- il y a 2 jours
Cette semaine, on s'enflamme pour Stephen Parez-Edo Martin ! Après avoir commencé par le rugby à XV, Stephen bascule rapidement vers le rugby à 7, et intègre l'équipe de France. Après avoir disputé les JO de Rio, mais avoir échoué à se qualifier pour Tokyo, il a remporté la médaille d'or olympique lors des JO de Paris 2024, la première des Jeux pour la délégation française !
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00:00:00Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien, je suis très heureux de vous retrouver.
00:00:21Aujourd'hui on s'enflamme pour Stéphane Parez-Edo. Ça va Stéphane ? Tu vas bien ?
00:00:26Bah ouais, impec. Installe-toi dans ce beau canapé, ça me fait très plaisir de t'avoir avec nous Stéphane.
00:00:33Je te présente rapidement pour nos téléspectateurs. Tu as 31 ans, tu es un cadre de l'équipe de France de rugby à 7 depuis plus de 10 ans.
00:00:40Et le 27 juillet 2024, tu es devenu champion olympique de ta discipline.
00:00:45Question rituelle dans l'émission, la dernière fois que tu t'as enflammé ?
00:00:48Pas obligatoirement sur un terrain, ça peut être dans la vie de tous les jours.
00:00:51Là, dans le train tout à l'heure, je pense que le café il a fait effet, donc du coup je voulais...
00:00:58Je lui ai envoyé des messages à ma copine d'ailleurs, je voulais crier etc.
00:01:02Moi je ne l'ai pas fait mais en moi je me suis enflammé terrible.
00:01:05D'accord, tu es un peu comme ça dans la vie en général, tu es un poil hyperactif.
00:01:08Ouais, je suis hyperactif et très sanguin donc parfois je pète, j'ai deux câbles qui se touchent et là ça y est c'est fini.
00:01:15Bah tu sais quoi, tu es au bon endroit, l'émission s'appelle On s'enflamme.
00:01:17Donc ce que je te propose c'est qu'on allume le feu ensemble, on y va ?
00:01:20Allez c'est parti !
00:01:21Allez, on va allumer le feu !
00:01:23Alors Stéphane, toi tu es né à Paris, très tôt ton père part travailler en Espagne.
00:01:32Toute la famille le suit et c'est au lycée français de Madrid que tu vas découvrir plusieurs disciplines.
00:01:37Donc l'athlétisme, la natation, le taekwondo et évidemment le rugby.
00:01:42Le rugby, bien sûr.
00:01:44Et bah ouais, ça a été, je ne vais pas dire une évidence mais en fait moi j'ai choisi ces sports-là parce que sur chaque colonne du préau qu'il y avait en primaire,
00:01:57il y avait une feuille avec un dessin qui représentait chaque sport.
00:02:02Donc il y en avait plein d'autres et du coup j'ai choisi ceux-là parce que j'adorais le dessin.
00:02:07Ok, juste petite précision, lycée français de Madrid, les gens vont se dire lycée tu étais déjà grand mais non, c'est de la maternelle jusqu'au lycée c'est ça ?
00:02:14Ouais exactement.
00:02:15Donc là tu avais quel âge à ce moment-là ?
00:02:16J'avais 6 ans, je suis rentré au CP au lycée français, je suis parti en CE1.
00:02:22Ok.
00:02:23Donc je suis revenu en France en CE2.
00:02:24D'accord, justement ce retour en France, on voit des très belles images de toi plus jeune, tu as bien grandi.
00:02:30Donc le retour en France, tu fais un parcours assez classique disons dans le rugby à 15,
00:02:34sport-études, centre de formation, Pôle France, équipe de France suivant.
00:02:38Et puis à un moment donné tu vas découvrir le rugby à 7, j'ai envie de dire plus pour dépanner finalement.
00:02:43Il y avait des blessures un peu dans le groupe et c'est là que l'aventure débute.
00:02:46Ouais c'est ça, alors le rugby à 7 je le connaissais un peu avec le comité de Paris, Île-de-France, etc.
00:02:55Mais vraiment le rugby à 7 professionnel, je le découvre quand je suis à Marcoussi pendant le Pôle France.
00:03:01L'équipe de France de rugby à 7 a besoin d'un peu plus de joueurs parce qu'il y a une hécatombe.
00:03:08Et en fait ils me testent sur le premier tournoi qui était à Wellington à l'époque.
00:03:15Et là je suis piqué et j'arrive plus à ressortir quoi.
00:03:20Et il me semble que sur ce premier tournoi à Wellington en Nouvelle-Zélande tu marques un essai de 95 mètres je crois ?
00:03:25Alors non c'est pas ce tournoi là !
00:03:27C'était quand ça ?
00:03:28C'était le tournoi juste après à Tokyo.
00:03:30Ok.
00:03:31Ouais ça c'était un très beau souvenir, c'était face à l'Afrique du Sud en demi-finale.
00:03:35À l'époque les demi-finales se faisaient très très très rares.
00:03:38Et voilà en fait il y a une récupération de balles, on récupère un ruck à 5 mètres de notre ligne.
00:03:47Et le ballon est écarté sur Vincent Enigo, il me fait une schistera en croisée.
00:03:52Et là en fait j'ai tout le terrain à remonter en demi-finale face au Sudaf.
00:03:58Là je me déchire et en plus à ce moment là j'ai des crampes au mollet au niveau de nos 40 mètres.
00:04:05Et là je tente de faire un pas de loi pour essayer de tromper un peu l'adversaire.
00:04:11Ça marche parce que je réussis à mettre un raffu en même temps.
00:04:14Et voilà avec un peu de chance j'arrive à glisser les 5 derniers mètres parce que le terrain était trempé, il pleuvait.
00:04:20Et quand je me fais plaquer j'arrive à glisser et il fallait pas un mètre de plus parce que sinon c'était cuit.
00:04:26Du coup c'est quand alors ? C'est après le premier tournoi en Nouvelle-Zélande ou après le deuxième à Tokyo que tu te dis
00:04:31moi le rugby à 7 c'est bon je veux en faire, le rugby à 15 une page se tourne, je veux vraiment rester dans cette discipline.
00:04:37C'est à Tokyo, après Tokyo vraiment là je commence un peu à engranger de l'expérience, je vois qu'on fait pas mal de voyages.
00:04:46Et c'est vrai que c'est vrai qu'à ce moment là à Tokyo après le tournoi, le manager de l'époque Jean-Claude Scrella vient me voir un peu à part au moment où on buvait une bière tous ensemble, la traditionnelle bière après tournoi.
00:05:04La troisième mi-temps.
00:05:06Bon là c'était pas encore la troisième mi-temps mais voilà c'était histoire d'allumer la flamme.
00:05:11Et voilà à ce moment là il me prend un peu à part et il me dit est-ce que tu serais prêt à venir avec nous, on aimerait bien te garder.
00:05:19Et à l'époque j'étais encore avec le racing donc ça a été un choix un peu difficile mais je regrette absolument pas.
00:05:26Tu m'étonnes, je pense que tu ne le regrettes pas en effet. Je t'ai demandé avant l'émission tes sources d'inspiration plus jeunes.
00:05:31Tu m'as cité trois athlètes, l'Ajidou Kouré, Roberto Carlos et Vincent Clair.
00:05:35Stéphane est-ce qu'aujourd'hui tu te rends compte que toi aussi tu es devenu une source d'inspiration pour des jeunes sétistes qui découvrent la discipline ?
00:05:42Est-ce que ça tu t'en rends compte ou pas forcément ?
00:05:45Non pas trop franchement je t'avoue que c'est encore loin pour moi même si je sais qu'il y en a beaucoup qui quand ils parlent de rugby à 7,
00:05:55ils assimilent mon visage ou plutôt mon chignon au rugby à 7 mais non après là on parle de Roberto Carlos, l'Ajidou Kouré.
00:06:06Au sein de ta discipline ?
00:06:07Oui au sein de ma discipline c'est peut-être le cas.
00:06:12Et tu te retrouves parfois, je pense à des petits jeunes qui arrivent en équipe de France de rugby à 7,
00:06:16est-ce que tu te vois un peu en eux dans leur manière d'aborder des compétitions, de gérer les entraînements, plein de choses ?
00:06:22Oui bien sûr, moi j'aime bien observer justement les mecs qui viennent du rugby à 15, leur premier tournoi.
00:06:29Et la préparation du premier match, en fait c'est lunaire parce que ce que tu vis au rugby à 7 pour la préparation de ton match,
00:06:37tu ne le vis pas du tout au rugby à 15.
00:06:40Au rugby à 15 c'est très focus, parfois c'est très silencieux, tout le monde a ses écouteurs,
00:06:45ou alors il y a un fond musical mais c'est très sérieux.
00:06:48Nous au rugby à 7 parfois on partage le vestiaire avec deux ou trois équipes quoi.
00:06:53Donc c'est plutôt une ou deux équipes mais parfois tu as la musique de l'adversaire qui est déjà en marche,
00:07:03donc tu écoutes ce qu'il écoute et en fait tu es obligé de vivre comme ça.
00:07:08Et en même temps si tu te remontes comme un coucou avant chaque match,
00:07:13quand tu en as trois dans la journée je peux te dire que tu finis cuit bambotos.
00:07:17Mais cette ambiance là, partager le vestiaire avec les adversaires au début,
00:07:21les premières fois ça doit être un peu déconcertant, déstabilisant.
00:07:23Ah ouais clairement c'est ça, en fait tu es là, tu regardes les adversaires,
00:07:26tu te dis mais attends mais comment ils se préparent ?
00:07:28Bon après c'est pas forcément tes adversaires directs que tu as dans ta poule tu vois.
00:07:32Mais c'est vrai qu'il y a un moment donné où au tout début t'es...
00:07:37Moi je me souviens à Wellington, je me souviens très bien du vestiaire,
00:07:41par contre je ne sais plus quelle équipe était à côté mais moi je me focalisais sur mes coéquipiers
00:07:46et je me disais mais attends les mecs ils ont la banane, ils sourient,
00:07:50enfin les gars on va jouer un match quoi.
00:07:53Et en fait je me suis mis dans un coin, je me suis remonté la pendule
00:07:58et en fait au bout du deuxième match je me suis dit ok, essaye de travailler sur toi,
00:08:03faire en sorte que le stress tu arrives à l'évacuer autrement
00:08:06et en fait avec la musique, l'énergie qu'il y a, le fait de pouvoir parler avec les mecs,
00:08:11puisque les mecs ils restent ouverts, à un moment donné tu arrives à évacuer le stress différemment, c'est important.
00:08:18C'est quoi ton rôle exactement sur un terrain ? Le style, la patte parese ?
00:08:23Moi on m'a souvent décrit comme quelqu'un qui lâchait rien, en même temps c'est un peu mon taf sur le terrain,
00:08:32je suis le dernier rempart avant que l'adversaire puisse marquer un essai,
00:08:37et en même temps j'ai des qualités physiques qui ne me permettent pas de déposer tout le monde,
00:08:44donc il faut que je m'accroche dans ma course si je veux marquer un essai, tu vois on en a parlé tout à l'heure,
00:08:49je me fais rattraper et en fait ça c'est un peu l'histoire de ma vie, j'ai toujours eu l'impression que quelqu'un était au bout du terrain
00:08:56et qu'il tirait le tapis centimètre par centimètre pour pas que j'aplatisse le ballon.
00:09:01Que au rugby ça ou même dans la vie en général, dans les choses que tu entreprends ?
00:09:05Oui ça oui, par contre je suis perfectionniste et parfois ça peut être un vilain défaut,
00:09:15mais j'aime bien aller au bout des choses et essayer de donner le meilleur de moi-même à chaque fois.
00:09:22Stéphane on est dans On s'enflamme, on va parler des Jeux Olympiques, ton premier souvenir des Jeux,
00:09:26première édition que tu as suivi, un truc qui t'a marqué ?
