- il y a 3 semaines
Distriibution :
Bernard Menez (Docteur Olive, médecin qui souhaite se reconvertir dans la politique)
André Pousse (Colonel Moutarde, militaire de carrière qui vient couler des jours heureux)
Marie-Pierre Casey (Madame Leblanc, servante et cuisinière)
Andréa Ferréol (Madame Pervenche, gérante de l'hôtel)
David Brécourt (Professeur Violet, chercheur et historien)
Carole Fantony (Mademoiselle Rose, réceptionniste)
Ep "La tactique du critique"
victime : Thierry Beccaro (Jules Ferrand)
Qui est l'assassin ? Dans quel lieu ? Avec quelle arme ?
= Cluedo est un jeu télévisé diffusé sur France 3, animé par Christian Morin (octobre et novembre 1994) et par Marie-Ange Nardi (juillet et août 1995), inspiré du jeu de société Cluedo.
Genre : Jeu
= S/T disponibles pour ce programme
Bernard Menez (Docteur Olive, médecin qui souhaite se reconvertir dans la politique)
André Pousse (Colonel Moutarde, militaire de carrière qui vient couler des jours heureux)
Marie-Pierre Casey (Madame Leblanc, servante et cuisinière)
Andréa Ferréol (Madame Pervenche, gérante de l'hôtel)
David Brécourt (Professeur Violet, chercheur et historien)
Carole Fantony (Mademoiselle Rose, réceptionniste)
Ep "La tactique du critique"
victime : Thierry Beccaro (Jules Ferrand)
Qui est l'assassin ? Dans quel lieu ? Avec quelle arme ?
= Cluedo est un jeu télévisé diffusé sur France 3, animé par Christian Morin (octobre et novembre 1994) et par Marie-Ange Nardi (juillet et août 1995), inspiré du jeu de société Cluedo.
Genre : Jeu
= S/T disponibles pour ce programme
Catégorie
😹
AmusantTranscription
00:00:00C'est parti !
00:00:30C'est parti !
00:01:00Je suis très heureuse de vous voir, très heureuse de vous accueillir pour cette nouvelle énigme du Cluedo.
00:01:16Alors, que je vous expose tout de suite la situation.
00:01:20On a un meurtre sur les bras et un assassin à démasquer.
00:01:25Donc, si vous avez envie de faire fonctionner vos petites cellules grises,
00:01:30de jouer avec nous, de mener l'enquête à la maison, aucun problème.
00:01:34On a un téléphone, un Minitel à votre disposition.
00:01:36Je vous donne les numéros dans quelques instants, comme ça vous aurez le temps de les noter.
00:01:40Mais là, tout de suite, il y a deux personnes que je voudrais bien vous présenter.
00:01:43Eux, ils vont affronter l'assassin en face ce soir.
00:01:46Ce sont nos deux candidats, avec par ordre d'entrée en scène, Bertrand Beyerne.
00:01:50Bonsoir, Bertrand.
00:01:57Très heureuse de vous accueillir.
00:01:58Merci.
00:01:59D'abord, parce que je sens que vous allez être un brillant candidat.
00:02:02Et puis, parce que je sens que vous allez m'apprendre quelque chose.
00:02:04On m'a dit que vous étiez nécrosope.
00:02:06Nécrosope, c'est ça.
00:02:07C'est ça, je le prononce bien.
00:02:07Oui, oui, tout à fait.
00:02:08Et on peut savoir ce qui est un nécrosope ?
00:02:10Un arpenteur de cimetières.
00:02:11Ah, c'est franchement guise.
00:02:13Non, mais ça consiste en quoi, à repronter les cimetières ?
00:02:15Ça consiste à recenser un petit peu le patrimoine funéraire français,
00:02:19à essayer de savoir qui repose où.
00:02:21Des gens célèbres, des épitaphes.
00:02:22Oui, ou de recenser des curiosités, des panoramas grandioses,
00:02:26des épitaphes un peu incongrus.
00:02:28Oui.
00:02:28Et puis ensuite, à en dresser des listes,
00:02:30et à promener les gens aussi dans le petit monde d'outre-tombe.
00:02:33Bon, j'imagine que vous devez avoir des anecdotes passionnantes à raconter.
00:02:37Vous savez ce qu'on fait ?
00:02:38Si on a un petit peu de temps tout à l'heure, je vous en demanderai.
00:02:40On en parlera.
00:02:40Hein ? Une, de nous redatter quelque chose.
00:02:42Asseyez-vous Bertrand, je voudrais vous présenter celui que vous avez dû croiser dans les couloirs,
00:02:45pas loin, puisqu'il mènera l'enquête à vos côtés ce soir.
00:02:48Notre deuxième candidat, Patrick Quadrado.
00:02:54Mon cher Patrick, soyez le garif.
00:02:57D'autant plus que, croyez-moi, s'il y a un homme bien placé ce soir pour résoudre une énigme,
00:03:03c'est Patrick.
00:03:04Parce que dans le civil, mon cher Patrick, vous êtes ?
00:03:06Je suis inspecteur de police.
00:03:07Donc ici, c'est la routine ce soir ?
00:03:09Mais j'ai rarement évolué dans un cadre si mystérieux que celui-ci.
00:03:13Et somptueux, hein ?
00:03:14Et somptueux.
00:03:14C'est une belle maison.
00:03:15Enfin, vous savez, le château du meurtre n'est pas très loin.
00:03:17Patrick, puisque vous êtes un spécialiste, si vous aviez un petit conseil à nous donner,
00:03:21qu'est-ce qu'il ne faut jamais perdre de vue quand on mène une enquête policière ?
00:03:25Perte de vue, c'est le cas de dire, il faut ouvrir l'œil.
00:03:27Oui.
00:03:27Et peut-être pas partir avec trop d'a priori non plus.
00:03:29Non, dans mon métier, on soupçonne tout le monde de toute façon.
00:03:32D'accord.
00:03:32Eh bien, c'est le cas ici aussi.
00:03:34On soupçonne tout le monde.
00:03:36Je vous en prie, prenez place.
00:03:38Alors, je voudrais vous rappeler à tous les deux que ce que j'attends ce soir de vous,
00:03:42au terme de l'enquête, c'est une réponse à trois questions.
00:03:45À savoir, qui a tué, dans quel lieu et avec quelle arme.
00:03:50Et c'est la même chose pour vous à la maison.
00:03:53Dès que vous pensez avoir trouvé qui est l'assassin, le lieu et l'arme du crime,
00:03:58vous vous empressez de nous téléphoner.
00:04:00Je vous donne tout de suite ce numéro.
00:04:01Le voilà, c'est le 36 68 45 55.
00:04:0536 68 45 55.
00:04:07Sinon, vous avez également un Minitel à votre disposition.
00:04:1036 15, Code France 3, rubrique, cul et dos.
00:04:13Et si vous êtes le gagnant, ce sera comme pour Bertrand et Patrick,
00:04:17un superbe week-end pour deux personnes dans la suite d'un grand palace parisien.
00:04:22Enfin, vous voyez le grand jeu, quoi.
00:04:25Dans un instant, on part pour le domaine de Bergerac.
00:04:28Il y a tout de même une petite chose que je voudrais vous montrer avant,
00:04:32ainsi qu'à nos candidats.
00:04:34Regardez-moi ça.
00:04:35On l'a ramassé au domaine de Bergerac.
00:04:37Six armes.
00:04:38Mais ce qui est terrifiant, c'est que l'arme du crime, c'est l'une d'elles.
00:04:42Alors, dans le film que vous allez voir dans quelques instants,
00:04:45surtout, ne les perdez jamais de vue.
00:04:49On a quelques bons vieux classiques du meurtre.
00:04:52Hein ?
00:04:52Simple et toujours efficace.
00:04:54L'assassin a peut-être commis son forfait avec le revolver.
00:04:58Il s'est peut-être servi du chandelier,
00:05:01qui mériterait d'ailleurs d'être un petit peu astiqué.
00:05:03Efficace, simple à trouver dans une maison.
00:05:07Un petit peu de mort au rat.
00:05:09Une chose qui doit faire très, très, très, très mal.
00:05:12Pas mal de dégâts.
00:05:13Ah oui, c'est une brique.
00:05:15Un arc.
00:05:16Lillonne-t-elle, Robin des Bois, je ne sais pas.
00:05:19Et alors, encore plus étonnant, ceci.
00:05:22Un stylo.
00:05:22Il paraît que ça peut devenir une arme redoutable.
00:05:25Le tout, c'est de savoir s'en servir.
00:05:28On part pour ce fameux domaine de Bergerac.
00:05:30Vous savez, sous l'égide de Madame Pervenche.
00:05:34Cette fois, c'est un critique télé
00:05:35qui va débouler au milieu des pensionnaires.
00:05:37Pas très sympathique.
00:05:38Au demeurant, ce monsieur, il sème la perturbation.
00:05:41Et vous savez, au domaine,
00:05:42on a une manière plutôt définitive de régler les problèmes.
00:05:45Applaudissements
00:05:47Mais qu'est-ce qui vous arrive ?
00:06:08Vous n'êtes toutes pas l'hôte.
00:06:10Prenez-donc un filet.
00:06:11Oh, ben, pour une fois avec joie, Leblanc.
00:06:14Je viens de parler à notre banquier.
00:06:16Enfin, à mon banquier.
00:06:19Jésus-Marie, c'est jamais bien bon de parler à ces gens-là.
00:06:23Merci.
00:06:26Non, c'est un homme charmant.
00:06:30Mais très inquiet.
00:06:32Il accepte encore d'honorer nos factures,
00:06:35d'augmenter notre découvert,
00:06:36mais si la conjoncture ne s'améliore pas,
00:06:39il faut en faire de gros sacrifices.
00:06:41Oh, madame, avec la misère que je suis payée.
00:06:45Voyons, Leblanc, il s'agit de ça.
00:06:46Ah bon ? Parce que je me disais.
00:06:49Non, c'est un problème beaucoup plus général.
00:06:52Nous devons être vigilantes.
00:06:55Savoir ce que coûtent les choses,
00:06:57ce qu'elles nous rapportent.
00:06:58Madame Capon, madame Capon !
00:07:00Éviter le gaspillage, bref.
00:07:03Faire des économies.
00:07:04Sinon, je vais être obligée de...
00:07:06De fermer.
00:07:10Oh, madame.
00:07:11Madame Capon, je vais le fermer au chat.
00:07:13Mais qu'est-ce qu'elle a à hurler comme ça ?
00:07:15Je ne sais pas.
00:07:17Pourtant, elle est gentille, cette petite Rose.
00:07:18Je vais le faire aujourd'hui.
00:07:20Mme Ferroche, vous savez qui vient de réserver ?
00:07:23Mademoiselle Rose, votre travail étant de prendre les rendez-vous,
00:07:25je m'emploie à ne pas faire du bon.
00:07:27C'est Ferrand.
00:07:29Ferrand ? C'est de la télé ?
00:07:31Jules Ferrand ?
00:07:32Le critique d'astronomie ?
00:07:33Oui, il a enregistré son émission d'ici.
00:07:35D'ici, mais quand ?
00:07:36Demain.
00:07:37Mais bon, il arrive tout de suite.
00:07:38Oh, si top la télé ici, ça va faire une pub géniale !
00:07:41Vous ne vous rendez pas compte ?
00:07:42Les gens adorent ce qu'ils voient à la télé.
00:07:44Génial, génial, pour voir.
00:07:45Parce que quand il n'aime pas, il n'y va pas avec le plat du pied, le Ferrand.
00:07:49Mais tiens qu'à nous de lui faire aimer le domaine.
00:07:50Corose a raison, c'est une chance inespérée.
00:07:53Mais c'est plus que ça.
00:07:55La télé s'est regardée par des milliards de gens.
00:07:57Il n'y a que 25 chambres.
00:07:59Enfin, d'un sens, c'est vrai que si Ferrand dit du bien de nous,
00:08:01ça ne peut pas nous faire de mal.
00:08:03Nous comptons sur votre talent, le Blanc.
00:08:05Sûr qu'on peut les passer.
00:08:07Et puis, ça arrangerait bien nos affaires.
00:08:11Vous pourriez peut-être vous changer, Rose.
00:08:14Vous changer.
00:08:16Vous rigolez, oui.
00:08:18Parce que les gens adorent le pigeonant.
00:08:22Ben, c'est cela, oui.
00:08:24Je dois rigoler.
00:08:26Les gens adorent le pigeonant.
00:08:29Ah, oui.
00:08:41Oui, allô, Jim.
00:08:50Oui, oui, c'est moi.
00:08:52Oui, dis-moi, c'est somptueux, hein.
00:08:54Ah, oui, oui.
00:08:55Ah, oui, c'est encore mieux qu'est-ce que je trouvais.
00:08:56Ah, oui, oui.
00:08:57Vraiment, ouais.
00:08:59Bon, dis-moi, tu préfères l'équipe pour demain
00:09:01et, ben, on se voit demain, alors, hein.
00:09:03Allez, à plus tard, salut.
00:09:09Mes chers collègues,
00:09:10en ce jour qui nous honore,
00:09:12je ne voudrais...
00:09:13je ne voudrais pas être démagogique.
00:09:16Ah, mais c'est une joie de vous voir ici.
00:09:19C'est une joie infiniment partagée, chère madame.
00:09:22Madame, cette demeure me permet presque
00:09:24d'oublier le tragique morcellement
00:09:26des Afriques équatoriales et occidentales françaises.
00:09:29C'est vrai, on se sent bien chez vous.
00:09:31Ah, la qualité de nos relations
00:09:34n'excusera, je m'espère,
00:09:36la brutalité de ma requête.
00:09:38Messieurs, j'ai besoin de vous.
00:09:40Madame, servir est un devoir,
00:09:42ce peut être un honneur.
00:09:44Avec vous, c'est un plaisir.
00:09:46Merci, colonel.
00:09:48Voilà, je...
00:09:49Excusez-moi encore, mais
00:09:50je souhaiterais qu'auprès d'une certaine personne,
00:09:53vous... enfin, comment dire, vous...
00:09:55vous lui vantiez les qualités du domaine.
00:09:58Accueil, confort, service, agrément, cuisine.
00:10:03Faire l'article, quoi.
00:10:04En quelque sorte, mon grand.
00:10:06Afin que cette personne ait...
00:10:08ait le sentiment que le domaine
00:10:09est un lieu rare et précieux.
00:10:12Ce serait mentir que de prétendre le contraire,
00:10:14mais si je puis me permettre une question,
00:10:17quelle est cette personne
00:10:18à qui nous devons dire la pure vérité, d'ailleurs ?
00:10:20Un critique.
00:10:21Un critique gastronomique
00:10:22qui vient ici spécialement
00:10:25pour réaliser son émission de télévision.
00:10:27J'espère que ce n'est pas l'excité
00:10:29que la télévision ne sert à tous les repas.
00:10:30Comment s'appelle-t-il déjà ?
00:10:32C'est pas un nom laïc, là, comme une féerie ?
00:10:35Ferrand.
00:10:37Zul Ferrand.
00:10:37Oh, mais je ne déteste pas sa liberté de ton.
00:10:40Non, mais c'est une chance.
00:10:41Vous vous rendez compte ?
00:10:42La télévision, ici...
00:10:44Dès que ça fait du bruit à la télévision,
00:10:45ça intéresse aux docteurs.
