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  • il y a 6 semaines
Au programme de cette édition : avec son opération au Venezuela, Donald Trump inquiète au niveau international et agace dans son propre camp.
Nous reviendrons ensuite sur les prétentions américaines à annexer le Groenland, dans la foulée de l’enlèvement du président Maduro.

Et nous ferons le point sur la situation des agriculteurs alors qu’une manifestation se prépare. Pierre-Guillaume Mercadal répond à nos questions.

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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver ce soir au programme de cette édition.
00:19Avec son opération Venezuela, Donald Trump inquiète au niveau international, mais agace aussi jusque dans son propre camp.
00:27Nous reviendrons ensuite sur les prétentions américaines vis-à-vis du Groenland dans la foulée de l'enlèvement du président Maduro.
00:34Et puis nous ferons ensuite le point sur la situation des agriculteurs en France.
00:37Alors qu'une manifestation se prépare, Pierre-Guillaume Mercadal répondra à nos questions.
00:46Donald Trump entre succès et rupture interne.
00:50En entrant au Venezuela pour arrêter Nicolas Maduro et son épouse en dehors de tout cadre international,
00:55le président américain inquiète ses partenaires et risque de perdre une partie de sa base.
01:00Le point avec Olivier Frère-Jacques.
01:02Cuba semble au bord de l'implosion.
01:04Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale.
01:08Et le Danemark ne sera pas en mesure de nous le fournir.
01:11Nous suivons la situation de très près.
01:13Si l'Iran recommence à tuer des gens comme ils l'ont fait par le passé,
01:16je pense qu'ils subiront une riposte très sévère de la part des Etats-Unis.
01:20Isolationniste en campagne, interventionniste durant son mandat.
01:24En l'espace de quelques minutes, le président américain Donald Trump a mis en garde Cuba,
01:28le Danemark et l'Iran, après avoir fait arrêter son homologue vénézuélien
01:33sous couvert de lutte contre le narcotrafic.
01:35Cette opération, baptisée Absolute Resolve, accentue l'imprévisibilité de Trump.
01:41En invoquant la sécurité nationale pour justifier l'accaparement des ressources vénézuéliennes,
01:46il ravive les craintes chez les voisins latino-américains.
01:48Le Mexique, la Colombie et Cuba se sentent menacés,
01:52Donald Trump ayant également évoqué des interventions similaires contre eux.
01:56Plus au nord, ces revendications réitérées sur le Groenland ont provoqué une réaction unie des Européens,
02:02d'autant que le Danemark, qui n'est pas un ennemi idéologique des Etats-Unis,
02:06est membre de l'OTAN, ce qui rendra un coup à la Maduro plus délicat.
02:10Sur ce point, les dirigeants de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, de la Pologne,
02:14de l'Espagne et du Royaume-Uni ont affirmé leur soutien au Danemark.
02:17Pas forcément rassurant pour l'État scandinave,
02:20quand on sait le poids réel des Etats d'Europe occidentale face à Washington.
02:25L'ONU a de son côté condamné l'opération vénézuélienne comme une violation du droit international,
02:31sapant le principe de non-ingérence.
02:33Mais comme pour la Palestine, l'ONU demeure un spectateur dans le jeu international.
02:38Donald Trump rompt ainsi avec l'isolationnisme qui justifiait le désengagement américain dans le monde,
02:43notamment à travers l'USAID, les programmes d'aide internationale des Etats-Unis dans le monde.
02:49Par ailleurs, le président américain s'inscrit dans une certaine continuité avec ses prédécesseurs
02:54et notamment avec Joe Biden, sous la présidence de qui,
02:57déjà la tête du président vénézuélien, fut mise à prix.
03:01Mais si le virage trumpien avec l'affaire vénézuélienne ne le disqualifiera pas au niveau international,
03:07tant les Etats-Unis sont encore en position de force,
03:09il pourrait provoquer des difficultés auprès de sa base dite MAGA,
03:13pour « Make America Great Again ».
03:16En effet, Trump avait conquis le pouvoir dès 2016 sur la promesse d'un isolationnisme radical
03:21sous le slogan « America First »,
03:24rejetant les guerres sans fin et les changements de régime à l'étranger.
