00:00retarder son passage à l'acte. Peut-être, ça serait fait quelques jours plus tard. Donc le sujet des étrangers dangereux dans notre pays
00:05qui ne sont pas renvoyés, c'est le sujet principal aujourd'hui, ministre de l'Intérieur.
00:09Mais vous êtes d'accord qu'allonger la durée de rétention, ça permet d'en avoir un peu moins dans la nature au moment T ?
00:13Bah oui, après ils arrivent au moment T plus 10. Donc à quoi ça sert que ce soit au moment T ?
00:18Le problème c'est qu'il y a des gens dangereux qui restent sur le territoire français, qui n'ont rien à y faire.
00:21On passe notre temps à embêter des gens qui eux travaillent, sont bien intégrés, ont un logement, une famille, des enfants qui travaillent bien à l'école
00:28et on décide de laisser en liberté. Il y en a 10 000 aujourd'hui, il y en a 10 000 étrangers dangereux
00:33qui ont fait loger d'une obligation de quitter le territoire français et il n'y a pas d'expulsion, pas d'éloignement.
00:38Moi je dis, ministre de l'Intérieur, il doit se concentrer sur ces 10 000-là. Il doit négocier avec les pays d'origine...
00:43Est-ce que vous dites, en attendant l'expulsion, est-ce qu'il ne faut pas les mettre hors d'état de nuire, les enfermer ?
00:48C'est ce que souhaite une partie des Français aujourd'hui ?
00:50Et puis la déclaration d'ordre du citoyen, on n'enferme pas quelqu'un sans raison.
00:53Si ce monsieur est dangereux et qu'il a commis un certain nombre de méfaits, il doit être emprisonné, c'était le cas avant.
01:01S'il est libéré, il faut des mesures d'accompagnement et de surveillance.
01:05S'il est particulièrement dangereux, il était assigné à résidence.
01:08Quel a été le contrôle de son assignation à résidence ?
01:11Bref, si ce monsieur était dérangé psychologiquement et d'avoir un suivi,
01:16est-il normal qu'on laisse ces 10 000 étrangers qui ont commis un trou à l'ordre public,
01:19qui sortent de prison, qui sont des gens dangereux ?
01:22Est-il normal qu'on les laisse sur les territoires français et qu'on ne les expulse pas ?
01:25Quand dans le même temps, les expulsions qu'on fait, c'est des braves familles de gens qui travaillent dur.
01:29Moi je dis aujourd'hui, la politique d'immigration, elle marche sur la tête.
01:33Donc concentrons-nous aujourd'hui sur les étrangers dangereux
01:36et exécutons enfin ces obligations de quitter le territoire français.
01:39Mais par exemple, il y a 14 pays européens, dont l'Allemagne, la Belgique,
01:43qui appliquent un délai de rétention de 18 mois, quand en France c'est 90 jours.
01:46Oui, alors après, on est le pays d'Europe qui a le plus grand nombre de places en CRA.
01:52On est aussi le pays d'Europe qui, en chiffres, fait le plus éloignant.
01:55Je rappelle que quelqu'un qui arrive en centre de rétention,
01:5740% d'entre eux sont effectivement éloignés.
02:01Donc on peut discuter de la durée.
02:02Franchement, ce n'est pas un casus belli.
02:04Le vrai sujet, je le rappelle, c'est que quand même il y avait cette durée,
02:07s'il n'y avait pas de réponse du Mali, il n'y avait aucune réponse du Mali,
02:10de toute façon, il serait sorti au bout des 210 jours, 300 jours, 400 jours, comme vous voulez.
02:13Il faut prendre des mesures contre les pays qui ne reprennent pas leurs ressortissants.
02:16En tout cas, il faut une vraie pression diplomatique qui soit faite.
02:19Là aussi, ça doit être une priorité.
02:20On a beaucoup parlé de l'Algérie, à tort d'ailleurs.
02:22L'Algérie, c'est que l'année dernière, ça représentait de 1500 éloignements.
02:25Je rappelle, par exemple, l'Albanie, c'était 1600 éloignements.
02:29La Géorgie, 1500 éloignements.
02:31On parle moins de ces pays-là.
02:33Il faut évidemment une pression diplomatique qui soit forte.
02:35Et il faut aussi des mesures de surveillance pour les étrangers dangereux.
02:39Je le dis, il y en a 10 000 aujourd'hui sur notre sol qui ne sont pas renvoyés.
02:42Il faut qu'il y ait un suivi psychologique, notamment pour ceux qui sont concernés.
02:46Philippe Brun.
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