00:09:29Je te dirais c'est le premier match de l'équipe de France à Rio du coup, face à l'Australie.
00:09:41Il y a une action qui m'a marqué et celle-là je pense que je l'aurais toujours
00:09:46et c'est une action qui ne terminait pas et c'était très très dur.
00:09:50On va y revenir.
00:09:51Ok.
00:09:52Le premier souvenir, vraiment des Jeux que tu as suivis à la télé, gamin ?
00:09:56C'est dur, il y en a pas mal et puis en même temps je pense que je ne saurais pas dire laquelle était première,
00:10:07mais par contre il y a une athlète qui m'a bien marqué dans sa façon de se préparer avant de sauter en longueur,
00:10:17Eunice Barber, où elle s'est lancée un peu en arrière comme ça.
00:10:22Et je pense que ça c'est le premier souvenir que je dois avoir aux Jeux Olympiques.
00:10:26Tu sais quoi, Eunice Barber, on va en parler un petit peu dans cette émission.
00:10:29Thomas Signé qui va nous en parler, il va faire son entrée en plateau tout de suite.
00:10:34Sous les applaudissements.
00:10:36Ah oui !
00:10:37Je t'ai vu hésiter.
00:10:38Bonjour Lucien, bonjour Stéphane.
00:10:39Salut Thomas.
00:10:40Bonne année, meilleur vœu tant qu'il est important.
00:10:42Oui tout à fait.
00:10:43Eunice Barber, on va aller parler d' Eunice Barber.
00:10:46Et de ce côté complémentarité, justement, moi ça m'a donné l'idée, Eunice Barber,
00:10:51finalement c'est un petit peu comme le passage du rugby entre 7 et 15, avec le côté heptathlon,
00:10:56avec tout ce côté multidisciplinaire.
00:10:58Ça te parle un peu, bon là on va un petit peu loin dans le développement entre les disciplines,
00:11:05mais il y a un petit rapprochement de ce côté, toi, multidisciplinaire comme ça,
00:11:10il n'y a pas qu'en rugby, il y a aussi dans d'autres sports comme ça en fait où on touche à tout.
00:11:14Oui, c'est clair.
00:11:15Après le rugby c'est vrai que c'est un sport qui est hyper complémentaire, qui est complet.
00:11:21Et c'est vrai que nous, déjà, on s'appuie beaucoup sur la lutte, la boxe et d'autres disciplines,
00:11:29le sauvetage côtier, etc.
00:11:31C'est même la danse.
00:11:33Mais effectivement, c'est vrai qu'il y a un gros parallèle.
00:11:38J'avais jamais fait.
00:11:40Merci, merci de me le faire remarquer.
00:11:42On aurait pu penser à Kevin Mayer, mais c'est vrai que à Eunice Barber,
00:11:45bien sûr, si toi en plus ça te parle personnellement, c'était l'occasion de...
00:11:49Evidemment, c'est Antoine Dupont qui a popularisé ça au maximum sur le passage rugby 15-7,
00:11:56mais pour toi tu ne l'apprends pas, bien évidemment.
00:11:59On a vu un profil aussi qui se dégage, c'est Amandine Bouchard.
00:12:03Tu as suivi la judocate qui est en train de faire une double carrière au rugby.
00:12:08Alors ça, c'est encore plus exceptionnel, encore plus extraordinaire.
00:12:12Ah oui, c'est clair, c'est hyper intéressant.
00:12:15Il y a beaucoup de judokas qui viennent au rugby, plus jeunes quand même.
00:12:22Et ça a toujours fait des très bons plaqueurs.
00:12:25J'ai pu l'avoir un peu en action.
00:12:28Elle n'a pas peur du contact et c'est ça qui est hyper intéressant.
00:12:32Parce que c'est souvent ça, quand tu commences le rugby un peu tard,
00:12:35c'est un peu ça qui peut pêcher.
00:12:37Et elle a l'air de courir vite.
00:12:40Elle a le contact.
00:12:42Il ne lui manque plus qu'une dextérité technique.
00:12:46Mais voilà, sur une position à l'aile, elle peut peut-être faire l'affaire.
00:12:52Après, à voir, parce que le niveau des féminines au rugby à 7, elle a une grosse concurrence.
00:13:00Mais elle a raison de tenter et je pense qu'elle serait idiote de s'en priver.
00:13:05Pour l'instant, c'est à 15, elle est au stade français.
00:13:07C'est bien ça.
00:13:08Deuxième division, me semble-t-il.
00:13:10Mais avec son projet de faire Los Angeles 2028 à 7.
00:13:13Elle l'a déjà dit.
00:13:14Oui, c'est ça.
00:13:15Et je pense que c'est hyper intéressant.
00:13:17C'est hyper intéressant.
00:13:18Il y a plein d'athlètes qui le font.
00:13:20Des sprinters qui font 100, 200 mètres.
00:13:23Et voilà, il faut le faire.
00:13:27Il faut le faire.
00:13:28Si elle a les capacités de le faire, il faut qu'elle le tente.
00:13:30Ça te plaît.
00:13:31Ça te parle.
00:13:32T'en parlais justement avec Lucie.
00:13:33Oui, clairement.
00:13:34Toutes les disciplines touchées à tout.
00:13:35Clairement.
00:13:36Là, on a vu qu'en 2028, il y a le football flag.
00:13:43Oui.
00:13:44Je pense que ça, c'est quelque chose qui peut être totalement complémentaire avec le rugby à 7.
00:13:47Après, à voir au niveau du timing de compétition et comment ça se fait.
00:13:52Mais oui, c'est quelque chose qui est hyper intéressant.
00:13:55Et je ne serais pas surpris de voir des joueurs de rugby tenter leur chance au flag.
00:14:01On verra si Amandine Bouchard devient Antoinette Dupont.
00:14:04Alors là, elle placerait à un niveau vraiment incroyable de passer du judo au rugby si jamais elle y parvient.
00:14:11C'est vrai.
00:14:12On a vu comme ça, c'était une sprinteuse, son nom m'échappe, qui a fait du bobsleigh finalement.
00:14:17Oui, beaucoup de sprinters se mettent au bobsleigh.
00:14:20Ils font jeu d'été en sprint et jeu d'hiver bobsleigh.
00:14:23Oui.
00:14:24Nous, on a un joueur qui a été approché justement pour une autre nation par contre.
00:14:29D'accord.
00:14:30Du coup, ça ne s'est pas fait.
00:14:31On peut savoir qui ou pas ?
00:14:32Antoine Zegdar.
00:14:33D'accord.
00:14:34Qui, lui, habite à Monaco.
00:14:35Oui.
00:14:36Et du coup, il a été approché pour être le puncher.
00:14:39Je ne sais pas trop si c'est vraiment le terme.
00:14:41Oui.
00:14:42Mais voilà, comme c'est quelqu'un de très puissant, il aurait pu amener un peu de puissance à un bobsleigh.
00:14:47D'accord.
00:14:48Donc, pousseur au bobsleigh.
00:14:49C'est le terme pousseur.
00:14:50Oui, le pousseur.
00:14:51Peut-être pour remplacer le prince Albert alors.
00:14:53Parce que c'était sa discipline.
00:14:54Oui, oui, c'était sa discipline.
00:14:55C'est vrai, c'est vrai.
00:14:56C'est vrai, c'est vrai.
00:14:57Incroyable.
00:14:58Dès qu'on parle de...
00:14:59C'est marrant.
00:15:00Les passerelles entre les disciplines comme ça.
00:15:01Après, si on revient au rugby, évidemment, je ne vais pas te l'apprendre, mais il y a des noms qui...
00:15:05Virimi Vakatawa, évidemment.
00:15:06Bien sûr.
00:15:07Tu connais mieux que personne.
00:15:08Julien Candelon, un petit peu plus historique.
00:15:10Terry Bourrawa, au niveau français, bien sûr.
00:15:13Et au niveau international, Sonny Bill Williams.
00:15:15Excellent athlète aussi.
00:15:16Il a des perfs.
00:15:17Bon, il n'y a rien d'encore très officiel.
00:15:19J'ai regardé sur vraiment des 100 mètres.
00:15:20Contrairement à Cheslin Colby, qui a été chronométrée en 10-70 au 100 mètres.
00:15:24Ah oui, elle a été chronométrée.
00:15:25Oui, de manière plus officielle que Sonny Bill Williams.
00:15:27D'accord.
00:15:28Parce qu'il a fait un tout petit peu plus d'athlétisme avant que ce soit...
00:15:31Tu connais ton temps au 100 mètres ou pas ?
00:15:33Non.
00:15:34Non ?
00:15:35Non, non.
00:15:36Nous, on fait des cellules...
00:15:37Enfin, à l'époque, on faisait des cellules et on s'arrêtait à 80 mètres.
00:15:39Ok.
00:15:40Non, non.
00:15:41Je n'ai pas envie de le savoir.
00:15:43C'est ce que j'allais dire, oui.
00:15:44Et ça te donne envie de faire quelle discipline, toi ?
00:15:47Ça te donnerait envie ?
00:15:48Bon, tu en avais déjà parlé un petit peu avant, mais maintenant...
00:15:50Parce qu'en fait, là, on vient de citer quand même des sports complètement divers.
00:15:54On est même parti sur le bobsleigh que je n'avais même pas noté.
00:15:56C'est vrai.
00:15:57Ouais, ouais.
00:15:58Non, ben...
00:15:59Je t'avoue que je ne sais pas trop.
00:16:00Je t'avoue que le bijouvolet, j'aurais bien aimé, mais je ne suis pas forcément...
00:16:05Pas assez grand.
00:16:06Il y a un petit manque de taille.
00:16:07Il y a un petit manque de taille.
00:16:08Bon, ben, écoute, c'est comme ça, ça arrive.
00:16:10C'est jamais.
00:16:11Dépend.
00:16:12Si au bijouvolet, tu es obligé d'aller au filet de tournée quand même.
00:16:14Je pense, ouais.
00:16:15Surtout, en plus, c'est à deux, tu sais, donc...
00:16:18Tu peux faire libéraux en volet classique.
00:16:20Voilà, c'est ça.
00:16:21Je crois que Grébennikov prend sa retraite.
00:16:23En plus, il vient de l'apprendre.
00:16:24Ah ben, parfait.
00:16:25Voilà, c'est parfait.
00:16:26Je suis dispo, les gars.
00:16:27Si vous regardez ça, ben, moi, je suis dispo.
00:16:30Après Los Angeles ? Ou alors, tu cumules les deux ?
00:16:33Volet et rugby à 7 à Los Angeles ?
00:16:35Ah ben, pourquoi pas.
00:16:36Nous, c'est sur un week-end, donc...
00:16:38Après, le reste du temps, je suis prêt.
00:16:40Et pour finir sur le côté multidisciplinaire,
00:16:42Lucien, oui, on appelle l'athlétisme.
00:16:43Carl Lewis, en athlétisme, évidemment,
00:16:45qui, lui, a fait sprint et longueur.
00:16:47Michael Phelps en natation, par exemple,
00:16:49qui, bien sûr, a fait toutes les nages
00:16:51avec le succès qu'on connaît.
00:16:52Mathieu Van Der Poel,
00:16:53l'occasion de refaire un petit coucou à Julien Absalon
00:16:55qu'on a eu il n'y a pas si longtemps.
00:16:56On avait parlé de cette complémentarité
00:16:58vélo de route cyclocross.
00:17:00Pareil, ça fait partie des...
00:17:02Connor McGregorre, j'avais noté aussi,
00:17:03mais ça, c'est juste pour son sport.
00:17:05Oui, oui, tu as raison.
00:17:06Tu parlais, toi aussi,
00:17:07les techniques de combat, de lutte, évidemment,
00:17:09le MMA.
00:17:10Quoi de mieux que le MMA ?
