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  • il y a 9 mois
Les agriculteurs, toujours mobilisés sur les barrages maintenus, se préparent, ce mercredi 24 décembre, à célébrer le réveillon de Noël. Des messes sur les autoroutes sont prévues dans la soirée.

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Transcription
00:00On va partir dans un instant sur l'autoroute A64 parce que c'est un Noël particulier que vont vivre les agriculteurs qui ont décidé de maintenir la pression, de maintenir le barrage du côté notamment de carbone.
00:12Des agriculteurs bien décidés à ne pas lâcher et pour tenir, eh bien ils vont organiser ce soir un Noël entre eux sur cette autoroute.
00:20Et il y a même une messe de Noël qui est organisée. Écoutez ce qu'en disait l'abbé Jean-Baptiste Oneda qui est l'un des prêtres qui va célébrer cette messe.
00:30Je rejoignais le barrage après une réunion pour retrouver un de mes cousins et quelques amis.
00:38Et puis là tout d'un coup on me demande si c'est possible de célébrer la messe.
00:43Dès qu'on a parlé avec le curé c'était tout de suite très bien reçu et donc c'est comme ça que ça s'est fait.
00:51C'est pas courant disons, c'est pas courant et c'est beau de porter le Christ en fait, que la communauté chrétienne se déplace
00:58c'est de porter le Christ au milieu des gens, de ceux qui notamment souffrent et qui sont dans la détresse.
01:04Voilà une messe de Noël sur l'autoroute A64, autre autoroute bloquée, l'A75.
01:08On va y retrouver Éloi Nespoulos qui est président de la coordination rurale de l'Aveyron.
01:13Bonsoir. Alors c'est pas l'autoroute qui est derrière vous, c'est votre ferme, c'est votre exploitation.
01:18Mais sur l'A75, on va passer aussi Noël entre agriculteurs sur le barrage ?
01:24Bien sûr oui, mes collègues sont sur le barrage là, ils le tiennent, ils se sacrifient pour que certains d'entre nous puissent faire ce soir en famille
01:32et demain on les retrouvera et on les remercie chaleureusement pour leur sacrifice et ils sont nombreux ce soir à tenir l'autoroute
01:40et c'est vraiment très très dur de se dire que notre gouvernement nous laisse sur les routes et ne nous répond pas à nos questions sur l'ADNC.
01:49Oui mais certains ont décidé de faire une trêve pour Noël, d'ailleurs il y avait des appels lancés à la trêve par le gouvernement.
01:55Pourquoi avoir voulu maintenir cette mobilisation, cette pression le soir de Noël ?
02:01On montrait à Madame Genevard qu'on est déterminé en Aveyron, on a à peu près 420 000 bovins,
02:06donc c'est souvent la moitié de l'Occitanie, nous on ne veut rien lâcher, on veut sauver nos bêtes,
02:13on veut montrer que nos bêtes font partie de leur famille et c'est pour elles que ce soir certains d'entre nous vont se sacrifier
02:21et rester loin de leur famille mais par contre il y aura de la convivialité puisque beaucoup de commerçants et de riverains
02:28nous ont apporté des bonnes choses à manger ce soir sous le pont de l'autoroute à 75.
02:33Et Maracueville aussi entre Albi et Rodès, on a deux points de fixation en Aveyron.
02:40Oui, alors vous avez été gâté par les habitants de l'Aveyron si je comprends bien.
02:43C'est ça, tout le monde est solidaires, tout le monde nous dit de tenir et c'est ça qui nous fait tenir justement,
02:49c'est de voir qu'on est un peu les derniers remparts face à des mesures complètement incomprises,
02:55en tout cas depuis la base et depuis les agriculteurs de par les déleveurs à Véronais
03:02qui sont très très meurtris par ce qui se passe avec le Novach.
03:09Oui mais malgré cette mobilisation finalement le protocole sanitaire mis en place par le gouvernement n'a pas changé.
03:14D'ailleurs un nouveau cas a été déclaré en Haute-Garonne et on a abattu le troupeau
03:19comme le stipule ce protocole sanitaire.
03:23Oui et bien on voit encore une fois que ça ne marche pas.
