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Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.

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00:00On va commencer par le Premier ministre Sébastien Lecornu, il s'est exprimé il y a quelques instants lors d'une conférence de presse.
00:05Écoutez ce qu'il dit, il dit engager la responsabilité de son gouvernement avec amertume.
00:11Nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume,
00:20mais d'engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain sur la partie recette du projet de loi de finances.
00:28– Alors je le fais avec un regret déjà parce que j'ai conscience que je suis obligé de revenir sur ma parole,
00:35mais en même temps pour tenir parole il faudrait que je m'entête et pour s'entêter on finirait par dire que je suis têtu
00:42et je ne veux surtout pas, vous l'avez bien compris, avoir l'ego mal placé et être source de désordre.
00:48– C'est un semi-succès pour vous, bonsoir, ou un semi-échec pour Sébastien Lecornu ?
00:53– C'est un échec complet, il n'y a pas de semi-succès ou de semi-échec.
00:57Quand vous prenez un engagement devant les Français en arrivant à Matignon en disant
01:01« je n'utiliserai jamais le 49-3 » et trois mois plus tard vous l'utilisez,
01:05l'échec est cuisant.
01:07Mais évidemment pour survivre c'était sa meilleure carte parce que les ordonnances,
01:12vous reveniez à la copie initiale, donc sans toutes les concessions faites à la gauche
01:17et on a bien compris que le PS réclamait même le 49-3, François Hollande réclamait le 49-3.
01:22Pour ça que la semaine dernière moi je ne croyais pas aux ordonnances
01:25et donc le 49-3 il va être abattu, la carte va être abattue par Sébastien Lecornu
01:29et il va être sauvé par les socialistes et très probablement par les LR
01:33parce que les républicains ils n'ont pas du tout envie de retourner aux urnes
01:36même si Laurent Wauquiez est flou en disant « le budget n'est pas bon,
01:40il faut que je l'étudie », ça fait trois mois qu'on est dessus
01:43donc on sait s'il est bon ou pas pour voir si on censure.
01:47Les LR n'ont aucune envie de retourner aux urnes,
01:49ils avaient plusieurs fois l'occasion de censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu,
01:52ils ne l'ont jamais fait, y compris quand il a fait son discours de politique générale
01:56où on a compris qu'il s'asseyait sur la seule réforme du quinquennat Macron en cours,
02:00c'est-à-dire la réforme des retraites.
02:01Donc ça va donner encore évidemment un discrédit à la parole publique,
02:04c'est-à-dire que les Français, on leur fait une promesse trois mois plus tard,
02:06on ne la tient pas.
02:08Généralement ça dure un peu plus longtemps quand même
02:09quand on leur fait des fausses promesses,
02:10donc ça n'engage évidemment que ceux qui les croient comme à chaque fois.
02:13Et alors par contre vous avez dit dans votre édito effectivement
02:15ce qu'a dit Sébastien Lecornu, on va arrêter…
02:17De se donner en spectacle aux yeux du monde entier.
02:20Ah oui, alors scoop, le monde entier se fout du budget de la France.
02:23Se fiche, se fiche.
02:24Se fiche, oui, ça va, c'est pas non plus trop grossier.
02:27Un petit peu, un petit peu.
02:28D'accord.
02:29Permettez-moi de vous…
02:29Fiche, se fiche du budget de la France.
02:32Le monde entier est au courant effectivement sans doute
02:34qu'il y a eu une dissolution complètement…
02:35Oui, le monde entier se retrouve à Davos demain
02:36et avec le président Macron aussi.
02:38Oui, mais enfin…
02:38Il voudrait bien avoir un petit budget.
02:40C'est déjà fait, c'est déjà fait.
02:42Effectivement, quand on veut donner des leçons à la Terre entière,
02:45il vaut mieux que ça soit bien rangé chez soi.
02:47C'est un désordre pas possible.
02:49À cause d'une dissolution inconséquente
02:52dont les conséquences ne font que s'accumuler.
02:56Mais savoir si le monde entier est intéressé
02:59par les débats budgétaires en France,
03:01excusez-moi, il y a peu de chances
03:02qu'aux États-Unis, on soit un sujet de conversation.
03:04Quand même, quand même.
03:06Vous seriez étonné.
03:07Marc Toitier, là, on va avoir un budget.
03:09Un budget, je le disais,
03:10où il y a 9 milliards de dépenses supplémentaires.
03:12Donc ça, il n'y a pas beaucoup d'économies.
03:15Il y a beaucoup de dépenses, pas beaucoup d'économies.
03:17Mais c'est bon pour le pays ou pas pour l'actualité économique ?
03:19Non, pas du tout.
03:19Nous sommes déjà à la risée du monde.
03:21Nous sommes le pays de la zone rouille.
03:23Il y a le plus fort déficit public.
03:25Mais encore une fois, c'est une réalité.
03:26Il me dit, non, mais il faut être aussi optimiste.
03:28Moi, je suis optimiste.
03:29Mais il faut être réaliste.
03:30Ça ne vous fait rien.
03:32Je suis optimiste.
03:33Mais il faut être avant tout réaliste.
03:34Et donc aujourd'hui, c'est ça qui est quand même dramatique.
03:36On va avoir un budget qui va exploser les compteurs.
03:38Je vous dis qu'on se rapproche de 6% par rapport à notre PIB
03:40de déficit public.
03:41Il a juré 5% ?
03:43Oui, il a juré, toi tu disais, 49%.
03:44Mais clairement, on voit bien que ce sont des simulations
03:47qui n'ont pas lieu d'être.
03:49On tape sur une croissance qui sera au-dessus des 1%.
03:51Si on est à 0,5%, ça sera déjà énorme.
03:54Mais parallèlement, moi, ce qui m'inquiète vraiment,
03:55c'est qu'il y a un manque de discernement économique incroyable.
03:58Alors, de la part de certains députés, on peut comprendre.
04:00Mais là, de la part des dirigeants français, du ministre, du Premier ministre,
04:04quand on nous dit, oui, on va taper les 300 premières entreprises françaises,
04:07et puis disons que les Français ne seront pas concernés.
04:09Mais quel manque de discernement !
04:11Les 300 entreprises françaises les plus grandes,
04:13ce sont souvent des fleurons jusqu'à présent.
04:16Et elles embauchent plus de 8 millions de personnes.
04:19Donc si demain, évidemment, elles ont des difficultés économiques,
04:21elles vont licencier.
04:22Donc le chômage va augmenter.
04:23Donc ces personnes-là sont tout à fait concernées.
04:25Donc tous les Français sont concernés.
04:27Parce que la croissance française va encore s'effondrer.
04:29Donc on aura plus de chômage, malheureusement.
04:30Plus de déficit, plus de dettes.
