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  • il y a 2 jours
Face aux enjeux de décarbonation, la mobilité en ville est en train de se transformer fortement. Ce qui induit pour les acteurs des infrastructures de stationnement comme Indigo de s’adapter. Sébastien Fraisse, président du groupe, explique que leur parking deviendront des hubs de stationnement qui accueilleront de multiples types de véhicules, comme les vélos ou les transports en commun.

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Transcription
00:00Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour à une personnalité qui compte dans notre économie.
00:09Je reçois aujourd'hui Sébastien Fraisse, le président d'Indigo Group. Bonjour.
00:14Bonjour.
00:15Bienvenue. Alors, ça représente quoi ce groupe ? Je suis un utilisateur, un assidu de vos parkings.
00:20Ça représente quoi aujourd'hui Indigo ?
00:22Le groupe Indigo, ça représente une présence dans dix pays à travers le monde, en Europe et sur le continent américain,
00:27que ce soit du Canada jusqu'au Brésil et la Colombie côté américain.
00:31C'est plus de dix mille collaborateurs qui, à travers le monde, rendent un service de proximité dans 1700 villes.
00:37C'est 2,7 millions de places de stationnement.
00:39C'est évidemment l'activité pour laquelle on est le plus connu, c'est notre activité principale.
00:43Mais c'est aussi beaucoup de choses.
00:45C'est douze mille bornes de recharge électrique, justement, dans l'espace urbain.
00:49On est également l'actionnaire de Smove & Go, qui est l'opérateur du service Vélib,
00:53le service vélo partagé bien connu dans le Grand Paris.
00:56Voilà, donc c'est beaucoup de choses très différentes pour lesquelles on est plus ou moins connu, oui.
01:00C'est une activité, on voit votre chiffre d'affaires 2024 qui s'affiche, plus de 920 millions d'euros, 923 millions d'euros.
01:08C'est un secteur qui se porte bien ou pas ?
01:12C'est un secteur qui reste dynamique, mais qui nécessite, de la part, évidemment, des acteurs, des opérateurs,
01:19beaucoup d'agilité, beaucoup de réflexion sur la manière, justement, d'accompagner la transformation des villes.
01:24Notre métier, aujourd'hui, n'a plus grand-chose à voir avec ce qu'il était il y a 20 ans.
01:28Et donc, il faut l'anticiper, ça se prépare, ça s'accompagne, c'est vrai pour nos collaborateurs, c'est vrai pour nos clients.
01:34Il faut surtout une certaine agilité, parce que, comme je l'indiquais, on est dans 1700 villes,
01:37même si on reste sur la France, c'est à peu près 200 villes.
01:39Et entre ce qu'on fait à Paris et ce qu'on peut faire à Saint-Jean-de-Luz ou à Sarguemines,
01:43évidemment, ce n'est pas tout à fait les mêmes attendus.
01:45Donc, il faut être pertinent dans toutes les géographies.
01:48Alors, il y a beaucoup de thématiques qui sont passionnantes, qu'on va aborder dans ce grand entretien.
01:52Il y a l'avenir des parkings dans des villes où la place de la voiture potentiellement se réduit,
01:58évidemment, l'électrification de nos usages.
02:01Mais déjà, sur la mobilité, en général, vous vous définissez comme un acteur de la mobilité.
02:06Est-ce que vous auriez dit la même chose il y a 15 ou 20 ans ?
02:11Probablement pas. Il y a 20 ans, on était un acteur du stationnement et, entre guillemets, ça pouvait suffire.
02:18Et on réalisait très bien nos métiers. On nous en demandait finalement pas beaucoup plus.
02:23Ça a beaucoup changé parce qu'effectivement, le stationnement n'est pas un élément de mobilité isolée.
02:27Il se connecte à l'ensemble de la chaîne mobilité urbaine.
02:31Et donc, on a beaucoup travaillé ces dernières années, justement, pour élargir notre approche.
02:34Là encore, au service des villes, parce que quand la mobilité évolue en ville à travers l'émergence du vélo,
02:40à travers l'émergence du véhicule électrique, on avait parlé,
02:42évidemment qu'on ne peut pas rester statique et considérer qu'on va faire demain la même chose qu'hier.
02:47Quels sont... Alors, on va commencer à rentrer dans la politique RSE du groupe Indigo.
02:53Et peut-être, pour commencer, les objectifs environnementaux.
02:56Qu'est-ce que vous vous êtes fixé comme objectif ?
02:59On a posé effectivement cette réflexion...
03:01Alors, dès 2018, on a réalisé nos premiers bilans carbone.
03:04Et puis, en 2019, on s'est fixé un objectif de réduction de 40% sur 10 ans de nos émissions directes.
03:10Donc, on parle des scopes 1 et 2.
03:11Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui nous écoutent, qui sont familiers avec ces notions.
03:14L'émission directe.
03:1440% de réduction, émission directe.