00:10:47Je me demande
00:10:48si on passait la bataille des lots,
00:10:50si on ne le verrait pas caracoler derrière Murat.
00:10:52Méfiez-vous.
00:10:52Ces références sont souvent le début
00:10:54d'une dégénérescence sénile précoce, colonel.
00:10:58Pourquoi précoce ?
00:10:59Vous la voulez dans le train,
00:11:00ma dégénérescence ?
00:11:01Monsieur, je vous en prie.
00:11:03Ici, ils doivent régner
00:11:04la délicatesse, mais...
00:11:07Qu'est-ce que c'est que ce mec ?
00:11:08Qu'est-ce que c'est que ce mec
00:11:09qui tourne autour de mes fouilles, là ?
00:11:11Oh, hé, qu'est-ce que c'est ça ?
00:11:15Ah, à propos, colonel,
00:11:21est-ce que cette chose vous appartient ?
00:11:23Négatif.
00:11:25Non, non, c'est un rose, c'est...
00:11:26une nouvelle marotte.
00:11:28Une de ces petites maniques, je...
00:11:32Mais ce n'est pas justement Ferrand
00:11:34qui tourne autour des fouilles de violet.
00:11:38Je viens, j'y vais.
00:11:41Monsieur, voici la réception.
00:11:58Oui, j'ai une certaine expérience
00:11:59qui me permet de reconnaître
00:12:00ce genre de subtilité
00:12:01au premier coup d'œil.
00:12:03Enfin, merci quand même.
00:12:04Il n'y a pas de quoi.
00:12:06En tout cas, monsieur,
00:12:06vous avez eu le domaine, hein ?
00:12:07Vous allez voir, c'est un endroit magnifique.
00:12:09Ah, j'ai oublié, oui, je me suis...
00:12:11Je me présente, quand même.
00:12:12Je suis mademoiselle Rose
00:12:13et je suis à vos dispositions.
00:12:15Vous pouvez disposer, mademoiselle Rose.
00:12:16Vous avez une marotte
00:12:17qui vous attend dans le salon.
00:12:18Une quoi ?
00:12:19Le docteur vous expliquera.
00:12:20Rose, pourrais-je avoir
00:12:22une explication satisfaisante
00:12:24sur la présence de ceci ?
00:12:25C'est pour la chemise du 17.
00:12:27Rangélie au 17.
00:12:28Ce sera tout.
00:12:30Quel honneur d'être remarqué
00:12:31par monsieur Ferrand.
00:12:32Mais votre réputation
00:12:33en est responsable.
00:12:35Enfin, méfiez-vous,
00:12:36tous les critiques
00:12:37ne sont pas l'audateur.
00:12:38Enfin, des flatteurs,
00:12:40si vous préférez.
00:12:41Je suis madame Pervanche,
00:12:42la propriétaire du domaine.
00:12:43Enchantée.
00:12:45Où est ma chambre ?
00:12:46Je vais vous y accompagner.
00:12:48Toutes les chambres
00:12:49sont décorées différemment,
00:12:50mais la suite que je vous ai réservée,
00:12:53il est de mes préférés.
00:12:55Eh bien, espérons
00:12:56que nous ayons les mêmes goûts.
00:12:58Si vous voulez bien me suivre,
00:13:00je vais vous faire visiter le domaine.
00:13:01Ah, merveilleuse idée.
00:13:03Par ici.
00:13:04Le domaine tient son nom
00:13:05d'un manoir de bergerac
00:13:07construit en 1634.
00:13:11Et maintenant,
00:13:12la pièce qui certainement
00:13:13vous intéressera le plus.
00:13:15La cuisine.
00:13:16L'officine,
00:13:17il remplaçable,
00:13:18madame Leblanc.
00:13:19Vous avez déjà vu ?
00:13:21Les cordons bleus
00:13:22voient parfois rouge.
00:13:23Excusez-moi.
00:13:24C'est une fermière ?
00:13:26Non, c'est une cuisinière.
00:13:28Non, je parle de la pintade.
00:13:29Oh !
00:13:31Excusez-moi,
00:13:32c'est l'émotion.
00:13:33Oui, c'est une fermière.
00:13:34Nous avons une ferme
00:13:35qui est là en plein air
00:13:36tout près d'ici.
00:13:36Oui, alors vous voyez,
00:13:38le grain est un peu trop présent,
00:13:39le gras cholestéromisé,
00:13:42enfin,
00:13:42on voit bien que l'animal
00:13:44a connu ce simulacre de liberté
00:13:46qu'est l'élevage en plein air.
00:13:50Vous comptez l'accommoder
00:13:51avec ceci,
00:13:52votre pintade ?
00:13:53Madame Leblanc,
00:13:56je vous ai déjà dit
00:13:56plus de cent fois
00:13:57de ne pas laisser traîner
00:13:58la mort aux rats dans la cuisine.
00:13:59Vous voulez que je les attrape
00:14:00avec mes dents ?
00:14:01Il y aurait des rats ici ?
00:14:02Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
00:14:03Ah, un, peut-être.
00:14:05Mais il est parti.
00:14:07Ah, enfin, il est mort.
00:14:09Les grandes maisons,
00:14:10vous connaissez les problèmes.
00:14:12Madame Leblanc,
00:14:13vous pourrez jeter ça.
00:14:14Vous savez,
00:14:14les rats sont comme nous,
00:14:16attirés par les bonnes choses.
00:14:17Bon, et bien maintenant,
00:14:21nous allons visiter
00:14:21la Blancisserie.
00:14:22Suivez-moi.
00:14:35Il y a votre suite.
00:14:41Vos bagages suivront.
00:14:43Merci de votre accueil.
00:14:44Vous ne voyez pas l'inconvénient
00:14:45à ce que nous tournions demain ?
00:14:46Absolument pas.
00:14:47Alors, l'équipe de tournage,
00:14:48très légère, je vous rassure,
00:14:50sera là demain.
00:14:51Vous connaissez l'émission ?
00:14:52Oh, bien sûr.
00:14:53Eh bien, vous savez
00:14:53que nous passons en direct à midi.
00:14:55Bien sûr.
00:14:55Alors, vous savez tout.
00:14:57Voilà.
00:14:57Bon, eh bien, je vais travailler.
00:14:58C'est simple.
00:14:59Merci.
00:15:04Ne bousculez pas le patrimoine.
00:15:06Merci.
00:15:07C'est précieux.
00:15:13Télé.
00:15:14Télé, mon grand,
00:15:15c'est formidable.
00:15:16Oh là, attention,
00:15:17vous mettez les pieds.
00:15:18Le domaine plaît beaucoup
00:15:19à M. Ferrand.
00:15:20Je sais, j'ai été obligé
00:15:21de le virer de mes fouilles
00:15:22tout à l'heure.
00:15:22Oh non.
00:15:23Je ne suis pas méchant,
00:15:24mais je n'aime pas beaucoup
00:15:24ce mec-là.
00:15:26En tout cas,
00:15:27il va faire son émission de demain
00:15:28en direct du domaine.
00:15:29Alors, je t'en prie,
00:15:30sois un peu patient.
00:15:31Oui, c'est ça.
00:15:32Bon, d'accord.
00:15:34Je te remercie pour ton enthousiasme.
00:15:36Non, mais je suis très content pour vous,
00:15:38mais je n'aime pas beaucoup
00:15:40qu'on tourne autour de mes fouilles.
00:15:42Mais si personne ne vient,
00:15:44tes fouilles,
00:15:45je risque d'aller vendre
00:15:46avec le reste.
00:15:46Qu'est-ce que tu trouves?
00:15:50Une mine d'or?
00:15:51Pourquoi pas?
00:15:53Non, tu ne vas pas recommencer
00:15:54avec ton histoire de trésor.
00:15:55Chut, c'est vous,
00:15:55on pourrait nous entendre.
00:15:57J'ai eu accès à un document
00:15:58datant du 30 janvier 1793.
00:16:00La comtesse de Charbon,
00:16:02fille en Paris après la mort du roi,
00:16:03s'est arrêtée ici.
00:16:04Elle a écrit à cette cousine,
00:16:04mademoiselle de Fioul,
00:16:06pour dire qu'elle avait caché
00:16:07la plupart de ses valeurs
00:16:08ici même, dans le château.
00:16:11Des bijoux, certainement.
00:16:12Des pièces d'or, peut-être.
00:16:13Et alors?
00:16:15La comtesse a été arrêtée le lendemain.
00:16:16On a guillotiné le 2 février.
00:16:19Mademoiselle de Fioul n'a jamais
00:16:20reçu la lettre,
00:16:21puisque c'est moi qui l'ai trouvée.
00:16:22Et depuis, aucune trace du trésor.
00:16:24Peut-être que quelqu'un l'a pris,
00:16:25peut-être qu'il est resté
00:16:26autour du château,
00:16:27enterré par la comtesse.
00:16:28Voilà ce que je cherche.
00:16:29Et reconnaissez que ça
00:16:30pourrait intéresser du monde.
00:16:31Moi?
00:16:32Bon, alors,
00:16:33moins il y aura de monde
00:16:33autour de mes fouilles,
00:16:34mieux je me porterai.
00:16:35D'accord?
00:16:36Ne t'inquiète pas.
00:16:38Ne t'inquiète pas pour tes fouilles.
00:16:40Monsieur Ferrand ne te dérangera pas.
00:16:41Mais pour l'instant,
00:16:42laisse-moi m'occuper
00:16:43de l'avenir imminent
00:16:43du domaine.
00:16:45Ok?
00:16:45Allez, au travail.
00:16:51Ah, j'ai oublié.
00:16:52Je te serai infiniment reconnaissante
00:16:54de bien vouloir ranger
00:16:54les briques qui encombrent l'entrée.
00:16:56C'est pour la cheminée du 17.
00:16:57Ben justement.
00:16:58Mais le 17.
00:16:59Et n'oubliez pas
00:17:00que si ce trésor existe,
00:17:01il en reviendra
00:17:02la moitié au propriétaire du domaine.
00:17:03Hein?
00:17:04Raison de plus
00:17:05pour que je ne sois pas obligée
00:17:06de vendre.
00:17:07Et Ferrand peut m'aider.
00:17:09Allez, allez, au travail, mon grand.
00:17:12Est-ce que vous êtes lent,
00:17:18colonel?
00:17:19Silence, je réfléchis.
00:17:23Oui, alors,
00:17:24vu le temps que ça prend,
00:17:25je vais ranger votre joujou.
00:17:27On sait combien
00:17:27vous êtes un impulsif.
00:17:28Fait.
00:17:42Ben alors?
00:17:46On ne joue plus?
00:17:48Non, on ne joue plus,
00:17:49vous êtes mat.
00:17:50Ça vous la coupe, docteur.
00:17:59Entretien dévorable.
00:18:04Plastique.
00:18:06Faute de goût.
00:18:06Tapis injouable.
00:18:14Oh, quelle odeur épouvantable.
00:18:18La fumée vous dérange?
00:18:19Les Havanes de Montée Dumas,
00:18:21non, mais ça,
00:18:22c'est à la limite du supportable.
00:18:24Je vois que cette maison
00:18:24a diablement besoin
00:18:25d'être reprise en main.
00:18:27Entre la morora
00:18:28qui traîne près des fourneaux
00:18:29et la décoration
00:18:30genre feuilleton américain,
00:18:33le tago est parfait.
00:18:34Et vous?
00:18:36La politesse,
00:18:37vous l'avez apprise
00:18:38dans les latrines?
00:18:39Colonel,
00:18:40M. Ferrand est un journaliste
00:18:41de télévision.
00:18:43Et à ce titre,
00:18:44nous devons lui accorder
00:18:44la liberté de parole.
00:18:46Ce n'est pas le médecin
00:18:47qui parle,
00:18:48c'est l'homme politique.
00:18:49Monsieur était un cuistre.
00:18:51Alors je vous laisse
00:18:51tous les deux,
00:18:52vous êtes faits pour vous entendre.
00:18:56Ne vous formalisez pas.
00:18:58Le colonel
00:18:59a son franc parler,
00:19:00mais...
00:19:01À qui est-ce, l'honneur?
00:19:02Ah, docteur Olive.
00:19:03Mais par souci
00:19:04du bien-être
00:19:04de mon prochain,
00:19:06la médecine
00:19:06m'a amené
00:19:07à la politique
00:19:07et c'est pourquoi
00:19:08je suis un candidat naturel
00:19:10à la représentation nationale.
00:19:12Ah!
00:19:15Médecin?
00:19:19Politicien?
00:19:20Monsieur doit avoir
00:19:21pas mal d'amis
00:19:22en prison.
00:19:23Je ne suis pas certain
00:19:24que le monde des médias
00:19:25soit plus recommandable
00:19:26que le monde
00:19:27de la politique.
00:19:27et le monde des médias
00:19:28n'ont pas mal d'amis.
00:19:29Ah!
00:19:29Tiens!
00:19:30Oh!
00:19:34Monsieur Ferrand!
00:19:35Monsieur Ferrand,
00:19:36attendez!
00:19:37Mademoiselle Rose!
00:19:37Alors,
00:19:39Cédric,
00:19:39sont-elles rangées?
00:19:40Non!
00:19:40Bon,
00:19:41excusez-moi
00:19:42de vous déranger,
00:19:43Monsieur Ferrand,
00:19:43mais je voudrais vous parler.
00:19:45Bon.
00:19:47Eh bien,
00:19:48entrez.
00:19:48Bon.
00:19:59Alors,
00:20:00à quoi êtes-vous candidate,
00:20:01vous?
00:20:02Monsieur Ferrand,
00:20:02je voulais vous dire
00:20:03toute mon admiration.
00:20:04C'est votre patronne
00:20:05qui vous envoie?
00:20:06Oh,
00:20:06ça risque pas,
00:20:07vous savez,
00:20:08ici,
00:20:08je ne suis pas très aimée.
00:20:09Oui,
00:20:09ça,
00:20:09j'ai cru remarquer.
00:20:10Pas très heureuse non plus.
00:20:12Vous voulez faire de la télé,
00:20:13c'est ça?
00:20:15Vous alors,
00:20:15pourriez-vous cacher?
00:20:16Oui,
00:20:17j'ai tellement l'habitude
00:20:17que les gens
00:20:18me cachent leurs grands défauts
00:20:19et leurs petites ambitions.
00:20:21Ou alors,
00:20:21oui,
00:20:22alors écoutez-moi bien,
00:20:23mon petit,
00:20:24la télévision n'est pas
00:20:25un monde tout rose,
00:20:27si je puis dire.
00:20:28Alors,
00:20:29un petit conseil,
00:20:30méfiez-vous
00:20:30des gros producteurs.
00:20:32Encore faut-il
00:20:33les rencontrer.
00:20:34Alors,
00:20:34ça,
00:20:34s'il n'y a que ça
00:20:34pour votre bonheur,
00:20:35je peux vous recommander
00:20:36à quelques caractériels
00:20:37qui font ce métier.
00:20:39C'est vrai,
00:20:39vous feuillez ça?
00:20:40Il faut aider
00:20:41les jeunes talents.
00:20:42Oh,
00:20:42mais c'est férif,
00:20:43je ne sais pas
00:20:43comment vous remercier,
00:20:44mais...
00:20:44Tout,
00:20:44alors n'essayez surtout pas
00:20:45et laissez-moi travailler.
00:20:48D'accord.
