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  • il y a 20 heures
Le chef du gouvernement Sébastien Lecornu affirme à nos confrères du Parisien ne souhaiter "ni la censure", "ni la dissolution".

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Transcription
00:00Hier, dans la soirée, on a eu cette information de l'entourage de Sébastien Lecornu qui disait qu'en cas de censure du gouvernement voté la semaine prochaine, il y aurait une dissolution.
00:09Les élections législatives auraient lieu en même temps que les élections municipales.
00:14Alors, entre-temps, il y a eu un léger rétro-pédalage du Premier ministre qui a tenu à rassurer ceux qui pouvaient s'inquiéter, comme vous, Bruno Jeudy.
00:27Regardez, soyons clairs, je ne veux ni de la censure, encore moins de la dissolution.
00:32Mon combat, c'est la stabilité et repousser le désordre.
00:36Thierry Arnaud, on était ensemble quand on a découvert ces fameuses déclarations de l'entourage du Premier ministre.
00:42Bon, il a vu que finalement, ça prenait beaucoup d'ampleur.
00:46Oui, et ce qui est intéressant, c'est qu'on se disait hier que ce qu'il y avait d'important dans ces annonces, c'est non seulement le contenu,
00:53c'est-à-dire le fait qu'il envisage les dissolutions et qu'il enclenche la mécanique d'organisation d'élections pour les 15 et 22 mars,
01:01mais aussi qu'il ait manifestement laissé fuiter, même fait fuiter cette information,
01:06pour lancer au fond un avertissement à tous ceux qui vont reprendre les travaux parlementaires dans les prochaines heures.
01:12Et en réalité, il y en a autour de cette table qui connaissent mieux les coulisses que moi,
01:16mais il apparaît qu'il n'a pas véritablement calculé ce coût-là, il n'a pas mesuré l'impact que pouvaient avoir ces petites phrases de son entourage auprès des journalistes,
01:28il n'a pas mesuré l'impact que pourrait avoir un urgent sur le fil de nos confrères de l'agence France Presse, repris par les journaux, repris par l'élection de BFTV.
01:37Non, Bruno Jeudy, Bruno Jeudy, balancez les informations là.
01:41Oui, c'est un peu pris des pieds dans le tapis, on va dire, il y a eu un gros loupé, effectivement, il y a eu une phrase de prononcée de ce type-là,
01:52ce qu'il faut voir, il faut expliquer les choses simplement, le Premier ministre a été très agacé, très surpris surtout,
01:57de la double censure déposée vendredi par d'abord le RN, puis les filles qui ne pouvaient pas rester en dessous de la main.
02:07Et ça, ça a beaucoup agacé le Premier ministre.
02:09Il devrait s'y habituer quand même.
02:10Non, mais qu'il n'a pas trop compris, parce que lui, il dit, pour une fois, on était tous d'accord sur le Mercosur,
02:16puisqu'il y a de la France, vote non.
02:18Et en fait, il considère, lui, qu'à la fois le RN, avec cette censure de mardi, fait une opération de diversion
02:23par rapport au procès de Mme Le Pen qui s'ouvre mardi.
02:27Quant à LFI, si vous lisez leur texte, c'est quelques pages sur le Mercosur,
02:32et des dizaines de pages, très très long, sur Nicolas Maduro.
02:37Donc, l'excite le Premier ministre n'a rien à voir avec la censure.
02:42Du coup, le Premier ministre s'échauffe un peu.
02:46Puisque c'est comme ça.
02:47On prononce cette phrase, et ensuite, effectivement, cette phrase devient un propos off destiné par Matignon,
02:55qui devient on dans une dépêche AFP.
02:57J'essaie un peu de donner quelques coulisses.
02:59Effectivement, ça prend des proportions importantes, ça surprend tout le monde.
03:02Et surtout, c'est un petit peu contradictoire avec l'idée qu'il travaille pour essayer d'avoir un compromis,
03:09alors que là, il fermerait la porte à tout compromis en acceptant de dissoudre.
03:14D'autant plus que, par ailleurs, je ne suis pas sûr que techniquement, les scrutins soient possibles les deux jours.
03:18Je me souviens de l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
03:21me disant qu'on ne pouvait pas techniquement faire ces deux scrutins en même temps.
03:26On n'a pas assez de papier.
03:27Parce qu'on n'avait pas assez de papier.
03:28C'est l'énerve.
03:30C'était très compliqué.
03:32Donc, en plus, sous réserve, que ce soit possible.
03:34Résultat des courses, ils ont rétro-pédalé aujourd'hui.
03:37Et là, on est plutôt parti pour avoir une semaine où ils vont quand même compter les voix,
03:42parce que, vous savez, une dissolution, ça peut arriver aussi sur un accident.
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