03:16Concrètement, il nous fallait réduire drastiquement la consommation électrique de nos parkings,
03:21de nos ouvrages, qui n'est pas chose complètement aisée,
03:24parce qu'on ne peut pas éteindre l'éclairage dans un parking souterrain.
03:27Donc, il faut être un peu plus fin que ça.
03:29Il faut ajuster, il faut adapter, il faut changer les technologies d'éclairage.
03:32Donc, ça a été tout un travail d'ingénierie, finalement, qui peut passer inaperçu,
03:35mais qui a produit ses fruits, puisque je vous parlais d'un objectif à 40% qu'on atteindra.
03:38Et puis, on a eu...
03:40Avant ou en 2028 ?
03:42Nous, on le sera en avance.
03:43On est en avance aujourd'hui, on le sera, oui.
03:45Effectivement, il n'y a pas de raison qu'on recule.
03:49Et puis, il y avait un deuxième grand axe sur l'environnement sur lequel on souhaitait investiguer,
03:52qui ne rentre pas directement dans nos bilans carbone en tant que tels.
03:56Évidemment, c'était l'électrification de la flotte de véhicules.
03:59Alors, la nôtre, ce n'est pas le plus difficile, mais il nous fallait accompagner le mouvement sociétal.
04:03Et donc, on s'est mobilisés pour déployer un réseau de points de charge
04:07qui puisse justement permettre aux citadins de basculer vers une mobilité décarbonée.
04:11Alors ça, on va évidemment y revenir.
04:15Sur les choix que vous faites sur votre consommation d'électricité, ça passe par quoi ?
04:23Par de la technologie ?
04:25Une question toute bête, des capteurs qui font que quand il n'y a pas de voiture qui circule, il y a moins de lumière ?
04:31C'est exactement ça.
04:33Ça passe par de la technologie, c'est-à-dire de passer vers des technologies LED.
04:37On a pris notre temps là-dessus.
04:38On attendait une forme de maturité de ces produits parce que les premières générations de LED étaient plutôt décevantes pour nous.
04:43On se rendait compte qu'au bout d'un an, deux ans, il y en avait trop qui étaient déjà.
04:47Donc c'était dans l'instant, entre guillemets, efficace du point de vue des consommations.
04:52Mais quand vous intégrez à l'équation le remplacement trop fréquent, c'était différent.
04:56Donc ce n'est plus le cas.
04:58Les LED sont déjà extrêmement fiables, c'est de nouvelle génération.
05:00Donc c'est évidemment ce système-là.
05:02Et puis c'est comme vous l'avez indiqué, c'est la capacité à moduler l'éclairage en fonction de la présence et de l'activité.
05:07Tout simplement pour éviter d'éclairer un parking dans lequel il n'y a personne à l'instant T,
05:11soit qui se gare, soit qui vient chercher sa voiture.
05:14Vous voyez, c'est des choses, somme toute, assez basiques.
05:16Mais à l'échelle de 1700 parkings, c'est un gros projet, puisqu'à l'arrivée, c'est 1700 petits chantiers.
05:21Avec, je crois que vous adhérez au principe du Global Compact.
05:25On peut réexpliquer peut-être en quelques mots ce qu'est le Global Compact.
05:28Et puis qu'est-ce que ça signifie pour un groupe comme Indigo ?
05:30Le Global Compact, c'est au niveau de l'ONU que ça a été mis en place.
05:34Beaucoup d'entreprises y ont adhéré et à travers cette adhésion, elles s'engagent à investir, à se mobiliser sur un certain nombre de thématiques
05:42qui balaient l'ensemble du domaine ESG sur l'environnement, sur le social, sur le sociétal.
05:49Et le groupe Indigo considérait que nous étions tout à fait matures pour adhérer à ce pacte,
05:56dans la mesure où toutes les actions que nous mettions en place étaient complètement alignées avec les objectifs de ce pacte.
06:01Ce qui nous amène, sur les trois thématiques, à prendre des engagements, à mettre en place des plans d'action et à nous y tenir.
06:06Alors on va parler d'innovation et pour ça je vais m'appuyer sur la question que celle qui était à votre place la semaine dernière,
06:13Florence Jassman, la déléguée générale de l'association du PECS, a choisi de vous poser.
06:20On parle d'innovation.
06:22Bonjour Sébastien, comment travaillez-vous avec l'écosystème d'innovation français, les start-up,
06:27pour accélérer la transition écologique, notamment sur les enjeux de sobriété énergétique, de mobilité et de panneaux photovoltaïques ?
06:35Alors est-ce que vous avez besoin des start-up finalement pour innover ? Est-ce que ça fait partie de l'écosystème d'innovation ?
06:40Ça peut être tout à fait le cas, on a pas mal de collaborations avec des start-up, soit par le passé, soit encore en cours,
06:46qui nous ont permis justement d'accélérer, je pense que pour nous les start-up, le partenariat avec une start-up,
06:51c'est une manière d'accélérer notre connaissance et notre déploiement.
06:54Ça a été le cas pour...
06:56On peut prendre des exemples.