00:20:52Je vous remercie encore,
00:20:53M. Ferrand,
00:20:54c'était là?
00:20:54De rien.
00:20:56Vraiment,
00:20:57de rien.
00:21:00Pauvre idiote.
00:21:01Pintade aux sauvignons.
00:21:07Donc,
00:21:07on sait où vous puisez
00:21:08votre inspiration,
00:21:09vous.
00:21:09À mon âge,
00:21:10on fait plus confiance
00:21:11à la bouteille
00:21:11qu'aux hommes.
00:21:12Alors,
00:21:13où en est ce suprême
00:21:14de pintade
00:21:15sur son coulis
00:21:16de morora?
00:21:17Oh!
00:21:18Cela dit,
00:21:19méfiez-vous,
00:21:20les boissons,
00:21:21ça peut faire tourner
00:21:22les sauces.
00:21:22Non,
00:21:22mais dis donc,
00:21:23est-ce que je m'occupe
00:21:24de la couleur
00:21:24de vos chaussettes?
00:21:26Bon.
00:21:28Alors,
00:21:29passons outre
00:21:29l'hygiène des cuisines
00:21:30où les produits toxiques
00:21:32côtoient les volailles
00:21:33de deuxième catégorie
00:21:34et arrêtons-nous
00:21:36un instant
00:21:36sur la cuisinière
00:21:37dont l'humeur
00:21:38varie selon
00:21:39l'alcoolémie.
00:21:41Malhonnête,
00:21:42je vais écrire
00:21:42à télé-loisirs
00:21:43et je vais leur dire
00:21:44ce que je pense de vous.
00:21:49Et dis donc,
00:21:50vous avez été un peu
00:21:50bien avec cette pauvre
00:21:51blanc.
00:21:52Puis,
00:21:53puisque vous m'avez
00:21:54dit tout à l'heure,
00:21:55je pense que vous
00:21:55feriez un super producteur.
00:21:57Oui,
00:21:57alors,
00:21:57soyez sage,
00:21:59je m'occupe
00:21:59davantage
00:22:00des hormones
00:22:01de poulet
00:22:01que de celles
00:22:06des poulettes.
00:22:12C'est un petit canon
00:22:13empêché de cuisiner.
00:22:18Alors,
00:22:18le blanc,
00:22:19c'est le branle-bâtre
00:22:20qu'on va?
00:22:22Ah,
00:22:22colonel,
00:22:23c'est sphérant,
00:22:23une vraie carne.
00:22:24Il ne nous apportera
00:22:25rien de bon.
00:22:25Misère de misère.
00:22:26Qu'est-ce qu'il vous a
00:22:27encore fait,
00:22:27ce roi du dessert?
00:22:28Il m'a insulté.
00:22:30Celui-là,
00:22:30je vais le passer par les armes.
00:22:31Faites pas de bêtises,
00:22:32commodeur.
00:22:33C'est pas une bêtise,
00:22:33c'est de l'assainissement.
00:22:35Parce qu'il y a de l'assainissement,
00:22:35c'est ce qu'il faut.
00:22:38Qu'est-ce que vous dites de ça?
00:22:40Une goutte dans le café,
00:22:41et hop,
00:22:42plus de ferrand.
00:22:42Le blanc,
00:22:43j'ai pas eu peur souvent,
00:22:44mais là,
00:22:44j'ai peur de confondre.
00:22:45C'est radical.
00:22:46Je vois bien avec les rats.
00:22:47Quand les emmerdements ont commencé
00:22:49du jour où on a laissé les femmes
00:22:50faire le boulot des hommes,
00:22:52alors occupez-vous
00:22:52de vos pintades et de vos rats
00:22:53et faites-moi confiance
00:22:55pour écraser la vermine.
00:23:01Oh, le cronel.
00:23:03Quel oeuf!
00:23:10Vous ne vouliez pas jouer avec ça.
00:23:12J'ai un patient
00:23:12qui a tué sa femme
00:23:13avec un truc pareil.
00:23:15Ah oui?
00:23:15C'était peut-être pas un accident.
00:23:18Ça a été exactement
00:23:19l'avis du jury.
00:23:20Douze ans ferme.
00:23:23Je les laisse
00:23:23immédiatement.
00:23:25Je me suis fait mal.
00:23:26Je ne crois pas
00:23:27que Mme Pervent
00:23:28voulait parler de la flèche.
00:23:31Oh, docteur.
00:23:34Merci.
00:23:45Alors,
00:23:56le hôtel est en vacances.
00:24:01Dieu merci,
00:24:02vous êtes vivant.
00:24:06Ah!
00:24:08Indécidément,
00:24:10vous n'aimez pas
00:24:11les plaisanteries.
00:24:11d'avis.
00:24:13Dommage.
00:24:16À plus tard.
00:24:38Mme Leblanc,
00:24:38Mme Leblanc,
00:24:39Et si je vais lui porter ça ?
00:24:40Si ça vous amuse...
00:24:42Dites-le !
00:24:43Attention !
00:24:44Vous jouez à quoi avec ce perron ?
00:24:46Je joue au perron avec l'horset.
00:24:48Vous avez remarqué hier soir au dénay ?
00:24:50Vas-y me ramasse.
00:24:51Un, c'est grâce à ma cuisine.
00:24:53Deux, moi je vous dirai bien autre chose.
00:24:55Dès que vous voyez une vedette ici, ça vous tourne la tête.
00:24:57Alors ?
00:24:58N'importe quoi.
00:24:59Vous ferez mieux de vous occuper des cuivres.
00:25:00Regardez l'état du chandelier.
00:25:01Allez, hop !
00:25:02De quoi je me mêle ?
00:25:03Non mais...
00:25:04Bon, mesdames, excusez-moi de troubler votre conversation,
00:25:07mais est-ce que ce serait en effet de votre bonté
00:25:09de m'apporter enfin mon petit-déjeuner ?
00:25:12Bien sûr, monsieur.
00:25:26Ah !
00:25:35Excusez-moi, colonel.
00:25:37Mais c'est une urgence.
00:25:39C'est dommage parce que j'aime pas ce journal,
00:25:40mais si c'est une urgence...
00:25:41C'est pour monsieur Perron.
00:25:43Je lui porte la presse.
00:25:44Je crois que c'est ainsi qu'il convient d'agir avec les journalistes.
00:25:46Permettez-vous un conseil ?
00:25:48Vous êtes en prêts, colonel.
00:25:50Ce gugusse, elle a peut-être pas franche de Gannes-Laurence, non ?
00:25:54Oh, colonel.
00:25:55Vous plaisantez.
00:25:56J'ai l'air de plaisanter.
00:25:57D'ailleurs, Leblanc est de mon avis.
00:25:59Oh !
00:26:00Vous connaissez Leblanc.
00:26:01Elle a ses têtes.
00:26:02Espérons que votre Perron gardera la sienne.
00:26:04C'est ce que vous voulez dire ?
00:26:07Rien.
00:26:09Mais je vous aurais prévenu.
00:26:10Oui, ah oui, alors c'est certain.
00:26:22Dans trois heures, je reviens définitivement tous les espoirs de Dame Perron.
00:26:27Ah oui, c'est la propriétaire.
00:26:33Ah non, non, mais une femme charmante.
00:26:34Enfin, tu sais ce que c'est.
00:26:35Les affaires supportent mal les sentiments.
00:26:38Non, mais non, mais non, c'est pas franchement mauvais, mais avec toi au fourneau, les clients
00:26:43goûteront la différence, quoi.
00:26:45Oui, alors, tu regardes l'émission et je te rappelle après.
00:26:48Oui, c'est ça.
00:26:49Je t'embrasse.
00:26:51Alors.
00:26:51J'espère, docteur, que vous êtes plus précis quand vous faites une piquille.
00:26:59Colonel, je vous dispense de vos commentaires d'anciens combattants.
00:27:02J'ai remarqué.
00:27:03Pourquoi vous dites ça ?
00:27:05J'ai remarqué parce que vous n'entendez jamais rien le 18 juin pour mieux pactiser le 19 avec l'ennemi.
00:27:10Je suppose que dans votre spirale paranoïaque, l'ennemi s'est férent.
00:27:14Affirmatif.
00:27:14J'ai l'habitude des ennemis.
00:27:16Des prêtres aussi.
00:27:17Colonel, vous allez baisser d'un ton où je vous colle un procès en diffamation, moi.
00:27:23Tout ce que je vois, c'est que l'émission de Ferrand peut apporter au domaine une notoriété publique.
00:27:28Et moi, je sais depuis Judas, on n'est jamais aussi bien trahi que par ceux en qui on a le plus confiance.
00:27:34Et on finit comme ça.
00:27:37Je louais sur un bout de bois.
00:27:39Bon, allez, venez.
00:27:41Oui, mais enfin, vous n'allez pas me tapoter comme ça toute la journée.
00:27:43Ça va, ça va, ça va.
00:27:44Bon, merci.
00:27:45Bon, j'espère que tout est prêt, là, parce qu'on va y aller.
00:27:47Non, alors, qu'est-ce que c'est que ce bordel, enfin ?
00:27:49Enfin, rien de...
00:27:50Alors, le fauteuil est certainement pas là.
00:27:51Vous, vous restez pas là, s'il vous plaît, vous bougez pas.
00:27:54Alors, la caméra, la caméra en plongée, évidemment.
00:27:57Ben oui, ben, on me regarde pas comme ça.
00:27:59Là, comme ça en plongée, c'est clair, non ?
00:28:01Bon.
00:28:03Mais qu'est-ce que c'est que ça, là ?
00:28:04Bon, Emmanuel !
00:28:06Mais venez !
00:28:07Bon, alors, vous allez dire à Indiana Jones qu'il aille faire des pâtés ailleurs.
00:28:10Mais allez-y, mon vieux !
00:28:12Bon, ben, ça va, ça va.
00:28:13Ça va ?
00:28:14Ça se passe bien ?
00:28:16Oui, ça peut aller, oui.
00:28:17Bon.
00:28:18Ça va, ça irait mieux avec un whisky.
00:28:20Je vais vous chercher ça, d'accord ?
00:28:22Oui, ben, merci.
00:28:25Rose !
00:28:25Rose !
00:28:27Oui ?
00:28:28Qu'est-ce que c'est que ça ?
00:28:30Ces briques sont encore là.
00:28:32Alors, vous m'enlevez ça tout de suite et je ne vous le dirai plus.
00:28:34C'est pour la cheminée des 17.
00:28:36Puis, oh, ça va pas de me parler comme ça, vous.
00:28:39Écoutez, moi, j'ai pas le temps de faire joujou, alors, hein, du vent.
00:28:42Allez !
00:28:43Bon, et vous aussi ?
00:28:45Monsieur Ferrand, je voudrais vous parler.
00:28:46Oui, alors, vous, plus tard.
00:28:53Madame Blanc, madame Blanc, où se trouve le whisky ?
00:28:55Mais le vent, hein, pas celui du bar.
00:28:57Ah, vous vous y mettez, vous aussi ?
00:28:59Mais non, c'est pour Ferrand.
00:29:01Dans le placard, à côté de la morora, vous n'avez qu'à lui faire un pouletel.
00:29:05C'est pas un pouletel, un coptel.
00:29:11Tiens, à propos, allez donc me remettre la morora dans l'armise.
00:29:14Des fois, que votre Ferrand vienne fourrer son lait dans mes placards.
00:29:17Il n'a rien à redire.
00:29:19Je suis vraiment la bonne à tout faire, ici, hein.
00:29:27Vous savez ce que vous allez lui dire ?
00:29:29Ce trou embouchera pour une seule raison.
00:29:31Une seule.
00:29:33Et si Ferrand est au fond, c'est clair ?
00:29:36On voit que vous vous relisez.
00:29:53Vous allez parler du domaine, sans doute.
00:29:55Non, je dis ça parce que je pensais que vous pourriez peut-être poser quelques questions à certains clients.
00:30:00Comme moi, par exemple.
00:30:02Je pourrais vous parler des projets que j'ai pour la région
00:30:05et que je compte mettre en oeuvre dès mon élection.
00:30:07Bien sûr de vous, docteur.
00:30:09C'est que j'ai un programme très ambitieux, vous voyez.
00:30:12C'est pour ça que je me permets de...
00:30:14Enfin, je pourrais vous parler...
00:30:15Alors, commentez, docteur.
00:30:17Ça fait quelques années que j'en vends, alors je commence à savoir ce que j'ai à dire.
00:30:20Ah non, non, mais j'ai pas l'intention d'intervenir sur le contenu de votre interview, hein.
00:30:24Non, non.
00:30:25J'ai trop de respect pour la liberté journalistique.
00:30:28Et c'est d'ailleurs le fondement de notre démocratie moderne,
00:30:31dont je suis moi-même un fervent défenseur.
00:30:35Oui, merci, docteur.
00:30:36Il faut que je travaille.
00:30:37Ah.
00:30:40Ah oui, dis donc, un dernier petit conseil, enfin, si je peux me permettre,
00:30:45méfiez-vous de rose.
00:30:47Oui, elle est gentille, mais un peu gourde.
00:30:50Alors, gourde et ambitieuse.
00:30:53Ce sont les plus dangereux.
00:30:56Ne vous inquiétez pas, docteur, je saurais bien me débarrasser d'elle.
00:31:00Comme du reste, d'ailleurs.
00:31:03Ah oui.
00:31:04Si c'est ce que j'en fais, moi, ton whisky,
00:31:06eh bien, je m'en débarrasse.
00:31:07Mais c'est chez Salon et vous, c'est pareil.
00:31:10Merde.
00:31:11Ma veste.
00:31:14Dis donc, vous vous débarrassez du reste,
00:31:16vous voulez dire quoi au juste, là ?
00:31:18Me débarrasser des cons et des folles qui peluent cet endroit.
00:31:22Je vais en faire de la charpie, moi, de votre domaine.
00:31:24Et en direct, en plus.
00:31:27Ah non, non, non.
00:31:27Alors là, je vous interdis de dire quoi que ce soit qui pourrait mûrir au domaine.
00:31:31J'ai le bras long, moi, je peux vous casser.
00:31:33Je vous envoyer faire des tests dans les fast-foods de la carême-beuseau.
00:31:36Bravo, docteur.
00:31:39Ah, rose, pour la dernière fois, pouvez-vous vous ranger cette chose ?
00:31:43Qu'est-ce qui vous arrive ?
00:31:44C'est vous que vous n'allez pas comprendre ce qui va vous arriver.
00:31:46Mais, pour ces salauds de furent, on vous aura cassé la baraque, on dirait.
00:31:49Monsieur Ferrand, il faut absolument que je vous parle.
00:31:51Oui, ben, ma veste est foutue, alors...
00:31:54Oh, je me demande complètement de votre veste.
00:31:57Mon domaine, mon domaine, vous avez une question.
00:32:00Je te comprends.
00:32:01Mais je vous interdis de faire votre émission.
00:32:04Ma pauvre.
00:32:05Et même si vous m'interdisiez quoi que ce soit,
00:32:08soyez certaine que le scandale que je ne manquerais pas de faire
00:32:10vous ridiculiserez beaucoup plus que n'importe quelle critique.
00:32:14Aussi féroce soit-elle.
00:32:31Bon, on a l'antenne dans 15 minutes.
00:32:33Je vais changer de veste.
00:32:35Je vais changer de veste.
