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00:00Et bienvenue si vous n'en joignez dans ce Paris Direct. Il est 13h à Paris, la même heure à Zurich où a atterri il y a quelques instants l'avion de Donald Trump.
00:08Les regards sont braqués vers cet appareil qui vient donc de se poser il y a quelques instants.
00:15L'avion d'où va sortir dans quelques instants le président américain, lui qui est attendu de pied ferme à Davos aujourd'hui.
00:22Malgré ses trois heures de retard sans planning, le chef de la Maison Blanche va bien s'exprimer à la tribune cet après-midi.
00:27Une intervention très attendue, redoutée en même temps. Après les mises en garde des Européens hier, le chef de la Maison Blanche choisira-t-il d'aller au bras de fer avec l'Europe ?
00:35On va décrypter évidemment cette séquence en direct avec l'invité de l'info du jour, c'est Jean-Maurice Ripper. Bonjour et merci d'avoir accepté l'invitation.
00:42Bonjour.
00:43Avant d'aller plus loin, on va jeter un oeil au sommaire de cette émission. On va consacrer une large partie évidemment de cette séquence à l'intervention américaine du jour.
00:50Dans le club France 24 avec Karim Yahoui, d'abord nous verrons que Donald Trump arrive avec une armée de collaborateurs, 5 ministres et bien plus.
00:58Démonstration de force attendue en réponse au discours très ferme, notamment hier d'Emmanuel Macron.
01:03C'est ce qu'on nous dira, Flore Simon, dans l'Instant-Paul.
01:07Elle nous dira comment ont été perçus les mots du président français dans l'Hexagone.
01:11Et puis dans le dernier image, à 14h30, nous reviendrons sur la démolition du siège de l'Unroi à Jérusalem-Est, des ruines qui en disent long sur les intentions des autorités israéliennes, accusées de graves violations du droit international.
01:23C'est Cyril Payen qui nous dira tout à la fin de cette émission.
01:26Pour la première fois depuis 2020, depuis 6 ans donc, Donald Trump s'apprête à faire son grand retour à Davos.
01:47Malgré ses 3 heures de retard sur le programme, en raison d'un incident électrique à bord de son avion, l'Air Force One, le président des Etats-Unis est arrivé, ça y est, à Azurique, il y a quelques instants.
01:59On attend évidemment sa sortie de l'appareil annoncé comme imminente.
02:04Il va ensuite prendre place à bord d'un hélicoptère qui va le conduire au sein de la très chic station suisse Davos, le forum économique de Davos.
02:14Ce qui l'attend de pied ferme pour ce discours en forme de réponse aux Européens.
02:18L'Europe qui a donné le ton hier, notamment sur le Groenland, par ses différentes prises de parole, les différents chefs d'Etat se sont succédés à la tribune.
02:27Évidemment, vous suiviez avec nous hier le discours d'Emmanuel Macron, le face-à-face s'annonce pour le moins tendu.
02:34Et on va s'atteler à décrypter évidemment cette séquence avec l'invité de l'Info du Jour, Jean-Maurice Ripper.
02:38Bonjour, ambassadeur de France, président de l'Association française pour les Nations Unies, co-auteur par ailleurs de ce livre,
02:45Apparaître en février prochain, la paix par le droit, irremplaçable, Nations Unies.
02:49Bonjour, merci d'être avec nous.
02:51Alors on attend évidemment l'image.
02:54On a vu Trump monter dans l'avion hier soir, on a même pris le temps de l'interroger.
02:57On attend de voir peut-être la posture qu'il va prendre à la sortie de cet avion.
03:02Il le sait, tout le monde l'attend, tout le monde le regarde.
03:05Il l'espère, mais j'ai envie de dire que malheureusement il n'a pas compris qu'il était comme son avion.
03:11Il est en retard. Il est en retard d'un siècle ou de deux.
03:15La doctrine Monroe, c'était au 19ème siècle.
03:18Son ami, le président Poutine, a échoué à conquérir l'Ukraine.
03:22Échoue toujours, après quatre ans.
03:24Une guerre que j'appelle, M. Trump voulait arrêter en 24 heures.
03:29Donc je pense qu'il n'a pas compris que le monde avait changé.
03:31Curieusement, tout le monde élabore sur le fait qu'il est en train de changer le monde.
03:34Non, je crois que le monde a changé et qu'il n'a pas compris ce qui était en train de se passer.
03:39Et j'espère que dans ces conditions, ces menaces ne porteront pas.
03:43C'est un discours un peu à contre-courant que vous tenez aujourd'hui.
03:45Parce qu'hier, on marquait la première année depuis son grand retour à la Maison Blanche.
03:50C'est vrai que tous les éditorialistes, ou un grand nombre d'éditorialistes, justement,
03:54ont eu un narratif sur développer cette idée qu'il avait changé la face du monde.
03:58Vous ne vous dites absolument pas.
03:59Je n'essaie pas de dire que ce qu'il dit n'est pas dangereux, bien entendu.
