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  • il y a 8 mois
Le 15 janvier, la commission d'enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution organisait une table-ronde avec des syndicats d'agriculteurs. Etaient présents Yohann Barbe, membre du bureau de la FNSEA, Jordy Bouancheau, membre du conseil d'administration des Jeunes agriculteurs et François Walraet, secrétaire général de la Coordination rurale. La Confédération paysanne n'a pu se rendre à l'audition, en raison des manifestations d'agriculteurs qui se déroule simultanément.
Les syndicalistes ont tous rappelé leur volonté d'obtenir un prix rémunérateur pour les producteurs. Ils ont appelé à davantage de contrôles de l'application de la loi Egalim, notamment par les centrales d'achat européennes. Ils ont enfin appelé à une interprétation plus stricte de l'affichage "bleu blanc rouge".
Revivez leurs échanges. Année de Production : 2025

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Transcription
00:00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver sur Public Sénat pour un nouveau numéro de 100% Sénat,
00:00:14l'émission qui vous fait vivre les travaux de la Haute Assemblée.
00:00:17Le Sénat amène actuellement une commission d'enquête sur les marges réalisées par la grande distribution et l'industrie agroalimentaire,
00:00:24une initiative du groupe écologiste du Sénat pour comprendre pourquoi il y a une hausse des prêts alimentaires dans le caddie des consommateurs
00:00:29alors que les agriculteurs ont toujours du mal à vivre dignement de leur métier.
00:00:34Pour en parler, les sénateurs ont auditionné les syndicats agricoles.
00:00:38Dans le contexte actuel, l'actualité, nous n'avons pas tout le monde.
00:00:44Nous avons le plaisir d'accueillir M. Johan Barbe, membre du bureau de la FNSEA,
00:00:52M. Jordi Bouancho, membre du Conseil d'administration des jeunes agriculteurs
00:00:58et puis devrait nous rejoindre vers 11h, M. Valraet, qui est secrétaire général de la Coordination rurale.
00:01:09Voilà, la Confédération paysanne s'étant excusée ce matin.
00:01:15Donc cette table ronde s'inscrit dans la continuité des précédentes,
00:01:18consacrée donc aux principales filières de production agricole.
00:01:22Nous avons donc déjà entendu, je le rappelle, les représentants des producteurs de lait, de fruits et légumes
00:01:28et il y a quelques jours, les représentants des éleveurs bovins, porcins et agricoles.
00:01:34Nous avons donc choisi de poursuivre ce cycle centré sur les producteurs
00:01:39en entendant aujourd'hui ce matin le point de vue des syndicats agricoles
00:01:43dans un contexte qu'on s'est compliqué.
00:01:44Donc encore une fois, merci messieurs de votre présence.
00:01:47La règle des commissions d'enquête, c'est de prêter serment avant d'être entendue.
00:01:52Je suis donc tenue de vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête
00:01:56est passible des peines prévues aux articles 434-13-14 et 15 du Code pénal
00:02:02et notamment de 5 années d'emprisonnement avec 75 000 euros d'amende.
00:02:08Je vous invite donc à prêter serment, de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité,
00:02:12en allumant votre micro, en levant votre main droite et en disant « je le jure ».
00:02:18Je le jure.
00:02:21Ah, il faut dire tout, non ?
00:02:22C'est bon, merci.
00:02:24Je le jure.
00:02:25Merci.
00:02:26Je vous remercie par ailleurs de nous faire éventuellement part de liens d'intérêt
00:02:31avec des acteurs de la distribution ou des industriels.
00:02:36Pas de déclaration ?
00:02:38Pas de déclaration, je suis juste président d'une organisation de producteurs,
00:02:40donc du PLV, où on vend du lait à Cévencia et Tribala.
00:02:44D'accord.
00:02:46Pas de déclaration, membre d'une coopérative, mais en tant qu'agriculteur.
00:02:49Très bien.
00:02:50Merci, messieurs.
00:02:51Donc, je vous le rappelle, le Sénat a constitué cette commission d'enquête
00:02:55sur les marges des industriels et de la grande distribution le 25 novembre dernier.
00:03:01Ces objectifs sont pluriels, je dirais.
00:03:05Éclairer les citoyens et la représentation nationale sur la construction des prix dans notre pays.
00:03:09Analyser l'influence des acteurs de la chaîne sur le niveau des prix pour le consommateur
00:03:14et leur caractère inflationniste ou non.
00:03:16Examiner le partage de la valeur tout au long du processus de production et de commercialisation des produits.
00:03:22Nous assurer enfin que les fournisseurs en amont,
00:03:25et notamment les agriculteurs pour les produits agricoles,
00:03:27mais aussi les autres fournisseurs pour d'autres catégories de produits,
00:03:31bénéficient bien d'une rémunération la plus juste possible.
00:03:35L'objet de nos auditions du jour est d'abord de mesurer l'impact de la construction du prix de vente
00:03:41sur la rémunération des producteurs agricoles
00:03:44et ensuite d'entendre votre point de vue peut-être plus global
00:03:47sur les différents points que vous souhaiteriez porter à notre connaissance
00:03:50et notamment les négociations commerciales.
00:03:53Nous vous interrogerons tout d'abord sur l'évolution ces dernières années
00:03:58des coûts de production des agriculteurs
00:04:01et sur la façon dont les transformateurs et les distributeurs
00:04:03tiennent compte des dispositions, notamment législatives et réglementaires,
00:04:07qui ont été prises ces dernières années en matière de formation des prix.
00:04:10Ainsi, les lois égalies m'ont-elles, selon vous,
00:04:13permis de mieux prendre en compte les coûts de production
00:04:15des agriculteurs en général dans la construction des prix de vente
00:04:18et dans la grande distribution,
00:04:20donc le sujet un peu de la valeur,
00:04:22la reconnaissance de la valeur qu'on évoquait.
00:04:24Nous souhaitons connaître votre analyse sur l'évolution
00:04:27de la rémunération perçue par les producteurs,
00:04:30en particulier dans le contexte de mise en œuvre globale
00:04:33des lois égalimes et notamment,
00:04:35on en discutait aussi avec certains collègues,
00:04:38marge et rémunération.
00:04:40Les enjeux entre marge et rémunération.
00:04:41Selon vous, la baisse des capacités de production agricole
00:04:44dans certaines filières joue-t-elle un rôle
00:04:46sur les prix des produits alimentaires ?
00:04:49Si oui, dans quelle mesure ?
00:04:51Enfin, vous pourrez nous livrer votre regard
00:04:53sur les pratiques existantes en matière de négociations commerciales
00:04:56et sur les éventuels abus ou mauvaises pratiques
00:04:59que vous auriez identifiées.
00:05:01Comment, selon vous, améliorer la transparence
00:05:04au niveau des prix et des marges des produits alimentaires
00:05:06dans la grande distribution ?
00:05:08Que pensez-vous de l'idée d'afficher l'origine du produit agricole
00:05:12ou le prix payé au producteur sur l'étiquette en magasin,
00:05:15ce qui est pratiqué par un certain nombre de produits ?
00:05:18Voilà quelques thèmes sur lesquels, je pense,
00:05:20notre rapporteur reviendra et puis ensuite,
00:05:23dans un second temps, nos collègues.
00:05:25Donc, si vous le voulez bien, je vais vous laisser la parole
00:05:27peut-être chacun dix minutes.
00:05:29Et puis ensuite, nous passerons à ce temps de questions-réponses.
00:05:34C'est vous qui commencez, M. Barre ?
00:05:36Je peux commencer.
00:05:38Je vais tout d'abord me présenter.
00:05:39Donc, Yoann Barre, je suis producteur de lait
00:05:40sur le département des Vosges, comme je l'ai dit,
00:05:43et je suis aussi président de la FNPL,
00:05:46la Fédération nationale des producteurs de lait,
00:05:48que vous avez déjà auditionné, mon collègue Stéphane Jouandel
00:05:50et membre du bureau de la FNSEA.
00:05:54Juste dans les propos introductifs,
00:05:56déjà vous remercier pour cette audition.
00:05:57Je pense que c'est important que les producteurs puissent s'exprimer
00:05:59à un moment où le contexte agricole est quand même très compliqué,
00:06:03compliqué pour plein de choses, plein de raisons.
00:06:06Mais la première des raisons, c'est quand même un manque de revenus
00:06:08dans la ferme France, dans sa globalité.
00:06:11Et je pense qu'on a un intérêt collectif à aider le monde agricole
00:06:16à s'en sortir pour assurer, notamment,
00:06:18la souveraineté alimentaire de la France.
00:06:20Et j'ai envie de dire plus loin,
00:06:21imaginer une souveraineté alimentaire européenne.
00:06:24Donc, on s'inscrit toujours à la FNSEA
00:06:25dans une volonté de produire nationalement,
00:06:27mais aussi d'être en capacité de continuer à exporter.
00:06:30Donc, on ne peut pas se permettre de dire
00:06:31qu'uniquement le marché intérieur est une solution.
00:06:34On a besoin de l'ensemble des marchés.
00:06:36Rappelez que ce contexte de baisse de revenus
00:06:40ou de manque de revenus s'ajoute forcément
00:06:43à une augmentation des charges sur les dernières années
00:06:45qui est de l'ordre de 30%
00:06:46et qui, contrairement à ce que tout le monde pense,
00:06:49ne baisse pas si vite qu'elles ont augmenté.
00:06:52Et donc, les primes ne peuvent pas toujours tout compenser.
00:06:55Et c'est vraiment ce ciseau qui est en train de se refermer
00:06:57sur l'agriculture française
00:06:59et qu'il faut absolument redonner un bol d'air
00:07:01du côté des charges ou du revenu,
00:07:04mais l'un ne va pas sans l'autre.
00:07:05Donc, j'ai envie de dire,
00:07:06c'est les deux sujets qu'on doit travailler.
00:07:09Rappelez que le contexte sanitaire n'a rien aidé
00:07:12au niveau de l'agriculture,
00:07:13au niveau de l'élevage en général,
00:07:15pas que l'élevage bovin.
00:07:16On pense souvent à la DNC,
00:07:17mais on peut parler de la FCO, de la grippe aviaire,
00:07:20de la peste porcine aussi,
00:07:21qui est aux portes de la France.
00:07:24Donc, on a besoin aussi d'une vraie conscience globale
00:07:28du risque sanitaire
00:07:29et de s'en préoccuper pour, j'ai envie de dire,
00:07:33le prévenir et surtout l'éviter.
00:07:35Rappelez que la balance commerciale de la France s'effondre.
00:07:40Ce n'est pas juste une baisse.
00:07:41On est en train de l'effondrer.
00:07:43Malgré une augmentation de la valeur de nos denrées alimentaires,
00:07:47la balance continue à baisser.
00:07:48Donc, ça veut dire que les volumes ont encore baissé plus vite
00:07:51que finalement, facialement,
00:07:53le chiffre en milliards de la balance commerciale.
00:07:56il y a une vraie inquiétude.
00:07:58Beaucoup de filières aujourd'hui ne vont plus être en capacité
00:08:01de fournir le marché national
00:08:02et encore moins d'être en capacité à exporter.
00:08:05Donc, ça, c'est vraiment un point, je pense, central
00:08:08quand on parle de vouloir encadrer les marges des uns et des autres.
00:08:12C'est qu'il faut qu'on comprenne qu'il faut continuer
00:08:14à assurer cette souveraineté,
00:08:16bien au-delà de la France et de nos frontières.
00:08:18Donc, tout ça dans un contexte économique français très compliqué.
00:08:24Rappelez aussi que le marché
00:08:26peut aussi aider à avoir des prêts rémunérateurs.
00:08:30Si je parle du domaine de la viande,
00:08:32la viande bovine a mis en place les lois égalies,
00:08:35mais on est avancé.
00:08:36Mais la réalité, c'est que c'est le marché
00:08:38qui a sorti les éleveurs un peu de la tête de l'eau,
00:08:41là, ces dernières années.
00:08:44Il faut absolument qu'on arrive à cranter ce sujet-là
00:08:47au niveau français, franco-français.
00:08:49Ça veut dire qu'on ne peut pas se permettre
00:08:51de faire toujours un constat
00:08:53que parce qu'il manque de viande,
00:08:54tout d'un coup, les prix s'envolent.
00:08:55Si je parle des oeufs, c'est exactement pareil.
00:08:58Il y a eu des décisions politiques qui ont été prises,
00:09:00une production qui s'est un peu effondrée,
00:09:02mais surtout une consommation qui est toujours plus grande.
00:09:04Et tout d'un coup, tout s'effondre et le prix s'envole.
00:09:07Donc, à nous, responsables agricoles
00:09:09et à vous, responsables politiques,
00:09:10de prendre les bonnes décisions
00:09:11pour qu'on évite cet emballement d'un côté ou de l'autre
00:09:14parce qu'on sait très bien,
00:09:15et si je parle de la filière laitière,
00:09:17on sait très bien que quand les marchés s'envolent,
00:09:19il y a un jour, ils se retournent.
00:09:21Et la ferme France n'est pas du tout adaptée
00:09:23à un retournement des marchés
00:09:24et à une baisse des revenus.
00:09:27J'ai souvent l'habitude de dire qu'en France,
00:09:29il est plus facile de continuer à augmenter son niveau de vie
00:09:31qu'à faire marche arrière.
00:09:33Ça veut dire que le système fiscal et social
00:09:35n'est pas fait pour baisser le revenu.
00:09:37Mais quand on le dit, c'est bien,
00:09:39mais quand on agit dessus, c'est mieux.
00:09:40Et honnêtement, on n'a aujourd'hui
00:09:42pas assez de garanties fiscales
00:09:45ou d'aides sur le sujet
00:09:47pour accompagner ces marchés qui sont hyper volatiles.
00:09:51Donc on reste à la FNSEA
00:09:53très proactifs sur le sujet
00:09:56parce qu'on sait que c'est une part de la réponse
00:09:58par le sujet fiscal et social.
00:10:00Rappelez aussi
00:10:03qu'il y a certains points dans la loi EGalim
00:10:07qui nous sont chers
00:10:08et qui ont permis de canter vers le haut
00:10:10malgré certaines associations
00:10:12qui ont été le discrédité,
00:10:14je pense au SRP.
00:10:15Ce fameux seuil de remonte à perte
00:10:17de plus de 10 %,
00:10:18on pourrait tous penser que finalement,
00:10:20ça ne profite pas au monde agricole
00:10:21et effectivement, ce n'est pas directement
00:10:23pour le monde agricole.
00:10:24Mais ça permet de garantir un minimum
00:10:26de rémunération aux acteurs
00:10:28qui travaillent nos produits.
00:10:29Donc derrière, ça garantit les choses.
00:10:32Et le supprimer dans un moment
00:10:33où la guerre des prix est toujours aussi forte
00:10:36est pour nous un vrai risque
00:10:37de revenir à l'ancien temps,
00:10:40ça veut dire négocier
00:10:41et donner ce qui reste au monde agricole.
00:10:43Donc avant de travailler sur le SRP,
00:10:45il faut s'assurer que les lois fonctionnent.
00:10:47Aujourd'hui, pour nous, EGalim
00:10:48est une loi qui peut fonctionner,
00:10:50c'est une loi qui doit fonctionner,
00:10:52mais pour ça, il faut l'appliquer,
00:10:53la contrôler et derrière,
00:10:55peut-être la faire vivre dans d'autres filières.
00:10:58Et si je peux me permettre aussi,
00:11:00sur la loi EGalim,
00:11:00il y a un point central,
00:11:01c'était l'encadrement des promotions.
00:11:04Je pense qu'elle a permis
00:11:05d'apporter une certaine visibilité
00:11:07pour les acteurs,
00:11:09mais surtout, éviter les abus.
00:11:12À chaque fois qu'il y a des promotions,
00:11:13c'est plutôt le monde agricole
00:11:14qui les paye,
00:11:15plutôt que finalement,
00:11:16les industriels transformateurs
00:11:17ou la grande distribution.
00:11:19Même si, dans la propagande
00:11:21de la publicité,
00:11:21ils ont tendance à dire
00:11:22que c'est eux directement
00:11:23qui financent.
00:11:24Je le rappelle ici,
00:11:26à chaque fois,
00:11:27il n'y a rien de gratuit.
00:11:29Donc soit c'est le paysan
00:11:29qui le paye,
00:11:30soit c'est le consommateur,
00:11:31mais entre deux,
00:11:32j'ai l'impression
00:11:33que les choses vont presque mieux.
00:11:37Rappelez aussi que,
00:11:38dans les lois EGalim,
00:11:39ce qu'on a besoin,
00:11:40c'est des indicateurs.
00:11:41Des indicateurs qui permettent
00:11:43d'aiguiller le marché,
00:11:45mais aussi, en même temps,
00:11:47d'être pris en compte
00:11:48par tout le monde.
00:11:49Et on parle souvent
00:11:50de coûts de production,
00:11:51de prix d'équilibre.
00:11:53À l'FN SOA,
00:11:54on s'interdit,
00:11:55au moment où on se parle,
00:11:56de parler de prix minimum.
00:11:57Ce n'est pas qu'on ne veut pas
00:11:58un prix minimum garanti,
00:11:59parce que c'est vrai
00:11:59que ça serait tellement simple.
00:12:01Mais on risque de drainer
00:12:02tout le monde vers le bas.
00:12:04Et quand on sort
00:12:04des états généraux
00:12:06de l'alimentation
00:12:07où il y a une montée en gamme,
00:12:08finalement,
00:12:09si on lissait par un prix minimum,
00:12:11tous les efforts
00:12:11qui seraient faits
00:12:12par l'agriculture française,
00:12:13notamment en bien-être animal
00:12:14ou sur l'environnement,
00:12:16pourraient être réduits à néant
00:12:17au travers du prix.
00:12:18Donc le prix minimum
00:12:19est vraiment une alerte pour nous.
00:12:21Et on préfère parler
00:12:22de tunnel de prix
00:12:23où, effectivement,
00:12:24là, on pourrait imaginer
00:12:25travailler ensemble
00:12:26dans les filières
00:12:27pour trouver
00:12:28une bonne rémunération
00:12:29en fonction du niveau
00:12:30d'engagement,
00:12:31notamment environnemental
00:12:33et autre,
00:12:34de la part du monde agricole.
00:12:35Donc ça,
00:12:35c'est des thèmes
00:12:36qui, pour nous,
00:12:37restent centraux
00:12:38dans cette loi EGalim.
00:12:40Et après,
00:12:40quand on parle de préserver
00:12:41la MPA,
00:12:42la matière première agricole,
00:12:44rappelez quand même
00:12:44à tout le monde
00:12:45que cette matière première agricole,
00:12:46finalement,
00:12:47c'est le revenu
00:12:47du monde agricole.
00:12:49Et si la MPA
00:12:51n'est peut-être pas
00:12:52attaquée directement
00:12:53dans les boxes,
00:12:54j'ai l'impression aujourd'hui
00:12:55qu'on est en train
00:12:56de détourner ça
00:12:57pour attaquer
00:12:58ce qu'on appelle
00:12:58la MPI,
00:12:59matière première industrielle.
00:13:01Alors,
00:13:01on pourrait se poser la question,
00:13:03nous, agriculteurs,
00:13:03ce n'est pas notre sujet.