00:33:03C'est super improfessionnel.
00:33:16Tout ce monde.
00:33:17Vous aussi, vous les avez là avec Ferrand, hein?
00:33:19Donnez-moi ça.
00:33:20Donnez-moi ça.
00:33:21Oh, ça se mouscule pour monter au front.
00:33:23Personne n'a vu Madame Ferrand.
00:33:24Je vais vous parler et moi.
00:33:25Vous parlez trop, docteur.
00:33:26Ça donne des céphalées.
00:33:27Je sais ce que j'ai à faire.
00:33:29Madame Ferrand.
00:33:29C'est pas le moment de faire des histoires, hein?
00:33:45C'est l'autre qui va faire son émission en direct.
00:33:48C'est au point qui va prendre un direct.
00:33:50Qu'est-ce qu'on fait?
00:33:52Partons, on agit.
00:33:54Ah, ces mecs de la télé sont toujours en retard.
00:33:56Ah, ben, ils ont trouvé Ferrand.
00:34:00Ah, c'est l'âge de finale.
00:34:02Monsieur Ferrand est mort.
00:34:19Alors, qui?
00:34:20Qui a tué?
00:34:21Qui est l'assassin?
00:34:22Dans quel lieu a-t-il commis son crime?
00:34:24Et avec quelle arme?
00:34:25Eh bien, c'est à ces trois questions.
00:34:27Je vais vous demander de me répondre ce soir pour élucider cet énigme.
00:34:31Et c'est la même chose, hein?
00:34:32Pour vous qui menez l'enquête à la maison, dès que vous avez une conviction sur l'assassin,
00:34:35le lieu et l'arme du crime, ben, vous m'appelez.
00:34:38Je vous donne le numéro de téléphone.
00:34:39C'est le 36 68 45 55.
00:34:41Sinon, le Minitel est également à votre disposition.
00:34:4436 15, Code France 3.
00:34:46La rubrique, c'est Cluedo.
00:34:47Bon, ben, je pense que vous serez d'accord avec moi.
00:34:50On a quand même une tresse à la faire sur les bras.
00:34:53On va tout mettre en œuvre pour l'élucider.
00:34:55Je voudrais savoir, sans que vous me donniez de nom ou que vous me disiez tout ce que vous avez en tête,
00:35:00je voudrais savoir si vous avez déjà un suspect dans le collimateur.
00:35:04Patrick, on commence par l'inspecteur de police.
00:35:05Honneur au professionnel.
00:35:07Eh bien, connaissant peu les mobiles du crime, pour le moment, je soupçonne tout le monde, évidemment.
00:35:11Oui, vous gardez un esprit de réserve.
00:35:12D'ailleurs, vous nous avez dit que dans la vie, quand vous menez une enquête, c'est la tactique que vous employez.
00:35:16Bertrand, vous êtes dans le même état d'esprit.
00:35:18Je vous ai vu griffonner plein de choses.
00:35:19Oui, disons que de moi, dans mes chères cimetières de campagne, nécropoles et autres champs de repos,
00:35:24je n'ai pas vraiment l'habitude de rencontrer des suspects aussi volubiles.
00:35:27Oui, et puis en principe, vous vous concentrez sur une seule personne.
00:35:30C'est ça.
00:35:31Donc, pour l'instant, c'est encore le stade des suppositions.
00:35:34Bon, ne vous inquiétez pas, on en est tous là, vous à la maison, nous ici sur le plateau.
00:35:37Heureusement, des interrogatoires vont pouvoir nous aider.
00:35:43Inspecteur Latruf, vous avez tout vu.
00:35:47Ça sent le meurtreier, Latruf est sur la piste.
00:35:50Laissez-moi faire.
00:35:51Maintenant, présentez-moi les suspects, parce que sans ça, je ne peux rien faire.
00:35:53Écoutez, ça tombe bien, j'ai entendu beaucoup de bruit derrière la porte.
00:35:56À mon avis, tout ce petit monde est là.
00:35:57Mesdames, Messieurs, Madame Pervenche.
00:36:01Toujours aussi élégante.
00:36:02Asseyez-vous, je vous en prie.
00:36:05Cette chère, Madame Leblanc,
00:36:06venue sans sa bouteille, nous notons.
00:36:11Ah oui, mademoiselle,
00:36:12ce qui vous fait toujours une très forte impression,
00:36:14ça, j'avais remarqué.
00:36:16Vous reconnaissez bien sûr le colonel Moutard,
00:36:18haut en couleur, pauvre en gueule.
00:36:21Vous toujours très occupé,
00:36:23docteur Oliva.
00:36:24Ne ratez pas un rendez-vous, votre carrière est en jeu.
00:36:27Et toujours aussi séduisant,
00:36:28le professeur Violet.
00:36:30Bon, je sais que pour vous,
00:36:31ce n'est pas une partie de plaisir d'être là ce soir,
00:36:34mais soyons clairs,
00:36:34il y a un assassin parmi nous,
00:36:36et on va tout faire pour le démasquer.
00:36:40Les mobiles, peut-être, pour commencer ?
00:36:41Je crois que c'est le meilleur moyen de démarrer une enquête, inspecteur.
00:36:43Avant ce premier interrogatoire,
00:36:45Patrick, Bertrand, pour vous aider,
00:36:48vous allez voir, vous allez être très heureux,
00:36:50des indices, ça se passe là-bas,
00:36:51dans la bibliothèque, je vous emmène avec moi,
00:36:52si vous le voulez bien.
00:36:53Bon, le Cluedo, c'est un jeu d'observation, c'est vrai,
00:37:03mais c'est aussi un jeu de déduction,
00:37:06nous sommes d'accord.
00:37:07Et c'est ce en quoi tous les dossiers
00:37:09que vous voyez dans cette bibliothèque
00:37:11vont nous aider.
00:37:12À l'intérieur de chacun,
00:37:13il y a des hypothèses avec des indices,
00:37:16et ça va se dérouler en trois parties.
00:37:17En bas, nous avons toutes les armes du crime,
00:37:20ici, les huit lieux,
00:37:21et enfin, là, les dossiers des suspects,
00:37:24c'est par là que nous allons commencer.
00:37:26Bertrand, lequel d'entre eux souhaitez-vous consulter ?
00:37:29Je vais m'intéresser au cadre de Madame Pervanche.
00:37:33Ah, cette chère Madame Pervanche !
00:37:36Attendez, j'ai un petit peu de mal.
00:37:38C'est-à-dire qu'ils sont là depuis tellement longtemps
00:37:39dans les archives,
00:37:40alors on voit tout de suite que ça lui fait plaisir,
00:37:42à Madame Pervanche, hein ?
00:37:43Vous allez vous faire une copine d'entre vous.
00:37:47Alors, pour l'instant, je vous garde avec moi.
00:37:48Venez, je vous emmène dans un petit endroit,
00:37:51dont j'ai le secret.
00:37:52Allez-y, je vous en prie, asseyez-vous.
00:37:54Je sais que vous êtes un homme du monde, Bertrand,
00:37:56mais pour cette fois,
00:37:58je prends les choses en main.
00:37:59Je vous en prie.
00:38:00Asseyez-vous là.
00:38:01Alors, je vous explique ce qui se passe.
00:38:02Ici, on est entre nous.
00:38:04Personne d'autre nous entend.
00:38:05Vous allez pouvoir me dire tout ce que vous avez en tête.
00:38:08C'est un petit peu comme à la confesse, vous savez.
00:38:10Bon, on a pris le dossier de Pervanche.
00:38:13J'en déduis donc que quand tout à l'heure
00:38:15vous me disiez que vous n'aviez pas vraiment de doute
00:38:17sur un suspect, c'était pas tout à fait vrai.
00:38:19Mais nous avançons masqués ce soir.
00:38:22Vous savez, ici, vous pouvez parler.
00:38:23Je sens bien qu'il y a encore quelques retenues.
00:38:25Il n'y a que nous, les téléspectateurs.
00:38:27On a le droit de leur livrer quelques éléments.
00:38:29Donc, Mme Pervanche.
00:38:31Allez.
00:38:32Éventuellement, ou Mademoiselle Rôme.
00:38:34Pas très cathénie.
00:38:35Malin, malin, Bertrand.
00:38:37Alors, tenez, je vous remets ce dossier.
00:38:39Ouvrez-le vous-même pour qu'on découvre
00:38:40l'hypothèse qui se trouve dedans.
00:38:43Alors, l'hypothèse est la suivante.
00:38:45Le suspect Pervanche.
00:38:49Le lieu.
00:38:50Le lieu, la cuisine.
00:38:51Et l'arme.
00:38:51Le revolver.
00:38:52Et dans tout ça ?
00:38:540 indice.
00:38:56Eh bien, écoutez, à mon avis, là, tout de suite,
00:38:58on vient de faire un grand pas en avant
00:38:59parce qu'on peut en déduire tout de suite.
00:39:01On peut déjà procéder par élimination,
00:39:04effectivement, se concentrer sur d'autres suspects,
00:39:07d'autres lieux, d'autres armes.
00:39:08Oui, hein, soyons clairs.
00:39:09Je vous explique.
00:39:10Ça veut dire que Pervanche n'est pas dans le coup.
00:39:12La cuisine, on l'élimine.
00:39:13Et le revolver aussi.
00:39:14Et hop, trois indices comme ça, tout de suite.
00:39:17Bon, Bertrand, vous gardez votre dossier.
00:39:20Je vous laisse repartir à votre place.
00:39:22Je vais proposer également à Patrick
00:39:23de découvrir quelque chose.
00:39:26Vous ne nous avez pas entendu, au moins.
00:39:27Bon, sinon, vous vous bouchez les oreilles.
00:39:31Patrick, un dossier pour vous également.
00:39:33Alors, je serais plus intéressé par le cas de Mademoiselle Rose.
00:39:36Ah, Mademoiselle Rose.
00:39:37Mais quand vous dites intéressé,
00:39:39c'est pour trouver l'assassin
00:39:40ou vous pensez à autre chose ?
00:39:42Disons que je mène mon enquête.
00:39:43Cette charmante Mademoiselle Rose,
00:39:44c'est vrai qu'elle intéresse beaucoup, beaucoup de monde.
00:39:48Vous avez vu, Jean, mais Bertrand,
00:39:50dans ce que j'appellerais, bon, notre isoloir,
00:39:52qui n'est en fait que le vestibule,
00:39:53mais que voulez-vous ? Merci.
00:39:56Fermez bien la porte
00:39:57et venez vous asseoir près de moi.
00:40:00Bon, monsieur l'inspecteur,
00:40:02vous soupçonnez Mademoiselle Rose.
00:40:05Disons qu'elle arrive en tête.
00:40:07Je vous explique la même chose
00:40:08que ce que j'ai expliqué à Bertrand tout à l'heure.
00:40:10personne ne nous entend à côté.
00:40:13On peut parler en toute liberté.
00:40:15Voilà, vous pouvez nous dire
00:40:16ce qui se passe vraiment dans votre tête.
00:40:19Je pense qu'elle était en tête des...
00:40:22Elle est en tête des suspects.
00:40:23Bon, en tête de liste, alors.
00:40:24Oui, en tête de liste, oui.
00:40:25Écoutez, j'espère que ce dossier
00:40:26va vous en apprendre un petit peu plus.
00:40:28Allez, on loue.
00:40:31Ah, alors, donc, l'hypothèse.
00:40:34Alors, Rose, dans la salle de jeu,
00:40:38dans la salle de jeu avec le stylo.
00:40:40Et parmi ces trois possibilités...
00:40:42Un bon indice.
00:40:44Donc, ça veut dire que soit Rose est l'assassin,
00:40:47soit ça s'est placé dans la salle de jeu...
00:40:49Soit avec le stylo.
00:40:50...soit avec le stylo.
00:40:51Bon, vous, vous soupçonnez Rose.
00:40:52Alors, je ne sais pas,
00:40:53peut-être que ça vous conforte dans vos doutes.
00:40:55Peut-être, oui, oui, oui.
00:40:57Bon, je vous laisse mijoter tout ça dans votre tête.
00:40:59Je vous propose de regagner votre place.
00:41:02J'arrive dans un tout petit instant.
00:41:04Vous prévenez tout le monde.
00:41:06Bon, j'espère que ça va.
00:41:07À la maison.
00:41:08En plus, vous avez vu,
00:41:08on a une grande chance, nous.
00:41:10C'est qu'on connaît à la fois
00:41:11les indices de Patrick
00:41:12et les indices de Bertrand.
00:41:14Donc, vous allez pouvoir commencer
00:41:15à déduire certaines choses à la maison,
00:41:18continuer votre enquête
00:41:19et puis surtout,
00:41:20on va s'intéresser de très près
00:41:21à l'interrogatoire
00:41:23que l'inspecteur Latruf
00:41:24va mener, j'en suis sûr,
00:41:25avec un brio.
00:41:27Vous me suivez ?
00:41:29Madame Pervanche.
00:41:30Ah, Madame Pervanche.
00:41:33Vous avez bien 25 chambres, est-ce pas ?
00:41:35Oui.
00:41:36Elles sont toutes de décorations différentes
00:41:38et donnent toutes sur le parc,
00:41:40avec salle de bain de luxe,
00:41:42télévision, j'ai...
00:41:43Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
00:41:44je ne vous demande pas de me faire l'article,
00:41:45je voudrais savoir pourquoi,
00:41:46surtout, d'où viennent vos ennuis ?
00:41:48Elles sont pleines régulièrement ?
00:41:50Dans quelle proportion
00:41:50elles sont remplies, ces chambres ?
00:41:52Eh bien, j'ai trois clients au mois.
00:41:55Trois.
00:41:56Le docteur Olive,
00:41:58occupé très régulièrement,
00:41:59le professeur Violet
00:42:02et le colonel Moutard,
00:42:04qui sont mes invités.
00:42:06Pendant les week-ends,
00:42:07le domaine est aux trois quarts pleins,
00:42:08et dans la semaine,
00:42:09il n'y a que quelques clients,
00:42:10enfin, quelques séminaires aussi.
00:42:12C'est très insuffisant.
00:42:13Eh oui, alors,
00:42:14de sorte que les missions de Ferrand,
00:42:16elles vous auraient ruinées.
00:42:19C'est logique que vous ayez souhaité sa mort.
00:42:23Quand vous êtes rentré dans sa chambre
00:42:25avec le chandelier,
00:42:27qu'est-ce que vous avez fait ?
00:42:28Je ne sais pas, je ne sais pas,
00:42:29vous l'avez tué ?
00:42:30Mais non,
00:42:31ce n'était pas question.
00:42:32Ce n'était pas question,
00:42:33mais enfin,
00:42:35vous en aviez bien un peu l'intention.
00:42:36Mais non,
00:42:37je ne voulais que l'assommer
00:42:38pour l'empêcher de faire son émission,
00:42:41c'est tout.
00:42:42Eh bien, écoutez,
00:42:42Marie-Ange,
00:42:43au point où on en est,
00:42:44on pourrait dire
00:42:45que c'est Mme Perronche
00:42:47qui a tué
00:42:48avec le chandelier
00:42:49dans la chambre.
00:42:50Vous voyez,
00:42:51tout est contre vous.