06:57Oui, oui, on a eu, par exemple, on avait beaucoup travaillé sur la manière de faire évoluer nos dispositifs de surveillance avec des start-up.
07:03On travaille aussi avec des start-up, souvent on est aussi opérateur de stationnement en voirie, ça se voit moins, ça se sait moins.
07:09Donc on a aussi besoin de comment on peut utiliser ce qu'on voit, ce qu'on sait sur le déplacement des automobilistes
07:15pour en tirer des conclusions utiles pour l'avenir en matière de pratiques de mobilité,
07:22comment on peut agir, comment le changement d'une tarification peut amener à des changements de comportement.
07:27Voilà, donc vous avez, je dirais, l'écosystème des start-up, vous avez face à vous des profils très bouillonnants
07:33qui ne sont pas toujours ceux qu'on peut intégrer immédiatement.
07:36Et puis on a un certain nombre de cas où le travail avec les start-up nous a même conduit à faire plus comme partenariat,
07:41à intégrer le capital de la start-up pour à un moment en devenir même l'actionnaire principal.
07:45C'est aussi un peu ça le fonctionnement, c'est qu'à un moment quand on sent que l'ADN et la culture sont compatibles,
07:52et on peut arriver jusqu'à ce type d'investissement.
07:55Alors on a commencé à parler de mobilité, d'électromobilité.
07:59C'est quel pourcentage des places de parking d'Indigo aujourd'hui qui sont munies de bornes de recharge ?
08:06C'est, alors ça peut dépendre des parkings, je dirais qu'en moyenne sur le territoire on va être autour des 5%,
08:11mais vous avez un taux qui peut être bien plus élevé dans certains parkings,
08:15parce qu'effectivement on a une approche qui essaie de s'adapter à la demande.
08:19Je vais essayer de prendre deux exemples très simples pour que vous compreniez bien.
08:21Il y a des parkings qui sont complètement remplis, d'autres qui le sont beaucoup moins.
08:25Évidemment que la demande intrinsèquement n'est pas la même.
08:28Vous avez des territoires dans lesquels la pénétration du véhicule électrique est bien plus élevée que dans d'autres.
08:33Je vais prendre le cas de Paris, il n'y a bien entendu rien à voir avec certains territoires plus ruraux.
08:38Et au-delà de ça, vous avez des usages.
08:40Quand les gens se garent chez nous, c'est qu'ils viennent y faire autre chose.
08:43Et est-ce qu'ils vont dans ce parcours client, est-ce qu'ils vont avoir besoin de se charger ou pas ?
08:47Ça peut dépendre.
08:47Quand on se gare dans un parking d'une gare, il va y rester deux ou trois jours,
08:51ce n'est pas forcément là qu'on va se charger pendant trois jours, brancher un laverse.
08:55Vous venez pour un rendez-vous, un restaurant, ou tout simplement vous êtes un résident,
08:58votre véhicule va y passer la nuit, ou un salarié qui garde son véhicule toute la journée.
09:03Là, on sent bien qu'on a un besoin clair de charge quand on est à basculer sur le véhicule électrique.
09:08Alors, c'est vous qui êtes à l'initiative ?
09:11Ce sont les collectivités locales, les mairies qui vous mettent la pression ?
09:15Parce qu'on est dans un enjeu pour passer à l'électrification.
09:18Alors, il y a beaucoup d'éléments pour expliquer l'accélération ou le coup de frein
09:25sur l'électrification de notre mobilité.
09:28Mais les infrastructures, forcément, c'est un élément majeur.
09:32Si on n'a pas de borne, on va être incité à ne pas acheter de voiture électrique
09:35parce qu'on va dire, je ne vais pas pouvoir recharger.
09:38Est-ce qu'il y a une pression des collectivités ?
09:39La pression, je pense que le mot est fort.
09:41Il y a un dialogue avec les collectivités, il y a une demande des collectivités,
09:44mais c'est aussi notre dynamique.
09:46Donc, il n'y a pas de problème particulier.
09:48C'est-à-dire que c'est rentable pour vous de le faire ?
09:50C'est rentable.
09:51Ou est-ce que c'est aussi, ça fait partie des engagements dont vous nous parliez tout à l'heure,
09:57et donc il faut avoir au moins 5% de recharge.
10:01Quand vous êtes opérateur de stationnement, votre premier effet, c'est-à-dire,
10:03est-ce que je vais pouvoir demain rendre le service qui me permet de garder mes clients ?
10:07Premièrement, parce qu'effectivement, on pense qu'on en parlera,
10:10vous questionnez la place de la voiture en ville,
10:11mais si on n'est déjà pas capable d'accueillir ceux qui font l'effort,
10:15par obligation, par choix, peu importe, de basculer sur un véhicule électrique,
10:20vous ne pouvez pas lui dire, écoutez, désolé, mais chez nous, ce ne sera pas possible.
10:23Donc, il y a de toute façon une dynamique de l'entreprise,
10:25que je qualifierais peut-être de défensive dans un premier temps,
10:27qui ne serait-ce que d'adresser sa clientèle.