00:13:05Il faut quand même savoir
00:13:05qu'une bonne partie
00:13:06de nos produits
00:13:07sont transformés
00:13:08par des coopératives
00:13:09qui appartiennent
00:13:09à des agriculteurs.
00:13:10Donc, la MPI est aussi
00:13:11un sujet agricole,
00:13:12un sujet des agriculteurs.
00:13:14Mais cette MPI,
00:13:15on ne peut pas la mettre
00:13:16sur la place publique
00:13:17et j'entends supprimer
00:13:18des options dans la loi EGalim.
00:13:20Ça peut être une solution,
00:13:21mais mettre tout
00:13:22sur la place publique
00:13:23de la MPI
00:13:23des uns et des autres,
00:13:24ça pourrait aussi
00:13:25casser la dynamique
00:13:26et surtout casser la dynamique
00:13:28de certaines entreprises
00:13:29qui investissent durablement.
00:13:30Donc, ça, c'est des points
00:13:31quand même
00:13:32que je voulais porter ce matin.
00:13:35Rappelez aussi
00:13:35que sur cette loi EGalim,
00:13:39on a un sujet
00:13:40qui est devant nous
00:13:41et on l'est apporté
00:13:42et le président Macron
00:13:43l'a aussi porté,
00:13:44c'est d'imaginer quand même
00:13:45une loi EGalim
00:13:45qui va vers l'Union européenne.
00:13:47On a trop de centrales européennes
00:13:49qui aujourd'hui
00:13:50essayent de contourner
00:13:51ces lois EGalim.
00:13:52Alors, on nous explique
00:13:53par A plus B que non,
00:13:54la matière première
00:13:55n'est pas agressée
00:13:55quand on est sur
00:13:56une plateforme européenne.
00:13:58Moi, j'aimerais en être sûr
00:13:59et pour ça,
00:13:59il faut des contrôles.
00:14:01Et aujourd'hui,
00:14:01la France n'est pas dotée
00:14:03d'assez de contrôles,
00:14:05n'a pas rendu public
00:14:05assez de contrôles.
00:14:07Et derrière ce contrôle,
00:14:09il faut aussi
00:14:09qu'on comprenne
00:14:10que la plupart des industriels
00:14:12ont aussi découpé
00:14:13finalement leur mix-produit.
00:14:15Ça veut dire
00:14:16qu'ils estiment
00:14:16que le mix-produit
00:14:17qui est valorisé
00:14:18sur le territoire national
00:14:19doit effectivement contribuer
00:14:21et faire partie
00:14:22prenante des EGalim,
00:14:23donc avec une rémunération
00:14:24des producteurs.
00:14:25Par contre,
00:14:25tout ce qui part à l'export
00:14:26doit être le marché
00:14:27rien que le marché.
00:14:29Quand vous faites le choix
00:14:30sur une exploitation
00:14:30de la segmentation positive,
00:14:32quand vous êtes engagé
00:14:33dans une démarche environnementale,
00:14:35vous n'engagez pas
00:14:36une partie de votre production
00:14:37mais toute la production.
00:14:38Donc ça,
00:14:39il faut aussi
00:14:39qu'on arrive
00:14:40dans l'évolution des EGalim
00:14:42à le prendre en compte
00:14:43et nous ne pouvons plus tolérer
00:14:45d'être la variable
00:14:46d'ajustement sur les marchés.
00:14:48Et je parle par exemple
00:14:49de la production laitière
00:14:50où finalement,
00:14:51on utilise ce qu'on appelle
00:14:52une valorisation beurre-poudre
00:14:55pour les excédents laitiers.
00:14:56Donc ça veut dire
00:14:57que ce que les industriels
00:14:57n'arrivent pas à valoriser
00:14:58ni sur le marché national
00:14:59ni à l'export,
00:15:00on dit on va le valoriser
00:15:01en beurre et en poudre.
00:15:03Donc quand le beurre était cher,
00:15:04on nous a expliqué
00:15:04qu'on ne pouvait pas aller le chercher
00:15:05parce qu'on était pris
00:15:06dans les lois EGalim.
00:15:07Et maintenant qu'il n'est pas cher,
00:15:08comme par hasard,
00:15:09il faudrait tout de suite
00:15:10qu'il intervienne dans le prix.
00:15:11Donc ça, ça reste des choses
00:15:12très compliquées.
00:15:14Tout ça pour vous dire aussi
00:15:14qu'on a besoin aussi
00:15:15de remettre un rôle central
00:15:17aux organisations de producteurs.
00:15:19Ces organisations de producteurs,
00:15:20qu'elles soient du côté de l'élevage,
00:15:22du côté du végétal,
00:15:24doivent être mieux encadrées
00:15:26et surtout mieux accompagnées
00:15:27pour aller négocier
00:15:28le prix rémunérateur,
00:15:30le prix juste pour les agriculteurs.
00:15:32Et au moment où on se parle,
00:15:34finalement,
00:15:35nos organisations de producteurs
00:15:37sont plutôt laissées pour compte.
00:15:39elles ont quand même
00:15:40énormément de mal
00:15:41à trouver l'accompagnement nécessaire.
00:15:43Et souvent,
00:15:43si je parle pour le lait,
00:15:45mais on l'a imaginé dans la viande,
00:15:47on devrait avoir
00:15:48des négociateurs nationaux
00:15:49pour nous aider nous,
00:15:51filière,
00:15:51quelle que soit la filière,
00:15:52pour nous aider nous.
00:15:54Notre métier,
00:15:54c'est de produire,
00:15:55ce n'est pas de négocier
00:15:55directement notre prix.
00:15:58Et je pense que
00:15:59dans les coopératives,
00:16:01c'est pareil,
00:16:01on a fait confiance
00:16:02en s'associant
00:16:03dans une coopérative,
00:16:04forcément au conseil d'administration,
00:16:05mais aussi aux équipes dirigeantes
00:16:07pour aller négocier
00:16:08pour le compte des agriculteurs.
00:16:09Donc dans les organisations de producteurs,
00:16:11il faut qu'on y arrive aussi
00:16:11à les remettre
00:16:12sur le devant de la scène
00:16:13sur le sujet.
00:16:16Rappelez aussi quand même
00:16:17que la DGCCRF
00:16:18a un rôle central
00:16:19dans le contrôle,
00:16:20mais aussi dans l'accompagnement
00:16:21et peut-être
00:16:23dans le renforcement
00:16:23de l'OFPM.
00:16:25Cet observatoire
00:16:26de la formation
00:16:26des prix et des marges
00:16:27est pour nous
00:16:28un vrai outil
00:16:30et qui aujourd'hui
00:16:31n'est pas du tout utilisé.
00:16:33Et surtout,
00:16:34il n'est pas rendu obligatoire
00:16:36à chacun d'y répondre.
00:16:38Je peux parler
00:16:39de la filière laitière
00:16:40qui a refusé à ce stade
00:16:41le maillon de la transformation,
00:16:42a refusé à ce stade
00:16:43de répondre
00:16:44à l'OFPM.
00:16:46Je trouve ça
00:16:46juste inadmissible
00:16:48parce que je pense
00:16:49qu'ils n'ont pas forcément
00:16:50des choses à cacher,
00:16:51mais rien que de ne pas répondre,
00:16:52on pense tout de suite
00:16:52qu'ils ont des choses à cacher.
00:16:54Donc il faut absolument
00:16:55qu'on revoie ça.
00:16:56Et après,
00:16:57dans les lois EGALIM,
00:16:58on parle souvent
00:16:58de la grande distribution,
00:16:59c'est 40% des volumes.
00:17:00Mais il y a tout ce qui est RHF,
00:17:02tout ce qui est
00:17:02cette restauration
00:17:03hors domicile,
00:17:05qui aujourd'hui est compliquée
00:17:06parce que finalement,
00:17:07c'est souvent
00:17:08soit des collectivités
00:17:09ou soit des chaînes
00:17:10de restaurants
00:17:10qui sont assez peu scrupulées
00:17:12d'utiliser des produits
00:17:13made in France.
00:17:15Et il y a énormément
00:17:15d'importations sur le sujet.
00:17:17Donc si on veut
00:17:19un EGALIM qui fonctionne,
00:17:21au-delà de l'état d'esprit
00:17:22d'EGALIM,
00:17:23comme l'avait imaginé
00:17:24Emmanuel Macron,
00:17:25je pense qu'il faut aussi
00:17:26aller plus loin
00:17:27par des actes
00:17:28des uns et des autres,
00:17:29notamment des acteurs politiques
00:17:30dans les territoires,
00:17:31quand c'est les collectivités
00:17:32territoriales qui négocient,
00:17:34elles savent les obligations
00:17:35qu'elles ont
00:17:36de produits locaux,
00:17:37de produits régionaux,
00:17:38de produits bio.
00:17:39Mais j'ai envie de dire,
00:17:40normalement,
00:17:40elles n'auraient pas besoin
00:17:41de connaître.
00:17:41Elles devraient être à 100%
00:17:42approvisionnement
00:17:43origine France.
00:17:45Alors peut-être que c'est un coût,
00:17:46mais on ne peut pas demander
00:17:47aux consommateurs
00:17:48tous les matins,
00:17:49quand il fait ses courses,
00:17:49de mettre quelques centimes
00:17:50supplémentaires
00:17:51pour aider le monde agricole.
00:17:53Et quand vous êtes
00:17:54dans votre collectivité,
00:17:55toujours essayez d'avoir
00:17:56le repas le moins cher possible.
00:17:58Alors toujours parce que
00:17:59le consommateur veut
00:18:00le repas le moins cher possible.
00:18:02Mais de toujours faire croire
00:18:03que l'alimentation
00:18:04n'est pas chère,
00:18:05ça ne peut pas fonctionner.
00:18:07Et donc à chaque fois
00:18:07qu'on aura des repas
00:18:09qui seront pris en dehors
00:18:10du domicile pas chers,
00:18:12donneront l'impression
00:18:13que l'alimentation
00:18:14ne vaut rien.
00:18:15Donc il faut absolument
00:18:16remettre la valeur nécessaire
00:18:17dans l'esprit
00:18:18des consommateurs
00:18:19de l'alimentation saine
00:18:21et française.
00:18:22Voilà ce que je pouvais vous dire
00:18:23en propos introductifs.
00:18:24Merci beaucoup, monsieur.
00:18:27A vous, monsieur Banchot.
00:18:31Merci.
00:18:32Bonjour à toutes et tous.
00:18:33Donc Jordi Banchot,
00:18:34agriculteur en plein cœur
00:18:35du bocage vendéen,
00:18:37en production viande bovine,
00:18:38système laisseur-engraisseur,
00:18:40volaille.
00:18:42Pardon, en production
00:18:43viande bovine, volaille
00:18:44et céréales en agriculture
00:18:45de conservation des sols.
00:18:47Donc responsable
00:18:47des sujets commerciaux
00:18:49pour les jeunes agriculteurs.
00:18:51Donc déjà, en effet,
00:18:52merci pour cette audition
00:18:53sur un sujet
00:18:54qui nous est à cœur,
00:18:56nous, les jeunes agriculteurs,
00:18:58qui est la juste rémunération
00:19:00des agriculteurs.
00:19:02Et je tenais à rappeler,
00:19:04en complément de ce qu'a déjà
00:19:05dit beaucoup de choses
00:19:06mon ami Johan Barbe,
00:19:08mais que les agriculteurs
00:19:10sont des chefs d'entreprise,
00:19:12mais aussi des consommateurs.
00:19:13Donc ils sont des chefs d'entreprise,
00:19:14donc ils ont besoin
00:19:15de gagner leur vie,
00:19:16à la fois pour faire perdurer
00:19:18leur entreprise,
00:19:19mais aussi pour avoir
00:19:21un train de vie
00:19:21comme n'importe quel consommateur
00:19:23et citoyen français.
00:19:25Aujourd'hui,
00:19:25on est face aussi
00:19:26à un enjeu crucial
00:19:27qui nous rassemble tous,
00:19:28je pense,
00:19:29les agriculteurs,
00:19:30c'est la juste rémunération
00:19:31et d'aller chercher
00:19:32du revenu pour nos agriculteurs,
00:19:34principalement aussi
00:19:35pour renouveler les générations.
00:19:37On n'ira pas chercher
00:19:37de nouveaux agriculteurs
00:19:39si on n'a pas
00:19:39une rémunération digne de ce nom
00:19:40qui leur permet
00:19:41de vivre de leur métier.
00:19:43Même si c'est un métier passion,
00:19:44aujourd'hui,
00:19:45on a besoin de se retirer
00:19:46un salaire digne de ce nom.
00:19:48Un salaire digne de ce nom aussi
00:19:50parce qu'on le voit,
00:19:51les agriculteurs sont
00:19:52de plus en plus challengés
00:19:53sur différents enjeux sociétaux
00:19:55auxquels on est prêt
00:19:57à répondre présent.
00:19:59Néanmoins,
00:19:59il sera important
00:20:00de rémunérer
00:20:01l'ensemble
00:20:02de ces nouveaux enjeux sociétaux,
00:20:03qu'ils soient environnementaux,
00:20:05etc.,
00:20:05à leur juste valeur.
00:20:07On a souvent tendance
00:20:08à le dire,
00:20:09qui dit plus vert
00:20:10dit plus cher,
00:20:11mais à chaque fois
00:20:11qu'on impose
00:20:12des règles à l'agriculture,
00:20:13forcément,
00:20:14c'est des charges
00:20:14qui vont en face.
00:20:16Je pense qu'on est aussi rendu
00:20:19à la fin de l'ancien monde,
00:20:21c'est-à-dire le monde du jeu
00:20:22du chat et à la souris,
00:20:25lorsque les distributeurs
00:20:27disent que c'est de la faute
00:20:28des industriels
00:20:29et les industriels disent
00:20:30que c'est de la faute
00:20:31des distributeurs,
00:20:32que la valeur est mangée
00:20:33par l'un ou par l'autre
00:20:34et qu'il n'y a plus d'argent
00:20:35pour les agriculteurs.
00:20:37Nous,
00:20:37ce que l'on a toujours défendu
00:20:38et ce pourquoi aussi
00:20:40on a défendu
00:20:41corps et âme
00:20:42la loi Egalim,
00:20:43c'est la construction
00:20:44du prix en marche avant.
00:20:46C'est pour nous indiscutable,
00:20:47c'est une ligne rouge
00:20:48que l'on ne peut plus franchir
00:20:49de se dire qu'aujourd'hui
00:20:51on part du prix consommateur,
00:20:52que tout le monde se sert
00:20:53et qu'on donne les miettes
00:20:54à l'agriculteur.
00:20:54Ça,
00:20:55c'est plus possible.
00:20:57C'est pourquoi
00:20:57on demande
00:20:57une construction du prix
00:20:59en marche avant
00:20:59qui prend en compte
00:21:00les coûts de production
00:21:01des agriculteurs,
00:21:03qu'ils soient totalement intégrés
00:21:05dans la réflexion
00:21:06du prix payé producteur,
00:21:07mais pas que.
00:21:09Nous n'avons pas honte
00:21:10de le dire
00:21:10chez jeunes agriculteurs
00:21:11qu'on doit aussi
00:21:12aller chercher plus
00:21:13parce qu'un entrepreneur,
00:21:15s'il veut continuer
00:21:16d'entreprendre,
00:21:17justement,
00:21:17d'innover,
00:21:18de renouveler
00:21:19son outil de production,
00:21:20d'attirer la jeunesse agricole,
00:21:22il faut pouvoir
00:21:23aller chercher même plus
00:21:24que le fameux SMIC
00:21:26qui est souvent mis
00:21:27en évidence.
00:21:30À travers cette loi Egalim,
00:21:31nous,
00:21:31ce que l'on demande aussi,
00:21:32c'est de la transparence.
00:21:33La transparence
00:21:34parce qu'on est bien conscient
00:21:35qu'aujourd'hui,
00:21:37tout le monde
00:21:37doit gagner sa vie.
00:21:38Les agriculteurs,
00:21:39les transformateurs,
00:21:40les distributeurs.
00:21:41c'est important
00:21:42parce que lorsqu'on maintient
00:21:43des outils de transformation
00:21:44et de distribution
00:21:45sur un territoire,
00:21:46ça permet aussi
00:21:46de maîtriser
00:21:48le coût
00:21:48aux consommateurs.
00:21:49Et je pense
00:21:50qu'on a aussi un devoir
00:21:51et le premier rôle
00:21:53d'un agriculteur,
00:21:53c'est de produire
00:21:54des denrées alimentaires
00:21:55pour ses citoyens.
00:21:57Donc forcément,
00:21:58on est attaché
00:21:59à pouvoir maîtriser
00:22:00la chaîne de la valeur
00:22:01pour rester compétitif
00:22:04aussi pour nos citoyens français,
00:22:06mais pas que,
00:22:06aussi pour produire
00:22:07des denrées alimentaires
00:22:08à travers le monde.
00:22:09On connaît
00:22:09les enjeux de souveraineté alimentaire.
00:22:11Rappelez aussi
00:22:12que pour nous,
00:22:13il est important
00:22:14de ne pas mettre
00:22:15les agriculteurs
00:22:16en concurrence
00:22:17les uns les autres.
00:22:17C'est pourquoi
00:22:18on défend,
00:22:18nous aussi,
00:22:19la contractualisation.
00:22:21Cette contractualisation,
00:22:22elle est importante
00:22:23pour nous.
00:22:23Elle permet
00:22:24de se donner
00:22:24une vraie vision
00:22:25sur du long terme,
00:22:27incorporant
00:22:28les coûts de production,
00:22:29comme je l'ai dit.
00:22:31Et puis,
00:22:31ça permettra aussi
00:22:32à la nouvelle génération
00:22:33de pouvoir
00:22:34aborder sereinement
00:22:35l'enjeu
00:22:36de la transmission,
00:22:36d'aller rembourser
00:22:38son capital,
00:22:39rembourser
00:22:40ses prêts bancaires
00:22:41et justement,
00:22:43pour aller chercher
00:22:44des investisseurs
00:22:45pour financer
00:22:46cet enjeu
00:22:47de renouement
00:22:47de génération.
00:22:48Nous,
00:22:48on est convaincus
00:22:49que la contractualisation
00:22:51à minima
00:22:51pour sécuriser
00:22:52nos outils de production
00:22:54est une bonne chose.
00:22:57Je terminerai également
00:22:58en disant
00:22:59que tous ces enjeux
00:23:01d'avenir,
00:23:02ils sont urgents.
00:23:02la loi EGalim,
00:23:04elle est dans les tuyaux
00:23:05depuis maintenant
00:23:06quasiment trois ans.
00:23:08Nous,
00:23:08jeunes agriculteurs,
00:23:09on a rédigé
00:23:09un document de position
00:23:10et on a toujours répondu
00:23:12présent à l'ensemble
00:23:13des sollicitations
00:23:14pour la faire améliorer.
00:23:16En tout cas,
00:23:16pour nous,
00:23:17elle n'est pas
00:23:17à mettre dans un tiroir.
00:23:18Elle devrait toujours
00:23:19être sur le devant
00:23:19de la scène.
00:23:20C'est du bon sens.
00:23:22C'est du bon sens.