04:32C'est un cercle pernicieux dramatique.
04:34Et je suis triste pour l'avenir de notre pays.
04:36Écoutons un deuxième extrait de Sébastien Locornu.
04:39Là, alors, il prend pour cible et les filles et le RN.
04:43Il les traite, je crois, de tentatives de sabotage.
04:46Écoutez.
04:46Je rappelle que les ministres et le gouvernement ne siègent pas dans cette commission.
04:51Des échanges avec les ministres et les formations politiques entre Noël et Jourdolant
04:55qui ont laissé à montrer qu'un chemin était possible.
04:58Une reprise des débats en commission à l'Assemblée nationale
05:00avec très vite un raidissement.
05:02Je l'ai déjà dénoncé à de nombreuses reprises.
05:05Des tentatives très claires de pression, de sabotage,
05:08notamment de la part de la France insoumise et du Rassemblement national.
05:10Puis, progressivement, la désertion de certains groupes politiques
05:14qui, jusqu'alors, bien que groupes politiques dans l'opposition très exigeants
05:18avaient accepté de mener un travail de fond,
05:21je pense aux écologistes et aux communistes,
05:23ils ont décidé, pour des raisons qui leur appartiennent
05:25et que je respecte, mais enfin, que je ne comprends pas,
05:29je les respecte mais je ne les comprends pas,
05:30c'est de ne plus venir à ces réunions de travail
05:32depuis le début du mois de janvier.
05:34– Bon, tout le monde en prend pour son grade, Louis de Ragnel.
05:36Il avait déjà traité les filles et le RN de tireurs embusqués
05:39– Absolument, très à recouchés.
05:41– Voilà, et là, donc, des saboteurs.
05:42– Alors, s'ils sont des saboteurs, il y a le grand artificier,
05:45c'est quand même Emmanuel Macron,
05:47qui a donné des barils de poudre à tout le monde
05:49pour que tout le monde s'entretue à l'occasion de la dissolution
05:51et pour amener à cette situation-là.
05:54Donc, c'est vrai que le mot saboteur
05:55n'était pas très approprié à la situation.
05:58– Écoutons peut-être une réaction politique,
06:00celle de la France insoumise, Éric Coquerel,
06:02était il y a quelques instants sur notre antenne.
06:04Et puis, je vous passe la parole, Éric Revelle,
06:05écoutons le président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale.
06:07– Se tromper, Éric. – Effectivement, ça va être le coup de force.
06:11Alors, pour faire passer ce coup de force,
06:12il a utilisé le leurre des ordonnances
06:14comme si c'était une question.
06:16Moi, j'ai toujours pensé que ce n'était pas d'actualité.
06:18Mais on se retrouve devant un quart de neuf doigts,
06:20tout simplement parce que ce gouvernement est minoritaire
06:22et que, pour essayer de passer un budget minoritaire,
06:25il utilise le moyen du coup de force
06:27que lui donne la Ve République.
06:28C'est bien dommageable.
06:29Chaque fois qu'il y aura un 49-3,
06:31il va y en avoir trois, en fait.
06:32C'est-à-dire deux pour le budget, là, recettes et dépenses,
06:36et un à la fin, quand ça va revenir du Sénat,
06:37et bien évidemment, on va essayer à chaque fois de le censurer
06:40parce que ce budget n'est pas bon et qu'il faut l'arrêter.
06:42– Voilà, pour Éric Coquerel…
06:44– Écoutez, moi je trouve en tout cas une ligne directrice
06:47à ce que dit Éric Coquerel,
06:48c'est que LFI, au moins,
06:50n'a pas réclamé comme le Parti Socialiste
06:53la suppression du 49-3.
06:55Vous vous souvenez M. Faure
06:56qui expliquait que l'utilisation du 49-3
06:58pour voter un budget,
07:00c'était faire taire la démocratie.
07:02C'était faire taire la démocratie.
07:04Vous vous souvenez ?
07:04– Oui, oui, absolument.
07:05– Bon, c'était faire taire la démocratie.
07:07Et puis voilà nos socialistes
07:08qui sont prêts à voter un budget
07:11avec le 49-3.
07:13– En 2026.
07:13– Là, le divorce dont parlait Gautier Lebrecht
07:15sur les Français et la politique,
07:17il est archi consommé.
07:19Il est archi consommé.
07:20Et j'ajoute, parce que je le pense vraiment,
07:22je le disais tout à l'heure, je le répète,
07:23c'est qu'ils font une énorme erreur politique
07:26en faisant ce qu'ils font, M. Lecornu.
07:28C'est qu'en fait, ils installent un face-à-face
07:29entre le RN et l'FI.
07:31Voilà.
07:31C'est-à-dire que les LR qui ont voté à 18 députés,
07:34ils ont voté à 18 députés
07:36le projet de loi de finances de la secrétaire sociale.
07:39Les socialistes qui, pour sauver leur siège,
07:41sont prêts avec un 49-3,
07:43allons-y, à voter ce budget.
07:45En fait, ils sont en train de s'autodissoudre.
07:47Et le face-à-face qui est en train
07:49de mettre en place ce gouvernement et M. Macron,
07:52c'est un face-à-face RN et l'FI.
07:53Vous êtes d'accord avec ça, Gauthier Lebrun ?
07:55100% d'accord avec ce que vient de dire Éric Revelle.
07:57100% politique.
07:58Parce qu'effectivement, en ciblant LFI et...
08:03C'est l'émission que je présente le soir, je crois.
08:05Si...
08:07Ça va, je n'ai pas conclu.
08:09J'avais un anniversaire samedi,
08:10mais enfin, je suis encore serein.
08:13Allez-y, Gauthier.
08:13Si LFI et le Rassemblement national
08:17sont vus comme les seuls opposants
08:19à ce budget et au gouvernement,
08:21c'est-à-dire que les seuls qui censurent à chaque fois
08:24le gouvernement de Sébastien Lecornu,
08:26effectivement, en ce moment,
08:28on ne peut pas dire que Sébastien Lecornu
08:29et Emmanuel Macron brillent par leur popularité.
08:32Eh bien, donc, le choc,
08:34et en plus, ça va avec le sens de la polarisation
08:37du débat public,
08:38avec ce que pensent les jeunes
08:40qui votent très souvent,
08:43soit la France insoumise,
08:43soit le Rassemblement national.
08:45Eh bien, effectivement, on y va.
08:47Parce qu'il est quand même gonflé,
08:48Sébastien Lecornu, je vais dans le sens de Louis,
08:50de dire que LFI et le RN sont des saboteurs,
08:52alors qu'ils sont sur une ligne très claire
08:53depuis le départ, c'est les seuls.
08:55C'est-à-dire qu'ils censurent à chaque fois
08:56et ils s'opposent à ce budget.
