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  • il y a 3 mois

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00:0011h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:07D'abord, juste pour commencer, on ne peut pas ne pas commencer sans parler de la neige.
00:12Moi, je ne voulais pas trop en parler ce matin parce que je me suis dit que c'est l'hiver, c'est normal.
00:16Jusqu'à ce que je vois qu'il y a eu un mort, un deuxième mort.
00:19Et là, je me dis, mais est-ce que la France est un pays sous-développé ?
00:23Ou bien est-ce que, au contraire, voilà, ce sont des épisodes neigeux, il faut faire avec.
00:29Et puis, c'est normal que ça paralyse tout le pays.
00:32Question simple, la France est-elle un pays sous-développé ?
00:35Ou bien, c'est tout à fait normal, Gabriel Cluzel ?
00:37Écoutez, moi, j'habite en banlieue parisienne et c'est vrai que j'ai été très frappée
00:42de constater à quel point il était difficile de circuler dans ma ville,
00:45à quel point il était difficile de circuler tout court.
00:48Hier soir, je revenais d'ici.
00:50Du reste, j'ai craint de ne pas arriver chez moi.
00:54Donc, c'est vrai que ça paraît quand même assez inquiétant et, je dirais, plutôt surprenant même.
01:01Parce que nous sommes quand même un pays qui a érigé le principe de précaution au-dessus de tous les autres.
01:06Vous savez, on parle de principe de précaution pour tout.
01:08Et là, on a l'impression que jamais rien n'est anticipé dans ce sujet.
01:12Alors, on me dit, ah oui, mais peut-être qu'investir dans une déneigeuse, une dé saleuse,
01:16je ne sais pas comment on appelle ça, pour simplement deux, trois jours dans l'année,
01:19ça ne vaudrait pas le coup.
01:20Oui, mais enfin, il y a un coût réel pour la société.
01:22C'est vrai qu'on a du mal à comprendre, parce que la neige, vous l'avez dit, a toujours existé.
01:27Les gens à la campagne, d'ailleurs, se moquent un petit peu gentiment de nous.
01:30Et même les Canadiens, les Québécois, on en connaît un,
01:33qui nous disent, vous n'êtes pas prêts à aller faire la guerre au Groenland.
01:37Vous aussi, deux centimètres de neige, ça vous paralyse.
01:40Et c'est vrai que ça laisse surprendre.
01:43Moi, l'école de mes enfants, il y aura fermé.
01:46Il n'y avait plus de bus.
01:47Il n'y avait plus de bus.
01:49Et ce matin non plus, il n'y avait plus de bus.
01:50Donc, c'est vrai que le pays est paralysé par deux centimètres de neige.
01:54Ce n'est quand même pas la vie des Eskimos.
01:57Hier soir, dans l'émission, ça s'est l'info, on n'avait pas un chroniqueur à cause de la neige.
02:01Exactement.
02:01Je suis déçue de vous avoir imposé ma présence pour le remplacer.
02:05D'ailleurs, j'attends le SMS de Marc Nomen ce matin pour savoir si vous allez le remplacer ce soir,
02:09s'il est encore bloqué par la neige.
02:11Alors, Éric Tegner, qu'est-ce que vous en pensez ?
02:12Là, on voit par exemple, si les aéroports français sont fermés au trafic aujourd'hui,
02:17dans l'ouest et le nord du pays, en raison des intempéries, de la neige,
02:20mais aucun vol n'est supprimé dans les aéroports parisiens.
02:23Les perturbations liées à la neige ou au verglas entraînent donc les fermetures
02:26de Nantes, Vatry, La Rochelle, des aéroports.
02:29Je parle de Saint-Nazaire, Brest, c'est quand même assez surprenant, non ?
02:33Éric Tegner.
02:33Moi, je suis un peu plus pondéré que vous.
02:35Alors oui, dans le fond, ce qui choque aujourd'hui, c'est l'accumulation.
02:38En fait, il y en a assez de se dire quand on veut aller aux urgences,
02:40finalement, il n'y a pas de place.