10:30C'est le moindre devoir.
10:32Après, il y a des villes plus ou moins, j'allais dire, demandeuses,
10:36qui veulent aller plus ou moins vite.
10:38On en discute, et effectivement, on parlait des investissements,
10:40ils peuvent être importants.
10:41On a pour ça un modèle qui est formidable,
10:43qui est celui de la concession, la délégation de services publics.
10:46Quand on prend un contrat dans une ville,
10:48il y a des investissements à réaliser,
10:50et ceci, la discussion sur le nombre d'avant qu'il faut installer, elle rentre.
10:53Et puis, en fonction du niveau d'investissement qu'il va réaliser,
10:55le niveau de renommance qu'on va pouvoir reverser à la ville va fluctuer.
10:59S'il y a beaucoup d'investissements,
11:00on donnera moins de renommance, et réciproquement.
11:02Et donc, c'est un dialogue, entre guillemets,
11:04un équilibre qu'on trouve avec la ville en fonction de ses attentes,
11:07des deux côtés.
11:08Est-ce qu'elle attend beaucoup de renommance ?
11:10Est-ce qu'elle veut aller beaucoup plus loin que le minimum sur les bornes ?
11:13Tout ça se règle de manière assez pacifique.
11:15Vous pouvez poser la question différemment.
11:17Est-ce qu'on est à moins de deux mois du premier tour des municipales ?
11:21Est-ce qu'il y a six ans, il y a eu beaucoup de maires écolo, par exemple,
11:23qui ont remporté des villes importantes ?
11:26Est-ce que vous avez vu l'effet ?
11:27C'est-à-dire dans, justement,
11:29alors moi, j'emploie le mot pression, il est peut-être trop fort,
11:31mais dans la demande de ces villes qu'il y avait un nouveau maire écologiste ?
11:36Très honnêtement, il y a un effet, mais partout.
11:39Très indépendant de la couleur politique de l'exécutif, j'allais vous dire,
11:43parce que, globalement, les attentes des citadins sont les mêmes partout.
11:46J'ai le point commun, on parle souvent de Paris,
11:48mais partout, il y a des attentes qui sont finalement assez similaires.
11:51Il y a toujours ce débat sur la place de la voiture en ville.
11:54Et on dit qu'ils ont tous envie de voir moins de voitures en ville
11:57au sens de ces grands parkings devant ces fenêtres,
12:01où personne ne revendique ça.
12:04Pour autant, tout le monde réclame une accessibilité maximale.
12:07Et donc, c'est cet équilibre un peu subtil qu'il faut réaliser,
12:11quelles que soient les géographies,
12:12et c'est là où on a besoin de beaucoup nous adapter,
12:15parce que les réponses qu'on peut apporter ne sont pas les mêmes à Paris
12:17qu'a, j'avais indiqué tout à l'heure, Saint-Jean-de-Luz.
12:19Typiquement, voilà, on est opérateur à Saint-Jean-de-Luz.
12:22On a construit récemment un parking tout près du Vieux-Port,
12:25à la place de ce qui était auparavant un parking vraiment de surface.
12:30Et à la place du fameux parking de surface,
12:32vous avez aujourd'hui une magnifique esplanade,
12:35avec des terrasses de café.
12:36Enfin, vous voyez, les gens qui vivent à Saint-Jean-de-Luz,
12:39y compris les touristes qui viennent d'été,
12:40ont besoin et envie de ça aussi.
12:42Ils ne viennent pas juste pour le plaisir de voir des voitures garées en surface.
12:45Donc, cette demande-là, elle est partout,
12:47et elle est très indépendante de la couleur politique locale.
12:50Vous dites, dans dix ans, le parking ne sera plus seulement un lieu de stationnement,
12:54il sera un hub de mobilité, un hub de services.
12:57On essaie de se projeter.
12:59Ça ressemblera à quoi, un parking indigo dans dix ans ?
13:02Alors, un parking indigo dans dix ans,
13:04ça restera un parking au sens où on continuera de voir y stationner
13:08tous les éléments de mobilité.
13:10C'est là que ça évolue déjà.
13:11Je parlais de bornes électriques.
13:12On a également, ces dernières années, beaucoup investi dans l'accueil des vélos.
13:15Oui, j'allais y venir.
13:17Cinq ans, on n'aurait jamais pensé accueillir autant de vélos dans nos parkings.
13:20On aurait même trouvé ça peut-être farfelu.
13:23Qui va vouloir descendre ?
13:24Mais à partir du moment où vous avez,
13:25on l'a bien constaté notamment depuis le Covid,
13:27cette poussée très forte, et là encore,
13:29pas uniquement à Paris,
13:30du vélo comme un élément de mobilité en ville,
13:35là encore, il nous fallait adapter nos ouvrages
13:36et répondre à cette nouvelle demande.
13:38Tout le monde ne va pas pouvoir stationner son vélo
13:39en l'attachant au platane sur le trottoir.
