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  • il y a 4 mois
Thierry Breton, ancien Commissaire européen au marché intérieur et ancien ministre de l'Économie, est l'invité de BFMTV. Il est revenu sur les manifestations anti-immigration de ce week-end à Londres et plus globalement de l'intégration des immigrés en Europe, mais aussi de l'instabilité politique qui règne en France.

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Transcription
00:00J'ai dit uniquement que dans les moments que nous vivons, qui sont des moments, pardon de le dire, un peu historiques,
00:04parce qu'on voit la situation dans laquelle se trouve notre pays désormais,
00:08et c'est une situation hélas historique, pas du reste pour aller dans le bon sens.
00:12On aura peut-être l'occasion d'en reparler dans quelques instants, si vous le voulez bien.
00:15Qu'est-ce que j'ai dit ? J'ai dit que l'histoire nous éclaire.
00:18Et moi j'ai vécu la première cohabitation, j'étais très proche de René Monnery et de Jacques Chirac à l'époque,
00:23et j'ai vu ce qui s'est passé. La première cohabitation c'est en 1986.
00:26François Mitterrand a tout fait pour essayer de garder la majorité.
00:31Il n'a pas pu, il avait donc à ce moment-là mis un peu de proportionnel pour permettre au Front National,
00:35à l'époque c'était le Front National, de rentrer à l'Assemblée Nationale avec 35 députés,
00:40pour essayer de fragiliser la droite. Ça n'a pas marché, et donc le Parti Socialiste perd la majorité à l'Assemblée.
00:46Il va donc falloir qu'il appelle quelqu'un pour être le premier, ou la première, Premier Ministre de la cohabitation.
00:53Et c'est assez intéressant parce que qu'est-ce qu'il va faire ?
00:55Au lieu de dire, bon ben voilà, je vais appeler quelqu'un, je vais demander de faire le parti,
00:59il va essayer de faire un petit peu, peut-être toutes choses égales par ailleurs,
01:02ce qu'Emmanuel Macron a essayé de faire.
01:04Il essaie de dire, je vais essayer de bâtir un peu une coalition moi-même.
01:07Et il va dire, tenez-vous bien, il va commencer par dire, je vais appeler Simone Veil.
01:11Le premier parti, c'était le RPR.
01:14Et le second, un peu plus loin, c'est loin du reste, c'était l'UDEF.
01:17Simone Veil était UDEF.
01:18Évidemment, les gens du RPR disent, absolument pas.
01:20Donc Simone Veil, out.
01:22Out. Ensuite, il va dire, bon ben je vais appeler, tenez-vous bien, Valérie Giscard d'Estaing.
01:26Par elle.
01:26Ensuite, il se dit, bon ben alors, je vais appeler un RPR, un gaulliste acceptable pour moi.
01:33Et il va chercher Jacques Chaband-Elmas.
01:36Out.
01:37Enfin, il dit, bon ben, je vais essayer de trouver quelqu'un d'autre.
01:39Il va appeler Raymond Barre.
01:41Out.
01:41Il essaye enfin Alain Perfit.
01:43Et finalement, il a des espoirs de cause, alors qu'il ne voulait absolument pas le faire.
01:46Vous savez ce qu'il fait, M. Fauvel ?
01:47Il l'appelle Jacques Chirac.
01:48Et pourquoi il l'appelle Jacques Chirac ?
01:49Parce qu'il dit, bon ben, les institutions font que, ok, je vais donc être obligé d'appeler,
01:54puisqu'il ne voulait pas le voir.
01:55Je peux vous le livrer en confidence à ce micro.
01:58Il ne voulait pas le voir.
01:59Et pourquoi il va le chercher ?
02:00Il l'appelle.
02:01Parce que c'était tout simplement le président du premier groupe à l'Assemblée nationale.
02:06Je ne veux pas dire que c'est ce qu'il faut faire.
02:07Je dis simplement que c'est une...
02:09Je dis que, encore une fois, c'est une éventualité, donc une possibilité.
02:13Je n'ai fait que rappeler...
02:14C'était un souhait de votre part, comme ça a pu être interprété.
02:15Absolument pas, non, je crois que ça n'a pas été, car j'ai bien expliqué cette dimension,
02:20cette dynamique, encore une fois, qui est une dynamique historique,
02:23qui à un moment peut nous éclairer, peut-être.
02:24Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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