02:42À chaque fois qu'on veut aller dans ce fameux service public
02:45pour lequel on paye autant d'impôts chaque année,
02:47on nous dit finalement, ça ne fonctionne pas, il n'y a plus le temps, etc.
02:50et on va vous reprendre des droits.
02:52Donc, c'est sûr qu'une fois que la neige arrive, on se dit,
02:54bon, peut-être qu'au moins, il y a une décelleuse,
02:56peut-être qu'on va s'occuper de ça et on réalise qu'il n'y a pas.
02:58Et d'ailleurs, lorsqu'on interroge les maires,
03:01parce que ce sont les maires les premiers confrontés à ça,
03:03ils expliquent que de toute façon, ils n'ont plus de budget,
03:04ils n'ont plus d'argent.
03:05Dans le même temps, moi, je m'inquiète beaucoup de la réponse
03:07à chaque fois, l'État doit faire quelque chose.
03:09Vous savez quoi ?
03:10Si on leur dit de faire quelque chose,
03:11ils vont nous imposer encore plus de normes,
03:13peut-être qu'ils vont imposer du télétravail aux entreprises.
03:15Moi, je me méfie énormément.
03:16Donc, je préfère effectivement que pendant deux jours,
03:18on soit un peu bloqué, qu'on soit débrouillard.
03:21Et dans le fond, je pense aussi que, certes,
03:23il y a les Parisiens qui sont bloqués.
03:24Donc, vous savez, à chaque fois que les Parisiens sont bloqués,
03:26vu que c'est le centre du monde,
03:28tout le monde en fait tout un plat.
03:30On est bien habitués.
03:31Vous savez, mais quand il y a des intempéries dans le sud-est, etc.,
03:34ça touche beaucoup moins de gens, malheureusement.
03:36Le fait est qu'en fait, à une époque,
03:38vous preniez votre pelle,
03:40et chacun se reléait dans son quartier.
03:43Il s'en occupait.
03:44C'était beaucoup plus naturel.
03:46On est dans un pays où, aujourd'hui,
03:47dès qu'il y a un petit peu d'inondations,
03:49je ne parle pas des grosses inondations dans son jardin,
03:51la réponse, c'est que fait l'État ?
03:53Et le fait est qu'à chaque fois qu'on demande à l'État de faire quelque chose,
03:56on l'a vu avec Rance Montana,
03:58on nous ajoute des normes, des normes, des normes,
04:00mais on est déjà incapables de faire le minimum.
04:02Ça veut dire de savoir vérifier qu'au moins,
04:04ce bar était aux normes, même des années 90, vous voyez.
04:07Donc, c'est ça, moi, le...
04:09C'est ce réflexe qui me dérange.
04:10C'est ce réflexe pour 2-3 jours de blocage.
04:12Je comprends.
04:13Oui, mais ce réflexe est assez naturel,
04:15parce que les gens paient beaucoup d'impôts.
04:18Donc, si vous voulez,
04:19on ne peut pas à la fois leur dire, écoutez,
04:22payer des impôts à foison à tous les étages,
04:25voire plusieurs fois,
04:26parce que je pense, par exemple, au droit de succession,
04:28c'est des impôts sur l'impôt,
04:30mais ce n'est pas le seul, d'ailleurs.
04:31L'impôt sur le revenu, c'est aussi de l'impôt sur l'impôt,
04:32parce qu'on a payé la TVA, généralement,
04:34avec le revenu qu'on a gagné.
04:35Mais bref, ils se disent...
04:37Ces deux angles-là, il y a la fête qu'on croule sous les impôts,
04:39et puis l'infantilisation du pays.
04:41Certes, mais néanmoins,
04:43on ne peut pas dire ensuite,
04:44écoutez, l'État ne peut pas tout faire, débrouillez-vous.
