- il y a 6 semaines
Faute d'accord entre les députés et les sénateurs sur le projet de loi de finances pour 2026, la France ne dispose pas de budget. Pour y remédier, le gouvernement de Sébastien Lecornu a recouru à une loi spéciale comme l'avait fait Michel Barnier en 2025. Le but de ce texte spécifique, qui compte seulement 3 articles, est de permettre à l'État de continuer à prélever l'impôt et d'assurer son fonctionnement en attendant le vote d'une loi budgétaire. En attendant donc de reprendre l'examen du budget en janvier, les députés ont regardé les bancs de l'hémicycle pour examiner le projet de loi spéciale ce mardi 23 décembre, l'adoptant à l'unanimité.
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte dans ce numéro nous vous proposons de
00:00:12revenir sur la séance du 23 décembre 2025 l'examen et le vote de la loi spéciale adopté à l'unanimité
00:00:19496 voix pour zéro compte elle permet à l'état de collecter les impôts payer les fonctionnaires
00:00:26en l'absence de budget en bonne et due forme regardez les débats dans l'hémicycle le 14 octobre dernier avec
00:00:33la ministre des comptes et de l'action publique nous avions l'honneur de présenter au conseil des
00:00:37ministres un projet de loi de finances pour l'année 2026 un peu plus de deux mois plus tard nous nous
00:00:43retrouvons ici aujourd'hui pour vous présenter ce projet de loi de projet de loi spécial depuis le
00:00:50le 15 novembre dernier la méthode inédite annoncée par le premier ministre a permis au débat sur le
00:00:56projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 de se tenir et d'aboutir à son vote et à
00:01:03son adoption cette réussite créé un précédent démontre que nous sommes capables de travailler
00:01:10ensemble et de faire converger nos positions cette réussite elle trace une voie pour les futurs
00:01:16débats budgétaires en revanche vous le savez les débats les discussions à l'assemblée nationale
00:01:21n'ont pas permis d'aller au bout de l'examen du projet de loi de finances pour 2026 l'assemblée
00:01:27nationale n'a pas pu examiner la partie dépenses du texte et définir le budget qu'elle souhaitait
00:01:32je dirais même que sur la partie 1 vous avez plutôt annoncé le budget que vous ne souhaitiez
00:01:37pas puisqu'elle a été rejetée à la quasi unanimité l'échec de la commission mixto paritaire de vendredi
00:01:44dernier relève sans doute de divergences politiques mais j'en suis convaincu elle relève aussi et sans
00:01:50doute surtout de ce travail inachevé nous apprenons en marchant notre culture politique évolue prenons
00:01:58ces quelques semaines supplémentaires pour réussir à faire comme de nombreuses autres démocraties trouver
00:02:04un compromis budgétaire mais attention je vois poindre ici ou là une certaine accoutumance à la loi
00:02:12spéciale dire que le monde va s'écrouler avec la loi spéciale serait évidemment mentir mais dire que
00:02:18nous pouvons nous en contenter plus que quelques jours ou quelques semaines serait un déni de réalité
00:02:24la loi spéciale nous offre simplement le temps nécessaire pour prolonger les débats et nous
00:02:30permettre d'aller au bout de l'examen du texte c'est la roue de secours qui nous permet de faire quelques
00:02:36kilomètres avant de pouvoir arriver à bon port changer les roues et repartir de plus belle vous
00:02:43l'avez vu dans notre situation le projet de loi spéciale c'est un passage obligé qui pour soi qui
00:02:48poursuit pardon trois objectifs seulement c'est un projet de loi qui tient en une dizaine de pages
00:02:52trois articles le premier permet de lever l'impôt le deuxième de garantir les ressources nécessaires au bon
00:02:59fonctionnement de nos collectivités locales le troisième de permettre à l'état de continuer à
00:03:03émettre de la dette afin d'assurer la continuité des services publics et de l'action de l'état je
00:03:11précise que cette loi spéciale n'équivaut pas la reconduction du budget de l'année dernière la mise
00:03:15en oeuvre de la loi spéciale ainsi que des décrets de services votés revient à ouvrir le minimum de
00:03:20crédit que le gouvernement juste indispensable pour poursuivre l'exécution des services publics
00:03:25je rappelle par ailleurs que la loi spéciale ne peut pas modifier les barèmes d'impôts ou prolonger
00:03:31des dispositifs fiscaux de l'année précédente le conseil d'état a été très clair sur ce point dans
00:03:37son avis rendu l'année dernière il l'a rappelé dans son avis sur le présent projet ce que ne fait
00:03:43pas non plus la loi spéciale c'est d'autoriser des investissements nouveaux si on veut soutenir les
00:03:48filières automobiles qui font face à une transition historique dans le cadre de ce qu'on appelle le corac si
00:03:53on veut soutenir les filières aéronautique dans ce cas dans le cadre de ce qu'on appelle le
00:03:58corac pardon le financement des ordinateurs quantique la prime rénové les investissements de nos armées
00:04:04que vous avez voté très largement l'année dernière il nous faudra un budget j'allais dire un vrai si
00:04:10nous voulons prolonger la garantie de l'état l'afd pour la nouvelle calédonie la garantie émeute
00:04:15la garantie de lunedic qui permettra à lunedic de s'endetter là aussi il nous faudra un budget
00:04:21comme l'année dernière la loi spéciale ne peut donc être qu'une solution temporaire c'est un texte
00:04:30de jonction un pansement son maintien au delà de janvier risquerait de fragiliser grandement
00:04:35l'économie française avec trois incertitudes majeures que je souhaite partager avec vous la
