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  • il y a 7 semaines
Sébastien Lecornu a été interrogé sur la loi spéciale par le député socialiste Boris Vallaud lors des questions au gouvernement de ce mardi 23 décembre. «La loi spéciale n’est pas un budget, ce n’est qu’une loi qui permet au Parlement de poursuivre son travail», a rappelé le Premier ministre. 

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Transcription
00:00...être le plus précis possible dans les réponses que je peux vous apporter.
00:03Vous avez raison déjà de souligner que la loi spéciale n'est pas un budget
00:07et que c'est trop installé dans le débat public, au fond, que cette loi spéciale serait une loi facile
00:13dans laquelle on pourrait vivre avec longtemps et qu'elle ne serait pas sans conséquences
00:18ou sans incidence sur le fonctionnement de l'État.
00:21Je pense que l'exemple donné pour les crédits de la Défense nationale
00:25ont été largement commentés l'année dernière.
00:27Je veux peut-être citer, parce que nous étions, je regarde le député Petit et d'autres,
00:32encore la semaine dernière, à répondre à beaucoup de vos questions au gouvernement sur la crise agricole.
00:38Je vous rappelle que la plupart des mesures d'accompagnement du monde agricole,
00:42crise de l'élevage, mais aussi viticulture dans le sud de la France,
00:46sont des dispositions qui sont dans le PLF pour 2026
00:49et qu'on ne peut pas se permettre de les retarder indéfiniment.
00:52Donc ça c'est le premier point, c'est que la loi spéciale n'est jamais qu'une loi
00:56qui permet à l'Assemblée nationale et au Sénat de poursuivre son travail au 1er janvier
01:01en protégeant l'essentiel, c'est-à-dire la capacité à lever l'impôt,
01:05à engager la dette et à faire fonctionner les services publics.
01:08Donc il ne faut pas faire dire à cette loi spéciale ce qu'elle n'est pas.
01:12La deuxième chose, sur la commission mixte paritaire.
01:16Bon déjà, je tiens à rendre hommage au rapporteur général de cette maison,
01:20de cet hémicycle, Philippe Juvin, qui a fait objectivement montre de patience
01:25et d'engagement personnel.
01:27Je veux le dire parce que quand vous dites que le bloc central ne se met pas d'accord
01:32avec lui-même, j'ai plutôt eu l'impression que le rapporteur général du budget
01:35de l'Assemblée nationale, issu du groupe Les Républicains, a largement tout fait
01:39pour faire converger la copie objectivement jusqu'à la dernière minute.
01:44Et je pense qu'on peut lui rendre hommage parce que ça serait injuste
01:47que de ne pas rendre à César ce qui appartient à César
01:51et en lien d'ailleurs avec les WIP du groupe socialiste,
01:54de l'ensemble des groupes, au fond des groupes qui veulent que ça fonctionne,
01:57M. le Président Vallaud, pour redire les choses de la manière la plus simple qu'il soit.
02:02Après, il est clair que j'ai pu moi-même constater un léger décalage horaire
02:05entre l'Assemblée nationale et le Sénat et un léger jet lag
02:10qu'il va nous falloir tout de même corriger dans les temps qui viendront.
02:15Que la CMP ne soit pas conclusive, malheureusement, je m'y préparais,
02:22notamment suite aux questions du gouvernement au Sénat la semaine dernière
02:25qui ont montré une position on ne peut plus radicale.
02:28Qu'elle ait duré aussi peu de temps et qu'elle n'ait pas permis un prêtris au fond
02:32des sujets de fond qui nous permettent d'avancer ensuite,
02:36c'est ce que je trouve le plus dommageable.
02:37Enfin, on n'est pas en situation de crise, donc avançons et regardons vers l'avenir.
02:41Ce qui n'a pas été complètement possible pendant la commission mixte paritaire,
02:44je vais proposer, suite aux différentes discussions et rendez-vous que nous avons eus hier,
02:49de le faire à temps masqué à partir de maintenant.
02:51Quand je dis bien maintenant, c'est y compris entre Noël et le jour de l'an,
02:55y compris au lendemain du jour de l'an,
02:57pour que dès que vont débuter les travaux au sein de la commission des finances,
03:01puis dans l'hémicycle, on puisse avoir identifié globalement
03:04les quelques grands sujets sur lesquels il nous faut travailler.
03:07Quand je parle de décalage horaire, il n'y a pas de malice.
03:09Il se trouve que le Sénat a discuté, voté la P1 du PLF,
03:14mais il a aussi discuté et voté la P2 du PLF,
03:16ce qui n'est pas votre cas, pour des raisons entendues.
03:19Mais il se trouve que l'essentiel des dépenses de l'État n'ont pas été travaillées,
03:23à part peut-être en commission, par l'hémicycle de cette Assemblée.
03:26Et ça, évidemment, ça crée un décalage qui est absolument dommageable.
03:29De toutes nos conversations, discussions, travaux que nous avons pu avoir hier,
03:33je note par exemple une thématique, et non des moindres et de vos intérêts,
03:37M. le Président, par exemple, les collectivités locales,
03:40sur lesquelles on le voit bien que là, ça diverge,
03:44mais que si on s'y prend correctement, et avec méthode et beaucoup d'engagement,
03:47on peut très vite mettre le sujet des collectivités territoriales de côté.
03:51En tout cas, j'en forme le vœu.
03:53Ensuite, redire qu'il faut que ce budget soit tout de même à 5% de notre déficit
03:57pour l'année prochaine, car je suis en mesure de vous confirmer
04:00cette bonne nouvelle sous le contrôle des ministres en charge,
04:04que nous allons bien terminer cette année 2025 à 5,4% de déficit,
04:09ce qui était un engagement que nous avions pris au mois de septembre,
04:12qui n'était pas gagné d'avance.
04:13Et donc, ces 5,4% respectés nous permettent d'avoir un socle stable, fixe, solide,
04:19qui permettent d'engager évidemment un certain nombre de mesures pour l'année prochaine.
04:23Être à 5% de déficit est un horizon qui me semble complètement tenable au moment où je vous parle.
04:28Il ne faut pas que nous le lâchions.
04:29C'est ce qui a pu aussi expliquer peut-être quelques mouvements d'humeur
04:33entre le ministre Lescure et le Sénat,
04:35mais que 5,3% du déficit n'était pas quelque chose d'acceptable pour nous.
04:39Et donc, nous le redisons de la manière la plus cam et la plus respectueuse qui soit ici même.
04:43En tout cas, si votre question était, est-ce que nous voulons y arriver ?
04:48La réponse est oui.
04:49Est-ce que nous voulons y arriver avec l'esprit de compromis comme celui qui a été le nôtre pour le PLFSS ?
04:53La réponse est oui.
04:54Est-ce que nous voulons y arriver avec l'approche qui soit la moins partisane possible ?
04:58La réponse est oui.
05:00Le bloc est peut-être central, il n'est pas monolithique,
05:03mais je crois que l'ensemble des morceaux de cet hémicycle ne sont pas monolithiques non plus,
05:07si j'ai bientôt compris depuis trois mois.
05:08Et donc, tout cela doit nous amener normalement à pouvoir y arriver.
05:12En tout cas, M. le Président Vallaud, on doit y arriver pour la France et pour les Français.
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