00:00Musique
00:00C'est un document que vous propose d'écouter La République à Lorrain.
00:13Quand il nous accorde cet entretien, fin mars 2012,
00:16Johnny Hallyday est à Los Angeles, en pleine répétition de sa grande tournée.
00:21Il ne le sait pas encore, mais l'album dont il nous parle, La Tente,
00:25va être un des cartons de la fin d'année.
00:27Et son spectacle, jamais seul, va définitivement signer le retour gagnant du patron de la scène française.
00:34Sa carrière, son rapport à la célébrité, son track ou son livre avec Amanda Sterse,
00:39pendant une trentaine de minutes, le rockeur va se confier et laisser la parole à Jean-Philippe Smet.
00:44Même si l'artiste, le chanteur ou l'acteur n'est jamais loin,
00:48c'est ici l'homme qui tourne en ce moment avec son ami Eddie Mitchell pour Claude Lelouch,
00:53qui joue les premiers rôles.
00:53Avant a-t-il promis, juste avant Noël, de retrouver en 2013 son public sur les routes.
01:00Est-ce que celui qui fait la première partie de Raymond De Vos à l'Alhambra à Paris le 20 septembre 1960
01:05pouvait imaginer une seule seconde faire une telle carrière ?
01:08Non, non. Je pensais déjà avoir beaucoup de chance à cette époque-là, j'avais 16 ans,
01:13faire ce métier.
01:15Mais on prenait la partie de Raymond De Vos.
01:18Je ne pensais pas à long terme.
01:19Je disais toujours, ça marche cette année, donc on profite 11 ans,
01:24ça ne marchera peut-être plus l'année prochaine.
01:27Je ne pensais pas au plan de carrière quand j'ai commencé à faire ce métier.
01:31Et je le faisais sur le moment parce que c'était quelque chose que j'aimais faire.
01:35J'aimais rock'n'roll, c'était le début du rock'n'roll.
01:38Le rock'n'roll était une musique qui n'était pas encore connue en Europe,
01:43en tout cas pas en France.
01:44Et je le faisais vraiment avec passion et avec l'insouciance des 16 ans que j'avais à l'époque.
01:55C'est impossible de parler de vous sans user de superlatif.
01:59181ème tournée, on l'a dit, 100 millions de disques, 28 millions de spectateurs en concert.
02:04Vous dites que la musique est votre meilleure psychothérapie.
02:08Est-ce que du coup, Jean-Philippe Smet en sait un peu plus sur lui ?
02:11Pas vraiment, non.
02:12Mon métier, je ne le fais pas en pensant à l'année prochaine.
02:19Quand je fais ce métier, je le fais au moment présent.
02:22Je fais des choses que j'ai envie de faire au moment présent.
02:24Mais je ne pense pas, par exemple, à l'année prochaine,
02:27qu'est-ce que j'aurais envie de chanter ou de quel style musical j'aimerais me tourner.
02:34Ce ne sont pas quelqu'un qui prévoit longtemps à l'avance les choses.
02:38Je sais que maintenant c'est un peu difficile parce que c'est vrai que les salles se retiennent longtemps à l'avance.
02:42Donc il faut y penser.
02:44Ça, c'est le rôle du tournage, de faire ça.
02:49Mais moi, par exemple, en ce moment, je travaille avec des musiciens,
02:52je pensais d'ailleurs que je suis à l'Ouest de l'Est,
02:54sur la tournée qu'on va faire maintenant.
02:56Et donc, on travaille sur un concept de chansons.
03:00J'essaie de trouver des chansons qui ont marqué des gens par rapport à toute ma carrière.
03:05Mais des chansons que je n'ai pas chantées systématiquement à chaque fois.
03:09Des chansons que peut-être les gens vont redécouvrir.
03:11Des chansons comme, par exemple, de vivre.
03:14Des chansons comme ça que je n'ai pas chantées depuis longtemps.
03:15Vous chantez depuis toujours, Johnny.