03:26On a des suspicions qui approchent de plus en plus de l'Aveyron,
03:30on ne sait pas si ça va tourner ou pas mais en tout cas on est très très inquiets.
03:33Et on voit que...
03:34Vous êtes inquiets-vous ?
03:35Ah oui, on est très inquiets puisque ce qui s'est passé à l'Ariage va se repasser chez nous
03:40dans le Tarn, à l'Aveyron ou Haute-Garonne, on ne sait pas.
03:43Mais dès que l'éleveur ne va nous demander de résister,
03:46tout le monde va converger vers les fermes pour refaire comme à l'Ariage.
03:52Mais à force on va gagner, je vous le dis.
03:54Mais ce qui aussi propage le virus, c'est les déplacements de troupeaux.
04:02Est-ce qu'on respecte les consignes dans l'Aveyron de ne pas déplacer les bêtes
04:07pour éviter effectivement la contamination ?
04:10Nous on n'est pas encore en zone, alors on peut les déplacer encore librement.
04:14Mais bien sûr qu'il y a des contraintes au niveau du lavage des camions, etc.
04:18J'ai des collègues marchands ou agriculteurs qui se font contrôler le camion.
04:21C'est normal, sur ce point-là il n'y a pas de problème, il ne faut pas bouger les animaux.
04:26Par contre, il y a eu des déplacements de fées qui étaient tout à fait légaux
04:30et qui finalement sont en retard, puisque la maladie met 28 jours à incuber.
04:34Donc on aura toujours un train de retard tant qu'on ne vaccinera pas toute la France
04:38et qu'on ne négociera pas avec les pays tiers.
04:40Le problème sera éternel et continuera.
04:43Surtout, nous on a l'Aveyron, il neige,
04:45mais on voit que la mouche est encore là,
04:51puisqu'il y a encore des piqûres et encore de la maladie qui se propage.
04:54Donc on ne croit pas à ce protocole, on croit à la vaccination.
04:59Alors pour ceux qui le veulent ou pas, il va falloir changer les règles comme il faut.
05:02Mais on croit aussi à la négociation avec les pays tiers pour finalement sauver notre peau
05:07et aussi déclinasser la maladie au niveau européen,
05:09puisqu'on a vu qu'à la Réunion en 1992, la maladie avait fait 1% de mortalité.
05:14Donc il y a des analyses, il y a des choses de faites,
05:17et il faut arrêter de dire que cette maladie est dangereuse.
05:20Elle l'est, mais pas autant que ce qu'on veut nous dire.
05:22– Restez avec nous, dans un instant on ira sur l'A64
05:26où on va célébrer une messe carrément sur autoroute,
05:30mais Nélène Latrousse, hier quand même le président de la République
05:32a voulu rassurer les agriculteurs,
05:36il a reçu toutes les organisations syndicales à l'Elysée,
05:39notamment sur un autre dossier, la dermatose,
05:41mais il y a deux dossiers en parallèle, la dermatose et le dossier Mercosur.
05:44– Un rendez-vous d'ailleurs dont il n'avait pas fait publicité lui-même,
05:48on l'a appris par les organisations syndicales,
05:50l'Elysée ne souhaitait pas communiquer sur ce rendez-vous.
05:55Donc c'est vrai qu'on a fait un travail de journaliste,
05:58on a contacté un certain nombre de responsables syndicaux
06:00et de ce que l'on comprend, il a été effectivement question essentiellement du Mercosur.
06:04Le président de la République n'a pas beaucoup parlé,
06:07beaucoup de nos interlocuteurs nous disent qu'il était dans une position d'écoute,
06:11il notait les points, il enregistrait les requêtes des uns et des autres.
06:16Le point sur lequel il a semblé le plus avancé, ce n'est pas la dermatose nodulaire contagieuse
06:23qui est gérée par son Premier ministre, qui lui recevra d'ailleurs les syndicats à la rentrée
06:28à partir du 5 janvier, le président de la République, là où il s'est un peu le plus avancé,
06:33c'est sur le Mercosur, c'est de fait un accord qui dépend pleinement de ses prérogatives de chef d'État,
06:40puisque c'est lui qui représente la France au Conseil européen à Bruxelles
06:44et il est l'interlocuteur pour la France de la Commission européenne
06:47et notamment d'Ursula von der Leyen qui elle souhaite signer cet accord de libre-échange
06:51et il a semblé dire Emmanuel Macron aux agriculteurs que sur ce volet-là,
06:56il avait bon espoir d'obtenir des améliorations substantielles d'ici au 12 janvier,
07:03la date fixée par la Commission pour signer.