00:04:42première elle concerne les finances publiques et le niveau de déficit nous devons évidemment nous
00:04:48assurer ça a été dit rappelé par le premier ministre tout à l'heure lors des questions
00:04:52au gouvernement que le déficit l'année prochaine soit au maximum de 5% du déficit du produit
00:04:59intérieur brut et vous le savez vous l'avez compris la loi spéciale permet de limiter ce que j'appelle
00:05:04le bon gras les investissements d'avenir l'investissement dans les technologies le soutien
00:05:09aux investissements des collectivités territoriales mais n'empêche pas évidemment ce que je pourrais appeler
00:05:14le mauvais gras de continuer à progresser la hausse tentantielle des dépenses publiques incertitude
00:05:20sur le déficit public avec un risque de dérapage réel incertitude sur la croissance ensuite parce que
00:05:27nos chefs d'entreprise nos ménages face à un budget encore incertain risque de reporter des
00:05:32dépenses d'investissement la croissance de l'économie française a été exemplaire jusqu'à ces dernières
00:05:38semaines faisons en sorte mes chers mesdames et messieurs les parlementaires que ce soit encore le
00:05:43cas et dernière incertitude celle sur le financement nous avons des taux d'intérêt
00:05:49aujourd'hui en forte hausse depuis déjà quelques années partout dans le monde les écarts de taux
00:05:55d'intérêt entre la france et l'allemagne se sont stabilisés ils se sont même un peu réduit faisons
00:06:00en sorte là aussi que la prime de risque politique qui pèse aujourd'hui sur les marchés et qui renchérit
00:06:05d'autant notre endettement puisse disparaître à jamais pour toutes ces raisons nous devons nous
00:06:10réveiller le premier janvier avec la même obsession qu'en se couchant le 31 décembre faire adopter un
00:06:18budget pour la france il nous revient il vous revient à présent de finance finaliser pardon rapidement
00:06:24vos travaux nous reprendrons le travail là où le sénat s'est arrêté afin de converger au mois de
00:06:31janvier vers un budget qui puisse être adopté du fait des échéances financières économiques et électorales
00:06:37qui sont devant nous nous devons poursuivre nos efforts pour maintenir le déficit sous les cinq
00:06:42pour cent seuil qui nous permet de rester sur la trajectoire qui permettra à la france d'avoir
00:06:49un déficit public de moins de 3% en 2029 ce qui permettra j'ai envie de dire enfin de stabiliser
00:06:55la dette publique cet objectif mesdames messieurs les députés il est ambitieux il est atteignable
00:07:00j'en suis convaincu c'est notre devoir de l'atteindre mesdames et messieurs les députés nous voilà
00:07:06donc ici car la commission mixte par inter qui s'était réuni vendredi dernier pour débattre du
00:07:11projet de loi de finances 2026 ne s'est pas avéré conclusive nous en prenons donc acte et nous vous
00:07:17présentons aujourd'hui un projet de loi spécial pour nous donner collectivement quelques jours
00:07:20supplémentaires pour donner au plus vite un budget à la france car c'est une nécessité vitale pour notre
00:07:26pays j'ai déjà eu l'occasion de le dire le premier ministre vient de nous le dire pendant les
00:07:31questions au gouvernement la loi spéciale n'est pas un budget ce n'est pas un choix politique c'est
00:07:37plutôt même un non choix et c'est un non choix que notre pays ne peut pas se permettre c'est un
00:07:42service minimum qui a été pensé dans le cas d'un processus budgétaire à l'arrêt et c'est un
00:07:46service minimum qui ne répond ni aux urgences ni aux exigences des français mais ce service
00:07:52minimum correspond à des risques maximum monsieur le président coquerel encore hier vous m'avez demandé
00:08:00en commission des finances de cesser je vous cite de dramatiser la loi spéciale mais je ne la
00:08:07dramatise pas je présente simplement ici devant vous la représentation nationale ce que nous encourons
00:08:13et ce que nous avons déjà subi au début de l'année 2025 en toute transparence la loi spéciale ce n'est pas
00:08:20le chaos et c'est précisément pour éviter la crise que le gouvernement présente aujourd'hui cette loi
00:08:25mais cette loi ne résout rien car sans budget nous prenons le risque de ne pas pouvoir répondre aux
00:08:30urgences des français nous prenons le risque de ne pas pouvoir investir et nous prenons le risque de
00:08:35laisser le pays immobile vous le savez un service minimum n'a de sens que s'il est court dans le
00:08:41temps et le provisoire qui dure c'est l'image de la politique qui hérisse nos compatriotes il serait
00:08:47indigne d'un grand pays comme la france que nous en restions là la loi spéciale mon collègue
00:08:52Roland lescure vous l'a dit ne comporte que trois articles un qui permet de prélever les impôts existants
00:08:58un qui porte la reconduction des prélèvements sur recettes de l'état au profit des collectivités
00:09:02territoriales dans les conditions prévues dans la loi de finances initiales de 2025 et un autre qui
00:09:08autorise les opérations d'emprunt et de gestion de la dette et de notre trésorerie de l'état en un mot c'est le
00:09:14strict minimum et c'est le service de la dette plutôt que le service de nos services publics et
00:09:20des français cette situation aura donc des conséquences très concrètes et perceptibles
00:09:24dès le 1er janvier pour les administrations pour les entreprises et pour les français là aussi je
00:09:30ne dramatise pas mais je vous dois transparence transparence d'abord sur le fait que les investissements
00:09:35nouveaux seront à l'arrêt cela aura des conséquences notamment pour le ministère des armées qui ne pourra pas