03:17Vous touchez votre premier cachet à 13 ans.
03:19Et vous n'en avez pas encore 18 quand vous devenez l'idole des jeunes.
03:23En 1991, vous dites, dans ce métier, on ne vieillit pas, on grandit.
03:26Je vis le moment présent sans me retourner en arrière,
03:29ni tôt penser en l'avenir, comme vous me l'avez dit d'ailleurs tout à l'heure.
03:32Est-ce que vous vous interdisez d'être nostalgique ?
03:34Non, pas vraiment, non.
03:36Je crois que...
03:38Non, je ne suis pas nostalgique sur les choses.
03:41Je trouve que chaque chose est formidable par rapport au moment où on les fait.
03:46Vous savez, on vieillit tous.
03:48Personne ne reste plus de sa vie avec les 18 ans, c'est d'accord.
03:52Je crois qu'il faut vivre avec le moment présent.
03:56Il faut vivre avec l'âge qu'on a.
03:58On a les désirs différents par rapport à l'âge qu'on a.
04:03Je crois qu'un homme, sa vie continue, il grandit.
04:11Je crois que chaque expérience de chaque moment est importante dans la vie de d'accord.
04:15Amanda Sterse vient de passer dix jours à Los Angeles en compagnie de votre famille.
04:19Elle prépare avec vous une autobiographie.
04:21Est-ce que ce livre est une manière pour vous de faire un bilan ?
04:24Peut-être quelque part, mais pas vraiment un bilan.
04:26J'ai lu tellement de livres sur moi, sur ma vie, que finalement, je me suis dit
04:30qu'il y a tellement de choses inexactes qui auraient été écrites sur moi, sur ma vie,
04:37comme si les gens pensaient à ma place, que je me suis dit
04:41qu'à un moment donné, il va bien falloir que je raconte moi les choses telles que moi j'ai vécues,
04:45qu'elle a été ressenties.
04:46Mais je crois qu'elle est très bien pour faire ça, parce qu'elle écrit bien,
04:53elle est à l'écoute de ce que je lui dis.
04:57Évidemment, c'est elle qui l'écrit.
04:58Moi, je ne me ressemble que mes souvenirs.
05:04Johnny, je cite Jean-Jacques Goldman, c'est une très grande force,
05:07mais aussi une très grande fragilité.
05:09Est-ce qu'il vous a bien résumé ?
05:10Tout a été dit et écrit sur vous, vous l'avez dit tout à l'heure.
05:23Alors, en me plongeant dans les archives pour préparer cet entretien,
05:26j'ai été marqué par ce harcèlement médiatique permanent,
05:29où que vous soyez, dès les années 60, on scrute vos moindres faits et gestes.
05:34Est-il possible de se préserver, de vous protéger, vous et vos proches,
05:38ou est-ce utopiste parce que c'est la rançon de la gloire ?
05:40Vous savez, quand on est à proposer de ce métier,
05:43c'est jamais facile de se protéger totalement,
05:46parce que, quelque part, les gens ont l'habitude.
05:51Moi, j'ai fait des tournées.
05:52Moi, des fois, bon, il m'est arrivé comme ça,
05:55de tourner sur des gens sympathiques,
05:58qui étaient des gens des fans, qui venaient au spectacle,
06:03mais que j'avais l'habitude de voir en cours des tournées,
06:07pendant longtemps, on finit par s'habituer aux gens.
06:08Moi, c'est trouvé chez eux, par un café.
06:10Je m'en suis aperçu, mais elles sont les gens chez les gens.
06:13On fait partie de la famille, quelque part.
06:15Il y a une photo de vous, sur la cheminée, avec les photos des parents.
06:19Vous voyez, c'est...
06:20Et donc, la passion d'aborder ce côté médiatique n'est pas le même,
06:29quand on a vécu ça, quand on a été chez les gens,
06:32et qu'on a vu un peu les gens,
06:33les gens, ils vous prennent un petit peu comme,
06:35bah, c'est le grand frère, ou c'est...
