a stoppé tout ça.
07:34Donc,
07:35le bilan des courses
07:36à l'heure actuelle,
07:37on ne connaît pas trop encore
07:38l'accord qui a été évoqué
07:40lors des rencontres
07:41avec le secrétaire général
07:42de l'OTAN
07:42suite au discours de Trump.
07:44Mais un,
07:45il y aura un renforcement
07:46de la défense du Groenland.
07:47Deux,
07:48il y aurait des droits
07:48et,
07:49comment dirais-je,
07:50des consensions minières
07:51et accordées aux États-Unis.
07:54Et trois,
07:56il y aurait le déploiement
07:57de missiles défensifs
07:58face à l'armada russe
07:59qui se trouve
07:59de l'autre côté
08:00du cercle polaire.
08:01Donc,
08:02sur le fond,
08:02c'est Trump qui gagne.
08:03Et attendez,
08:04et ça ne lui coûte pas un sou
08:05parce que c'est le Danemark
08:06qui va continuer en principe
08:08à payer le Groenland.
08:09Et c'est l'OTAN
08:10qui va payer.
08:11Absolument.
08:12Non,
08:12mais le fond est là.
08:13Donc,
08:14on peut se moquer de la méthode
08:15mais le résultat
08:16est quand même toujours efficace.
08:17Et puis,
08:18et puis,
08:18l'heure de vérité,
08:20enfin,
08:20le côté,
08:21le rappel,
08:21la piqûre de rappel,
08:23quand l'histoire de l'OTAN,
08:24c'est intéressant
08:25parce qu'au début,
08:25Marc Routet,
08:26tous les autres disaient
08:27l'OTAN,
08:27l'OTAN.
08:27Sauf qu'il dit,
08:28attendez,
08:28on le sait même maintenant,
08:30l'Amérique,
08:31les États-Unis,
08:32c'est le deux tiers du budget
08:33de l'OTAN
08:34vient des États-Unis.
08:35Donc,
08:36les mecs,
08:36ils lui disent,
08:37attendez,
08:37on veut bien,
08:38mais participer
08:39un tout petit peu plus.
08:41Donc,
08:41en fait,
08:41Gérald Olivier,
08:42est-ce que si on prend
08:43un peu de distance
08:44par rapport à ça,
08:46on a vraiment l'impression,
08:48non pas d'un renversement,
08:49juste un mot aussi,
08:51ce qui m'a beaucoup frappé
08:51et je suis sûr,
08:53vous aussi,
08:53c'est que Poutine a dit,
08:54le Groenland,
08:55ça ne nous intéresse pas,
08:56ce n'est pas notre problème.
08:57Bon,
08:57mais il s'en rende,
08:59c'est quand même gros.
09:00Il a dit textuellement ça
09:01et puis il dit,
09:02je suis prêt à donner
09:03un milliard de dollars
09:04au club de la paix
09:05de Trump.
09:07Il y a quand même
09:07quelque chose
09:08qui se passe là.
09:10Ah oui,
09:10ça c'est fondamental.
09:12Alors,
09:12il faudra voir jusqu'où
09:14va ce club de la paix.
09:16Mais tous ceux
09:17qui sont pour l'instant,
09:19qui refusent d'y rentrer,
09:21ont bien compris
09:22que c'était un substitut
09:23à l'ONU.
09:24Que l'ONU
09:24n'est pas capable
09:25de remplir sa mission,
09:26que l'ONU
09:27a été détournée
09:28par tous les pays du Sud
09:29et tous les pays
09:30acquis justement
09:30à cette mondialisation
09:31où le Nord
09:32paie pour industrialiser
09:34et développer le Sud
09:35à ses propres dépens.
09:37Et ça,
09:37Donald Trump
09:38ne veut pas le cautionner
09:39ni le financer.
09:40Donc,
09:40il est en train
09:40de monter
09:41une organisation parallèle
09:42qui au départ,
09:44souvenons-nous,
09:45le conseil de la paix
09:46devait être
09:47uniquement consacré
09:48à Gaza.
09:49Oui,
09:49tout à fait.