00:09:40passer de nouvelles commandes pourtant cruciales dans le climat de montée des tensions géopolitiques
00:09:44que nous connaissons également un arrêt des investissements nouveaux prévus au ministère
00:09:49de la justice et au ministère de l'intérieur bien sûr en revanche je veux ici rassurer l'ensemble des
00:09:55entreprises et des français nous continuerons à honorer et à payer les engagements passés je pense
00:10:01notamment aux futurs porte-avions qui pourra évidemment voir les engagements passés tenus deuxième
00:10:08conséquence c'est la suspension des dépenses discrétionnaires l'ensemble des aides qui ne
00:10:13sont pas des dispositifs dits de guichet ne pourront plus être versé par l'état et par les opérateurs je
00:10:19précise néanmoins que les là aussi les engagements déjà pris les dossiers déposés déjà validés en
00:10:24particulier pour ma prime rénov' seront bien payés et puis troisième conséquence c'est le gel des
00:10:30recrutements publics en particulier les 4000 nouveaux postes prévus dans les ministères régaliens et les
00:10:368800 nouveaux recrutements du ministère de l'éducation nationale pour mettre en oeuvre la réforme de la
00:10:41formation des enseignants et je veux ici saluer madame la première ministre elisabeth borne qui a porté
00:10:46cette réforme on le sait avec beaucoup de conviction je veux rappeler enfin ici que la loi spéciale et les
00:10:52services votés ne permettront pas de faire des économies sur les finances publiques aucune réforme
00:10:57structurelle ne peut être mise en oeuvre en l'absence de budget et l'impact sur les recettes de l'état
00:11:02serait donc négatif la seule manière de réduire durablement le déficit c'est d'avoir un budget et
00:11:09de le respecter à la lettre avec des objectifs clairs assumé et contrôlé et c'est ainsi que le
00:11:14compromis trouvé en commission mixte paritaire en février 2025 fixant une cible de déficit à 5,4%
00:11:20a été soutenu par vous membres de la représentation nationale et exécuté comme on dit mise en oeuvre
00:11:27par nous membres du gouvernement alors oui nous éviterons le désordre bien sûr oui nous répondrons
00:11:34aux urgences absolues oui nous contiendrons nous continuerons à soutenir les agriculteurs qui sont
00:11:39aujourd'hui on le sait très engagés et très menacés par cette nouvelle épidémie de dermatose contagieuse
00:11:45et nous les soutiendrons par les vaccins pris en charge nous les soutiendrons par les indemnités
00:11:50d'abattage prise en charge nous les soutiendrons avec un fonds d'urgence mais vous voyez bien que nous ne
00:11:55pouvons pas nous contenter de gérer l'année 2026 en ne gérant que les urgences mesdames et messieurs
00:12:00les députés comme je le disais tout à l'heure il ne peut y avoir ni de trêve ni de grève du
00:12:06compromis la trêve de noël ne peut être une trêve de la responsabilité car chaque jour de loi
00:12:12spéciale sera en 2026 un jour de trop le chemin de compromis qui a été trouvé tant sur le projet de
00:12:19loi de finances de fin de gestion que sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale
00:12:22est un chemin qui je le sais peut également être trouvé sur ce projet de loi de finances nous en
00:12:29avons l'ardente obligation et vous savez que vous trouverez le gouvernement le premier ministre
00:12:34roland escur l'ensemble des ministres et moi même disponible dans les jours qui viennent dans les
00:12:40heures qui viennent dans les semaines qui viennent pour que nous ne nous contentions pas d'un service
00:12:44minimum mais bien d'un service maximum pour les français qui vous ont élus et qui attendent un
00:12:50gouvernement à l'action c'est l'exigence de responsabilité c'est une exigence de sérieux
00:12:55budgétaires c'est enfin une exigence de respect respect pour les français qui ne comprennent pas
00:13:01pourquoi dans la vie partout en france nous savons nous mettre d'accord et pourquoi ici à paris dans
00:13:07les hémicycles il n'y aurait que des accords et blocages par respect je crois que nous pouvons y arriver
00:13:13et par respect nous devons y arriver je vous remercie le texte que nous examinons aujourd'hui est donc
00:13:19un texte d'exception qui est prévu par la constitution pour faire face à une situation
00:13:23qu'il est tout autant le projet de loi spéciale à un objectif unique assurer la continuité de l'état
00:13:32et de la vie nationale dans un contexte où la loi de finances pour 2026 ne pourra pas être promulguée
00:13:38avant le 1er janvier le cadre juridique est parfaitement balisé l'article 47 de la constitution
00:13:45l'article 45 de la loi organique relative aux lois de finances lorsque la loi de finances ne peut être
00:13:52adoptée en temps utile le gouvernement doit demander au parlement l'autorisation de continuer à percevoir
00:13:57les impôts existants et d'ouvrir par décret les décrets les crédits strictement nécessaires ce sont des
00:14:03bons importants strictement nécessaires aux services votés rien de plus il s'agit donc d'un mécanisme de
00:14:10sauvegarde dont la finalité d'éviter toute paralysie de l'action publique les circonstances
00:14:15actuelles vous les connaissez elles sont connues de toutes de tous elles résultent d'un enchaînement
00:14:21d'événements politiques qui ont rendu impossible l'adoption définitive du projet de loi de finances pour
00:14:262026 avant la fin de l'année la nomination d'un nouveau premier ministre en septembre le dépôt retardé du
00:14:33projet de loi le rejet de sa première partie à l'assemblée nationale après plus de 125 heures