00:42:52Inspecteur,
00:42:53donc,
00:42:53si je comprends bien
00:42:54ce que vous nous dites,
00:42:55au cas où ils s'avèrent par la suite
00:42:56que Mme Perronche
00:42:57n'est pas la coupable,
00:42:58on peut aussi éliminer
00:42:59et le chandelier
00:42:59et la chambre.
00:43:00Ah ben,
00:43:00parfaitement, ça.
00:43:01Si, pas Perronche,
00:43:02pas chandelier,
00:43:03pas chambre.
00:43:04Ça, ben,
00:43:05il ne faut rien en déduire.
00:43:06Elle est peut-être
00:43:07la criminelle,
00:43:08de même que
00:43:10le vaillant
00:43:11colonel Moussard.
00:43:13Colonel,
00:43:13vous êtes
00:43:16un bon ami
00:43:17de Mme Perronche,
00:43:18n'est-ce pas ?
00:43:19Depuis de nombreuses années.
00:43:23J'ai joué au polo
00:43:23avec son mari,
00:43:24son quatrième mari
00:43:25qui s'est tué brutalement.
00:43:27Ah oui ?
00:43:28Ah ben,
00:43:28et c'est depuis
00:43:29que vous vivez ici ?
00:43:30À peu près,
00:43:31oui.
00:43:33Et la mort brutale
00:43:34du mari de Mme Perronche
00:43:35jamais été éclairçue,
00:43:37ce...
00:43:38Ah, le pauvre homme.
00:43:39Eh, non,
00:43:39eh, non.
00:43:40D'ailleurs,
00:43:40le dossier est clos.
00:43:41Ah, mais puis vous vivez
00:43:43gratuitement au domaine.
00:43:44Ah, ah, ah, ah,
00:43:45vous en savez certainement
00:43:47plus sur cette mort
00:43:48que vous ne voulez bien le dire.
00:43:49Ah, le silence
00:43:51a appris, n'est-ce pas ?
00:43:52Qu'est-ce que vous allez chercher,
00:43:54là ?
00:43:54Cessez vos insinuations.
00:43:55Ah, ben, écoutez,
00:43:56une pension complète,
00:43:58comme ça,
00:43:59sans rien débourser,
00:44:00jamais,
00:44:00c'est une aubaine.
00:44:02C'est bien que les...
00:44:02les ennuis
00:44:04de Mme Perronche,
00:44:05c'est...
00:44:05c'est un peu vos ennuis.
00:44:08Je suis ici pour la servir.
00:44:11Oui.
00:44:12Jusqu'au crime, euh...
00:44:14N'exagérez rien.
00:44:15Hum, hum.
00:44:16Eh ben, écoutez,
00:44:17nous allons revoir
00:44:18deux séquences
00:44:19qui risquent d'être
00:44:21lourdes de conséquences
00:44:22pour vous, mon cher.
00:44:27Alors, le blanc,
00:44:28c'est le branle-bâtre qu'on va ?
00:44:31Ah, colonel,
00:44:32c'est Sphéran,
00:44:32une vraie carme.
00:44:33Il ne nous apportera
00:44:34rien de bon.
00:44:34Misère de misère.
00:44:35Qu'est-ce qu'il vous a encore fait,
00:44:36ce roi du dessert ?
00:44:38Il m'a insulté.
00:44:39Celui-là,
00:44:39je vais le passer par les armes.
00:44:40Faites pas de bêtises,
00:44:41colonel.
00:44:42C'est pas une bêtise,
00:44:43c'est de l'assainissement.
00:44:44C'est pour M. Perron,
00:44:45je lui porte la presse.
00:44:46Je crois que c'est ainsi
00:44:47qu'il convient d'agir
00:44:47avec le journaliste.
00:44:48Permettez-vous un conseil ?
00:44:50Je vous en prie, colonel.
00:44:52Ce guillus
00:44:53à la tête pas franche
00:44:54de Gannes-Lorenceau.
00:44:56Oh, colonel,
00:44:57vous plaisantez.
00:44:58J'ai l'air de plaisanter,
00:44:59d'ailleurs,
00:45:00le blanc est de mon avis.
00:45:01Oh, vous connaissez le blanc,
00:45:03elle a ses têtes.
00:45:04Espérons que votre père
00:45:05en gardera la sienne.
00:45:08Qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:45:10Rien,
00:45:11mais je vous aurais prévenu.
00:45:13Quelque chose
00:45:13à rajouter, colonel ?
00:45:15Rien.
00:45:17Je parle trop,
00:45:18comme le docteur Olive.
00:45:20À propos du docteur Olive,
00:45:22à votre tour,
00:45:23on va vous opérer,
00:45:23docteur.
00:45:25Alors, vous,
00:45:26vous aimez vraiment
00:45:28le domaine.
00:45:29Énormément.
00:45:30Ah oui, non,
00:45:30mais je trouve que
00:45:31pour notre région,
00:45:32il est très important
00:45:33de conserver
00:45:34les demeures de charme.
00:45:35Oui.
00:45:36Aussi, suis-je prêt
00:45:37à le défendre
00:45:38contre tous les ferrants
00:45:40du monde ?
00:45:41Eh bien, nous allons
00:45:42vous revoir un petit moment
00:45:43pour voir comment,
00:45:44en fier chevalier,
00:45:45vous défendez le domaine.
00:45:47Regardez.
00:45:48Entre la mora
00:45:49qui traîne pas des fourneaux
00:45:50et la décoration
00:45:51genre feuilleton américain,
00:45:54le tableau est parfait.
00:45:56Et vous,
00:45:57la politesse,
00:45:58vous l'avez apprise
00:45:59dans les latrines ?
00:46:00Colonel,
00:46:01M. Ferrand
00:46:01est un journaliste
00:46:02de télévision.
00:46:04Et à ce titre,
00:46:05nous devons lui accorder
00:46:05la liberté de parole.
00:46:07Ce n'est pas le médecin
00:46:08qui parle,
00:46:09c'est l'homme politique.
00:46:10M. était un cuistre.
00:46:12Alors, je vous laisse
00:46:12tous les deux,
00:46:13vous êtes faits pour vous entendre.
00:46:16C'est ça que vous a fait
00:46:17défendre le domaine,
00:46:18docteur Olive ?
00:46:19Attendez, attendez,
00:46:20la liberté de parole,
00:46:21c'est la démocratie.
00:46:23Je suis un démocrate.
00:46:24Et mes affaires privées
00:46:26ne peuvent jamais
00:46:27faire oublier
00:46:28mes devoirs.
00:46:30En fait, docteur Olive,
00:46:31vous, vous étiez heureux
00:46:32parce que l'émission de Ferrand,
00:46:34ça vous donnait l'occasion
00:46:35de vous montrer.
00:46:36Le domaine, pour vous,
00:46:37c'est bien,
00:46:38c'est agréable,
00:46:39c'est un endroit charmant.
00:46:41Enfin, pour vous,
00:46:43c'est pas vital.
00:46:44Ah non, non, non, non.
00:46:45Je m'y sens bien,
00:46:46mais j'ai quand même
00:46:48les moyens de déménager
00:46:50s'il le fallait.
00:46:51Donc, ce n'est pas moi,
00:46:52l'assassin.
00:46:53Vous semblez pourtant
00:46:54avoir brusquement changé d'avis
00:46:55quand Ferrand vous a envoyé
00:46:56promenus.
00:46:57Vous êtes même devenus
00:46:58menaçants.
00:46:59Hé, putain.
00:47:01Je vais en faire
00:47:02la charpie, moi,
00:47:02de votre domaine.
00:47:04Et...
00:47:04En direct, en plus.
00:47:06Ah non, non, non.
00:47:07Alors là, je vous interdis
00:47:07de dire quoi que ce soit
00:47:08qui pourrait mûrir au domaine.
00:47:10J'ai le bras long,
00:47:11je peux vous casser.
00:47:12Je reconnais que je me suis
00:47:13un peu emporté
00:47:13et j'avais tort, certainement.
00:47:16Mais c'est pas une raison
00:47:18pour en déduire
00:47:18que c'est moi le criminel.
00:47:20Non, alors...
00:47:22Non, mais quand même.
00:47:24Quand même.
00:47:25Ah!
00:47:27Professeur Violet!
00:47:29Hé, hé!
00:47:30Indiana Jones!
00:47:31Hé, hé, hé!
00:47:32Racontez-moi un peu, là,
00:47:34cette histoire de trésor.
00:47:37J'étais à deux doigts
00:47:38de trouver le trésor
00:47:38de Mademoiselle de Fioul.
00:47:40Ouais, l'endroit était
00:47:41indiqué dans la lettre.
00:47:42Le détecteur de métaux
00:47:43hurlait par là.
00:47:46J'ai quand même trouvé
00:47:47un médaillon.
00:47:48Oui, ah ben oui,
00:47:48vous avez trouvé un médaillon,
00:47:49mais vous en avez parlé
00:47:51à Mme Pervance,
00:47:53le semédaillon?
00:47:53Non, j'ai pas eu le temps, non.
00:47:54Ah ben non.
00:47:56Mais alors,
00:47:57vous pensiez le déclarer?
00:48:00Bon, bien sûr.
00:48:01Je suis archéologue, non?
00:48:02Pourquoi vous avez
00:48:02toujours essayé
00:48:04des loyers
00:48:04ferrants des fouilles
00:48:06comme ça, tout le temps?
00:48:07Ben, j'ai tout de suite
00:48:08renifié le sale type.
00:48:09Ah ben oui.
00:48:10Ben, cette espèce
00:48:11de bellâtre, là,
00:48:13qui venait uniquement
00:48:13faire des émissions de télévision
00:48:15dans des restaurants
00:48:16gastronomiques minimum
00:48:16comme trois étoiles
00:48:17et qui arrive tout d'un coup
00:48:18dans le domaine,
00:48:19se croyant pour le sauveur
00:48:20du domaine.
00:48:21Non, non?
00:48:22Et puis avec Mme Pervance,
00:48:23tout sucre, tout miel,
00:48:25non?
00:48:25Il y avait quelque chose
00:48:25qui ne collait pas, non?
00:48:26Il venait avec une idée
00:48:27bien précise.
00:48:29Je savais qu'il avait
00:48:30y vendu trésor
00:48:30et qu'il voulait me le prendre.
00:48:32D'accord.
00:48:33Voilà pourquoi
00:48:33vous vouliez
00:48:34à ce point éloigner
00:48:35Ferrand.
00:48:36Je comprends mieux.
00:48:37Ça fait un sérieux mobile,
00:48:38ça, hein?
00:48:38Mademoiselle Rose.
00:48:44Mademoiselle Rose.
00:48:47C'est une artiste.
00:48:49C'est une vraie artiste.
00:48:51Tout à fait.
00:48:52Mais je travaille au domaine
00:48:53en attendant d'être reconnue
00:48:54pour mon talent.
00:48:55Actrice, chanteuse,
00:48:57pute.
00:49:01Ça, il aimerait bien,
00:49:02le colonel.
00:49:03Non, non, non.
00:49:03Sérieusement,
00:49:04je voudrais être présentatrice.
00:49:05Vous avez vraiment cru
00:49:06que Ferrand allait vous aider,
00:49:07Mademoiselle Rose.
00:49:08Bien sûr,
00:49:09il me l'avait dit.
00:49:10Oh, ben,
00:49:11Marion,
00:49:11elle connaît la musique.
00:49:12Vous avez été déçue, vous.
00:49:14Ah oui, vraiment.
00:49:15Ah, je l'aurais tuée.
00:49:16Pardon.
00:49:17Non, mais bon,
00:49:18de lui avoir envoyé
00:49:19son whisky à la figure,
00:49:20ça m'a soulagée.
00:49:21Mais pourtant,
00:49:22vous êtes mieux
00:49:23qu'envoyer,
00:49:23madame Pervanche.
00:49:24Écoutez,
00:49:24on n'envoie pas
00:49:25des whisky
00:49:25à la tête des clients
00:49:26tous les jours au domaine,
00:49:27vous savez.
00:49:27Eh, non,
00:49:27mais quand on est capable
00:49:28d'envoyer un whisky
00:49:29à la tête de quelqu'un,
00:49:31des fois,
00:49:32on est aussi capable
00:49:33d'envoyer une balle dedans.
00:49:34Le Blanc !
00:49:35Ah, sa femme,
00:49:36j'attendais de vous interroger
00:49:38avec plaisir.
00:49:39Le Blanc,
00:49:40le Blanc,
00:49:41il vous a énervé,
00:49:43ce Ferrand,
00:49:44il vous a...
00:49:45Il aimait pas la pintade
00:49:46et il voulait m'empêcher
00:49:47de boire un petit coup.
00:49:48Eh, oui, ben oui.
00:49:49Ah, ben oui,
00:49:49c'est votre péché million,
00:49:50ça, c'est...
00:49:51c'est le...
00:49:52le saut million.
00:49:53C'est pas un péché,
00:49:54c'est un remontant,
00:49:55avec tous ces remus-ménages
00:49:56dans le domaine.
00:49:56Eh, ben,
00:49:57vous avez raison,
00:49:58écoutez,
00:49:58c'est pardonné...
00:49:59Non, mais je vous en prie.
00:50:00Désolé,
00:50:01c'est pardonné d'avance.
00:50:02Allez,
00:50:02on en parle plus du saumignon.
00:50:04Eh, terminé, hein ?
00:50:06Enfin, pour la mort au rat,
00:50:07par contre, là,
00:50:08c'est différent, hein ?
00:50:10Écoutez,
00:50:13comme vous êtes gentil,
00:50:14je vais vous montrer
00:50:15quelque chose.
00:50:16Eh, eh, eh.
00:50:17Je peux vous casser !
00:50:18Je vous envoyer
00:50:19et faire des tests
00:50:20dans les fast-foods
00:50:21de la gare Mbezon !
00:50:22Bravo, docteur !
00:50:23Et alors ?
00:50:24Je renie rien.
00:50:25Ça m'a fait plaisir,
00:50:26ce qu'il a dit,
00:50:27le docteur Olive.
00:50:28Il était enfin
00:50:28de notre côté
00:50:29à Mme Pervenche
00:50:30et à moi.
00:50:30Ah, ben, oui,
00:50:30pour aider Mme Pervenche
00:50:32à assassiner
00:50:33ce pauvre Ferrand.
00:50:34J'ai jamais dit ça.
00:50:35On s'est pas parlé
00:50:36avec Mme Pervenche
00:50:37depuis quasiment
00:50:38l'arrivée du cuisse.
00:50:40Ben, attendez,
00:50:40Mme Leblanc,
00:50:41du cuistre.
00:50:43Oui, du saltibre, quoi.
00:50:44Et quand vous avez dit
00:50:46au colonel Moutarde
00:50:47que vous vouliez mettre
00:50:47de la mort au rat
00:50:49dans le café, là,
00:50:50vous plaisantiez.
00:50:52Ah, non,
00:50:53c'était un rat
00:50:54pire que les autres.
00:50:55Et je l'aurais fait
00:50:56si le colonel
00:50:57avait pas pris
00:50:57les choses en main.
00:50:59Ah, le colonel,
00:51:00quel homme.
00:51:01Oui, quel homme.
00:51:03Vous pensez donc
00:51:04que c'est le colonel
00:51:05qui a commis le crime ?
00:51:07J'en sais rien.
00:51:08Mais il en est bien capable
00:51:09pour sauver le domaine.
00:51:11À moins qu'il ait été
00:51:12pris de vitesse.
