00:00Et donc, oui, cette volonté, cette ambition de réarmement est en route,
00:06mais là encore, il faut avoir du leadership au niveau européen
00:09pour que ça se fasse de façon harmonisée et pas de façon séparée,
00:13parce que si on le fait de façon séparée, on en reviendra à ce qu'on disait tout à l'heure,
00:17fragmentation, la fragmentation ce n'est pas la puissance.
00:19– Mais vous pensez que c'est l'eau est cible ?
00:21– Ah mais écoutez, je l'ai fait, donc je peux dire que oui,
00:23je l'ai fait quand j'étais commissaire, notamment en charge des affaires de défense.
00:26– Souvenez-vous, Madame Né, qu'il y avait beaucoup d'interrogations
00:29sur la capacité de fournir des obus, vous vous souvenez,
00:31ces fameux obus 155, pour aider précisément les Ukrainiens à réagir,
00:37on n'en fabriquait que 600 000 par an, les Russes étaient environ à 2 millions,
00:42eh bien, on a pris les choses en main, et en espère de moins de 18 mois,
00:45on est passé à plus de 2 millions, c'est-à-dire qu'on a rattrapé
00:47pratiquement la capacité de production de la Russie.
00:49Donc oui, c'est possible, mais il faut du leadership, il faut de l'énergie,
00:53il faut avoir une vision, il faut avoir aussi des moyens.
00:56Pour pouvoir précisément le faire de façon mutualisée,
00:58et ne pas laisser un État ou un autre faire les choses.
01:01Donc oui, c'est possible, mais là encore, et je le redis,
01:03vous savez, dans les moments aussi critiques que nous vivons,
01:06c'est des moments que je considère historiques, dans un certain sens,
01:10eh bien, c'est les hommes qui font la différence, ou les femmes, bien entendu,
01:16et c'est le leadership qui doit compter plus que tout.
01:20Aujourd'hui, je le dis, au niveau des institutions européennes,
01:23on a des institutions qui sont, hélas, par rapport à la situation,
01:27trop faibles, me semble-t-il, par rapport au caractère historique
01:30que nous avons à fond.
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