00:00Je suis un, j'allais vous le dire, c'en est ma boucle, un amoureux des Etats-Unis.
00:04Toute ma vie, j'ai évidemment travaillé beaucoup pour France, je suis français, et évidemment, mon pays par-dessus tout.
00:12Mais j'ai beaucoup travaillé aux Etats-Unis aussi.
00:14Et quand je vois ce que sont devenus les Etats-Unis d'Amérique, on parle de guerre civile,
00:19mais la guerre civile, bien sûr on peut en parler de ce qui se passe en Europe et en France,
00:23mais la guerre civile aux Etats-Unis.
00:25Pensez donc que désormais, l'armée va dans les villes, l'armée va à Los Angeles,
00:30pour maintenir la sécurité.
00:32Oui, mais enfin, c'est quand même invraisemblable.
00:34Encore une fois, ça ne veut pas dire qu'il faut qu'on fasse des efforts et des progrès nous-mêmes.
00:39Mais s'il y a un pays aujourd'hui qui est malade, vraiment malade, ce sont les Etats-Unis d'Amérique.
00:45Et donc, je dirais que, avant de faire la morale au monde entier,
00:50commençons, chacun, par travailler chez nous, et en particulier nos amis américains.
00:56Et ils ont beaucoup à faire, croyez-moi.
00:57Je prends une phrase, par exemple, de ce qu'il a dit.
00:59On ne peut pas maintenir un État-providence en ouvrant un pays sans limites,
01:03dit-il sur le plan de l'immigration. C'est faux ?
01:05Mais il a raison. Il a raison, mais là encore.
01:08Regardez ce qui se passe aux Etats-Unis.
01:10Je voudrais vous donner quelques...
01:11Parce qu'il faut quand même que nos téléspectateurs et nos auditeurs aient conscients de ce qui se passe.
01:15Aux Etats-Unis, on a le droit... Vous savez, moi, j'ai été professeur également aux Etats-Unis.
01:18J'ai été professeur dans une grande université.
01:20Et on veille à ce qu'il y ait des équilibres entre différents représentants ethniques,
01:27y compris parce qu'on a le droit aux Etats-Unis d'en parler.
01:29Alors, on appelle les Caucasiens, on appelle les Latinos, on appelle les Asiatiques.
01:34Et ça, on a le droit aux Etats-Unis.
01:37J'ai regardé un petit peu, y compris pour préparer notre entretien, c'est-à-dire Mabrouk.
01:42En 1960, il y avait 86% de la population qui était d'origine caucasienne.
01:47Et il y en avait 3% qui étaient d'origine hispanique.
01:50La population afro-américaine, elle est toujours aux alentours de 10 à 13%.
01:56En 2024, c'est-à-dire aujourd'hui pratiquement,
02:00les Hispanos, les Latinos, comme on dit, ils sont à 22%.
02:03Les Caucasiens, ils sont descendus à 55%.
02:06Et tenez-vous bien, en 2050, si jamais il n'y a plus d'immigration,
02:11Donald Trump ferme toutes les portes, on sait que ce ne sera pas possible.
02:14Mais c'est s'il les ferme.
02:15Il en prend le chemin.
02:15Eh bien, on sera à 49%.
02:17On sera à 49% de Caucasiens.
02:19Donc, conclusion ?
02:20Et on sera pratiquement à 30%.
02:21Voilà pour les Caucasiens et les Hispaniques.
02:23Et pour le reste ?
02:24Ça veut dire que lui, qu'est-ce qu'il dit ?
02:25Il dit que précisément,
02:28parce qu'en fin, ce sont notamment la population hispanique,
02:31il y a beaucoup de migrants, évidemment,
02:32qui traversent la fameuse frontière.
02:34Et il dit qu'il désigne ceci comme étant à l'origine
02:37du mal-être et de l'insécurité américaine.
02:39Donc, ce que je veux dire,
02:41je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire.
02:42Entendons-nous bien.
02:43Je dis simplement qu'avant de faire la morale au monde entier,
02:46qu'ils regardent un peu ce qui se passe.
02:47Parce que, pourquoi ?
02:48Parce que les suprématistes,
02:50les suprémacistes,
02:51les suprémacistes qui sont à la base,
02:53à la base, je dirais,
02:54de la base.
02:54De l'currence,
02:54de l'insécurité américaine,
02:56de l'insécurité américaine,
02:56ce qui saut à la base.
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