04:03J'essaie juste de dire, comme je le répète souvent,
04:06qu'il ne faut pas perpétuellement embellir les propos que tiennent précisément les dictateurs
04:12qui veulent faire croire qu'ils sont en train de changer le monde.
04:15C'est ce qu'ils veulent nous faire croire pour nous conduire à abandonner la défense de nos intérêts
04:20et de nos valeurs en disant, vous avez déjà perdu, ça n'est pas la peine.
04:23C'est cette rhétorique-là qui, de mon point de vue, est dépassée.
04:27On accorde trop d'importance à ses postures, à ses commentaires ?
04:32Non, on commande ses mots et ses postures au lieu de commenter le fond.
04:35On va voir ce qu'il va dire, bien entendu.
04:37Mais je note déjà que le fait qu'il ait été mis en colère par les propos d'un certain nombre de représentants à Davos,
04:44comme le Premier ministre canadien ou le président Emmanuel Macron,
04:47le fait qu'il ait refusé l'offre d'aller parler au G7,
04:49tout ça montre que peut-être que les Européens ont raison, avec le soutien de leurs alliés,
04:54notamment, bien sûr, les Canadiens.
04:56Madame Van der Leyen, également, s'est exprimée hier pour dire que le temps de la menace était terminé
05:00et que le temps de la prudence européenne était terminé aussi.
05:04Donc je pense qu'il est face à cela.
05:06Il commence à se rendre compte que ça va être un peu plus compliqué que ce qu'il a dit.
05:09On parlait de ce personnage emblématique, certes imprévisible,
05:14mais aussi enfantin à plus d'un égard.
05:17C'est un enfant, là, qui est en train, peut-être, de prendre la mesure de ceux qui sont en face de lui
05:24et qui sont capables, finalement, de riposter.
05:27Parce qu'on a beaucoup dit, pendant de longs mois, que les Européens étaient un peu mous, timides,
05:31et qu'ils attendaient pour rien.
05:34Je pense que là, on se trompe aussi.
05:35Non, juste sur Donald Trump, je crois que c'était Boris Cyrulnik qui avait dit que Poutine,
05:41il est rationnel, il a la rationalité de son délire.
05:43Je commence à me demander si ça ne s'applique pas également à M. Trump.
05:46C'est-à-dire qu'il vit dans un monde qui n'est pas le monde réel.
05:49Il est entouré de gens qui, évidemment, sont des bénis-oui-oui, pour dire le minimum,
05:53ou qui sont encore pires que lui, d'ailleurs, quand on écoute certains discours de M. Vance.
05:58Mais l'Europe s'est déjà mobilisée.
06:01Ça fait des mois qu'elle est mobilisée.
06:02Ce que nous voyons aujourd'hui, c'est le résultat du travail de plusieurs mois.
06:06L'Europe ne se réveille pas aujourd'hui.
06:08Mais les décisions de l'Europe, parce que nous sommes une démocratie respectueuse du droit
06:12et du système multilatéral, ça prend du temps.
06:14On a mis du temps à se mettre en lente de bataille.
06:17Mais là, on est peut-être prêt aujourd'hui.
06:18On va s'intéresser aux Européens dans un instant.
06:20J'aimerais qu'on reste sur la partie américaine.
06:23On dit déjà que c'est la plus grosse délégation américaine qui se présente à M. Vance.
06:26100 personnes, dit-on, c'est fou.
06:28Il vient avec cinq ministres.
06:29Qu'est-ce que ça nous dit exactement, alors qu'on aperçoit, on attrape personne.
06:32Marco Robiot, chef de la diplomatie américaine.
06:34Je crois que ça fait partie des mêmes postures.
06:39Se montrer à 800, on est supposé avoir plus peur de la délégation américaine que s'ils étaient quatre.
06:45Je ne comprends pas très bien.
06:46Là encore, c'est du chaud.
06:49Mais quand on se présente comme ça à Davos, on a besoin de venir avec tous ces ministres, toute cette armada ?
06:55C'était même le contraire.
06:56Au départ, Davos était un endroit où, au contraire, les responsables politiques, économiques, sociaux se rencontraient en tête à tête.
07:03Je vous laisse peut-être...
07:04Voilà, à l'heure où on aperçoit Donald Trump, effectivement, Fermin, de dire qu'il fait peut-être un peu froid à Zurich.
07:10Et en même temps, il ne faut pas s'attendre à autre chose, il va se rendre sur la station de ski Davos.
07:15Le président américain qui donc descend de l'avion, qui a été précédé d'une partie de sa délégation,
07:22un de ses ministres, entre autres, et qui est censé monter à bord d'un hélicoptère qui va le conduire au bord de la station suisse.
07:29Alors, quelques mots qui sont prononcés.
07:32Je ne sais pas si on a le son et si on peut entendre ce que Donald Trump dit à la presse, présente sur le tarmac, qu'on n'a pas entendu.
