00:00Jean-François Pompé, c'est la position aujourd'hui du gouvernement qui va quand même tenter pour trouver un compromis sur le budget,
00:05le retour du budget à l'Assemblée nationale aujourd'hui, de faire accepter l'idée d'une surtaxe de 6 à 8 milliards sur les entreprises,
00:15surtaxe qui devait être temporaire. Dans ce gouvernement aujourd'hui, il y a des membres de LR. On est où ? Vous êtes où ?
00:22Attendez, là-dessus, d'abord, la Chine est en train d'écraser l'économie mondiale. Les États-Unis sont en train de déstabiliser la géopolitique et le commerce mondial.
00:35Et nous, notre débat aujourd'hui en France, c'est comment faire plaisir à M. Fort en augmentant l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur les entreprises,
00:45alors que tous les autres pays du monde, y compris en Europe, baissent les impôts des entreprises.
00:48Je rappelle que des impôts sur les entreprises, c'est des baisses de pouvoir d'achat pour les Français,
00:53parce que personne ne le dit, mais ça veut dire que c'est des salaires qui n'augmenteront pas.
00:56Première remarque. Deuxième remarque, et qui est tout aussi grave, on ne peut pas se compromettre dans tout et n'importe quoi.
01:02Il y a un moment, il faut dire stop, on a déjà sacrifié la réforme des retraites.
01:05On aurait pu dire à M. Fort, stop, vous avez obtenu, ce qui est déjà une folie, la suspension de la réforme des retraites.
01:11Maintenant, ayez le sens de l'intérêt général. Arrêtez le clientélisme.
01:14Ne pensez pas, vous socialistes, que vous allez tout d'un coup devenir responsable vis-à-vis de LFI,
01:20avec lesquels vous êtes compromis pendant des années, en disant que vous allez augmenter aussi les impôts.
01:24On ne peut plus accepter une approche aussi folle dans l'urgence du moment.
01:27Ça veut dire, Jean-François Copé, que la droite doit refuser...
01:29Alors c'est la baisse des dépenses qui doit compter.
01:31Ça veut dire, Jean-François Copé, que pour vous, ancien ministre du budget,
01:35la droite doit refuser ce compromis autour d'une augmentation, d'une surtaxe de l'impôt sur la société.
01:42Je pense à Pauline de Malherbe que, quand on s'appelle Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu,
01:47qu'on incarne, qu'on veut incarner, je ne sais pas quoi, le pompidolisme, le courage et je ne sais pas quoi,
01:51il y a un moment où on doit dire stop, on doit dire chacun prend ses responsabilités.
01:54On va mettre le 49-3 et c'est vous qui voyez.
01:57Nous sommes à deux mois des élections municipales, nous avons un monde en implosion,
02:00nous avons besoin d'un pays stabilisé.
02:02Stop, arrêtons les hausses d'impôts, vous avez déjà obtenu beaucoup.
02:05Maintenant, il faut s'arrêter là, voter ce budget et rapidement revenir à l'essentiel.
02:10Nous ne pouvons pas continuer de paralyser les services publics.
02:13Si on est tout à fait réaliste, ils font ça.
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