00:00Déjà, je ne pensais pas participer au jeu un jour, quand j'étais plus petit et je voyais vraiment ça comme quelque chose d'inatteignable.
00:06Je suis Jean Patry, joueur de l'équipe de France de volley et je vais participer au jeu de Paris.
00:10Le volley, c'est entré dans ma vie hyper tôt, quand je suis né, parce que mon père était volleyeur, il était un peu en équipe de France, il a été entraîneur aussi.
00:17J'ai toujours été dans les salles de volley, j'ai toujours entendu parler de volley, j'ai toujours vu du volley.
00:22Donc à l'âge de 8 ans, j'ai décidé d'essayer le volley et puis depuis, je ne l'ai pas lâché, j'en ai fait mon métier.
00:31Mon père m'a accompagné, il m'accompagne toujours dans le volley, depuis que j'ai commencé, il a été hyper présent.
00:36Puis après, il m'a progressivement un peu lâché, mais il est toujours resté derrière moi, il m'a toujours suivi.
00:44Puis ça a été important pour moi, parce que j'ai pu avoir ce partage, déjà d'une passion avec lui, un soutien hyper présent de sa part.
00:52J'ai commencé le volley professionnel à Montpellier et puis après, il a fallu aller voir ce qui se passait un peu ailleurs,
00:57quitter une zone de confort et aller se mesurer à plus fort que soi dans un championnat très relevé, le championnat d'Italie.
01:04Et je voulais aller encore une fois sortir de ma zone de confort et aller me frotter dans un autre championnat qui était relevé aussi, la Pologne.
01:11Donc j'ai signé à Jastrzebski.
01:12Les meilleurs championnats sont en étranger et à un moment, on est obligé d'aller jouer à l'étranger.
01:18Je suis arrivé en équipe de France en 2017.
01:20Mon intégration s'est bien passée parce que je connaissais déjà quelques joueurs avant pour avoir joué avec eux à Montpellier.
01:25Quand je dois penser au jeu à Tokyo, c'est vrai que ça arrive tout de suite les images de la victoire.
01:30Mais il y a aussi tout le parcours qu'il y a eu avant et ça, je pense que c'est vraiment important.
01:34Parce que quand je pense au jeu, je pense aussi au parcours qu'on a eu tous ensemble durant tout l'été avant d'arriver au jeu.
01:41Et aussi des années avant où on s'est qualifiés, où on a eu du mal à se qualifier.
01:44On est passé par deux tours de qualification.
01:45C'est ça que je retiens vraiment.
01:47C'est tout ce qu'on a mis en place tous ensemble comme équipe, tout ce qui s'est passé avant la compétition.
01:52Et puis bon, bien sûr, après, il y a la médaille et il y a tout ce qui va avec, avec l'arrivée à Paris sur le Trocadéro.
01:57Les gens qui nous accueillent et cette joie et cette fête qu'on a après avec les amis, la famille, tout ça.
02:04Gagner les Jeux, je ne m'étais jamais dit que ce serait possible.
02:06Je ne l'avais pas vraiment imaginé.
02:07Oui, c'est un rêve, mais je ne pensais jamais que ça allait pouvoir être vraiment possible.
02:11Déjà, je ne pensais pas participer aux Jeux un jour quand j'étais plus petit.
02:15Et je voyais vraiment ça comme quelque chose d'inatteignable.
02:18Tout en me disant, bon, on va travailler, on va suivre le cours des choses.
02:23Peut-être qu'un jour, ça sera possible, mais je voyais ça vraiment de loin.
02:26Et puis, au fur et à mesure, ça s'est rapproché.
02:28On a commencé la compétition et puis on est allé jusqu'au bout, puis on gagne.
02:31Et puis là, est-ce que c'est un rêve qui se réalise?
02:33Je ne sais pas, mais en tout cas, c'est quelque chose d'incroyable.
02:36On ne réalise pas trop sur le moment.
02:38Et quand je y repense, j'ai l'impression que tout ça, c'était un rêve, effectivement.
02:42L'impression, je pense que si elle y est, c'est plus le fait qu'on joue à Paris.
02:46Forcément, on est plus attendu.
02:47Les athlètes français vont être plus regardés, plus suivis.
02:49On va venir les voir.
02:51Voilà, il y aura du monde pour nous parce que la compétition se passe dans notre pays.
02:54Être sportif de haut niveau dans le volet, comme dans d'autres sports,
02:58c'est sûr, c'est beaucoup de sacrifices parce qu'on y consacre énormément de temps.
03:00Forcément, c'est notre métier.
03:02Et quand on est international, c'est encore plus dur parce qu'une fois qu'on a terminé la saison,
03:06on enchaîne directement avec l'équipe de France.
03:08Donc, en fait, on n'a jamais vraiment de repos, jamais vraiment de vacances.
03:11On peut vraiment couper.
03:13C'est que 4-5 jours par-ci, une petite semaine par-là.
03:16Mais après, quand on gagne à Tokyo, par exemple, les Jeux olympiques,
03:21on sait pourquoi on fait tout ça.
03:22Pour une médaille, pour des émotions à vie, pour des moments qui resteront gravés.
03:26Et donc, ça excuse un petit peu tous les sacrifices qu'on peut faire et ça les justifie.
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