00:14:38de débat en hémicycle le désaccord persistant entre les deux chambres et la commission mixte paritaire
00:14:44enfin non conclusive tout cela conduit à des délais constitutionnels qui sont incompatibles avec une
00:14:50promulgation avant le 31 décembre et donc face à cette réalité le recours à une loi spéciale s'imposait
00:14:57le texte comporte trois articles le premier article il autorise le gouvernement à continuer à
00:15:04percevoir à compter du 1er janvier 2026 l'ensemble des ressources et impositions existantes conformément
00:15:12aux droits en vigueur il ne s'agit de ni de créer un nouvel impôt ni de modifier les règles fiscales
00:15:18mais simplement de permettre à l'état de continuer à fonctionner dans l'attente du vote de la loi de
00:15:25finance il emporte également la reconduction des prélèvements sur recettes notamment au profit de
00:15:31l'union le deuxième article reconduit les prélèvements sur recettes au profit des collectivités
00:15:36territoriales dans les mêmes conditions qu'en 2025 il garantit la continuité financière des
00:15:43collectivités locales enfin le troisième article il autorise à recourir à l'emprunt c'est une
00:15:49autorisation évidemment indispensable puisque l'emprunt conditionne l'ouverture des crédits
00:15:55nécessaires aux services votés et au refinancement de la dette qui arrive à échéance concernant cette
00:16:03faculté d'emprunt elle n'est évidemment pas neutre elle s'exerce dans un contexte où notre pays emprunte
00:16:10de plus en plus chère où la confiance de nos partenaires pourrait se fragiliser et d'autant plus
00:16:18que nous n'adopterions pas de loi spéciale et où la charge de la dette réduit chaque année un peu
00:16:26plus nos marges de manoeuvre budgétaire durant cette période transitoire les règles applicables aux
00:16:32services votés seront strictes vous le savez pas de nouvelles politiques publiques pas de création
00:16:38nette d'emplois pas de dépenses discrétionnaires nouvelles une gestion rigoureuse contrainte frugale
00:16:48des crédits la loi spéciale ce n'est pas une solution pérenne c'est un outil temporaire nécessaire qui ne
00:16:57préjuge en rien du contenu de la future loi de finances pour 2026 et je vais citer le conseil
00:17:01constitutionnel qui dit très clairement les choses la loi spéciale ouvrez les guillemets constitue un élément
00:17:08détaché préalable et temporaire de la loi de finances et permettez moi de nous projeter lors
00:17:17de la nouvelle lecture du projet de loi de finances il faudra que nous tentions de ne pas repartir de
00:17:22zéro le travail considérable qui a été engagé ici ici dans cet hémicycle en commission entre les
00:17:30différents WIP ces basses communes existent et des convergences ont été identifiées trois
00:17:37lignes claires devront guider nos travaux avant tout réduire le déficit limiter la pression fiscale
00:17:44qui pèse sur les entreprises et les français et maîtriser la dépense publique pour toutes ces raisons
00:17:49parce que oui mes chers collègues les nuages s'accumulent sur le monde avec des menaces évidemment les menaces
00:17:57internationales mais aussi des menaces sur les marchés et on parle ici et là de possibilités de
00:18:04crise en 2026 de crise de la dette privée de crise des crypto monnaies de crise liée aux investissements
00:18:12massifs qui ont lieu dans le monde sur l'intelligence artificielle et bien tous ces risques nécessitent que nous
00:18:21stabilisions le pays et la situation et la première étape de la stabilisation du pays c'est de redonner
00:18:28confiance et c'est de donner à la France les outils de sa gestion c'est à dire cette loi spéciale pour
00:18:34toutes ces raisons et parce que la continuité de l'état ne peut être prise en défaut je vous proposerai
00:18:41mes chers collègues d'adopter ce projet de loi spéciale sans rien céder sur nos exigences pour la
00:18:48suite je remercie comment en sommes nous arrivés là le recours à la loi spéciale est rendu nécessaire par
00:18:55l'échec du cmp non conclusive qui traduit l'échec de votre gouvernement et de votre budget je ne le
00:19:02cacherai pas il est heureux que ce budget est échoué que cela n'est pas fonctionné pour reprendre
00:19:07l'expression du premier ministre des qag tant il était mauvais pour le pays qui souffre déjà de votre
00:19:13politique elle est aujourd'hui minoritaire et a été maintenue sous respiration artificielle par une
00:19:20partie de l'opposition qui a empêché la censure du gouvernement bérou puis du vôtre et empêché
00:19:26ainsi un retour salvateur aux urnes c'est bien là ce qui fait durer le désastre économique et social
00:19:33du macronisme c'est d'ailleurs monsieur le ministre à cette accoutumance là celle du gouvernement
00:19:39minoritaire à laquelle il convient de ne pas s'habituer bilan désastreux oui selon eurostat
00:19:46depuis 2017 la situation en france se dégrade d'une manière unique en europe nous sommes devenus
00:19:52champions d'europe de l'augmentation de la pauvreté du nombre de ménages qui n'arrivent pas à joindre les
00:19:57deux bouts des besoins de santé non satisfaits pour des raisons financières et depuis 2017 nous
00:20:04sommes sur le podium européen de l'augmentation du nombre de personnes vivant dans un logement
00:20:09insalubre ou une passoire thermique en france aujourd'hui un riche vit 13 ans de plus qu'un
00:20:15pauvre d'après les dernières nouvelles données de l'insee suite à un accroissement de cet écart depuis
00:20:212017 et l'échec économique est cuisant vous annonciez relancer l'industrie attirer les
00:20:29investissements lutter contre le chômage réduire les déficits vous avez tout raté la ministre