00:17:11C'est dans le nom,
00:17:12la Mixed Martial Arts.
00:17:13Exact.
00:17:14J'ai travaillé mon accent pour 2026.
00:17:15C'est parfait.
00:17:16Merci.
00:17:17Ou en ski, aussi,
00:17:18on a noté un petit peu de ski.
00:17:19Baudi Miller ou Michaela Chiffrine,
00:17:20par exemple,
00:17:21deux des plus grands champions de l'histoire,
00:17:23qui ont gagné en slalom et en descente.
00:17:25Et donc ça, en ski,
00:17:26c'est pas banal du tout.
00:17:27De classe, c'est un champion.
00:17:29Voilà, donc la multi-pluridiscipline,
00:17:32disciplinarité.
00:17:33C'était dur à dire et tu l'as très bien dit.
00:17:35Mais tu l'as très bien dit.
00:17:36Bravo.
00:17:37C'est pas que le rugby.
00:17:38C'est vrai que, voilà,
00:17:39c'est intéressant, toutes ces ouvertures.
00:17:41C'est vrai.
00:17:42On savait qu'on trouverait un client en la matière
00:17:44pour parler de ça.
00:17:45Magnifique.
00:17:46Voilà.
00:17:47Thomas, on te remercie,
00:17:48t'as peut-être donné des idées à Stéphane.
00:17:49Le volet, on va suivre ça.
00:17:50Oui, bien sûr.
00:17:51Une place solitaire, comme tu l'as dit.
00:17:53Et toi, par contre, ta place,
00:17:54on la conserve pour une prochaine fois
00:17:55dans l'émission.
00:17:56Bah ça, c'est gentil.
00:17:57Je reviens alors.
00:17:58C'est parfait.
00:17:59Bonne continuation à vous deux.
00:18:01Merci à toi.
00:18:02Justement, on va continuer à parler des Jeux Stéphane.
00:18:06Le rugby à 7 a fait son entrée aux Jeux olympiques
00:18:08pour la première fois en 2016.
00:18:10Toi, tu t'es qualifié avec l'équipe.
00:18:12Ça fait quoi de se dire qu'on va faire partie
00:18:14de la première génération de cetiste olympique ?
00:18:17Est-ce qu'on le réalise tout de suite ?
00:18:18Est-ce qu'on se dit qu'on va un peu marquer l'histoire
00:18:20finalement de notre discipline ?
00:18:21Alors, à l'époque, j'étais bien jeune.
00:18:24Et je ne pensais pas à ce genre de choses.
00:18:31D'accord.
00:18:32À marquer le sport.
00:18:33Et quoi alors ?
00:18:34Dans ta tête, c'était...
00:18:35C'était l'instant présent.
00:18:36Ouais, c'était plus de me dire
00:18:38je vais découvrir ce que c'est que les Jeux olympiques.
00:18:41Et en fait, l'erreur qu'on a eue aussi,
00:18:44et que j'ai eue aussi,
00:18:47c'est de pas se dire on y va pour gagner.
00:18:52En plus, on y va pour kiffer ?
00:18:54Et en fait, c'était pas forcément pour kiffer,
00:18:56mais c'était déjà,
00:18:57je suis trop heureux, je suis sélectionné,
00:19:00je fais partie de l'équipe qui y va.
00:19:02Je découvre les Jeux olympiques, trop bien.
00:19:06Ouais.
00:19:07Et après, on donnera notre maximum en compétition
00:19:10et Admenko pourra.
00:19:12Mais du coup, on n'était pas avec un mindset
00:19:15à l'effet, on y va pour gagner.
00:19:17On l'a eue un peu trop tard.
00:19:20Justement, on va reparler un peu de la compétition.
00:19:22Mais avant ça, parle-moi juste de cette découverte
00:19:25de l'expérience olympique,
00:19:26la cérémonie d'ouverture au Maracana,
00:19:28le village olympique.
00:19:29Des étoiles dans les yeux, je suppose.
00:19:31Tu devais en avoir plein, des millions, des milliers.
00:19:33Ah ouais, c'est clair.
00:19:34Avec le staff,
00:19:36le staff a décidé de faire en sorte
00:19:38qu'on arrive assez tôt à Rio
00:19:40pour faire ce qu'il fallait à faire,
00:19:44enfin, ce qu'il fallait faire un peu,
00:19:46tout ce qui était touristique, etc.,
00:19:48pour pas qu'on ait un manque pendant les Jeux,
00:19:51en se disant, mince, on est à Rio,
00:19:53j'aimerais bien sortir,
00:19:54voir ce qui se passe à droite à gauche.
00:19:56Donc, on a fait tous les sites touristiques.
00:19:59Donc, le Corcovado,
00:20:03on a vu le Maracana,
00:20:05on a fait quoi ?
00:20:06On a fait Copagabana,
00:20:08on a visité une favela.
00:20:12Et en fait, voilà, après,
00:20:15on est arrivé au village olympique.
00:20:16Là, tu découvres,
00:20:17t'as des bâtiments de partout,
00:20:19et tu te dis, ah ok, d'accord,
00:20:20donc c'est ça.
00:20:21T'as les maisons,
00:20:23enfin, des drapeaux
00:20:24qui identifient chaque bâtiment.
00:20:27Et donc là, tout de suite, forcément,
00:20:29instinctivement, tu te dis, bon,
00:20:30où est celui de la France ?
00:20:32Tu le vois, c'est deux grands bâtiments,
00:20:34c'est la classe, tu vois.
00:20:36Et il y a déjà quelques athlètes
00:20:37qui sont déjà là, quoi.
00:20:39Donc, tu prends possession
00:20:41un peu des lieux,
00:20:42tu découvres que c'est des...
00:20:44Nous, on a l'habitude d'être en chambre
00:20:45dans des hôtels,
00:20:46deux par chambre.
00:20:47Là, c'est des appartements,
00:20:49et en fait, t'as quatre appartements
00:20:51sur un étage.
00:20:52Donc, t'as quasiment toute l'équipe
00:20:54qui est sur le même étage.
00:20:56Je crois que c'était sur deux étages.
00:20:58Et donc, du coup, voilà, c'est bon.
00:21:01Et en fait, c'est l'heure d'aller manger.
00:21:03Et là, t'arrives à la cantine,
00:21:05mais c'est monstrueux.
00:21:08C'était une espèce de tente, mais gigantesque,
00:21:11mais vraiment gigantesque.
00:21:12T'as limite un peu perdu, quoi.
00:21:13Ouais, ouais.
00:21:14Et en fait, tu fais...
00:21:15Le temps de faire tout le tour...
00:21:17Je pense que le premier jour,
00:21:18j'avais même pas fait tout le tour
00:21:19de tous les stands,
00:21:20parce qu'il y en avait tellement
00:21:22que je me suis dit, bon,
00:21:23à un moment donné,
00:21:24il va falloir que je mange parce que...
00:21:25Et en fait, c'était énorme.
00:21:28Enfin, on voyait...
00:21:30On a vu Nadal s'asseoir
00:21:32d'une table à côté, tu vois.
00:21:33Enfin, c'était...
00:21:34C'était vraiment chouette.
00:21:35D'ailleurs, Nadal, je l'ai revu aussi à Pareil.
00:21:36Incroyable.
00:21:37Avec Alcara, c'était vraiment chouette.
00:21:38Tu gères comment ça, toi,
00:21:39en tant que petit jeune
00:21:41qui découvre aussi les jeux ?
00:21:43Est-ce que t'es vraiment en mode fan
00:21:44et t'es à deux doigts, tu vois ?
00:21:46T'allais lui parler,
00:21:47lui demander une petite photo, un truc,
00:21:48ou tu restes quand même à distance
00:21:50en disant, bon, allez,
00:21:51je suis quand même un athlète aussi,
00:21:52j'ai ma place ici.
00:21:53Je gère un peu la chose.
00:21:55Ouais, j'étais jeune,
00:21:56donc j'essayais de rester avec le groupe.
00:21:58Ouais.
00:21:59Je faisais pas trop de...
00:22:00Enfin, je divaguais pas trop, tu vois, donc...
00:22:02Non, hein.
00:22:03Et puis, à l'époque,
00:22:04sortir son portable pour faire un selfie,
00:22:06c'était rare quand même.
00:22:07Oui, c'est vrai.
00:22:08En 2016, on est il y a 10 ans.
00:22:09En 2016, c'était pas encore hyper démocratisé.
00:22:11T'as raison de le rappeler, ouais.
00:22:12Mais non, ouais, bah,
00:22:13je le quittais pas des yeux.
00:22:14J'étais...
00:22:15Enfin, j'essayais de le regarder
00:22:16un peu du coin de l'œil,
00:22:17voir ce qu'il...
00:22:18Enfin...
00:22:19Alors que...
00:22:20Là, il mangeait, quoi.
00:22:21Oui, oui, c'est ça, oui.
00:22:22Mais...
00:22:23Mais ouais, non, c'était...
00:22:24À Safa Powell, aussi.
00:22:25C'était dingue.
00:22:26Et à Safa Powell, à la fin des Jeux,
00:22:28à la fin des Jeux, au McDo.
00:22:30Voilà, dans un lieu un peu insolite.
00:22:31Exactement.
00:22:32C'est ça.
00:22:33On rentre de soirée après...
00:22:37Enfin, du Club France, d'ailleurs,
00:22:38qui était incroyable, à Rio.
00:22:40Et on rentre au village olympique
00:22:43et il y a une petite dalle qui s'installe, tu vois.
00:22:46Donc, on va au McDo, qui était dans l'enceinte
00:22:49du village olympique.
00:22:51Et, en fait, tu fais la queue.
00:22:53Et là, je me retrouve...
00:22:54Je me retourne et là, je me retrouve
00:22:56nez à nez avec Safa Powell, quoi.
00:22:58Et là, je me dis, mais c'est dingue, quoi.
00:23:00C'est dingue, parce que j'avais...
00:23:02Enfin...
00:23:03Je connais un peu l'athlétisme.
00:23:05Enfin, je connaissais l'athlétisme
00:23:06un peu à cette époque-là.
00:23:07Forcément, j'ai baigné un peu dedans
00:23:10et je suivais un peu les grandes stars, etc.
00:23:13Et à Safa Powell, c'était...
00:23:15Oui, oui, oui.
00:23:16C'était incroyable, quoi.
00:23:17Et là, de le voir au McDo,
00:23:19enfin, c'était incroyable.
00:23:20C'était dingue.
00:23:21Et alors, il y a un petit truc aussi.
00:23:23Moi, j'ai été au McDo il n'y a pas si longtemps
00:23:25et je me suis dit, c'est de plus en plus cher.
00:23:27Aux Jeux Olympiques, en tout cas à Rio,
00:23:29il n'y avait pas ce problème, Stéphane.
00:23:30Non, non.
00:23:31Pourquoi ?
00:23:32Ben, McDo était partenaire.
00:23:34Je ne sais pas s'ils le sont toujours,
00:23:35mais ils étaient partenaires officiels
00:23:37des Jeux Olympiques.
00:23:38Et du coup, le McDo était gratuit.
00:23:43Celui qui était dans le village olympique,
00:23:45il était gratuit pour les athlètes.
00:23:47C'était free, quoi.
00:23:49Gratuit, illimité ?
00:23:50Illimité, forcément.
00:23:52Donc, quand on revenait du McDo,
00:23:55dans les Piaules,
00:23:57on avait 5-6 sacs remplis
00:24:01et on amenait ça
00:24:03et on était un peu le maître du village
00:24:06qui donnait à manger à tout le monde, tu vois.
00:24:08C'était assez drôle.
00:24:09Alors, McDo n'est plus sponsor des JO,
00:24:12mais de toute façon, c'est trop cher
00:24:13comme Quick, comme Burger King.
00:24:15Et voilà, McDo, je précise aussi,
00:24:18ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé.