06:38Moi, c'est comme moi.
06:39Quand moi, j'étais membre, j'avais des photos d'Elvis dans ma chambre,
06:42à peut-être m'envie.
06:43Bon, donc, quelque part, on fait partie un petit peu du quotidien de ces gens-là.
06:47Donc, moi, je ne prends pas le...
06:51Comment dire ?
06:53Le côté être traqué par les papas Hadji
06:57comme quelque chose de...
07:02Comment dire ?
07:03De terrible.
07:04C'est quelque chose avec qui j'ai grandi, avec ça.
07:07Donc, ça ne me dérange pas plus, quoi.
07:10Ce qui me dérange plus, par exemple,
07:11c'est des saloperies qui peuvent être écrites par rapport à ça.
07:16Par exemple, des choses fausses.
07:18Vous voyez, les photos proprement dites,
07:22c'est des choses qui ne me dérangent pas,
07:23parce que ça fait partie du quotidien de chaque personne qui est connue,
07:27et qui fait partie un petit peu du monde
07:29où les gens s'intéressent un petit peu à...
07:31Tiens, comment il est habillé ?
07:32Qu'est-ce qu'il fait ?
07:33Qu'est-ce qu'il a fait dernièrement ?
07:35Ah, il est là ?
07:36Il est dans tel pays ?
07:37Vous voyez, c'est partie un peu du quotidien des gens.
07:41Maintenant, ce qui est pénible,
07:43des fois, c'est quand il y a des gens qui ne vous aiment pas.
07:46Des gens qui, par exemple, ne vous aiment pas,
07:47qui écrivent des saloperies.
07:48Ça, c'est moins...
07:49Comment dire ?
07:50C'est moins...
07:51Bon, disons, c'est moins tolérable et moins...
07:54Mais surtout, ce n'est pas une question pour soi-même, d'ailleurs.
07:56C'est une question même pour les gens qui vous entourent,
07:58les gens que vous aimez.
07:59Je me dis toujours, ces gens-là qui écrivent ça,
08:01si on...
08:01S'il se plaît qu'à notre place et que nous, on écrive ça sur eux,
08:04ils ne seraient pas contents.
08:05Oui, c'est ce que je veux dire.
08:05Moi, je me mets toujours à la place des gens,
08:08quand même quand je me passe contre quelqu'un,
08:10je me mets à la place de quelqu'un.
08:12Si ça m'écrit à moi qui est dans cette situation,
08:14est-ce que j'aimerais qu'on me dise ça
08:15ou qu'on me fasse ça sur moi ?
08:17Des fois, les gens ne se posent pas assez la question
08:19en disant, oui, après tout, pourquoi...
08:22Je ne connais pas pourquoi écrire des choses.
08:24Je n'aimerais pas qu'on écrive ça sur moi, quoi.
08:26Nous sommes le 16 septembre 1976.
08:29Dans cet article de l'Aurore,
08:30vous déclarez à chaque fois que j'apparais sur scène,
08:33il faut que ce soit un événement.
08:35Je dois toujours trouver quelque chose pour aller plus haut.
08:38Alors, est-ce que vous vivez, Johnny,
08:39cette surenchère perpétuelle,
08:41plus grande scène, plus d'effets spéciaux,
08:43comme une source de motivation supplémentaire
08:45ou comme une pression ?
08:46Comme une pression...
08:49C'est avec le temps, comme je vous l'ai expliqué.
08:50Avec le temps, on change d'avis,
08:52on change d'opinion, etc.
08:54Je pense aujourd'hui que
08:58faire mieux, faire moins bien,
09:01ce n'est pas une question de ça.
09:03Je crois que...
09:04J'ai fait énormément de tournées.
09:06J'ai fait beaucoup de sels.
09:08Ce qui est important, je crois, surtout,
09:10c'est d'essayer de ne pas refaire ce qu'on a déjà fait
09:14et de trouver à chaque fois des idées nouvelles
09:16pour présenter quelque chose que les gens n'ont pas encore vu.