00:23:23Nous,
00:23:23ce que l'on demande,
00:23:23c'est peut-être
00:23:24un peu plus de contrôle
00:23:25parce que même si
00:23:26on a souvent
00:23:27des belles paroles
00:23:28aujourd'hui,
00:23:28il est important
00:23:29d'aller contrôler
00:23:30les autres maillons
00:23:31de la filière
00:23:32pour voir s'ils appliquent
00:23:33pleinement cette loi
00:23:34et d'appliquer aussi
00:23:35pourquoi pas des sanctions.
00:23:36Aujourd'hui,
00:23:36la loi ne prévoit pas
00:23:37de sanctions
00:23:37et donc ce que l'on demande,
00:23:38c'est des sanctions
00:23:38pour ceux qui ne joueraient
00:23:39pas le jeu
00:23:40parce qu'on est face
00:23:42à un enjeu,
00:23:45comme l'a dit
00:23:45M. Barbe,
00:23:46à la fois de souveraineté alimentaire
00:23:48mais de renouvellement
00:23:49des générations
00:23:50en agriculture
00:23:50et de dynamique
00:23:51de territoire.
00:23:52Ça a été dit
00:23:52à la fois pour la vie
00:23:53des agriculteurs
00:23:54mais aussi des industries
00:23:55agroalimentaires
00:23:56ou des distributeurs
00:23:58qui font vivre aussi
00:23:58grand nombre
00:23:59de nos co-citoyens
00:24:00par l'emploi.
00:24:04Très bien.
00:24:05Merci beaucoup messieurs.
00:24:07On va laisser la parole
00:24:08à madame la rapporteure
00:24:09pour un premier
00:24:10lot de questions.
00:24:12Oui, bonjour.
00:24:13Alors peut-être tout d'abord,
00:24:14je vous remercie
00:24:15d'être venus
00:24:17l'un et l'autre.
00:24:18Je sais que ça a été
00:24:19un peu compliqué.
00:24:20Le contexte agricole
00:24:22très tendu
00:24:23dans lequel nous sommes
00:24:24ne permet pas effectivement
00:24:26à toutes les organisations
00:24:27d'être présentes.
00:24:28Je crois que la coordination
00:24:29rurale va arriver
00:24:30mais je tiens à dire
00:24:31que la Confédération Paysanne
00:24:33n'est pas présente aujourd'hui
00:24:34car 52 agriculteurs
00:24:36qui ont manifesté hier
00:24:37se retrouvent en garde à vue,
00:24:39sont encore en garde à vue
00:24:40ce matin
00:24:41et ne peuvent donc
00:24:42pas être présents aujourd'hui.
00:24:44Moi, je vous avoue
00:24:44que je suis très étonnée.
00:24:45Je n'avais jamais vécu
00:24:47et vu
00:24:48que l'on mettait
00:24:49une cinquantaine
00:24:50d'agriculteurs
00:24:51en garde à vue
00:24:51suite à une manifestation.
00:24:54Mais bon,
00:24:55a priori,
00:24:55la clémence
00:24:56en direction
00:24:57des agriculteurs
00:24:58n'est plus
00:24:58ce qu'elle était
00:24:59ou alors
00:24:59elle serait en fonction
00:25:00des organisations.
00:25:01Mais passons,
00:25:03ça ne nous permet pas
00:25:03d'avoir la Confédération Paysanne
00:25:05ici.
00:25:06C'est dommage
00:25:06parce que nous voulions
00:25:07vraiment avoir
00:25:08les quatre syndicats présents.
00:25:13Alors,
00:25:13moi,
00:25:14je voudrais revenir
00:25:15maintenant
00:25:16sur vos interventions
00:25:19à l'un et à l'autre
00:25:21parce que vous évoquez
00:25:22effectivement
00:25:23beaucoup de choses.
00:25:24j'aimerais qu'on revienne
00:25:25peut-être plus particulièrement
00:25:27sur la question
00:25:28des négociations.
00:25:29Alors,
00:25:30que ce soit
00:25:30les négociations
00:25:31avec les industriels
00:25:32ou avec la grande distribution
00:25:33pour savoir
00:25:34quelles sont
00:25:35les pratiques
00:25:36réellement
00:25:38et concrètes
00:25:39qui vous choquent
00:25:40dans ces négociations.
00:25:42J'entends,
00:25:43vous avez exposé
00:25:44par exemple
00:25:44et vous l'avez fait
00:25:45M. Barbe,
00:25:45je vous remercie
00:25:46de cette précision,
00:25:47vous avez exposé
00:25:48la question
00:25:48des promotions.
00:25:50Effectivement,
00:25:51ce que peut-être
00:25:51tout le monde ne sait pas,
00:25:52mais la plupart
00:25:53des promotions,
00:25:54vous l'avez dit,
00:25:55reviennent aux agriculteurs
00:25:56et ça,
00:25:57c'est vrai
00:25:58que c'est assez choquant
00:25:59quand on voit
00:26:00que ce soit
00:26:01pour les fruits et légumes
00:26:02ou que ce soit
00:26:02pour ce qui vous concerne
00:26:04une promotion
00:26:053 pour le prix de 2,
00:26:07eh bien,
00:26:07le troisième article
00:26:09en question
00:26:09est payé
00:26:10souvent
00:26:11par les agriculteurs.
00:26:13Alors,
00:26:13hormis cet exemple-là,
00:26:14est-ce que vous avez
00:26:14d'autres exemples
00:26:15de dysfonctionnements
00:26:17qui font,
00:26:18qui viennent en fait
00:26:19rogner
00:26:19votre,
00:26:21j'allais dire,
00:26:22votre propre marge
00:26:23ou en tout cas,
00:26:24quelquefois,
00:26:24ce n'est pas votre marge,
00:26:25mais c'est directement
00:26:26sur vos coûts de production
00:26:29et donc,
00:26:29j'aimerais savoir
00:26:30quelles sont
00:26:31les pratiques concrètes
00:26:33qui vous portent préjudice.
00:26:38Alors,
00:26:39qui veut commencer ?
00:26:39Monsieur Barbe ?
00:26:41On garde le...
00:26:41Je vais bien démarrer
00:26:43sur l'histoire
00:26:44des marges
00:26:46ou surtout
00:26:47des marges arrières
00:26:47qui existent finalement encore.
00:26:49On parle de 5 fois net,
00:26:50de 6 fois net,
00:26:51c'est toutes des choses,
00:26:52des pratiques
00:26:53qui sont encore connues,
00:26:54qui sont dénoncées
00:26:55par les uns et les autres
00:26:56et qui finalement
00:26:56sont toujours
00:26:57monnaie courante.
00:26:58Ce qui est compliqué
00:26:59à comprendre,
00:27:00c'est qu'aujourd'hui,
00:27:00si vous prenez un exemple
00:27:01où on dit,
00:27:02on a sanctuarisé
00:27:03la matière première agricole,
00:27:05quand vous êtes
00:27:05en négociation
00:27:06dans un box de négo,
00:27:07vous n'avez finalement
00:27:09plus que la MPI
00:27:09et tous les services,
00:27:12comme ils les appellent,
00:27:12qui sont négociables.
00:27:14Si vous négociez
00:27:15trop fort sur les services
00:27:16et sur la MPI,
00:27:17si vous êtes
00:27:18en système coopératif,
00:27:19vous pouvez me dire
00:27:20ce que vous voulez,
00:27:21même si on n'attaque pas
00:27:22le niveau de la MPA
00:27:23tout de suite,
00:27:23vous attaquez finalement
00:27:24la rémunération indirecte
00:27:25des producteurs
00:27:26par les compléments de prix.
00:27:28Donc,
00:27:28si vous attaquez
00:27:29les compléments de prix,
00:27:30c'est aussi priver
00:27:31les agriculteurs
00:27:31finalement de revenus
00:27:32supplémentaires.
00:27:33Et les coopératifs
00:27:34sont souvent avant-gardistes
00:27:36et notamment dans le lait,
00:27:37ça veut dire qu'elles font
00:27:37un accompte de prix
00:27:39et à la fin de l'année,
00:27:40elles font les comptes
00:27:41et elles donnent
00:27:41ce qui reste en complément de prix.
00:27:43Si vous voulez en enlever
00:27:43trop dans les négo,
00:27:44finalement,
00:27:45elles ne peuvent plus en donner.
00:27:46Donc là,
00:27:46il y a un vrai sujet
00:27:47qui est quand même
00:27:48sur la table
00:27:48que quand on tape trop
00:27:50sur la MPI,
00:27:50quand on tape trop sur tout,
00:27:52de toute façon,
00:27:52c'est quand même
00:27:52les paysans qui payent.
00:27:54Et là,
00:27:54c'est l'exemple des coopératifs.
00:27:55Si vous prenez l'exemple
00:27:56d'un industriel,
00:27:58il y a un moment,
00:27:58il va faire pareil
00:27:59parce qu'il ne va pas
00:28:00pouvoir tenir.
00:28:01L'industriel,
00:28:02s'il tient la MPI
00:28:04et que derrière,
00:28:05il ne gagne pas sa vie,
00:28:06ça ne fonctionne pas non plus.
00:28:08Donc,
00:28:08soit il met la clé sur la porte
00:28:09et si je parle des abattoirs,
00:28:11par exemple,
00:28:11qu'on ferme régulièrement,
00:28:13alors certains disent
00:28:14c'est parce qu'il manque
00:28:14des animaux,
00:28:14mais c'est surtout
00:28:15parce qu'il manque
00:28:15de rentabilité
00:28:16dans les outils d'abattage
00:28:17et de transformation
00:28:18de la viande.
00:28:19Et une fois qu'on n'aura plus
00:28:20ces outils,
00:28:21malheureusement,
00:28:22on fera comme
00:28:23dans la filière du blé
00:28:24où on n'a plus
00:28:25de meunier en France
00:28:26et donc on exporte
00:28:28du blé de France
00:28:29vers l'Allemagne
00:28:30qui le transforme en farine
00:28:31et la farine revient.
00:28:33Vous regardez
00:28:33sur le packaging,
00:28:34aujourd'hui,
00:28:35c'est marqué
00:28:35blé français.
00:28:36Ce n'est pas marqué
00:28:37farine de France.
00:28:39C'est le blé français
00:28:39mais il n'y a plus
00:28:40de meunier.
00:28:42Donc,
00:28:42de toujours attaquer
00:28:44dans les box de négo
00:28:45les producteurs,
00:28:47certes,
00:28:47mais aussi
00:28:48le maillon
00:28:48de la transformation,
00:28:49à la fin,
00:28:50on tue un système économique.
00:28:52Donc ça,
00:28:52c'est un point central.
00:28:53Je voudrais aussi rappeler
00:28:54que les lois Egalim,
00:28:55elles ont permis
00:28:55d'avancer
00:28:56et l'année 2026,
00:28:59sera le juge de paix.
00:29:00On a vécu
00:29:01une hyperinflation
00:29:02et Egalim
00:29:03n'était pas la réponse,
00:29:04c'est le marché
00:29:04qui a gagné.
00:29:05On a une déflation
00:29:06sur certains marchés.
00:29:08Si Egalim est là
00:29:08pour préserver
00:29:09le fond,
00:29:10le socle de base
00:29:11pour les paysans,
00:29:12on va le voir.
00:29:13On le verra,
00:29:14notamment sur les acteurs
00:29:15économiques qui sont engagés
00:29:16sur le marché intérieur.
00:29:17Et on verra aussi
00:29:18que ceux qui sont engagés
00:29:19plus à l'export
00:29:19sont exposés.
00:29:21Donc,
00:29:21il y aura un sujet aussi
00:29:22quand même
00:29:23de comparaison
00:29:24des uns et des autres
00:29:24parce qu'au moment
00:29:25où les marchés
00:29:26exportes tiraient,
00:29:26ils n'ont pas payé plus cher
00:29:27que ceux qui étaient
00:29:28sur le marché intérieur
00:29:29engagés Egalim.
00:29:31Et au moment
00:29:31où c'est au plus bas,
00:29:32ce que je disais tout à l'heure,
00:29:33ils vont payer moins cher
00:29:34alors que les autres
00:29:35vont faire l'effort
00:29:35d'avoir une rémunération
00:29:36par Egalim.
00:29:38Et derrière,
00:29:38sur cet encadrement
00:29:39finalement indirect
00:29:41ou direct
00:29:42ou plus fort
00:29:43du risque
00:29:44d'attaquer
00:29:44la MPA,
00:29:46la rémunération
00:29:46des paysans,
00:29:47je pense que
00:29:48la DGCCRF
00:29:49ne joue pas son rôle.
00:29:51Elle est complètement absente.
00:29:53On a demandé
00:29:54à plusieurs reprises
00:29:54de syndicalistes majoritaires
00:29:55FNSOA et JIA
00:29:56d'avoir des contrôles.
00:29:58On nous explique
00:29:59qu'on n'a pas les agents,
00:30:00que c'est compliqué,
00:30:01que c'est ceci,
00:30:02que c'est cela.
00:30:03Et derrière,
00:30:04Jordi l'a très bien dit,
00:30:05ce n'est pas assez
00:30:06du suasif les amendes.
00:30:08On a des groupes
00:30:09qui préfèrent payer l'amende,
00:30:10ça monte tout doucement
00:30:11mais il faut encore le faire.
00:30:13On a des groupes
00:30:13qui préfèrent payer l'amende
00:30:15plutôt que de respecter les lois.
00:30:19Donc on est quand même
00:30:20face à quelque chose
00:30:21de compliqué.
00:30:22Et si je peux me permettre
00:30:24aussi de donner
00:30:25finalement quelques chiffres.
00:30:28Tout à l'heure,
00:30:29j'ai parlé de l'OFPM.
00:30:30Je pense que l'OFPM,
00:30:31c'est un super boutique.
00:30:33L'OFPM dit une chose
00:30:34d'importante,
00:30:34c'est que la grande distribution
00:30:35conforte ses marges.
00:30:37Donc ça veut dire
00:30:37qu'elle les augmente
00:30:38légèrement en pourcentage
00:30:39mais c'est surtout en valeur
00:30:41qu'elle les augmente.
00:30:42Le monde agricole
00:30:43parle en valeur
00:30:44prix du litre de lait,
00:30:46prix du kilo de viande,
00:30:48prix des oeufs.
00:30:49C'est de la valeur nette en euros.
00:30:50Quand vous avez de l'inflation,
00:30:52vous montez les euros
00:30:52et on parle souvent
00:30:53du pourcentage d'augmentation.
00:30:56Mais la grande distribution
00:30:57qui a pris 30% d'inflation,
00:30:59même si elle garde
00:31:002,5% de marge,
00:31:02il y a plus 30% déjà
00:31:03d'augmentation du chiffre d'affaires
00:31:04par l'augmentation de la valeur.
00:31:06Vous imaginez ce qui peut rester
00:31:07quand même à la fin.
00:31:09Et donc quand elles sont brillantes
00:31:10en disant on a fait un effort,
00:31:12mais oui,
00:31:13elles peuvent faire un effort
00:31:13de quelques pourcentages
00:31:14parce que finalement,
00:31:16elles ont engendré
00:31:16beaucoup plus d'argent
00:31:17par le chiffre d'affaires.
00:31:19Et ça, je pense
00:31:19qu'il est primordial
00:31:20d'y faire très attention
00:31:21puisque nous parlons,
00:31:23nous, agriculteurs,
00:31:24en valeur prix net,
00:31:26paysans,
00:31:27alors qu'eux parlent
00:31:28en pourcentage.
00:31:29Et ça, c'est vraiment
00:31:29quelque chose de discriminant
00:31:31dans la terminologie des choses.
00:31:33Donc c'est des points
00:31:34quand même à noter
00:31:35et à faire vraiment attention
00:31:37quand on parle
00:31:38de prix rémunérateur
00:31:39parce qu'on ne parle jamais
00:31:40d'autre chose que ça.
00:31:45Bien, intervenir.
00:31:46Puis ensuite,
00:31:47on vous présentera, monsieur.
00:31:48Oui, sur ce sujet-là,
00:31:50des tensions qu'il peut y avoir
00:31:51entre distributeurs
00:31:53et transformateurs,
00:31:55encore une fois,
00:31:56en effet,
00:31:57nous, nous ne sommes pas présents
00:31:57dans le box
00:31:58des négociations commerciales.
00:32:00C'est pourquoi nous avons,
00:32:02nous défendons corps et âme
00:32:03la sanctuarisation
00:32:04de la matière première agricole
00:32:05qui est déjà une première étape
00:32:06pour s'assurer
00:32:07de ne pas venir piocher
00:32:09sur la juste rémunération
00:32:11des agriculteurs.
00:32:14Ensuite,
00:32:15je pense que
00:32:16ce que l'on demande, nous,
00:32:18c'est plus de transparence
00:32:19parce que la transparence
00:32:20amène du débat,
00:32:21du dialogue.
00:32:22On l'observe aujourd'hui
00:32:24dans différentes démarches
00:32:26locales,
00:32:27certaines fois,
00:32:29avec...
00:32:29J'ai des exemples
00:32:30très concrets.
00:32:31Moi, je viens d'un département
00:32:32où on a lancé une marque
00:32:34qui s'appelle
00:32:34la marque Juste et Vendéen
00:32:35qui permet une construction
00:32:37en partant de l'agriculteur
00:32:38jusqu'au distributeur
00:32:40en ayant une totale transparence
00:32:42sur la répartition
00:32:43de la valeur.
00:32:44Nous, c'est ce que...
00:32:45On rêve,
00:32:46en tout cas,
00:32:47nous jeunes agriculteurs,
00:32:47d'avoir des démarches similaires
00:32:49de grande ampleur
00:32:50qui permettent
00:32:51de vivre tous sereinement
00:32:53de notre métier.
00:32:54Et lorsqu'on voit
00:32:55que c'est faisable
00:32:55à une petite échelle,
00:32:56pourquoi pas
00:32:57à une plus grande ?
00:33:00Merci, messieurs.
00:33:01On va accueillir
00:33:03M. Valret,
00:33:04qui est secrétaire générale
00:33:05de la coordination rurale
00:33:07et qui nous avait prévenu
00:33:08qu'il y aurait un certain retard.
00:33:10Monsieur,
00:33:11conformément aux règles
00:33:12de notre commission d'enquête,
00:33:13je vais vous demander
00:33:13de prêter serment
00:33:15avant d'intervenir.
00:33:17Je vous rappelle
00:33:17qu'un faux témoignage
00:33:18devant notre commission
00:33:19est passible de peine
00:33:20qui sont prévus
00:33:21aux articles 434-13-14-15
00:33:24du code pénal
00:33:25et notamment
00:33:26de 5 ans
00:33:26d'emprisonnement
00:33:27avec 75 000 euros
00:33:29d'amende.
00:33:29donc je vais vous demander
00:33:30d'ouvrir votre micro,
00:33:33de lever la main droite
00:33:34et de nous dire
00:33:35que vous jurez
00:33:35toute la vérité
00:33:36rien que la vérité.
00:33:37Je jure de dire
00:33:38toute la vérité
00:33:39rien que la vérité.
00:33:40Très bien.
00:33:41Par ailleurs,
00:33:42est-ce que vous pouvez
00:33:44nous faire part
00:33:44éventuellement
00:33:45si vous avez des intérêts
00:33:46ou des liens
00:33:47avec la distribution
00:33:48ou le groupe industriel ?