08:59On est d'accord ou pas ?
08:59Mais au moins, ça a le mérite d'être lisible.
09:01Quand vous voyez les petits calculs politiques
09:03pour tous les autres
09:05où il faut sauver son siège
09:06et part tourner aux urnes,
09:08et quand vous vous souvenez,
09:09évidemment, que le premier saboteur,
09:10il est à l'Élysée,
09:11c'est lui qui a décidé de cette dissolution,
09:13après, allez reprocher ça
09:15à la France insoumise
09:15ou au Rassemblement national.
09:17Mais là, ce dimanche sur les marchés,
09:18quand leurs électeurs diront
09:20« Mais vous avez voté contre la prime d'activité,
09:22même pour le complément de revenu
09:24pour les travailleurs en revenu modeste,
09:25vous avez voté contre le repas 1 euro
09:28pour les étudiants ? »
09:29C'est ça qu'ont dit les électeurs ?
09:30Des mesures au milieu d'un...
09:34Je ne pense pas.
09:35Je ne suis pas certain.
09:36Je ne suis pas sûr que les électeurs,
09:37ils aient suivi point par point
09:39ce qu'il y a dans ce budget.
09:40Par contre, il doit alors rester en mémoire
09:42que c'est un budget avec beaucoup plus d'impôts,
09:45que c'est un budget
09:45où on ne réduit pas la dépense publique.
09:48Ça, peut-être qu'ils l'ont compris.
09:49Après, savoir si le repas à 1 euro
09:51et l'alpha et l'oméga de la politique française...
09:54Les APL, les APL ?
09:56Oui, enfin, c'est des mesures au milieu d'un budget
09:58où il y en a des dizaines d'autres.
10:00Rachel Kahn, je ne vous ai pas entendue depuis le début.
10:01Qu'est-ce que vous pensez de cette situation ?
10:03Cette séquence à laquelle on se retrouve.
10:05J'ai l'impression que l'ensemble des partis politiques
10:06ne font que répéter la même chose depuis un an
10:08et qu'effectivement, là, le gouvernement creuse un sillon idéologique
10:14en vue des élections municipales
10:15qui est de mettre le RN et les filles dos à dos.
10:18Après, on sait très bien que cette situation démocratique
10:21et ce Parlement est bloqué.
10:23Il n'y a aucune vision politique sur ce budget.
10:26Et vraiment, je reste stupéfaite
10:28du fait que, dans une démocratie,
10:32les 300 heures de débat effacent une parole politique
10:36qui était la parole politique de Sébastien Lecornu.
10:38Très, très vrai.
10:39Autre réaction de ceux que le Premier ministre a qualifié de saboteur,
10:42donc l'ERN par la voix de Laurent Jacobelli.
10:46C'est une double prise d'otage.
10:47La prise d'otage du peuple français
10:49qui ne veut plus d'Emmanuel Macron et de sa politique
10:51et qui se retrouve contraint de devoir digérer
10:53un budget purement macroniste.
10:55Et la prise d'otage de M. Lecornu
10:56par le Parti Socialiste
10:58qui impose, alors qu'il ne représente que 2% des Français
11:00à la présidentielle, exactement ce qu'il veut
11:02pour ne pas dessouder le poste de M. Lecornu.
11:06C'est « je te tiens, tu me tiens par la barbichette ».
11:08Il préfère garder leur poste
11:09que œuvrer à l'intérêt général.
11:11C'est très triste, en fait, comme fin de règne.
11:13Voilà pour Laurent Jacobelli.
11:14Marine Le Pen a réagi.
11:16Elle dénonce les annonces irresponsables
11:18pour acheter le PS
11:20au mépris de l'intérêt national.
11:22Annonces qui se traduiront par plus d'impôts,
11:24plus de dettes.
11:25Et le groupe RN déposera évidemment
11:26une motion de censure
11:27qui peut-être ne sera pas adoptée.
11:30Louis-Daragnel, si on fait les comptes,
11:31RN plus LFI,
11:32il n'arrive pas à faire tomber le gouvernement.
11:35C'est-à-dire que le PS et l'R
11:36n'ont aucune envie de repartir.
11:37Non, et le RN ne s'est jamais adopté,
11:39de toute façon, puisque LFI ne vote pas.
11:40Mais par contre, pour les LR,
11:41c'est quand même surprenant.
11:42– Encore une fois,
11:42parce que là, on a le moyen justement
11:44de s'opposer.
11:45C'est-à-dire que globalement,
11:46il va justement voter pour une augmentation
11:48des impôts…
11:48– Ils ont plusieurs ministres
11:49au gouvernement LR.
11:49– Alors qu'ils ont déjà accepté.
11:50Mais non, mais c'est ça.
11:51Parce que là, a priori,
11:52je pense que là, c'est le LR
11:54qui peut être l'arbitre.
11:55Puis justement, pour faire tomber
11:56et refuser finalement ce budget,
11:58pour avoir un budget plus sérieux,
11:59parce que ce budget
11:59n'est absolument pas sérieux.
12:00Je vous rappelle que, déjà à la base,
12:02on a mis de côté
12:03la réforme des retraites.
12:04Il ne faut quand même pas l'oublier.
12:05Donc, on augmente les impôts
12:06pour tous les Français.
12:07Il n'y a pas que les grandes entreprises
12:08ou les très riches qui vont payer.
12:09Tous les Français,
12:10évidemment, ont payé davantage.
12:11La CSG qui va augmenter également,
12:13y compris sur le plan
12:13d'épargne-retraite.
12:14Rendez-vous compte,
12:15on dit aux Français,
12:15il faut constituer votre retraite,
12:17donc faites un plan d'épargne-retraite.
12:18Mais on va augmenter la CSG
12:19qui taxe les plans d'épargne-retraite.
12:21Ce n'est même pas crédible.
12:22Vous voyez ?
12:22Donc, c'est ça qu'aujourd'hui,
12:23on gagne quelques semaines,
12:25encore une fois, quelques mois.
12:26Et moi, je pense que
12:27les Français ne veulent pas des aides.
12:29Les Français, ils veulent
12:29des vrais boulots.
12:31Ils veulent, je dirais,
12:31une vraie activité économique.
12:33Donc, c'est ça qui est dangereux aujourd'hui.
12:33Ils veulent gagner leur vie correctement.
12:34On entretient aujourd'hui
12:35cette pauvreté vite.
12:37Et c'est ça qui est extrêmement dangereux.
12:38La classe moyenne
12:39est en train de s'appauvrir.
12:40Et c'est très triste
12:41justement de voir
12:41comment évolue notre pays.
12:42Vous avez vu dans l'allocution
12:44depuis Matignon,
12:45qui avait d'ailleurs un côté
12:46un peu lugubre,
12:47de nuit comme ça,
12:48très mal éclairée,
12:49sur la forme de Sébastien Lecornu.