00:20:34montchalin dit que la loi spéciale causerait du chômage et des faillites non seulement c'est faux
00:20:39mais en plus de cela rappelons que c'est votre politique qui cause tout cela la part de l'emploi
00:20:45industriel manufacturier est tombé à 13,5 % en 2025 les derniers chiffres de la cgt publié il y a
00:20:53quelques jours recensent 483 plans sociaux et 107 mille emplois menacés ou supprimés ce budget que
00:21:01vous défendez c'est en réalité un budget irresponsable un budget qui ne correspond ni au
00:21:07moment de l'histoire ni à l'état du monde la catastrophe écologique menace nos existences le
00:21:14coût des catastrophes climatiques est passé de 50 milliards de dollars par an à 250 milliards
00:21:20entre les années 80 et aujourd'hui mais vous baissez de 3 bulliards le budget écologique alors
00:21:26qu'il devrait augmenter de 30 dans le monde les états unis restructure l'ordre international au
00:21:33service de leur intérêt et notamment de leur industrie ils ont produit et exporté en 2024 pour
00:21:38140 milliards de dollars de matériel militaire dans le monde selon l'institut Bruegel mais vous
00:21:44bradez notre souveraineté dissuasive avec bancorex et conventionnel avec les forges de tarbes et
00:21:51l'allemagne va s'endetter de 512 milliards d'euros pour devenir la première armée conventionnelle en
00:21:57europe ce n'est pas pour me rassurer et je ne souhaite pas en france relancer l'industrie à partir de la
00:22:04seule production d'armes mais ce que je retiens c'est que les allemands arrivent à trouver les moyens
00:22:09pour financer leurs priorités politiques et relancer ainsi leur industrie vous dites qu'ils
00:22:15le font parce qu'ils le peuvent vous admettez qu'ils ont raison de s'endetter pour investir dans
00:22:20leurs priorités mais vous ne faites pas en france parce que vous refusez d'aller chercher des recettes
00:22:25en renonçant aux canaux fiscaux consentis depuis 2017 aux ultra riches et aux très grandes entreprises
00:22:31pourtant la cour des comptes reprochait début de début 2025 une politique je cite de baisse de
00:22:39prélèvements obligatoires non financés qui dure depuis des années il est donc temps de faire payer
00:22:44équitablement des impôts aux ultra riches qui ont tant bénéficié des largesses fiscales du
00:22:49macronisme sans qu'aucun effet positif ne s'en fasse ressentir hormis leur propre enrichissement la
00:22:56suppression de l'ISF un impact nul sur l'investissement des entreprises et pas
00:23:01d'effet décelable sur le niveau d'emploi et de masse salariale selon france stratégie au prix
00:23:07d'un rendement divisé par deux et demi lors du passage à l'IFI la flat tax elle n'a pas pour
00:23:13principale fonction de financer de nouveaux investissements selon l'institut des politiques
00:23:17publiques ou encore le pacte du treil symbole au fond de votre politique qui coûte cher qui n'atteint
00:23:23pas son but et en réalité un outil d'optimisation fiscale agressif pour les ultra riches vous nous
00:23:30imploriez pendant les débats de ne pas y toucher avant qu'il ne soit évalué et bien depuis un
00:23:35mois il est évalué par la cour des comptes résultat vous nous disiez qu'il coûtait 500
00:23:40millions d'euros il en coûte en fait 6 milliards par an soit la moitié des coupes budgétaires imputées à
00:23:46l'état vous nous disiez qu'il est essentiel à nos entreprises familiales il n'a en fait que des
00:23:52effets mitigés et peu discernables selon les propres mots de la cour des comptes vous nous
00:23:59disiez qu'il bénéficie au pme industriel mais selon la cour il est en fait fortement concentré sur les
00:24:05grands groupes et ne bénéficie que minoritairement à l'industrie tous ces cadeaux fiscaux que vous
00:24:10refusez de toucher ne fonctionne pas écoute à la société l'argent qu'elle a besoin d'investir dans
00:24:17les services publics pire vous faites payer le déficit ainsi créé à tous les français alors
00:24:24qu'on ne vienne pas nous demander de consentir à prolonger un peu plus la catastrophe oui ce
00:24:28budget a été à ce stade rejeté parce qu'il est mauvais si quelqu'un ici porte une responsabilité
00:24:33c'est le gouvernement on ne saurait faire porter la responsabilité première aux parlementaires le
00:24:40prétendu renoncement 49 3 sert d'ailleurs à rejeter la faute sur l'assemblée nationale alors que le
00:24:46gouvernement sait bien que si il y renonce c'est parce qu'il y aurait eu autant de risques de
00:24:51censure et que si ce gouvernement chute le pays regardera vers l'Elysée à cette heure il paraît
00:24:59d'ailleurs nécessaire en vous entendant de vous rappeler que le renoncement au 49 3 et aux ordonnances
00:25:04n'expire pas le 31 décembre en 2026 si vous y recouriez vous affronteriez de même la censure à ce
00:25:14stade nous avons donc réussi à faire échec à votre budget nous avons donc besoin de la loi
00:25:19spéciale pour que le pays continue de fonctionner par responsabilité républicaine et évidemment je
00:25:24ne m'y opposerai pas je regrette toutefois que la présidente de l'assemblée déclare irrecevable
00:25:30un amendement pourtant adopté en commission ce matin et qui aurait épargné en indexant le barème
00:25:36d'impôt sur l'inflation à 200 mille foyers qui gagnent moins du smig de se retrouver à payer l'impôt sur le
00:25:42revenu mais cette mesure comme d'autres reste possible si une loi fiscale est déposée en janvier
00:25:46j'invite par ailleurs à ne pas dramatiser ce que veut dire la loi spéciale pour notre pays ne jouez
