Tous les jours dans Culture Médias, Thomas Isle dresse le portrait sonore de l'invité. Ce lundi, c’est Philippe Candeloro et Nelson Monfort, pour "Les Apprentis Champions au Ski" à partir du 19 janvier du lundi au vendredi à 17h40 sur W9.
00:00On est encore quelques minutes avec Nelson Montfort et Philippe Candeloro et je voudrais maintenant revenir sur quelques souvenirs, voici le premier.
00:16La musique de D'Artagnan, la musique de D'Artagnan qui accompagne votre magnifique performance que j'ai revue hier à vos derniers JO, Philippe, les JO de Nagano.
00:25Au siècle dernier !
00:26C'est un moment incroyable, c'est ce que vous avez vécu, parce que personne ne vous attendait à ce niveau-là, on peut le dire.
00:32Oui et non, parce qu'en fait j'avais déjà eu la médaille en 94, 4 ans plus tôt, donc c'est une saison très compliquée, 96-97, blessés pendant quelques mois.
00:41Sur le programme de l'Iquiluc, je n'ai pas été très performant, je me suis re-blessé avec le programme de Napoléon en 97.
00:48Et 98, oui effectivement, on ne me voyait peut-être pas médaillé, sachant qu'en plus il y avait les jeunes derrière qui poussaient pas mal.
00:54Moi je savais que c'était ma dernière Olympiade, mais ce programme de D'Artagnan a tout de suite fait mouche en fait.
00:58Et avant ce programme libre, là vous étiez cinquième du classement, et grâce à D'Artagnan, vous êtes passé troisième, donc vous avez eu cette fameuse médaille de bronze.
01:06Vous êtes fort Thomas !
01:07Vous étiez au commentaire Nelson ?
01:09Oui absolument.
01:09J'ai eu un 6-0 ce jour-là, parce qu'on était encore au 6-0 à l'époque.
01:14Il est passé à quelques centièmes de la médaille d'argent, je crois que c'est ça.
01:18Avec Elvis Toiko qui fait deuxième, comme en 94, mais en fait ce programme il a surtout déclenché, aujourd'hui les gens se rappellent peut-être plus du gars qui a fait le truc à l'épée de D'Artagnan.
01:28Sans épée, c'était une des premières fois qu'on voyait une trajectoire en ligne droite de petits pas, à la fin du programme, où je donnais vraiment beaucoup d'énergie dans cette suite de pas.
01:40C'était le chorégraphe Joseph Arena qui avait chorégraphié ce programme, il m'avait vraiment donné des clés qui me permettaient de faire de la chorégraphie sans me fatiguer.
01:48C'est-à-dire que c'était vraiment de l'écriture chorégraphique qu'il avait su me transmettre, et ça a été vraiment un bonheur pour moi, parce que je le vois aujourd'hui.
01:57Les gens se rappellent.
01:58Ils se souviennent de ça, ça nous a tous marqués. Vous étiez déjà proches tous les deux ou pas ?
02:02Les candidats de l'émission s'en souviennent un petit peu moins.
02:06Ah bah oui !
02:07Si j'en juge par leur performance sur la glace, il y a encore un petit peu de travail.
02:14Mais oui, bien sûr, j'ai rejoint, si je puis dire, Philippe, au commentaire au milieu des années 90, puisqu'au départ il y avait un contrat d'exclusivité, me semble-t-il, avec TF1.
02:24Mais ensuite, avec Isabelle Duchanet, vous savez, la patineuse canadienne dont tout le monde se souvient, nous avions commenté les performances de Philippe, avant de le rejoindre au micro.
02:33Allez, un autre extrait sénant.
02:34Magnifique double-loute, ce piqué, c'est extraordinaire Patrick, c'est merveilleux, regardez ça !
02:40Ces petites jambes fines que surmontent un extraordinaire fessier rebondi, que l'on aperçoit sur cette jupette en tulle, avec cette culotte qui lui rend dans les fesses.
02:51Non mais regardez ce cul qu'elle a, c'est incroyable et quel salope !
02:56Oui, oui, merci !
02:58C'est les guignols !
03:01Est-ce que l'imitation est très bonne ?
03:04Il n'y avait pas encore l'IA, mais c'est une très bonne parodie, qui est assez proche de la réalisation finalement, parce que je pense que s'ils ont sorti ça, c'est qu'il n'y avait pas de fumée sans feu.
03:13Vous les regardez, les guignols de l'info, parce que vous aviez tous les deux votre marionnette au guignol.
