00:00Alors que la campagne électorale touche à sa fin en République centrafricaine,
00:04les opposants accusent le pouvoir d'entrave grave à cette campagne électorale.
00:09Si Georges Deleguélet dit avoir été interdit de meeting au stade de Boire,
00:13l'opposant et ancien premier ministre Henri-Marie Dondra a été empêché
00:17de prendre un avion pour se rendre dans les régions afin de présenter son programme.
00:21Il m'a été autorisé qu'effectivement l'avion a été bloqué par des militaires de la présidente.
00:30Donc on m'a empêché d'utiliser un avion que j'avais déjà réservé
00:36et pour lequel j'ai déjà payé même les frais.
00:39Donc pour moi c'est une entrave, c'est un blocage à ma campagne
00:43et dans une démocratie c'est quelque chose que nous devrions en principe dénoncer.
00:51Si les opposants dénoncent une violation de la règle de bonne conduite par le parti présidentiel,
00:55le MCU a tenu à répondre qualifiant les accusations d'infondé et de fuite en avant.
01:00Mais c'est des accusations fallacieuses, sans fondement.
01:05Demandez à l'opposition d'apporter les preuves de leurs fondements.
01:08S'agissant par exemple de leur empêchement lors de campagnes électorales.
01:12Je vous prie de circuler dans la ville, vous allez constater que l'opposition a mis aussi
01:16ses affiches un peu partout, personne ne les empêche.
01:19Ça c'est bon.
01:19Deuxièmement, quand ils allèguent comme quoi on les empêche d'avoir des avions pour sillonner le pays.
01:26Est-ce que l'Etat dispose d'une compagnie aérienne ? Non.
01:29Est-ce que le gouvernement c'est lui qui gène les compagnies privées ? Non.
01:33Ça c'est une stratégie de fuite en avant pour justifier après leur échec.
01:38Je dis bien.
01:38Pour cet analyste politique, la situation actuelle s'annonce difficile pour une opposition
01:43qui peine à mobiliser et à déployer des effectifs sur le terrain faute de moyens financiers.
01:47Nous en avons plus de 6 000.
01:50Aujourd'hui, ça va être quand même difficile à ces candidats au regard des moyens dont ils disposent
01:55d'avoir chacun 6 000 représentants dans les bureaux de vote.
02:00Et à partir de ce moment-là, le jeu va se jouer à ce niveau.
02:04Il est donc clair qu'à ce stade, faute d'avoir rejoint l'arrière-pays pour présenter les différents programmes,
02:09les électeurs ne seront confrontés qu'à très peu de choix.
02:12Les candidats n'ont pas pu avoir la chance, comme le président sortant,
02:17d'avoir des éléments qui leur permettent de battre campagne dans les grandes villes.
02:22Et donc à partir de ce moment-là, il va de soi que leur projet n'est pas véritablement connu dans l'arrière-pays,
02:30d'autant plus qu'il y a un problème de connexion, même s'ils peuvent battre campagne sur les réseaux sociaux.
02:35Ce n'est pas évident parce que dans l'arrière-pays, il se pose un problème de connexion.
02:38Pour l'heure, à quelques heures du scrutin, la tension monte dans la capitale et l'ensemble du territoire,
02:44alors que des appels fusent de partout pour un scrutin apaisé.
Commentaires