09:50Il s'agissait de gérer Gaza
09:51et d'organiser
09:52sa reconstruction
09:53et de la financer.
09:54Tout à fait.
09:54Et donc,
09:55comment dirais-je,
09:56les personnes de bonne volonté,
09:58ceux qui étaient prêts
09:58à apporter de l'argent,
10:00allaient avoir un siège
10:01à ce nouveau conseil
10:02de la paix ?
10:03Mais,
10:04d'ores et déjà,
10:05on parle d'aller au-delà.
10:06C'est-à-dire de s'intéresser
10:07à d'autres conflits
10:08que celui de Gaza
10:09et on voit très bien
10:10que ce conseil de la paix,
10:12il est en train
10:12de se monter
10:13comme une institution
10:14parallèle
10:15aux Nations Unies.
10:16Donald Trump a dit
10:17qu'il allait travailler
10:18conjointement
10:18avec les Nations Unies,
10:20mais on verra.
10:21Quand on connaît
10:21l'inefficacité
10:22des Nations Unies
10:24et quand on connaît
10:25le souci de Trump
10:26d'aller très vite...
10:26Que De Gaulle appelait
10:28le machin,
10:28vous vous en souvenez ?
10:29Le machin, oui, voilà.
10:30Et donc là,
10:31on a un deuxième bouleversement
10:34parce qu'en fait,
10:34il est évident
10:35que cette institution américaine,
10:37enfin,
10:37c'est pas américaine,
10:38mais cette institution
10:38qui au départ
10:39avait été montée
10:40par les États-Unis
10:41à l'issue
10:42de la Seconde Guerre mondiale
10:43et dont le siège
10:43est toujours à New York,
10:45aujourd'hui,
10:45sans qu'on le dise,
10:47elle a quand même
10:47perdu énormément
10:49de son utilité
10:50parce que c'est pas elle
10:51qui a fait la paix à Gaza,
10:53c'est pas elle
10:53qui a fait la paix au Congo,
10:54c'est pas elle
10:55qui a fait la paix
10:56en Arménie
10:57ni en Azerbaïdjan
10:58ni ailleurs,
10:59c'est Trump.
11:00Donc il y a une montée parallèle.
11:01Et ce qui est intéressant
11:02dans cette histoire,
11:03c'est encore une fois,
11:04mise en question de l'ONU,
11:05mise en question de l'OTAN,
11:07en tout cas,
11:08relativisation absolue
11:10de, c'est le cas de le dire,
11:12de ces deux institutions.
11:13Ne parlons pas de l'OMS
11:15que les États-Unis
11:16viennent de quitter
11:17l'Organisation mondiale
11:18de la santé,
11:18les États-Unis
11:19viennent de quitter
11:19officiellement
11:20il y a deux jours.
11:23Au bout d'un an,
11:24c'est quand même
11:25assez, pas mal.
11:26Mais alors je voudrais
11:27vous poser une question
11:28aux journalistes que vous êtes
11:29et comment vous expliquez
11:31qu'un certain nombre,
11:32et on n'en nombra personne,
11:34comment vous expliquez
11:35qu'un certain nombre
11:36de médias
11:36de notre cher pays,
11:38de médias français,
11:40continuent de,
11:42qu'on soit pour ou contre
11:43qu'on critique Trump ou pas,
11:45mais de nier le réel,
11:46c'est-à-dire de s'être enfermé
11:47dans une espèce de narratif,
11:49je n'irais pas le métaverse,
11:50et de dire
11:51non, non, non,
11:51mais c'est pas vrai,
11:52tout ça,
11:52enfin c'est pas vrai.
11:53En tout cas,
11:53c'est pas comme ça
11:54que ça se passe.
11:55Comment vous expliquez, vous ?
11:56En tant que journaliste,
11:58c'est quand même
11:58assez bizarre, je trouve.
12:00Ah mais Donald Trump,
12:01du point de vue français
12:02et du point de vue
12:03de la gauche française,
12:05c'est l'ennemi
12:05à tous les points de vue.
