00:00A Faoura, un village qui fait face au barrage de Bourutma dans le nord de la Tunisie,
00:06Atef, activiste dans la lutte pour le droit à l'eau, rencontre des villageois qui n'ont pas l'eau potable chez eux.
00:15Je dois marcher des kilomètres pour avoir de l'eau. Et je fais ça plusieurs fois par jour.
00:21Ils documentent leur cas pour l'envoyer à des ONG qui tentent de recenser les problèmes des citoyens d'accès à l'eau potable.
00:28Donc ce qui est paradoxal, c'est qu'ici dans ce village, ils voient l'eau chaque matin dans un des principaux barrages de la Tunisie,
00:38le barrage Bourutma, ils n'ont aucune goutte.
00:41Des kilomètres à Dodane avec des bidons à remplir, ou bien le système D comme nous le montre un autre villageois.
00:47Dans les hauteurs du village où se trouve une source, il a lui-même avec d'autres habitants installé des tuyaux faits de briques et de brocs pour accorder l'eau aux maisons.
00:58Tous ces tuyaux en caoutchouc qui descendent depuis la source vers les maisons, ce sont nous qui les avons installés.
01:04Ils desservent deux localités avec ce système complètement précaire.
01:08Nous buvons, nous mangeons, nous lavons la vaisselle et nous nourrissons les animaux avec cette eau.
01:14Il n'a aucun moyen de vérifier la qualité de cette eau.
01:17Regardez, là, la terre et le calcaire, tout ça se mélange dans l'eau.
01:23Et malheureusement, nous sommes obligés de boire ça.
01:27Une conduite d'eau a été aménagée par les autorités, assez loin du village, mais c'est actuellement le seul point de ravitaillement.
01:34Et les villageois qui sont à côté, ils viennent chercher l'eau de ce point qui est anarchique, en fait.
01:40Les autorités disent que la problématique de desserte en eau potable, c'est justement lié au coût financier énorme,
01:48parce que les maisons sont éparpillées.
01:51Mais moi, je pense personnellement que l'argent ne pourrait jamais être un frein pour permettre à un citoyen d'avoir son droit de base.
02:05Selon l'ONG, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux, en 2024, les mouvements sociaux liés au droit à l'eau représentaient déjà 59% des protestations.
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