07:04Il semblait dire notamment que sur les clauses de sauvegarde,
07:07il y avait encore un certain nombre de victoires à aller arracher.
07:11Les clauses de sauvegarde, c'est en quelque sorte le frein d'urgence
07:14si l'on constatait qu'il y avait des dépassements soit en matière de quantité de ce que l'on importe,
07:21soit de distorsion de prix.
07:23On aurait alors la possibilité de lever le frein d'urgence pour faire baisser
07:27et pour refroidir la machine.
07:29Alors, sur les barrages, on s'apprête donc à fêter Noël.
07:32Regardez ces images en direct, on est à Sestas en Gironde,
07:35c'est sur l'autoroute A63, on a carrément fait une crèche de Noël
07:38avec des bottes de foin.
07:41On les a vus tout à l'heure, on va sans doute les revoir sur nos images.
07:45Vous voyez les agriculteurs qui essaient de se tenir au chaud autour d'un verre.
07:49Et puis aussi mobilisation toujours sur l'A64 du côté de Carbone,
07:52on va retrouver Jérôme Baille.
07:54Jérôme, bonsoir.
07:55Alors, une messe de Noël va être carrément célébrée sur l'autoroute A64.
08:00Vous voilà béni, Jérôme.
08:01Mais j'espère qu'on sera béni
08:06et que les dieux du ministère de l'Agriculture
08:08entendront les demandes des agriculteurs.
08:13Soirée.
08:14Je n'ai pas entendu, excusez-moi.
08:19Comment se prépare la soirée ?
08:24Comment elle se prépare ?
08:25Toujours pareil, avec un gros soutien populaire.
08:28On a dû nous amener peut-être 200 ou 300 bûches de Noël.
08:31Donc, on a un gros soutien populaire.
08:34On a vraiment du monde qui vient.
08:35Ça nous motive, ça nous galvanise.
08:38Mais ça nous attriste aussi parce que l'histoire des agriculteurs
08:44qui fêtent Noël sous un pôle, c'est quand même triste.
08:46Parce que chez nous, dans le sud-ouest,
08:48quand on dit que tu vas finir sous les pôles,
08:50c'est que tu as tout perdu.
08:51Et cette image-là, elle nous colle quand même un peu derrière.
08:55Parce qu'on n'est pas loin de tout perdre.
08:58Mais vous avez décidé de maintenir la mobilisation
09:01malgré les appels à une trêve de Noël.
09:04Pourquoi, en fait ?
09:04C'était important de continuer à être sur cette autoroute.
09:10Parce que, tout simplement, on n'est pas au service de l'État
09:12qui nous dicte tout.
09:15Nous, on n'est pas en guerre.
09:17On fait une trêve de Noël quand on est en guerre.
09:18Nous, on n'est pas en guerre.
09:19On est juste là pour montrer notre mécontentement,
09:23pour montrer notre détermination.
09:25Et peut-être que les agriculteurs, dans cette région
09:27et dans ce département,
09:30ils avaient besoin de se retrouver tous ensemble
09:31pour se fédérer, pour se rassurer.
09:34La preuve, on a malheureusement les éleveurs
09:37qui ont eu leurs animaux abattus,
09:39qui viennent parmi nous ce soir.
09:41Et ils voulaient préférer être avec nous
09:42que tout seuls enfermer dans leur maison.
09:45Oui, parce que c'est aussi l'occasion
09:46de se tenir les coudes, en fait,
09:48de se sentir moins seuls,
09:50de partager...
09:51Alors, c'est vrai, c'est sous un pont,
09:52mais partager aussi un moment de convivialité ?
09:55Bien sûr.
09:58Bien sûr.
09:59Aujourd'hui, si on arrive à tenir,
10:01si on arrive à tenir,
10:03c'est cet élan de solidarité
10:04qui nous fait,
10:05et je dis souvent,
10:06c'est ensemble, on ne risque rien.
