00:00Cela dit triste, quand il s'agit de Sim, Sim !
00:13C'est épouvantable, c'est épouvantable !
00:18Avec ma femme, on avait acheté un appartement tout à fait dans le haut d'une tour.
00:24On a visité l'appartement, ma femme m'a dit, il me plaît bien,
00:28il n'y a que la trinque, la rideau qu'il faudrait changer.
00:31Elle dit, mon chéri, je vais le faire tout de suite, si tu veux.
00:34Elle me fait, je vais le faire moi-même, incapable.
00:36T'es pas foutu de faire quoi que ce soit avec tes 10 doigts, il n'y a qu'à
00:38garder la gueule de nos gosses.
00:41Passe-moi le tabouret minable, qu'elle me fait.
00:44Alors, je lui ai passé un tabouret minable, qu'on nous avait livré en prime avec l'appartement.
00:49Elle me dit, je vais te montrer comment on fait pour changer une trinque, tu vas voir.
00:53Elle a pris le tabouret.
00:55Elle a mis devant les généraniums, elle est montée sur le tabouret, elle m'a dit, passe-moi un marteau,
01:01crétin.
01:02Alors, je vais passer un marteau, crétin.
01:05Elle m'a dit, regarde bien comment on fait pour changer une trinque, l'imbécile.
01:11Il faisait beau.
01:13On avait ouvert la fenêtre.
01:17Elle a pris le marteau, elle m'a dit, passe-moi un clou, tordue.
01:21Alors, j'ai détendu un clou et j'y ai passé.
01:24Elle m'a dit, regarde, c'est la dernière fois que je te montre.
01:28Elle avait raison.
01:30Elle a pris le marteau, le clou et...
01:32Paf !
01:33Et là, la...
01:35Je l'ai vue partir, sans me dire au revoir, comme ça.
01:41J'ai dit, OK, va.
01:43Eh bien, j'ai vu.
01:44Je me suis accoudé à l'avant-barre du balcon.
01:47Eh bien, vous allez me croire, si vous voulez.
01:49J'avais même pas fini de fumer ma cigarette, qu'elle était pas encore en bas.
01:55Épouvantable !
01:56Un marteau qui m'avait coûté 50 balles.
02:00Je l'ai vue partir.
02:03On aurait dit un para du général Bizarre à l'envers.
02:07Et paf !
02:07Elle a remonté sur la rembarde du dernier balcon.
02:10Elle est remontée.
02:12Je lui ai dit, tiens, elle a oublié quelque chose.
02:15Elle est repartie.
02:16Je trouve, paf !
02:19Elle est tombée sur la tête.
02:21Sur sa tête.
02:28Elle m'était assurée sur sa tête.
02:32J'ai touché un million de monde.
02:35Elle serait tombée sur les pieds, je touchais rien.
02:38Vous savez, comment sont les assureurs, ils sont pinailleurs.
02:42C'est épouvantable.
02:43Parce que quand elle a senti qu'elle perdait l'équilibre, ma femme,
02:46elle a voulu se raccrocher à ma belle-mère qui tenait la boîte à clous.
02:48Et ma belle-mère est partie avec elle par la fenêtre.
02:50Si vous aviez eu la belle-mère...
02:54Un grand trou dans le trottoir.
02:57Ma belle-mère, elle est tombée du 13e.
03:04Ça porte bonheur.
03:08J'ai touché l'héritage de ma belle-mère, un million de mots.
03:12De mots-retins.
03:14Elles sont tombées toutes les deux sur mon beau-père qui revenait des commissions.
03:19Ils étaient partis chercher avec une douzaine d'oeufs.
03:21Ils les rentraient avec un panier avec plein d'oeufs.
03:23Elles sont arrivées là-dessus.
03:24Je plop, j'avais des oeufs partout.
03:28Quand ils ont vu les oeufs, les poulets sont arrivés.
03:31Ils ont eu ma femme à plat-vente sur les clous avec le marteau.
03:34Ils ont dit, circulez, on bricole pas ici.
03:37C'est effroyable.
03:38Mon beau-père, il était au milieu.
03:39On aurait dit une pizza.
03:40Une pizza, on l'appelait le cornichon dans le quartier.
03:45Épouvantable.
03:46Il y avait une grande ligne jaune qui était là.
03:49Comme ça, il y avait un camion de nitroglycérine qui faisait le parcours tous les jours.
03:52Il n'avait pas l'habitude de voir une ligne jaune.
03:55Il a voulu léviter pour éviter les poulets.
03:57Et là, il est rentré dans mon magasin de sarces et attrape.
04:00Et là, il a explosé.
04:03Épouvantable.
04:07Épouvantable.
04:07Alors, les voisins sortaient, ils regardaient les fusées qui éclataient dans le ciel.
04:12Ils faisaient, ah, la belle rouge !
04:13Ah, la belle bleue !
04:14Ah, la belle jaune !
04:16Ah, la belle mère !
04:24J'ai touché l'assurance des magasins.
04:27Un million de nouveaux !
04:29Alors, maintenant, je me dis, bah, j'ai perdu ma femme, ma belle-mère, mon beau-père, mon magasin, tout,
04:35quoi.
04:37Alors, je me dis, bah, j'ai trois millions de nouveaux.
04:41Et alors, je me dis qu'en 1987, bah, quand on a vu ce qu'on aime, et bah, il
04:46faut aimer ce qu'on a !
04:48Merci.
04:49Merci.
04:49Merci.
04:50Merci.
Commentaires