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00:00Donald Trump qui poursuit sa prise de parole et répond actuellement aux questions.
00:05Vous le découvrez sur ces images sur France 24.
00:07On prend tout de suite la direction de Washington où nous y attend notre correspondant Mathieu Mabin.
00:12Bonjour Mathieu. Les discours de Donald Trump, vous en avez l'habitude.
00:16Qu'est-ce que vous retenez aujourd'hui ? Discours somme toute classique mais avec quelques surprises.
00:23Oui, on ne pouvait pas attendre de Donald Trump autre chose qu'un exposé à la manière de Donald Trump.
00:29comme Karim l'a fort bien formulé à l'instant, c'est un travers assez marqué chez lui.
00:33Où qu'il se trouve sur la planète et quel que soit le sujet sur lequel il est attendu, ici c'était évidemment le Groenland,
00:39le président américain ne peut pas s'empêcher de nous parler de politique intérieure américaine,
00:45de son bilan économique, des mesures qu'il a prises pour les américains,
00:48comme s'il était à Atlanta ou à Détroit et peu importe que le public de Davos aujourd'hui
00:53n'avait pas du tout envie d'assister à un énième exercice d'autosatisfaction du numéro 1 américain.
00:59Pourtant, parmi les approximations dont Donald Trump est coutumier,
01:03on est bien obligé de reconnaître effectivement, Karim le rappelait à l'instant,
01:07que le bilan économique qu'il a présenté aujourd'hui,
01:10même si la presque totalité des chiffres sont à revoir,
01:13ce bilan contredit, c'est vrai, les prédictions des plus optimistes de ces détracteurs
01:18et ceux qu'ils se trouvent d'un côté ou de l'autre de l'Atlantrique.
01:22C'est vrai que la croissance américaine est plutôt bonne,
01:24c'est vrai que l'inflation est moins préoccupante
01:27et c'est vrai que les salaires des Américains ont globalement augmenté au cours de l'année écoulée.
01:32C'est vrai également que le programme nucléaire iranien inquiète moins le monde,
01:36que la population de Gaza meurt beaucoup moins qu'il y a un an
01:39et c'est vrai que le secrétaire général de l'OTAN,
01:42interpellé d'ailleurs par le président américain,
01:44a dû à de nombreuses reprises cette année saluer l'indispensable contribution américaine à l'Alliance.
01:50Je cite évidemment.
01:52On a également entendu Donald Trump mettre en garde l'Europe, c'est vrai.
01:56Encore une fois, et en reprenant les punchlines de son vice-président, J. Devane,
02:00s'il a été question d'immigration et de la menace civilisationnelle, je cite,
02:04qui pèse sur le vieux continent.
02:06Donald Trump a encouragé les dirigeants également,
02:09les dirigeants européens à mettre un terme à l'immigration
02:12en rappelant les chiffres de son propre pays, de sa propre administration.
02:1790% de franchissements en moins à la frontière sud-américaine
02:21et une frontière nord qui voit désormais s'enfuir vers le Canada
02:25plusieurs centaines de clandestins par jour.
02:27Les caméras de Davos n'étaient pas braquées sur la salle
02:30pour filmer les visages des dirigeants qui écoutaient religieusement le président américain,
02:35mais on devine néanmoins qu'ils ont pu éprouver,
02:38après un peu d'agacement, une forme de soulagement
02:41quand Donald Trump a enfin parlé d'engager des négociations avec le Danemark
02:46pour prendre le contrôle du Groenland.
02:48Et puis, il a fini par affirmer qu'il avait renoncé à l'usage de la force pour s'en emparer.
02:54On recule aujourd'hui, je posais la question tout à l'heure à Karim Mathieu.
03:01Pardon ? Je n'ai pas entendu votre question.
03:03Est-ce qu'on peut parler du coup de recul sur le Groenland aujourd'hui
03:06avec ses annonces de Donald Trump ?
03:08Alors, Donald Trump a d'ailleurs, oui, il a ironisé sur l'impatience de l'auditoire
03:15à l'entendre s'exprimer sur le Groenland.
03:17Bien sûr, comment est-ce qu'il aurait pu en être autrement ?
03:19Je me suis dit que je n'en parlerais pas,
03:22mais je crois que vous avez envie de m'entendre, n'est-ce pas ?
03:26Ce sont les mots assez exacts du président Donald Trump,
03:31du président américain.
03:33Donald Trump renonce à l'usage de la force.
03:35En fait, c'est la phrase qu'il faut retenir de son intervention,
03:37c'est celle que tout le monde attendait.
03:39Mais ce n'est pas vraiment une surprise.
03:41Est-ce qu'il s'agit là d'une rétractation sous la pression européenne
03:45qui, ces derniers jours, c'est vrai, a défendu l'intégrité d'un territoire
03:48administré par l'un de ses membres ?
03:50Ce n'est évidemment pas la description qu'en fait le président américain.
03:53On l'a entendu justifier cette fois de manière plutôt rationnelle
03:57les raisons de l'intérêt de l'Amérique
03:59pour ce qu'il a qualifié de gros blocs de glace.
04:02Il a rappelé qu'il n'était pas le premier président non plus
04:04à convoiter le Groenland.
04:07Mais il a surtout parlé d'engager des discussions avec le Danemark.
04:10Et c'est ça qu'il faut retenir.
04:11À Davos et dans les chancelleries européennes,
04:14certains y verront une victoire diplomatique, sûrement.
04:16D'autres, un simple soulagement, tout simplement,
04:18de ne pas voir cette crise marquer une rupture définitive entre alliés.
04:23Ce qui serait, chacun est d'accord pour l'affirmer,
04:27une catastrophe pour tout le monde.
04:29Ce qui est certain, c'est que l'histoire n'est pas terminée.
04:32Cette prise de parole marque sans doute une pause dans cette actualité
04:35qui sera remplacée par une autre,
04:37puisque la seule chose dont on peut être certain avec Donald Trump,
04:41c'est que nous dirons encore son nom plusieurs fois par jour
04:45et ce, au moins jusqu'au terme de son mandat dans trois longues années.
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