00:24:20Bien sûr.
00:24:21À consommer avec modération.
00:24:22Exactement.
00:24:23Voilà.
00:24:24Donc, parlons un peu du sportif aussi.
00:24:25Vous perdez en quart contre le Japon,
00:24:26une défaite frustrante, 12-7.
00:24:28Puis vous battez les Australiens
00:24:29pour la place de 7.
00:24:30L'état d'esprit du groupe
00:24:32à la fin de la compétition,
00:24:33c'était quoi, Stéphane ?
00:24:34Dépité, frustré,
00:24:36quand même assez fier
00:24:38d'avoir représenté la France
00:24:39à ses premiers Jeux pour le rugby à 7 ?
00:24:41Oui, bien sûr.
00:24:42Après, comme je t'ai dit,
00:24:44je pense qu'on a commencé à y croire
00:24:46après le premier match face à l'Australie.
00:24:49Et en fait, le fait que ça s'arrête
00:24:51en quart de finale face au Japon,
00:24:53qui était peut-être l'un des meilleurs tirages pour nous,
00:24:56c'est hyper frustrant.
00:24:58En plus, on perd à la dernière seconde.
00:24:59Je me revois encore en train de ramasser la balle,
00:25:03parce que c'était juste au milieu des poteaux.
00:25:06Et je ramasse la balle.
00:25:08J'essaie de demander aux botteurs japonais
00:25:11de botter avant la fin du temps réglementaire
00:25:14pour que le match puisse continuer.
00:25:17et forcément, il ne l'a pas fait.
00:25:19Mais j'étais dépité.
00:25:21Je l'ai supplié pendant les 15 secondes qui restaient.
00:25:26Et c'était affreux.
00:25:28Franchement, c'était affreux.
00:25:29Après, avec du recul, on a fait un beau parcours.
00:25:34Je pense qu'on aurait peut-être pu atteindre les demi-finales
00:25:36et pourquoi pas peut-être une médaille.
00:25:39Mais je pense que ça n'aurait pas été volé.
00:25:45Mais au vu des années qu'on a passées,
00:25:48ce n'était pas forcément notre place.
00:25:51Après, une compétition comme ça, il peut tout y arriver.
00:25:55Il peut tout arriver.
00:25:56C'est ça la magie du sport.
00:25:58Un peu de regret, forcément.
00:26:01Beaucoup de frustration.
00:26:02Mais on apprend beaucoup de choses.
00:26:05Et du coup, sur les prochaines Olympiades,
00:26:08c'était essayer de ne pas revivre ces déceptions-là.
00:26:12Tu l'as dit, le sport parfois est dur.
00:26:14Après Rio, la prochaine étape, c'est Tokyo.
00:26:16Se qualifier au jeu, ce n'est pas simple.
00:26:18Il y a trois opportunités pour se qualifier.
00:26:21La première, c'est le classement mondial.
00:26:22Les quatre meilleures équipes du classement
00:26:24se qualifiaient directement pour les Jeux.
00:26:25Vous n'en faisiez pas partie.
00:26:27La deuxième, c'est la qualification continentale.
00:26:29Chaque continent organise son propre tournoi.
00:26:31Une seule équipe par continent décroche son billet.
00:26:33Ça, d'ailleurs, c'est une compétition
00:26:35qu'on a diffusée à l'époque sur Sports en France.
00:26:37Vous perdez en finale contre l'Angleterre.
00:26:39Et donc, vous avez une troisième et dernière opportunité
00:26:42de vous qualifier.
00:26:43C'est le repêchage mondial.
00:26:44Donc, c'est toutes les équipes
00:26:45qui n'ont pas encore réussi à se qualifier
00:26:46qui disputent un tournoi.
00:26:47Il faut déjà se qualifier pour ce tournoi-là.
00:26:48Déjà se qualifier.
00:26:49C'est les deux et trois,
00:26:51deuxièmes et troisièmes de chaque tournoi continentaux
00:26:56qui vont justement au repêchage.
00:26:59Voilà.
00:27:00Donc, c'est vraiment très, très difficile de se qualifier.
00:27:03C'est la dernière chance Monaco.
00:27:04C'est ça.
00:27:05Voilà.
00:27:06Donc, vous faites un bon tournoi.
00:27:07Vous vous qualifiez en finale.
00:27:08Il faut gagner ce match face à l'Irlande.
00:27:10Oui.
00:27:11Vous menez à la pause.
00:27:13Oui.
00:27:14Et finalement, c'est l'Irlande qui repasse devant
00:27:16en seconde période et qui gagne le match.
00:27:18L'instant où il y a le coup de sifflet final,
00:27:21où tu réalises, je ne sais pas d'ailleurs si tu le réalises tout de suite,
00:27:25mais que tu n'iras pas, vous n'irez pas au jeu.
00:27:28Qu'est-ce qui se passe ?
00:27:29Ah, tu le réalises.
00:27:30Oui.
00:27:31Quand tu entends les Irlandais crier de joie,
00:27:34tu le réalises tout de suite.
00:27:36Ça te met un coup de massue derrière la tête.
00:27:39C'est très, très dur.
00:27:42C'est quoi ? T'as envie de pleurer ?
00:27:46Ah oui, tu pleures.
00:27:47En tout cas, on refait dix fois ce match.
00:27:51Si on le repère dix fois, je pleure dix fois.
00:27:54Mais oui, ça a été très, très dur et sur beaucoup, beaucoup de temps.
00:28:00Après, on a eu de la chance parce qu'il y a eu les Jeux Olympiques qui étaient un mois après.
00:28:06Donc vraiment, pendant un mois, j'ai ruminé ça.
00:28:10Enfin, c'est très difficile de ruminé.
00:28:13Je pense que c'est la plus grosse déception de ma vie,
00:28:16que ce soit personnelle comme professionnelle.
00:28:20On n'a pas réussi à faire le match parfait,
00:28:23chose qu'a réussi à faire l'Irlande.
00:28:27Et ils ne l'ont pas volé, ce match-là.
00:28:31Ils ont réussi à nous contre-attaquer, à nous contrer sur nos attaques.
00:28:39Mais il y avait tellement la place.
00:28:42Et même à Colomiers, il y avait beaucoup la place.
00:28:46Mais on a vécu déception sur déception.
00:28:52Et ça a été très, très, très, très, très dur.
00:28:58Mais bon, heureusement que j'avais un entourage qui était présent
00:29:03et qui m'a vraiment très, très, très bien aidé.
00:29:07Ce qui est dur aussi dans un sport collectif, tu le sais mieux que moi,
00:29:10c'est que parfois, on peut être très bon.
00:29:12Et l'équipe, pas forcément.
00:29:15Toi, là, tu étais dans une phase, quand on parle de ce repêchage mondial et même avant,
00:29:20où tu étais en pleine bourre.
00:29:21Tu jouais vraiment à un niveau très, très élevé.
00:29:23Ça a été encore plus dur, ça, à encaisser, de te dire
00:29:25moi, je suis presque dans la forme de ma vie, en tout cas à l'époque.
00:29:28Et on ne va pas se qualifier pour la compétition la plus prestigieuse du monde.
00:29:32Ouais, à Colomie, c'était encore plus le cas.
00:29:35Franchement, je sentais que j'étais un peu sur un nuage.
00:29:39J'arrivais un peu à débloquer quelques situations.
00:29:43Je sentais que j'étais vraiment en symbiose avec l'équipe.
00:29:48Et effectivement, le fait de se dire bon, je voyais un peu toute l'équipe.
00:29:57On prenait conscience de certaines choses qui nous faisaient performer et être meilleurs
00:30:02sur le terrain.
00:30:03Et ouais, en fait, c'est hyper frustrant parce que je n'arrête pas de le penser.
00:30:10C'est-à-dire que je pense que si on se qualifie à Tokyo, il y a une grande chance qu'on
00:30:16revienne avec une médaille.
00:30:18Après cette défaite contre l'Irlande dans le vestiaire, est-ce que tu as des souvenirs ?
00:30:23C'est le silence total ou est-ce que l'un des joueurs prend la parole ?
00:30:27Si oui, qu'est-ce qu'il dit ?
00:30:29Ouais, c'était totalement déstructuré.
00:30:32On n'est pas rentrés tous ensemble au vestiaire.
00:30:35Il y en a qui...
00:30:37Enfin, chacun allait voir un peu ses proches autour du terrain.
00:30:41C'était très dur.
00:30:43Et après, dès qu'on se retrouve tous un peu dans le vestiaire, un chaos.
00:30:49On remplit bagage et on rentrait à l'hôtel, mais sans aucun bruit.
00:30:54Ça crée de la tension un peu aussi.
00:30:55On s'engueule, on essaie de trouver des réponses à toutes les questions.
00:31:00À comment vous avez pu laisser échapper ce match, ce billet pour Tokyo ?
00:31:04Cette fois-ci, on ne l'a pas extériorisé.
00:31:09On s'est dit...
00:31:11Enfin, il y a juste le coach qui avait parlé et qui a dit qu'on était passé à côté,
00:31:16qu'on ne peut que s'en prendre à nous-mêmes.
00:31:19Mais entre nous, on est resté bienveillant.
00:31:24Alors, peut-être que forcément, on peut avoir des pensées sur certains détails du match.
00:31:29Moi, je sais que je n'ai pas fait que des choix parfaits sur la finale.
00:31:34Mais voilà, il reste encore un peu une ambiguïté.
00:31:39Je ne sais pas trop encore s'il y a des joueurs qui m'enveuillent pour certaines actions.
00:31:45Mais voilà, c'est le jeu.
00:31:49Et en même temps, après ça, il y a eu un renouveau.
00:31:52Il y a eu beaucoup de joueurs qui sont partis à la retraite, d'autres qui ont arrêté.
00:31:56Et il y a beaucoup de nouveaux joueurs qui sont arrivés et ça fait un bien fou.
00:32:02C'est marrant parce que tu as quand même été champion olympique de cette discipline.
00:32:06Quand tu me parles de cette période, de cet échec de Monaco privé de Jeux de Tokyo,
00:32:11je sens encore dans tes paroles, dans la façon dont tu t'exprimes, que c'est dur.
00:32:14Que la plaie est encore bien ouverte.
00:32:16Clairement.
00:32:18C'est quelque chose sur lequel je peux m'appuyer de temps en temps.
00:32:23Quand je sens que c'est très dur, qu'on fait un peu fausse route
00:32:27ou que je commence un peu à délaisser un peu ce qui est très important, voire vital,
00:32:35pour de la performance collective.
00:32:38Et ouais, c'est quelque chose...
00:32:41J'aime bien un peu me le rappeler de temps en temps,
00:32:44même si aujourd'hui, ça n'a pas forcément le même effet qu'il y a quelques années.
00:32:48Mais ça m'a aidé à rebondir et j'ai appris de mes erreurs.
00:32:55Et ça m'a donné une hargne et une volonté de retourner à l'entraînement démesuré.
00:33:02On va parler de quelque chose de très positif maintenant.
00:33:04Paris 2024.
00:33:05Voilà.
00:33:06Voilà.
00:33:07On rentre dans le positif.
00:33:09Déjà, Paris, vous êtes directement qualifié, pays hôte.
00:33:12Ça, je suppose que pour le groupe...
00:33:15Alors, tous, très peu finalement, ont vécu cette désillusion,
00:33:19ce traumatisme de Tokyo 2021.
00:33:21Mais toi, tu l'as vécu.
00:33:22Donc, d'être directement qualifié pour les Jeux,
00:33:24ça va être un soulagement, mais incroyable.
00:33:26Ah oui, c'est clair.
00:33:27C'est clair, c'est clair.
00:33:28Après, le jour où il fallait se qualifier,
00:33:32donc un an avant les Jeux,
00:33:34on fait partie des 4 premiers.
00:33:36Oui.