07:40Voilà, il va monter à bord de cet hélicoptère.
07:43Là, il y a le monde entier qui est en train de regarder cette image.
07:45Et on peut imaginer qu'à Davos, aussi, c'est la même chose.
07:47Parce que c'est les dirigeants de ce monde qui l'attendent, là-bas.
07:50C'est cet arrivée triomphale, ces 800 personnes, c'est ce qu'il espère.
07:54Il se comporte en roi du monde.
07:56C'est à nous de lui expliquer que le temps des royautés est fini.
08:00Alors, c'est à nous de lui expliquer.
08:02J'ai le sentiment qu'on l'a déjà fait, en partie, ces derniers jours, ces dernières heures.
08:06Je crois en la vertu pédagogique de la répétition avec Donald Trump.
08:09Effectivement.
08:09Notamment, hier, dans la bouche d'Emmanuel Macron, le président français qui a été quand même très ferme dans ses propos.
08:16Vous l'avez trouvé à la hauteur, le président français, hier, face à la gravité de la situation.
08:20J'ai trouvé que les propos du chef d'État français étaient à la hauteur, comme l'étaient ceux de Mme von der Leyen ou du Premier ministre canadien.
08:26C'est-à-dire qu'on voit bien que la plupart des pays du monde n'acceptent pas cette façon de faire de Donald Trump,
08:33qui dit « ceci est à moi, je le prends, ceci est à moi, donnez-le moi ».
08:36Pas plus que le monde n'a accepté l'invasion et l'agression russe contre l'Ukraine, dont plus personne ne parle, hélas, alors que ça va très très mal.
08:45On en reparlera peut-être tout à l'heure.
08:47Oui, moi, je pense que le monde est en train de s'organiser.
08:50Je pense que le président Macron a eu raison aussi de proposer un G7.
08:53J'espère qu'il proposera aussi un G20, parce qu'il est très important que les Européens et les Canadiens et les Australiens et les pays du Nord démocratiques se rapprochent des pays démocratiques du Sud.
09:04Donc il est très important que les grandes démocraties du Sud, l'Inde, le Brésil et d'autres, puissent s'associer dans ce rejet de cet impérialisme américano-russo-chinois.
09:14Emmanuel Macron a alerté hier sur la brutalité et l'impérialisme de son homologue américain, sans jamais citer son nom.
09:20On avait compris, évidemment, de qui il parlait.
09:22A quel genre de discours faut-il s'attendre aujourd'hui à une démonstration de force ?
09:26Là, franchement, je n'en sais rien.
09:28Est-ce qu'il pourrait surprendre ?
09:28J'entendais ce matin qu'il aurait tenu des propos plus aimables, après avoir ridiculisé ou essayé de ridiculiser le président Macron.
09:36Il y a 15 jours, il a dit ce matin que c'était un très bon ami, mais que malheureusement, il allait quitter le pouvoir.
09:41Donc il dit tout et n'importe quoi.
09:43Il dit tout et son contraire.
09:44Donc c'est un peu le dernier qui parle qui a raison.
09:48Il faudrait voir plus précisément qui est avec lui dans son avion.
09:52Il y a Sybwitkov et Jared Kushner qui sont déjà arrivés à Davos tout à l'heure et qui l'ont précédé.
09:56Ça, ça peut être un bon signe comme un mauvais.
09:59Moi, j'ai quand même constaté que ce sont les deux personnes qui ont participé au sommet de la coalition pour l'Ukraine.
10:08Marc Orobio aussi qui est présent et qui est en général celui qui temporise auprès des Européens.
10:11Voilà, une fois sur deux, en effet.
10:13Donc peut-être là, y a-t-il le signe que Donald Trump va accepter de parler ?
10:18On va voir aussi qui il va rencontrer dans les couloirs.
10:21C'est ça qui, évidemment, est important.
10:22C'est ce qui va se passer en coulisses qui sera le plus important ?
10:25Peut-être pas le plus important, non.
10:26Il va y avoir les mots prononcés à la tribune là tout à l'heure ?
10:28Sûrement une posture ?
10:29Il va falloir voir les mots qui sont utilisés.
10:33On était « je vais récupérer le Groenland », on est passé à « je vais acheter le Groenland ».
10:39On va voir quel mot il va employer aujourd'hui à propos du Groenland.
10:42Et son état d'esprit, vous avez raison, change extrêmement vite.
10:46C'est difficile d'ailleurs, quand on décroche un tout petit peu, de savoir où on en est.
10:50Et même de prédire et d'anticiper ce qui pourrait être sa décision avant de monter dans l'avion.
10:56Donc cette nuit, son état d'esprit, c'était plutôt « bon, les Européens m'ont un peu fâché,
11:01mais ils ont tout intérêt à ce qu'on discute.
11:03Et on va trouver un accord à Davos. »
11:06C'est ce qu'on entendait là, dans ses propos hier soir.
11:09Le compromis semblait possible.
11:10Il ne peut pas y avoir d'accord à Davos.