09:19Je crois que le plus difficile, c'est ça.
09:21Ça devient un peu dur à mon niveau
09:23parce que j'en ai fait tellement.
09:24L'idée, c'est que c'est moins ou moins facile.
09:27Le plus dur, ce n'est pas de faire quelque chose
09:31de plus fracassant qu'à la dernière fois.
09:33Le plus dur, c'est de faire des choses
09:35qu'on n'a pas encore faites
09:36et que les gens n'ont pas encore vues.
09:38D'innover des choses à chaque fois.
09:40C'est ça qui est important.
09:40J'ai assisté aux conférences de presse de vos dernières tournées
09:43à Bercy, à Saint-Etienne et à la Tour Eiffel en décembre dernier
09:46et à chaque fois, vous disiez avoir de plus en plus le track.
09:50De quoi doute-t-on, Johnny, avant une tournée, quand on a votre expérience ?
09:54Vous savez, je crois que ce n'est pas une question d'expérience.
09:58On a toujours le track.
09:59Enfin, moi, en tout cas, j'ai toujours le track quand je commence quelque chose
10:02que je n'ai pas encore fait.
10:04Une nouvelle tournée, un nouveau film, un théâtre,
10:06quelque chose que je n'ai pas encore fait,
10:09que je suis en train de préparer.
10:11Je crois que c'est humain.
10:14Vous savez, moi, j'étais très...
10:15Vous savez, j'étais très d'avis avec Jacques Brel.
10:18Et Jacques Brel, encore, malgré tout,
10:22avant de monter sur scène,
10:25il était tellement malade qu'il allait au travail pour dormir.
10:29Tellement, il était...
10:30Tellement, ça rendait malade de track d'aller sur scène.
10:34Je crois que le track, c'est quelque chose qu'on ne se sépare pas.
10:38C'est vrai que quand on prépare quelque chose,
10:42on est très tendu, on a le track,
10:45on dit non, est-ce que ça va plaire aux gens ?
10:47Je crois que le track vient surtout
10:49parce qu'on a envie que les gens se sentent en train de voir
10:51et puis qu'on a toujours peur de décevoir les gens.
10:54Est-ce que votre prochain album sera le live de cette tournée
10:57ou est-ce qu'il y aura un album avant ?
10:59Non, je vais faire un album.
11:01Moi, je fais beaucoup de boulot
11:03parce que je vais faire un album au milieu de ma tournée.
11:05mais oui, pendant mes jours off.
11:08D'accord.
11:08Je vais l'album avec complètement des chansons inédites, etc.
11:12J'en ai besoin parce que ça fera partie de l'album
11:15de la deuxième partie de ma tournée.
11:16Écoutez, cet album, je reviens un petit peu
11:21à ce que j'ai pu faire avant,
11:22c'est-à-dire des chansons à texte,
11:26des chansons, disons, un petit peu de la veine
11:30que j'avais faite quand j'avais travaillé
11:32avec Dolman, avec Berger.
11:37Vous voyez, il y a une super chanson
11:39que tout sur Hopper,
11:42vous savez, le peintre.
11:45Enfin bon, c'est difficile de vous en parler
11:47parce que je n'ai pas encore fait
11:48parce que je serai en train de travailler sur les chansons-là.
11:50D'accord. Et vous allez retravailler ?
11:51Ce sera, disons, un album un peu plus classique,
11:54un peu moins, disons, un peu moins noté blues.
12:00Vous voyez ce que je veux dire ?
12:00Un peu plus ouvert à tous les publics, quoi.
12:05Vous allez retravailler avec Jean-Jacques Goldman ?
12:06J'aimerais bien travailler avec lui.
12:08Malheureusement, Jean-Jacques ne veut plus rien faire.
12:10Il ne veut plus travailler rien faire.
12:11Il ne veut plus écrire.
12:14Il ne fait plus que les entrailles, quoi, malheureusement.