12:07D'abord,
12:07c'est un milliardaire,
12:08et la gauche n'aime pas
12:10les milliardaires,
12:10elle veut leur couper la tête.
12:12Ensuite,
12:12c'est un homme d'affaires
12:13qui n'a pas
12:13une grande culture intellectuelle,
12:16c'est pas quelqu'un
12:16qui vous dit
12:17qu'il a lu des cartes
12:18en se levant le matin,
12:19non,
12:20c'est pas comme ça
12:20qu'il fonctionne.
12:21Donc, on ne l'aime pas.
12:22Ensuite,
12:23il a des politiques
12:23qui sont fondamentalement
12:25capitalistes.
12:26Et le problème,
12:27c'est que le capitalisme,
12:28c'est une machine à produire
12:29qui fonctionne très bien.
12:30Alors que le socialisme,
12:32c'est une machine à tuer
12:32qui fonctionne aussi,
12:34malheureusement.
12:35Et donc,
12:36il est la personnification
12:37de l'opposition.
12:38Et plus il réussit,
12:40plus il met en avant
12:41leurs propres échecs.
12:42Donc,
12:42Trump,
12:43c'est le dernier personnage
12:44qu'ils veulent voir réussir.
12:46Et donc,
12:47ils vont nier la réalité
12:48tant qu'ils le pourront.
12:49Et tu sais que lorsque
12:50je suis parfois invité
12:52à droite à gauche
12:52sur la télévision publique,
12:55je suis toujours le seul
12:56à défendre Trump.
12:57Et j'ai,
12:57comme vous le dites
12:58en face de moi,
12:58des gens qui nient la réalité,
13:00qui refusent de voir le fait.
13:02Donc,
13:02moi,
13:02j'espère
13:03et je souhaite
13:04que les États-Unis
13:05et que les crémies américaines
13:07connaissent le boom
13:09que Donald Trump
13:10a préparé
13:10tout au long de 2025.
13:12On verra
13:12jusqu'à quel point
13:13il se concrétise.
13:15Mais ce qui est sûr,
13:16c'est que depuis son retour
13:17à la Maison Blanche,
13:17Donald Trump a transformé
13:19l'Amérique en bien
13:20et qu'il est également
13:21en train de changer le monde
13:23et également en bien.
13:25Et quelque chose
13:26qu'on voit aussi,
13:27Gérald Olivier,
13:27quel que soit ce qu'on peut penser,
13:29c'est que,
13:29encore une fois,
13:30une fois de plus,
13:31est prouvé
13:31que l'économie,
13:34évidemment,
13:35c'est au centre de tout,
13:36l'économie et l'énergie,
13:37mais le facteur humain
13:38est encore plus
13:39le centre de tout.
13:40On voit ce qui se passe
13:41depuis que Bukele
13:42est au Salvador,
13:43que Javier Milei
13:43est en Argentine,
13:44qu'Orban est en Hongrie,
13:47que Mélanie est en Italie
13:49et je ne parle pas
13:50de Trump et de Xi Jinping.
13:51Je ne les mets pas
13:52sur le même plan.
13:53Mais enfin,
13:53on voit que le facteur humain
13:54qui est à la tête du pouvoir
13:56peut changer beaucoup de choses
13:57et y compris le réel.
13:59On dirait que chez nous,
14:01ça aussi,
14:02c'est nié.
14:04Absolument.
14:04Le facteur humain,
14:05aussi bien à la tête
14:07de l'organisation
14:07qu'en bas.
14:08Parce que,
14:09lorsque vous regardez
14:10l'économie américaine,
14:12ceux qui profitent
14:12le plus de l'effet Trump
14:14pour l'instant,
14:15c'est plutôt
14:15les travailleurs
14:16les moins favorisés.
14:17Tout à fait.
14:17Ce sont les travailleurs
14:18les moins qualifiés
14:20qui bénéficient
14:21de l'expulsion
14:23et du départ volontaire
14:24en grande,
14:25grande quantité
14:25d'un certain nombre
14:26d'immigrants clandestins
14:28qui sont là
14:29pour faire baisser
14:29les salaires
14:30et notamment
14:31les salaires des gens
14:31qui ont le moins
14:32de qualification.