11:12Les six plus grands pays européens, les plus gros pardon,
11:15« no offense » pour les plus petits, ont signé une déclaration de soutien au Groenland.
11:20Plusieurs pays de l'Alliance Atlantique soutiennent le Groenland.
11:24La ministre des Affaires étrangères groenlandaise est rentrée triomphalement à nous
11:28après sa participation à une réunion avec les Américains.
11:32Le monde entier ne peut pas ignorer que ni la population du Groenland,
11:36ni les Européens, dont le Groenland fait partie, même si c'est un état autonome,
11:41une puissance autonome, sont contre cette annexion.
11:43Donc, il ne pourra pas faire comme si le monde ne l'a pas prévenu.
11:47Donc, il n'y arrivera pas.
11:49J'aimerais qu'on écoute peut-être Marc...
11:51Parce que, excusez-moi, quand on dit « il va acheter le Groenland », à qui ?
11:55On en est, paraît-il, maintenant, il aurait proposé un million de dollars à chaque habitant du Groenland.
12:01Il y en a 57 000.
12:0257 000.
12:03Ça fait quelques milliards, on va voir si les Groenlandais se laissent acheter.
12:08J'ai un petit doute.
12:08C'est vrai qu'il faut démêler le vrai du fou dans ce qu'il dit.
12:13Et ça, c'est le cas à chaque fois pour à peu près tous les dossiers.
12:15J'aimerais qu'on écoute le secrétaire général de l'OTAN qui s'est exprimé ce matin.
12:19C'est Marc Routteux.
12:20On tend l'oreille.
12:20Il a déclaré lors de sa conférence de presse qu'il doutait que les Européens viendraient à sa rescousse si l'article 5 était invoqué.
12:27Je lui réponds que si, ils le feront.
12:29Ils l'ont fait le 11 septembre 2001 lors des attentats.
12:32Et c'est la première et unique fois que l'article 5 a été invoqué.
12:35Je ne doute pas que les États-Unis viendront à notre secours.
12:37Nous viendrons à leur secours.
12:38Et nous avons besoin les uns des autres pour notre protection collective.
12:42Bien sûr, je constate qu'il existe actuellement des tensions.
12:44Cela ne fait aucun doute.
12:45Encore une fois, je ne vais pas m'exprimer à ce sujet.
12:48Mais je peux vous assurer que la seule façon d'y remédier est en fin de compte une diplomatie réfléchie.
12:55Voilà, Marc Routteux qui est finalement un peu le seul à essayer de temporiser dans cette entre-deux.
13:00Qui a estimé, je sais, de l'OTAN tout à l'heure, qu'une diplomatie réfléchie.
13:04Aujourd'hui, c'était le seul moyen pour gérer cette crise qui s'offre aux Européens.
13:08Vous êtes d'accord avec ça ?
13:08Mais je suis d'accord.
13:09Et je suis d'accord.
13:10C'est pour ça que je soutenais l'idée d'une réunion du G7 ou du G20.
13:14Il faut à la fois montrer que si on est dans la menace, nous riposterons.
13:18Et c'est le fameux recours au bazooka européen.
13:21Ou ce qu'a déjà décidé hier le Parlement européen.
13:24En refusant de ratifier l'accord entre Mme von der Leyen et M. Trump.
13:28Il faut à la fois montrer qu'on est prêt à riposter.
13:30Mais en même temps, évidemment, laisser la porte ouverte à la négociation.
13:34Il faut qu'il puisse sauver la face, bien entendu.
13:36C'est le principe de base de tout échange un peu compliqué avec des puissances qui vous veulent du mal.
13:42Et la France qui demande des exercices de l'OTAN au Groenland.
13:46Qui s'y prête à y contribuer.
13:48Vous trouvez ça plutôt malin ? Certains disent qu'ils jouent bien, là, Emmanuel Macron.
13:52Bien sûr. Et d'ailleurs, c'est ce que souhaitaient les Danois et d'autres pays nordiques.
13:55Qui regardent évidemment avec inquiétude ce qui se passe.
13:58Et d'autres pays scandinaves, pardon.
13:59Parce que le Danemark n'est pas un pays nordique.
14:02Ce qui se passe au Groenland.
14:03Puisque M. Trump dit qu'il y a une menace russe et chinoise.
14:07Eh bien, soit que l'OTAN, en tant que tel, aille défendre ce territoire membre de l'OTAN.
14:11Alors, il y a beaucoup de questions, effectivement, qui se posent.
14:16Parce qu'on est quand même à l'écréchendo dans les tensions en très peu de temps.
14:20Avec cette multiplication de déclarations.
14:23Avec cette question aujourd'hui qui est posée à ce début, pour de bon, de la guerre commerciale entre Bruxelles et Washington.
14:28On n'y est pas encore.
14:29Mais suite aux menaces de Donald Trump, le Parlement européen a quand même décidé de geler la ratification de l'accord commercial.