13:41C'est souvent interdit.
13:42C'est souvent pas conseillé de nous obtenir pour des raisons de sécurité.
13:45Et donc nous, nous avons mis en place une offre
13:47des dispositifs relativement simples
13:49qui adressent ces points-là sécurisés,
13:51c'est grillagé, simple, d'accès.
13:54Et on a aujourd'hui plusieurs centaines de dispositifs de ce type
13:58qui ont beaucoup de succès.
14:00Donc déjà, il y aura toujours des voitures,
14:03mais moins de voitures.
14:04Il y aura toujours des voitures.
14:05Le moins de voitures va dépendre des villes.
14:08Il y a des villes, typiquement, je parlais de Saint-Jean-de-Luz,
14:10où on aura peut-être plus de voitures,
14:12parce que le premier réflexe de ces villes-là,
14:13c'est d'abord de réveillir la place de la voiture en surface.
14:16Il n'y a pas 50 solutions.
14:18Saint-Jean-de-Luz n'aura jamais 14 hignos de métro.
14:22Vous voyez où je pense.
14:23Et donc, comment on fait ?
14:25Voilà, donc du parking souterrain,
14:26pour laisser à la voiture non pas moins de place,
14:29mais sa juste place.
14:30Et ça, c'est important dans des villes de taille moyenne.
14:32Et donc, ces parkings, entre guillemets, du futur,
14:35c'est comme ça qu'on avait d'ailleurs, j'allais dire,
14:38baptisé notre réflexion des quelques années,
14:40vont non seulement devoir adresser ces nouvelles formes de mobilité,
14:42mais vont aussi devoir, entre guillemets,
14:44être à disposition à leurs fonciers
14:46pour des services urbains nouveaux,
14:48qu'on a aussi besoin de décarboner.
14:49On parle beaucoup de logistique urbaine.
14:51Est-ce qu'on peut demander à un particulier
14:53de cesser de rentrer dans Paris
14:55avec une voiture thermique ou une voiture tout court,
14:57et en même temps, laisser ses noriats de camionnette
15:00venir livrer les 200 000 colis par jour ?
15:02C'est ça, Paris, c'est 200 000 colis par jour.
15:04C'est vous, c'est moi, c'est les entreprises,
15:06c'est tout ce qu'on commande sur les sites marchands.
15:10Et alors, en quoi le parking est une solution ?
15:12Le parking vous amène ce qu'on appelle du foncier.
15:16En fait, la logistique urbaine est quelque chose de très compliqué,
15:19comment on opère ?
15:20Et en fait, il faut faire preuve,
15:22en matière de foncière, de créativité foncière.
15:25Il faut trouver la place.
15:27Qui veut laisser un pied d'immeuble,
15:28des milliers de mètres carrés de pied d'immeuble,
15:30pour des opérations de logistique urbaine ?
15:32Personne.
15:33On a bien d'autres choses,
15:33et bien meilleures choses à faire,
15:35notamment dans Paris.
15:36Et donc, où est la place ?
15:38À Paris, nous, on opère un million de mètres carrés,
15:39en souterrain.
15:40Vous l'avez dit, la place de la voiture a diminué.
15:43Au-delà de ça, il y a des parkings
15:44qui ont toujours été conçus comme trop grands.
15:45On a de la place dans certains endroits un peu stratégiques,
15:48c'est pour ça qu'on a lancé ces projets.
15:50On a lancé quelques projets là-dessus.
15:51où on reconvertit des surfaces souterraines
15:53en grandes plateformes de logistique urbaine.
15:55On a 20 000 mètres carrés de projets
15:56en cours de déploiement aujourd'hui,
15:59dont un énorme sous l'avenue Foch,
16:00le parking Foch à Paris.
16:02Il y a 12 000 mètres carrés
16:03de ce qui était au parvent du parking,
16:05qui vont devenir des espaces de logistique urbaine.
16:07Alors, comment ça marche ?
16:08Rentrons dans le détail.
16:09Eh bien, comment ça va marcher ?
16:11Et pas dans 10 ans.
16:12Dès l'année prochaine, à Foch,
16:14les camions vont pouvoir rentrer dans le parking.
16:16Là, on parle de camions, pas de camionnettes.
16:18Des camions, y compris, vous aurez des autocars
16:20qui pourront y compris aller se garer
16:21dans cet espace souterrain,
16:23de manière complètement furtive,
16:25mais souterrain.
16:26D'ailleurs, on est en chantier
16:27dont on peut parler.
16:28Et pourquoi ?
16:29Ça se passe sous terre.
16:31Vont délivrer là,
16:32vont vider leur chargement.
16:34Et puis là, vous aurez des quais
16:35avec évidemment des spécialistes de la journée.
16:38On n'est pas des spécialistes de logistique urbaine.
16:39Donc, il y aura des opérateurs
16:40à qui nous loueront les espaces.
16:43Avec une possibilité de faire
16:44que cette logistique du dernier kilomètre,
16:46c'est le terme qu'on emploie,
16:47se fasse dans une logique décarbonée.