10:08Nous, on est un collectif.
10:09On est pour les trois quarts issus.
10:11On a tous mis un maillot de rugby
10:12où on a tous fait un sport collectif
10:14et on sait qu'il faut se battre
10:16pour le copain.
10:17Et donc, aujourd'hui,
10:18c'est cet état d'esprit
10:19qu'on a mis là
10:19et on veut tous avoir
10:21un même objectif.
10:22Et bien, c'est relever la tête
10:23que les agriculteurs français
10:24soient fiers d'être agriculteurs
10:26et que, surtout,
10:27on arrive enfin à vivre
10:29de notre métier.
10:30Mais, Jérôme Baille,
10:31hier, le président Macron
10:33a reçu tous les syndicats à l'Elysée.
10:36De nouveau, Sébastien Lecornu
10:37va aller à la rencontre
10:38des agriculteurs après les fêtes.
10:41Il y a quand même
10:41une mobilisation de l'exécutif.
10:43On ne peut pas dire
10:44que l'exécutif vous ignore.
10:48Mais je ne dis pas qu'il nous ignore,
10:49mais je vous dis
10:50qu'il ne nous amène aucune solution.
10:52Nous, ce qu'on veut,
10:52ce ne sont pas des mecs
10:54qui viennent nous serrer la main
10:55et que nous, sur le terrain,
10:56on fasse office de tourisme
10:59à faire promener les gens
11:01dans les exploitations.
11:02Nous, ce qu'on veut,
11:03c'est des actes,
11:04c'est des mesures concrètes.
11:06On veut des gens
11:06qui nous écoutent.
11:08Quand, aujourd'hui,
11:08on a encore laissé la parole
11:10sur le protocole qu'on a donné
11:11à cinq scientifiques
11:13qui vont encore céder
11:17le sort de nos animaux,
11:18ça nous fait mal.
11:19Par contre,
11:20on sacrifie nos animaux,
11:22mais on garde quand même
11:23une mesure par manque
11:24de courage politique
11:25en laissant le commerce
11:28transité par nos Pyrénées.
11:30Ça, ça ne dérange personne.
11:32Oui, mais le protocole sanitaire
11:33continue de s'appliquer
11:34contre cette dermatose.
11:36Il y a eu un cas détecté
11:37en Haute-Garonne.
11:39Le troupeau a été abattu.
11:40Donc, pour l'instant,
11:41le gouvernement
11:42suit le même protocole sanitaire
11:44fixé avec les vétérinaires.
11:45Bien sûr.
11:49Mais par contre,
11:50comme j'ai dit,
11:51on avait rendez-vous hier
11:52avec le préfet de région.
11:53Ce que je lui ai dit,
11:55je lui ai dit,
11:56aujourd'hui,
11:56on connaît les conséquences
11:59de la maladie
12:00puisqu'on abat les troupeaux,
12:01mais la cause,
12:02on ne la connaît pas.
12:03Je peux vous dire
12:04qu'il y a eu quatre dépeuplements.
12:06Les mots qui disent eux,
12:08le mot dépeuplement,
12:09moi, je dirais,
12:09il y aura quatre abattages d'animaux
12:11à moins de 50 km
12:13de chez moi
12:14et de chez nous.
12:15Eh bien,
12:16il n'y a aucun agriculteur
12:17qui encore
12:17ne connaît la raison
12:19et savoir comment
12:20il a attrapé la maladie.
12:21Donc,
12:22traiter les conséquences,
12:23c'est bien,
12:23mais amener des réponses
12:25sur la cause,
12:26c'est mieux.
12:26Oui.
12:27Restez avec nous,
12:28Néla Latrousse,
12:29cette détermination
12:30qui affiche ce soir
12:31Jérôme Baille
12:31sur la 64.
12:33Nous étions également
12:34avec le président
12:35de la coordination rurale
12:36de l'Aveyron.
12:36Donc là,
12:37c'est la 75.
12:37La 63 également.
12:39Certes,
12:39d'autres barrages
12:40ont été levés,
12:41mais le pari du gouvernement,
12:42c'était que les fêtes
12:43finalement allaient
12:45peut-être faire oublier
12:46cette mobilisation,
12:47on allait passer
12:47à autre chose.