14:35Conclu en juillet, des observateurs anticipent déjà une escalade des mesures.
14:40On va faire tout de suite un bref état des lieux avec Florent Rodeau.
14:42On en reparle juste après.
14:46Conclu l'été dernier en Écosse, l'accord commercial passé entre l'UE et les Etats-Unis s'écrit aujourd'hui en pointillé.
14:53Ce mardi, et malgré le refus de l'extrême droite, le Parlement européen a décidé de suspendre son processus de ratification
15:02pour protester contre les nouvelles menaces de Donald Trump.
15:06La Française Valérie Ayé se dit convaincue de l'efficacité de la mesure.
15:11C'est un levier extrêmement puissant.
15:14Je ne crois pas que les entreprises américaines soient d'accord pour renoncer au marché européen.
15:18La question pour les Européens, comment riposter à Donald Trump sans pour autant braquer le président américain ?
15:26Iront-ils encore plus loin, quitte à imposer des droits de douane supplémentaires sur plusieurs produits américains ?
15:32Pour l'heure, l'UE n'a pas tranché.
15:35Une chose est sûre, à Bruxelles, tout le monde le sait,
15:38une éventuelle guerre commerciale avec la Maison-Blanche ne sera bonne pour personne.
15:42Mais à Washington, Donald Trump semble plus décidé que jamais à aller au bras de fer.
15:49En attendant de pouvoir obtenir l'annexion du Groenland,
15:52il brandit la menace tarifaire pour huit pays européens, dont la France.
15:58Plus 10% de droits de douane à partir du 1er février, 25% à partir du 1er juin.
16:04Paris pourrait même se voir imposer des surtaxes douanières de 200%
16:08sur ses exportations de vin et de champagne si Emmanuel Macron refuse de rejoindre le Conseil de la paix
16:14voulu par le président américain.
16:17Un chantage habituel de la part de Donald Trump,
16:20dont le retour au pouvoir est marqué par des relations plus que troublées
16:24avec les alliés historiques des Etats-Unis.
16:27Voilà, il se trouve qu'effectivement, on l'exprimait il y a quelques instants,
16:33les Européens se sont mis en ordre de bataille et sont prêts,
16:37ils l'ont martelé de nouveau ces dernières heures,
16:39ils sont prêts à riposter en cas de besoin.
16:41Oui, il faut être clair. Dans le commentaire, on dit son prix entre leur souhait de se défendre
16:46et de ne pas fâcher Trump.
16:47Il ne s'agit pas de fâcher Trump ou pas fâcher Trump.
16:49Il s'agit de dire que s'il y a une guerre commerciale entre l'Europe et les Etats-Unis,
16:52c'est un désastre pour tout le monde, y compris pour le monde.
16:55Qui aurait le plus à perdre ?
16:57En particulier pour les Américains, puisque c'est quand même le premier marché européen.
17:01Vous imaginez que l'Union Européenne décide l'interdiction des réseaux sociaux américains ?
17:06Ce serait une catastrophe absolue.
17:08Vous imaginez les vendeurs d'armes américains qui sont déjà fâchés ?
17:12Bon, ce serait un désastre aussi pour un certain nombre d'Européens.
17:15Mais ce qu'il faut à chaque fois rappeler,
17:18c'est que s'il met des droits de douane sur chaque pays individuellement,
17:22la réponse ne sera que collective en Europe.
17:24Parce que c'est l'Europe qui a la compétence exclusive en matière commerciale.
17:30Donc le retour de bâton, même s'il pense s'en sortir en taxant uniquement les vins et spiritueux,
17:35ça risque d'être pour lui une décision européenne à l'encontre.
17:39Par ailleurs, je rappelle qu'il y a quand même...
17:41La Cour suprême doit rendre un verdict dans les prochains jours, théoriquement,
17:46sur le fait de savoir si M. Trump a le droit de décréter unilatéralement des droits de douane,
17:51sans passer par le Congrès.
17:52Il semble que ce soit une question juridiquement assez compliquée.
17:55Les Européens, certains membres en tout cas, se montrent quand même assez réticents
17:59dans cette idée d'entrer dans un rapport de force avec Washington.
18:03Vous pensez qu'on fera preuve d'unité là pour le coup,
18:06si lui cet après-midi a confirmé sa volonté d'aller jusqu'au bout ?
18:09Il y a un Conseil européen demain, si je ne me trompe pas,
18:11qui est justement destiné, je pense, à réagir aux éventuels propos ou décisions
18:17annoncées par Donald Trump.
18:18Donc on verra demain.
18:20Il faut évidemment que...
18:21On en est capable, vous croyez ?
18:23Oui, je pense qu'on en est capable.
18:24Je pense que beaucoup de gens ont enfin compris la gravité de la situation.
18:28N'oubliez pas aussi, parce qu'on est tous passés sur le Groenland,
18:31mais la situation en Ukraine reste une préoccupation fondamentale
18:34pour une grande partie des pays européens.