03:17Est-ce que ça vous a marré, ou est-ce que de temps en temps ça vous blessait un peu cette caricature ?
03:21Non, pas du tout, j'en ai parlé avec quelqu'un que vous connaissez tous, Bruno Gassiot, qui est un ami, qui était un auteur des guignols.
03:28Il me disait que moi, ma marionnette permettait de mettre en lice d'autres personnes, soit par des interviews, soit par des sportifs, etc.
03:36Donc je n'ai jamais eu aucun problème avec ça, et puis sans doute mes origines anglo-américaines me font dire que l'auto-dérision, c'est parfait.
03:43Se moquer d'autrui, c'est assez facile, se moquer de soi-même, ça l'est un peu moins, ceux qui me connaissent, Philippe le sait, j'ai aucun problème avec ça.
03:50Vous aussi, Philippe, ça allait ?
03:52Moi, j'ai connu les deux étapes, en fait, parce qu'il y a l'étape où j'étais patineur chez les guignols, et après l'étape où, effectivement, ils reprenaient un petit peu ce qu'on faisait en commentaire,
04:00mais c'est ce qui a fait aussi la notoriété de notre duo, voire le trio, et qui a amené du monde à écouter le patinage.
04:05D'ailleurs, les gens nous disent, on écoute avec vous le patinage, mais c'est vrai qu'avant, avec l'épopée de Papin, on connaissait aussi que de temps en temps, cette émission lui a fait du mal pour sa famille,
04:15parce qu'on nous faisait un peu passer pour des abrutis, nous, les sportifs, quand je faisais d'Artagnan, je me retrouvais le lendemain matin avec 36 épées dans le dos,
04:22parce que je m'étais cassé la figure sur le programme, et donc t'en prenais plein la gueule, t'avais tes collègues à l'entraînement qui te disaient,
04:28ils sont bien foutus de ta gueule aujourd'hui, les guignols, mais bon, comme dit Nelson, en fait, les guignols valaient mieux yètes que pas yètes,
04:34parce que ça voulait dire qu'en fait, t'étais déjà une personnalité aimée des Français.
04:39Et donc ça comptait. Allez, un autre générique.
04:47C'est un intervile que vous avez animé ensemble.
04:51Absolument, d'ailleurs, ça a signifié la fin de cette émission.
04:55J'avais fait couler le programme.
04:58J'ai animé Jeux sans frontières et Intervile pour la dernière fois, les deux émissions ne s'en sont pas remises.
05:03Rideau, rideau, rideau, exactement.
05:06Donc, avec Philippe, nous étions Amnéville, de mémoire, en Moselle.
05:08C'est-à-dire que Nelson a fait peur à la vachette, elle n'a jamais voulu revenir.
05:12Donc voilà.
05:13C'était sur France 3 à l'époque.
05:14Oui, absolument, mais ça reste au contraire.
05:16Je pense que c'est vrai que notre duo, je pense effectivement, je pense que vous le savez, vous le reconnaissez,
05:21Marc, je pense, continue à marquer, je l'espère, en tout cas en dehors des sphères du patinage.
05:26Parce que, juste une précision, Thomas, le patinage artistique, bon déjà, il y en a 3-4 fois par an, grosso modo entre novembre et mars.
05:32En plus, c'est souvent à Tokyo, comme notre pièce de théâtre, ou je ne sais pas, au Canada, en Amérique, etc.
05:38Ça passe à minuit, ça ne passe pas en direct, comme au Sénégal hier soir, à 20h30, n'est-ce pas, ça passe.
05:44Et donc, je pense que notre duo, malgré ces obstacles, voilà, existe, continue à exister, j'espère, dans le cœur des gens.
05:50Sur Interville, on s'est un peu, enfin, ils se sont tirés un peu une balle dans le pied, puisqu'on n'allait pas dans les villes.
05:56On a tourné toutes les émissions à Amnéville, à l'époque, donc aller demander à quelqu'un qui habite à Amnéville de porter un t-shirt de Marseille pour supporter un Marseille d'Axe,
06:05c'était un peu compliqué pour continuer à avoir la même ambiance, parce que la genèse de cette émission, c'est quand tu vas dans les arènes de Dax, rencontrer Marseille et compagnie.
06:14Et vous avez regardé le retour d'Interville cet été ou pas ?
06:17Non.
06:17Non, vous n'avez pas regardé ?
06:18On a vu qu'au début, c'était un peu compliqué, mais bon...