00:33:50Aucun lien
00:33:51avec la grande distribution
00:33:54quelle qu'elle soit.
00:33:55Très bien.
00:33:56Merci monsieur.
00:33:57Alors je vais proposer
00:33:58une fois n'est pas coutume
00:33:59de...
00:34:00Non mais madame
00:34:01est collaboratrice
00:34:02de monsieur...
00:34:03Voilà.
00:34:04Normalement les collaborateurs
00:34:05sont derrière madame
00:34:05mais bon.
00:34:07Donc je vais vous laisser
00:34:08la parole monsieur
00:34:09pour maximum
00:34:10une petite dizaine
00:34:11de minutes d'intervention
00:34:12et puis ensuite
00:34:13on reprendra
00:34:13le cours de nos questions.
00:34:14Merci.
00:34:16Donc bonjour à tous.
00:34:18Premièrement,
00:34:18je tiens quand même
00:34:19à excuser
00:34:20monsieur Bertrand Vanteau,
00:34:21notre président
00:34:22qui a eu un empêchement
00:34:23sur son exploitation
00:34:24aujourd'hui
00:34:24et qui n'a pas pu
00:34:25se rendre
00:34:26à cette audition.
00:34:29Je me permets néanmoins
00:34:29de rappeler
00:34:30que le président Vanteau
00:34:31tient particulièrement
00:34:32à ce sujet
00:34:33et qu'il estime nécessaire
00:34:34que la représentation nationale
00:34:35effectivement s'en empare
00:34:36pour évoquer
00:34:38les dysfonctionnements actuels
00:34:39qui impactent
00:34:40nos filières de production
00:34:41et par conséquent
00:34:42la rémunération
00:34:42des agriculteurs
00:34:43qui est bien
00:34:44au coeur du sujet.
00:34:46Sujet pour nous
00:34:47en tant qu'organisation syndicale
00:34:49c'est la rémunération
00:34:50clairement
00:34:51de ces agriculteurs.
00:34:52On fait le constat alarmant
00:34:54qu'une grande majorité
00:34:55des exploitations françaises
00:34:56quelles que soient les filières
00:34:58sont aujourd'hui
00:34:58en grande difficulté financière
00:35:00sur l'ensemble des départements
00:35:02et des territoires de France.
00:35:04Ce constat d'échec économique
00:35:06de notre modèle
00:35:07est nécessairement lié
00:35:08à un système
00:35:09qui expose nos producteurs
00:35:10à la guerre des prix bas
00:35:11de l'alimentation
00:35:12qui est imposée
00:35:13par la grande distribution
00:35:14directement
00:35:15ou indirectement.
00:35:17la coordination rurale
00:35:19dans le cadre
00:35:20des derniers rendez-vous
00:35:20avec le Premier ministre
00:35:22ainsi qu'avec
00:35:22les présidents de chambre
00:35:23de l'Assemblée nationale
00:35:25et du Sénat
00:35:26la semaine dernière
00:35:27a demandé
00:35:28que nous puissions
00:35:28établir
00:35:29un état des lieux
00:35:30complet
00:35:31de ceux
00:35:32qui ne fonctionnent pas.
00:35:33Il s'agit
00:35:33d'examiner
00:35:34les outils législatifs
00:35:35réglementaires existants
00:35:37qui ne permettent pas
00:35:38aujourd'hui
00:35:39de protéger
00:35:40efficacement
00:35:41les agriculteurs
00:35:42ni de garantir
00:35:43un revenu
00:35:43réel et juste
00:35:44qui seraient adaptés
00:35:46à leur coût de production.
00:35:48La loi EGalim
00:35:49en fait partie.
00:35:51Nous considérons
00:35:52qu'il est nécessaire
00:35:53d'en réexaminer
00:35:54l'utilité
00:35:54et cette commission
00:35:55d'enquête
00:35:56en est l'un des outils.
00:35:58Je rappelle aussi
00:35:59que même si l'agriculture
00:36:01traverse aujourd'hui
00:36:01une crise de modèles
00:36:03la grande distribution
00:36:04connaît également
00:36:05une crise
00:36:05de son propre modèle
00:36:06et les deux phénomènes
00:36:07sont intimement liés.
00:36:09La grande distribution
00:36:09en France
00:36:10a longtemps été
00:36:11un des fleurons
00:36:12de la réussite
00:36:12commerciale française
00:36:13mais elle est désormais
00:36:14confrontée
00:36:15à une crise profonde
00:36:16marquée par un décalage
00:36:18avec les attentes
00:36:19et les besoins
00:36:19d'une grande partie
00:36:20des consommateurs.
00:36:22Cette crise du modèle
00:36:23ne doit pas s'imposer
00:36:24aux agriculteurs.
00:36:25L'agriculture
00:36:26ne doit pas subir
00:36:27les mauvais choix
00:36:27des grands groupes
00:36:28de distribution
00:36:29qui cherchent
00:36:30à maintenir
00:36:30leurs marges
00:36:31au dépend
00:36:31de la qualité
00:36:32des produits
00:36:33et des conditions
00:36:34de travail
00:36:34et de survie économique
00:36:36de nous producteurs.
00:36:38Elle ne doit pas
00:36:39non plus supporter
00:36:40les externalités
00:36:41négatives
00:36:42d'un modèle économique
00:36:43imposé à l'ensemble
00:36:44de nos territoires.
00:36:46La grande distribution
00:36:47participe aujourd'hui
00:36:48à l'étranglement
00:36:49des agriculteurs
00:36:50par des prix
00:36:50toujours plus bas
00:36:51et le consommateur
00:36:52est également
00:36:53l'un des payeurs.
00:36:55Ce système
00:36:56résulte d'un pari économique
00:36:58que les responsables
00:36:59politiques ont souvent
00:36:59défendu,
00:37:00la course aux moins-disants
00:37:01économiques et sociales
00:37:02comme arme illusoire
00:37:04dans la recherche
00:37:04de compétitivité.
00:37:06Il traduit un arbitrage,
00:37:08un choix de nos élites
00:37:09qui a consisté
00:37:10à favoriser
00:37:10l'expansion
00:37:11de grands groupes
00:37:12de la distribution,
00:37:13notamment à l'international,
00:37:14au détriment
00:37:15de la production alimentaire
00:37:16et des consommateurs.
00:37:18Dans un monde
00:37:19où les capacités
00:37:20de production
00:37:20du secteur primaire
00:37:21redeviennent centrales
00:37:23que ce soit
00:37:23pour des enjeux
00:37:24de sécurité alimentaire
00:37:25ou de souveraineté,
00:37:26miser aveuglément
00:37:27sur l'internationalisation
00:37:30de la grande distribution
00:37:31est un contre-sens historique
00:37:33et une erreur stratégique
00:37:34majeure
00:37:34face à nos compétiteurs.
00:37:36Chaque pays, évidemment,
00:37:38a son modèle agricole,
00:37:39le sien ou celui
00:37:40des pays exportateurs
00:37:41étrangers,
00:37:42très souvent prédateurs.
00:37:43La devise de la coordination
00:37:44rurale reste claire.
00:37:46Il nous faut des prix
00:37:47et pas des primes
00:37:48et des prix rémunérateurs.
00:37:49La juste rémunération
00:37:51par le travail
00:37:52et non la concurrence
00:37:53déloyale
00:37:54est primordiale.
00:37:55Le souci
00:37:56de la production
00:37:57et non l'euthanasie
00:37:58à petit feu
00:37:58des agriculteurs
00:37:59sous perfusion
00:38:00de subventions insuffisantes
00:38:01qui ne font que repousser
00:38:03le problème
00:38:04au lieu de le résoudre.
00:38:06Merci.
00:38:09Merci beaucoup, monsieur.
00:38:10Je vais redonner la parole
00:38:11à madame la rapporteure
00:38:12pour reprendre
00:38:13le fil de nos questions.
00:38:15Oui, nous avions donc
00:38:15commencé les questions.
00:38:17Donc, vos réponses
00:38:19sur les questions précédentes
00:38:21m'amène
00:38:22à une question nouvelle.
00:38:24Donc, je voudrais savoir
00:38:25si vous pensez
00:38:26qu'il devrait être affiché
00:38:27le montant
00:38:28qui revient à l'agriculteur
00:38:30sur les prix publics
00:38:31et y compris
00:38:33sur les produits transformés.
00:38:34et c'est ce qu'avait proposé
00:38:37une des associations
00:38:38de défense des consommateurs
00:38:40que nous avons auditionnées ici
00:38:43lors de la première journée.
00:38:45Est-ce qu'une proposition
00:38:46de ce type
00:38:47vous semblerait répondre
00:38:50en tout cas
00:38:51à cette opacité
00:38:53dont fait preuve
00:38:55la composition des prix
00:38:57en France ?
00:38:57Je ne sais pas si je réponds
00:39:01en premier
00:39:01mais je pense qu'effectivement
00:39:03sur la partie
00:39:04d'afficher le prix réel
00:39:06de ce qui revient
00:39:07au producteur
00:39:08est une partie
00:39:09de la solution
00:39:10mais ça va représenter
00:39:11que peu de produits
00:39:11finalement
00:39:12les produits
00:39:12les moins transformés.
00:39:14La filière laitière
00:39:15peut le faire
00:39:15sur le lait liquide
00:39:16on va pouvoir le faire
00:39:17sur le beurre
00:39:18mais dès que vous allez arriver
00:39:19dans des produits
00:39:19plus transformés
00:39:20patatartinés
00:39:22je ne sais pas comment
00:39:22vous faites
00:39:22pour retrouver les ingrédients
00:39:24et la rémunération
00:39:25du producteur.
00:39:26Ça c'est un premier point
00:39:27par contre derrière
00:39:28je pense que
00:39:28ce qui est important
00:39:29au-delà
00:39:30de la rémunération
00:39:31de l'agriculteur
00:39:32il faut peut-être aussi
00:39:33que chacun respecte
00:39:35les choses
00:39:35et s'engage à respecter
00:39:36c'est peut-être
00:39:37un autre volet
00:39:39en disant
00:39:39ce produit respecte
00:39:41100% des lois égalisme
00:39:42sur 100% de ses ingrédients
00:39:43ça pourrait être aussi
00:39:45une solution.
00:39:46Ce produit est 100%
00:39:47origine France
00:39:48parce qu'on n'en parle pas
00:39:49assez souvent de l'origine France
00:39:50mais je veux dire
00:39:52à l'heure de signature
00:39:53de traité de libre-échange
00:39:54complètement déloyaux
00:39:55j'ai envie de dire
00:39:56il va falloir quand même
00:39:57remettre un peu
00:39:58d'origine France
00:39:58dans notre sujet
00:39:59et la vraie problématique
00:40:02de l'importation
00:40:03c'est souvent dans les produits
00:40:04ultra transformés
00:40:05ou très transformés
00:40:06je ne sais pas si le ultra
00:40:07est le bon terme
00:40:07mais
00:40:08ou dans l'industrie
00:40:10de l'agroalimentaire
00:40:10de la deuxième transformation
00:40:11bien souvent
00:40:13on fait des appels
00:40:14d'offres de prix
00:40:14et les produits arrivent
00:40:16je ne dis pas nulle part
00:40:17ils peuvent venir de France
00:40:18d'ailleurs
00:40:19et après on a aussi
00:40:20peut-être des filières
00:40:22pas assez organisées
00:40:23pour répondre à des demandes
00:40:24très importantes
00:40:25ça aussi
00:40:26c'est des sujets
00:40:27où il faudra le travailler
00:40:28pour s'assurer
00:40:28qu'un maximum
00:40:30de produits français
00:40:32soient transformés en France
00:40:33et valorisés en France
00:40:33ça je pense que
00:40:35c'est des points
00:40:35vraiment d'ancrage
00:40:37mais après je pense
00:40:38que vous avez fait référence
00:40:39notamment aux marques
00:40:40c'est qui le patron
00:40:40qui ont effectivement essayé
00:40:42ça reste compliqué
00:40:43d'imaginer
00:40:45de mettre le prix
00:40:46payé aux producteurs
00:40:47dans les produits transformés
00:40:50pour nous les jeunes agriculteurs
00:40:55bien sûr
00:40:56nous sommes favorables
00:40:58à une évolution
00:40:58de détectage
00:40:59s'il amène forcément
00:41:00plus de transparence
00:41:02si bien sûr
00:41:04les données sont fiables
00:41:06et fondées
00:41:07avec des données objectives
00:41:08ça a été rappelé aussi
00:41:09par Johan Barbe
00:41:11mais surtout
00:41:13nous ce que l'on aimerait
00:41:15c'est que vraiment
00:41:16la distribution prenne à coeur
00:41:17son rôle pédagogique
00:41:19qu'elle a à jouer
00:41:20vis-à-vis du consommateur
00:41:22et les transformateurs aussi
00:41:24parce qu'aujourd'hui
00:41:26on doit orienter
00:41:27le consommateur
00:41:28vers des produits
00:41:29vertueux
00:41:30pour leur agriculture
00:41:31et ça c'est bien à eux
00:41:32à travers justement
00:41:33cet étiquetage
00:41:34ce packaging
00:41:34d'arriver à mettre
00:41:36en évidence
00:41:36comme ça a été redit
00:41:38les produits français
00:41:39et pourquoi pas forcément
00:41:41lorsqu'ils sont bons
00:41:42et rémunérateurs
00:41:43pour les agriculteurs
00:41:44Merci
00:41:46Oui
00:41:48l'affichage
00:41:49du prix de vente
00:41:50payé à l'agriculteur
00:41:52n'est pas forcément
00:41:53une mauvaise chose
00:41:54pour informer
00:41:54le consommateur
00:41:55mais on peut même
00:41:56l'élargir aussi
00:41:57pour afficher
00:41:58la marge
00:41:59qu'a fait
00:41:59le premier transformateur
00:42:01le deuxième
00:42:02le troisième
00:42:02pour qu'il soit réellement
00:42:04non mais qu'il soit réellement
00:42:05conscient
00:42:05d'où se situent
00:42:06les marges
00:42:07on avait fait
00:42:08une opération
00:42:10il y a quelques années
00:42:11sur la baguette de pain
00:42:12où vous savez
00:42:13quand vous achetez
00:42:14votre baguette de pain
00:42:14vous avez un petit sachet
00:42:15en papier
00:42:16et on avait marqué
00:42:17que sur une baguette
00:42:18tradition à 1,20€
00:42:20finalement le prix du blé
00:42:21c'était 3 centimes
00:42:22ou 4 centimes
00:42:23ça permet quand même
00:42:24effectivement
00:42:25alors ça n'avait pas été
00:42:26suivi des faits
00:42:27ça avait été temporaire
00:42:28et ça avait été abandonné
00:42:29après c'était
00:42:30malheureusement
00:42:31mais ça permet quand même
00:42:32à la fois aux consommateurs
00:42:34de se rendre compte
00:42:34que finalement
00:42:35le prix des céréales
00:42:37c'est très très peu
00:42:37dans une baguette de pain
00:42:38et que quand on lui dit
00:42:40vous vous rendez compte
00:42:41le prix du blé
00:42:42a augmenté de 30%
00:42:43on est obligé d'augmenter
00:42:44le prix de la baguette
00:42:45on l'enfume peut-être
00:42:46un petit peu
00:42:47et que quand le prix
00:42:48redescend
00:42:48pour les céréales
00:42:49le prix de la baguette
00:42:51ne redescend pas
00:42:52donc oui
00:42:52ça peut être une bonne chose
00:42:54pour qu'il prenne conscience
00:42:55effectivement
00:42:55de ce qui est réellement payé
00:42:56au producteur
00:42:57et de ce qui va après
00:42:58dans les taxes
00:43:01le transport
00:43:01la main d'oeuvre
00:43:02le magasin
00:43:03etc
00:43:04on reviendra peut-être
00:43:06plus tard
00:43:06ou si vous voulez
00:43:06qu'on en parle
00:43:07de l'affichage
00:43:08de l'étiquetage
00:43:09ou de l'information
00:43:10que l'industriel
00:43:13met sur son packaging
00:43:15parce qu'on a fait
00:43:16nous beaucoup d'opérations
00:43:18dans les supermarchés
00:43:19pour vérifier un petit peu
00:43:20la différence
00:43:21entre ce qui est affiché
00:43:23sur l'emballage
00:43:24et puis quand on retourne
00:43:26derrière
00:43:26et qu'on regarde
00:43:27les petites lignes
00:43:28ce qui a marqué
00:43:28le nombre
00:43:29je prends l'exemple
00:43:30le plus flagrant
00:43:31qui arrive le plus souvent
00:43:32sont par exemple
00:43:32les paquets de légumes
00:43:34surgelés
00:43:34où il y a un joli
00:43:35petit drapeau bleu blanc rouge
00:43:36il y a marqué
00:43:37que c'est fait
00:43:37dans notre atelier
00:43:38avec un joli petit nom
00:43:39de village français
00:43:40très bucolique
00:43:41et qui fait très envie
00:43:42puis quand on regarde
00:43:43derrière
00:43:43effectivement
00:43:43les légumes
00:43:44ils ont été mis
00:43:44en sachet ici
00:43:45mais ils viennent
00:43:46des quatre coins
00:43:47d'Europe
00:43:47ou du monde
00:43:48et là je trouve
00:43:50que l'utilisation
00:43:51du drapeau bleu blanc rouge
00:43:52elle est trompeur
00:43:53l'industriel
00:43:54il cherche clairement
00:43:55à tromper le consommateur
00:43:56en lui faisant croire
00:43:57qu'il va manger un produit
00:43:58ou des légumes français
00:43:59alors que c'est pas
00:44:00forcément le cas
00:44:00ou la dénomination
00:44:01des escargots de Bourgogne
00:44:03mais qui viennent de Serbie
00:44:04je crois en grande partie
00:44:05c'est clairement
00:44:06une volonté
00:44:07pour l'industriel
00:44:09plus que pour le distributeur
00:44:12finalement lui
00:44:12il récupère le packaging
00:44:13tout fait
00:44:14mais l'industriel
00:44:15lui clairement
00:44:16il cherche à induire
00:44:18le consommateur
00:44:18en erreur
00:44:19en lui faisant croire
00:44:20qu'il consomme local
00:44:21et français
00:44:21là vous estimez
00:44:23que la législation
00:44:25la réglementation
00:44:25en vigueur
00:44:26sur l'affichage trompeur
00:44:27n'est pas suffisamment
00:44:29si vous avez des éléments
00:44:31précis
00:44:31oui
00:44:32je pourrais vous montrer
00:44:33on a fait pas mal
00:44:34d'opérations
00:44:34dans les supermarchés
00:44:35vous savez
00:44:36où on regarde tout ça
00:44:37et on a constaté
00:44:38effectivement
00:44:39que l'utilisation
00:44:39du drapeau bleu blanc rouge
00:44:40elle était
00:44:41trop large
00:44:44et elle recouvrait
00:44:45trop de choses
00:44:45et un simple
00:44:47assemblage en France
00:44:48peut se permettre
00:44:50d'utiliser le drapeau bleu blanc rouge
00:44:51même si les ingrédients