00:51:13Parce que,
00:51:13je sais pas si vous avez remarqué,
00:51:15il est précis,
00:51:16mais il est lent.
00:51:17Ah, ça, il est lent.
00:51:18Il est vraiment
00:51:19très, très lent.
00:51:20Bon, ben voilà
00:51:22un interrogatoire
00:51:23rondement mené,
00:51:24inspecteur,
00:51:25félicitations.
00:51:26Enfin, j'ai l'impression
00:51:26que la seule certitude
00:51:28qu'on puisse vraiment
00:51:29avoir pour l'instant,
00:51:30c'est que tout le monde
00:51:31avait un mobile
00:51:32et qu'on a affaire
00:51:32à une magnifique
00:51:34brochette d'assassins.
00:51:35J'ai vu que là encore,
00:51:36vous aviez pris
00:51:37pas mal de notes.
00:51:39Je voudrais savoir
00:51:39si ça vous conforte
00:51:41plutôt dans ce que vous
00:51:41pensiez au départ
00:51:42de l'enquête
00:51:43ou si on s'en éloigne
00:51:44au contraire, Patrick ?
00:51:45Eh bien, c'est une enquête
00:51:46qui va être très difficile
00:51:47et je ne saurais
00:51:47me prononcer pour l'instant.
00:51:49Mais pourtant,
00:51:49vous êtes un pro, vous.
00:51:50Des affaires comme ça,
00:51:51vous en rencontrez
00:51:52presque tous les jours, non ?
00:51:53Non, pas tous les jours.
00:51:56D'effondre.
00:51:57Vous, vous n'en rencontrez
00:51:57pas tous les jours,
00:51:58ça, j'en suis certain.
00:51:59Non, il serait prématuré
00:52:01pour le moins
00:52:01de dire exactement
00:52:02ce que je ressens.
00:52:03D'accord.
00:52:04Je vois que chacun
00:52:05reste sur la défensive,
00:52:06sur la réserve,
00:52:07mais je suis désolée
00:52:08parce que je vais quand même
00:52:10vous demander
00:52:10une première proposition.
00:52:12Il faut me donner
00:52:13le nom de l'assassin,
00:52:15le lieu
00:52:16et l'arme du crime.
00:52:17Mais ne vous inquiétez
00:52:19pas parce que de toute
00:52:19manière,
00:52:20cette proposition,
00:52:21nous ne l'ouvrirons
00:52:22peut-être qu'à la fin
00:52:23de l'enquête
00:52:24au cas où il faudrait
00:52:25vous départager
00:52:26si vous avez vraiment
00:52:27été très, très brillants
00:52:28tous les deux.
00:52:29Donc, allez-y
00:52:30en toute quiétude.
00:52:31Vous faites pareil
00:52:32à la maison
00:52:33et si vous avez une conviction,
00:52:35vous appelez.
00:52:36C'est le 3615,
00:52:37code France 3,
00:52:38rubrique Cluedo.
00:52:39Ou alors,
00:52:40vous faites ça
00:52:40par le téléphone.
00:52:41C'est aussi simple.
00:52:423668, 45, 55,
00:52:44j'en profite
00:52:44pour vous le rappeler.
00:52:46Bon, il faut refermer
00:52:47le petit parchemin.
00:52:48Personne n'y touchera.
00:52:49Dès que c'est fait,
00:52:50voilà, Patrick,
00:52:51Bertrand,
00:52:51vous le posez devant vous.
00:52:53On va aborder
00:52:54la deuxième phase
00:52:54de l'enquête.
00:52:55Cette fois,
00:52:56on s'intéresse
00:52:57au lieu du crime.
00:52:59Bertrand,
00:53:00vous vous souvenez là-bas ?
00:53:01C'était bien
00:53:01la bibliothèque, non ?
00:53:02C'était inoubliable.
00:53:03On y retourne.
00:53:04On est au deuxième
00:53:09étage de la bibliothèque.
00:53:10Nous sommes sur
00:53:11les lieux du crime.
00:53:13Il y en a huit.
00:53:14Je vous les rappelle
00:53:14pour que vous sachiez
00:53:15où a pu se dérouler
00:53:16le meurtre.
00:53:17La cuisine,
00:53:18le salon,
00:53:19bibliothèque,
00:53:20réception,
00:53:21l'escalier,
00:53:22la salle de jeu,
00:53:23le parc,
00:53:24la chambre.
00:53:24Le crime a été commis
00:53:26dans l'un de ces endroits
00:53:27et vous voulez consulter
00:53:28quel dossier ?
00:53:30Vous avouerais-je
00:53:31que l'escalier m'intrigue ?
00:53:33J'aime quand vous m'avouez
00:53:34quelque chose.
00:53:36L'escalier vous intrigue.
00:53:37N'en dites pas plus ici.
00:53:38Il y a des oreilles
00:53:39qui nous écoutent.
00:53:41On va en parler
00:53:42tranquillement
00:53:43tous les deux.
00:53:44À côté,
00:53:45voilà,
00:53:45je remets ça en place.
00:53:46On ne sait jamais.
00:53:47Ça peut intéresser Patrick.
00:53:49Vous connaissez le chemin.
00:53:51Bon, allez,
00:53:51puisque vous insistez.
00:53:53Merci Bertrand.
00:53:55Oh,
00:53:56ça doit être
00:53:58un petit peu plus clair,
00:53:58non, pour l'instant ?
00:53:59Non,
00:54:00par rapport à la dernière fois,
00:54:01le doute est présent
00:54:02de la même manière
00:54:03dans les replis
00:54:04les plus
00:54:05immarcessibles
00:54:06de mon esprit.
00:54:06C'est vrai.
00:54:07Pourtant,
00:54:07vous avez l'habitude
00:54:08de mener des enquêtes.
00:54:09Vous me l'avez expliqué
00:54:10tout à l'heure.
00:54:11Mais d'un autre genre.
00:54:12Mais dites-moi,
00:54:12vous me dites la vérité là ?
00:54:14En fait,
00:54:14vous ne voulez rien
00:54:15avouer pour l'instant.
00:54:16Pour l'instant,
00:54:17ce serait prématuré.
00:54:18Bon,
00:54:19tout à l'heure,
00:54:19vous soupçonniez
00:54:20mademoiselle Rose.
00:54:22J'ai parlé de mademoiselle Rose,
00:54:25de madame Pervanche.
00:54:26Ah,
00:54:27impossible de lui dire
00:54:28le moindre renseignement.
00:54:29Incroyable.
00:54:30Bon,
00:54:31alors,
00:54:31on va s'attaquer tout de suite
00:54:31après tout,
00:54:32j'allais l'ouvrir,
00:54:33mais c'est votre dossier,
00:54:34je vous laisse faire.
00:54:36Voyons l'hypothèse
00:54:37sur les lieux du crime.
00:54:39Alors ici,
00:54:40le lieu,
00:54:41c'est l'escalier,
00:54:43le criminel,
00:54:44madame Lévin,
00:54:45l'objet du crime,
00:54:47l'argument du crime,
00:54:48le stylo,
00:54:49voire l'arme.
00:54:50L'arme.
00:54:51Et il y a,
00:54:52parmi ces trois éléments,
00:54:53un bon indice.
00:54:54Bon,
00:54:55alors,
00:54:55puisque vous ne voulez rien me dire,
00:54:56je ne vous demande plus rien,
00:54:58Bertrand,
00:54:58je vous laisse regagner votre place.
00:55:00Vous gardez vos dossiers,
00:55:02on aura droit
00:55:03à un troisième indice
00:55:04tout à l'heure.
00:55:06Voilà.
00:55:06J'imagine que Patrick
00:55:07est en place,
00:55:09bien sûr.
00:55:09Impassion,
00:55:10d'avoir ces indices
00:55:12avec ce nouveau dossier.
00:55:13Qu'est-ce qui vous intéresse ?
00:55:14Moi,
00:55:15je serais plus attiré
00:55:16par le parc.
00:55:16Le parc.
00:55:17Allons-y.
00:55:22Je vous le confie ?
00:55:23Merci.
00:55:24Attendez,
00:55:24je remets vite ça en place
00:55:26et on va découvrir ensemble
00:55:28ce que vous tenez là.
00:55:29Allez-y.
00:55:29Moi aussi,
00:55:30je suis impatiente de savoir.
00:55:32J'avais peur
00:55:32que vous ne fermiez pas bien la porte,
00:55:33mais je vois que vous pensez à tout.
00:55:35Bien.
00:55:36Bon,
00:55:37rappelez-moi
00:55:37qui était le suspect
00:55:39que vous soupçonniez tout à l'heure ?
00:55:41Mademoiselle Rose.
00:55:41Mademoiselle Rose.
00:55:43Vous maintenez ?
00:55:45Quand il y a mort d'homme,
00:55:46il faut toujours suspecter la femme.
00:55:47La femme.
00:55:48Belle mentalité.
00:55:49Ah, bravo.
00:55:50Bon,
00:55:51je ne ferai pas plus de commentaires.
00:55:52On va ouvrir.
00:55:52On va découvrir ce nouveau dossier.
00:55:55Alors.
00:55:55Le parc.
00:55:56Hum-hum.
00:55:57Mademoiselle Rose.
00:55:58Oui.
00:55:59Le revolver.
00:56:00D'accord.
00:56:00Et encore un bon à 10.
00:56:02Donc,
00:56:03ça veut dire que soit le parc
00:56:04est une bonne possibilité,
00:56:05soit l'assassin
00:56:06et Mademoiselle Rose,
00:56:07effectivement,
00:56:08soit l'arme,
00:56:09c'est le revolver.
00:56:10Alors,
00:56:10on va peut-être comparer
00:56:12avec ce que vous aviez tout à l'heure.
00:56:14On va peut-être pouvoir faire des déductions,
00:56:16je ne sais pas.
00:56:16Voyons.
00:56:17Alors,
00:56:19tout à l'heure,
00:56:19on avait Rose,
00:56:20salle de jeu stylo.
00:56:21Là,
00:56:21vous arrivez à en déduire quelque chose ?
00:56:25Normalement,
00:56:27oui.
00:56:28Bon,
00:56:28on voit que Rose est dans les deux.
00:56:29Oui.
00:56:30Mais en fait,
00:56:30ça peut aussi bien être
00:56:32la salle de jeu,
00:56:33le bon lieu
00:56:34et le revolver,
00:56:35l'arme du crime.
00:56:35Donc,
00:56:36difficile d'en tirer plus pour l'instant.
00:56:38Bon,
00:56:38vous gardez précieusement tout ça,
00:56:40Patrick.
00:56:40Je vous laisse repartir.
00:56:42Je vais rassurer quelques instants.
00:56:43Je voudrais parler aux téléspectateurs
00:56:45qui sont avec nous.
00:56:46Ça va ?
00:56:47On a appris vraiment,
00:56:49vraiment beaucoup de choses.
00:56:50En plus,
00:56:51vous avez vu tous les indices
00:56:52récoltés par Bertrand,
00:56:53par Patrick.
00:56:54Vous,
00:56:54vous pouvez comparer tout ça.
00:56:56Vous avez une double chance.
00:56:59On s'intéresse au lieu.
00:57:00Vous avez vu avec quel talent
00:57:01l'inspecteur Latruf
00:57:02a mené le premier interrogatoire.
00:57:03Je vous propose maintenant
00:57:04qu'on s'intéresse
00:57:05à l'endroit
00:57:07où s'est déroulé le crime.
00:57:08Mademoiselle Rouge,
00:57:10c'est un plaisir,
00:57:12c'est un plaisir de vous voir.
00:57:14Et en plus,
00:57:15vous allez souvent dans le parc,
00:57:17on vous voit partout.
00:57:18Vous savez,
00:57:19je suis tout le temps
00:57:20en train de courir
00:57:20après quelque chose,
00:57:21après quelqu'un.
00:57:22Donc forcément,
00:57:22je ne vous dis pas souvent.
00:57:24Très bien,
00:57:24votre petit nez pas filé,
00:57:25on se voit très bien.
00:57:26Le vôtre aussi.
00:57:27Non,
00:57:28cependant,
00:57:28je n'ai pas eu l'occasion
00:57:29d'aller dans la salle de jeu.
00:57:30Ça va.
00:57:31pour le tir à l'arc,
00:57:34vous vous exerchez où ?
00:57:36Dans le parc.
00:57:38Mais depuis l'arrivée
00:57:38de M. Jules Ferrand,
00:57:40je n'ai pas eu temps d'exercer.
00:57:41Et Leblanc,
00:57:42elle est souvent dans le parc ?
00:57:44À mon avis,
00:57:45non.
00:57:45Non.
00:57:46Non.
00:57:47Elle retourne à la cuisine
00:57:48dès qu'on a l'occasion.
00:57:49Vous pensez bien,
00:57:49l'appel du sauvignon.
00:57:50Tu, tu, tu, tu.
00:57:53Leblanc.
00:57:55Leblanc.
00:57:57Ah oui.
00:57:58Vous allez souvent dans le parc ?
00:57:59Pas eu le temps.
00:58:01La dernière fois
00:58:01que j'ai pris l'air,
00:58:02c'était pour porter
00:58:03les valises de Ferrand.
00:58:04Et elles étaient lourdes.
00:58:05Et il a été
00:58:06ni galant ni généreux.
00:58:07Et vous avez eu l'occasion
00:58:09d'aller dans la chambre
00:58:10de Ferrand ?
00:58:11Non.
00:58:12D'habitude,
00:58:12je porte les petits déjeuners,
00:58:14mais Rose a voulu faire du zèle.
00:58:16Alors,
00:58:16ça m'arrangeait.
00:58:17Comme je n'avais pas mis
00:58:18une morora dans le café,
00:58:20ça ne m'amusait pas
00:58:20de le voir boire.
00:58:21Eh, ben oui,
00:58:22un peu, vous ne l'aimiez pas.
00:58:24Même maintenant,
00:58:24il m'énerve.
00:58:25Dieu me pardonne.
00:58:26Il y a une autre pièce
00:58:27où vous n'êtes pas allée ?
00:58:28Je vais jamais
00:58:29dans la salle de jeu.
00:58:30C'est un ordre
00:58:31de Madame Pervenche.
00:58:33Je dérange le colonel,
00:58:34paraît-il.
00:58:35Madame Pervenche,
00:58:36c'est vrai ?
00:58:36Absolument.
00:58:38C'est le colonel Moutarde
00:58:39qui a envahi cette pièce
00:58:40et il ne supporte pas
00:58:41que Madame Leblanc
00:58:42range ses jeux.
00:58:43Même quand une partie
00:58:44est entamée,
00:58:45elle arrive,
00:58:46elle prend les pièces
00:58:46et le dérange.
00:58:49Elle ne fait pas le ménage,
00:58:50mais elle a la manie
00:58:50du rangement.
00:58:51Mais pas pour la mort au rat.
00:58:53Bon, docteur Olive,
00:58:54vous, il y a un endroit
00:58:56où vous n'avez jamais
00:58:56mis les pieds ?
00:58:57C'est-à-dire que moi,
00:58:58je n'ai pas été
00:58:59dans la chambre de Ferrand.
00:59:02Je ne suis pas retourné
00:59:02au parc
00:59:03après sa blague idiote.
00:59:07Sinon, j'aime bien
00:59:08me promener.
00:59:10Je ne supporte pas
00:59:12de rester toujours
00:59:12en place, voyez-vous.