04:47Je pense qu'il y a un vrai sujet,
04:48puis il y a d'autres sujets parallèles,
04:50c'est-à-dire que vous savez bien
04:51qu'il y a une passion aujourd'hui pour l'écologie,
04:55les énergies renouvelables, etc.
04:57Donc, on peut aussi se demander,
04:59est-ce que les voitures électriques,
05:00j'ai vu circuler cela,
05:01est-ce que leur batterie ne va pas être mise à mal par le froid,
05:05parce que visiblement, il y a une influence sur les batteries
05:08en matière de voitures électriques,
05:10donc c'est vrai qu'on a beaucoup encouragé les gens à cela,
05:12est-ce qu'ils ne vont pas en souffrir ?
05:13C'est des vraies questions.
05:14On se souvient qu'une année au Texas,
05:15il y a eu un blackout énergétique,
05:17donc toutes ces questions-là se posent en temps de froid.
05:19On marque une pause,
05:20on revient sur ce sujet,
05:21et après j'ai un très très très très gros sujet à partager avec vous,
05:25c'est ce livre qui s'appelle Pêché et guérison.
05:27C'est un truc incroyable,
05:29on va en parler.
05:30Donc on marque une pause,
05:30on revient sur la neige,
05:31et puis on parle de ce livre.
05:32Et vous aussi réagissez,
05:34chers auditeurs d'Europe 1 au 01 80 20 39 21 11h42,
05:37vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
05:41La suite sur Europe 1 11h44,
05:43nous parlerons dans un instant de ce livre Pêché et guérison,
05:46mais d'abord nous revenons sur cet épisode de neige
05:50qui a réalisé la France avec vous,
05:52chers auditeurs d'Europe 1 au 01 80 20 39 21,
05:55réagissez avec Christine Kelly.
05:57Oui, absolument, réagissez à propos de la neige,
06:00et je sais qu'Éric Tegner voulait réagir.
06:02Oui, parce que ça me dérange un peu ce que disait Gabriel,
06:05on nous arrive d'avoir des désaccords,
06:07c'est-à-dire que c'est l'argument qui dit
06:09oui, on paye tellement d'impôts qu'on veut plus.
06:11Non, moi je veux arrêter de payer autant d'impôts.
06:13Je veux arrêter, je veux qu'on paye moins d'impôts.
06:16Vous voyez, c'est vraiment, si on rentre dans le cycle,
06:17si on commence à charger la barque, à ajouter des choses,
06:20on va à nouveau nous dire,
06:21vous savez, c'est un peu comme les agriculteurs aujourd'hui,
06:23ah bah ouais, mais de toute façon,
06:24tu dépends de nos subventions,
06:25tu dépends de la PAC,
06:25et donc tes prisonniers, tu ne peux plus en sortir.
06:28Moi, je crois dans le bon sens.
06:30Je pense que demain, il faut diviser nos impôts par deux.
06:32Et donc, ce qu'on peut faire nous-mêmes,
06:34on va le faire.
06:34Vous savez, on n'est pas dans le cas des...
06:36Vous savez, moi, j'ai des pays du Nord, etc.
06:38C'est certain, ils ont des déneigeuses monstrueuses, etc.
06:41Ils payent des impôts pour ça.
06:42Mais vraiment, il faut arrêter ce réflexe marxiste, socialiste,
06:46qui tend à chaque fois à demander à l'État de vous aider.
06:49Oui, mais dans la mesure où nous payons les impôts...
06:51Non, et par ailleurs, quand bien même nous payons moins d'impôts,
06:54il me semble que dégager les routes,
06:56pardon, ça reste une prérogative des services publics.
07:01On ne va pas aller sur l'autoroute,
07:02chacun avec notre petite pelle,
07:03pour essayer d'enlever la neige.
07:04Il y a un moment, il faut rester raisonnable, quand même.
07:06Vous êtes rentrée comment, Gabriel ?
07:08Je sais que vous habitez en dehors de Paris.
07:09Oui, je suis rentrée en voiture, très très doucement.
07:11J'ai failli faire un tête-à-queue dans une des rues que j'ai traversées.