12:48Ce n'est pas le cas,
12:49en fait.
12:49Non,
12:49il y a encore du monde
12:51sur les barrages
12:53parce que aussi,
12:53c'est Noël,
12:54parce que c'est un métier,
12:55l'agriculture,
12:57où en fait,
12:57vous êtes terriblement seul
12:58quand vous êtes
12:58sur votre exploitation
13:00et que là,
13:00c'est l'occasion
13:01d'échanger.
13:02Je veux dire que
13:02quand on discute
13:05avec des membres
13:05du gouvernement
13:06ou du bloc central,
13:08cette colère,
13:09d'abord,
13:09ils ne l'attendaient pas
13:10aussitôt.
13:11Ils étaient persuadés
13:12que la colère
13:14exploserait
13:14au mois de janvier
13:16parce que,
13:18on va dire,
13:19dans les cycles agricoles,
13:20le mois de janvier
13:20est le mois où,
13:21généralement,
13:22vous avez un peu plus de temps,
13:23vous n'êtes plus forcément
13:24dans les champs,
13:24etc.
13:24et donc,
13:25vous avez les moyens
13:26de vous mobiliser.
13:27Donc,
13:27ils s'attendaient
13:27à la réitération
13:29du scénario
13:30de janvier dernier.
13:31Pour qu'elle ait pris
13:31plus tôt
13:32et de manière aussi vigoureuse
13:35et aussi tenace,
13:36c'est que,
13:37d'une certaine façon,
13:38la colère
13:39et, je dirais,
13:40peut-être même
13:41le désespoir
13:41de la profession
13:42était bien au-delà
13:43que ce que les capteurs
13:44faisaient remonter
13:45au ministère
13:46de l'Agriculture.
13:48Ce qui est étonnant,
13:49d'ailleurs,
13:49parce qu'on a quand même
13:49connu une crise agricole
13:50très forte il y a deux ans.
13:51C'était les mêmes au pouvoir,
13:53si j'ose dire.
13:54Alors,
13:54on nous disait
13:55que la colère
13:56allait exploser,
13:57qu'il y avait vraiment
13:57une détresse
14:00très,
14:00très,
14:00très forte.
14:02Mais on ne pensait pas
14:03qu'elle s'exprimerait
14:03aussi vite
14:04et qu'elle durait
14:05aussi longtemps.
14:07Le fait qu'il y ait
14:08encore du monde
14:09sur les barrages,
14:11je vous rappelle
14:11les mots la semaine dernière
14:13et du ministre
14:14de l'Intérieur
14:14et du ministre
14:15des Transports
14:16appelant les agriculteurs
14:17à ne pas bloquer
14:18les départs
14:18des Français,
14:20les mots
14:20du ministère
14:21de l'Intérieur
14:21annonçant
14:22que les préfets
14:23avaient reçu
14:23pour instruction
14:24d'interdire
14:25l'installation
14:26de nouveaux barrages.
14:27Vous avez expliqué
14:28que les préfets
14:28discutaient précisément
14:30avec les agriculteurs
14:31sur les barrages
14:32pour lever petit à petit
14:34ces points
14:35de congestion
14:37et de colère.
14:39On voit que
14:39toutes ces tentatives-là,
14:42aujourd'hui,
14:43elles se traduisent,
14:44certes,
14:45par,
14:46non pas une explosion
14:47ou une situation
14:48qui échappe
14:48à la situation
14:49du gouvernement,
14:50mais en face,
14:51on voit que
14:52Jérôme Bayle
14:52et d'autres
14:53sont toujours
14:55sur les autoroutes
14:56et tiennent
14:57leur barrage.
14:58Justement,
14:58on va retrouver
14:59sur la 64,
15:00Jérôme Bayle
15:01qui voulait réagir
15:01à vos propos
15:02à Nélalatrousse.
15:03Jérôme ?
15:04– Ce que je voulais dire,
15:07c'est qu'aujourd'hui,
15:09le gouvernement pensait
15:10et prévoyait
15:11qu'on allait manifester
15:13en janvier,
15:14ce qui était prévu
15:15à l'origine,
15:17mais si aujourd'hui,
15:18les agriculteurs français
15:19sont sur les routes
15:20et énervés,
15:21c'est que de la faute
15:22du gouvernement.