06:21Ça a plutôt bien marché, finalement.
06:22S'ils trouvent la bonne ambiance entre les villes, c'est ça qui est génial, et puis il y a plein de gens qui ont aujourd'hui envie de se donner un petit peu des challenges.
06:29Joli programme d'été, très aimé par le général de Gaulle, vous saviez-vous ?
06:33Ah bon ?
06:33Oui, le général de Gaulle aimait beaucoup ce programme, et d'ailleurs, c'est sous les auspices du général de Gaulle, enfin, si je peux dire, et de son gouvernement,
06:39que Jeux sans frontières, tout ça, j'ai appris quand j'ai animé, que Jeux sans frontières a été créé par la suite, à l'époque où il est l'Europe des 6.
06:45Voilà. Allez, un dernier extrait.
06:52Danser avec les stars.
06:53Ça ne dit rien à Nelson, ça. Il n'est pas resté assez longtemps.
06:56Il va faire un blackout.
06:57Il me taquine là-dessus, c'est une réplique de notre pièce, effectivement.
07:01Il me dit, oui, vous êtes resté deux minutes dans Danser avec les stars, non, je dis deux minutes trente.
07:06Parce qu'alors, vous, vous avez été finaliste à Danser avec les stars, Philippe Candelot, de la deuxième saison.
07:12Vous avez fini deuxième, juste derrière Chaim.
07:14C'est ça.
07:15Elle était excellente, Chaim. Personne n'aurait pu la battre.
07:17Indépassable, absolument. Mais vous avez fait quand même une très belle performance.
07:20Bon, c'est vrai que Nelson, en revanche, ça a été plus compliqué.
07:23Plus flaxé, clair.
07:24Je pense que dit Pierre de Coubertin, un fondateur de l'important, est de participer.
07:28Oui, bien sûr. Mais c'est vrai que les jurés ont été assez durs à l'époque, suite à votre première prestation.
07:36Je crois que je me souviens que vous avez eu la note de deux, à un moment, de Chris Marquez,
07:39qui disait que finalement, vous aviez pris...
07:41En fait, ce qu'ils vous ont reproché, c'est de prendre le programme un peu par-dessus la jambe,
07:44sans mauvais jeu de mots.
07:44Est-ce que ce n'est pas exact ?
07:49Bon, je vais dire maintenant, dix mois après, je m'en suis remis.
07:52Mais ce n'est pas exact.
07:53Franchement, les entraînements, les répétitions étaient longues, parfois ardues.
07:58Enfin, Philippe sait tout ça.
07:59Et voilà, j'ai vraiment essayé de faire de mon mieux.
08:02Je ne pensais pas sortir aussi vite.
08:03Mais enfin, apparemment, ma prestation a dû marquer les gens, puisqu'on m'en parle encore.
08:07Donc, voilà.
08:09Mais dans une compétition, on parle souvent du premier, mais aussi du dernier.
08:12Comme dans le tour de France cycliste, premier ou dernier.
08:14Finalement, c'était bien joué.
08:15Ce que je trouvais dommage chez Netson, c'est pas dans cette émission.
08:18Ce qui est compliqué, c'est qu'aller demander autant d'entraînement à une personne
08:21qui a déjà plus de 70 ans, et quelqu'un qui en a 25.
08:2450 ans de différence, imaginez seulement, entre certains, 45 ans de...
08:29On ne peut pas juger.
08:29On pourrait laisser Chris Marquez se mettre des deux,
08:32mais il faudrait que les gens qui sont un peu plus âgés,
08:34aient peut-être des points de handicap supplémentaires,
08:37en disant, s'il avait trois points d'handicap parce que par rapport à son âge,
08:40ça aurait fait cinq.
08:41Donc, c'est moins...
08:42En fait, le deux, je trouve qu'il est blessant.
08:45Il est injuste.
08:46Il est pas injuste, parce que sur la partie technique,
08:48on va pas dire que Netson méritait un vice.
08:49T'as un genre, est-ce que tu veux dire ?
08:50Il est pas injuste, parce que c'était nul.
08:53En termes de qualité technique...
08:55En fait, il était trop généreux.
08:57Jean-Marc, d'ailleurs.
08:58Merci Philippe Cordellero, merci Nelson Monfort.
09:04Je rappelle les apprentis champions au ski, ça commence aujourd'hui.
09:06C'est du lundi au vendredi, 17h40 sur W9.
09:09Et c'est toujours un bonheur de vous recevoir dans cette émission.
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