00:44:52ne le sont pas
00:44:52et on trouve ça
00:44:53un peu dommage
00:44:53c'est clairement trompeur
00:44:55sur l'origine
00:44:57des produits
00:44:58je veux dire
00:45:00c'est que le parlement
00:45:01l'Assemblée nationale
00:45:01et le Sénat
00:45:02s'est déjà beaucoup penché
00:45:03sur ce sujet
00:45:03il y a eu le miel
00:45:04il y a eu plein de choses
00:45:04et donc si vous avez
00:45:06des remarques complémentaires
00:45:07donc il y a eu des choses
00:45:09qui ont été faites
00:45:09au national
00:45:10mais au niveau européen
00:45:11comme c'est de la réglementation
00:45:13européenne
00:45:13les dictages
00:45:14voilà
00:45:14donnez nous des éléments
00:45:15plus précis
00:45:16d'accord
00:45:16merci
00:45:19alors j'aimerais savoir
00:45:20si vous pensez
00:45:21qu'un éventuel encadrement
00:45:23des marges
00:45:23vous l'avez
00:45:24l'un de vous
00:45:25l'avez
00:45:27non pas
00:45:29enfin on avait parlé
00:45:30lors de la première intervention
00:45:31donc un éventuel encadrement
00:45:34des marges
00:45:34des distributeurs
00:45:35serait des distributeurs
00:45:37ou des industriels
00:45:38enfin des distributeurs
00:45:39dans un premier temps
00:45:41serait possible
00:45:42imaginable
00:45:43intéressant
00:45:44ou au contraire
00:45:45compliqué
00:45:46oui
00:45:54si vous voulez
00:45:56à la base
00:45:58on n'est pas forcément
00:45:58favorable
00:45:59à un encadrement
00:45:59des marges
00:46:00à ce point là
00:46:01on n'est pas non plus
00:46:01dans une économie
00:46:02soviétique
00:46:03nous on est quand même
00:46:04pour la liberté
00:46:05d'entreprendre
00:46:05et si je
00:46:06si je transpose ça
00:46:07moi si on m'imposait
00:46:09si on dit
00:46:09ben voilà
00:46:10vous demandez
00:46:11à imposer
00:46:11à la grande distribution
00:46:13un encadrement
00:46:13des marges
00:46:14donc vous aussi
00:46:15on va vous encadrer
00:46:16vos marges
00:46:16je ne pense pas
00:46:17que ce serait bien pris
00:46:18par les agriculteurs
00:46:20en revanche
00:46:21ça a peut-être été dit avant
00:46:23le souci
00:46:24c'est que
00:46:25c'est plus dans un rapport
00:46:26de force
00:46:26entre le distributeur
00:46:29ou la centrale d'achat
00:46:30et puis l'agriculteur
00:46:31que se situe le problème
00:46:32et la possibilité
00:46:34pour ces distributeurs
00:46:36de trouver
00:46:37les mêmes produits
00:46:38autre part
00:46:39pour moins cher
00:46:40pour moins cher
00:46:40qu'en France
00:46:41mais clairement
00:46:42vouloir réglementer
00:46:43à ce point là
00:46:44encadrer les marges
00:46:45je pense sincèrement
00:46:47que ce n'est pas
00:46:48la bonne solution
00:46:48pour nous
00:46:52le sujet
00:46:53n'est pas vraiment
00:46:53celui-ci
00:46:54qui intéresse
00:46:55les agriculteurs
00:46:55je pense qu'aujourd'hui
00:46:56ce qui est important
00:46:56c'est vraiment
00:46:57de sanctuariser
00:46:57la matière
00:46:58première agricole
00:46:59d'incorporer
00:47:00la notion
00:47:00de coût de production
00:47:01et puis surtout
00:47:02de laisser
00:47:03ça a été dit aussi
00:47:04la liberté d'entreprendre
00:47:05et d'aller chercher
00:47:06du revenu rémunérateur
00:47:07pour justement
00:47:08répondre
00:47:10aux attentes
00:47:11des agriculteurs
00:47:12qui sont celles
00:47:12de continuer
00:47:13à innover
00:47:13investir
00:47:14etc
00:47:14renouveler
00:47:14les générations
00:47:15donc après
00:47:16l'encadrement
00:47:16des marges
00:47:17j'ai envie de dire
00:47:19c'est censé
00:47:20ne pas être
00:47:20notre souci
00:47:21notre souci
00:47:21c'est vraiment
00:47:22à s'assurer
00:47:22déjà de la juste
00:47:23rémunération
00:47:23et de la construction
00:47:24du prix
00:47:24en marche avant
00:47:24je voudrais rebondir
00:47:28quand même
00:47:28sur l'origine
00:47:28de France
00:47:29et justement
00:47:30la lutte
00:47:30contre la francisation
00:47:31illégale
00:47:32il y a eu
00:47:332000 inspections
00:47:34qui ont été réalisées
00:47:35pour vérifier
00:47:35l'authenticité
00:47:36et l'origine
00:47:37des produits alimentaires
00:47:38ces contrôles ont révélé
00:47:39683 établissements
00:47:41présentés
00:47:41des irrégularités
00:47:45excusez-moi
00:47:45ce qui a conduit
00:47:47à l'émission
00:47:47d'avertissement
00:47:48à des demandes
00:47:49de mise en conformité
00:47:50ainsi qu'à des sanctions
00:47:51financières
00:47:52et des procédures judiciaires
00:47:54donc la preuve
00:47:55que ça existe
00:47:55et nous avons fait
00:47:56ce travail-là
00:47:57sur le lait
00:47:58parce que bien souvent
00:47:59la crème est origine
00:48:00UE
00:48:00on a questionné
00:48:02la DGCCRF
00:48:02et la réponse
00:48:03est de dire
00:48:04ils respectent la loi
00:48:05parce qu'ils le disent
00:48:06derrière
00:48:07donc ce qu'on vous demande
00:48:09aussi
00:48:10c'est de le prendre en compte
00:48:10et peut-être
00:48:11de renforcer justement
00:48:12l'origine
00:48:14et je l'ai dit
00:48:15sur l'origine
00:48:15je pense qu'il y a
00:48:16un vrai sujet
00:48:16l'origine France
00:48:18fait vendre
00:48:18l'origine France
00:48:19rassure le consommateur
00:48:21parce que c'est
00:48:21des producteurs français
00:48:22qui ont produit
00:48:23donc derrière
00:48:24on ne peut pas
00:48:24l'utiliser à tout va
00:48:25et ça je pense
00:48:26que c'est important
00:48:26de le rappeler
00:48:27après sur l'encadrement
00:48:28des marges
00:48:30enfin moi je pense
00:48:32que ce n'est pas
00:48:32le sujet des producteurs
00:48:33ce qui est important
00:48:34c'est comment on rémunère
00:48:35les producteurs correctement
00:48:36il y a des box de négo
00:48:37aujourd'hui
00:48:37qui sont de plus en plus dures
00:48:38avec la grande distribution
00:48:39où tous les ans
00:48:40on nous ressort
00:48:41que c'est les producteurs
00:48:43qui sont attaqués
00:48:43et c'est une réalité
00:48:44par contre derrière
00:48:45il faut peut-être
00:48:46remettre un peu d'ordre
00:48:47dans ces box
00:48:47et je pense que la loi
00:48:49peut aider
00:48:49et surtout regarder
00:48:50ce qui se fait ailleurs
00:48:51vous avez des autres
00:48:52pays européens
00:48:53qui ont des box de négo
00:48:53qui ont des grandes surfaces
00:48:55et ça fonctionne
00:48:56et après je rappellerai
00:48:57quand même
00:48:57qu'à tout ce qui est RHF
00:48:58la restauration hors domicile
00:48:59c'est énormément de produits
00:49:01c'est aussi là
00:49:02qu'il faut aller chercher
00:49:03la valeur pour nos paysans
00:49:04de demain
00:49:04c'est vrai que ça fait
00:49:06plusieurs fois
00:49:07que c'est mentionné
00:49:09y compris sur d'autres auditions
00:49:11j'aimerais savoir
00:49:13si vous avez des contraintes
00:49:16imposées par les distributeurs
00:49:18dans vos cahiers des charges
00:49:19s'agissant du transport
00:49:21de produits
00:49:21s'agissant de l'emballage
00:49:23des produits
00:49:23et si ces contraintes
00:49:26vous posent problème
00:49:27en tout cas
00:49:28posent problème
00:49:29en raison du prix
00:49:32qu'elles représentent
00:49:34et le regard
00:49:35que vous portez
00:49:35sur les pénalités logistiques
00:49:37un sujet
00:49:38que la présidente aime bien
00:49:39alors je pose la question
00:49:40juste avant elle
00:49:42sur les contraintes
00:49:50j'ai envie de dire
00:49:51à partir du moment
00:49:52où dans un objectif collectif
00:49:54de répondre
00:49:55à un besoin du consommateur
00:49:57on se fixe un cahier des charges
00:49:58avec forcément
00:49:59le producteur
00:50:01en première ligne de mire
00:50:02qui se doit
00:50:03de produire
00:50:04un produit
00:50:04qui correspond
00:50:05à la demande du consommateur
00:50:07et que tout a été construit
00:50:09collectivement
00:50:10pourquoi pas
00:50:11et forcément
00:50:13on y est favorable
00:50:13c'est ce que je disais tout à l'heure
00:50:14en plus de transparence
00:50:15avec pourquoi pas
00:50:17de la contractualisation
00:50:18en tout cas
00:50:18nous on y est favorable
00:50:19et les cahiers des charges
00:50:20à partir du moment
00:50:21où l'ensemble des charges
00:50:23qui sont nécessaires
00:50:23à atteindre
00:50:24ce niveau de qualité
00:50:25sont respectés
00:50:27pas de sujet
00:50:29là où en effet
00:50:30on est forcément
00:50:32en désaccord
00:50:34c'est lorsque
00:50:34on peut avoir
00:50:35des exigences
00:50:36de qualité
00:50:39de produit
00:50:39mais on le sait
00:50:41l'agriculture travaille
00:50:42avec du vivant
00:50:42avec des aléas climatiques
00:50:44avec des aléas sanitaires
00:50:45on en a vécu
00:50:46et donc il est important
00:50:47aussi de prendre en compte
00:50:48nos problématiques à nous
00:50:50qui sont des fois
00:50:51des facteurs
00:50:52que l'on ne maîtrise pas
00:50:53et donc
00:50:53tout ça doit rentrer
00:50:55dans la phase des négociations
00:50:56lorsqu'on met en place
00:50:58des filières
00:50:59qu'elles soient courtes
00:50:59ou de qualité
00:51:00voilà en tout cas
00:51:02ce qui nous contient
00:51:03sur les contraintes
00:51:08qui seraient imposées
00:51:09par la grande distribution
00:51:10notamment
00:51:10dans la segmentation
00:51:12ce qui est important
00:51:13de comprendre
00:51:13c'est que
00:51:14quand on l'impose
00:51:14il y a rémunération
00:51:15et si je parle
00:51:17par exemple
00:51:17des oeufs en cage
00:51:18finalement on a fait
00:51:19une réaction
00:51:20plutôt qu'une proposition
00:51:21et aujourd'hui
00:51:22malheureusement
00:51:23il n'y a plus d'oeufs
00:51:24et on explique
00:51:24qu'il va falloir
00:51:25quand même fournir
00:51:25tous les marchés
00:51:26donc j'ai envie de dire
00:51:27des ménages les plus bas
00:51:29aux ménages les plus aisés
00:51:30avec des oeufs
00:51:31qui sont issus de plein air
00:51:33c'est très bien
00:51:34mais comment on fait
00:51:35pour assurer justement
00:51:36cette souveraineté alimentaire
00:51:37si on n'est pas capable
00:51:38de répondre
00:51:39à l'ensemble des marchés
00:51:39donc nous
00:51:40dans la segmentation positive
00:51:42et la rémunération
00:51:43des agriculteurs
00:51:44qui veulent s'y engager
00:51:45pourquoi pas avoir
00:51:46des cahiers des charges
00:51:46qui soient contraignants
00:51:47et qui rémunèrent
00:51:48mais en aucun cas
00:51:49ce qu'on accepte
00:51:50c'est d'imposer
00:51:51par la grande distribution
00:51:52un cahier des charges
00:51:53parce que la grande distribution
00:51:54s'est engagée
00:51:54par exemple dans le bas carbone
00:51:56parce qu'on n'en parle pas assez
00:51:57mais tout le monde veut être
00:51:58sur le filière bas carbone
00:52:00et tout
00:52:00c'est très bien
00:52:00mais comment je rémunère
00:52:02cette filière bas carbone
00:52:03et quels critères
00:52:04je peux mettre
00:52:05au travers des galimes
00:52:06pour s'assurer
00:52:07que l'effort
00:52:08qui est consenti
00:52:09par le monde agricole
00:52:09est bien rémunéré
00:52:10c'est vraiment là
00:52:11le fond du problème
00:52:12et aujourd'hui finalement
00:52:13on arrive à inverser les choses
00:52:15on est imposé
00:52:16par l'acheteur
00:52:17qui n'est pas le client final
00:52:18parce que je rappelle
00:52:19que le client final
00:52:19ça reste le consommateur
00:52:20qui impose des choses
00:52:21et qui finalement
00:52:22à la fin dit
00:52:23c'est la norme à tout le monde
00:52:24donc c'est hors champ
00:52:25de la rémunération positive
00:52:27ça c'est pas possible
00:52:28à l'entendre
00:52:28c'est un sujet qui est important
00:52:33je les rejoins un peu
00:52:35parce qu'effectivement
00:52:35les coûts
00:52:36c'est ce que j'avais noté
00:52:37les coûts de conditionnement
00:52:38transformation de logistique
00:52:39qui entrent
00:52:41dans la composition du prix
00:52:42qui est payé au consommateur
00:52:43ça ne reflète pas forcément
00:52:44l'évolution réelle
00:52:46de ces coûts
00:52:47puisque le prix agricole
00:52:48ce n'est pas le point de départ
00:52:50de la construction du prix
00:52:51mais c'est finalement
00:52:51la variable d'ajustement
00:52:53finale du système
00:52:54et on doit essayer
00:52:56au mieux
00:52:57d'ajuster ces prix
00:52:59et finalement
00:52:59ce qui reste
00:53:00pour la rémunération
00:53:01de l'agriculteur
00:53:02c'est une fois
00:53:03qu'on a déduit
00:53:04tous ces prix
00:53:05de conditionnement
00:53:06transformation logistique
00:53:08sur lequel
00:53:09quand c'est imposé
00:53:09l'agriculteur
00:53:10ne peut rien faire
00:53:11et donc c'est forcément
00:53:12lui le perdant
00:53:13c'est sa marge
00:53:14au final
00:53:15qui à la fin
00:53:16est grévée
00:53:17de tous ces éléments
00:53:19qu'on lui impose
00:53:20Merci
00:53:24J'ai une dernière question
00:53:26avant de passer la parole
00:53:27à nos collègues
00:53:29sénateurs
00:53:30et sénatrices
00:53:31Nous avons évoqué
00:53:34lorsque nous avons eu
00:53:35la table ronde
00:53:36avec les producteurs
00:53:37de fruits et légumes
00:53:39l'initiative
00:53:40de la tomate
00:53:41bleu blanc rouge
00:53:41puisque vous parliez
00:53:42de la question
00:53:43de l'origine
00:53:43donc vous voyez
00:53:44cette initiative
00:53:45c'est dans le packaging
00:53:48c'est un packaging
00:53:48bleu blanc rouge
00:53:49qui voulait signifier
00:53:52l'origine France
00:53:53et ça venait
00:53:54en fait
00:53:55faire
00:53:56j'allais dire
00:53:56une concurrence
00:53:57loyale
00:53:59tout à fait
00:54:00loyale
00:54:01aux barquettes
00:54:02d'importation
00:54:03qui elles
00:54:03étaient vendues
00:54:04aux barquettes
00:54:05de petites tomates
00:54:05d'importation
00:54:06qui elles
00:54:06étaient vendues
00:54:07et sont vendues
00:54:08encore
00:54:08à 0,99
00:54:09la barquette
00:54:10est-ce que vous pensez
00:54:11que cette initiative
00:54:12est réplicable
00:54:13sur d'autres produits
00:54:14c'est-à-dire
00:54:14qu'on utilise
00:54:15le packaging
00:54:16pour faire
00:54:17cette information
00:54:19sur l'origine
00:54:22je pense
00:54:25qu'il est important
00:54:26d'avoir
00:54:26des outils
00:54:27de segmentation
00:54:28et surtout
00:54:28d'informations
00:54:29directes
00:54:29du consommateur
00:54:30et effectivement
00:54:30dès qu'on va créer
00:54:31des filières
00:54:31100% françaises
00:54:32ça doit créer
00:54:33de la valeur
00:54:34et ça doit amener
00:54:34la réflexion
00:54:36au consommateur
00:54:37le vrai sujet
00:54:38c'est qu'on a toujours
00:54:39des consommateurs
00:54:39qui sont attachés
00:54:40à acheter au moins cher
00:54:41puisqu'on en fait
00:54:41la pub tous les jours
00:54:42et donc il y aura
00:54:43besoin aussi
00:54:44un moment
00:54:45de se poser
00:54:45les bonnes questions
00:54:46de ce que ça veut dire
00:54:47être au moins cher
00:54:47et tout à l'heure
00:54:49vous avez posé une question
00:54:49sur l'encadrement
00:54:50des marges
00:54:51et je vous rebondirai
00:54:52sur le sujet
00:54:53parce que j'aimerais
00:54:54qu'on ait une enquête
00:54:55claire
00:54:56pour savoir
00:54:57si la distribution
00:54:58fait plus
00:54:58ou moins de marge
00:54:59quand le produit
00:55:00est 100% français
00:55:01et malheureusement
00:55:03on se rend compte
00:55:03que bien souvent
00:55:04il a beau être
00:55:05au même prix
00:55:05au départ ferme
00:55:07quand il arrive
00:55:08vendu aux consommateurs
00:55:09français par les GMS
00:55:10il est plus cher
00:55:11parce que tout le monde
00:55:12a profité
00:55:13de cette chaîne de valeur
00:55:15du Made in France
00:55:15donc je ne suis pas contre
00:55:16qu'on en profite
00:55:17mais il y a un moment
00:55:18il va falloir le dire
00:55:18et qu'on l'assume
00:55:20parce que si les produits
00:55:21importés
00:55:21parce qu'ils sont importés
00:55:22on fait moins de marge
00:55:23parce qu'on a besoin
00:55:24du fonds de commerce
00:55:24et du rayon
00:55:25et de le remplir
00:55:26très bien
00:55:26mais assumons-le
00:55:28collectivement
00:55:28qu'à chaque fois
00:55:30qu'on fait moins de marge
00:55:30sur les autres produits
00:55:31c'est au détriment
00:55:32des filières françaises
00:55:34c'est vrai que c'est intéressant
00:55:37parce que les autres
00:55:38d'autres tables rondes
00:55:40ont évoqué
00:55:40la question
00:55:41de la péréquation
00:55:42des marges
00:55:43entre les produits
00:55:44très transformés
00:55:45et les produits bruts
00:55:46là aussi
00:55:47vous êtes directement
00:55:48concernés