16:49Absolument.
16:50Et vous aurez des flottis
16:51d'engins décarbonés,
16:53du tricycle, du vélo cargo,
16:55de la petite fourgonnette électrique éventuellement
16:57qui ira distribuer dans Paris
16:58l'ensemble de ces colis.
17:02Mais ce sont des sujets compliqués
17:04qu'on a nous attrapés
17:06avec beaucoup de détermination,
17:07de conviction
17:08et de l'enthousiasme aussi
17:09il y a quelques années
17:10et qu'on est très fiers
17:11d'être en train de réaliser
17:13en tout cas sur Paris.
17:14Alors, on reste dans l'ADN de votre métier,
17:17on reste quand même dans la logique
17:18de stationnement, de mobilité.
17:20Est-ce qu'on peut imaginer
17:21des parkings qui deviennent autre chose
17:24ou pour lesquels une partie
17:25de l'espace du foncier serve à autre chose ?
17:29J'y pense parce qu'on enregistrait
17:30nos émissions il y a encore quelques mois
17:32dans un ancien parking, figurez-vous.
17:35Le premier niveau de sous-sol,
17:37c'était des studios
17:37et puis il y avait toujours
17:38du stationnement en dessous.
17:40On peut tout imaginer,
17:42des magasins,
17:43des lieux de culture, etc.
17:45Est-ce que ça fait partie
17:46de vos réflexions ?
17:46Absolument, on peut tout imaginer.
17:48Il y a même des choses
17:49qui sont déjà concrètes.
17:50On vient d'ouvrir à fin d'année,
17:51encore une fois,
17:52sur Paris,
17:52sur deux ouvrages
17:53avec un partenaire
17:54qui est Chourgard,
17:55que vous connaissez bien.
17:56Donc on est dans le stockage individuel.
17:58Les gens ne savent pas
17:58où caser leur surplus
18:00quand on est dans des appartements parisiens.
18:02En général,
18:02ils louent des mètres carrés supplémentaires
18:04dans des grands hangars
18:05de proches banlieues.
18:07Là, ils vont pouvoir directement,
18:08que ce soit à Bercy
18:09ou sur le boulevard Haussmann,
18:10louer les surfaces dans Paris.
18:11Où est-ce que ça se passe
18:12dans des parkings indigous ?
18:13On a dédié des niveaux
18:14à cette nouvelle activité.
18:15Donc on est vraiment
18:15en train de déployer
18:17des services urbains
18:19qui n'ont pour partie
18:20plus rien à voir
18:21ni avec le parking
18:23ni avec la mobilité,
18:24vous voyez,
18:24du stockage.
18:25Et puis il y a toute une série
18:26de discussions
18:27qui se tiennent.
18:29Alors rien n'est simple.
18:31On est sur des sujets
18:32de réglementation,
18:32on est sur des sujets techniques.
18:34Tout le monde n'est pas habitué
18:34à travailler souterrain.
18:37Donc il y a un gros effort
18:38d'ingénierie de notre part.
18:39Mais on pourrait imaginer
18:39du data center.
18:41Beaucoup de ces opérateurs
18:42cherchent de la place
18:43dans les zones les plus urbaines.
18:44Même chose.
18:45Est-ce qu'on va faire ça
18:45en pied d'immeuble ?
18:47Peut-être qu'il y a mieux à faire.
18:48On est sur du data center.
18:50On est sur des sujets
18:51en lien avec le chauffage urbain.
18:53Pourquoi pas ?
18:54Ou voir tout ce qui concerne
18:57la livraison de froid.
18:59Paris est un bel exemple pour cela.
19:01Donc tous ces sujets
19:02sont ouverts chez nous.
19:04Ils sont à ce point passionnants
19:05et on le pense utile et nécessaire
19:08qu'on a y compris
19:09voulu créer une chaire
19:10avec une école d'ingénieurs
19:11en génie urbain dans Paris
19:12qui est l'école des ingénieurs
19:13de la ville de Paris.
19:14On a créé une chaire justement
19:15sur ce qu'on a appelé
19:16infrastructure urbaine circulaire
19:18qui dit tout.
19:18C'est-à-dire comment on requalifie,
19:21recycle, transforme
19:22nos infrastructures urbaines
19:24pour adresser d'autres sujets.
19:25On ne va pas faire que casser,
19:26abandonner et reconstruire.
19:28Il faut être plus sobre.
19:30Et donc c'est là-dessus
19:30qu'on amène, j'allais dire,
19:32le milieu à la fois universitaire,
19:34qu'on regarde ce qui se fait
19:34dans les autres pays
19:35et qu'on amène aussi
19:36les étudiants sur ces gréments
19:37et tous les partenaires intéressés.
19:38C'est quand même un défi passionnant.
19:39C'est-à-dire c'est plus intéressant
19:40d'être le patron du groupe Indigo
19:42aujourd'hui qu'il y a 25 ans, non ?