00:25:52pas aux apprentis sorciers en fabriquant de toutes pièces des moyens de pression qui suscitent au pays
00:25:58une inquiétude inutile mauvaise pour l'économie comme pour les entreprises je tiens à ce que ce soit
00:26:05clair la France aura toujours un budget le seul scénario où un pays n'a pas de budget c'est le
00:26:09chandon à l'américaine ce scénario n'existe pas en France notre loi spéciale n'en empêche la loi
00:26:16spéciale est un budget de secours temporaire soit mais elle est bien un budget puisqu'elle permet je
00:26:22cite d'ouvrir le minimum de crédit que le gouvernement juge indispensable pour poursuivre
00:26:27l'exécution des services publics et quel rôle produit le budget je cite encore dans les conditions
00:26:33qui ont été approuvées l'année précédente par le parlement tout ce qui était possible en 2025 et donc
00:26:39possible en 2026 l'article 45 et de ce point de vue limpide et vous parvenez bien à trouver des
00:26:46exceptions puisque la ministre et j'en suis d'accord a décidé qu'un plan de vaccination
00:26:50contre la dermatose serait possible en 2026 la loi spéciale est un objet trop politique trop
00:26:58peu identifié pour qu'une jurisprudence suffisante justifie votre aplomb à affirmer sous l'apparence de la
00:27:04technicité ce qu'il serait possible ou non de dépenser l'an dernier avec la circulaire barnier la mise en
00:27:12réserve de certains crédits l'empêchement de certaines dépenses vous avez forgé une interprétation
00:27:16la loi spéciale qui est la vôtre si le pouvoir réglementaire vous échoua il ne vous appartient
00:27:22pas en revanche de déguiser vos décisions discrétionnaire en fatalité technique je l'ai dit
00:27:29la loi spéciale autorise à reproduire à l'identique les dépenses faites en 2025 vous
00:27:34choisissez de limiter drastiquement cette possibilité ce n'est pas du droit c'est de
00:27:39la politique cessez donc d'utiliser ce prétexte de manière infantile infantilisante pour faire
00:27:45pression sur l'assemblée afin qu'elle se compromette en adoptant plus vite votre budget
00:27:49minoritaire imprégné de l'encre minoritaire du macronisme pour nous convaincre que vaudrait
00:27:55mieux un mauvais budget au plus vite que de laisser durer la loi spéciale le temps
00:27:58qu'il faut pour que nous vous apposions un meilleur budget nous apprenons aujourd'hui
00:28:03par voie de presse que le gouvernement tiendrait de la main de l'Elysée l'ordre
00:28:06d'accélérer au maximum malgré l'échec de la cmp j'informe le gouvernement et l'Elysée
00:28:12qu'une commission mixte paritaire n'échoue pas à trouver un accord afin de
00:28:15respecter la trêve des confiseurs je le répète une cmp non conclusive marque un
00:28:19échec du gouvernement sur son budget l'exécutif ne peut donc pas faire comme si le
00:28:24parlement n'était qu'une mouche qui vole près de son oeil qu'il conviendrait
00:28:27désormais de chasser en le faisant plier à vos exigences depuis le mois d'octobre
00:28:32l'assemblée a fait oeuvre utile en faisant échec aux nombreuses mesures iniques que
00:28:36vous défendiez 6,5 milliards d'euros d'économies abusives ont été battus
00:28:40je parle ici désindexer l'impôt sur le revu de faire ne pas faire payer les
00:28:45économies sur les indemnités des malades du cancer de réduire l'abattement sur les
00:28:49retraites ou encore de faire exploser le titre des séjours et de demande de
00:28:53naturalisation lorsque votre budget reviendra en janvier nous conduire nous
00:28:57continuerons donc à le combat car une opposition ne vaut pas seulement quand
00:29:01elle s'entend avec vous mais quand elle s'oppose suivant ainsi le mandat que le
00:29:05peuple lui a donné tant il est vrai que le seul compromis que vous acceptez sur
00:29:09vos bases dans l'espoir de faire passer par la fenêtre je vais terminer la
00:29:12politique budgétaire rejetée par la politique du suffrage
00:29:15universel vous l'avez compris pour 2026 l'inné des pas d'édulcorer vos budgets
00:29:21mais de défendre coûte que coûte les mesures qui sont nécessaires et vous
00:29:25faire reculer au maximum sur les vôtres comme nous l'avons fait en 2025 et pour
00:29:29cela la population peut compter sur nous merci
00:29:32mais permettez moi d'exprimer d'emblée mon regret quand à l'issue la
00:29:38commission mixte paritaire si le manque de temps à jouer il est difficile de
00:29:44pas y voir une occasion manquée celle d'un accord qui aurait pu émerger avec
00:29:50une volonté plus affirmée de la part de nos collègues sénateurs nous aurions
00:29:55bien aimé pouvoir nous rencontrer de manière informelle avant ça n'a pas été
00:29:59possible hélas la copie du sénat avec 12 milliards d'euros de déficits
00:30:04supplémentaires mettait un coup d'arrêt au rétablissement de nos finances
00:30:08publiques en dépit des discours antérieurs il était évident que ce texte
00:30:14devait être révisé en profondeur en reprenant certains compromis nous ici à
00:30:18l'assemblée oui il y a eu un débat et qui a été un débat riche et on a évoqué
00:30:24des sujets que vous évoquiez monsieur le président davantage de justice fiscale
00:30:28mais aussi une responsabilité réelle dans la maîtrise des dépenses donc
00:30:33après l'échec de cette cmp la loi spéciale s'impose avec une échéance
00:30:38impérative au 31 décembre pour garantir le fonctionnement de l'état ça a été dit
00:30:42rappelons le clairement cette loi spéciale est un pis aller elle immobilisera une
00:30:47nouvelle fois le pays pour plusieurs semaines alors même que le monde qui
00:30:51nous entoure évolue à toute vitesse parfois de manière inquiétante nous avons