00:33:37Donc, on se serait qualifié malgré tout.
00:33:39Mais c'est sûr que quand tu pars,
00:33:42et que tu commences à te construire,
00:33:44tu n'as pas ça à penser.
00:33:46Et Dieu sait que le championnat européen,
00:33:51pour se qualifier,
00:33:52si tu ne fais pas partie des 4 premiers
00:33:53et que tu dois être champion d'Europe,
00:33:55le championnat européen, il est très élevé.
00:33:57Je pense que c'est le tournoi continental
00:33:59qui est le plus élevé.
00:34:01Et on est content de ne pas avoir eu à faire ce tournoi.
00:34:08C'est clair.
00:34:09Alors, avant Paris, tous les feux sont au vert.
00:34:11Une troisième place à Vancouver,
00:34:12un titre à Los Angeles,
00:34:14la médaille d'argent à Hong Kong et le Graal.
00:34:16Une victoire à la grande finale du 7 Series
00:34:18en titre de champion du monde, en fait, à Madrid.
00:34:20En plus, un petit peu chez toi aussi.
00:34:22Enfin, tu y as vécu un petit peu,
00:34:24on en a parlé en début d'émission,
00:34:25contre l'Argentine.
00:34:26Vous les connaissez par cœur, les Argentins.
00:34:28En plus, tu marques un essai en finale.
00:34:31C'est le début du rêve, là, déjà.
00:34:33Là, tu te dis, c'est extraordinaire.
00:34:34C'est une première étape.
00:34:35Ah oui, c'est clair.
00:34:36C'est une première étape.
00:34:37Elle a commencé à Los Angeles, comme tu as dit.
00:34:39Mais oui, en fait, à Los Angeles,
00:34:42on débloque le premier tournoi à gagner
00:34:45depuis plus de 19 ans.
00:34:47Et en fait, ça faisait des années
00:34:52qu'on commençait un peu à monter en puissance.
00:34:54Et je me souviens très bien.
00:34:56En début d'année, en début de saison,
00:34:58on ne fait pas forcément un très bon début de saison.
00:35:01Et au bout du troisième tournoi,
00:35:02je vais voir Jérôme, qui était notre coach.
00:35:04Et je lui dis, mais Jérôme, franchement,
00:35:06j'en ai ras le cul de perdre, tu vois.
00:35:08Genre, on n'est pas loin.
00:35:09On perd des quarts de finale
00:35:11contre ceux qui gagnent des tournois.
00:35:12Et on n'est vraiment pas loin.
00:35:14Je sens que c'est des détails, quoi.
00:35:15Avec l'expérience, etc.
00:35:17Je me dis, c'est là, quoi.
00:35:19Mais je commençais un peu à baisser les bras et tout.
00:35:23Et il me dit, mais Steph, crois-moi,
00:35:26cette année, on va se payer.
00:35:28Et quelques mois plus tard, on gagne Los Angeles.
00:35:31Donc là, c'était génial.
00:35:34Émotionnellement parlant,
00:35:36c'était un soulagement de dingue.
00:35:38C'était fou.
00:35:39Et en fait, comme un peu une continuité,
00:35:42il y a eu la phase finale du championnat à Madrid.
00:35:46Moi, j'étais comme une balle.
00:35:48Je l'étonne.
00:35:49J'étais en forme.
00:35:50Et puis en plus de jouer à Madrid,
00:35:52ça avait énormément de sens.
00:35:54La semaine juste avant,
00:35:56on s'entraîne au lycée français de Madrid.
00:35:58C'est juste lunaire.
00:36:00Tout est aligné, en fait.
00:36:01Tout est aligné pour que ça se goupille bien, quoi.
00:36:05Il y avait Antoine Dupont.
00:36:07Et l'équipe, elle était incroyable.
00:36:10Et en fait, ça se passe super bien.
00:36:13On tombe en finale face à l'Argentine.
00:36:16Comme tu dis, on les a joués pendant toute la saison.
00:36:19Et ça a été très difficile.
00:36:21Ils ont été très bons.
00:36:22Je pense qu'ils ont fait l'une de leurs meilleures saisons.
00:36:25Un début de saison.
00:36:26Tony Truant avec plusieurs titres,
00:36:29des finales et ça sur cinq tournois.
00:36:32Et là, on arrive à Madrid.
00:36:35On joue l'Argentine.
00:36:37On sait qu'ils ont eu un petit creux en fin de saison.
00:36:42Mais ils sont quand même là en finale.
00:36:44Et il y avait beaucoup d'Argentins en tribune.
00:36:47Ça faisait du bruit.
00:36:48Et on est content d'avoir pu mettre la clim
00:36:52et entendre des supporters français
00:36:54qui avaient fait le déplacement.
00:36:55Ça faisait vraiment plaisir.
00:36:57Avant même le début des Jeux,
00:36:59il y a eu un engouement dingue autour de la discipline.
00:37:01Notamment, et Thomas Signé qui en a parlé,
00:37:04tu l'as évoqué aussi, l'arrivée d'Antoine Dupont
00:37:06qui est passé du rugby à 15 au rugby à 7.
00:37:09Quand, au sein du groupe, vous apprenez
00:37:11qu'il va faire cette transition,
00:37:13qu'il va arriver dans l'équipe,
00:37:14comment ça se passe ?
00:37:15Est-ce que tout de suite, il n'y a que de la joie ?
00:37:17On se dit, c'est super,
00:37:18on a le meilleur joueur de la planète à 15
00:37:20qui va venir renforcer notre équipe ?
00:37:22Est-ce qu'il y a plus l'idée de se dire
00:37:24si Antoine arrive, il va prendre la place de quelqu'un ?
00:37:27Quelle est vraiment son intention aussi ?
00:37:29Est-ce que c'est juste un kiff personnel ?
00:37:31Est-ce qu'il y a un vrai projet collectif ?
00:37:32Comment ça s'est passé ?
00:37:34Il l'a déclaré, je ne sais plus trop bien
00:37:37quand est-ce que c'était,
00:37:38mais presque un an avant les Jeux.
00:37:40Il avait dit, voilà,
00:37:41moi j'aimerais bien faire les Jeux Olympiques.
00:37:43Et donc cette annonce, forcément on l'a vue,
00:37:47on en a parlé avec les joueurs et tout,
00:37:50et franchement on s'est dit, c'est génial et tout.
00:37:53Puis plus les jours avançaient,
00:37:55plus les mois avançaient,
00:37:56plus on se posait des questions,
00:37:57on se disait mais quand est-ce qu'il va arriver ?
00:37:59On n'a pas trop d'infos ?
00:38:02Comment il va arriver ?
00:38:04Quelle place il va jouer ?
00:38:05Et donc il y a eu un peu,
00:38:08bon on n'en parlait pas tout le temps,
00:38:09mais de temps en temps,
00:38:10il y avait ce sujet qui revenait.
00:38:12Et c'était assez drôle,
00:38:14parce que vraiment on avançait dans le brouillard
00:38:18et notre coach, il ne voulait pas trop nous en dire
00:38:21parce que c'était quand même assez confidentiel,
00:38:23il devait négocier avec le stade toulousain aussi.
00:38:25Il fallait que ce soit bien fait.
00:38:27Et en fait ça s'est super bien goupillé,
00:38:29ça a été très bien fait.
00:38:31Il est arrivé peut-être à mon goût,
00:38:33peut-être un peu trop tard au sein de l'équipe,
00:38:39mais après ça se comprenait
00:38:41et au final avec du recul,
00:38:43je trouve qu'en connaissant le lustique,
00:38:47c'était pas trop tard.
00:38:52dans le sens où c'est un mec qui apprend énormément,
00:38:55qui est très travailleur,
00:38:57qui apprend très très vite.
00:38:58C'est ça qui m'a le plus impressionné chez lui,
00:39:00c'est qu'il a une capacité à se concentrer
00:39:03et à ingurgiter des infos qui sont monstrueuses.
00:39:08Et puis après, tu le connais,
00:39:11il est hyper humble,
00:39:12un peu comme à son image,
00:39:16il est exactement comme ça et hyper talentueux.
00:39:20Donc une fois qu'il est arrivé,
00:39:22on était comme des balles, hyper contents.
00:39:24D'ailleurs, une petite anecdote,
00:39:26c'est que le premier jour où il est arrivé,
00:39:28il ne s'entraînait pas,
00:39:30mais nous on s'entraînait.
00:39:32Et il est arrivé quand on était sur le terrain,
00:39:34en train de s'échauffer,
00:39:35et là il a commencé à nous serrer la main à tous
00:39:38en connaissant nos prénoms.
00:39:42Ah ok, c'est déjà une belle marque.
00:39:44C'est juste ça,
00:39:46je trouve que c'est juste hallucinant.
00:39:48Et je trouve que ça montre un peu l'application du joueur aussi.
00:39:52Et ça, on peut le voir aussi,
00:39:54tu vois, quand on a des jeunes joueurs
00:39:56qui viennent au rugby à 15,
00:39:57qui viennent à 7,
00:39:59parfois ils sont catapultés là-dedans,
00:40:01parfois il y en a qui n'ont rien demandé,
00:40:03ils l'ont juste dit,
00:40:04le club leur a dit,
00:40:05voilà, tu vas partir à 7.
00:40:07Du jour au lendemain,
00:40:08le gamin, il se retrouve avec nous.
00:40:10Mais voilà, lui, c'était quelque chose qu'il voulait.
00:40:14Et en même temps, je pense qu'il a été malin,
00:40:17parce qu'il avait vu aussi qu'on était sur une pente ascendante
00:40:21et qu'il pouvait peut-être apporter quelque chose.
00:40:24Mais justement, tu viens de le dire,
00:40:26il y a eu un discours un peu du grand public,
00:40:29vos résultats ont été attribués en fait à Antoine Dupont.
00:40:34Si tu veux, le titre à Los Angeles,
00:40:36la finale mondiale à Madrid,
00:40:37on s'est dit, bah ouais, mais c'est normal en fait,
00:40:38Antoine Dupont, il est arrivé dans l'équipe.
00:40:39Je parle du grand public.
00:40:41Est-ce que ça, quand tu sais tout ce que vous avez construit aussi,
00:40:44tu l'as dit, en plus quand il arrive,
00:40:46vous êtes déjà sur une pente ascendante.
00:40:47Est-ce que ça a pu t'offusquer,
00:40:50te souder un petit peu d'entendre ça ?
00:40:52C'est l'arrivée d'Antoine Dupont
00:40:54qui entraîne ces très bons résultats ?
00:40:58Pas forcément.
00:41:00En vrai, statistiquement, tu l'as évoqué.
00:41:04C'est indéniable.
00:41:06À chaque fois qu'on a gagné un tournoi, il y était.
00:41:08Il y a d'autres joueurs, tu vois, on parlait d'Antoine Zegdar.
00:41:12Antoine Zegdar, avant l'année dernière, il avait un palmarès
00:41:17où, si tu veux, à chaque fois qu'il venait faire un tournoi au rugby à 7,
00:41:21il y avait une médaille.
00:41:23C'est quelque chose qu'on ne saura jamais
00:41:27parce qu'on était vraiment en pente ascendante.
00:41:30Et comme je t'ai dit, au bout du troisième tournoi de l'année,
00:41:34on était vraiment à ça de basculer.
00:41:37Et après avoir gagné, je me suis encore plus rendu compte
00:41:40que c'était vraiment un détail.
00:41:42Mais à chaque fois qu'on a gagné, il était là.
00:41:46Il a fait de très, très grosses performances.
00:41:48Il a vachement apporté à l'équipe aussi.
00:41:51Et ça, c'est indéniable.
00:41:53Mais c'est comme si, dans ces équipes qui ont gagné,
00:41:57est-ce que si on enlève un autre joueur, est-ce qu'on aurait gagné aussi ?
00:42:01On ne sait pas.