03:28Or, en un an de second mandat, il a ordonné plus de frappes militaires que Joe Biden en 4 ans,
03:35du Yémen à l'Iran, en passant par le Nigeria et maintenant au Venezuela,
03:38où une soixantaine de personnes ont trouvé la mort, même si cet élément est bien souvent tue.
03:43Cette rupture, avec son isolationnisme historique,
03:46troquée pour une version musclée de la doctrine Monroe
03:49et la fameuse domination américaine sur l'hémisphère occidental, déconcerte ses fidèles.
03:55Des figures comme Marjorie Taylor Greene,
03:56une ancienne représentante démissionnaire républicaine,
03:59dénonce une trahison claire et nette,
04:02accusant Trump de prioriser les intérêts des grandes compagnies pétrolières
04:06plutôt que le pouvoir d'achat des Américains.
04:09Steve Bannon, homme de l'ombre du précédent mandat,
04:12craint un fiasco à l'irakienne,
04:13tandis que le représentant Thomas Massy
04:15fustige un prétexte fallacieux autour du narcotrafic
04:18pour masquer une quête de pétrole.
04:20Même le vice-président J.D. Vance, néo-isolationniste,
04:24exprime des nuances tout en restant loyal,
04:27préservant ses ambitions pour 2028.
04:30Un sondage de fin 2025 pour The Economist YouGov
04:33montrait pourtant un soutien républicain à un renversement de Maduro.
04:37Les mid-terms de novembre pourraient tester le comportement de l'électorat,
04:41surtout avec l'inflation persistante et l'affaire Epstein
04:44qui érode la popularité de Donald Trump,
04:47âgée de bientôt 80 ans.
04:48Si une partie du camp républicain s'accommode bien d'une intervention
04:51qui pour l'heure est à moindre frais
04:53et s'apparente clairement militairement à un succès,
04:56la suite pourrait s'annoncer plus délicat
04:58puisque rien n'indique que le camp bolivarien
05:00perdrait demain des élections,
05:02même sous contrôle international,
05:03et rien n'indique que cette opération sera favorable
05:06au camp républicain pour les scrutins à venir.
05:12Après le Venezuela, à qui le tour ?
05:14Dès le début de son deuxième mandat,
05:16Donald Trump énonçait des ambitions territoriales avec le Canada,
05:19le canal de Panama et surtout le Groenland,
05:22un territoire autonome du Danemark depuis plusieurs jours.
05:25Cette question revient sur le devant de la scène par Washington,
05:28le décryptage de Nicolas de Lamberterie.
05:30À peine 48 heures après le kidnapping de Nicolas Maduro,
05:35les États-Unis ont déjà tourné leur regard vers d'autres cibles.
05:39Aux choix sont évoqués le canal du Panama,
05:43l'Iran, Cuba ou le Groenland.
05:46Et c'est surtout vers le Groenland que les regards américains semblent tourner,
05:50notamment depuis qu'une proche de Donald Trump a publié sur Twitter
05:54une carte de l'île flanquée du drapeau américain.
05:57Une chose est certaine, on voit depuis quelque temps les médias américains
06:01faire des reportages sur les méfaits de la présence danoise au Groenland,
06:05et notamment les politiques passées de contraception forcée
06:09de la population autochtone du Groenland.
06:12Depuis le début de son second mandat,
06:15le président américain Donald Trump a énoncé plusieurs ambitions territoriales,
06:20y compris envers son voisin canadien.
06:22Et en novembre 2025, la publication de la stratégie de sécurité nationale
06:28a énoncé, on ne peut plus clairement, la velléité des États-Unis d'Amérique
06:32d'avoir une domination complète sur ce qu'ils appellent l'hémisphère ouest,
06:37c'est-à-dire les Amériques, réactualisant ainsi la doctrine Monroe,
06:41que Trump appelle même désormais la doctrine Donrow.
06:45Selon David Teuscher, spécialiste des États-Unis,
06:49les ambitions américaines sur le Groenland ne datent toutefois pas d'hier.
06:53L'affaire du Groenland est déjà une vieille histoire pour les États-Unis,
06:58puisque les premières propositions d'acquisition remontent déjà au XIXe siècle.
07:02Et Trump en parlait déjà à son premier mandat.