18:36C'est ce qu'a redit M. Lavenderlein, qu'on voit derrière vous.
18:39La menace de Donald Trump, en gros, qui est de dire
18:41si vous ne me donnez pas le Groenland, je vous abandonne et j'abandonne l'Ukraine,
18:45ce n'est pas quelque chose qui va aider à la réconciliation
18:47avec toute une série de pays, et notamment les grands pays
18:50d'Europe centrale et orientale.
18:53C'est de l'Ukraine dont il est question finalement en filigrane,
18:56dans cette crise, on parle du Groenland, mais c'est de l'Ukraine dont il est question
18:59l'abandon ou pas des Américains.
19:00Oui, c'est cette idée que le monde doit être découpé en trois,
19:03avec les trois anciens empires qui refont surface,
19:06les Russes, les Chinois et les Américains,
19:07pour autant que ce soit un empire, ça l'a été,
19:10et qu'au fond, ces Européens ont vocation à être tiraillés
19:12entre ces trois empires et être déchiquetés
19:15entre le monde atlantique et le monde continental,
19:17comme disent les théologiens poutiniens.
19:20Ça n'est évidemment pas acceptable pour les Européens.
19:23Je pense que la décision aussi clé viendra en partie des Allemands,
19:26évidemment, pas seulement pour leur influence sur Madame von der Leyen,
19:30mais parce que c'est l'économie la plus puissante,
19:31et que c'est les principaux soutiens militaires
19:34à l'Ukraine au sein de l'Union Européenne.
19:36Un mot aussi peut-être des Britanniques,
19:38qui, on le sait, quand on se pâche avec Trump,
19:40en général, ils font deux pas en arrière,
19:41et disent qu'il faut continuer à dialoguer.
19:43Et là, il y a Kirstarmer, à l'instant,
19:44le Premier ministre britannique, qui est en train de dire
19:46« Je vais tenir bon face aux pressions de Donald Trump,
19:48je ne lâcherai pas ».
19:50Ça, c'est assez nouveau, quand même.
19:51C'est assez nouveau, et ça fait plusieurs mois que ça a commencé.
19:55Moi, je m'en réjouis, j'ai toujours pensé,
19:56tout le monde le sait,
19:57que les alliés de la France, sur le plan international,
20:00ce sont évidemment les Britanniques,
20:01puisque c'est le seul pays européen, en dehors de la France,
20:04qui a des capacités de projection militaire,
20:05et qui s'en sert, qui a l'arme atomique,
20:07qui est membre du Conseil de sécurité, membre permanent.
20:10Je pense que ça fait plusieurs mois
20:12qu'en réalité, les Français et les Anglais sont à la manœuvre.
20:15C'est bien, ça ne suffit pas tout à fait,
20:19c'est pour ça qu'il est important d'avoir ce qu'on appelle les Big Six,
20:22les Polonais, les Italiens, les Espagnols,
20:24et les Allemands, évidemment.
20:26Mais c'est fondamental, oui.
20:27Et c'est un tournant historique.
20:29Je pense que les Anglais sont en train de se rendre compte,
20:31malgré la montée de l'extrême droite également,
20:34au Royaume-Uni, sont en train de se rendre compte
20:36que leur avenir ne peut pas reposer uniquement dans les mains américaines.
20:39Vous parlez des Italiens,
20:42et là, on commentait le cas des Britanniques,
20:45quand même une posture qui est assez nouvelle.
20:47Qu'est-ce que ça nous dit, finalement, ce changement ?
20:49Que l'Europe est en train de devenir européenne.
20:52Européenne et plus forte, du coup ?
20:53Ça fait longtemps qu'on l'attend.
20:55La puissance européenne...
20:56Plus crédible, dans son idée, d'une union ?
20:59Je le pense, oui.
21:00Dès lors que nous voulons créer une puissance
21:02qui soit, par ailleurs, pacifique,
21:04non-hégémonique et démocratique,
21:06ça prend plus de temps
21:07que quand des autocrates décident pour leur peuple.
21:10Ça n'est pas l'habitude européenne.
21:11Et je pense qu'encore une fois,
21:13si on veut rester attractif
21:14pour les grands pays du Sud
21:16sur lesquels nous devrons compter
21:17pour sauver le système multilatéral,
21:20il faut rester des démocrates.
21:22On est quand même en train de commenter
21:23une Europe assez forte,
21:26soudée.
21:26On n'en a pas l'habitude.
21:27On verra effectivement comment ça se termine,
21:29tout ça.
21:29Mais on a eu des moments
21:30beaucoup plus pessimistes
21:32quant à l'attitude des Européens.
21:36Trump, est-ce que ça ne pourrait pas aller,
21:38justement, ça le met en difficulté ?
21:38Est-ce que ça ne pourrait pas le pousser
21:40à vouloir reprendre l'ascendant
21:43par le rapport de force ?
21:43Parce qu'on sait qu'il fonctionne
21:44comme ça aussi.