14:33Donc,
14:34le facteur humain,
14:34il est présent
14:35aux deux bouts,
14:37si vous voulez,
14:37de la chaîne,
14:38en bas et en haut.
14:39Tout à fait,
14:39Gérald Olivier,
14:40d'autant plus,
14:40parce qu'on en a très peu
14:41parlé de ça ici,
14:42c'est que quand il dit
14:44moi je ne veux pas
14:45que les maisons
14:45et les habitations
14:46soient prises
14:47par des grands groupes,
14:48je veux que les gens
14:48puissent quand même,
14:49même au bas de l'échelle,
14:51acheter leurs maisons
14:52et être propriétaires.
14:53Donc,
14:53il a fait une loi
14:54en ce sens-là.
14:55Donc,
14:55le milliardaire,
14:57vous savez,
14:57juste un mot,
14:58quand je suis allé le voir
15:00et que je l'ai interviewé
15:01il y a dix ans,
15:01ça fait presque
15:02jour pour jour
15:03il y a dix ans,
15:04mais quand j'étais allé
15:04dans un de ces meetings,
15:06je me rappelle,
15:06je crois,
15:06Mississi ou Alabama,
15:08et j'avais demandé
15:08en bon journaliste français,
15:09combien vous gagnez ?
15:11Elle me disait
15:111500 dollars,
15:12l'autre 2000 dollars.
15:13Je disais,
15:13mais comment vous suivez
15:14un milliardaire ?
15:15C'est pour répondre
15:15à votre propos.
15:17Il disait,
15:17mais on le suit
15:18parce que c'est un milliardaire.
15:19Je dis,
15:19pourquoi ?
15:20Il dit parce qu'il ne peut
15:20être ni acheté ni vendu.
15:22Ben oui,
15:23c'est ça,
15:23mais c'est très très juste.
15:24C'est très très juste.
15:25Et vous étiez à l'origine
15:26du mouvement Maga,
15:27donc vous avez vu des gens
15:28qui avaient,
15:29voilà,
15:29c'est cette mentalité-là
15:31qui a permis à Trump
15:32aujourd'hui
15:33d'être où il est.
15:34Et puis,
15:35pour cette question
15:36des maisons individuelles,
15:37il faut comprendre
15:38que c'est très très important
15:39dans,
15:40je dirais,
15:41la mentalité,
15:42la culture américaine.
15:44Les Américains
15:44ont toujours été
15:45propriétaires de leur domicile.
15:47Quand vous êtes propriétaire
15:48de votre maison,
15:49personne ne peut vous en chasser.
15:50Et tout le monde
15:51veut devenir propriétaire.
15:52Il y a 50 ans,
15:53on se mariait à 20 ans
15:55et à 22 ans,
15:55on était propriétaire
15:56de sa maison.
15:57Aujourd'hui,
15:58les Américains
15:58se marient beaucoup plus tard
15:59et à 40 ans,
16:00ils ne sont toujours
16:01pas propriétaires
16:01de leur maison
16:02parce que le coût de la vie
16:03est beaucoup plus élevé.
16:04Ben ça,
16:04ils veulent changer.
16:05Donc tout milliardaire
16:06qu'il est,
16:07il s'intéresse
16:07au commun des mortels
16:09et au commun
16:09de ses concitoyens.
16:10Très intéressant,
16:11en tout cas,
16:12Gérald Olivier,
16:13qui votera,
16:14verra,
16:14mais il serait bon
16:15peut-être
16:16que pour nos pays,
16:18on réfléchisse un peu
16:20sur ce qui se passe là-dessus.
16:21A bientôt
16:22et merci encore
16:23pour vos exercissements.
16:24Merci de votre invitation.
16:25A bientôt.
16:25André Bercoff,
16:25on va se retrouver
16:26dans un instant
16:27sur Sud Radio
16:27et c'est un sujet
16:28qui fait polémique
16:29en France
16:30depuis quelques jours
16:30dont nous allons...
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