00:30:56urgentement besoin d'un budget pour renforcer notre sécurité intérieure comme
00:31:01extérieur sur la défense du narcotrafic nous avons su trouver un consensus lors
00:31:06des dernières discussions mais aussi pour investir innover préparer l'avenir
00:31:11notre groupe réaffirme que face à l'urgence et si les blocages devaient
00:31:17persister le recours à l'article 49 3 serait indispensable les conséquences
00:31:23d'une absence prolongée de budget serait trop lourde pour notre économie nos
00:31:28services publics et nos concitoyens dans quelques jours nous devrons reprendre le
00:31:33travail pour bâtir un budget ambitieux et pragmatique à cet égard je souhaite
00:31:38évoquer quelques priorités bien évidemment monsieur le président de la commission des
00:31:43finances n'est pas d'accord sur votre analyse notamment sur le pacte du treil
00:31:46certes on a un rapport de la cour des comptes mais on peut très bien ne pas
00:31:49partager complètement ses conclusions et je réaffirme ici que le pacte du
00:31:54treil est un outil très important pour la souveraineté notre nos
00:31:58entreprises en france premièrement nous devons nous appuyer sur une copie
00:32:02initiale du gouvernement base solide et équilibrée avec des mesures de
00:32:07justice fiscale je vais en rappeler quelques unes la cdhr la contribution des
00:32:12grandes entreprises et puis il y avait un dispositif sur les holdings
00:32:16l'article 3 les holdings patrimonial qui a été complètement dénaturé j'aimerais
00:32:21bien qu'on puisse réhabiliter ce dispositif
00:32:23ensuite tout en poursuivant l'effort de réduction des dépenses nous devons
00:32:28assumer les priorités claires et être en dessous des 5% c'est pas frôler les
00:32:335% c'est vraiment essayer d'être en dessous de 5% je rappelle que la copie
00:32:37initiale du gouvernement était à 4,7% donc notre devoir de responsabilité est à la
00:32:43fois d'aller chercher des recettes complémentaires mais avec mesure et en
00:32:47même temps contrôler des dépenses qui peuvent être examinées chers
00:32:53collègues ce budget doit connaît comporter un message clair de justice pour que les
00:33:03efforts soient acceptés et compris par l'ensemble de nos concitoyens adopter une
00:33:10loi spéciale est un impératif immédiat construire un budget à la hauteur des
00:33:14attentes des français en est un autre c'est en poursuivant le dialogue
00:33:19engagé que nous pourrons y parvenir et je suis certain monsieur le rapporteur que
00:33:24les quelques jours qui nous restent après noël nous allons nous remettre au travail
00:33:29réfléchir et essayer entre tous toutes les personnes de bonne volonté trouver
00:33:34un compromis pour qu'on puisse atterrir début janvier pour donner un budget en
00:33:39responsabilité à notre pays je vous remercie le projet de loi spéciale que
00:33:43nous examinons aujourd'hui n'est pas un texte comme les autres il est la
00:33:47conséquence directe de l'échec de la commission mixte paritaire sur le projet de
00:33:52loi de finances pour 2026 cette situation reflète la difficulté à
00:33:56concilier les visions budgétaires très éloignées de cet hémicycle elle met
00:34:01aussi en lumière l'irresponsabilité de certains groupes qui multiplient les
00:34:05exigences sans se soucier de leur soutenabilité financière nous le
00:34:11regrettons tant le travail mené par les parlementaires du socle commun a été
00:34:14sérieux exigeant et constructif nous devons maintenant tirer les conséquences du
00:34:19non-aboutissement du travail pourtant intense de ces derniers mois la loi
00:34:24spéciale est une procédure exceptionnelle utilisée seulement à trois reprises
00:34:29depuis le début de la cinquième république ce texte n'est ni un projet
00:34:34politique ni un choix de confort il vise uniquement à garantir la continuité de
00:34:40l'état et à assurer le fonctionnement minimal des services publics le groupe
00:34:46horizon et indépendant le soutiendra donc clairement
00:34:48mais ce soutien ne doit pas masquer la réalité une loi spéciale ce n'est pas un
00:34:54budget proprement dit c'est un budget d'attente c'est le service minimum
00:34:58budgétaire une loi spéciale ne fait que reconduire des crédits par défaut
00:35:04sans décision nouvelle et sans aucune priorité politique surtout elle ne permet
00:35:10pas de réduire notre dette et notre déficit des conséquences concrètes
00:35:16seront d'ailleurs rapidement perceptibles par nos concitoyens par nos entreprises et
00:35:20par nos collectivités locales des recrutements seront retardés des réformes
00:35:25suspendues et des investissements différés cela aura un impact direct
00:35:30notamment dans le secteur agricole ou encore pour nos armées
00:35:34mais les effets dévastateurs du non budget d'un non budget peuvent encore être limités pour cela il n'existe
00:35:41qu'une solution adopter rapidement un budget crédible pour 2026 bien évidemment le groupe horizon et indépendant
00:35:49y est déterminé mais pour réussir il faudrait que chaque groupe politique de
00:35:54cet hémicycle en ait envie finir l'année par une loi spéciale nous rappelle que nous
00:35:59sommes dans une impasse politique or les décisions difficiles à prendre pour
00:36:04restaurer la crédibilité de nos comptes publics ne peuvent être assumées par un
00:36:09seul camp des compromis plus que significatifs voire très dangereux pour nos
00:36:15finances publiques ont déjà été consentis sur le projet de loi de
00:36:19financement de la sécurité sociale ces compromis ont abouti à la
00:36:24suspension de la réforme des retraites et à plus de 9 milliards d'euros de