00:59:15Bon, colonel,
00:59:15vous avez vos habitudes
00:59:16au domaine, n'est-ce pas ?
00:59:18Oui, depuis des années.
00:59:19Et il y a des pièces
00:59:20où vous n'allez jamais ?
00:59:22Dans les étages.
00:59:24Le grand escalier,
00:59:25jamais ?
00:59:25Jamais le grand escalier
00:59:26parce que j'ai ma chambre
00:59:27en bas à Hoet-de-chaussée.
00:59:28J'ai reçu une balle
00:59:29dans le genou en Indochine.
00:59:30J'ai des difficultés
00:59:31à monter les escaliers.
00:59:33Donc, à part le grand escalier,
00:59:36vous allez partout.
00:59:40Je ne vais pas
00:59:40dans les piaules des clients,
00:59:42surtout dans celle
00:59:42de ce cuistre-là.
00:59:43Alors, Mme Pervanche,
00:59:46vous, on le sait,
00:59:47dès le départ,
00:59:48vous êtes dans la chambre
00:59:50de Ferrand.
00:59:51Oui, je suis dans
00:59:52la chambre de Ferrand.
00:59:53Impossible de sortir.
00:59:54J'étais comme enfermée
00:59:55de l'intérieur.
00:59:56Alors, vous savez
00:59:56ce que j'ai fait ?
00:59:57Je suis passée
00:59:58par la fenêtre.
01:00:00Ah oui.
01:00:01Hop.
01:00:01Ah oui.
01:00:02Admet-on, admet-on.
01:00:03Je marque la fenêtre.
01:00:05Et vous,
01:00:08Professeur Violet ?
01:00:10Oui.
01:00:10C'est vous qui avez
01:00:11enfermé L'homme Pervanche
01:00:12dans la chambre de Ferrand ?
01:00:14J'étais pas dans l'escalier,
01:00:15j'étais dans le parc.
01:00:16C'est curieux.
01:00:17Oui, c'est curieux.
01:00:20Vous pensez donc comme moi
01:00:21que c'est Ferrand
01:00:23qui a enfermé Pervanche
01:00:24dans la chambre ?
01:00:25Ce serait curieux.
01:00:26Ce serait curieux.
01:00:27C'est nouveau,
01:00:28c'est curieux.
01:00:29Je trouvais ça curieux.
01:00:31Moi aussi,
01:00:32je trouve ça curieux.
01:00:32Ce qui est surtout curieux,
01:00:34c'est qu'il n'y a pas
01:00:35pas d'autre solution.
01:00:37Ah oui, mais enfin,
01:00:37c'est curieux.
01:00:38C'est tellement curieux,
01:00:39inspecteur,
01:00:40que j'ai l'impression
01:00:41qu'on vient de mettre le doigt
01:00:42sur un point capital
01:00:43de l'enquête, là.
01:00:45Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:00:47Patrick,
01:00:48je vois une moue perplexe
01:00:49sur votre visage.
01:00:50Oui, ça me laisse quoi,
01:00:52on va dire ?
01:00:53Ça veut dire ça,
01:00:54en d'autres termes
01:00:55que Patrick ne veut pas
01:00:55nous en dire plus,
01:00:56en principe.
01:00:57Bertrand ?
01:00:58J'ai pris bonne note
01:00:59de ce qui a été dit.
01:01:01Élément important, hein ?
01:01:02Donc j'espère que vous l'avez
01:01:03noté à la maison.
01:01:04Bon,
01:01:05une deuxième proposition,
01:01:07puisque vous avez eu
01:01:08un élément important,
01:01:09j'ai moins de scrupules
01:01:10à vous la demander.
01:01:12Proposition qui,
01:01:13elle aussi,
01:01:13sera peut-être ouverte
01:01:14à la fin de l'enquête,
01:01:16s'il nous faut
01:01:16vous départager
01:01:17pour avoir le gagnant.
01:01:19Vous continuez
01:01:20à jouer avec nous
01:01:21à la maison,
01:01:22vous avez jusqu'à,
01:01:23bien entendu,
01:01:23la clôture
01:01:25de l'enquête
01:01:26menée par l'inspecteur
01:01:27Latruf.
01:01:27J'en profite pour vous rappeler
01:01:28le numéro de téléphone
01:01:29où vous pouvez nous joindre,
01:01:3036 68 45 55.
01:01:32Voilà,
01:01:33s'il vous plaît,
01:01:33vous fermez
01:01:34consciencieusement
01:01:35ce petit parchemin.
01:01:37Personne n'a le droit
01:01:38d'y toucher.
01:01:39D'ailleurs,
01:01:39l'inspecteur Latruf
01:01:40veille là-dessus.
01:01:42Les armes du crime,
01:01:45dernier dossier,
01:01:46dernière ligne droite.
01:01:46Bertrand,
01:01:47vous savez que j'allais l'appeler,
01:01:49je vous emmène.
01:01:54Bien,
01:01:55notre dernier dossier,
01:01:58qu'est-ce qui vous intéresse ?
01:01:59J'ai à vous proposer
01:02:00le stylo,
01:02:01l'arc,
01:02:01le chandelier,
01:02:01les briques,
01:02:02la morora ou le revolver.
01:02:04Eh bien,
01:02:04intéressons-nous,
01:02:05si vous le voulez bien,
01:02:06à la morora.
01:02:07La morora.
01:02:08Ah,
01:02:09c'est vrai que c'est facile
01:02:10à trouver,
01:02:11ça,
01:02:11dans une maison.
01:02:12Ça a peut-être
01:02:13intéressé le meurtrier.
01:02:15Il y a beaucoup de meurtres
01:02:17dans la littérature policière
01:02:18qui se sont commis
01:02:20avec la morora.
01:02:22Pardon,
01:02:22je sais que vous allez
01:02:22me laisser passer de temps,
01:02:24donc je m'engage.
01:02:25Bon,
01:02:26Bertrand,
01:02:26c'est la dernière fois
01:02:27qu'on se retrouve là
01:02:28tous les deux.
01:02:29Je ne vous demande donc plus
01:02:31véritablement de déduction.
01:02:32De toute façon,
01:02:32vous n'avez rien voulu me dire
01:02:34tout à l'heure.
01:02:34Vous commencez à bien me connaître.
01:02:36Oui, oui, oui, absolument.
01:02:37Il me faut un petit peu de temps,
01:02:38mais là, j'y suis.
01:02:39Je voudrais simplement savoir
01:02:40si, à votre avis,
01:02:41vous êtes prêts
01:02:42à donner une solution.
01:02:44Eh bien,
01:02:44si je devais
01:02:44tirer une conclusion
01:02:46à cette seconde précise,
01:02:47ce serait celle-ci.
01:02:48Le vrai peut quelquefois
01:02:49n'être pas vraisemblable.
01:02:51J'aime ce côté moraliste
01:02:53et proverbe
01:02:54de votre personnalité.
01:02:56Bon,
01:02:56on va quand même offrir
01:02:57à ceux qui sont avec nous
01:02:58le résultat
01:03:00de ce qui se trouve
01:03:01à l'intérieur de ce dossier.
01:03:02C'est la troisième hypothèse
01:03:04qui nous dit
01:03:05que l'arbre du crime
01:03:07et la mort au rare.
01:03:10Le meurtrier,
01:03:11le docteur Hollywood
01:03:12et le lieu du crime,
01:03:13la cuisine.
01:03:14Et dans tout ça,
01:03:15combien de possibilités justes ?
01:03:17Aucun indice.
01:03:19Eh bien voilà,
01:03:19autant pour la mort au rare
01:03:21qui va pouvoir dégager
01:03:22de votre enquête.
01:03:22Absolument.
01:03:23Bon,
01:03:24je vous laisse partir.
01:03:25Je m'en vais.
01:03:26D'ailleurs,
01:03:26je vous accompagne.
01:03:27Comme ça,
01:03:27je vais retrouver Patrick.
01:03:30Patrick,
01:03:31c'est la même chose.
01:03:31C'est le dernier dossier.
01:03:33Je vous vois songeur
01:03:34devant toutes les armes.
01:03:37Il nous faut prendre une décision.
01:03:39Je vais prendre la brique.
01:03:40Les briques.
01:03:41Allons-y.
01:03:43C'est un petit peu compliqué
01:03:45à ouvrir ce système.
01:03:47Attendez,
01:03:48j'essaie.
01:03:48Bon, écoutez,
01:03:48je vais le poser ici.
01:03:51Et je ferai le ménage
01:03:52tout à l'heure.
01:03:53Pardon ?
01:03:54Je passe.
01:03:56Ben Patrick,
01:03:58c'est la même chose
01:03:59pour vous.
01:04:00C'est notre
01:04:01dernière rencontre
01:04:03dans ce petit isoloir.
01:04:04Donc,
01:04:05je ne vous demande pas
01:04:05exactement
01:04:06où vous en êtes
01:04:07de vos déductions
01:04:07parce que finalement,
01:04:09la prochaine proposition
01:04:10que vous me ferez
01:04:10sera votre hypothèse définitive.
01:04:13En revanche,
01:04:14je voudrais bien
01:04:14qu'on donne
01:04:15à nos téléspectateurs
01:04:16les éléments
01:04:17qu'il y a
01:04:17à l'intérieur
01:04:18de ce dossier.
01:04:19Donc,
01:04:20hypothèse,
01:04:21alors,
01:04:23l'arme du crime
01:04:24serait donc
01:04:24la brique,
01:04:26le crime commis
01:04:27par le professeur
01:04:28Violet
01:04:28et ça s'est passé
01:04:30normalement
01:04:31aux hypothèses
01:04:32dans l'escalier.
01:04:33Et dans tout ça,
01:04:33il y a
01:04:34un bon indif.
01:04:35une bonne solution
01:04:36soit c'est la brique,
01:04:38soit le professeur
01:04:39Violet,
01:04:39soit l'escalier.
01:04:41Bon,
01:04:41écoutez,
01:04:42je vous sens tellement
01:04:44perplexe
01:04:44que je vais vous laisser
01:04:45regagner votre place
01:04:47comme ça,
01:04:47vous allez pouvoir
01:04:48réfléchir sur tout ça
01:04:50à loisir.
01:04:52Bon,
01:04:52pour nous aussi,
01:04:53c'est la dernière phase
01:04:53de l'enquête.
01:04:54Donc, moi,
01:04:55ce que je vous propose,
01:04:56c'est qu'on récapitule
01:04:57tous les indices
01:04:58qu'on a eus
01:04:58depuis le début
01:05:00de cette soirée,
01:05:01ceux de Bertrand,
01:05:01ceux de Patrick,
01:05:02comme ça,
01:05:02vous pourrez comparer
01:05:04et en tirer
01:05:04les conclusions nécessaires.
01:05:06Dans les premiers dossiers,
01:05:07nous avions trouvé
01:05:08les éléments suivants.
01:05:10Hypothèse,
01:05:10pervenche,
01:05:11cuisine,
01:05:12revolver,
01:05:13zéro,
01:05:13indice.
01:05:14Donc, zéro,
01:05:15bonne réponse,
01:05:15on peut tout de suite
01:05:16en déduire
01:05:16que pervenche n'est pas coupable,
01:05:18que la cuisine n'est pas
01:05:19le lieu du crime
01:05:19et que le revolver
01:05:21n'y est pour rien.
01:05:22Autre hypothèse,
01:05:23rose,
01:05:24salle de jeu,
01:05:24stylo,
01:05:25là-dedans,
01:05:26un bon indice.
01:05:27Voilà,
01:05:27on passe tout de suite
01:05:28au deuxième dossier
01:05:29avec escalier,
01:05:31le blanc,
01:05:32stylo,
01:05:33un bon indice.
01:05:34Ensuite,
01:05:35parc,
01:05:35rose,
01:05:36revolver,
01:05:38également un bon indice.
01:05:40Et dernière phase
01:05:41de l'enquête,
01:05:41le troisième dossier
01:05:42avec la morora,
01:05:44olive,
01:05:45la cuisine,
01:05:46zéro,
01:05:47indice,
01:05:48vous comprenez
01:05:49tout de suite,
01:05:49c'est qu'il faut en déduire.
01:05:51Et enfin,
01:05:52dernier élément,
01:05:52dernier dossier,
01:05:54briques,
01:05:54violets,
01:05:55escaliers,
01:05:56un bon indice.
01:05:58En plus,
01:05:58il nous reste
01:05:58un dernier interrogatoire,
01:06:00c'est sur les armes,
01:06:01on rejoint
01:06:01notre inspecteur.
01:06:03Qu'est-ce que vous avez fait
01:06:04de la morora ?
01:06:05Vous avez fini par l'arranger
01:06:06dans la remise ?
01:06:08Je voulais,
01:06:09mais je n'ai pas eu le temps.
01:06:10Je suis allé poser
01:06:11le chandelier que j'avais fait
01:06:12et en revenant,
01:06:13je l'avais dans les mains
01:06:14et je l'ai posé dans le salon.
01:06:15Ah, ben, vous avez raison,
01:06:16c'est logique,
01:06:16poser la morora dans le salon.
01:06:18Et puis en plus,
01:06:18c'est pas dangereux,
01:06:19surtout,
01:06:19ça, c'est vraiment pas dangereux.
01:06:23Vous êtes un fou des armes,
01:06:24vous, hein, colonel ?
01:06:26Ça m'a souvent servi
01:06:27dans la vie.
01:06:27Je comprends.
01:06:29Où est-ce que vous avez appris
01:06:30à viser comme ça,
01:06:31surtout avec un stylo ?
01:06:34C'est un exercice d'école,
01:06:36je suis très adroit.
01:06:37Et du reste,
01:06:38au domaine,
01:06:39un soir de pluie,
01:06:40on avait fait un concours
01:06:41entre nous,
01:06:41c'était amusant.
01:06:43Ils étaient tous nuls,
01:06:44sauf la petite rose
01:06:46qui était pas maladroite du tout.
01:06:48C'est pas grave,
01:06:48parce que vous avez l'air
01:06:49de tirer à l'arc
01:06:50pour la première fois
01:06:51et puis la flèche
01:06:52part, mon vieux,
01:06:54je suis droit dans le parc,
01:06:56c'est curieux, n'est-ce pas ?
01:06:58Pur hasard.
01:06:59D'ailleurs, je me suis blessé.
01:07:00Et puis alors,
01:07:01en plus, vous vous servez
01:07:01très bien du...
01:07:03comme je le faisais tout à l'heure,
01:07:04du revolver.
01:07:05Regardez.
01:07:12Il s'est fait un professionnel
01:07:13et doucement.
01:07:14Vous aussi,
01:07:15vous les avez là,
01:07:15avec Ferron, hein ?
01:07:16Donnez-moi ça !
01:07:17Oh, ça se mouscule
01:07:19pour monter au front.
01:07:20Personne n'a vu
01:07:21Madame Pervence,
01:07:21j'ai à lui parler, moi.
01:07:22Vous parlez trop, docteur,
01:07:23ça donne des céphalies.
01:07:24Je sais ce que j'ai à faire, hein.
01:07:26Madame Pervence !
01:07:27Ça me rendait une fière
01:07:28et t'abordure.
01:07:29Madame Pervence !
01:07:31Je vais agir, toi.
01:07:32Vous allez voir.
01:07:33Attention !
01:07:34Doucement,
01:07:35c'est pas le moment.