12:16D'accord.
12:17C'est dommage parce que, bon,
12:18je crois qu'il a trouvé sa vie
12:20comme il avait envie avec ses nouveaux enfants
12:22et il vit à Marseille, je crois.
12:25Sa vie de sa vie,
12:26je crois que sa vie de sa vie
12:27est devenue plus importante pour lui
12:29actuellement que sa vie d'artiste, quoi.
12:34Vous avez campé pendant trois mois
12:35sur les planches d'Edouard VII à Paris,
12:37sur les ordres de Bernard Murat,
12:38le personnage de Chicken.
12:40Ça a été un souvenir.
12:44Ça a été l'expérience.
12:45Dans le départ, je ne savais pas
12:49si j'étais capable, moi.
12:51Faire des films, c'est une chose.
12:53Être acteur sur scène devant un public,
12:56c'est encore un autre métier.
12:58C'est peut-être un de mauvais métier.
13:02Je ne savais pas si j'en serais capable.
13:03Moi, j'avais la touche
13:05quand j'ai commencé la répétition.
13:08Je me suis dit,
13:08bon, il va falloir quand même
13:09pendant deux heures être sur scène
13:11et puis, je ne sais pas comment c'est les mains
13:14où on peut refaire une prise
13:15s'il y a une prise qui cloche,
13:19mais c'est pas bien.
13:20Et il faut y aller d'un coup.
13:22Et pour moi,
13:23ça a été une expérience formidable,
13:25mais même pas uniquement
13:26en tant qu'acteur.
13:29Ça a été une expérience formidable également,
13:31même par rapport à un chanteur, quoi.
13:35C'est une façon d'exprimer des mots
13:39qui sont hors contexte musical.
13:42Ce qui fait que moi,
13:43quand j'étais un spectacle,
13:44c'est vrai que je me sers beaucoup
13:46de ce qu'on apprend pour la scène,
13:49pour interpréter une chanson,
13:50même quand je chante.
13:52Je me sers beaucoup du vécu acteur
13:56que j'ai pu avoir comme expérience
13:58et que je me souviens à la scène,
14:00que d'ailleurs, au cinéma.
14:03Dans une chanson,
14:04quand un homme souffre,
14:05il souffre,
14:06je ne sais pas juste des mots
14:07qu'il dit dans un micro.
14:08Il faut faire ressentir aux gens
14:10les sentiments qu'on peut avoir
14:11à l'intérieur de soi.
14:12Johnny Hallyday,
14:12ce sera ma dernière question.
14:14J'ai eu l'occasion de rencontrer
14:15à plusieurs reprises
14:16lors de vos passages à Metz
14:17quelqu'un que vous connaissiez bien.
14:19Je mets la phrase au passé volontairement.
14:23Un certain Jean-Claude Camus.
14:24Il m'a parlé à chaque fois de vous
14:25avec une sincérité,
14:26une émotion touchante.
14:28Je voulais savoir
14:28si le temps avait cicatrisé
14:30les plaies entre vous
14:30ou est-ce qu'il fait définitivement
14:32partie de votre passé ?
14:33Il faut partie de mon passé,
14:35Jean-Claude Camus.
14:35Mais moi, je n'ai rien contre lui.
14:36Comme on a travaillé,
14:38on a fait des très belles choses ensemble.
14:39On a fait des beaux spectacles.
14:40Je n'en regrette rien.
14:42Simplement, dans la vie,
14:44à un moment donné,
14:45on a envie de changer
14:46un petit peu la façon de travailler.
14:48On a envie de changer
14:49un petit peu d'horizon
14:51par rapport au travail
14:52et les gens
14:52avec qui on a envie de travailler.
14:54Donc, on fait notre route
14:57séparément maintenant.
14:58Mais on a fait
15:00des très belles choses ensemble.
15:01Je ne regrette absolument pas
15:03que je ne renie pas non plus.
15:06Sous-titrage Société Radio-Canada
15:08...
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