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  • il y a 7 mois

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00:00Et alors j'ai eu la chance de recevoir ce matin la romancière la plus lue de France avec déjà plus de 5 millions de lecteurs
00:07et des livres traduits dans 45 langues. Bonjour Mélissa D'Acosta !
00:12Bonjour !
00:12Et merci d'être là ce matin pour nous parler de votre nouveau roman, Fauve, qui sort aujourd'hui même,
00:19avec qui j'ai passé toutes mes vacances de Noël, il m'a suivi partout celui-ci, on s'est pas lâchés tous les deux,
00:25et on va en parler dans un instant, mais avant d'en parler, on va dresser votre portrait sonore pour mieux vous connaître des petits sons.
00:32Et voici le premier.
00:33On écrit sur les murs le nom de ce qu'on est, des messages pour les jours à venir.
00:40Vous vous souvenez, c'est les Kids United !
00:41On écrit sur les murs, alors vous Mélissa D'Acosta, dès vos 7 ans, vous avez commencé à écrire des contes, des poèmes, puis des romans.
00:49Qu'est-ce qui vous poussait comme ça à écrire ? C'est assez étonnant ça, c'est très jeune quand même.
00:54Oui, je pense que c'était une prolongation du jeu et de l'imaginaire pour moi, tout simplement.
00:59Vous étiez une grande lectrice déjà ?
01:01J'étais une grande lectrice, mais en fait j'ai commencé à lire et j'ai commencé à écrire en même temps.
01:07D'accord, les deux à la fois.
01:08Mais voilà, l'écriture c'était vraiment un jeu, une façon de prolonger le terrain de jeu de l'imaginaire.
01:13Du coup au collège, quand il y avait rédaction, vous étiez...
01:15J'adorais ça, j'adorais ça !
01:17Il paraît que vous avez commencé une cinquantaine de romans, mais personne ne les a jamais lus.
01:22Ah oui, oui, oui, de mes sept ans à mes vingt-cinq ans, on va dire,
01:28ce n'était que des débuts de romans, tous abandonnés, dès que l'inspiration s'en allait.
01:31Et vous n'en sortez pas de temps en temps en vous disant, ah tiens, il y a peut-être quelque chose à faire avec ça ?
01:34Non, je ne préfère pas, ce n'est pas toujours très bon.
01:38Allez, la suivante.
01:39Ma sœur de Clara Luciani, parce que vous êtes Mélissa D'Acosta, l'aînée de trois sœurs,
01:57et à 14 ans, vous apprenez que votre sœur de 12 ans, à l'époque, souffre d'une tumeur au cerveau inopérable.
02:03Aujourd'hui, elle va bien, elle a sa vie à Lyon, mais à l'époque, c'est évidemment un drame pour toute la famille,
02:08ça a dû être très violent, ça.
02:10Oui, évidemment, voir ses parents s'effondrer, c'est toujours un petit peu particulier.
02:17Et puis ce mot, tumeur, qui fait peur.
02:21Qui fait peur, en effet.
02:23Et donc, ça a été un passage délicat de votre vie.
02:26Est-ce que c'est quelque chose, une épreuve qui justement vous a obligé à grandir plus vite ?
02:32Ah oui, très certainement, très certainement, parce qu'on prend une place qui n'est pas forcément la nôtre,
02:37parce que j'avais une toute petite sœur qui avait à peine, je n'ai pas mes calculs,
02:43mais qui devait avoir à peine 5-6 ans.
02:46Et donc, on devient le parent de substitution, on essaye de faire croire que tout va bien.
02:51Et voilà, on prend un rôle un petit peu trop tôt de mère.
02:56Oui, c'est ça.
02:57Et ces souvenirs, est-ce qu'ils influencent aussi votre écriture ?
03:00Est-ce que dans les thèmes que vous abordez, parfois il y a aussi ces souvenirs-là ?
03:06Je ne sais pas, parce que d'une certaine façon, je préfère tenir tout ça à distance
03:11et jamais être dans la fiction, parce que ça maintient à distance la réalité.
03:17Mais inconsciemment, évidemment qu'il y a beaucoup de choses de mon vécu
03:20qui viennent se glisser dans les romans, c'est sûr.
03:23Quand on lit tout le bleu du ciel, on peut faire un rapprochement avec ce que vous avez vécu,
03:27peut-être avec votre sœur aussi et ses années.
03:29Oui, sûrement. Je ne cherche pas à détricoter tout ça.
03:34Oui, c'est ça. Vous ne vous posez pas cette question-là.
03:35Je ne me pose pas cette question, non.
03:37Allez, prochaine chanson.
03:40On aime ça.
03:46Alors justement, Tu m'oublieras.
03:47La Rousseau qui figure dans l'adaptation de Tout le bleu du ciel,
03:51adaptée de votre tout premier roman, Mélissa Nacosta, avec Camilou, Hugo Becker.
03:55On en avait parlé ici et vous y faites d'ailleurs une petite apparition.
03:58Vous jouez une gendarme.
03:59Ça vous a plu l'exercice de jouer une gendarme ?
04:03Moi, j'aime m'exercer à plein de nouvelles choses.
04:07Donc oui, ça m'a beaucoup plu.