12:51Celle de la semaine dernière.
12:52Oui, c'est vendredi dernier.
12:53Vous avez vu,
12:54pas une baisse de la dépense.
12:56Que des dépenses.
12:57Toutes les annonces,
12:58c'était on ouvre les robinets
12:59et on continue.
13:00On dépense, on dépense
13:01parce qu'effectivement,
13:02il faut acheter le Parti Socialiste.
13:03Donc, ça coûte de l'argent.
13:05Et voilà.
13:05Et on se réveille le lundi matin
13:07en gueule de bois,
13:08hausse de la CSG.
13:09Donc, ce n'est que ça.
13:11C'est-à-dire dépenser, taxer,
13:12dépenser, taxer,
13:13taxer, dépenser, dépenser, taxer.
13:14Et surtout, je vous rappelle
13:15que nous sommes déjà
13:15numéro un du monde
13:16des dépenses publiques
13:17et numéro un du monde
13:18des impôts.
13:19Donc, on va encore augmenter
13:20cette charge pour les Français
13:22et c'est ça qui va nous faire
13:23dépenser mal, malheureusement.
13:24Mais Gauthier, c'est bien vous
13:25qui râliez contre la baisse
13:27des tickets à restaurant,
13:29des chèques cadeaux.
13:29Ah non, c'était pas la baisse,
13:31c'était un nouvel impôt.
13:32Ah non, ça n'a rien à voir.
13:33C'était pas du tout la baisse.
13:34C'était une taxe.
13:35C'était une petite taxe.
13:36Ah bah oui, je râle contre les taxes.
13:37Ça, je vous le confirme.
13:38C'était une taxe nouvelle.
13:39On voulait taxer davantage
13:40et donc évidemment,
13:41il y aurait eu moins d'effets
13:42du chèque cadeau pour Noël
13:48Là, vous donnez de l'eau à Montmoulin.
13:49Ils ne savent faire que ça.
13:50Ils voulaient même taxer
13:51le ticket restaurant
13:52ou le chèque cadeau pour Noël.
13:54Taxer et dépenser.
13:55On a eu un certain nombre
13:57de budgets depuis la dissolution.
13:58Certains n'ont même pas été adoptés.
14:00Il y a eu l'ébauche
14:01de Michel Barnier.
14:02Il y a eu le budget
14:03de François Béroud.
14:04On en est à celui
14:05de Sébastien Lecornu.
14:06Un budget, un Premier ministre.
14:07Bon, qu'est-ce qui se passe
14:09à chaque fois ?
14:10Dépenser sans compter.
14:11On est dans un état
14:13lamentable des finances publiques
14:15avec 1000 milliards de dettes en plus
14:17grâce au président Emmanuel Macron.
14:20Et il n'y a pas le début
14:21d'une économie.
14:23Et par contre, pour taxer,
14:24là, ils ont des idées.
14:25Pour financer leurs dépenses publiques
14:26qui, évidemment,
14:27en plus, n'est même pas finançable
14:28tellement c'est une dépense publique
14:30qui n'a plus de limites.
14:30Je ne peux pas s'apporter
14:31dans un instant, Eric Revelle.
14:32Je vois que vous trépignez.
14:33Mais Elodie Buchard
14:34aussi trépigne avec Jean-Laurent Costotini
14:35devant l'Elysée.
14:37Vous avez assisté
14:38à ce compte-rendu
14:38de M. Lecornu.
14:40Qu'est-ce que vous en retirez, Elodie ?
14:42Le gouvernement est gêné
14:43ou finalement, il se dit
14:44« Allez, on tourne la page
14:46de ce fichu budget
14:47pour entamer une séquence internationale
14:49compliquée pour Emmanuel Macron ? »
14:53Oui, évidemment, Laurence,
14:54il y a cette volonté
14:55de tourner la page.
14:55Attention, quand même,
14:56la page, elle n'est pas encore
14:57totalement tournée.
14:58Il va falloir une quinzaine de jours
15:00et 3,493 au total
15:02avant d'être sûr
15:03que le gouvernement
15:03ne soit pas renversé
15:05et que, donc, de fait,
15:06le budget soit adopté.
15:07Alors, Sébastien Lecornu l'a dit
15:09« Il n'y a pas d'accord
15:10de non-censure.
15:10Il n'y a pas d'accord secret.
15:12En revanche, il a fait
15:13un certain nombre de concessions
15:14et on a entendu
15:15notamment les socialistes
15:16expliquer que, pour l'instant,
15:17évidemment,
15:18ils ne pensaient pas
15:18à censurer le gouvernement
15:19Lecornu.
15:21Du côté des Républicains,
15:22c'est pareil.
15:22On ne trouve pas
15:23que cette copie
15:23soit franchement formidable.
15:25Mais on se rappelle
15:26de la menace émise
15:27par le Premier ministre.
15:28Attention,
15:28s'il y a une motion de censure,
15:30il y aura donc une dissolution.
15:31Sébastien Lecornu
15:32et les députés
15:33ont donc envie aussi
15:34de sauver leur siège.
15:35Et effectivement,
15:36Sébastien Lecornu,
15:37il l'a dit,
15:37ça n'est pas de gaieté de cœur
15:38qu'il recourt
15:39à l'article 49.3.
15:40Il explique que ce n'est pas
15:41forcément de son fait
15:42qu'il avait d'abord
15:43cédé aux socialistes.
15:44Cette même force politique
15:45qui demande maintenant
15:46de passer par le 49.3.
15:48Et puis du côté
15:49de l'entourage
15:49du chef de l'État,
15:50on nous explique
15:51qu'Emmanuel Macron
15:52avait prévenu,
15:52il voulait un budget
15:53et de la stabilité politique
15:55et qu'à partir du moment
15:56où son Premier ministre
15:57arrive à garantir les deux,
15:58eh bien,
15:59il est soutenu
15:59par le chef de l'État.
16:01Merci beaucoup,
16:01Elodie Bouchard,
16:02Jean-Laurent Constantini
16:03de la stabilité,
16:05Éric Reveille.
16:05Ce que je voulais dire aussi,
16:13c'est que pendant ce temps-là,
16:14les Français s'appauvrissent.
16:15Je ne sais pas si vous avez vu
16:16ce classement
16:17qui est très éloquent
16:18sur 30 pays européens
16:20en termes de ce qu'on appelle
16:21le per capita,
16:22le revenu disponible par Français
16:23par habitant,
16:25par rapport au classement européen.
16:27On arrive en 16e position,
16:29on ne cesse de dégringoler.
16:30Par exemple,
16:30il vaut mieux être
16:31un salarié moyen aux Pays-Bas
16:32ou dans d'autres pays européens,
16:34en Allemagne,
16:34bien sûr et dans d'autres,
16:35qu'en France.