15:23Moi,
15:23j'avais pris la parole
15:24au bord de Surariz
15:25devant 2 000 agriculteurs,
15:27j'avais dit
15:27si l'État
15:28nous passe dessus
15:29par la force,
15:30on ripostera
15:31par une révolte agricole
15:32inoubliable
15:34et jamais connue
15:35et inédite,
15:36on va dire.
15:37Donc,
15:38c'est eux,
15:38c'est le comportement
15:39du gouvernement
15:40en nous envoyant
15:41des forces de l'ordre
15:42et en nous méprisant
15:43et en nous traitant
15:45pour des moyens
15:45que rien
15:45qui nous a poussés
15:48à faire des blocages
15:49dès le lendemain.
15:51Voilà.
15:52Après,
15:52ce qu'on peut parler
15:53aujourd'hui,
15:54et c'est là
15:55qu'on voit
15:55une incapacité
15:56totale
15:57de la connaissance
15:58de notre métier,
15:59quand on voit
16:00des chiffres,
16:02ils estiment
16:03qu'ils vont avoir
16:03des blocages
16:05en janvier,
16:06mais s'ils vont voir
16:06l'état d'esprit
16:08des agriculteurs
16:08dans les exploitations
16:09et les chiffres
16:10des revenus
16:11des agriculteurs
16:12avec un EBE,
16:14je peux parler
16:14de mon département
16:15et de la zone
16:16du Comège
16:17qui a été divisée
16:18de plus de 50%
16:19en un an,
16:21il faut se réveiller
16:22avant,
16:22les gars.
16:23Moi,
16:24je pense que
16:24dans les gouvernements,
16:25il faut qu'ils sortent
16:26de leur bureau doré
16:27et qu'ils aillent sur le terrain,
16:28ils mettent des bottes,
16:30ils sortent leur costard,
16:32ils sortent leur cravate
16:33et ils viennent nous rendre visite
16:34et ils vont comprendre
16:35la situation.
16:37Parce que moi,
16:37je peux vous dire
16:38que sur ce barrage,
16:39aujourd'hui,
16:40on est unis,
16:40il y a du monde
16:41et je peux vous dire
16:42qu'il y a des agriculteurs
16:43qui avaient prévu
16:44de passer à l'acte
16:45avant Noël
16:46et aujourd'hui,
16:47ils nous disent merci
16:48parce qu'on se bat
16:48et qu'ils vont faire
16:50un Noël de plus
16:50et ça,
16:51c'est catastrophique.
16:52Question de Nelanatrousse.
16:54Oui,
16:54je vous ai entendu parler
16:55de BE,
16:56j'imagine,
16:56c'est l'excédent brut
16:57d'exploitation,
16:59si j'ai bien compris.
17:01Vous parlez du gouvernement,
17:02il y a plusieurs politiques
17:02qui sont venues vous voir.
17:04Est-ce que vous croyez
17:05encore en leur capacité
17:07à améliorer
17:07votre situation
17:09parce qu'ils sont nombreux
17:11à vous avoir fait
17:12des promesses,
17:13ils sont nombreux
17:14à être venus vous voir,
17:15il y a eu des gouvernements
17:16qui sont tombés,
17:18qui ont été renommés
17:19avec nouveaux ministres
17:20de l'agriculture
17:21et moi,
17:22depuis quelques temps
17:24où je suis la politique,
17:25j'ai l'impression
17:25qu'on connaît régulièrement
17:26des crises agricoles
17:27et que régulièrement,
17:29j'entends le discours
17:30où vous dites
17:30mais à Paris,
17:31ils ne nous comprennent pas,
17:32ils nous font des promesses
17:33et elles ne sont pas tenues.
17:33Vous croyez encore
17:34dans le politique,
17:35dans sa capacité
17:35à changer votre vie ?
17:38Mais en fait,
17:40aujourd'hui,
17:41j'ai su un point
17:41où c'est que j'arrive
17:42à en croire aux politiques
17:43qui veulent détruire
17:45l'agriculture française.