00:42:02Mais c'est vrai que c'est un joueur qui a quand même beaucoup apporté,
00:42:05qui a marqué des essais aussi.
00:42:07Et aujourd'hui, il n'y a pas de question à avoir.
00:42:12C'était la bonne solution de l'avoir aussi au sein de l'équipe.
00:42:15Oui, c'est clair.
00:42:16La prépa a été hyper intense pour les Jeux.
00:42:18On a pu voir des images tournées avec des stages à la mer,
00:42:22avec les sauveteurs côtiers, les exercices dans le sable.
00:42:25Pour rester dans l'insolite, on a aussi eu des cours de danse,
00:42:28avec une danseuse du Moulin Rouge.
00:42:31Et d'ailleurs, tu sais quoi, Stéphane ?
00:42:33Il me semble qu'elle a un petit message.
00:42:35Ah, j'adore !
00:42:37Salut, Steph !
00:42:39Écoute, moi, j'aimerais avoir ton sentiment sur une situation
00:42:42lorsque Jérôme Daré et moi-même, nous avons annoncé à l'équipe
00:42:46que des danseuses du Moulin Rouge allaient venir à Martoussi
00:42:49et que les joueurs avaient pour mission de leur transmettre
00:42:53et de leur apprendre la chorégraphie qui j'appelle.
00:42:57Je voudrais que tu racontes ce moment.
00:42:59C'était un très joli moment.
00:43:01Et puis, je me dis, est-ce que tu serais capable de refaire la chorégraphie,
00:43:07là, ici, sur le plateau ?
00:43:09Sortir de ta main de confort ?
00:43:11C'est quelque chose que tu fais peur, puisque tu es champion olympique ?
00:43:16Allez, touche, c'est un bras !
00:43:20Laure Bontaze, on la remercie.
00:43:22Elle m'a dit que tu n'allais pas être très content quand elle allait faire la chorégraphie.
00:43:24Ah oui, c'est sûr, on a la chorégraphie.
00:43:26Je suis désolé, Laure, mais...
00:43:28C'est pas grave.
00:43:29C'est que quand on est en équipe, je ne peux pas trahir mes coéquipiers comme ça.
00:43:35Je m'en doute.
00:43:36Mais ouais, c'était un super bon moment.
00:43:40Laure, ça fait des années qu'on travaille une chorégraphie, qu'on travaille la danse.
00:43:46Tu vois, juste après...
00:43:48Eh ouais, là, on la voit.
00:43:50Au Club France.
00:43:52À défaut que je vous la fasse, vous la voyez...
00:43:54T'es un super danseur, par contre.
00:43:56J'adore la danse.
00:43:58C'est quelque chose.
00:43:59Non, mais ça, c'est quelque chose qu'on a appris.
00:44:02Mais non, c'était juste dingue.
00:44:05Ça nous a apporté énormément de choses.
00:44:08Et aujourd'hui encore, j'apprends encore des choses que ça nous a apportées.
00:44:13Ça a été très très long.
00:44:16On a fait quoi ? 3-4 ans de danse.
00:44:21Et cette danse-là, elle n'était pas prédestinée à être sortie.
00:44:25Et c'est pareil.
00:44:26À Jérôme, on lui disait, mais Jérôme, pourquoi on apprend cette danse ?
00:44:31Vous verrez.
00:44:32Peut-être qu'un jour, vous la sortirez.
00:44:34Et après, au fur et à mesure, mais quand est-ce qu'on va la sortir ?
00:44:37Eh bien, vous verrez.
00:44:38Ce sera un grand moment, etc.
00:44:41Vous verrez.
00:44:42Et en fait, à Los Angeles, on dit, bon, les gars, on l'a fait cette danse.
00:44:46Ah non, non, non, non, non, non.
00:44:47C'est hors de question.
00:44:48On va se ridiculiser et tout ça.
00:44:50Bon, ben, on l'a fait pas.
00:44:51Madrid, pareil.
00:44:52On l'a fait la danse après avoir gagné à être champion du monde.
00:44:55Donc là, on marque l'histoire, tu vois.
00:44:57Non, non, non, c'est hors de question et tout.
00:44:59Bon, OK.
00:45:00Et là, Paris, pareil.
00:45:01Et Paris.
00:45:02Allez, on l'a fait et tout.
00:45:03Et là, il y a la moitié de l'équipe.
00:45:05Non, non, non, c'est hors de question et tout.
00:45:06Et là, tu as Antoine Dupont qui arrive avec son portable à la main.
00:45:09Les gars, j'ai envoyé un message au DJ, au DJ du Stade de France.
00:45:14Je lui ai dit de mettre la musique.
00:45:15Il va la mettre dans cinq minutes.
00:45:16Énorme.
00:45:17Donc là, on se prépare et tout ça et on commence à faire la choré.
00:45:20Et c'était dingue.
00:45:21Mais dedans, il y a plein de choses.
00:45:23Il y a le mapping qui est justement le fait de bien se positionner,
00:45:27qu'on peut retrouver sur un terrain de rugby avant un lancement.
00:45:30T'as aussi ce climat de bienveillance qu'on a construit dès le début,
00:45:36où en fait, les timides jouaient quand même le jeu
00:45:41et faisaient des choses qu'ils n'avaient pas forcément aimé de faire,
00:45:47mais le faisaient pour le collectif.
00:45:49T'as des leaders qui émanent.
00:45:52Et en plus, ça nous a permis d'échanger avec les danseuses du Moulin Rouge,
00:45:57découvrir un peu aussi cet environnement du Moulin Rouge,
00:46:00parce qu'on y était allé un peu précédemment.
00:46:03On avait fait la chorégraphie sur la scène du Moulin Rouge.
00:46:06Je ne sais pas si tu imagines, mais c'est lunaire.
00:46:08Le Moulin Rouge, qu'est-ce que ça représente ?
00:46:10Tu vas n'importe où dans le monde entier.
00:46:13Tu parles du Moulin Rouge, tout le monde connaît.
00:46:15Donc c'est essayer de s'approprier ça aussi, tu vois.
00:46:18Qu'est-ce que ça veut dire que d'être français ?
00:46:20Donc Moulin Rouge, la Tour Eiffel, la Dupila.
00:46:23Il y a plein de petites choses cachées dedans.
00:46:29Et quand je te dis que j'apprends encore des choses
00:46:32sur ce que nous a apporté la danse,
00:46:34c'est que le travail a été monstrueux,
00:46:37sans qu'on s'en rende compte, nous les joueurs.
00:46:39Et Jérôme Daré et Laure Montaz ont réussi à faire quelque chose d'énorme.
00:46:44Travailler avec Laure Montaz pour aller décrocher l'or aux Jeux Olympiques.
00:46:48On va parler un peu de la compète.
00:46:50Moi j'aimerais savoir la première entrée au Stade de France,
00:46:53ce match contre les Etats-Unis, sans même parler du match en détail et le résultat.
00:46:57Mais juste, ce tunnel, cette entrée dans ce stade blindé,
00:47:01acquis à votre cause, qu'est-ce que tu as ressenti ?
00:47:03Mec, c'était incroyable.
00:47:05Nous, les tunnels, généralement, on était face à l'adversaire, en ligne, en colonne,
00:47:11et chacun rentre sur le terrain.
00:47:13Là, on n'était que nous.
00:47:15Les Américains étaient déjà rentrés.
00:47:19Et on n'était que nous.
00:47:21Et on était divisés en deux, on était en deux colonnes.
00:47:23Et en fait, on devait rentrer comme ça.
00:47:25Et instinctivement, tu commences à compter pour savoir avec qui tu vas te recroiser.
00:47:31Et là, le speaker arrive et il dit, faites un tonnerre d'applaudissements pour l'équipe de France
00:47:37qui va faire leur entrée dans les Jeux Olympiques.
00:47:39Et là, mais le stade, je n'ai jamais entendu un truc comme ça.
00:47:42Ça me donne des frissons.
00:47:43Tu m'étonnes.
00:47:44Et en fait, là, je me dis, non, mais c'est quoi ça ?
00:47:48Je passe la tête un peu entre les deux panneaux.
00:47:51Et là, je vois que, directement, je vois le troisième étage du Stade de France plein à craquer.
00:47:57Waouh ! Là, j'ai encore la chair de poule.
00:48:02Et en fait, justement, à ce moment-là, je me retourne et je regarde le mec avec qui je vais rentrer.
00:48:07C'est Antoine Zegdar.
00:48:08On se regarde dans les yeux et on se sourit.
00:48:11Et on se sourit, une excitation.
00:48:13On a envie de rentrer.
00:48:14Et là, on rentre dedans.
00:48:16On rentre dans l'arène.
00:48:17Et là, tu as une montagne de bruit et d'émotions qui commencent à remonter.
00:48:23Tu as le cœur qui bat à la chamade.
00:48:25Et tu te dis, waouh !
00:48:27C'est incroyable.
00:48:28C'est maintenant.
00:48:29C'est tous les moments qu'on a vécu.
00:48:31En fait, je n'avais même pas essayé d'imaginer ce moment-là.
00:48:35Et en fait, tu rentres et là, déflagration.
00:48:38Tu te prends des claques de partout et…
00:48:41Tu perds tes moyens un peu ou tu arrives tout de suite à te reconnecter au truc et te dire,
00:48:46allez, je vais sur le terrain, je vais à la castagne.
00:48:48Ouais, non, en fait, là, tu peux…
00:48:50Enfin, je ne vois pas trop comment là, à ce moment-là, on puisse divaguer et sortir un peu de l'objectif.
00:49:01C'est-à-dire que tu arrives, c'est…
00:49:06Ok, là, tu arrives sur le terrain.
00:49:08Le terrain, il est magnifique.
00:49:09L'herbe, elle est coupée au millimètre.
00:49:11Tu as une espèce de…
00:49:13Ouais, tu as le dessin des JO qui est en plein milieu du terrain.
00:49:16C'est magnifique.
00:49:17On a la photo.
00:49:18Ouais, voilà, exactement.
00:49:19Elle est magnifique.
00:49:20Et c'est juste…
00:49:21Tu te dis, waouh !
00:49:22Ok, c'est parti.
00:49:23Les États-Unis, on aimait bien les jouer en plus.
00:49:26Tu te dis, bon, c'est un match.
00:49:27Normalement, ça doit bien se passer.
00:49:29Et voilà.
00:49:30Et moi, je me souviens, je ne commençais pas ce match-là.
00:49:33Je vais sur le banc, mais tout le monde sur le banc.
00:49:36Et on était prêts à rentrer, quoi.
00:49:38Tu vois, on était prêts à aller au coup d'envoi, à sauter,
00:49:42essayer de prendre le ballon à deux mains, mettre le genou dans la côte de l'adversaire.
00:49:46Enfin, ouais, on était tous prêts, là, à ce moment-là.
00:49:49On ne va pas revenir sur tous les matchs.
00:49:51On n'aura pas le temps, même si j'aurais bien aimé.
00:49:53Vraiment.
00:49:54Nul contre les États-Unis, victoire contre l'Uruguay,
00:49:57défaite contre les champions olympiques en titre, les Fidjiens.
00:49:59Quart de finale.
00:50:00Contre, tiens, les Argentins.
00:50:02Les Argentins.
00:50:03Vos adversaires, vos rivaux numéro un.
00:50:05Ça a été le match un peu déclic, un peu référence des jeux,
00:50:09celui où vraiment vous vous êtes dit, OK, après avoir gagné ce match-là,
00:50:12il reste deux matchs pour aller au bout.
00:50:14Mais ce match qu'on vient de remporter face aux Argentins, c'est ce qui va nous lancer pour la suite.
00:50:18Forcément, le match du quart de finale, c'est le match le plus piège.
00:50:24Tu sors des poules, peu importe que tu aies gagné, perdu.