07:05Au Groenland, les États-Unis ont déjà une base militaire là-bas.
07:09Les États-Unis, ils veulent redevenir puissants, autosuffisants,
07:13dominants face à la Russie, l'Inde et la Chine.
07:16C'est surtout l'accès au pôle Nord que Trump recherche,
07:20puisque avec l'Alaska, il cherche ainsi à concurrencer la Russie du Nord,
07:25la Russie au Nord, via le passage du Nord-Ouest.
07:29Alors maintenant, c'est vrai que sur les réseaux,
07:31dernièrement, on a vu ressurgir une vieille carte qui s'appelle TechNAT of America,
07:37montrant le territoire que devraient dominer les États-Unis.
07:41Ce serait donc toute l'Amérique du Nord avec l'Amérique centrale.
07:45En fait, c'est une carte des années 30, où l'expansionnisme est en vogue.
07:50Et Trump semble se baser sur cette doctrine géopolitique du TechNAT.
07:56Justement, dedans, on voit Cuba, la Colombie, le Venezuela, Panama, le Mexique, etc.
08:03Les dernières acquisitions territoriales des États-Unis,
08:06ce sont les îles du Pacifique Sud, après la Seconde Guerre mondiale,
08:10notamment avec les îles Marianne et d'autres îles qui ont notamment été prises au Japon.
08:14Le dernier État admis, vraiment consacré en tant qu'État fédéré, en tant que tel,
08:20c'est l'État d'Hawaï en 1959.
08:22Du point de vue juridique, est-ce que les États-Unis peuvent annexer un territoire ?
08:28Eh bien, il y a une loi qui est possible sur le modèle du Panama Canal Repurchase Act,
08:34qui vise à acquérir à nouveau le canal du Panama, au nom des États-Unis, ni plus ni moins.
08:41Donc les États-Unis peuvent très bien créer une loi pour changer le statut territorial d'un territoire.
08:48Et de toute façon, quand on voit l'extraterritorialité du droit américain
08:52et l'illégalité du kidnapping d'un président, la loi n'est pas vraiment un obstacle pour les États-Unis.
08:59La question du Groenland met toutefois en confrontation directe les États-Unis et l'Europe,
09:03qui ne semble pas désireuse de voir les États-Unis s'emparer de ce territoire sous contrôle danois.
09:09Certains vont même jusqu'à dire que cela transformerait l'OTAN en pacte de Varsovie.
09:14Il est toutefois possible, mais pas certain, que la question du Groenland n'est que pour objectif
09:19d'établir un rapport de force entre les États-Unis et l'Europe,
09:23afin de faire de nouveau céder les Européens sur d'autres points de négociation.
09:28Alors c'est vrai que Trump, c'est un peu difficile de décrypter le vrai du faux de ce qu'il dit,
09:32puisqu'il a une communication qui est quand même assez brutale.
09:36En fait, il brouille volontairement les repères traditionnels.
09:38Avec le kidnapping de Maduro, les menaces à la Colombie, Cuba et Panama,
09:44en fait, ce qu'il donne, ce sont ses objectifs de 2026.
09:49Et il ne faut pas oublier qu'il y a les mid-terms en vue d'ici un an.
09:52Donc en fait, ce que Trump cherche, c'est le buzz, parce que le buzz, ça lui donne de la visibilité.
09:57En fait, Trump, dans ce sens-là, va se servir de la politique comme show de persuasion,
10:03et là, je vous renvoie au livre, l'État spectacle.
10:06L'affaire du Groenland, en fait, n'est qu'une affaire parmi d'autres, puisque tout est négociable, en fait.
10:12Rendir cette menace de prendre le Groenland au Danemark, c'est aussi possible pour une négociation,
10:19avoir un meilleur accès à la mer, mais aux ressources aussi.
10:23Donc ça, c'est possible que Trump agite ça pour une meilleure négociation.
10:28Tout est possible.
10:29Une autre hypothèse qu'évoquent d'autres analystes, les sujets de politique extérieure
10:34auraient aussi pour but de détourner l'attention de l'opinion publique américaine des affaires intérieures,
10:40notamment l'inflation et les difficultés de coût de la vie pour les citoyens américains,
10:44et par ailleurs l'embarrassante affaire Epstein, le tout à moins d'un an des élections de mi-mandat.