07:15Je trouve que Paris, notamment, n'est pas du tout déneigée.
07:18Oui, Paris n'a pas été gérée hier, ça c'est vrai.
07:19C'est une réalité, mais ça peut être une cause d'accident grave.
07:23Je me disais, s'il y a un piéton qui a une maîtrise nécessaire de sa voiture,
07:28alors c'est vrai que nous savons tous qu'il faudrait rouler très doucement,
07:30ce que j'ai fait, mais néanmoins, c'est quand même dangereux.
07:34Donc moi, il me semble que dégager la neige des routes,
07:37ça fait partie des prérogatives de l'État.
07:40Oui, ça fait partie.
07:40Et des services publics, après ça peut être la mairie,
07:42je ne sais pas quel échelon.
07:44Appelez-nous à propos de la neige, 01-80-20-39-21,
07:47avant de parler du prochain sujet péché et guérison,
07:50qu'il y a un livre qui appelle à violer des cadavres de femmes,
07:53à tuer des homosexuels, à tuer des chrétiens.
07:55Enfin bon, on va en parler dans un instant.
07:57Encore peut-être un dernier mot sur la neige,
07:59parce que moi, je me dis qu'à la fois, effectivement,
08:03est-ce que nos infrastructures méritent d'être changées,
08:08ou bien au contraire, il faut les laisser comme tel ?
08:09Est-ce que quelque part aussi,
08:11ça ne relève pas peut-être du déclin,
08:13de certains déclins de notre pays ?
08:15C'est une question.
08:16Est-ce qu'on a toujours été comme ça ?
08:18Ou bien est-ce que ça fait partie du déclin de la France,
08:21qui, petit à petit, on n'arrive plus à gérer,
08:24on n'arrive plus à nous organiser,
08:27à protéger les Français au quotidien ?
08:29Je ne sais pas.
08:29C'est une question que je vous pose.
08:31Après, là, je partage ce que dit Eric,
08:34c'est que je pense que nous sommes un pays
08:36qui est devenu un petit peu infantilisé,
08:39qui a tendance à se dire,
08:41puisqu'il y a deux centimètres de neige,
08:43je vais rester chez moi.
08:44Et donc, évidemment, ça bloque les activités
08:46des entreprises, des services publics,
08:48des écoles, etc.
08:50Il est évident qu'il y avait sans doute,
08:54peut-être jadis, par exemple à la campagne,
08:56une résistance à ce genre de phénomène naturel,
08:59tout simplement, plus forte,
09:01qui faisait qu'ils allaient à l'école
09:03les pieds dans la neige avec des bottes.
09:05Et puis voilà, ça c'est évident.
09:06Il y a quand même ce réflexe de se dire,
09:08oh là là, je me mets en RTT ou en télétravail, etc.
09:11Ça c'est sûr.
09:13Mais je crois que là aussi,
09:15il y a une forme d'impérissime.
09:16Moi, il me semble que jadis,
09:20les routes, les autoroutes en tout cas,
09:23et même les routes dans Paris,
09:25étaient prises en charge.
09:26On voyait beaucoup de monde
09:27en train de saler les routes.
09:29Je n'en ai pas vu en tout cas depuis hier.
09:32Mais peut-être y en a-t-il ailleurs.
09:33Moi, je vois Midiama Porte.
09:35Et avant Eric Tenner, n'oubliez pas ce que vous allez dire.
09:38Par exemple, je vois 8000 foyers aussi privés d'électricité ce matin,
09:42en Vendée, dont 2700 en Vendée.
09:47Par ailleurs, le cumul de neige rend difficile
09:49l'accès aux réseaux pour les dépannages.
09:51Pardon, mais j'ai quand même l'impression
09:52qu'on n'est pas en France, dans un pays développé.
09:55Excusez-moi, c'est une question que je me pose encore une fois.
09:57Moi, je vois Europe 2 Vendée qui dit
10:00que les conditions de circulation sont difficiles,
10:02sur tous les actes ce matin, comme à la montagne.