16:36En fait,
16:36on ne cesse de perdre
16:37de l'argent tous les ans.
16:39Puis deux chiffres
16:39que je veux rappeler aussi,
16:41Laurence,
16:421,4 million de jeunes
16:43aujourd'hui sont sans travail,
16:47sans formation,
16:48sortis du système scolaire.
16:491,4 million de jeunes.
16:51Et puis,
16:5225% des Français,
16:55il y a 9 millions de pauvres en France,
16:58à partir du 18 de chaque mois,
17:00n'ont plus d'argent
17:00pour finir le mois
17:01et sont à découvert.
17:03Ça,
17:03c'est une réalité économique
17:04économique que chacun
17:06ou que beaucoup d'entre nous
17:07vivent aujourd'hui.
17:08On est allé sur un marché,
17:09justement,
17:09je vous repasse la parole ensuite,
17:10Rachel Gann,
17:11juste pour avoir le sentiment
17:12des Français.
17:13Parce qu'effectivement,
17:14on a ces discussions budgétaires,
17:16ce 49-3 qui tombe,
17:17là,
17:18désormais.
17:18et puis la réalité,
17:20c'est que souvent,
17:21dès le 15 du mois,
17:22il y en a qui n'arrivent plus
17:22à faire leurs courses.
17:23Regardez et écoutez ce reportage.
17:27Comment faire ses courses,
17:28se faire plaisir,
17:29tout en respectant un budget
17:30parfois serré ?
17:31C'est le défi
17:32auquel sont confrontés
17:33de nombreux Français.
17:34Encore plus en travaillant
17:36dans l'enseignement,
17:37c'est difficile d'arriver
17:39à tout payer
17:39et qu'il reste un petit peu
17:40pour le plaisir.
17:41Effectivement,
17:41les prix ont augmenté
17:42depuis un certain temps
17:43et vu que les salaires
17:44n'augmentent pas
17:44avec les prix,
17:45effectivement,
17:45ça paraît difficile
17:46pour les gens
17:48de garder le même train de vie.
17:49Une situation
17:49qui touche
17:50toutes les catégories sociales.
17:52Dans mon cas,
17:52je suis quand même...
17:54J'ai un travail stable
17:56qui est pas mal rémunéré,
17:58mais j'ai vu, oui,
17:59avant,
18:00je pouvais économiser plus.
18:01Sur l'alimentation,
18:02c'est beaucoup plus compliqué.
18:04Les légumes,
18:06la viande,
18:08le poisson.
18:09Même quand on a
18:10des rémunérations
18:11qui pourraient être satisfaisantes
18:12dans la classe moyenne,
18:12tout à fait,
18:13les produits
18:14à la consommation courante
18:15sont très très chers.
18:16Alors que les débats budgétaires
18:18devraient reprendre
18:18ce mardi
18:19à l'Assemblée nationale,
18:21ils sont nombreux
18:21à estimer
18:22que leurs préoccupations
18:23ne sont pas suffisamment
18:24prises en compte
18:25au sommet de l'État.
18:26Je trouve que
18:27ceux qui font le budget,
18:29ils ne viennent pas
18:30acheter au marché.
18:31C'est quelque chose
18:33qui est très très loin
18:34des soucis
18:35des Français.
18:37Selon le dernier
18:38baromètre Cofidis
18:39sur le pouvoir d'achat,
18:41un Français sur deux
18:41dit vivre
18:42sous contraintes budgétaires.
18:44Le pouvoir d'achat
18:45reste d'ailleurs
18:46leur principale inquiétude
18:47devant la santé
18:48puis l'insécurité.
18:50Voilà les préoccupations
18:50des Français.
18:51Elles sont très très claires.
18:53Sécurité,
18:54pouvoir d'achat.
18:55Évidemment.
18:56J'ai bien aimé cette femme
18:57qui justement était dans ce marché
19:00et soulignait le fait
19:01que les politiques
19:02n'avaient pas conscience
19:02de ce qui était un marché.
19:03Les politiques vont sur les marchés
19:05quand il y a des campagnes.
19:06Il faut traiter.
19:06Oui, c'est ça.
19:07C'est simplement
19:08leur seul moment
19:09où ils sont là
19:10en train de prendre
19:11un petit peu
19:11la température du terrain
19:12pour nous dire
19:13ce qu'on a envie d'entendre.
19:15Et c'est vrai
19:15qu'on avait vu
19:16Sébastien Lecornu
19:17avec un poireau
19:17dans son sac
19:18en début de nomination.
19:21Mais au-delà de ça...
19:22Peut-être qu'il le fait
19:23vraiment sans marcher, Rachel.
19:24Je ne sais pas,
19:25mais là,
19:25mais la situation...
19:26Avec des femmes politiques
19:26qui envoient leurs époux,
19:27leurs épouses aussi.
19:29Le spectacle politique,
19:31ça ressemble plus à un avet.
19:32Par contre,
19:33c'est vrai que ça,
19:33il y a un vrai drame aujourd'hui
19:34si vous voulez
19:35de point de vue marketing justement
19:36parce qu'on n'aurait pas à dire
19:37oui, l'inflation baisse, etc.
19:39Alors que les Français souffrent.
19:40Pourquoi ?
19:40Parce que les prix
19:41notamment de l'alimentation
19:42continuent d'augmenter.
19:44Rendez-vous compte,
19:44depuis le sud de l'INSEE,
19:45depuis 2021,
19:47les prix ont augmenté
19:47de 24% dans l'alimentation.
19:5024% sur l'énergie,
19:5230% en France,
19:53pris à la consommation.
19:54Donc, je ne parle même pas
19:55des loyers.
19:56Donc, il n'y a pas beaucoup
19:56de Français
19:57pour qui les revenus ont augmenté
19:58de 24% depuis 2021.
20:00Donc, c'est ça qui ne colle plus.
20:02Et donc, quand évidemment,
20:02on voit qu'aujourd'hui,
20:03les députés font tout
20:04pour garder leur poste
20:06à l'Assemblée,
20:06bien entendu,
20:07les Français ne captent pas,
20:08ne sont pas prêts
20:09à accepter tout cela.
20:10Donc, c'est ça qui est...
20:11Moi, je parlerais même
20:12de mépris.
20:12C'est presque un mépris
20:13que les comptes
20:14et les dirigeants français
20:15vis-à-vis de l'ensemble
20:15de la population
20:16parce que, justement,
20:17ces Français souffrent.
20:18Et aujourd'hui, justement,
20:19le fait de leur dire
20:19ne vous inquiétez pas,
20:20c'est les riches
20:21qui vont payer
20:21les grandes entreprises,
20:22c'est complètement faux
20:22parce qu'à la fin,
20:24c'est la classe moyenne
20:24qui paye,
20:25c'est là qu'on augmente
20:26les impôts,
20:27c'est là où il y a du chômage
20:27et c'est ces Français-là
20:28qui malheureusement
20:29vont souffrir.