00:55:49et donc
00:55:50il y aurait encore
00:55:52à étudier
00:55:52cette péréquation
00:55:53entre des produits
00:55:54français
00:55:54ou des produits importés
00:55:55je vous remercie
00:55:56pour répondre
00:55:58à votre première question
00:55:59donc forcément
00:56:00on l'a dit tout à l'heure
00:56:02un petit peu
00:56:02avec l'étiquetage
00:56:03mais toutes les bonnes
00:56:04initiatives
00:56:04qui peuvent être
00:56:05mises en place
00:56:07pour remettre
00:56:08sur le devant de la scène
00:56:09et faire de la pédagogie
00:56:10auprès du consommateur
00:56:11l'importance
00:56:12du manger français
00:56:14et de la rémunération
00:56:14des agriculteurs
00:56:15on y sera forcément favorable
00:56:17mais je pense
00:56:17qu'on pourrait même
00:56:18aller plus loin
00:56:18moi je dis chiche
00:56:19pourquoi est-ce qu'aujourd'hui
00:56:21les distributeurs
00:56:22ne prennent pas
00:56:23le challenge
00:56:24d'enlever
00:56:24des produits
00:56:26qui ne seraient pas
00:56:27justement français
00:56:28ou qui ne respecteraient
00:56:29pas la loi EGalim
00:56:30et de laisser simplement
00:56:31ceux
00:56:31qui sont EGalim
00:56:33compatibles
00:56:33et à laquelle on a
00:56:35la preuve de la juste
00:56:36rémunération des agriculteurs
00:56:37parce que je pense
00:56:37qu'il est important
00:56:38aujourd'hui
00:56:39de rappeler
00:56:40aux consommateurs
00:56:41que l'alimentation
00:56:42a un prix
00:56:43et que derrière
00:56:44leur choix
00:56:44de consommation
00:56:46leur choix
00:56:47lorsqu'ils font
00:56:47leur course
00:56:48ils ont la capacité
00:56:50à aider le monde agricole
00:56:51et ça
00:56:52on le sait
00:56:52c'est un enjeu sociétal
00:56:53parce que
00:56:54ça a été redit
00:56:55aujourd'hui
00:56:55le consommateur
00:56:56fait plutôt attention
00:56:57au prix
00:56:57plutôt que finalement
00:56:58à la provenance
00:56:59même s'il peut y avoir
00:57:01des discours divergents
00:57:03mais on ne va pas
00:57:04les contrôler
00:57:04chaque caddie
00:57:05mais souvent
00:57:05on le voit
00:57:05dans l'acte d'achat
00:57:06c'est souvent
00:57:06le prix
00:57:07qui prime
00:57:07donc il faut vraiment
00:57:09qu'on arrive à faire
00:57:10ce rôle de pédagogie
00:57:11et puis
00:57:12j'ai envie de dire
00:57:13dès le début
00:57:14dès la plus petite enfance
00:57:15ne serait-ce que même
00:57:16dans les collectivités
00:57:17territoriales
00:57:18aussi
00:57:18de privilégier
00:57:19les produits français
00:57:20je vais rebondir
00:57:23que pensez-vous
00:57:24des annonces
00:57:25des grands distributeurs
00:57:26ces derniers jours
00:57:27qui n'achèteront pas
00:57:29de produits issus
00:57:30du Mercosur
00:57:31allons-y
00:57:34mais chiche
00:57:36encore une fois
00:57:36allons-y
00:57:37mais est-ce que
00:57:38ça va tenir dans la durée
00:57:39parce qu'on l'a vu
00:57:41un petit peu
00:57:41pendant le Covid
00:57:42finalement
00:57:43les consommateurs
00:57:44ont peur aussi
00:57:46des rayons vides
00:57:46ont peur de manquer
00:57:47mais je pense
00:57:49qu'on a quand même
00:57:49un devoir aussi
00:57:51c'est peut-être
00:57:51de saisir cette opportunité
00:57:53aussi
00:57:53pour rappeler
00:57:54que l'alimentation
00:57:55ne doit pas être
00:57:55à variable d'ajustement
00:57:56dans le budget des ménages
00:57:57à la fin du mois
00:57:58et devrait être une priorité
00:57:59juste par rapport
00:58:01à votre interrogation
00:58:02je voudrais rebondir
00:58:02sur le chiche
00:58:03on y va
00:58:03notamment de ne pas importer
00:58:05de produits du Mercosur
00:58:06je pense que la grande distribution
00:58:07est prête à le faire
00:58:08là où ça va être compliqué
00:58:09c'est dans les plats transformés
00:58:10ou forcément
00:58:11s'il y a du poulet
00:58:12et d'autres choses
00:58:12qui s'est incorporé
00:58:13pour aller vérifier l'origine
00:58:14ça va être quand même compliqué
00:58:15et j'aimerais que tout le monde
00:58:17le fasse
00:58:17et pas que la grande distribution
00:58:18parce que c'est
00:58:19les industriels en globalité
00:58:21parce que la grande distribution
00:58:22je sais qu'on la met souvent
00:58:24sous le nom de la Seine
00:58:25et on n'est pas dupe
00:58:26et on sait très bien
00:58:27qu'ils vivent très bien
00:58:27mais le vrai sujet global
00:58:29c'est quand même
00:58:30on leur offre à un moment
00:58:31des produits
00:58:31et ils les revendent
00:58:32ils ne sont pas souvent
00:58:34transformateurs directs
00:58:35hormis quelques enseignes
00:58:37MDD
00:58:37c'est leur cahier des charges
00:58:39donc là je pense
00:58:39qu'ils vont le respecter
00:58:40si vous prenez l'origine
00:58:41des crèmes dans les MDD
00:58:43il n'y a plus de problème
00:58:43ils ont imposé la crème France
00:58:45et souvent les marques nationales
00:58:46qui importent de la crème
00:58:47parce qu'il y a un moment
00:58:48il n'y a pas assez de crème en France
00:58:49donc il faut bien trouver
00:58:51quelque part à la mettre
00:58:51mais ce sujet
00:58:53déjà
00:58:54il y a aussi un sujet
00:58:55qu'on peut évoquer
00:58:55notamment sur les tomates
00:58:56c'est la saisonnalité
00:58:57je veux dire
00:58:58il y a un moment
00:58:58où on dit en France
00:58:59on va faire des tomates
00:59:00toute l'année
00:59:00pour pouvoir répondre à l'offre
00:59:02et dans ce cas là
00:59:02il faut accepter des serres chauffées
00:59:03des choses qui vont
00:59:04des fois à l'encontre
00:59:05de ce que voudrait le consommateur
00:59:07et moins de consommation carbone
00:59:08donc tout ça
00:59:09si dans le même temps
00:59:10de la saisonnalité en France
00:59:12on ne produit pas
00:59:13mais qu'on importe
00:59:14c'est plus qu'une concurrence déloyale
00:59:17mais je reste intimement convaincu
00:59:18que l'histoire des marges
00:59:19entre produits importés
00:59:21et produits 100% français
00:59:23est vraiment à creuser
00:59:24et derrière
00:59:25je rappelle quand même
00:59:26que depuis Egalim 2
00:59:27on n'a jamais eu de décrets
00:59:28qui ont été imposés l'origine
00:59:30ça c'est pareil
00:59:32on ne l'a jamais précisé par décret
00:59:33donc la loi c'est bien
00:59:35les décrets c'est mieux
00:59:36Il y a eu plusieurs questions
00:59:43qui ont été abordées
00:59:44d'abord sur la tomate
00:59:46bleu blanc rouge
00:59:46effectivement
00:59:47tout ce qui peut faciliter
00:59:49l'appréciation du consommateur
00:59:52sur l'origine du produit
00:59:54et l'inciter à consommer français
00:59:56évidemment qu'on y est favorable
00:59:58encore faut-il vraiment bien définir
01:00:01ce que c'est que quelque chose
01:00:02qui est produit 100% français
01:00:04ce n'est pas forcément
01:00:05c'est évident
01:00:06il faut vraiment qu'il y ait
01:00:06des règles contraignantes
01:00:07du législateur
01:00:09qui soient assez strictes
01:00:11concernant l'importation
01:00:13de la viande du Mercosur
01:00:16je rejoins ce qu'on dit
01:00:18depuis longtemps
01:00:18c'est que effectivement
01:00:19la grande distribution
01:00:20a tout de suite dit
01:00:22qu'il n'importerait pas
01:00:24mais tout ce qui est restauration
01:00:25hors domicile
01:00:26tout ce qui est industrie
01:00:27là ce sera beaucoup plus
01:00:28difficile à contrôler
01:00:30et aussi sur ce qui est
01:00:32alors j'en profite
01:00:32qu'on est au Sénat ici
01:00:33avec des élus
01:00:34effectivement
01:00:35l'incitation bleu blanc rouge
01:00:37c'est bien
01:00:37mais l'élément prix
01:00:39pour le consommateur
01:00:40ça reste quelque chose
01:00:41de très important
01:00:43et on a très souvent
01:00:44depuis très longtemps
01:00:46fait croire aux français
01:00:48que
01:00:48aux consommateurs
01:00:50que mieux manger
01:00:51ou manger des produits
01:00:53de meilleure qualité
01:00:54qui soient plus locaux
01:00:55qui soient plus durables
01:00:56ça ne coûtait pas plus cher
01:00:58que
01:00:59manger
01:01:00des produits
01:01:01standards
01:01:02venant de loin
01:01:02j'en veux par là
01:01:04l'exemple
01:01:05dans les cantines scolaires
01:01:07par exemple
01:01:07pendant un temps
01:01:08ça a très longtemps
01:01:09été la mode
01:01:10de dire
01:01:10nous maintenant
01:01:11on va s'approvisionner
01:01:12exclusivement en bio
01:01:14exclusivement en local
01:01:15mais on ne vous le fera pas
01:01:16payer plus cher
01:01:17et je pense que c'est un mauvais
01:01:18message envoyé aux français
01:01:19parce qu'on leur fait croire
01:01:20que consommer français
01:01:22et que consommer bio
01:01:23et que consommer local
01:01:24ça ne coûte pas plus cher
01:01:26que consommer
01:01:27ce qui viendrait
01:01:28du Mercosur
01:01:29ou de loin
01:01:30ou de l'autre bout du monde
01:01:31et ce n'est pas vrai
01:01:31c'est plus cher
01:01:32et il faut qu'ils aient conscience
01:01:34qu'une alimentation
01:01:35saine
01:01:37de qualité
01:01:37et locale
01:01:38oui
01:01:38ça coûte plus cher
01:01:40il ne faut pas se mentir
01:01:40ça coûte plus cher
01:01:41que de faire venir
01:01:42la viande du Mercosur
01:01:43ou de l'autre bout du monde
01:01:46et là-dessus
01:01:46le message envoyé
01:01:47par nos responsables politiques
01:01:49je pense
01:01:50n'était pas le bon
01:01:51Merci
01:01:54alors
01:01:56oui c'est bon pour moi
01:01:58je reviendrai peut-être
01:01:59après avec une question
01:02:00mais je vais laisser la parole
01:02:00à mes collègues
01:02:02Merci Madame la rapporteure
01:02:04alors nous avons
01:02:05une demande de parole
01:02:06quatre demandes de parole
01:02:07on va faire par deux
01:02:08si vous le voulez bien
01:02:09donc on va d'abord
01:02:10entendre notre collègue
01:02:12Jean-Claude Tissot
01:02:13et puis ensuite
01:02:14Evelyne
01:02:15Merci Madame la Présidente
01:02:17déjà on a fait
01:02:18un tour
01:02:20un panorama
01:02:20clair
01:02:21moi je voudrais juste
01:02:22revenir sur la présentation
01:02:24que vous avez fait
01:02:24M. Barbe
01:02:24au départ
01:02:25quand vous nous avez parlé
01:02:26alors on avait compris
01:02:27que vous n'étiez pas d'accord
01:02:30enfin pas d'accord
01:02:32émettiez des réserves
01:02:33sur les prix minimum garantis
01:02:35et à ce moment-là
01:02:36vous avez parlé aussi
01:02:36de tunnel de prix
01:02:37qu'est-ce que vous entendez
01:02:39par là
01:02:39c'est dans le cadre
01:02:42de promotion
01:02:43ou de façon générale
01:02:46d'affichage
01:02:48ou de négociation
01:02:48Merci pour la question
01:02:55le tunnel de prix
01:02:56c'est pas histoire
01:02:57d'aller dans les promotions
01:02:58et tout ça
01:02:59c'est pas le sujet
01:02:59du producteur
01:03:00la promotion
01:03:01ce qui est intéressant
01:03:02dans le tunnel de prix
01:03:02c'est que ça permet
01:03:03de se dire
01:03:04à un moment
01:03:04on se met autour d'une table
01:03:06il y a des coûts de production
01:03:07il y a le marché
01:03:08donc on prend le marché
01:03:09plus les coûts de production
01:03:10et quand on peut aller
01:03:11un peu plus haut
01:03:12on va plus haut
01:03:12mais par contre
01:03:13il y a un moment
01:03:14on dit stop ensemble
01:03:15pour se dire
01:03:16on va pas chercher
01:03:16que le marché
01:03:17une fois qu'on rémunère
01:03:18les éleveurs
01:03:18et dans l'autre sens
01:03:19par contre
01:03:19on fait aussi l'effort
01:03:20de dire
01:03:21on n'ira jamais en dessous
01:03:22pour assurer une rémunération
01:03:23et aujourd'hui
01:03:24c'est plutôt la filière viticole
01:03:25qui aimerait bien
01:03:26tester ce système là
01:03:28parce que malheureusement
01:03:29elles se font compresser
01:03:31pas que dans des boxes
01:03:32mais partout
01:03:33pour baisser le prix
01:03:34parce qu'il y a trop d'offres
01:03:35donc à un moment
01:03:35s'il y a un prix
01:03:36entre guillemets
01:03:37tunnel
01:03:37ça permet que chacun
01:03:38puisse négocier
01:03:39au niveau de ce prix
01:03:40sans parler de prix minimum
01:03:41d'entente
01:03:41parce que le risque
01:03:42il est quand même là demain
01:03:43on reste dans un marché
01:03:45assez libre
01:03:46et on le veut
01:03:47et derrière
01:03:48on peut rémunérer
01:03:49aussi la segmentation positive
01:03:51dans ce système de tunnel
01:03:52c'est pour ça
01:03:53qu'on est plus favorable
01:03:54à imaginer un tunnel
01:03:55qui se rapproche
01:03:56à un prix d'équilibre
01:03:58d'accord
01:03:58ça veut dire
01:03:58que ce serait
01:03:59un prix de base
01:03:59qu'on fait
01:04:00vos questions
01:04:03parce que sinon
01:04:04après on va
01:04:05on va perdre
01:04:06beaucoup de temps
01:04:06donc allez-y
01:04:08Jean-Claude
01:04:08posez toutes vos questions
01:04:09à ce moment
01:04:09non non
01:04:09j'avais que ça
01:04:10mais ce qui est intéressant
01:04:12c'est l'échange
01:04:12mais j'entends
01:04:13la difficulté
01:04:13de l'organisation
01:04:14parce qu'après
01:04:14il faut qu'on boucle
01:04:14tout le monde
01:04:15est-ce que messieurs
01:04:16vous voulez mettre
01:04:17un complément
01:04:18sur ce tunnel de prix
01:04:19sinon
01:04:19oui je vous en prie
01:04:20monsieur Bouge
01:04:21simplement dire
01:04:22que ce tunnel de prix
01:04:24il peut s'appeler
01:04:24comme ça
01:04:24mais il peut s'appeler
01:04:25la notion
01:04:26de construction de prix
01:04:27c'est à dire
01:04:27qu'à partir du moment
01:04:28où on construit un prix
01:04:28en mettant des indicateurs
01:04:29de coût de production
01:04:30et en se laissant
01:04:32de la liberté
01:04:32d'entreprendre
01:04:33nous ça nous va bien
01:04:34et en effet
01:04:36ça permet au moins
01:04:36de sécuriser
01:04:37et de s'assurer
01:04:38que l'agriculteur
01:04:39ne sera pas perdant
01:04:40dans l'histoire
01:04:40c'est simplement ça
01:04:41ce que l'on dit
01:04:41sécuriser le revenu
01:04:43pour se donner
01:04:43de la lisibilité
01:04:44et puis
01:04:44parce que c'est un peu
01:04:46en lien avec la question
01:04:47et tout à l'heure
01:04:48ça a été rappelé
01:04:48la notion d'encadrement
01:04:50un petit peu
01:04:50des marges de chacun
01:04:52je ne sais pas
01:04:53s'il faut vraiment
01:04:53un encadrement
01:04:54mais en tout cas
01:04:54s'assurer que personne
01:04:55ne perde de l'argent
01:04:56c'est pour ça aussi
01:04:58on est attaché
01:04:58à garder le seuil
01:04:59du SRP plus 10
01:05:00qui permet au moins
01:05:01de s'assurer
01:05:01qu'on n'a pas cherché
01:05:02de la valeur
01:05:03en marche avant
01:05:04je rappelle que le tunnel
01:05:06de prix
01:05:06il est inscrit
01:05:07dans la loi EGalim
01:05:07c'est un concept
01:05:09qui a été conçu
01:05:09et il est expérimenté
01:05:10aussi en viande bovine
01:05:11mais pas appliqué
01:05:12voilà
01:05:12parce que compliqué
01:05:13c'est tout
01:05:14alors notre collègue
01:05:15Evelyne Renaud-Carabini
01:05:16merci madame la présidente
01:05:18au fil des auditions
01:05:19que nous menons
01:05:20depuis plusieurs jours
01:05:21dans la question
01:05:23sur les marges
01:05:24de la distribution
01:05:24j'ai l'impression
01:05:25que les négociations
01:05:26commerciales
01:05:27apparaissent
01:05:28de plus en plus
01:05:29comme un processus
01:05:30qui est étalé
01:05:30dans le temps
01:05:31et qui dépasse
01:05:33largement
01:05:33la simple période
01:05:36de la négociation
01:05:37formelle
01:05:37de discussion
01:05:38des prix
01:05:38puisqu'on voit
01:05:40qu'elle s'organise
01:05:40autour
01:05:41d'un enchaînement
01:05:43de décisions
01:05:44de demandes
01:05:44qui sont faites
01:05:45avant
01:05:46pendant
01:05:47après les négociations
01:05:49et qui reposent
01:05:50sur des outils
01:05:51tels que celui
01:05:53dont on vient de parler
01:05:54à l'instant
01:05:54qui était celui
01:05:55de l'outil
01:05:55des mécanismes
01:05:59de pénalité logistique
01:06:01qui se font
01:06:01à la fin
01:06:02donc qui transforment
01:06:03artificiellement
01:06:04le prix à la fin
01:06:04la fixation
01:06:06unilatérale
01:06:06du calendrier
01:06:07des échanges
01:06:08fragmentés
01:06:09des arbitrages
01:06:10tardifs
01:06:11des ajustements
01:06:13post-signatures
01:06:14et mécaniques
01:06:14donc je me pose
01:06:15une question
01:06:16c'est par quel
01:06:17mécanisme concret
01:06:18juridique
01:06:19la grande distribution
01:06:20parvient-elle
01:06:21après la signature
01:06:22des différents accords
01:06:23qui ont été négociés
01:06:25difficilement
01:06:25à faire évoluer