10:04Il est demandé aux automobilistes de prendre la route
10:06avec des équipements spéciaux, etc.
10:08Et voilà, 8000 foyers privés d'électricité vers la Vendée.
10:12Mais la réponse est simple, Christine.
10:13On est en voie de tiers-mondisation.
10:15C'est l'évidence.
10:17Vous avez parfaitement raison.
10:18C'est les hôpitaux, c'est les écoles,
10:21dont une partie, on est obligé de les fermer.
10:23C'est tout ce qui est lié au service public.
10:25C'est une certitude.
10:26C'est les petites routes aussi,
10:26parce qu'on parle de l'autoroute.
10:28Mais il y a de nombreuses petites routes,
10:29parce qu'il ne faut pas oublier les gens
10:31qui sont dans les territoires ruraux,
10:32qui ne sont pas non plus entretenus.
10:34Et ce n'est absolument pas normal.
10:35Il faut se battre pour ça.
10:36Et ce dont vous parlez là,
10:37c'est également le sujet des assurances.
10:38C'est-à-dire qu'à un moment,
10:39lorsque vous avez une tempête,
10:41lorsqu'il y a un problème,
10:42lorsque vous vous retrouvez avec justement un arbre
10:44qui va tomber sur votre maison,
10:46il faut que l'assurance, ça fonctionne.
10:47Il faut que ça aille vite.
10:48Et c'est là-dessus,
10:49on va voir vraiment si on est au rendez-vous.
10:51Et ça, c'est quelque chose de fondamental,
10:53parce que sinon, oui, les Français existent.
10:55Mais vous savez, pour faire écho à l'actualité,
10:58qui fait ça aussi dans les territoires ruraux,
11:00lorsqu'il n'y a pas d'éléments du service public ?
11:02Eh bien, c'est les agriculteurs.
11:04C'est les agriculteurs, leurs tracteurs,
11:06qui vont aider le voisin, etc.
11:07Les agriculteurs qui se mobilisent en ce moment.
11:10Vous savez qu'il y a beaucoup de villages,
11:11et il ne faut pas les oublier.
11:12On va voir Luc qui nous appelle de Nantes.
11:14Bonjour, Luc.
11:16Bonjour.
11:17Comment ça se passe chez vous, mon cher Luc ?
11:19Eh bien, écoutez, je suis à Nantes.
11:23Nous sommes sous la neige,
11:24il ne faut pas exagérer,
11:25parce qu'il y a 5 cm de neige.
11:28Mais par contre, je suis absolument scandalisé
11:30par l'accurie de la municipalité
11:34et même des pouvoirs publics en général sur la région,
11:38pour la bonne et simple raison
11:39que j'ai effectué toute ma carrière professionnelle
11:41dans un groupe important de travaux publics,
11:44et que je sais très bien
11:46que l'une des obligations mises à la charge
11:49des entreprises de travaux publics
11:51qui soumissionnent à des marchés publics,
11:54c'est de remettre chaque année au préfet
11:56la liste de leur matériel
11:59et la liste de leur personnel
12:01de manière à ce que le préfet
12:03et la municipalité puissent réquisitionner
12:06en cas de nécessité d'intempéries
12:10et notamment au cas de neige.
12:12Et je constate que,
12:14alors que la neige était prévue depuis 24 heures,
12:18rien n'a été fait à l'égard des entreprises
12:21de travaux publics
12:22et qu'hier, à 19h30,
12:24on s'est contenté d'arrêter les trams,
12:26les bus et les trains.
12:29Et ma petite fille travaille à l'hôpital de Nantes
12:33et à la Vatan.
12:36Elle travaille à l'hôpital de Nantes.
12:37Personne ne s'est préoccupé de savoir,
12:39hier soir, à 9h30,
12:41comment elle allait rentrer chez elle.
12:43Et personne ne s'est préoccupé non plus
12:45de savoir comment les infirmières de nuit
12:47allaient pouvoir arriver à l'hôpital
12:49si elles n'avaient pas de voiture.