10:51Mais au final, qu'importe les motivations du pouvoir américain d'agiter de nouveau la question du Groenland,
10:56difficile malgré tout de dire si cela ne reste que de la communication ou du bluff,
11:01ou si dans les mois à venir, les Etats-Unis entreprendront réellement les étapes
11:06permettant l'annexion de ce territoire.
11:08L'année 2026 vient à peine de commencer, mais elle s'annonce d'ores et déjà passionnante et périlleuse.
11:16L'agriculture française vend debout, les tracteurs montent vers Paris pour réveiller le gouvernement
11:24alors que la signature de l'accord UE-Mercosur est imminente.
11:28Pendant ce temps, Sébastien Lecornu multiplie les déclarations d'intention et les consultations.
11:33Sans effet, Renaud de Bourleuf.
11:35Les tracteurs en route vers Paris.
11:37Ce mardi, des convois d'agriculteurs ont lieu dans toute la France en direction de la capitale.
11:41L'enjeu, faire entendre leur colère et leur inquiétude,
11:43alors que de nombreuses exploitations sont mises en danger,
11:46à la fois par les abattages de troupeaux et la signature imminente de l'accord UE-Mercosur.
11:50Pendant ce temps, le Premier ministre Sébastien Lecornu tente la carte de l'apaisement.
11:53Lundi, il a reçu les représentants des syndicats Jeunes Agriculteurs et Coordination Rural.
11:57On est plutôt satisfait de constater que toute la nation et le gouvernement est aligné derrière nous,
12:03mais on restera mobilisés parce que c'est un sujet européen
12:06et que donc, si toutefois les Etats venaient à le signer,
12:12la Commission venait à le signer, on se mobiliserait auprès du Parlement européen.
12:17Oui, on montera.
12:18L'appel solennel, il est lancé ce soir, à nos départements à monter
12:21parce qu'effectivement, on est face à un langage de sourds en face de nous.
12:27Donc voilà, on veut monter.
12:28Ce mardi, Sébastien Lecornu poursuit ses rendez-vous avec la Confédération paysanne et la FNSEA.
12:33Dimanche, le Premier ministre a adressé une lettre ouverte aux agriculteurs.
12:36Il leur disait comprendre leur sentiment d'injustice profonde
12:38et appelé à la souveraineté alimentaire, affirmant d'avoir un cap et des mesures concrètes,
12:43comme la prise d'arrêté pour interdire l'importation en France de certains produits d'Amérique du Sud
12:47contenant des résidus de certaines substances interdites en Europe.
12:51Une mesure qui ne serait qu'une goutte d'eau dans les conséquences de l'accord de libre-échange au Mercosur sur l'élevage.
12:56De plus, cette mesure ne dépend pas de l'État français, mais de l'Union européenne.
12:59Preuve que le Premier ministre a pour seul objectif de casser le mouvement et non d'apaiser les craintes légitimes.
13:04Pierre-Guillaume Mercadel, éleveur venu manifester, nous décrit son ressenti quant à la lettre de Sébastien Lecornu.
13:09De l'écœurement, de l'écœurement, parce qu'il a compris les problèmes du monde agricole,
13:14mais en même temps, tout le monde les a compris.
13:16Ce n'est quand même pas très difficile à comprendre.
13:18Et il nous propose des grandes solutions qui n'en sont pas, puisqu'il n'y a rien de précis, en fait.
13:23Il nous fait des annonces, des choses qu'il ne pourra pas appliquer, comme d'habitude avec la Macronie.
13:28Ils vont nous annoncer des trucs super, puis après ils nous diront non, mais l'Europe a dit non, et puis voilà.
13:32De toute façon, il n'y a qu'à étudier le contrat du Mercosur pour voir que vraiment,
13:36rien n'est prévu concrètement sur le volet des contrôles.
13:39Donc va rentrer absolument n'importe quoi de Sud-Amérique du Sud, des OGM, de la viande aux Orbanes, il y aura droit à tout.
13:45La France ne fait pas ce qu'elle veut, la France ne choisit pas ce qui passe ou non les frontières de l'Europe.