21:46Le rapport de force,
21:47il est soit militaire,
21:48soit commercial, en l'espèce.
21:49Moi, je pense à commercial, justement.
21:51On l'attend sur...
21:51Voilà.
21:51On n'imagine pas quand même
21:52qu'il va envahir militairement
21:54le Groenland.
21:55Enfin, ça, je ne peux pas l'imaginer
21:56parce que là,
21:56ce serait vraiment la fin de tout.
21:58Y compris probablement aux Etats-Unis.
22:00Les Américains ne veulent pas
22:02de guerre au Groenland.
22:04Alors, il reste l'arme commerciale.
22:05Encore une fois,
22:06on en a déjà parlé.
22:07L'Europe ne doit pas sous-estimer
22:08sa puissance économique et commerciale.
22:11Mais, comme c'est un instrument collectif,
22:14en effet, là,
22:15l'unité est fondamentale.
22:16Quand je dis l'unité,
22:17entendons-nous.
22:18Il est clair que ça doit être
22:19l'unité des principaux pays.
22:21Les pays fondateurs
22:22et les grands pays.
22:23Si nous avons à faire face
22:25à l'indiscipline
22:26de M. Fixot,
22:28de M. Babis
22:28et de M. Urban,
22:29Eh bien, écoutez,
22:30que je vous dise,
22:31il faudra se passer d'eux.
22:32Ça fait longtemps
22:33que l'Europe a commencé
22:34à avancer à plusieurs vitesses.
22:36Peut-être qu'il faudra
22:36un jour se poser la question,
22:38y compris pour les questions commerciales.
22:40Il va s'adresser
22:41à un parterre de représentants,
22:42justement,
22:44de ce monde économique.
22:45On est censé parler de ça.
22:47À Davos,
22:47ce n'est pas de la crise,
22:48de crise géopolitique,
22:49même si, évidemment,
22:51ça a un peu été transformé.
22:52Vous avez vu les réactions
22:52du patronat français,
22:54en tout cas.
22:54Ils ne sont pas particulièrement séduits
22:56par M. Trump.
22:56C'est le moins qu'on puisse dire.
22:57Justement,
22:58qu'est-ce qu'ils en disent ?
22:59Et même l'extrême droite française,
23:00si j'ai bien compris,
23:01est passée d'un trumpisme béin,
23:03passez-moi l'expression,
23:04à un anti-trumpisme virulent.
23:08Donc, je pense que beaucoup de dieux
23:09sont en train de s'ouvrir en Europe.
23:12On voit les bourses mondiales
23:13suspendues à ce que va dire,
23:15ou pas, Trump,
23:17cet après-midi ?
23:17Ce que va dire Trump
23:18et aux décisions
23:19que prendront les Européens
23:20dans l'autre sens.
23:21Encore une fois,
23:21il ne faut pas se tromper.
23:23Le dollar est aussi aux mains,
23:25il ne faut pas l'oublier,
23:26des Européens
23:27et des Chinois, notamment,
23:28qui détiennent une grande partie
23:30de la dette américaine.
23:32Il doit parler du dollar,
23:33notamment,
23:33dans cette intervention.
23:35C'est une monnaie
23:36qu'il ambitionne de contrôler ?
23:39J'imagine.
23:40Alors, vous le savez,
23:41la baisse du dollar,
23:42en même temps,
23:44ça n'est pas un instrument
23:45qui lui permettra
23:46de contrôler,
23:47comme autrefois,
23:48l'économie mondiale,
23:48surtout que les grands pays du Sud
23:50sont en train de se débrouiller
23:52pour essayer de créer
23:52des échanges hors dollar.
23:54En même temps,
23:55ça favorise
23:55les exportations américaines
23:57au détriment
23:57des exportations européennes.
23:59Donc,
23:59ça joue dans les deux sens,
24:01la baisse du dollar.
24:02J'aimerais citer
24:03Bart Deweber,
24:04qui est le Premier ministre
24:05de la Belgique.
24:07Être un vassal heureux
24:08est une chose,
24:09être un esclave malheureux,
24:11c'est tout autre chose.
24:12Qu'est-ce que ça nous dit
24:13des Européens,
24:14cette petite phrase ?
24:15Cette droite,
24:17pas encore extrême,
24:18mais presque en Belgique,
24:19rejoint les propos
24:20de beaucoup de mouvements
24:22d'extrême droite européennes.
24:24Donc,
24:24la conscience européenne
24:25se réveille clairement.
24:27Je pense que ça n'est pas
24:28une victoire pour Donald Trump
24:30de ce point de vue-là.
24:31La question,
24:31c'est est-ce qu'il y a suffisamment
24:32de gens autour de lui
24:33aux Etats-Unis
24:34pour lui expliquer
24:35les dangers
24:36auxquels vont faire face
24:38les Etats-Unis
24:39s'il y a une vraie guerre commerciale ?