19:44Alors, 25 ans,
19:45je n'étais pas dans l'entreprise.
19:46Je pense que c'était déjà passionnant
19:48parce qu'il y a 25 ans,
19:49il fallait tout faire.
19:51Moi, je pense que la génération
19:52qui m'a précédé,
19:53qui a construit la fameuse
19:54centaine de parkings dans Paris,
19:56ça devait...
19:56C'était un sacré défi quand même.
19:57C'était un sacré défi.
19:59Donc à chaque génération,
20:00à chaque époque,
20:02je dirais,
20:02ces enjeux à relever,
20:04ils ne sont ni plus simples
20:05ni plus compliqués
20:05que les précédents.
20:06Pardon de vous interrompre,
20:07mais vous,
20:08il y a quand même
20:08un enjeu presque existentiel.
20:10Si on dit...
20:11Alors là,
20:11c'est une lecture un peu
20:12peut-être simpliste ou basique.
20:14La place de la voiture,
20:15elle se réduit en ville.
20:17Certains prônent l'effacement
20:18de la voiture en ville.
20:19Donc, qu'est-ce qu'on fait
20:21des parkings ?
20:22C'est existentiel.
20:23C'est existentiel,
20:24mais c'est aussi simpliste
20:25que vous l'avez dit.
20:26Je me permets de reprendre
20:26votre mot.
20:27Parce que ça,
20:29c'est une vue
20:30qui peut être la vue...
20:32Parce qu'on regarde
20:33Paris.
20:34Pour parler de Paris,
20:35c'est une question
20:35qui peut se poser,
20:36mais on n'a pas attendu
20:37qu'elle se pose
20:37parce que la place
20:39de la voiture dans Paris,
20:39elle n'est pas questionnée
20:40depuis hier ou avant-hier.
20:41Ça fait 15 ans bientôt
20:43que je travaille
20:44chez Indigo.
20:45Depuis mon arrivée,
20:46on parle du trafic à Paris
20:47de la perspective.
20:48C'est pour ça
20:48qu'on a souhaité, nous,
20:49et je pense que c'est
20:50notre responsabilité,
20:51un petit peu faire élargir
20:53notre palette d'offres
20:54pour adresser
20:55les nouveaux besoins
20:55de la ville.
20:56Je vous ai indiqué tout à l'heure,
20:57on travaille dans 1700 villes,
20:58dans une dizaine de pays.
20:59Quand je suis à Sao Paulo,
21:01au Brésil, par exemple,
21:02pas du tout ça
21:02les questions qu'on nous pose.
21:04Au contraire.
21:04On a un gros retard
21:05d'infrastructure.
21:06Le nombre de voitures
21:07est croissant.
21:08On peut dire c'est bien,
21:09c'est pas bien,
21:09mais en tout cas,
21:09c'est la réalité.
21:10Moi, je ne me sens pas,
21:12j'allais dire,
21:14en charge d'expliquer
21:15aux Brésiliens
21:15qu'ils ne doivent pas
21:16prendre nos voitures
21:17et on nous demande
21:18justement de faire
21:19ce qu'on a fait en France
21:20il y a des décennies
21:21avec nos prédécesseurs,
21:23de construire des infrastructures
21:24qui permettent à la voiture
21:25de trouver sa juste place.
21:27Et c'est la même chose
21:28un peu dans toutes les géographies,
21:29à chacun son rythme
21:30et ses enjeux.
21:32Et donc, finalement,
21:33ce qu'on fait à Paris
21:34nous semble utile,
21:37nécessaire,
21:38mais il pourra concerner
21:40d'autres géographiques.
21:41Paris, je pense,
21:42à moyen terme,
21:42si les villes
21:43prennent ce type de dynamique.
21:45Vous êtes en lien
21:47avec les acteurs publics,
21:50que ce soit
21:50les collectivités locales,
21:51peut-être l'État aussi.
21:54La période
21:55de carence budgétaire,
21:58je la pose quasiment
22:00à tous mes invités
22:00parce que je pense
22:03que c'est important
22:03que les Français
22:05prennent conscience
22:05de ce que ça représente,
22:07ce chaos-là
22:08qui n'en finit pas
22:09pour les entreprises.
22:10Qu'est-ce que ça représente
22:11pour vous ?
22:12Il y a aussi des secteurs
22:14pour lesquels
22:14il n'y a pas de...
22:15Non, il n'y a pas
22:16d'impact direct.
22:17L'État n'est pas mon client.
22:18Moi, je travaille
22:19essentiellement
22:20avec les villes.
22:21Donc, en fait,
22:22il y a deux types
22:22de conséquences.
22:23Il y a, comme toutes
22:24les entreprises,
22:24les incertitudes fiscales,
22:26c'est jamais bon.
22:27Moi, quand je discute
22:28avec des investisseurs,
22:29ils me posent des questions.
22:30Ils entendent des tas
22:31de choses
22:31et ils les entendent
22:32parce que certains le disent.