13:49Alors après, peut-être qu'on pourrait remettre en place des douaniers et avoir des contrôles aux frontières chez nous.
13:53Est-ce que l'Europe nous en donnera le droit ? Je ne sais pas.
13:55Mais bon, on est tous conscients que la seule solution, c'est la sortie de l'Union Européenne.
13:59Mais si à défaut d'en sortir, on avait un État qui fasse un vrai bras de fer pour mettre des contrôles aux frontières,
14:03ce serait déjà un véritable premier pas.
14:05À partir du moment où il annonce rien de concret là-dessus, c'est qu'il se moque de nous.
14:09Emmanuel Macron a voulu jouer la carte de la fermeté sur l'accord Mercosur.
14:12Je l'ai dit ce matin en arrivant, nous n'y sommes pas et le texte n'est pas acceptable.
14:18Et c'est ce qui a permis d'obtenir ce report.
14:20Un report pour lequel Emmanuel Macron se félicitait,
14:23alors que la signature pourrait en réalité intervenir prochainement.
14:25La Commission Européenne a mentionné lundi des progrès entre les États européens
14:29pour approuver l'accord commercial avec le Mercosur et espère le signer bientôt.
14:34La date du 12 janvier, fréquemment avancée, n'a pas été confirmée.
14:37Le secteur de l'élevage français est en danger et les clauses n'auront pas ou très peu d'effet.
14:41Les importations de viande bovine sud-américaine ne pourront ainsi pas dépasser 1,6% de la production des 27 pays membres.
14:47Au-delà des droits de plus de 40% continueront à s'appliquer.
14:50C'est extrêmement inquiétant parce que ça va continuer d'assassiner la souveraineté alimentaire de ce pays.
15:06Parce qu'aussi il y a des jeux d'écriture, alors sans devenir trop technique,
15:09mais quand on nous parle de 100 000 tonnes équivalent carcasse,
15:12en fait on parle de poids et c'est des jeux d'écriture et de calcul.
15:15Ils vont en fait pouvoir rentrer 6 fois plus de volume que ce que ça représente,
15:19100 000 tonnes d'équivalent carcasse.
15:21Et puis en plus voilà, après vu que de toute façon il n'y a aucun contrôle,
15:23ils rentreront tout ce qu'ils veulent.
15:24Oui, c'est une menace terrible pour toutes les exploitations, pour des filières entières.
15:29Et puis surtout ça n'a pas de sens, parce qu'on produit bien assez de bovins en France.
15:32Et du reste aussi ce qu'il faut c'est produire français
15:34et avoir une vraie stratégie autour de la souveraineté alimentaire.
15:38Autre point de discussion entre le gouvernement et les agriculteurs,
15:41la gestion de la dermatose modulaire contagieuse.
15:43Sébastien Lecornu signe et persiste dans sa stratégie consistant
15:46à abattre les chaptelles prétendument touchées par la maladie.
15:49Une tactique jugée hors sol par de nombreux professionnels du secteur.
15:52C'est totalement hors sol, mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
15:54Tous les chiffres de toute façon leur donnent tort.
15:57Déjà c'est un échec total pour ce qui est de l'arrêt de la maladie.
16:00Ensuite une maladie on apprend à vivre avec,
16:02surtout quand la maladie on a 70 ans de recul dessus et qu'on arrive à la soigner,
16:05ce qu'il faut quand même rappeler.
16:06Donc on peut soigner, mettre le vaccin à disposition de ceux qui veulent,
16:09même s'il n'a pas d'autorisation de mise sur le marché,
16:11mais que ceux qui veulent vaccinent et que les autres choisissent l'immunité naturelle
16:14et fassent ce qu'ils veulent.
16:15Ce qui permet en plus aux consommateurs de choisir ce qu'ils veulent derrière.
16:18Et puis pour rappel, c'est une maladie qui n'est pas transmissible à l'homme,
16:20qui tue très peu de vaches.
16:22Et pour ça on brise des chaptelles, on brise des fermes, on brise des vies.
16:25Ça n'a ni queue ni tête, c'est complètement aberrant.
16:28Là ils ont fait un soi-disant tour de force en ramenant 400 000 vaccins.