24:41Le peuple américain,
24:42ça ne peut pas lui parler,
24:43ça a Trump,
24:43il y a des élections de mi-mandat
24:44qui vont arriver très vite
24:45dans moins d'un an.
24:46Avant de monter dans l'avion,
24:47hier soir,
24:48cette nuit,
24:49il s'est adressé
24:50à la télévision américaine,
24:51donc en somme,
24:52aux Américains,
24:52en leur disant
24:53« ne vous inquiétez pas,
24:54vous avez un homme d'affaires
24:55en commande
24:55qui gère bien
24:56les affaires du pays ».
24:57Bon, ça, évidemment,
24:57c'est sa rhétorique.
24:58Les Américains,
24:59ils ne sont pas tout à fait
24:59d'accord avec ça en ce moment.
25:00Écoutez, moi,
25:01j'étais sur un autre plateau
25:02hier soir où il y avait
25:03des spécialistes des Etats-Unis
25:04et les avis sont partagés.
25:05Le sentiment est quand même
25:06que globalement,
25:07dans l'affaire du Groenland,
25:08par exemple,
25:09si les Américains
25:09ne soutiennent pas
25:10une intervention,
25:11ils ne seraient pas malheureux
25:12s'ils annexaient le Groenland.
25:13Donc, c'est assez compliqué.
25:15Mais quand on parle
25:15d'économie du portefeuille
25:16du pouvoir d'achat,
25:17on est quand même assez d'accord.
25:18Oui, c'est pour ça
25:19que les conséquences
25:20ne se risquent
25:21d'être douloureuses pour lui.
25:22En même temps,
25:22il faut souligner quand même
25:24le grand silence,
25:24à l'exception
25:25d'un gouverneur démocrate,
25:28le grand silence
25:29des démocrates américains.
25:30L'absence de réaction
25:31semble-t-il
25:32de l'opposition.
25:33Il y a des manifestations
25:34mais elles n'ont pas l'air
25:35de rassembler
25:35énormément de gens.
25:37Je pense que tout le monde
25:37marche sur des oeufs.
25:39Parce que justement,
25:39comme les élections
25:40mid-term approchent
25:41et que les démocrates
25:42ont plutôt gagné
25:43les élections partielles
25:44qu'il y a eu depuis un an,
25:46personne ne veut non plus
25:47aller trop fort.
25:48Personne ne veut griller
25:49ses cartes.
25:51Puisque les sondages
25:52n'ont pas l'air
25:52très favorables aux républicains,
25:53probablement les démocrates
25:55préfèrent-ils laisser faire.
25:57On va voir aussi
25:57ce que la Cour suprême
25:58va décider, encore une fois.
25:59Si la Cour suprême
26:00décidait que le président Reagan
26:02n'a pas le droit
26:03d'imposer des tarifs
26:05sans l'accord du Congrès,
26:06ça sera une véritable révolution
26:07dans la boulimie trumpienne.
26:10On suit beaucoup
26:11à peu près tous les discours
26:12forcément de Donald Trump
26:14comme les autres chaînes
26:15de télévision internationales.
26:17Parfois ça commence bien
26:18et puis très vite
26:19ça va dans tous les sens.
26:20Vous pensez qu'il va avoir
26:21la tête froide ?
26:22Ça dépend si l'improvise.
26:23L'enjeu est grand quand même.
26:24Si l'improvise,
26:25ça va être dangereux.
26:26Pardon, un dernier point
26:27quand même qui est important.
26:29Tout le monde a noté.
26:30J'espère le soutien
26:32plus que nominal
26:34que les Russes
26:34Vladimir Poutine
26:35apporte à la volonté américaine
26:37d'annexer le Groenland.
26:38J'espère que comme ça
26:39les yeux des Européens
26:41sont destinés
26:42et que tout le monde comprend
26:43que Trump est de fait
26:45un allié de Vladimir Poutine
26:46quand il s'agit
26:47de la sécurité en Europe.
26:49Ce qui est extrêmement grave.
26:50flatté Donald Trump
26:52ces derniers jours
26:52s'il réussissait à conquérir
26:54le Groenland.
26:54Ce serait historique
26:55dans l'histoire de ce monde.
26:57On a bien compris
26:57le jeu et l'intérêt des Russes
26:59forcément.
27:00Merci beaucoup Jean-Maurice Rippert.
27:01Merci d'avoir été
27:02l'invité de l'Info du jour.
27:03On va évidemment
27:03suivre de priorité
27:05se quitter sur les images
27:06de Davos,
27:07la station suisse
27:08où va arriver
27:09de façon imminente
27:09Donald Trump
27:11qui est toujours à bord
27:11de son hélicoptère.
27:13Le président américain
27:14qui va se poser
27:15au Forum économique de Davos
27:16et puis monter à la tribune
27:18pour prononcer son discours.
27:19Une séquence
27:20qu'on va vous faire vivre
27:20évidemment en direct
27:22sur cette antenne.
27:23Restez à nos côtés.
27:23A tout de suite.
27:24Merci beaucoup.
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