01:06:27des conditions économiques
01:06:28qui sont acceptées
01:06:29par les producteurs
01:06:32sans rouvrir
01:06:33officiellement
01:06:34une négociation
01:06:35sur les prix
01:06:35qui ont été négociés
01:06:36Messieurs
01:06:39qui veut commencer
01:06:41Monsieur Bonchot
01:06:42Oui alors
01:06:43sur cette fameuse
01:06:44date butoir
01:06:45un petit peu
01:06:45des négociations commerciales
01:06:47donc nous
01:06:47on est plutôt favorable
01:06:48quand même
01:06:49à garder une date butoir
01:06:50pourquoi
01:06:50parce qu'il y a un moment
01:06:51il faut quand même
01:06:52qu'on signe la fin du jeu
01:06:53et qu'on se dise
01:06:54voilà
01:06:54on définit
01:06:56un prix
01:06:57qui permet de sécuriser
01:06:58le revenu des agriculteurs
01:06:59et en plus
01:07:00nous les agriculteurs
01:07:01à partir du moment
01:07:02où on sait
01:07:02combien
01:07:03on va être payé
01:07:04on a besoin aussi
01:07:05de répercuter
01:07:06cela face à des investissements
01:07:08face à des choix
01:07:09d'entreprises
01:07:09que l'on devra prendre
01:07:11donc c'est pour ça
01:07:11que la date butoir
01:07:12on y a attaché
01:07:12en revanche
01:07:13la notion de contractualisation
01:07:15c'est pour ça
01:07:16qu'on y a attaché
01:07:17parce que dans un contrat
01:07:18il peut y avoir
01:07:18des clauses de révision
01:07:19de ces prix
01:07:20qui peuvent être liées
01:07:21à des aléas climatiques
01:07:22qui peuvent être liées
01:07:22à des facteurs
01:07:23que l'on met à l'intérieur
01:07:24en concertation
01:07:25avec l'ensemble des acteurs
01:07:26que ce soit
01:07:27le premier acheteur
01:07:29ou pourquoi pas
01:07:29des contrats tripartites
01:07:31allant sur l'ensemble
01:07:32des millions de la fière
01:07:32sur ces négociaux
01:07:36commerciales
01:07:36forcément
01:07:37elles attirent toujours
01:07:38attention
01:07:39et surtout
01:07:40des fois
01:07:41des guerres
01:07:42entre les parties
01:07:43ce qui est important
01:07:44de rappeler
01:07:44c'est que les négociaux
01:07:45commerciales
01:07:45et la date butoir
01:07:46où on est tous
01:07:47attachés à cette date
01:07:47c'est pour siffler
01:07:48la fin de la partie
01:07:49comme tu l'as dit Jordi
01:07:50mais c'est les marques nationales
01:07:52on oublie souvent
01:07:52dans les négociations commerciales
01:07:54tout ce qui est MDD
01:07:54qui arrive après
01:07:55qui sont négociés
01:07:56tous les 6 mois
01:07:57donc sur cet encadrement
01:07:59là je pense qu'il faut
01:08:00renforcer les choses
01:08:01et le coût de projecteur
01:08:03qui est mis fin février
01:08:04finalement ne suffit plus
01:08:05parce que les marques nationales
01:08:06sont quand même agressées
01:08:07de partout
01:08:07donc c'est plus le business
01:08:09et on mélange souvent
01:08:11marques nationales
01:08:12100% françaises
01:08:13avec des marques nationales
01:08:14complètement importées
01:08:14donc il y a aussi
01:08:16tout ce sujet là
01:08:17où peut-être
01:08:17dans des boxes
01:08:18on pourrait imaginer
01:08:19autre chose
01:08:19après je voudrais rappeler
01:08:21aussi quand même
01:08:22l'intérêt
01:08:22de beaucoup
01:08:23de grands distributeurs
01:08:25d'imaginer des centrales
01:08:26d'achat européennes
01:08:26pour essayer de contourner
01:08:28pas mal de choses
01:08:28alors comme ça
01:08:30dans le flou
01:08:30tout le monde dit
01:08:31non non
01:08:31je vais faire attention
01:08:32à l'MPA
01:08:32mais si on veut vraiment
01:08:34faire attention à l'MPA
01:08:35c'est ce qu'a dit Jordi
01:08:36c'est des contrats
01:08:36dits tripartites
01:08:37alors ça n'existe pas
01:08:38c'est bien deux contrats
01:08:39B2B mis l'un à côté de l'autre
01:08:41non non
01:08:41le droit français
01:08:42ne permet pas
01:08:42un contrat tripartite
01:08:43au sens strict du terme
01:08:45c'est bien deux contrats
01:08:46l'un à côté de l'autre
01:08:47mais ce n'est pas
01:08:48trois signatures
01:08:48en bas du même contrat
01:08:49ça serait mieux
01:08:50et on ne peut pas le faire
01:08:51mais derrière
01:08:52je rappelle quand même
01:08:54que l'intérêt
01:08:54de ces contrats tripartites
01:08:56ça assure
01:08:58la rémunération des éleveurs
01:08:59mais quand on ne les obtient pas
01:09:00il faut absolument
01:09:01absolument
01:09:02avoir
01:09:03un accord
01:09:04sur la MPA
01:09:05la matière première agricole
01:09:06entre les organisations producteurs
01:09:08et l'industriel transformateur
01:09:10parce que tout le monde
01:09:11a dans la tête
01:09:12que la MPA
01:09:13ne se négocie pas
01:09:14comprenez bien
01:09:15que les lois Egalim
01:09:15ont demandé
01:09:16la construction du prix
01:09:17en marche avant
01:09:18donc elle ne se négocie plus
01:09:20une fois
01:09:20que le premier acheteur
01:09:21l'a négocié
01:09:22avec les agriculteurs
01:09:23donc il y a toujours
01:09:24une négociation
01:09:25de la MPA
01:09:26entre les industriels
01:09:29quels qu'ils soient
01:09:30et les agriculteurs
01:09:31donc ça
01:09:32c'est quand même primordial
01:09:32je ne peux pas
01:09:34moi producteur de lait
01:09:35dire
01:09:35je veux tel prix
01:09:36et vous faites avec
01:09:37ça ne marche pas
01:09:39ça ne marche pas
01:09:40avec les industriels
01:09:41ça ne marche pas
01:09:43du tout
01:09:44oui ça ne marche pas
01:09:45du tout
01:09:45oui d'accord
01:09:45parce que c'est producteur de lait
01:09:47pardon
01:09:47mais est-ce que
01:09:48est-ce que
01:09:50ce que vous dites
01:09:51c'est que
01:09:52par rapport aux industriels
01:09:53parce que les industriels
01:09:54n'entrent pas tout à fait
01:09:56dans ce cadre là
01:09:57il y a d'autres
01:09:58d'autres
01:09:59réglementations
01:10:01et encadrements
01:10:02à mettre en place
01:10:02je pense qu'il faut
01:10:05renforcer l'encadrement
01:10:06notamment
01:10:06des
01:10:07des
01:10:07des
01:10:08des
01:10:08des
01:10:08des
01:10:09des
01:10:09des
01:10:09des
01:10:10des
01:10:10des
01:10:10des
01:10:10des
01:10:10des
01:10:10des
01:10:10des
01:10:11des
01:10:12des
01:10:13des
01:10:14des
01:10:15des
01:10:16des
01:10:17des
01:10:18des
01:10:19des
01:10:20des
01:10:21je reste
01:10:21intimement convaincu
01:10:22que cette
01:10:23mpa doit être connue
01:10:24avant les négo
01:10:25ça veut dire que
01:10:26les industriels doivent se mettre
01:10:27d'accord avec les producteurs
01:10:28parce qu'on est dans un marché
01:10:29ok dans tact
01:10:30avec des indicateurs
01:10:31de coût de production
01:10:32et c'est pour ça que j'ai demandé
01:10:33à renforcer la publication
01:10:34et la valeur de ces indicateurs
01:10:36pour qu'on soit sûr
01:10:37qu'ils soient utilisables
01:10:38par tous
01:10:39et facilement
01:10:39mais l'intérêt des indicateurs
01:10:41c'est qu'une fois qu'on les connaît
01:10:42on les fait évoluer dans une formule
01:10:44et on n'a plus besoin de se revoir
01:10:45enfin je veux dire
01:10:46le prix
01:10:47qui va être négocié
01:10:48dans les box de négo
01:10:49vous pouvez revoir
01:10:50qui vous voulez au mois de juin
01:10:51c'est pas renégocier
01:10:52hormis s'il y a une hyperinflation
01:10:53des choses comme ça
01:10:53donc ça veut dire que
01:10:55c'est quand même primordial
01:10:56pour les agriculteurs
01:10:57ces négociations commerciales
01:10:58elles donnent le ton de l'année
01:10:59nous avons deux questions
01:11:09de notre collègue
01:11:10Michel Masset
01:11:11oui merci
01:11:14madame la présidente
01:11:15madame le rapporteur
01:11:16chers collègues
01:11:16bon tout d'abord
01:11:17vous dire
01:11:18tout mon soutien
01:11:19au monde agricole
01:11:20petit point aussi
01:11:23qui n'a pas été évoqué
01:11:24mais vous l'avez
01:11:25abordé quand même
01:11:26c'est aussi
01:11:27la difficulté
01:11:28des négociations
01:11:29commerciales
01:11:30lorsque les centrales d'achat
01:11:31se trouvent
01:11:31hors de France
01:11:33c'est pas rien
01:11:35on pourra en reparler
01:11:36évidemment
01:11:39mais
01:11:40je voudrais revenir
01:11:43à un volet
01:11:44que vous avez évoqué
01:11:45également
01:11:45sur le lien
01:11:47avec les collectivités
01:11:47vous êtes au Sénat
01:11:48et cela nous touche
01:11:49aussi particulièrement
01:11:51vous parlez
01:11:52d'une initiative
01:11:54heureuse
01:11:54en Lotté-Garonne
01:11:55à mon département
01:11:56qui s'appelle
01:11:56du 47 dans notre assiette
01:11:5847 dans nos assiettes
01:11:59et bien le département
01:12:01donc a fait le choix
01:12:02et c'est un coût plus cher
01:12:03ça a été dit tout à l'heure
01:12:04parce que
01:12:05la grande distribution
01:12:08je crois
01:12:09qu'il y a une réponse
01:12:10pédagogique
01:12:10à apporter
01:12:11nos achats
01:12:12ils sont aussi conditionnés
01:12:13par la publicité
01:12:13par tout un tas de choses
01:12:14mais aussi une pédagogie
01:12:15qui peut commencer
01:12:16les collectivités
01:12:17ont un lien
01:12:18à jouer
01:12:18en ce sens-là
01:12:19et du 47 dans notre assiette
01:12:21c'est effectivement
01:12:22à fournir
01:12:25des produits
01:12:26en circuit court
01:12:27locaux
01:12:28dans les collèges
01:12:29là où le département
01:12:31a la compétence
01:12:31dans les EHPAD
01:12:32également
01:12:33dans les maisons de retraite
01:12:34on peut imaginer
01:12:35la même chose
01:12:35au niveau des régions
01:12:36qui ont des lycées
01:12:37et autres
01:12:37des mairies
01:12:38qui ont les écoles
01:12:40etc
01:12:40et je crois que là
01:12:41il y a un rôle aussi
01:12:43des collectivités
01:12:44alors ma question
01:12:44est la suivante
01:12:45est-ce que
01:12:46est-ce que vous avez
01:12:47des liens
01:12:48des relations
01:12:48aujourd'hui
01:12:49des rapports
01:12:49avec
01:12:49les structures
01:12:52nationales
01:12:52de l'association
01:12:53des maires
01:12:54ou autres
01:12:55régions
01:12:56ou autres
01:12:57en ce sens
01:12:59et puis on vous
01:13:06laissera répondre
01:13:06notre collègue
01:13:07madame
01:13:08Audrey Bellim
01:13:09merci
01:13:10madame la présidente
01:13:12j'aurais aimé
01:13:12savoir si vous aviez
01:13:13des données
01:13:13concernant les
01:13:14outre-mer
01:13:15et si oui
01:13:16quelle analyse
01:13:17vous en faites
01:13:17et deuxième question
01:13:19comment pouvez-vous
01:13:20expliquer que des
01:13:20produits agricoles
01:13:21ou agroalimentaires
01:13:23qui sont refusés
01:13:25en grande distribution
01:13:26ici en hexagone
01:13:27pour des raisons
01:13:28commerciales
01:13:29et non pour des
01:13:29raisons sanitaires
01:13:30finalement atterrissent
01:13:31dans les territoires
01:13:31ultramarins
01:13:32et que pourriez-vous
01:13:33nous en dire
01:13:34en tout cas
01:13:34sur cette pratique
01:13:35alors qui veut commencer
01:13:38monsieur Barbe
01:13:40déjà répondre
01:13:42à la première question
01:13:43effectivement
01:13:44nous avons des liens
01:13:45avec les maires
01:13:46ruraux
01:13:46avec beaucoup
01:13:48de nos partenaires
01:13:48sur les territoires
01:13:49et je pense que
01:13:50le sujet
01:13:50il n'est pas tellement
01:13:51dans le constat
01:13:52et dans la discussion
01:13:52c'est comment on agit
01:13:53vous l'avez précisé
01:13:54effectivement
01:13:55il y a des démarches
01:13:56qui fonctionnent
01:13:57il faut aller plus loin
01:13:58ça reste très compliqué
01:14:00à mettre en place
01:14:01pourquoi
01:14:02parce que
01:14:02les collectivités
01:14:03sont toujours soumises
01:14:04aux appels d'offres
01:14:05et ces appels d'offres
01:14:06empêchent souvent
01:14:07d'agir concrètement
01:14:08sur le territoire
01:14:09donc il faut revoir
01:14:10le modèle global
01:14:11je pense qu'au-delà
01:14:12du prix final du repas
01:14:14je pense que c'est le modèle
01:14:15et le système
01:14:16qui ne fonctionne pas
01:14:18et c'est pour ça
01:14:19que ce n'est pas forcément
01:14:20par manque de volonté
01:14:21locale et politique
01:14:22c'est vraiment
01:14:23l'encadrement
01:14:24et la possibilité
01:14:24de le faire
01:14:25de déroger
01:14:25des fois
01:14:26assez problématique
01:14:28après sur la partie
01:14:29des outre-mer
01:14:30je n'ai pas forcément
01:14:30de réponse
01:14:31à ce stade
01:14:32on peut regarder
01:14:33nous de notre côté
01:14:34ce qui est important
01:14:35de rappeler
01:14:35c'est que dans
01:14:36l'OFPM
01:14:37c'est pareil
01:14:38on devrait pouvoir
01:14:39avoir un volet
01:14:40justement au travers
01:14:41de France Agrimaire
01:14:42et de tous ces organismes
01:14:43sur la problématique
01:14:44de l'outre-mer
01:14:45parce que ça reste
01:14:46pour nous
01:14:46une problématique
01:14:47d'approvisionnement
01:14:47bien souvent
01:14:48des produits
01:14:49et il n'est pas normal
01:14:50qu'une partie
01:14:52de nos territoires
01:14:52finalement soit des fois
01:14:53très dépendant
01:14:55de notre capacité
01:14:56à envoyer les produits
01:14:57depuis la France
01:14:58sur la première question
01:15:02sur les relations
01:15:03avec les collectivités
01:15:04territoriales
01:15:05nous on y est très attaché
01:15:06c'est pour ça
01:15:07on a toujours été
01:15:09très assidus aussi
01:15:09au conseil national
01:15:11de la restauration
01:15:12collective
01:15:12auquel il y a eu
01:15:14de nombreuses propositions
01:15:15qui ont été faites
01:15:15dans ce sens là
01:15:16et ce que l'on observe
01:15:18quand même
01:15:18c'est qu'il serait
01:15:19de temps en temps
01:15:20assez opportun
01:15:21de remettre
01:15:21sur le devant de la scène
01:15:22les bons élèves
01:15:23on a de très bons exemples
01:15:25de certaines collectivités
01:15:26qui font l'effort
01:15:26d'aller se faire accompagner
01:15:29pour rédiger
01:15:30les appels d'offres
01:15:31sur les marchés publics
01:15:32que ce soit avec
01:15:33les interpros
01:15:34que ce soit avec
01:15:35les chambres de l'agriculture
01:15:36justement pour incorporer
01:15:37ces produits locaux
01:15:38et français
01:15:39et qui souvent de fois
01:15:41ne sont pas forcément
01:15:42plus chers
01:15:42on a aussi
01:15:45parce qu'on a de la proximité
01:15:46parce qu'on a moins d'emballages
01:15:47ils ne sont pas forcément
01:15:49plus chers que des produits
01:15:50qui seraient ultra transformés
01:15:51ou d'importation
01:15:53et forcément
01:15:55les collectivités
01:15:55ont un rôle pédagogique
01:15:56à jouer
01:15:57et ça on y est très attaché
01:15:57sur la deuxième question
01:15:59je pense que
01:16:00la question
01:16:01elle est bien plus large
01:16:01que ça
01:16:02elle est qu'on doit
01:16:02prendre en compte
01:16:03toutes les spécificités
01:16:05qu'elles soient
01:16:05des agriculteurs
01:16:06ou des territoires
01:16:07et ça c'est important
01:16:08et ça fait encore une fois
01:16:10partie de la fameuse
01:16:11transparence
01:16:12du dialogue
01:16:13de l'échange
01:16:13et qu'on ne peut pas
01:16:14simplement négocier
01:16:15un prix
01:16:16mais qu'il est important
01:16:17de négocier aussi
01:16:18l'ensemble des facteurs
01:16:19qui rentrent
01:16:20dans le cahier des charges
01:16:22des agriculteurs
01:16:23qui doit être réfléchi
01:16:24aussi ensemble
01:16:25oui
01:16:29évidemment
01:16:30tout ce qui concerne
01:16:31les liens
01:16:32avec les collectivités
01:16:34locales
01:16:34pour l'alimentation
01:16:35évidemment
01:16:36qu'on y est attaché
01:16:37et c'est extrêmement important
01:16:38de s'alimenter
01:16:38en local
01:16:39on incite
01:16:40tous nos agriculteurs
01:16:40à y participer
01:16:41je me souviens
01:16:43moi je suis de la région
01:16:43Auvergne-Rhône-Alpes
01:16:44avoir eu
01:16:46en ce sens
01:16:47quelques discussions
01:16:49houleuses
01:16:49avec le maire de Lyon
01:16:50lorsqu'il a voulu
01:16:51refaire toute la refonte
01:16:52de l'alimentation
01:16:55de ces cantines
01:16:57scolaires
01:16:58en produits
01:17:00alors lui
01:17:00il voulait exclusivement
01:17:01du bio
01:17:02et il privilégiait
01:17:04que le bio
01:17:05même si ça venait
01:17:06de l'autre bout du monde
01:17:07par rapport au local
01:17:08bon je sais
01:17:09qu'on s'est bien
01:17:10pris la tête
01:17:11mais qu'il était
01:17:11buté
01:17:13sur ce critère là
01:17:15et donc on a participé
01:17:17longuement
01:17:17à des discussions
01:17:18donc oui c'est un critère
01:17:20vraiment très important
01:17:21pour nous
01:17:21concernant les outre-mer