20:30Non, mais vous avez raison
20:31de le rappeler.
20:32À la fin,
20:33c'est toujours les mêmes
20:33qui payent.
20:33C'est ça qui est très concret.
20:34Autre cas très concret
20:35qui parlera à tout le monde,
20:36il y a une pénurie d'oeufs
20:37en ce moment en France.
20:38Alors, il y a deux raisons.
20:39La première,
20:40c'est les normes européennes
20:41de folie
20:41qui font disparaître
20:44les cages à poules
20:45à partir de 2030
20:46à 90%.
20:47D'ailleurs,
20:47ces cages à poules,
20:48on les retrouve parfois
20:48dans des pays
20:50qui produisent des poules
20:51et des oeufs
20:51qu'on importe après chez nous.
20:53Et les normes françaises.
20:54Oui, oui,
20:55et les normes françaises.
20:56Mais l'autre raison,
20:57c'est que l'oeuf
20:58permet d'avoir
20:59une quantité de protéines
21:00qui est beaucoup moins chère
21:02que la viande
21:03dont le prix a augmenté aussi.
21:05Ça, c'est un autre indice
21:06de la paupérisation des Français.
21:07Mais ça, c'est très juste
21:08le sujet des oeufs
21:09parce qu'Annie Genevard,
21:10elle a fait une petite vidéo
21:11pour s'en plaindre.
21:12Sauf que c'est toujours pareil.
21:13Normes européennes
21:14auxquelles on rajoute
21:14des normes françaises.
21:15Surtransposition des normes
21:16pour être les premiers de la classe
21:17en termes de normes.
21:18Et on se rend compte
21:19qu'il y a une pénurie d'oeufs
21:20dans certaines grandes surfaces.
21:22Et on se dit
21:22ah mince, oui, c'est vrai.
21:23Pas de chance.
21:24Mais enfin,
21:24on a créé cette situation-là.
21:26Et donc, au bout d'un moment,
21:28eh bien,
21:28on va signer le Mercosur
21:30qui va s'appliquer à nous
21:30même si on est contre.
21:32On va avoir une concurrence déloyale
21:34sur la viande, par exemple.
21:36Et là, on va se dire
21:36ah mais les producteurs français
21:38sont en grande difficulté.
21:39Il y en a de moins en moins.
21:41Exemple, encore un,
21:42les poulets.
21:43On a un marché français.
21:45Un poulet sur deux vendus
21:46est un poulet ukrainien
21:47sans taxe douanière
21:49parce que l'Ukraine faisait
21:49la guerre à la Russie.
21:51Elle le faisait toujours.
21:52Elle le faisait toujours.
21:53Et donc, on a dit
21:53plus de taxe douanière.
21:54On prend tous les poulets ukrainiens
21:55qui sont évidemment produits
21:57dans des conditions
21:58totalement différentes
21:59que les normes
22:00qui s'appliquent en France.
22:01Et donc là,
22:02on a une concurrence déloyale
22:03puisque le poulet
22:04est vendu beaucoup moins cher.
22:06Et pareil,
22:06à la fin,
22:07on finira par le regretter.
22:08Mais quand on aura plus de poulet,
22:09plus de viande française,
22:10plus d'eux,
22:11on ne fera que constater
22:12l'échec d'une politique
22:14qui, évidemment,
22:15est suicidaire.
22:16Encore les décisions
22:16de nos dirigeants
22:17qui sont dogmatiques,
22:18complètement dramatiques.
22:19Et ils ont sacrifié
22:20l'agriculture française
22:21depuis déjà des décennies.
22:22Alors, on se réveille aujourd'hui
22:23comme tous les deux ans,
22:24il y a une crise agricole.
22:25Mais oui,
22:26mais c'est encore une fois
22:26toutes ces mesures
22:27qui ont été prises.
22:27Cette fiscalité qui augmente,
22:28qui est dramatique
22:29pour l'ensemble
22:29des agriculteurs français
22:30et pour l'ensemble
22:31des entreprises françaises.
22:32Et donc, on continue.
22:33C'est ce dogmatisme
22:34qui, malheureusement,
22:35appauvrit la France,
22:36appauvrit les Français.
22:37Un tout petit mot
22:37quand même
22:38des conséquences politiques
22:38de ce 49-3
22:39que le Premier ministre
22:40va dégainer demain.
22:41Les grands gagnants de la soirée,
22:43incontestablement,
22:44ce sont les socialistes.
22:45On va écouter Jérôme Gage
22:46qui dit finalement
22:47le 49-3,
22:48c'était la bonne solution.
22:49Quant au recours au 49-3,
22:51il intervient
22:52au moment où
22:52il n'y a pas d'autre solution.
22:53Le Premier ministre
22:54a respecté sa parole
22:55en ne dégueuillant pas
22:55le 49-3
22:56au tout début du processus
22:58et en imposant
22:59sa seule vision
23:00à lui tout seul.
23:01Là, c'est un 49-3
23:03qui constate
23:03qu'il y a des groupes politiques
23:05qui ont refusé
23:05de rentrer dans la logique
23:06du compromis.
23:07Je le regrette,
23:08mais c'est la seule solution
23:09et maintenant,
23:10il y a besoin de celle-ci.
23:11Voilà, le Parti Socialiste
23:12a dicté ce budget.
23:13Gagnant à court terme.
23:15Gagnant à court terme.
23:16À long terme,
23:17je pense que
23:17parce qu'il en reste
23:20quelques-uns,
23:21leurs électeurs
23:21leur en voudront.
23:23Oui, il en reste
23:24quelques-uns par-ci par-là.
23:251,5%
23:26à la dernière présidentielle.
23:277.
23:28Mais Jérôme Gage,
23:30très bien.
23:30On est quand même
23:31maintenant avec des députés
23:32de l'opposition
23:33qui réclament le 49-3.
23:34C'est-à-dire qu'avant,
23:35c'était pour contraindre
23:35sa propre majorité.
23:37Maintenant,
23:37c'est des députés
23:38de l'opposition
23:38qui disent
23:39sortez-nous de là.
23:41On ne veut pas voter le budget
23:42parce que là,
23:42ça serait quand même
23:43malhabile
23:44face à nos électeurs.
23:46Mais on ne veut pas
23:46vous censurer non plus
23:47parce qu'on ne veut pas
23:48les retrouver justement
23:48nos électeurs
23:49de peur qu'il n'y en ait plus
23:50justement et qu'on ne retrouve pas
23:51nos sièges de députés.