16:32Alors pour vous donner une petite information sur ce qui se passe dans le sud,
16:35ils veulent déjà vacciner les vaches une deuxième fois avant les prochaines montées en estive.
16:39Mais en France il y a 15 millions de bovins.
16:41Donc avec 400 000 doses on n'ira pas loin et puis de toute façon,
16:43à titre personnel, je suis radicalement opposé à la vaccination obligatoire des vaches.
16:47Donc voilà, mais ça n'a ni queue ni tête.
16:49On est le seul pays d'Europe qui fait cette stratégie actuellement.
16:53Voilà, il n'y a qu'une chose à faire, c'est déclasser la maladie.
16:55Et ce que je vais dire peut-être un peu technique,
16:57mais il y a une maladie qui existe en bovins en France depuis des décennies
16:59qui s'appelle la baisse nociose bovine.
17:01C'est à peu près les mêmes symptômes, c'est la même mortalité et tout le monde s'en fout.
17:04Voilà, c'est quand même assez édifiant de voir les différences de traitement lunaires et hors sol
17:11que peut faire l'État français sur des mêmes maladies qui touchent les mêmes animaux.
17:14Et comme pour mieux poursuivre ce dialogue de sourds,
17:16l'État choisit de bloquer les manifestations.
17:18Les préfectures de région ont pris lundi des arrêtés,
17:21interdisant jusqu'à jeudi minuit la circulation de tracteurs hors travaux agricoles sur les routes.
17:26L'idée est claire et même assumée,
17:28entraver la manifestation organisée jeudi dans la capitale à l'appel de la coordination urale.
17:32On l'a très mal pris, on était très remontés tous face au fait
17:36qu'on nous empêche de monter de façon pacifique sur Paris,
17:40porter nos doléances auprès de l'Assemblée nationale et également du Sénat.
17:47Parce que nos parlementaires ont depuis 40 ans une responsabilité
17:51sur ce qui se passe sur l'État de la France agricole.
17:53On sera là d'une façon ou d'une autre,
17:55même si la moitié doit finir en garde à vue,
17:58simplement pour pouvoir monter de façon pacifique.
18:01Reste à savoir si les manifestations, qui devraient durer plusieurs jours,
18:04vont forcer les gouvernants à sortir de leur dossier et observer la réalité du terrain.
18:11Et nous poursuivons aux côtés de Renaud de Bourleuf,
18:13cette fois pour l'actualité en bref, en France.
18:18Condamnation en pagaille dans l'affaire Brigitte.
18:20Lundi, le procès pour cyberharcèlement de celle que d'aucun homme première dame,
18:24en raison des finances de l'État dont elle jouit,
18:26a donné lieu à plusieurs peines de prison,
18:28dont six mois fermes pour le prévenu,
18:29qui n'était pas présent pour entendre le verdict.
18:31Les autres condamnations allaient jusqu'à six mois d'incarcération avec sursis.
18:35On reprochait aux accusés d'avoir déclaré sur les réseaux sociaux
18:37que Brigitte Macron était transsexuelle,
18:40c'est-à-dire dans le cas présent, un homme devenu femme.
18:42Le tribunal reprochait également d'avoir accusé l'épouse du président
18:45de pédocriminalité,
18:47faisant référence à leur âge respectif au moment de leur rencontre.
18:5039 ans pour Brigitte Macron
18:51et 14 ans pour son futur mari.
18:55Il quitte le navire.
18:56Claire Landais, aux fonctionnaires et conseillers d'État,
18:58quittera prochainement son poste de secrétaire général du gouvernement
19:00qu'elle occupe depuis juillet 2020.
19:02Ce poste stratégique, rattaché à Matignon,
19:04consiste à orchestrer les décisions gouvernementales.
19:06Elle réfute une démission et dit
19:08souhaiter servir l'État autrement,
19:10potentiellement en président le conseil d'administration
19:11de l'établissement public du Parc
19:13et de la Grande Halle de la Villette.
19:15Son départ prendra effet le 15 janvier.
19:18Son successeur n'est pas encore nommé,
19:19mais deux profils de conseil d'État circulent,
19:21Julien Boucher, ex-directeur de l'OFPRA,
19:24et Laurence Marion, directrice d'affaires juridiques
19:26au ministère des Armées.
