Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois
Avec Arlette Chabot

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##DROLE_D_EPOQUE-2026-01-09##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et à 7h49, comme tous les vendredis, on vous retrouve, Arlette Chabot, bonjour.
00:05Bonjour.
00:06Avec ce sujet, naturellement, dans l'actualité, la signature du Mercosur,
00:11qui est, je cite le Président de la République, un accord d'un autre âge négocié depuis trop longtemps.
00:16Cette position de dire non absolument, de taper du poing sur la table d'une certaine manière,
00:21venant de la position de la France, ça n'était pas la position la plus attendue.
00:25On attendait quelque chose de plus prudent. Et pourtant...
00:28Et oui, pourtant c'est une décision a priori, évidemment, cohérente.
00:32La France n'est pas satisfaite du contenu de l'accord.
00:34La ministre de l'Agriculture ne cesse de le dire.
00:37Alors certes, il y a eu des améliorations ces dernières semaines, en raison des négociations.
00:42Le Président de la République l'a reconnu lui-même.
00:45Mais on est encore loin du compte, justement, sur ces fameuses clauses miroirs que vous évoquiez à l'instant.
00:51Avec votre interlocuteur, ces clauses miroirs, c'est-à-dire, simplement, imposer aux autres,
00:58à ceux qui vont exporter vers nous leurs produits, les mêmes normes que celles qu'on impose, effectivement, à nos producteurs.
01:04Mais la décision du non, elle est purement liée au contexte politique.
01:10Évidemment, le Président de la République s'est souvenu que le Parlement, Sénat et Chambre des députés,
01:17Assemblée nationale avaient voté contre, effectivement, le projet de Mercosur et de traité de libre-échange.
01:24Et puis, il y a la dernière menace, celle brandie par Bruno Retailleau, les Républicains,
01:28pourraient voter une motion de censure si la France ne s'opposait pas, ne votait pas non à ce projet de texte d'accord
01:39avec les pays membres du Mercosur.
01:41Donc, ça signifie tout simplement...
01:42Ce n'est pas certainement déposé par le Rassemblement national, nous a dit Jordan Bardella, hier soir.
01:46Absolument, le Rassemblement national va maintenir.
01:48Mais s'il y avait, effectivement, les voix des députés LR,
01:51on imagine, simplement, la chute du gouvernement de Sébastien Lecornu.
01:56Et vous pouvez ajouter à cela, évidemment, la mobilisation des agriculteurs
02:01qui ne cessent pas, une colère qui est alimentée par beaucoup d'autres sujets en dehors du Mercosur.
02:08Donc, entre la France et l'Europe, pour une fois, le président de la République a vraiment clairement choisi la France
02:16n'ayant plus la possibilité de constituer une minorité de blocage
02:21qui aurait empêché, effectivement, l'adoption de ce traité.
02:26Ce qu'on en comprend de façon un peu tragique en vous écoutant ce matin, ma chère Arlette,
02:30c'est qu'en réalité, la position française ne changera rien.
02:33Le traité sera, de toute façon, adopté par une majorité de pays.
02:36Est-ce que cela signifie que la France pèse si peu aujourd'hui ?
02:40Voilà, alors ça, c'est votre sujet favori, bien entendu, la nostalgie du général de Gaulle.
02:46Nous sommes dans les années 65, la politique de la chaise vide
02:50parce que la France s'oppose à un projet de budget
02:55touchant notamment le financement de la politique agricole commune.
02:59Nostalgie aussi d'une époque où Jacques Chirac passait des nuits entières.
03:03Il était alors ministre de l'Agriculture entre 1972 et 1974.
03:09Des nuits entières à négocier avec ses partenaires pour obtenir des clauses avantageuses pour la France.
03:16Mais, eh bien voilà, c'était un autre temps, cher Maxime.
03:21La France comptait beaucoup en Europe.
03:24La France, pays fondateur de l'Europe, était entendue.
03:27La France était aussi le deuxième exportateur mondial de produits agricoles.
03:34Aujourd'hui, elle n'est, je crois, que sixième en passe d'être dépassée par l'Espagne.
03:39C'est triste, mais il faut être réaliste.
03:42Nous sommes dans un autre temps et la France a beaucoup plus de mal à défendre ses intérêts
03:47dans une Europe à 27 et non plus à 6 ou à 9.
03:50Ça, c'est sur le réalisme d'Arlette Chabot ce matin que vous retrouvez tous les vendredis sur l'antenne de Sud Radio.
03:55J'ajoute, si vous voulez, ma chère Arlette, dans la longue liste des problèmes que vous avez évoqués dans l'agriculture française,
04:01la balance agricole-commerciale qui est déficitaire pour la première fois
04:04et qui a perdu, je crois, 93% en seulement 8 mois.
04:08De cela, il sera forcément question avec mon invité politique bien choisi ce matin,
04:12parce que c'est Nicolas Faurissier qui est le ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité.
04:17Il sera avec nous à 8h15, on se retrouve dans une poignée de secondes sur Sud Radio
04:21avec la dernière respiration, les chevaliers du fiel qui seront avec nous.
04:25A tout de suite.
Commentaires

Recommandations