00:00– Mathioc, Mathioc !
00:01– Mais ça ne suffira pas à consoler les familles, je suis désolé.
00:03– Surtout, c'est ce que vous avez dit dans le reportage,
00:04ça n'exclut en rien l'enquête.
00:06Et surtout, ce qu'il faut ajouter quand même,
00:08c'est que les policiers font partie déjà des corps de la fonction publique
00:11les plus contrôlés.
00:13Savez-vous combien il y a d'enquêtes de l'IGPN par jour contre un policier ?
00:16– Les plus contrôlés, certes, mais vous avez aussi des pas de jour.
00:18– Il n'y a aucun autre corps de l'État qui est aussi bien contrôlé.
00:21Et parfois, à raison, parfois il y a du zèle.
00:23Et aujourd'hui, le vrai sujet que les policiers vivent au quotidien,
00:27c'est qu'ils s'auto-censurent, c'est-à-dire que justement,
00:29comme l'a dit Sabrina, ils refusent d'utiliser leurs armes
00:32alors que dans certaines situations, ils en ont besoin.
00:35C'était une enquête qu'avait faite Gérald Darmanin
00:36lorsqu'il était ministre de l'Intérieur en 2023.
00:39Dans le cadre de 20% des refus d'obté impéré,
00:41la vie soit du policier, soit du riverain est en jeu.
00:44Et pour autant, les policiers n'utilisent leur arme que dans 0,1% des cas.
00:49Donc c'est-à-dire qu'il y a une sous-utilisation de l'arme
00:51par rapport aux besoins qu'ils ont.
00:54Pourquoi cette sous-utilisation ?
00:55C'est parce qu'aujourd'hui, il n'y a pas de cadre juridique
00:57qui protège le policier.
00:59Et c'est pour ça que cette proposition de loi
01:02de présomption de légitimité de France va dans le bon sens.
01:04Nous, c'était un truc qu'on avait dit depuis...
01:05Je donne la parole, Karim.
01:07Je veux juste préciser une chose.
01:08C'est que vous dites, en général,
01:09il y a une vie en jeu d'un côté, une vie en jeu de l'autre.
01:12Souvent, il y a une vie en jeu d'un côté, celui de l'agresseur.
01:14Mais de l'autre côté, il y a souvent plusieurs vies.
01:16Il n'y en a pas qu'une.
01:16Parce que le policier, très souvent, quand il utilise son arme,
01:19il l'utilise pour se défendre,
01:25qu'il y en a une, de l'autre, il y en a plusieurs.
01:26C'est sa fonction, bien évidemment.
01:28Et parce que c'est sa fonction,
01:29il faut peut-être lui donner justement cette notion
01:31où on n'en fait pas un accusé tout de suite.
01:34Ce que je dis, tout simplement,
01:35c'est qu'il faut faire en sorte que la personne
01:37qui a l'arme dans la main soit déjà suffisamment formée.
01:40Mais ils le sont, ils le sont, Karim.
01:41C'est vraiment scandaleux.
01:44Vous pensez qu'il faut un...
01:45Je trouve antirépublicain et scandaleux
01:48de mettre sur le même pied d'égalité
01:49un voyou, un agent de sécurité, un policier.
01:51C'est grave.
01:52Je n'ai jamais dit ça.
01:53Tout simplement.
01:54Moi, j'ai lu ce que les Républicains vont dire.
01:56J'ai lu le projet dans l'article 1.
01:58Ils le précisent bien,
01:59qu'il faut défendre les policiers la légitime défense.
02:02Aussi, s'il y a dépassement, il y a la justice.
02:05Personne ne peut se dire la justice.
02:06C'est pas mettre les policiers au-dessus de la loi.
02:08C'est juste de ne pas dire des dépenses impoupables.
02:10Les voyous, les partisans de la violence même politique
02:14savent très bien que les policiers ont peur.
02:17Ils exploitent cette peur.
02:18C'est pour cela qu'ils considèrent qu'ils peuvent faire tout ce qu'ils veulent.
02:21Je pense pour terminer.
02:21Mais nos policiers sont en première ligne de toutes les violences.
02:24Donc, il faut les protéger.
02:26Ceux qui mettent les voyous et les policiers sur le même pied d'égalité,
02:28c'est des gens irresponsables et indignes.
02:31Mais personne ne l'a dit ça.
02:31Camille Brère.
02:33Parce que vous êtes très énervée aussi, vous le regardez de travers le mot.
02:36Écoutez-moi, mais j'entends des choses, je suis ahurie quand j'entends ce que je dis.
02:40Il faut comprendre ce que je dis.
02:40Et on comprend ce que vous dites, c'est vous qui ne comprenez pas.
02:42Vous pensez que les policiers font des stages et après qu'on leur donne une arme
02:45et qu'ils se baladent après sur la voie publique comme ça ?
02:48Non mais monsieur, laissez-moi en parler.
02:50Qu'est-ce que vous en savez ?
02:51Je vous dis juste que monsieur, aujourd'hui les policiers, avant de sortir leur arme,
02:56ils se disent, la première des choses qui se posent comme question,
02:59c'est est-ce que je vais finir devant un juge d'instruction ?
03:02C'est ça.
03:03C'est pas la question qu'ils doivent se poser sur le terrain.
03:06Pourquoi on en est là ?
03:07Et vous monsieur, vous avez l'air d'être complaisant de tout ça.
03:12Je vous dis qu'en face vous avez aussi des contrôles au faciès,
03:13je vous dis aussi que vous avez des...
03:15Oh s'il vous plaît !
03:15S'il vous plaît !
03:17S'il vous plaît !
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