19:27Saluée pour avoir apaisé l'administration
19:29après une période turbulente,
19:30Claire Landais a succédé à Marc-Guillaume sous Jean Castex.
19:33Son mandat a été marqué par l'instabilité politique
19:35avec six premiers ministres
19:36et les effets de la dissolution de l'Assemblée en 2024.
19:40À défaut de culture française,
19:41Emmanuel Macron sait-il qu'il y a un art de vivre français ?
19:44Lundi, à l'occasion de la Galette des Rois à l'Elysée,
19:47le président a annoncé sa volonté d'inscrire
19:48les bistrots et cafés parisiens
19:50au patrimoine immatériel de l'UNESCO.
19:52On n'est pas les uns contre les autres,
19:54c'est la même équipe.
19:55Et l'équipe de France, elle veut quoi ?
19:57Que tout le monde puisse vivre dignement de son travail.
20:02Nos agriculteurs,
20:03nos industries de l'agroalimentaire,
20:05tous les métiers de la table,
20:07l'ensemble de nos artisans.
20:08Et cette magnifique équipe de France
20:10qui a su se battre pour décrocher
20:11cette reconnaissance de l'UNESCO pour la baguette,
20:16eh bien c'est l'équipe de France
20:17qui a envie de se battre
20:19pour les cafés et bistrots de France
20:21et pour que les cafés et bistrots de France
20:23soient pleinement reconnus à l'UNESCO.
20:25Une demande faite par des professionnels du secteur
20:27depuis 2024.
20:28Il ne manquerait plus qu'Emmanuel Macron
20:29défende ce modèle face à l'essor
20:31des kebabs et fast-food,
20:32la France étant devenue
20:33le deuxième marché étranger du groupe McDonald's.
20:35Et passons à l'actualité internationale.
20:44Emmanuel Macron gesticule encore sur l'Ukraine.
20:47Ce mardi, la fictive coalition des volontaires
20:50se réunissait à Paris
20:51pour finaliser les apports de chacun
20:53sur les accords de paix.
20:55Une nouvelle rencontre
20:56sous le signe de la méthode Coué
20:57où chacun va poser des conditions
21:00qui ne seront jamais honorées.
21:02Une voix silencieuse
21:03qui sera encore assourdie
21:04après les déclarations ineptes
21:06d'Emmanuel Macron
21:07sur la question du Venezuela.
21:08La réunion visait également,
21:10sans surprise,
21:11à savoir combien chaque pays
21:13remettait au pot pour l'Ukraine.
21:15Il se, malgré la connaissance
21:16des affaires de corruption monumentale
21:19dans le pays,
21:20aussi bien sur le plan financier
21:21que sur le détournement
21:22des armes fournies par les occidentaux.
21:25Commerce international,
21:27l'oncle Sam tire aussi
21:28son épingle du jeu.
21:29Les Etats-Unis ont obtenu
21:31une exemption pour leur multinationale
21:33du taux minimal d'imposition
21:35de 15% prévu par l'accord international
21:37sur la taxation des grandes entreprises
21:40conclues en 2021
21:41sous l'égide de l'OCDE
21:43avec près de 140 pays.
21:45Après des mois de négociations intenses,
21:47Washington a annoncé
21:48une victoire historique,
21:51lundi préservant la souveraineté américaine
21:53et protégeant des entreprises
21:54des, je cite,
21:55« dérives extraterritoriales ».
21:57Dès son retour au pouvoir,
21:58Donald Trump avait retiré
22:00les Etats-Unis de l'accord
22:01pour négocier cette dispense
22:03validée par le G7 fin juin.
22:05Selon le ministère des Finances américain,
22:08les multinationales basées aux Etats-Unis
22:09seront soumises uniquement
22:11aux impôts minimaux nationaux.
22:13L'OCDE a salué un compromis politique
22:15et technique majeur
22:16pour la stabilité du système fiscal international.
22:19En matière commerciale
22:20comme en matière d'intervention militaire,
22:22le droit international
22:23semble bel et bien
22:24se résumer à la loi.
22:25Du plus fort à la faveur de Washington.
22:29Un cessez-le-feu précaire
22:30entre le Cambodge et la Thaïlande
22:32conclu le 27 décembre.