23:53Donc, on ne veut pas
23:53d'une nouvelle dissolution
23:54parce que c'est le fameux chiffon rouge.
23:56Dès qu'Emmanuel Macron
23:57a peur qu'un budget,
23:59une loi ne soit pas adoptée,
24:00maintenant, c'est
24:01attention, je vais dissoudre.
24:02Attention, je fais un malheur.
24:03Et puis, il ne se passe jamais rien.
24:04Et ça va être le même problème
24:05pour les Républicains
24:06qui réclamaient eux aussi
24:08quelque part
24:09l'usage du 49-3.
24:10Alors, ils vont voter ce budget
24:11parce que Laurent Wauquiez
24:12dit que c'est un budget
24:13très imparfait
24:14malgré des avancées
24:15obtenues par la droite.
24:16Il n'y aura pas de vote.
24:16Il n'y aura pas de vote.
24:16Il n'y aura pas de vote.
24:17Ils ne voteront pas
24:18la motion sociale en revanche.
24:19Donc, ils ne feront pas
24:20tomber le gouvernement.
24:21Merci.
24:22Rachel Kahn,
24:22qu'est-ce que vous pensez
24:23de cette séquence ?
24:23Parce qu'elle va mettre
24:25les Français,
24:26qui sont assez désespérés
24:27du spectacle.
24:28Il a raison,
24:29Sébastien Lecornu
24:30donné par la politique.
24:31On ne va pas les rapprocher,
24:32on va dire, de leurs élus.
24:33Non, ça ne les rapproche pas du tout.
24:35On est à un mois et demi
24:36des élections municipales.
24:38Après, je trouve assez fou
24:40que le Premier ministre
24:42nous rappelle
24:42les enjeux nationaux
24:43et internationaux
24:44parce qu'il n'en a eu
24:45pas vraiment la mesure
24:47depuis tout le temps
24:48qu'il est là, je trouve.
24:49Mais effectivement,
24:50j'ai l'impression
24:51que cette scission
24:52entre les citoyens
24:54et la politique
24:55n'a fait que s'accélérer
24:56au fil des mois.
24:57Et là, on a encore
24:58ce sketch
24:58entre une parole
24:59non tenue
25:00des jeux,
25:01des partis politiques,
25:02le PS,
25:03mais pardon,
25:03entre la NUPES,
25:05je suis contre la NUPES,
25:06je me désolidarise
25:07de LFI,
25:08mais en même temps,
25:08on va voter avec eux.
25:09C'est juste insupportable.
25:10Éric Revelle,
25:11on va essayer
25:12de remettre l'église
25:13au centre du village
25:13pour nos auditeurs,
25:14nos téléspectateurs.
25:16Demain, nous aurons
25:16le premier 49 francs,
25:18donc première partie
25:20sur les dépenses,
25:21c'est bien ça.
25:21Deuxième de 42,
25:22sur les recettes.
25:23Puis ensuite,
25:24troisième de 42,
25:24ensuite le débat
25:26avec le Sénat.
25:28Est-ce qu'on aura
25:28un budget alors,
25:29en gros ?
25:30Mi-février ?
25:30Oui, mais bon,
25:32il avait promis
25:33fin décembre,
25:34il a d'ailleurs redit
25:35qu'il n'avait pas tenu
25:35ses promesses,
25:36là non plus.
25:37Alors, mi-février,
25:38de quelle année ?
25:39De quelle année ?
25:40On peut se dire.
25:41Mais en fait,
25:42oui, voilà,
25:42donc 3,493
25:44qui vont s'enchaîner
25:45avec des socialistes
25:47qui vont trouver ça formidable.
25:48J'aime beaucoup
25:49Jérôme Gage,
25:49mais pardon,
25:50quand j'entends
25:51les socialistes
25:52qui, encore une fois,
25:53mais regardez les phrases
25:54qu'ils ont prononcées.
25:55C'est un déni de démocratie
25:57si vous passez par le 493.
25:58C'est faire taire
25:59la démocratie parlementaire
26:00si vous passez
26:01par le 493.
26:02Vous faites bien le socialiste.
26:03Notamment sur le budget.
26:04Notamment sur le budget.
26:05Il y a ce cadre du PS.
26:06Et là,
26:07une fois,
26:08le bret m'avait...
26:09Ah bah de temps en temps,
26:10oui.
26:10Et là,
26:11vous avez les socialistes
26:12qui disent
26:12mais passons par le 493.
26:14Bien sûr,
26:14c'est la vie.
26:15Écoutons,
26:15Aurélien Lecoq
26:16de la France Insoumise
26:17lui dit
26:17le PS a vendu
26:18son âme au diable.
26:20Les socialistes
26:21ont vendu
26:21leur âme au diable
26:22et ont décidé
26:23une nouvelle fois
26:24de sauver
26:24Emmanuel Macron,
26:25son Premier ministre
26:26mais aussi
26:27sa politique
26:27d'une violence sociale
26:28inouïe
26:29puisque désormais
26:30le corps nu
26:31avec la direction socialiste
26:33organise le passage en force,
26:34le piétinement
26:35de l'Assemblée nationale
26:36mais surtout
26:36le piétinement
26:37de l'opinion
26:38de l'ensemble
26:38des Français
26:39et des Français
26:39parce que le budget
26:40qu'ils vont passer en force
26:41c'est un budget
26:41dans lequel
26:42il va y avoir
26:4213 milliards de saignées
26:44sur nos services publics,
26:46sur l'État
26:46où il va y avoir
26:477 milliards de saignées
26:48sur nos collectivités territoriales
26:50ça veut dire
26:50nos mairies
26:51mais ça veut dire
26:52demain
26:52que le passage en force
26:53organisé main dans la main
26:55socialiste et macroniste
26:57vont provoquer
26:58la fermeture
26:59de places de crèche
27:00peut-être
27:00dans nos communes
27:01vont provoquer
27:02le fait
27:02qu'on ne puisse pas
27:03développer
27:03les transports en commun
27:04Voilà pour la France insoumise
27:06bon, ils mettent le dos
27:07ça fait mal ou pas Rachel ?