01:07:35Mlle Rose,
01:07:36je n'ai pas l'habitude
01:07:37de me blesser emmerdée
01:07:38par une intrigante de votre espèce.
01:07:39Ah, Rose, là !
01:07:41Rose,
01:07:42j'ai vu,
01:07:43encore une fois,
01:07:44avec vous,
01:07:45c'est constant,
01:07:46quelque chose d'intéressant, là.
01:07:48Hé, hé !
01:07:49Et vous, Violet,
01:07:50je vous croyais dans le parc ?
01:07:52Oui, bon,
01:07:52j'ai touché...
01:07:54C'est vrai,
01:07:54j'ai touché le revolver,
01:07:55mais je voulais lui retourner
01:07:55sa farce.
01:07:57Je voulais pas le tuer.
01:07:58Colonel,
01:07:59quand vous avez pris
01:07:59le revolver,
01:08:00il était chargé ?
01:08:02Affirmatif.
01:08:04Vous l'avez pris
01:08:05dans les mains de Violet
01:08:06et il avait combien de balles ?
01:08:07Une.
01:08:07Et quand vous l'avez posée
01:08:09dans la bibliothèque ?
01:08:11Une,
01:08:11pareille.
01:08:12C'était pour voir
01:08:13si j'avais pas un amateur
01:08:14de roulettes russes.
01:08:16Ouais.
01:08:16Madame Pervorche,
01:08:18racontez-moi comment
01:08:18vous vous enfermez
01:08:19et comment vous expliquez ça,
01:08:21enfin,
01:08:22votre théorie sur ce fait.
01:08:23Bon,
01:08:23enfin,
01:08:23je n'ai aucune théorie.
01:08:25J'étais dans la chambre,
01:08:26tout d'un coup,
01:08:26j'ai entendu la clé tourner
01:08:28et ensuite,
01:08:29un grand bruit.
01:08:30Mat,
01:08:30mais assez fort,
01:08:31le bruit.
01:08:32Un coup de feu,
01:08:32peut-être, non ?
01:08:33Non,
01:08:33non,
01:08:33absolument pas ce style-là.
01:08:34Eh bien,
01:08:35alors,
01:08:35qu'est-ce qui nous empêche
01:08:36d'écouter ce bruit curieux ?
01:08:39Ça,
01:08:58ça n'était pas un bruit de mort.
01:09:01Et pour moi,
01:09:03ça y est,
01:09:04l'affaire est dans le sac.
01:09:06Je reviens,
01:09:06je vais chercher
01:09:06la propre définitive.
01:09:07Alors là,
01:09:08inspecteur,
01:09:08vous m'impressionnez, hein ?
01:09:09Patrick,
01:09:10qu'est-ce que vous en pensez ?
01:09:11Mener de main de maître,
01:09:12non,
01:09:12comme débat ?
01:09:13Euh,
01:09:13oui,
01:09:13il pourrait prendre ma place
01:09:15si il pouvait sonner.
01:09:16Oui,
01:09:16mais vous savez,
01:09:17il fait un brillant policier,
01:09:19lui aussi,
01:09:20dans la vie.
01:09:20Bon,
01:09:21l'heure de vérité
01:09:22a sonné.
01:09:24Je vous demande,
01:09:25c'est la dernière fois,
01:09:26c'est votre dernière proposition,
01:09:28c'est la réponse
01:09:28que vous me donnez,
01:09:29le nom de l'assassin,
01:09:31le lieu,
01:09:32l'arme du crime.
01:09:33Vous avez juste quelques instants
01:09:35pour les noter.
01:09:36Et pendant ce temps,
01:09:37je voudrais m'adresser
01:09:38à tous ceux qui sont avec nous
01:09:39ce soir dans la salle,
01:09:40à tout ce public
01:09:41qui a suivi les débats attentivement.
01:09:43J'ai entendu pas mal de réactions.
01:09:45Alors,
01:09:45vous avez des petits boîtiers
01:09:46qui vont vous permettre
01:09:47de voter.
01:09:48Et là,
01:09:49en revanche,
01:09:49je ne vous demande
01:09:50qu'une seule réponse,
01:09:52à savoir
01:09:53qui est l'assassin.
01:09:54Vous votez pour celui
01:09:56qui,
01:09:57vous le pensez,
01:09:57a commis le crime.
01:09:58Et puis,
01:10:00vous,
01:10:00à la maison,
01:10:01et bien surtout là,
01:10:01vous continuez d'appeler.
01:10:03Le numéro de téléphone,
01:10:03je vous le redonne,
01:10:0446 68 45 55.
01:10:07Sinon,
01:10:07vous avez également,
01:10:09bien sûr,
01:10:09le Minitel à votre disposition,
01:10:1036 15,
01:10:11code France 3.
01:10:12La rubrique,
01:10:12c'est Cluedo.
01:10:13Vous nous donnez très vite
01:10:15le nom de l'assassin,
01:10:16le lieu,
01:10:17l'arme du crime.
01:10:18Je vous rappelle
01:10:18qu'il y a un superbe
01:10:19week-end à gagner.
01:10:21C'est bon ?
01:10:21Ça marche,
01:10:22Patrick Bertrand ?
01:10:23C'est bon.
01:10:24Stop.
01:10:24Nous avons les trois parchemins
01:10:26devant vous.
01:10:27On ne touche plus à rien.
01:10:29Et je vais de ce pas voir
01:10:30si on connaît
01:10:31les résultats du vote
01:10:32du public.
01:10:33Le public est avec vous
01:10:48dans cette salle.
01:10:49Pense que l'assassin,
01:10:51c'est vous,
01:10:52Mademoiselle Rose.
01:10:53Attendez,
01:10:54n'exagérons pas quand même.
01:10:55Je vais déjà envoyer
01:10:56son verre de whisky
01:10:56à la figure,
01:10:57c'est déjà pas mal, non ?
01:10:58Je suis impulsive,
01:10:59d'accord,
01:11:00mais de là,
01:11:00tu es...
01:11:02Bon, puis moi,
01:11:03le domaine,
01:11:03c'est pas ma vie.
01:11:04C'est un petit travail
01:11:04comme ça en attendant.
01:11:06Et j'aime beaucoup
01:11:07Madame Pervanche,
01:11:08mais je ne vais pas tuer
01:11:08pour sauver ses meubles.
01:11:10À elle de se débrouiller.
01:11:11Ah, bah, écoutez,
01:11:12je vous arrête.
01:11:14Ça tombe très bien.
01:11:15Non, non, je vais en arrêter
01:11:17un parce que
01:11:17l'assassin est découvert.
01:11:20Alors, si les jeux sont faits,
01:11:23Patrick Bertrand,
01:11:23je le vérifie,
01:11:24on a vos parchemins.
01:11:25Attendez.
01:11:25Eh bien, vous,
01:11:26à la maison,
01:11:27c'est fini.
01:11:27Vous arrêtez de nous téléphoner,
01:11:28vous arrêtez également
01:11:29le Minitel,
01:11:30et on découvrira
01:11:32juste après les preuves
01:11:33de l'inspecteur Latruffe,
01:11:34le nom du gagnant.
01:11:36Inspecteur,
01:11:37ces fameuses preuves,
01:11:37on les attend
01:11:38avec impatience.
01:11:39Qui peut mieux
01:11:40vous les donner
01:11:40que la victime ?
01:11:42Alors, faisons l'avenir.
01:11:57C'est incroyable.
01:12:00Incroyable.
01:12:01Ce château,
01:12:01c'est quelque chose
01:12:02d'inouï.
01:12:03Ah oui, non,
01:12:03mais je viens faire
01:12:04une émission de télévision
01:12:05et je tombe
01:12:06sur des malades,
01:12:08des idiotes,
01:12:09des parano
01:12:09et des ivrognes.
01:12:11Non, mais c'est vrai.
01:12:14La parano...
01:12:15Madame Pervanche,
01:12:16la parano,
01:12:17c'est vous.
01:12:18Mais oui,
01:12:19vous étiez tellement persuadé
01:12:20que j'allais détruire
01:12:21à jamais votre domaine
01:12:22que vous,
01:12:24vous,
01:12:25vous aviez décidé
01:12:26de me faire passer
01:12:27de l'autre côté
01:12:28dans ce cher paradis
01:12:30que, à tout bien réfléchir,
01:12:31je mérite.
01:12:33Seulement,
01:12:34eh oui,
01:12:34vous êtes même passé à l'acte.
01:12:36Et voilà,
01:12:37le problème,
01:12:37c'est que je ne suis pas
01:12:38entré dans ma chambre.
01:12:39Non.
01:12:39Eh oui.
01:12:40Et le problème,
01:12:42c'est de savoir pourquoi.
01:12:43Eh oui.
01:12:44Pourquoi est-ce que
01:12:45je ne suis pas rentré
01:12:45dans ma chambre ?
01:12:48Eh bien parce que
01:12:49la folle,
01:12:52la folle alliée,
01:12:54c'est celle qui se fichait
01:12:55complètement de savoir
01:12:56à qui reviendrait le domaine.
01:12:58Mademoiselle Rose,
01:13:00Mademoiselle Rose
01:13:01s'est vexée.
01:13:02Oui.
01:13:04Je suis mort
01:13:05parce que je l'ai vexée.
01:13:07Ha ha.
01:13:08C'est bête, hein,
01:13:08comme mort.
01:13:10Eh oui,
01:13:10mademoiselle Rose.
01:13:11Vous êtes même blessée
01:13:13en la malheureuse,
01:13:15en m'assassinant.
01:13:17Eh oui.
01:13:18Ma pauvre Rose,
01:13:19vous ne ferez jamais
01:13:20de télévision
01:13:21parce que c'est vous,
01:13:23l'assassin.
01:13:28Oui, je l'avoue,
01:13:29c'est moi qui l'ai tué.
01:13:31Mais mis dans un tel état,
01:13:32je ne savais plus
01:13:32ce que je faisais.
01:13:34Alors,
01:13:35quand il a dit
01:13:36qu'il allait dans sa chambre,
01:13:37j'ai attendu
01:13:39qu'il n'y ait plus personne
01:13:40à la réception
01:13:40et j'ai pris l'arc.
01:13:47Bon.
01:13:48je ne réfléchissais même pas.
01:14:12Je suis allée l'attendre
01:14:14en haut des escaliers.
01:14:16Il est monté.
01:14:17Et lorsqu'elle a essayé
01:14:34d'ouvrir la porte
01:14:35de sa chambre,
01:14:36j'ai visé
01:14:36et j'ai tiré.
01:14:40Il est resté accroché
01:14:41comme un papillon.
01:14:42Ensuite,
01:14:43je suis vite reparti
01:14:43cacher l'arc.
01:14:44Mais en tirant,
01:14:45je me suis blessée.
01:14:46C'est sans doute ça
01:14:47que l'inspecteur
01:14:47l'a tout fait du remarquer.
01:14:52Ce que je souhaite maintenant,
01:14:54c'est que vous ayez été
01:14:55tout aussi perspicace
01:14:56que l'inspecteur.
01:14:58J'essaie de déchiffrer
01:14:59sur vos visages
01:15:00la solution du problème.
01:15:02Je crois que je vais
01:15:03plutôt m'approcher
01:15:04de vos parchemins.
01:15:05Un petit sourire, non ?
01:15:06Quand même.
01:15:07Allez, Patrick Bertrand,
01:15:08s'il vous plaît.
01:15:10Alors,
01:15:11j'ai les réponses en main.
01:15:12Voyons qui est pour vous
01:15:15l'assassin.
01:15:16Bertrand,
01:15:17vous m'avez donné
01:15:17comme criminel
01:15:18Mademoiselle Rose
01:15:19le lieu du crime,
01:15:20la salle de jeu,
01:15:21l'arme du crime,
01:15:22le stylo.
01:15:24Ben oui,
01:15:24il y avait quand même
01:15:25l'assassin,
01:15:25c'est pas mal Bertrand,
01:15:26il faut le dire.
01:15:27Voyons maintenant
01:15:28ce que Patrick en a déduit.
01:15:30De criminel,
01:15:30Mademoiselle Rose,
01:15:31le lieu du crime,
01:15:32l'escalier,
01:15:33l'arme du crime,
01:15:35la...
01:15:36Patrick, bravo !
01:15:38Venez donc me rejoindre
01:15:49et comme quoi,
01:15:54comme quoi ça aide un peu
01:15:55d'être inspecteur de police
01:15:56dans la vie.
01:15:57C'est vrai,
01:15:57ça aide un peu.
01:15:58À quel moment avez-vous
01:15:59eu cette conviction ?
01:16:01Quand j'ai vu
01:16:02que Mademoiselle Rose
01:16:03avait été blessée
01:16:05à la main.
01:16:06Je me demandais
01:16:07si vous le remarqueriez.
01:16:07C'est vrai qu'elle avait
01:16:08un gros pansement,
01:16:09elle avait tiré à l'arc.
01:16:10Je vous félicite,
01:16:11Patrick.
01:16:11Merci encore.
01:16:12Je vous propose
01:16:12que nous découvrions
01:16:13ensemble maintenant
01:16:14le nom du téléspectateur
01:16:16qui a également
01:16:17élucidé cette énigme.
01:16:19Voilà, ça y est,
01:16:20ben c'est vous.
01:16:20Bravo.
01:16:21Alors là,
01:16:22vous aussi,
01:16:22ben chapeau,
01:16:23Charles Lecombe,
01:16:24Cirque le Poireau,
01:16:25n'ont plus qu'à bien
01:16:26se tenir.
01:16:27Brillante réponse.
01:16:28Tous les deux,
01:16:29vous et vous,
01:16:30vous êtes les gagnants
01:16:31de ce superbe week-end.
01:16:32L'hôtel Meurice
01:16:33est heureux d'offrir
01:16:34à nos gagnants
01:16:35un week-end de rêve
01:16:36pour deux personnes.
01:16:37Vous serez hébergés
01:16:38dans une suite
01:16:39pour deux nuits
01:16:39avec petit déjeuner buffet
01:16:41et dîner
01:16:41dans le restaurant de l'hôtel.
01:16:43Cher monsieur Péron,
01:16:44venez donc vous rejoindre.
01:16:47Voilà,
01:16:47et j'en profite
01:16:48pour féliciter
01:16:49les 52% du public
01:16:50qui est avec nous
01:16:51qui ont voté
01:16:51pour mademoiselle Rose
01:16:52comme étant l'assassin
01:16:53et vous avez tous gagné
01:16:54une boîte de jeux.
01:16:55Quel plaisir
01:16:56de vous voir parmi nous,
01:16:57Thierry.
01:16:57Ce fut un véritable plaisir
01:16:59de mourir
01:16:59pour vous.
01:17:01Alors ce que je vous propose,
01:17:02c'est une chose
01:17:02dont vous avez l'habitude
01:17:03chaque soir,
01:17:04sur toutes les scènes,
01:17:05dans tous les théâtres du monde,
01:17:06il y a une manière
01:17:07de saluer le public.
01:17:08Si vous voulez bien
01:17:09tous nous rejoindre,
01:17:10Bertrand,
01:17:11venez également,
01:17:11vous avez été un convivade
01:17:13et plus sympathique.
01:17:17C'est pas beau ça ?
01:17:19Merci à tous
01:17:20d'avoir joué avec nous.
01:17:24Au revoir à tous.
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