22:33Après trois semaines
22:34de combats meurtriers
22:35ayant fait 47 morts
22:37et déplacés près d'un million de personnes,
22:39l'arrêt des combats
22:40a été perturbé ce mardi.
22:43Des tirs cambodgiens
22:44qualifiés d'accident par Phnom Penh
22:46ont blessé un soldat thaïlandais
22:48par des éclats d'obus
22:49de mortiers près de Chong Bok
22:51à la frontière entre les deux pays
22:53juste à côté du Laos.
22:54L'armée thaïlandaise
22:56a d'abord accusé
22:57une violation de la trêve
22:58avant que le Cambodge
22:59n'invoque une erreur opérationnelle
23:01lors de travaux d'entretien
23:03causant une explosion
23:04blessant deux de ses soldats.
23:06Cet incident s'ajoute
23:07aux autres tensions
23:08comme des survols
23:10de drones Khmer
23:11dénoncés par Bangkok.
23:12Les deux pays s'opposent
23:13sur leur frontière
23:14de 800 kilomètres
23:15tracés à l'époque indochinoise.
23:18Fin du jubilé 2025,
23:20à Rome,
23:20ce mardi,
23:21le pape Léon XIV
23:22a refermé la porte sainte
23:23de la basilique Saint-Pierre
23:25ouverte le 24 décembre 2024
23:26par son prédécesseur
23:28le pape François.
23:29Plus de 30 millions
23:30de pèlerins sont venus
23:31à Rome au cours
23:32de cette année sainte 2025
23:33pour franchir la porte
23:34en référence
23:35à une parole d'évangile.
23:36Le jubilé
23:37est un événement exceptionnel
23:38dans l'église.
23:39Le prochain aura lieu
23:40en 2033
23:41pour les 2000 ans
23:42de la mort
23:43et de la résurrection du Christ.
23:44Et voilà,
23:49nous arrivons déjà
23:49à la fin de cette émission.
23:51Vous pouvez dès à présent
23:52retrouver Choc du Monde.
23:53Edouard Channot
23:53reçoit Pierre-Yves Rougeron,
23:55président du Cercle Aristote.
23:57Ils évoquent la capture
23:58de Nicolas Maduro
23:59et un possible coup de force
24:01au Groenland
24:02ou à Cuba.
24:03Le meilleur moyen
24:04pour l'Amérique
24:04de garder sa place,
24:06c'est de devenir
24:08un partenaire privilégié,
24:10voulu par les populations,
24:12parce que les populations,
24:14personne ne va vouloir
24:15être dans l'orbite de Pékin.
24:16D'ailleurs,
24:17même la Chine
24:18ne le veut pas elle-même.
24:19La Chine ne veut pas
24:20vassaliser l'Amérique latine,
24:21elle s'en fout.
24:22Pour l'instant,
24:22c'est une puissance commerciale,
24:23la Chine avant tout.
24:25Or,
24:26le plus simple,
24:27c'est
24:27de devenir
24:29un partenaire
24:30privilégié,
24:31mais un partenaire
24:32parmi d'autres
24:32de chaque grand pays
24:33pour que
24:34ces pays
24:35trouvent toujours en vous
24:36un fournisseur
24:37ou un client fidèle.
24:39C'est les meilleurs moyens,
24:40c'est le meilleur moyen
24:41de se maintenir
24:42dans des pays
24:43qu'on a marqués
24:43par sa brutalité.
24:45On parle de l'Amérique latine,
24:46ce serait la même chose
24:47en Afrique.
24:48Or,
24:49si vous voulez,
24:50on doit jouer,
24:51on doit respecter maintenant,
24:52on doit partir
24:53de la souveraineté
24:54de ces peuples
24:54pour rester leur partenaire.
24:57Et voilà,
24:57c'est à présent
24:58le moment de se quitter.
24:58Merci à tous
24:59pour votre fidélité.
25:00On se retrouve demain
25:01pour une nouvelle page d'actualité.
25:02En attendant,
25:03portez-vous bien.
25:04Bonsoir.
25:04Sous-titrage Société Radio-Canada
25:20Sous-titrage Société Radio-Canada
25:20...
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