27:08Non, il est complètement
27:09en campagne
27:09les histoires de crèche
27:11les histoires
27:11d'écoles primaires
27:13de transports en commun
27:14tout ça
27:14c'est municipal
27:16donc moi je pense
27:17que le débat budgétaire
27:18aujourd'hui
27:19il est malsain
27:20encore plus
27:20parce que
27:21on va le voter
27:22ça va être le premier
27:23finalement le premier acte
27:25de la campagne des municipales
27:26Exactement
27:26Ce qui est clair
27:27c'est que
27:28encore une fois
27:28on revient sur les marchés
27:29c'est-à-dire que
27:30les électeurs
27:30il en reste encore du PS
27:31et même de LR
27:32ça m'inquiète
27:32parce que
27:33quand évidemment
27:34ils vont voir leurs électeurs
27:34on va dire
27:35vous avez finalement soutenu
27:36cette augmentation des impôts
27:37cette augmentation des dépenses publiques
27:38Vous étiez pour la suspension
27:39de la réforme des retraites
27:40en tout cas vous n'avez pas censuré
27:41Exactement
27:41et pareil du côté du PS
27:43donc il y a une sorte de radicalisation
27:44certains LR risquent d'aller vers le RN
27:46et certains PS
27:47dire d'aller vers les filles
27:49donc bon
27:50c'est quand même pas sérieux tout ça
27:51C'est déjà le cas
27:54mais ça va encore s'aggraver
27:55tout ça pour encore une fois
27:56gagner quelques mois
27:58à filer
27:59Alors que tout le monde
28:00en est bon
28:01Je voudrais en mettre un peu aussi
28:02sur la tête des LR
28:03parce que si vous voulez
28:03quand on fait un procès
28:05à mon avis légitime
28:06quand on interroge le RN
28:07sur
28:07mais votre programme économique
28:08il est plutôt libéral ou étatiste
28:10alors
28:10la position économique des LR
28:13c'est quoi aujourd'hui ?
28:14Pardonnez-moi
28:15mais
28:15il vote par exemple
28:17La question c'est
28:17c'est quoi les LR tout court ?
28:18Il y a 10 députés LR
28:19qui ont voté un budget de la Sécur
28:20en déficit de 20 milliards d'euros
28:21ou 24 milliards d'euros
28:22bon
28:23là aujourd'hui
28:24ils vont voter un budget
28:25bon ils ne vont pas le voter
28:26Là M.Rotaio il n'est pas content
28:27il dit le budget proposé
28:28par le gouvernement
28:28est un gouvernement
28:30un budget socialiste
28:31On voit bien que c'est Mano Amano
28:31avec Laurent Wauquiez
28:32qui lui dirige le groupe
28:34alors que Bruno Rotaio
28:35essaie de reprendre la vague
28:36mais en fait
28:36c'est quoi la position économique des LR ?
28:38Non mais c'est quoi des LR ?
28:39Moi je serais chef d'entreprise
28:40aujourd'hui
28:40je dirais
28:41mais si vous arrivez au pouvoir
28:42vous taxez encore plus
28:44ces entreprises
28:44ou vous réformez l'Etat ?
28:45Madame de Monchalin
28:46vient d'annoncer
28:47que concernant les transmissions
28:48d'entreprises familiales
28:50il y aura la fin
28:50de l'exemption fiscale
28:51pour les biens personnels
28:52c'est important ça
28:53pour les entreprises ou pas ?
28:54Moi ce que j'attendais
28:55mais je ne sais pas
28:56s'ils ont prononcé
28:57c'était
28:57est-ce qu'ils prolongent
28:59ou pas le fameux
29:00pacte d'Utreil
29:00parce que ça
29:01c'est très important
29:02vous avez plein d'entreprises
29:04à taille intermédiaire
29:05qui vont changer
29:06de patron de succession
29:06en général
29:07c'est des entreprises familiales
29:08si ce pacte d'Utreil
29:10n'est plus fiscalement intéressant
29:12pour cette transmission
29:14d'entreprises
29:14et bien je vous donne
29:15mon billet
29:15c'est déjà arrivé
29:16vous avez des fonds étrangers
29:17chinois
29:18américains
29:19qui vont venir prendre
29:21le contrôle
29:21de nos belles ETI
29:22en France
29:23c'est déjà le cas
29:23on a déjà une fiscalité
29:25c'est très important
29:26c'est quoi les ETI ?
29:28on ne sait pas ce que c'est
29:29des entreprises
29:30à taille intermédiaire
29:31c'est de très très belles entreprises
29:33en général familiales
29:34avec plusieurs milliers
29:35de salariés
29:35ah non c'est à l'instant
29:37d'une
29:37marque
29:38annonce à l'instant
29:40d'un dépôt
29:41de motion de censure
29:42du côté RN
29:43et les fils
29:43c'était déjà annoncé
29:44tout est joué
29:45un dernier mot
29:46avant qu'on reçoive
29:47Bernard-Henri Lévy
29:48dans un instant
29:49avec qui on va évidemment
29:50évoquer la situation internationale
29:52Gautier Lebray
29:52c'est une façon
29:53pour Emmanuel Macron
29:54de clore
29:54cette séquence désastreuse
29:57évidemment
29:57pour lui et son gouvernement
29:58de pouvoir se rendre à Davos
30:00l'esprit libre
30:01entre guillemets
30:01et d'affronter
30:02Donald Trump
30:03s'il arrive à le voir
30:04sur le dossier du Groenland
30:05de régler les sujets
30:07importants pour les Européens
30:10de droits de douane
30:11etc
30:11il y a quand même
30:12des gros sujets internationaux
30:13qui nous attendent
30:14je suis d'affronter
30:14Donald Trump
30:15quand on envoie 15 soldats
30:16au Groenland
30:18pour une mission
30:18de 3 jours
30:19en résultat
30:20on a 10%
30:21de hausse de taxes
30:21de droits de douane
30:22donc il a réagi
30:25donc il a réagi
30:25Donald Trump
30:26c'était pas aussi ridicule
30:27que ça
30:27je vous l'ai dit
30:28moi je le pense franchement
30:29arrêtez
30:30mais non mais
30:30je sais
30:32il s'agissait pas
30:33de déclarer la guerre
30:33aux Etats-Unis
30:34au Groenland
30:34mais la réaction de Trump
30:36courroucée
30:37si d'ailleurs
30:38la cour suprême
30:38lui permet d'augmenter
30:39les droits de douane
30:40ça va être intéressant
30:40de le voir
30:41il a réagi quand même
30:42violemment
30:43ça veut dire que
30:44c'était pas si ridicule
30:45si on s'enferme
30:46dans une escalade
30:47avec les Etats-Unis
30:47je suis pas sûr
30:49que ça soit nous
30:50les vainqueurs
30:51à la fin
30:52tant d'un point de vue
30:53territorial
30:54avec le Groenland
30:55que d'un point de vue
30:56économique
30:57avec les taxes douanières
30:59je vous rappelle juste
31:00que Ursula von der Leyen
31:01c'était complètement couché
31:02face à Donald Trump
31:04dans ce mécanisme
31:06des taxes douanières
31:07donc il veut en rajouter
31:07si on veut jouer
31:09l'escalade verbale
31:11avec le président américain
31:12je ne suis pas sûr
31:13il faut faire quoi
31:14Gauthier ?
31:14c'est une vraie question
31:15c'est une vraie question
31:16c'est une vraie question
31:17c'est une vraie question
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