Alors que Donald Trump a annoncé que le Venezuela n'organisera pas de nouvelles élections dans les trente prochains jours, suite à l'exfiltration du président Nicolas Maduro, l'historienne Laurence Debray, invitée de L'Heure des Pros 2, reste inquiète pour la population.
00:00Alors écoutez, il y a deux choses. Il y a la diaspora et les Vénézuéliens de l'intérieur.
00:05La diaspora, comme moi d'ailleurs, on a tous fêté le départ de Maduro, évidemment.
00:11Mais à l'intérieur du pays, pas du tout.
00:13D'abord parce que la peur règne, le régime reste intact.
00:18Tant qu'il y a le ministre de l'Intérieur, le ministre des Forces armées, la vice-présidente en place, rien ne change.
00:25Et d'ailleurs, on l'a vu, cette nuit, il y a eu des rafles contre des journalistes et des gens qui avaient manifesté leur joie publiquement.
00:33C'est-à-dire que ça reste un régime de terreur.
00:37Donc pour l'instant, ils n'ont rien vu concrètement. Il n'y a aucune amélioration.
00:43Personne n'a demandé l'ouverture des prisons où il y a des milliers de présidents politiques.
00:48Il y a des centres de torture où il y a même des mineurs. Ça a été prouvé par l'ONU.
00:52Rien n'est fait et rien n'est demandé. L'Europe pourrait demander ça aujourd'hui.
00:58Il pourrait demander à Trump de dire, bon, très bien, la vice-présidente reste sûrement pour des raisons pratiques de gestion d'un pays qui est difficile à tenir.
01:07Parce que c'est plein de cartels différents dans différents territoires avec des forces armées totalement corrompues.
01:12Donc il y a vraiment un sujet de stabilité avant d'aller faire du business avec du pétrole.
01:18Mais là, les vrais sujets de droit de l'homme ne sont même pas abordés.
Écris le tout premier commentaire