04:08Avec Boris Barthélémy à vos côtés.
04:10Vous étiez très forte là-dedans.
04:12Et alors, j'ai vu que tous vos livres allaient être adaptés à l'écran, Mélissa Nacosta.
04:17Alors oui, il y a un petit peu d'exagération dans cette information.
04:20Mais en tout cas, il y a plusieurs livres, soit en cours d'adaptation,
04:26soit sur le point d'être optionné par des producteurs.
04:29Mais tous les droits de tous ont été vendus ?
04:32Pas encore, non.
04:33Non, d'ailleurs.
04:34Vous allez là !
04:35Attention, parce que si on peut motiver.
04:38J'ai un investisseur, Jonathan Anguillot, qui est encore là.
04:41Il y en a encore deux, trois à prendre.
04:42Encore deux, trois à prendre.
04:43Bon, très bien.
04:44Et alors, je dis que « Tout le bleu du ciel » était votre premier roman.
04:47Mais alors, ce n'est pas tout à fait vrai.
04:48Parce que c'est votre tout premier roman publié dans une petite maison d'édition.
04:53Parce qu'en fait, vous aviez écrit deux autres romans avant en auto-édition.
04:57Et qui n'avaient pas fonctionné ?
04:59En fait, je ne savais pas trop où les déposer.
05:02Donc, je les avais déposés sur Amazon.
05:03Il y a eu une époque où Amazon avait été très utile pour faire émerger des nouveaux auteurs.
05:08Mais moi, je suis arrivée peut-être cinq ans plus tard.
05:11Et on allait sur Amazon pour acheter des objets dont on avait besoin.
05:15Mais pas pour découvrir des auteurs.
05:17Donc, en fait, je les ai déposés.
05:18Puis, je n'ai rien fait de plus pour les faire vivre non plus.
05:21Je pense que je ne connaissais pas assez bien le système.
05:24Mais ça veut dire qu'il y a quand même quelqu'un qui, à un moment, a découvert votre livre ?
05:28Alors, pas sur cette plateforme.
05:30Du coup, quand j'ai terminé « Tout le bleu du ciel »,
05:32je n'ai pas voulu passer par Amazon.
05:35et j'ai entendu parler d'une autre plateforme qui s'appelle monbestseller.com
05:39et qui, là, est complètement dédiée à la découverte de nouvelles plumes.
05:43Et là, tout s'est emballé très, très vite.
05:45Et d'ailleurs, je crois que ça avait un autre nom à l'époque, ce livre.
05:47Oui, en fait, je l'ai déposé.
05:49J'ai déposé la première partie du roman.
05:51Il n'était pas terminé, donc je n'avais pas encore de titre.
05:54Et donc, je l'avais intitulé « Recherche compagnon de voyage pour Ultime Escapade ».
05:59Ah oui, c'était un peu long.
06:00Ce qui était très long.
06:01Et donc, ils ont raccourci tout ça.
06:02C'est devenu « Tout le bleu du ciel ».
06:04Ça a été un carton absolu.
06:05C'est sorti en poche en 2020.
06:08Et je crois que le confinement va vous donner un coup de pouce
06:10parce que ça a été le livre du confinement, quoi.
06:12Complètement.
06:13Il est sorti, je crois, à peine deux semaines
06:15ou une semaine avant le confinement.
06:17Et les gens étaient enfermés,
06:19avaient besoin de nature, de voyager.
06:21Et donc, je pense que la couverture avec l'herbe,
06:25le petit van, le ciel bleu...
06:27C'était ce qu'il nous fallait.
06:27C'était parfait.
06:28Appeler beaucoup de gens.
06:29C'était une dernière musique.
06:37On aime bien ça « Feel Good » de Charlotte Carbin, bien sûr.
06:41« Feel Good » parce que c'est le genre qu'on associe souvent à vos romans.
06:45Mais je crois que vous n'aimez pas beaucoup cette étiquette, Mélissa Dacosta.
06:49Parce que c'est vrai que vos romans, ils ne sont pas particulièrement « feel good ».
06:52Oui, et encore une fois, ça dépend de ce qu'on met derrière « feel good ».
06:57« Feel good » en France, c'est beaucoup connoté
06:59en romans très légers, très faciles, sans profondeur,
07:03qu'on lit l'été sur la plage.
07:04Après, dans d'autres pays, je sais qu'au Canada,
07:06ils étaient très surpris que je refuse l'étiquette
07:08parce qu'ils me disaient « feel good »,
07:10c'est simplement un roman qui fait grandir, qui fait du bien.
07:13Donc en fait, tout dépend de ce qu'on met derrière cette étiquette.
07:17Et alors, peut-être c'est à cause de cette étiquette « feel good »
07:19ou l'idée un peu idiote que vous écrivez,
07:22plutôt pour les femmes, moi je pensais ça.
07:24Et du coup, je n'avais jamais eu la curiosité de lire vos livres,
07:27mais ici à Dacosta, je le regrette maintenant
07:29parce que j'ai vraiment, vraiment accroché
07:31à la lecture de votre dernier roman qui s'appelle « Fauve ».
07:34Et on en parle dans un instant.
07:36Si on reprend, à tout de suite.
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