22:35Et donc,
22:36investir en France,
22:38chez Indigo ou d'autres,
22:38évidemment,
22:39on se pose la question
22:39de quelle va être
22:40la règle du jeu
22:41dans un an,
22:42dans deux ans,
22:42dans cinq ans.
22:43Donc, ça, c'est un premier sujet
22:44qui concerne pas seulement
22:45Indigo, mais tous les acteurs
22:46économiques.
22:46Et puis, il y a un deuxième sujet
22:47qui est en lien plus directement
22:48avec mes clients
22:49que sont les villes.
22:49Les villes sont, elles-mêmes,
22:50dans une forte incertitude
22:51sur lequel va être
22:52leur traitement.
22:54Et donc, ça alimente,
22:55oui, les discussions.
22:56Quels sont les moyens
22:56dont elles vont disposer ?
22:57C'est le flou.
22:58Et donc, au final,
22:59à notre niveau,
23:01j'ai l'incertitude budgétaire
23:02ou le flou budgétaire
23:04ou je ne sais comment le dire.
23:05Est-ce qu'il y a des villes
23:06qui hésitent à appuyer
23:08sur le bouton
23:08ou à, vous voyez,
23:10qui ont le stylo, là,
23:10qui s'apprêtait à signer,
23:11qui ont relevé le stylo ?
23:13Non, parce que,
23:14je dirais que c'est presque
23:15le contraire dans le sens
23:16où les villes se rendent compte
23:17que de toute façon,
23:18quelle que soit l'issue
23:19des discussions budgétaires
23:20actuelles,
23:20y compris s'il n'y en a pas,
23:21bon, il y a quand même
23:22une réalité que tout le monde
23:23a l'air quand même de reconnaître,
23:24c'est que notre pays
23:25est endetté.
23:25Donc, on ne va pas pouvoir
23:28faire semblant
23:28d'être riches
23:29trop longtemps.
23:30Donc, elles se disent,
23:31voilà, il faut quand même,
23:31elles se projettent
23:32dans une notion
23:33de plus grande sobriété,
23:35probablement,
23:35et donc, elles s'interrogent
23:36sur la manière
23:36d'être plus efficaces
23:37dans leurs actions.
23:38Donc, il y a y compris
23:39des villes qui s'interrogent
23:40sur, qui nous interrogent
23:41plutôt sur le thème
23:42je travaille seul
23:45ou avec d'autres types
23:46d'opérateurs,
23:47qu'est-ce que vous pourriez
23:48nous apporter ?
23:49Enfin, ils cherchent
23:49la manière avec des partenaires
23:51privés d'optimiser,
23:52d'améliorer leur,
23:53j'allais dire,
23:54leur efficacité
23:54parce qu'ils sentent bien
23:55que de toute façon,
23:56leurs ressources
23:57vont être plus contraintes.
23:58Ils sont des sujets
23:59énormes à adresser,
24:00donc ils essaient de voir
24:01la meilleure manière
24:01de déployer ces ressources
24:02sur les sujets.
24:04Un dernier mot,
24:05ça fait vite une minute.
24:07On n'a pas parlé
24:07de la Fondation Indigo,
24:08vous l'avez créée
24:09il y a quoi ?
24:09Deux, trois ans ?
24:102023 ?
24:10C'est effectivement
24:11la troisième année.
24:12On est très, très fiers
24:13de cette fondation
24:14qu'on a créée
24:14qui est la traduction
24:16finalement assez concrète
24:18de nos valeurs
24:18et de notre ancrage
24:20dans les territoires.
24:20Donc, c'est quoi
24:20la Fondation Indigo ?
24:21Ce sont des actions
24:22que nous opérons
24:22auprès des territoires
24:24à travers des associations.
24:25Ce sont des actions
24:25uniquement portées
24:26par au moins
24:27un de nos salariés
24:28qui nous présente un projet
24:29et qui s'adresse
24:30à la fois des thèmes
24:32à la fois sur la culture,
24:33le sport
24:33et l'accès à la culture
24:35et au sport
24:35des publics plus difficiles.
24:38Donc, effectivement,
24:39ça a été encore là
24:40presque une trentaine
24:42d'actions
24:42dans sept pays
24:43et ça fait notre fierté.
24:45Oui, alors c'est une contribution
24:47sans doute modeste
24:47à l'échelle des problèmes
24:48mais je dirais
24:49que ça fait partie
24:50je pense des obligations
24:51à la fois d'un acteur économique
24:53tel que nous
24:53et puis aussi
24:54de la manière
24:55d'embarquer nos salariés
24:56justement sur
24:57à quoi on peut servir
24:58dans ce monde
24:58un peu tourmenté
25:00quoi qu'on en dise.
25:00Il se passe plein de choses
25:01qu'on ne maîtrise pas
25:02et essayons déjà de bien faire
25:03ce sur quoi on peut avoir la main.
25:05Merci beaucoup Sébastien Frès
25:06et à bientôt
25:07sur BISMART.
25:08On passe tout de suite
25:09à notre rubrique start-up.
25:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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