17:46On en est là,
17:47on n'a plus confiance en eux,
17:49on n'a plus du tout
17:51confiance en eux
17:52et ce que je peux vous dire,
17:55c'est que la parole
17:56des agriculteurs aujourd'hui,
17:58elle est,
17:58s'ils ne veulent plus de nous,
17:59ils nous le disent franchement
18:00et on rend le tablier,
18:02on pose le tablier
18:03voilà,
18:04on en est là.
18:05Moi,
18:05moi je vous le dis,
18:06on a une ministre de l'agriculture
18:07qui est venue,
18:08qui est très gentille,
18:10elle est venue dix fois
18:11en Occitanie,
18:12elle a amené zéro solution.
18:14Donc moi,
18:15je vous le dis,
18:16les agriculteurs occitans
18:17en ont marre de servir
18:18de l'office de tourisme.
18:19une dernière question,
18:22Jérôme,
18:23c'est quoi le menu ce soir ?
18:24J'ai entendu parler de biche.
18:29On a un menu très diététique,
18:32on va commencer par de la charcuterie,
18:34un peu de foie gras et des huîtres,
18:36après on a un producteur de dinde
18:39qui nous a amené
18:40trois dindes de 25 kilos
18:41qui sont à la rôtissoire,
18:43on a nos amis chasseurs
18:44qui sont dans le même combat
18:45que nous du monde rural
18:46qui nous ont ramené
18:47un sanglier
18:48et une biche
18:49et après on a la population
18:51qui nous a amené
18:52peut-être,
18:53je ne peux pas dire,
18:54peut-être plus de 200 bûches
18:55de Noël
18:56donc on devrait arriver
18:58à tenir le coup
18:58donc si le gouvernement
19:01pense qu'on va sortir
19:02de l'autoroute
19:03par le maître de fain,
19:05après un tel repas,
19:06non,
19:06il va falloir quand même
19:08digérer après tout ça.
19:11Je pense que la seule chose
19:13qui peut nous faire sortir
19:15de l'autoroute,
19:16ça sera le diabète
19:17ou le cholestérol
19:18ou alors qu'on attrape la goutte
19:19mais en tout cas,
19:23ça ne sera pas
19:23le manque de fain,
19:25voilà.
19:25Bah écoutez,
19:26je vous souhaite un bon Noël
19:27mais avec modération
19:28bien entendu,
19:29on l'a bien compris
19:30vu le menu
19:30que vous avez détaillé.
19:32Merci.
19:33Un mot aussi à Éloi Nespoulos
19:34qui est toujours
19:35du côté de l'Aveyron,
19:37le président
19:37de la coordination rurale,
19:38là c'est sur l'A75
19:40qu'on va dîner ce soir
19:41à dîner de Noël,
19:42il est à l'envers,
19:44on va essayer de le remettre
19:44à l'endroit,
19:45ça va être compliqué.
19:46Tiens, regardez,
19:47ça c'est la crèche de Noël
19:48qui a été construite
19:50dans une botte de froid
19:51sur l'A63 à Sestas,
19:53vous voyez,
19:54donc vraiment,
19:54on s'organise bien.
19:56Simplement un mot,
19:57Éloi Nespoulos,
19:58vous aussi,
19:59vous allez dîner
19:59sur l'autoroute,
20:00tout est prévu ?
20:02Ce soir,
20:02c'est les collègues,
20:04ils se sacrifient pour moi,
20:05pour ma fille,
20:06pour mon beau-fils,
20:07pour ma femme.
20:08Vous restez chez vous.
20:09On va dire que
20:09c'est les célibataires
20:11et les gars
20:13ou les divorcés
20:13qui vont se sacrifier
20:14pour nous
20:15et on les remercie
20:17chaleureusement
20:17mais en tout cas,
20:18on leur rendra bien
20:19et ils profiteront
20:20de leur famille
20:21demain ou après-demain.
20:22On va faire du turnover
20:23pour que tout le monde
20:24en profite
20:24et voilà.
20:26Par contre,
20:26on va faire un gros réveillon
20:27à la Seine Sylvestre
20:28pour qu'on sera tous ensemble
20:29puisque Bon Noël,
20:30c'est la famille,
20:31c'est aussi les amis
20:32mais la Seine Sylvestre,
20:33c'est sûr que...
20:34D'accord.

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