12:50Même si elles avaient une voiture,
12:51d'ailleurs, parce que ça dérapait.
12:53C'est incroyable.
12:54C'est une carrière totale.
12:56Incroyable, mon cher Luc.
12:57Oui, je trouve votre témoignage
12:59tout à fait intéressant
12:59parce que j'ignorais
13:00cette obligation de déclaration.
13:04Donc, de fait,
13:05on comprend mieux
13:06pourquoi ça devrait, évidemment, fonctionner.
13:10Donc ça, c'est tout à fait intéressant
13:11et je suis d'accord avec vous.
13:13C'est vrai que les gens se sont abandonnés.
13:15Si votre petite fille
13:16ne peut pas aller travailler à l'hôpital,
13:18c'est une catastrophe en chaîne.
13:19C'est-à-dire que c'est les patients
13:20qui vont se retrouver abandonnés.
13:22Donc oui, il y a une incurie,
13:24une impérissie,
13:25on peut appeler ça comme l'on veut.
13:27Mais c'est vrai que la mairie de Nantes
13:29devrait être mise en face
13:30de ses responsabilités.
13:32Mais je pense, encore une fois,
13:34qu'elle n'est pas la seule
13:35dans ce cas de figure
13:36parce que je suis très fraspée
13:38de se laisser aller.
13:40C'est-à-dire, c'est du débrouille-toi
13:42pour circuler.
13:43C'est un peu ça le principe.
13:45Et par ailleurs, je voulais rajouter,
13:46mais c'est complètement un autre sujet,
13:47mais j'ai vérifié.
13:49De fait, vous voyez,
13:49on nous vende beaucoup
13:50la voiture électrique, pourquoi pas ?
13:51Mais néanmoins,
13:52elle perd 20-50% de sa charge
13:54en période de grand froid.
13:55Donc, d'autonomie de charge.
13:58Donc, ce n'est pas neutre.
13:59Vous voyez, tous ces sujets-là
14:00n'ont peut-être pas été communiqués
14:02aux consommateurs.
14:05En fait, ça fait partie
14:06des sujets qu'il faudra aborder.
14:07– Mon cher Luc,
14:10il y a Fabrice Linfitte,
14:11le réalisateur,
14:12qui écoute l'émission
14:13Dans la neige,
14:14parce qu'il n'a pas pu y arriver,
14:15c'est Géraldien Lamont
14:16qui est là et qui dit
14:17« Je précise que chaque propriétaire
14:20ou habitant d'un pavillon
14:22a l'obligation de déneiger
14:24le trottoir devant chez lui. »
14:24– Oui, ils ne sont pas de porte.
14:25– Oui, mais c'était les rues
14:27dont je parlais.
14:28Mais par contre,
14:29ce que j'aurais simplement ajouté
14:31et après j'ai terminé,
14:32c'est qu'encore une fois,
14:33ce sont les petites gens
14:34qui prennent le problème
14:37sur les épaules
14:37parce que ce sont les petites gens
14:40qui n'ont pas de voiture
14:40ou les anciens
14:42qui ne peuvent plus conduire,
14:43etc.
14:43et qui se sont trouvés
14:44totalement démunis hier soir.
14:47Et ça, c'est un autre scandale.
14:48– Très intéressant.
14:49Merci infiniment, Luc,
14:50d'avoir partagé votre...
14:51– Je vous en prie,
14:52je suis très, très, très fier
14:54de vous avoir vu au téléphone.
14:55– Mon cher Luc,
14:57excellente année à vous
14:58et vous nous rappelez
14:59quand vous le souhaitez.
15:00Bon courage.
15:00Merci encore
15:01pour votre témoignage
15:02en direct sur Europe.
15:03– Merci.
15:03– Merci.
15:04– Merci.
15:04– Merci.
15:05– Merci.
15:05– Merci.
15:05– Merci.
15:05– Merci.
15:05– Merci.
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