00:50:27Si tu es qualifié en quart de finale, là, le niveau monte d'un cran.
00:50:32Et si tu perds en quart, la médaille, c'est ça aussi.
00:50:35Et donc, c'est celui qui va te lancer ou qui t'arrête.
00:50:38C'est le match peut-être le plus important d'un tournoi.
00:50:43Je ne parle pas des demi-finales finales, mais c'est le match le plus important.
00:50:48Alors, Jérôme, peut-être qu'il ne sera pas d'accord avec moi,
00:50:52mais pour moi, le match qui nous a le plus lancé dans la compétition,
00:50:56c'est la défaite face aux Fidji.
00:50:58Paradoxalement, on sort un match qui nous ressemble bien,
00:51:02où on met tous les ingrédients qu'il faut et les Fidjiens arrivent à faire un match,
00:51:07d'exception.
00:51:09Et il faut accepter parfois de se dire, voilà, l'adversaire a été meilleur.
00:51:13Alors, on est rentrés dans le vestiaire, il y avait beaucoup de frustrations,
00:51:16beaucoup de déceptions, mais on était qualifiés, donc le job is done, tu vois.
00:51:20Mais à ce moment-là, je me suis rendu compte qu'on avait joué un match digne d'une médaille olympique.
00:51:28Et avec tous les ingrédients qu'on y a mis, on a retrouvé notre jeu
00:51:34et je me suis dit, ok, c'est bon, là, on est lancé, quoi.
00:51:38Parce que les deux premiers matchs, on était un peu frileux,
00:51:42peut-être qu'on avait peur de faire des erreurs,
00:51:45et en fait, ça ne nous a pas trop réussi.
00:51:47Les défenses adverses ont réussi à nous étouffer,
00:51:50là où on était meilleur en attaque, forcément.
00:51:53Et je pense que ça a été un gros déclic, les Fidjiens.
00:51:57Et après, le match le plus important, effectivement, c'est l'Argentine,
00:52:01parce que c'est le quart de finale.
00:52:02Oui, ce quart contre l'Argentine, vous le remportez 26-14.
00:52:05Demi contre l'Afrique du Sud, vous gagnez aussi avec un match XXL de votre part.
00:52:10La finale, elle a lieu quelques heures après.
00:52:12Oui.
00:52:13Vous faites quoi entre la demi et la finale ?
00:52:16Comment ça se passe ? On reste un peu chacun de son côté ?
00:52:18Non, oui.
00:52:19Là, on active le protocole de récupération qu'on active à chaque fois après chaque match.
00:52:25Donc, on rentre, on fait les bains froids, on a une collation.
00:52:30Donc, ça peut être un shaker avec un smoothie avec un peu de protéines dedans.
00:52:36Ça peut être de la collation, aller au self, manger un peu de dinde, du poulet ou des féculents, etc.,
00:52:45si on a le temps.
00:52:46Et après, c'est le revisionnage de notre match, le visionnage du match de l'adversaire.
00:52:53Une sieste, si on peut.
00:52:57Oui.
00:52:58Tu as réussi à faire une sieste ?
00:52:59Oui, j'ai réussi.
00:53:00Ah oui, tu arrives à dormir avant une sieste ?
00:53:01Avant la finale, je n'ai pas faite.
00:53:03Oui.
00:53:04Mais toute l'équipe l'a faite.
00:53:05D'accord.
00:53:06Ok.
00:53:07Mais c'est hyper commun de faire des siestes.
00:53:10Et puis, en même temps, émotionnellement, je pense que ça nous a aussi…
00:53:14ça nous a déchargé les batteries.
00:53:16Tu vois, les matchs étaient durs.
00:53:19Mais émotionnellement, ça nous a pris énormément d'énergie.
00:53:22Oui.
00:53:23La finale contre les Fidji.
00:53:24Donc, vous avez perdu déjà en poule contre eux.
00:53:26Mais tu l'as dit, c'est un match référence, même si c'était une défaite.
00:53:30Tu te dis, en entamant cette finale, ok.
00:53:32On a perdu contre eux.
00:53:33Ils ont encore été immenses dans ce match-là.
00:53:35Mais on peut quand même les taper.
00:53:37En finale, on a le niveau, on a les capacités pour le faire.
00:53:40Franchement, on entame tous le match sans avoir pensé au match précédent en poule.
00:53:46Ok.
00:53:47Et en fait, tout simplement, on s'est dit, non mais les gars, on ne va pas s'arrêter.
00:53:52Et en fait, il y avait une énergie.
00:53:54Mais quand on s'est réveillé de la sieste, il y avait de la musique, ça dansait, ça chantait.
00:53:57Enfin, c'était incroyable.
00:53:59Et à un moment donné, 15 minutes avant de sortir à l'échauffement,
00:54:03bulle, tout le monde focus.
00:54:05Les visages ont changé, ça chantait un peu, mais c'était focus, quoi.
00:54:10Tu te rappelles des derniers mots que vous dit Jérôme Daré, votre coach,
00:54:13ou un joueur qui prend la parole, j'en sais rien.
00:54:16Est-ce qu'il y a eu vraiment un truc qui t'a marqué ?
00:54:19Non, parce que là, à ce moment-là, on est transcendé.
00:54:22Ouais.
00:54:23T'es transcendé.
00:54:24Ouais, t'as pas besoin de discours, en fait.
00:54:25Ouais, ouais, c'est ça.
00:54:26T'es prêt.
00:54:27C'est ça, t'as juste des regards, t'as des...
00:54:30Ouais, tu te sens, tu te serres, tu...
00:54:33C'est le côté animal, bestial, en fait, qui ressort.
00:54:36Ouais, total.
00:54:37Après, Fidji, il y a beaucoup de...
00:54:43Il faut rester lucide avec les Fidjiens.
00:54:45Parce que si tu commences à sauter sur le premier qui a la balle,
00:54:48t'oublies qu'il y en a quatre autres derrière qui vont recevoir le ballon, tu vois.
00:54:52Donc, il faut rester lucide.
00:54:54Et en même temps, il faut mettre énormément de combats parce que c'est des joueurs où c'est difficile de faire tomber.
00:55:01Et en fait, dès que tu les fais tomber, c'est une opportunité de récupérer la balle.
00:55:04Et c'est à ce moment-là où il faut que tu arrives à te remettre sur les pieds le plus vite possible.
00:55:08Donc, il y a un truc d'endurance aussi qui est primordial face à eux.
00:55:12Et en plus, ça a été le match le plus tactique qu'on ait jamais joué.
00:55:18Parce que le match, il n'a pas été d'une intensité folle, mais c'était des mêlées, des touches, des coups de pieds arrêtés.
00:55:26Et en fait, ça a été...
00:55:28Pour l'avoir revu plusieurs fois, ça a été...
00:55:31Toute notre maturité, elle est dans ce match-là.
00:55:33Match de dingue, victoire 28-7, Antoine Dupont qui inscrit deux essais.
00:55:38Le coup de sifflet final, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que tu fais ?
00:55:42Est-ce que tu te mets par terre ? Tu ne t'en reviens pas ?
00:55:45Est-ce que tu sautes les bras d'un coéquipier ? Tu cours partout ? Qu'est-ce que tu fais ?
00:55:50Là, en plus, on le sent venir, tu vois.
00:55:52Et au final, ça se termine sur cette cocotte qu'Antoine Dupont, en plus, marque.
00:55:59Enfin, à ce moment-là, on n'attendait que ça, que ça se termine, etc.
00:56:05Donc là, ça se termine.
00:56:07Là, je vois Jérôme Daré qui est juste à côté de moi.
00:56:10Je le prends dans mes bras et je le remercie.
00:56:14Je ne sais même plus ce que je lui dis, mais je pense qu'on ressent toutes ces émotions.
00:56:24On arrive à se les transmettre sur ce câlin, tu vois.
00:56:28Et puis après, à ce moment-là, je cours vers les mecs qui sont sur le terrain.
00:56:35Et là, c'est fou.
00:56:37C'est fou.
00:56:38Et je pense que la première émotion, c'était un espèce de soulagement.
00:56:43De me dire, ça y est, tu vois.
00:56:45À la limite, je peux mourir en paix.
00:56:46C'est ça.
00:56:47C'est assez marrant.
00:56:48Tu parles de Jérôme Daré tout de suite parce que je suis retombé sur un briefing
00:56:51avant même que les Jeux ont commencé où il vous explique que si vous gagnez les Jeux,
00:56:55vous êtes au pic de l'Olympe.
00:56:56Et sur le pic de l'Olympe habitent les dieux.
00:56:59Si tu gagnes les Jeux, tu deviens un dieu.
00:57:01Est-ce qu'à ce moment-là, quand on est sur le podium, la médaille d'or autour du cou,
00:57:04on se sent au-dessus de tout ? On se sent comme un dieu ?
00:57:07Bien sûr.
00:57:08Surtout en France.
00:57:10C'était juste incroyable.
00:57:12Et les quelques jours qui ont suivi, on était encore dans l'Olympe.
00:57:17Et en fait, tu te rends compte que, enfin, c'est pas que tu te rends compte,
00:57:20mais tu te dis, mais en fait, je peux faire ce que je veux.
00:57:23Je suis médaillé champion olympique.
00:57:27C'est démesuré totalement.
00:57:29Enfin, ça nous déconnecte totalement de la vie réelle.
00:57:32Et il faut faire attention à ça.
00:57:34Mais c'est un sentiment de taré.
00:57:38Ouais.
00:57:39C'est un sentiment de taré.
00:57:40Il nous reste très peu de temps, Stéphane.
00:57:41Une petite question sur Los Angeles 2028.
00:57:43On se projette évidemment.
00:57:44Tu seras de la partie.
00:57:45Ouais.
00:57:46Ouais, à fond.
00:57:47En quoi tu seras différent ?
00:57:48En quoi le Stéphane Pares de 2028 sera différent de celui de 2024 ?
00:57:52Alors, je serai beaucoup plus dans l'accompagnement des jeunes joueurs
00:57:57qui sont arrivés justement après Paris 2024.
00:58:01Donc, j'ai toujours cette posture de leader.
00:58:04Mais j'espère être dans la compétition en tant que joueur à fond, etc.
00:58:13mais j'aurai une grosse partie de leader derrière.
00:58:19J'aurai laissé beaucoup de travail managérial, on va dire, un peu au sein de l'équipe
00:58:26pour faire en sorte que l'équipe roule le mieux possible
00:58:30et à travers l'expérience qu'on a pu vivre pendant ces JO.
00:58:34On voit quelques images du stade où va se dérouler la compétition.
00:58:37Bon, ce n'est pas le stade de France, mais c'est tout de même pas mal.
00:58:40Et on sait que les Américains savent faire le spectacle.
00:58:43Donc, ça réserve des jeux monumentaux, on espère.
00:58:46C'est clair.
00:58:47Antoine Dupont, de la partie ou pas, il y a des infos au sein du groupe ?
00:58:50Il n'est pas fermé à ça.
00:58:51Il n'est pas fermé.
00:58:52Je pense que s'il voit qu'il y a possibilité d'aller chercher une médaille,
00:58:56je pense qu'il viendra.
00:58:58Lui, il est encore plus jeune que moi, donc ça va aller pour lui, je pense.
00:59:02Et d'ici là, je pense que l'aventure était tellement belle à Paris
00:59:08que pareil, je pense qu'il serait bête de s'en priver.
00:59:12Donc, je pense qu'il y a de grandes chances qu'il puisse être de la partie,
00:59:17mais ça, c'est que mon avis personnel.
00:59:19Je suis un peu encore plus le convaincre.
00:59:22On sait qu'il est très lié aux Etats-Unis aussi.
00:59:24Il a des parts à Los Angeles dans la franchise de MLR.
00:59:27Donc, voilà, peut-être avoir encore un autre très, très beau scénario
00:59:31à Los Angeles en 2028.