01:17:24j'ai pas de réponse
01:17:25on formulera une réponse
01:17:26écrite
01:17:27mais je sais que
01:17:28le problème des outre-mer
01:17:29a été largement pris en compte
01:17:31lors des discussions
01:17:32qu'on a eues
01:17:32ces dernières semaines
01:17:33avec le Premier ministre
01:17:35mais on se penchera
01:17:37plus précisément
01:17:37sur cette question précise
01:17:40pour y apporter une réponse
01:17:41il y a énormément maintenant
01:17:42malheureusement
01:17:43de filières
01:17:43qui vont être
01:17:44complètement dépendantes
01:17:46d'importation
01:17:47je pense à la volaille
01:17:48la volaille en plus
01:17:49c'est un vrai problème
01:17:50parce que finalement
01:17:51c'est rémunérateur
01:17:51mais derrière
01:17:52c'est les contraintes
01:17:54pour la mise en place
01:17:55de nouveaux bâtiments
01:17:56et tout ça
01:17:56d'élevage
01:17:57qui font qu'on n'y arrivera pas
01:17:58ou tout au moins
01:17:59on ne se donne pas
01:18:00les moyens d'y arriver
01:18:01au moment où on se parle
01:18:01après on a tout ce qui est
01:18:03port, charcuterie
01:18:04où on a énormément
01:18:05d'apportations
01:18:05de plus en plus
01:18:06parce qu'il y a
01:18:07un déséquilibre de l'offre
01:18:08et là c'était
01:18:09fut un temps
01:18:10un secteur
01:18:11qui a permis de rémunérer
01:18:12mais qui cette année
01:18:13est en train de s'effondrer
01:18:14parce que les marchés
01:18:15ne vont pas bien
01:18:18c'est une fois de plus
01:18:19il faudra mettre
01:18:20des filets de sécurité
01:18:20dans des filières
01:18:21comme celle-ci
01:18:21si on veut les pérenniser
01:18:22durablement
01:18:23et sur le long terme
01:18:24Alors moi j'ai trois précisions
01:18:26une question
01:18:28et deux précisions
01:18:29vous avez évoqué
01:18:30monsieur Barbe
01:18:30la question des centrales
01:18:31européennes
01:18:32à deux reprises
01:18:33est-ce que vous pouvez
01:18:34nous expliquer
01:18:35peut-être plus précisément
01:18:37en quoi
01:18:38ces centrales européennes
01:18:39contournent la législation
01:18:41et en quoi
01:18:41elles permettent
01:18:42d'augmenter
01:18:43les marges
01:18:44des distributeurs
01:18:45si tel est
01:18:46ce que vous vouliez
01:18:47exprimer
01:18:48est-ce que vous pouvez
01:18:48nous l'expliciter
01:18:49ça c'est ma première question
01:18:51ma deuxième question
01:18:52vous avez les uns
01:18:53et les autres
01:18:53dit que vous vouliez
01:18:54renforcer l'observatoire
01:18:55des prix et des marges
01:18:56vous avez salué
01:18:57son existence
01:18:58etc
01:18:58est-ce que vous pouvez dire
01:18:59en quoi
01:19:00vous aimeriez
01:19:01un renforcement
01:19:02sur quel sujet
01:19:03est-ce que c'est plus
01:19:03de produits
01:19:04est-ce que c'est plus
01:19:04de détails
01:19:05est-ce que c'est
01:19:06une obligation de réponse
01:19:07est-ce que c'est
01:19:08un affichage
01:19:09plus important
01:19:10enfin dites-nous
01:19:11en quoi ce renforcement
01:19:12pourrait s'opérer
01:19:15et enfin
01:19:16j'aimerais
01:19:16votre commentaire
01:19:18au 3
01:19:19sur
01:19:19l'initiative
01:19:21dont nous a fait part
01:19:23Foodwatch hier
01:19:24dans cette même audition
01:19:25qui est
01:19:26sans produits
01:19:27sains
01:19:28à marge
01:19:30zéro
01:19:30pour les distributeurs
01:19:31donc
01:19:32plusieurs
01:19:33organisations
01:19:34de
01:19:35organisations
01:19:36non gouvernementales
01:19:37je vais dire ça
01:19:38mais de défense
01:19:39des consommateurs
01:19:39sont mises d'accord
01:19:40pour demander
01:19:42qu'il y ait
01:19:42des produits
01:19:43sains
01:19:43qui ne soient
01:19:44pas margés
01:19:45dans les produits
01:19:46sains
01:19:47il y a beaucoup
01:19:47de produits
01:19:48non transformés
01:19:49et donc
01:19:51ça vous concerne
01:19:51directement
01:19:52l'idée
01:19:53étant
01:19:54de venir
01:19:54contrer
01:19:55le fait
01:19:55que des produits
01:19:56très transformés
01:19:57ne sont pas
01:19:58margés
01:19:58parce qu'ils sont
01:20:00comparables
01:20:01d'un distributeur
01:20:02à l'autre
01:20:02et que donc
01:20:02les distributeurs
01:20:03ne font pas
01:20:04de marge dessus
01:20:04alors que
01:20:06des produits
01:20:07bruts
01:20:07et donc plus sains
01:20:09sont plus margés
01:20:10je pense aux fruits
01:20:10et légumes
01:20:11en particulier
01:20:11ont des marches
01:20:12plus importantes
01:20:13voilà
01:20:14quel est votre regard
01:20:15sur ce type de demande
01:20:17est-ce que vous seriez
01:20:18favorable à ça
01:20:19ou non
01:20:20donc trois questions
01:20:21centrale européenne
01:20:22observatoire des prix
01:20:23et sans produits
01:20:24à marge zéro
01:20:25alors centrale européenne
01:20:27c'est difficile
01:20:29déjà à le prouver
01:20:29que ça se passe mal
01:20:31mais on le sent bien
01:20:32moi qui suis dans
01:20:33la filière laitière
01:20:33nos grands acteurs
01:20:34nationaux
01:20:35aujourd'hui
01:20:35sont livrés
01:20:37aux centrales européennes
01:20:38quand ils rentrent
01:20:39ils nous expliquent
01:20:40que la loi EGalim
01:20:40est contournée
01:20:41c'est là que j'ai demandé
01:20:42à ce que la DGCCRF
01:20:44aille faire les contrôles
01:20:45c'est pas la FNSEA
01:20:47qui ira contrôler
01:20:47c'est bien à la DGCCRF
01:20:49de s'assurer
01:20:49que malgré le passage
01:20:51par les centrales européennes
01:20:52les lois EGalim
01:20:53sont appliquées
01:20:54la grande distribution
01:20:55rétoque souvent
01:20:56que c'est appliqué
01:20:57je suis désolé
01:20:57on a vu quelques amendes
01:20:58passer
01:20:59qui prouvent souvent
01:21:00le contraire
01:21:00donc il faut remettre
01:21:01des moyens
01:21:02à la DGCCRF
01:21:03pour agir rapidement
01:21:05sur ces centrales européennes
01:21:06soit il se passe rien
01:21:08et ça se passe comme ailleurs
01:21:09mais j'ai quand même
01:21:10un doute en tant que producteur
01:21:11c'est celui de me dire
01:21:13pourquoi
01:21:13les coopératives
01:21:15les PME
01:21:16on leur dit
01:21:17maintenant vous allez négocier
01:21:18en France
01:21:18et on va mettre
01:21:19les grands groupes
01:21:20à l'extérieur
01:21:21alors que des grands groupes
01:21:22qui fassent autre chose
01:21:23que du produit
01:21:24par exemple laitier
01:21:25soit à l'extérieur
01:21:25parce que ça représente
01:21:27plus largement
01:21:28peut-être
01:21:28mais quand vous êtes un groupe
01:21:30comme Lactalis
01:21:30Cévencia
01:21:31je suis désolé
01:21:31vous devriez être négocié
01:21:32comme les autres
01:21:33que sur le territoire national
01:21:34il ne fait que des produits laitiers
01:21:35donc ça c'est un premier point
01:21:36sur ces centrales d'achat européennes
01:21:38il faut lever le doute
01:21:39sur cette réalité
01:21:41ou pas
01:21:41de plus de pression
01:21:42ce qui est sûr
01:21:43c'est que nous n'avons plus la main
01:21:45et ce qui est important
01:21:46de rappeler
01:21:46sur les centrales d'achat européennes
01:21:48c'est qu'il n'y a plus
01:21:49la date butoir
01:21:49et ça c'est de source sûre
01:21:51l'année dernière
01:21:52les grands groupes
01:21:54que je cite
01:21:54n'ont pas pu faire
01:21:55les augmentations
01:21:56sur le marché intérieur
01:21:57aux mêmes dates
01:21:58parce que la date butoir
01:21:59ne s'opère pas
01:22:00et donc ça
01:22:01c'est une réalité
01:22:01c'est déjà en place
01:22:03le deuxième point
01:22:05que vous m'avez posé
01:22:05comme question
01:22:06sur l'OFPM
01:22:06cet organisme
01:22:08de la formation
01:22:09l'observatoire de la formation
01:22:10des prix et des marges
01:22:11pour nous il est capital
01:22:13si on veut qu'Egalim fonctionne
01:22:15il faut que cet OFPM
01:22:17puisse le prouver ou pas
01:22:18et aujourd'hui
01:22:19il est en train de prouver
01:22:20que finalement
01:22:21les producteurs
01:22:21ont quand même du mal
01:22:22toujours de s'en sortir
01:22:23et d'autres
01:22:23on voit les marges
01:22:25qui augmentent
01:22:25donc il faut le renforcer
01:22:27dans son rôle
01:22:28et surtout
01:22:28dans ses conclusions
01:22:29ça veut dire
01:22:30qu'on doit se nourrir
01:22:31des conclusions
01:22:32et rendre obligatoire
01:22:34le fait de fournir
01:22:35les besoins à l'OFPM
01:22:37pour faire ses études
01:22:37il est primordial
01:22:39si on veut
01:22:40que l'OFPM fonctionne
01:22:41que tout le monde
01:22:42donne
01:22:43les bonnes informations
01:22:45et ça je pense
01:22:46que c'est capital
01:22:47si on veut un OFPM
01:22:48qui agisse
01:22:49pour la bonne rémunération
01:22:51et la bonne transparence
01:22:52au final
01:22:52des acteurs
01:22:53vous avez parlé tout à l'heure
01:22:55d'encadrer les marges
01:22:56mais j'ai envie de dire
01:22:57si l'OFPM
01:22:57est plus fort
01:23:00et plus encadré
01:23:01finalement
01:23:03on saura
01:23:03où sont les marges
01:23:04et après on agira
01:23:05donc ça c'est un point essentiel
01:23:06et après
01:23:07sur l'idée
01:23:09des produits sains
01:23:10j'aime pas trop
01:23:11le terme de produits sains
01:23:12parce que j'estime
01:23:13qu'en France
01:23:14on sait produire
01:23:14sainement
01:23:15et je voudrais pas
01:23:16qu'on fasse des catégories
01:23:17par contre ce qui est important
01:23:18c'est de rappeler
01:23:19s'ils sont moins transformés
01:23:20c'est d'autres choses
01:23:21en fait
01:23:21qui sont mis en avant
01:23:22et
01:23:23si la grande distribution
01:23:25veut faire une opération
01:23:26de plus
01:23:26de communication
01:23:27en disant
01:23:27je vais pas faire de marge
01:23:29sachant qu'elle fera quand même 10%
01:23:30donc il y a le SRP dessus
01:23:32donc aujourd'hui
01:23:33ça sert aussi
01:23:34certains distributeurs
01:23:35justement à dire
01:23:35on fait pas de marge
01:23:36mais on se met à la loi
01:23:37donc il y a quand même déjà
01:23:38le plus 10
01:23:38et puis il faut quand même comprendre
01:23:40et je vous l'ai dit tout à l'heure
01:23:41c'est qu'un équilibre
01:23:42de produits vendus
01:23:43dans les GMS
01:23:44c'est qu'à la fin
01:23:45s'ils font pas la marge
01:23:46le produit A
01:23:47il faut qu'ils en fassent
01:23:48un peu plus sur le B
01:23:49voire encore un peu plus
01:23:50sur le C
01:23:50donc il faut faire attention
01:23:52à tout ce marketing
01:23:53j'ai envie de dire
01:23:54moi ce qui est important
01:23:55c'est comment on rémunère
01:23:56au travers de tous ces engagements
01:23:58les agriculteurs
01:23:59c'est ça qui est important
01:24:00c'est ça qui est primordial
01:24:01et j'aimerais mieux
01:24:02une démarche
01:24:02où c'est qu'on aurait pu
01:24:03imaginer inscrire
01:24:04le prix de rémunération
01:24:05des producteurs
01:24:06directement sur une brique de lait
01:24:08sur ce que vous voulez
01:24:09un kilo de viande de bœuf
01:24:11mais on n'y arrivera pas
01:24:13donc peut-être imaginer demain
01:24:15un logo
01:24:16cette marque
01:24:17cette enseigne
01:24:18respecte 100% égalime
01:24:20l'enseigne qui est prête
01:24:21à le signer
01:24:21on y va tout de suite
01:24:22sur ces trois questions là
01:24:27nous les jeunes agriculteurs
01:24:28forcément on est favorable
01:24:30à promouvoir
01:24:31un égalime européen
01:24:33pourquoi un égalime européen
01:24:34parce qu'aujourd'hui
01:24:35on parle beaucoup
01:24:35de distorsion de concurrence
01:24:36mais je pense qu'il est important
01:24:38aussi que chaque agriculteur
01:24:39peu importe
01:24:40ou qu'il soit sur la planète
01:24:41vive de son métier
01:24:41et donc la sanctuarisation
01:24:43de la matière première agricole
01:24:44qu'elle soit française
01:24:45ou au sein même
01:24:46des autres pays
01:24:46de l'Union Européenne
01:24:47permettrait enfin
01:24:48de pouvoir comparer
01:24:49nos coûts de production
01:24:50et s'assurer
01:24:51de savoir d'où vient
01:24:52finalement cette distorsion
01:24:54de concurrence
01:24:54hormis certains
01:24:55cahiers des charges
01:24:56sur des normes
01:24:57et puis ensuite
01:24:57nous ce que l'on souhaiterait
01:24:59c'est interdire bien sûr
01:25:00la négociation
01:25:01via des centrales européennes
01:25:02mais surtout
01:25:03sur des produits
01:25:04qui sont destinés
01:25:05à être consommés
01:25:06et vendus en France
01:25:07aujourd'hui
01:25:07il est important
01:25:08d'arrêter
01:25:09d'aller augmenter
01:25:11les frais de transport
01:25:12de logistique
01:25:13etc.
01:25:14alors qu'on a la capacité
01:25:15de pouvoir tout faire
01:25:16chez nous
01:25:17excusez-moi
01:25:17vous avez des exemples
01:25:19et si oui
01:25:20est-ce que vous pouvez
01:25:20nous les envoyer ?
01:25:22alors oui
01:25:22on pourra vous envoyer
01:25:23quelques exemples
01:25:24mais on a
01:25:24enfin ça a été dit
01:25:25tout à l'heure
01:25:26notamment sur le blé
01:25:26on a du blé
01:25:27qui va se faire transformer
01:25:28sur des mèneries
01:25:29en Allemagne
01:25:30on a aujourd'hui
01:25:32des animaux
01:25:33qui sont vendus
01:25:34dans des abattoirs
01:25:35outre nos frontières
01:25:37et qui reviennent
01:25:37après sur notre marché
01:25:38français
01:25:39donc aujourd'hui
01:25:39il est important
01:25:40d'arriver à trouver
01:25:41une méthode
01:25:42pour que
01:25:43le circuit
01:25:44de commercialisation
01:25:45notamment sur des produits
01:25:46consommés
01:25:47et produits français
01:25:48reste sur notre territoire
01:25:49et puis ensuite
01:25:50sur les produits
01:25:52100% sains
01:25:54comme ça a été dit
01:25:55je pense qu'il est
01:25:55important
01:25:56sur toute démarche
01:25:57quelle qu'elle soit
01:25:58de remettre
01:25:58auprès du consommateur
01:25:59l'importance
01:26:00de l'alimentation
01:26:02dans le budget des ménages
01:26:04mais
01:26:05attention
01:26:07moi je pense
01:26:08qu'on est plutôt favorable
01:26:09à interdire déjà
01:26:10la communication
01:26:12comparative des prix
01:26:13ça c'est quelque chose
01:26:14qui est hyper
01:26:15pénalisant
01:26:17ne serait-ce qu'humainement
01:26:18pour nous les agriculteurs
01:26:19de voir que certains
01:26:20s'amusent
01:26:21à aller toujours
01:26:22vers le prix le plus bas
01:26:22et puis nous
01:26:23on avait proposé aussi
01:26:24de moduler
01:26:25pourquoi pas
01:26:25la TVA
01:26:26sur des produits
01:26:28alimentaires français
01:26:29qui permettraient peut-être
01:26:30de redonner un peu
01:26:31de pouvoir d'achat
01:26:31à nos français
01:26:32concernant les centrales
01:26:38d'achat européennes
01:26:39effectivement
01:26:40ce qui a été dit
01:26:41est très juste
01:26:41et nous depuis
01:26:42très longtemps
01:26:43on milite
01:26:43pour une uniformisation
01:26:45européenne
01:26:46des règles
01:26:47pour éviter
01:26:48toute distorsion
01:26:49de concurrence
01:26:50dont les centrales
01:26:52d'achat européennes
01:26:53sont finalement
01:26:53un exemple
01:26:55parmi d'autres
01:26:56concernant
01:26:57les produits
01:26:58sains
01:26:58j'ai pas
01:27:01franchement
01:27:02forcément
01:27:03beaucoup confiance
01:27:04en la grande distribution
01:27:05qui nous dit
01:27:05qu'elle va faire
01:27:06zéro marge
01:27:07sur des produits
01:27:08effectivement
01:27:09ça peut être
01:27:10mis en doute
01:27:11et plutôt que
01:27:11de faire la promotion
01:27:12de produits sains
01:27:13dont la définition
01:27:14je rejoins mes collègues
01:27:15il est toujours un peu
01:27:16compliqué à faire
01:27:17je préférerais
01:27:18qu'ils le fassent
01:27:18sur des produits français
01:27:19où là
01:27:20on serait clairement
01:27:21nous agriculteurs
01:27:23plus gagnants
01:27:23que sur
01:27:24une définition
01:27:25un peu hypothétique
01:27:26de ce qui est sain
01:27:27et qui n'est pas
01:27:27forcément français
01:27:28C'était l'audition
01:27:30des syndicats agricoles
01:27:31devant la commission
01:27:32d'enquête du Sénat
01:27:33sur les marges
01:27:33réalisées par la grande
01:27:34distribution
01:27:35et l'industrie
01:27:36agroalimentaire
01:27:37C'est la fin de cette émission
01:27:38merci de l'avoir suivie
01:27:39continuez à suivre
01:27:40l'actualité politique
01:27:41et parlementaire
01:27:42sur notre site internet
01:27:43publicsénat.fr
01:27:44je vous souhaite
01:27:44une très bonne journée
01:27:45sur Public Sénat
01:27:46Générique
01:27:48...
01:27:52...
01:27:52...
01:27:53...
01:27:54...
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