00:59:33Stéphane, on finit l'émission sur une petite note rigolote, OK ?
00:59:36Allez, c'est parti.
00:59:37C'est une petite tier liste.
00:59:38C'est parti.
00:59:39C'est tout fait, tout flamme.
00:59:44Alors, donc, j'explique rapidement pour les téléspectateurs.
00:59:47tier liste, vous connaissez cinq catégories.
00:59:49Stéphane va classer des éléments parmi ces cinq catégories du meilleur au pire.
00:59:54Je te laisse la tablette, Stéphane.
00:59:56Tiens.
00:59:57Hop.
00:59:58Je te laisse un peu nous expliquer très, très rapidement tes choix.
01:00:00On n'a vraiment plus beaucoup de temps.
01:00:02OK.
01:00:03Bon, la troisième mi-temps, moi, j'adore.
01:00:06Mais il ne faut pas trop en abuser.
01:00:09Il ne faut pas trop en abuser.
01:00:10Donc, je le mets en feu de camp.
01:00:13Parce que c'est quelque chose qui soudent un groupe quand même.
01:00:16Mais il ne faut pas trop en abuser.
01:00:17Aikon.
01:00:18Aikon, mec.
01:00:19Ça, c'est beau.
01:00:21J'ai envie de le mettre en feu de camp.
01:00:22Mais en même temps, c'est Aikon, tu vois.
01:00:24Allez, flamme olympique.
01:00:25Je suis d'accord.
01:00:26Flamme olympique.
01:00:27Les Avengers.
01:00:28OK.
01:00:29Moi, je mets sa cendre.
01:00:31Ça, ça va faire jaser un peu.
01:00:33Avengers.
01:00:34C'est vrai qu'il y a beaucoup de monde qui adore.
01:00:36Mais bon, voilà.
01:00:37Après, je n'en ai pas beaucoup vu.
01:00:40Donc, peut-être que je rate quelque chose.
01:00:42Mais le ballon rond.
01:00:44Eh bien, j'aime bien le ballon rond.
01:00:46J'aime bien jouer quand même.
01:00:49Mais j'ai du mal un peu à suivre.
01:00:52J'ai quand même suivi la finale de la Cannes, qui était un très beau match.
01:00:56Voilà, oui.
01:00:57Franchement, au niveau intensité, c'était incroyable.
01:00:58Oui, oui, oui.
01:00:59Moi, j'ai adoré.
01:01:00Je mettrais au feu de camp quand même.
01:01:01OK.
01:01:02Voilà.
01:01:03Sporteur du Réal, Marseille.
01:01:04Pas forcément.
01:01:05J'aime bien Paris.
01:01:06J'aime bien Paris.
01:01:07En vrai, je n'ai pas d'équipe, mais je suis allé voir la finale de la Champions League
01:01:11où il y avait Paris.
01:01:12OK.
01:01:13Donc, je pense que c'est eux qui m'ont donné le plus envie de…
01:01:16C'est parfait.
01:01:17Ça va faire plaisir à…
01:01:18Qui m'ont donné le plus d'émotions.
01:01:19À tous mes collègues en régie.
01:01:20Donc, c'est vrai.
01:01:21Si tu es à Marseille, en plus, je vais me faire défoncer.
01:01:24Cauchemar en cuisine.
01:01:25Ouais, ça, c'est honteux, ça.
01:01:27Ça, je n'aime pas ça.
01:01:28Tu n'as pas eu le temps d'en parler, mais Stéphane, grand cuisinier.
01:01:31Tu as un diplôme, d'ailleurs, en cuisine et tu as comme projet d'ouvrir un restaurant.
01:01:34Exactement.
01:01:35Exactement.
01:01:36Ça, c'est mon projet.
01:01:37Stéphane Curie.
01:01:38Stéphane Curie, un peu trop arrogant pour moi.
01:01:40Après, il a beaucoup de talent.
01:01:42Ouais, non, mais j'ai un peu de mal.
01:01:44Tu ne pourrais pas faire comme lui, tu sais, après avoir marqué un essai.
01:01:46Lui, quand il marque un trois points, il faisait son fameux truc Night Night, là.
01:01:49Non, c'est un bâtard.
01:01:50Non, mais il n'y a pas trop de respect.
01:01:52Après, les Américains, ils aiment bien ça, le chambrage et tout ça.
01:01:56Danse avec les stars.
01:01:58Je ne regarde pas.
01:01:59Mais en vrai, franchement, c'est un truc que j'aimerais bien y participer.
01:02:03Alors, je le mets au briquet.
01:02:06Allez.
01:02:07Invictus, forcément.
01:02:09Ça, ça va tout là-haut.
01:02:11La pochette à médaille, celle-ci, elle est...
01:02:15Oh non.
01:02:16Oh, j'ai eu peur.
01:02:17Elle est tout en haut que Romane Dicot m'a confectionné.
01:02:21Franchement, je l'ai encore et je l'utilise tout le temps.
01:02:24Franchement, c'est incroyable.
01:02:25Elle est très belle.
01:02:26Regarde, on a une petite image, justement, une petite vidéo.
01:02:28La confection de cette pochette à médaille.
01:02:30Salut Romane.
01:02:31Bon, j'espère que tu vas bien.
01:02:32Je fais ce petit vocal pour te dire que j'en avais marre de trimballer ma médaille dans une chaussette.
01:02:37Et je voulais voir avec toi si c'était possible que tu me fasses une petite pochette.
01:02:40Un truc un peu stylé qui peut la sécuriser aussi quand je voyage.
01:02:45Moi, si ça te chauffe et si tu as le temps, surtout, de me faire un petit truc comme ça.
01:02:48Et je t'en serai gré et très reconnaissant si c'est possible.
01:02:52Je te dis à très vite.
01:02:53Gros bisous.
01:02:54Bravo à Romane Dicot.
01:02:55Elle a été trop forte.
01:02:56Elle a même mis son petit ticket et tout.
01:02:57C'est pro.
01:02:58C'est beau.
01:02:59C'est pratique.
01:03:00C'est utile.
01:03:01C'est vrai.
01:03:02Mais t'imagines, avant, je la trimballais dans une chaussette.
01:03:03Elle est trop belle.
01:03:04Elle fait chériale.
01:03:05Elle est trop belle.
01:03:06Elle est trop belle.
01:03:07Elle a assez tout.
01:03:09Mais t'imagines, avant, je l'ai trimalé dans une chaussette.
01:03:16Elle est trop belle.
01:03:18Elle a tâte et tout !
01:03:19Ouais, bravo.
01:03:20Et n'hésitez pas à aller suivre Romane Dicot sur les réseaux.
01:03:22Il y a plein de petits trucs comme ça, c'est super.
01:03:24Romane Dicot qui a fait la une de l'équipe récemment.
01:03:26Exactement.
01:03:27Romane Dicot Couture qui fait des trucs, je crois, sponso chez Nike.
01:03:32Et en fait, elle arrive à prendre toutes les dots qu'on lui envoie.
01:03:37Et elle commence à les découper et tout ça.
01:03:39Et elle fait des trucs canons.
01:03:41Franchement, allez-y, allez la suivre parce qu'elle est vraiment, vraiment forte.
01:03:45Et puis en plus, c'est une amie.
01:03:47Il te reste quelques...
01:03:48Ouais, il m'en reste deux.
01:03:49Donc le rugby à 15, forcément, en haut de la liste.
01:03:52Même si je ne regarde pas ça tous les week-ends.
01:03:54Mais j'aime bien regarder l'équipe de France.
01:03:56Et mon Juju Joule.
01:03:57Ah, Juju Joule qui est un peu dans le dur ces temps-ci.
01:04:00Mais Feu de camp quand même, ça fait tout le bien.
01:04:02Ok.
01:04:03La dernière question.
01:04:04Tiens, donne-moi la tablette, Stéphane.
01:04:06Tu dois choisir entre Econ, Invictus, la pochette à médaille ou le rugby à 15 ?
01:04:11La pochette à médaille.
01:04:12La pochette à médaille.
01:04:13Allez, bon choix.
01:04:15Très bon choix.
01:04:16Tiens, dernière petite surprise pour toi, Stéphane, avant de conclure cette émission.
01:04:19Un petit message d'un pote.
01:04:22Bonjour, messieurs.
01:04:23J'espère que vous allez bien.
01:04:25Stéph, j'avais deux petites questions pour toi.
01:04:27La première, c'était, voilà, vu que tu es un parieur fou.
01:04:30Moi, j'ai un peu un trou de mémoire.
01:04:32J'espère que toi, tu ne l'auras pas.
01:04:33Mais tu me dois deux restos et je ne me souviens plus vraiment pourquoi.
01:04:37C'est un enfoiré.
01:04:37Je ne sais pas si toi, tu t'en rappelles.
01:04:39Et non, plus sérieusement, la deuxième question.
01:04:43Voilà, pour Stéph, Stéph, c'est ta 13e année dans l'équipe de France A7.
01:04:48Voilà, c'est une longévité incroyable.
01:04:50Pour moi, tu mérites ta statue à l'entrée de Marc aussi, parce que tu as fait énormément pour cette équipe.
01:04:56Donc voilà, je voulais savoir quel était le secret pour durer aussi longtemps.
01:05:01Donc j'espère que tu arriveras à nous expliquer ça en moins de mille caractères.
01:05:06Voilà, je te fais de gros bisous et on se voit très vite.
01:05:09Ah, l'enfoiré.
01:05:11Antoine Zegdar.
01:05:13Il y a une question, je n'ai pas envie d'y répondre, mais je vais y répondre.
01:05:16C'est le pari qu'on a fait pour les deux restos.
01:05:22Avec Antoine Zegdar, quand on est en tournoi ou même en stage, on est toujours en chambre ensemble.
01:05:27Et en fait, je ne sais pas ce que j'ai, mais je suis…
01:05:30On ne va pas dire que je suis pétomane, mais je peux péter sur demande, tu vois.
01:05:34D'accord, je te demande là avant la première émission.
01:05:36Je peux peut-être en sortir, mais on va éviter quand même.
01:05:40Et donc du coup, je lui avais dit un jour, écoute, vas-y, là c'est la dernière fois que tu m'entends péter.
01:05:46Et du coup, j'avais commencé un peu à essayer de les étouffer, à faire en sorte qu'ils ne l'entendent pas, tu vois.
01:05:53Après, je peux les contrôler, mais il y a des moments, il faut les sortir, tu vois.
01:05:56Et bref, à un moment donné, il m'a eu et du coup, je lui dois deux restos, j'en ai déjà fait un.
01:06:05Et voilà, et puis après, le secret de la longévité, je lui retourne un peu parce que lui, il est surnommé le druide dans l'équipe.
01:06:14Il a plein de vies essentielles, etc.
01:06:16Et je pense que d'être à son contact, ça m'aide à avoir des années en plus.
01:06:22Merci pour tout, Stéphane.
01:06:23Tu vois, tu n'aimes pas les Avengers, mais on a pétomane avec nous.
01:06:25Ouais, c'est ça.
01:06:26Ah ouais, tu vois.
01:06:26Mais Thomas !
01:06:27Ah ouais, c'est vrai, parfait.
01:06:29Merci beaucoup, Stéphane, c'était un régal.
01:06:31Franchement, hyper intéressant.
01:06:32Je te souhaite une très, très bonne continuation dans tous tes projets.
01:06:35Merci.
01:06:35Le rugby asset, la cuisine et tout ce qui s'en suit.
01:06:38Merci, ma poule.
01:06:39Merci beaucoup, Stéphane.
01:06:40Je remercie toute l'équipe en régie autour de Julien Perronet à l'édition,
01:06:43Nicolas Baillet à la réalisation, Clément Ritter au son,
01:06:46et Sylvie au maquillage.
01:06:48Salut tout le monde, à la semaine prochaine.
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