00:36:28déficit supplémentaires chacun doit désormais en tenir compte car le temps
00:36:34n'est plus à l'accumulation de nouvelles revendications mais à la conclusion d'un
00:36:39accord permettant enfin de doter notre pays d'un budget soutenable dans
00:36:45dans cette perspective nous devons reprendre sans délai les décisions
00:36:49budgétaires déjà engagées pour le budget 2026 le groupe horizon et
00:36:53indépendant défendra sans relâche la ligne qui l'a toujours porté le retour du
00:36:58déficit sous les 5% du PIB sans hausse généralisée d'impôts et avec un effort
00:37:03réel de réduction de la dépense publique nous serons particulièrement
00:37:08attentifs à ce que sous couvert de justice fiscale le budget ne se traduise pas
00:37:13par la création de nouveaux impôts pesant une nouvelle fois sur la france
00:37:17qui travaille ou sur la france qui crée des emplois mes chers collègues il y a
00:37:23une évidence que nous ne pouvons plus ignorer pour réduire durablement notre
00:37:27déficit public des réformes d'ampleur doivent être engagées le plus vite
00:37:32possible je regrette que la composition de notre
00:37:35assemblée ne le permette pas mais une chose est sûre le redressement de nos finances
00:37:41publiques ne pourra reposer indéfiniment sur des ajustements temporaires et des
00:37:46gros progrès et des compromis de court terme aujourd'hui cette loi spéciale est
00:37:51nécessaire mais nous n'accepterons pas qu'elle devienne un mode de gestion
00:37:54durable de nos finances publiques si pour la deuxième année consécutive nous
00:37:58sommes contraints d'examiner une loi spéciale c'est bien parce que notre pays se
00:38:02trouve dans une situation institutionnelle inédite l'absence de majorité pour voter
00:38:07une loi de finances ce constat ne se veut pas polémique il est une simple
00:38:11constatation il traduit un parlement fragmenté mais aussi une responsabilité
00:38:15collective celle de faire fonctionner l'état malgré nos divisions le groupe
00:38:21lui appartenant à une opposition constructive est profondément attaché au
00:38:24parlementarisme nous croyons au compromis et à la capacité des forces
00:38:28politiques raisonnables à trouver des points d'équilibre nous l'avons démontré
00:38:32récemment sur la loi de financement de la sécurité sociale où un accord a pu émerger
00:38:36nous ne désespérons pas qu'un tel accord puisse également être trouvé sur la loi
00:38:41de finances hélas à ce stade cela n'a pas été le cas dans ce contexte la loi
00:38:46spéciale n'est pas un choix politique mais une nécessité technique pour
00:38:49assurer la continuité des services publics le paiement des fonctionnaires le
00:38:54fonctionnement de l'état et de nos collectivités nous nous en réjouissons
00:38:58pas mais nous considérons qu'elle est préférable à toute autre solution qui
00:39:02fragiliserait encore davantage notre démocratie parlementaire je veux
00:39:06être clair le recours aux ordonnances en matière budgétaire serait extrêmement
00:39:11dangereux ce serait un contournement du parlement un précédent grave un
00:39:16véritable trou noir constitutionnel puisque aucune demande préalable n'est
00:39:20soumise à la représentation nationale pas plus qu'une loi de ratification ce
00:39:25serait le contraire de l'esprit notre constitution une pente inquiétante vers
00:39:29l'autoritarisme et un affaiblissement considérable du rôle du parlement le
00:39:33groupe l'europ s'y opposerait avec plus grande fermeté reste l'éventualité du
00:39:38recours à l'article 49.3 que certains appellent de leurs voeux là encore ce
00:39:43serait un échec de la démocratie parlementaire pour autant et malgré
00:39:47ses réserves de principe nous voterons pour cette loi spéciale parce que notre
00:39:52responsabilité est d'éviter toute paralysie de l'état ce vote n'est ni un
00:39:56blanc-seing ni un renoncement il s'accompagne de quatre questions
00:40:00exigeantes auxquelles nous attendons mesdames et messieurs les ministres des
00:40:04réponses claires de la part du gouvernement les parlementaires comme
00:40:08nos concitoyens ont besoin de clarté première question essentielle si la loi
00:40:13spéciale devait être prolongée jusqu'au 31 décembre 2026
00:40:16quel serait l'impact exact sur le déficit qui est déjà de 124 4 milliards dans le
00:40:24projet loi de finances initial pour 2026 et plus largement dans cette
00:40:28hypothèse et en tenant compte de l'adoption de la loi de financement de
00:40:31la sécurité sociale qui je le rappelle a augmenté de plus de 6 milliards le
00:40:36déficit de la sécurité sociale en portant donc les déficits publics de
00:40:404 7% du PIB à 4 9 et donc la question est la suivante à quel niveau se situerait
00:40:46les déficits publics ne dépasserait il pas d'ailleurs largement les 5% du PIB
00:40:51deuxième question l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu notre
00:40:56groupe a déposé un amendement visant à sécuriser la situation fiscale des
00:41:00ménages modestes alors que près de 200 mille foyers
00:41:04supplémentaires risquent d'entrer dans l'impôt du seul fait de l'absence
00:41:07d'indexation cet amendement a été déclaré recevable par la présidence de
00:41:11l'assemblée nationale nous le regrettons profondément aucun groupe n'avait
00:41:15l'intention de provoquer un recours au conseil constitutionnel sur cette
00:41:19question au contraire un consensus est facilement établi sur la nécessité de
00:41:24protéger les contribuables et d'apporter de la clarté en ce sens cette
00:41:28décision de la présidence nous paraît regrettable troisième question les deux
00:41:33prélevants sur recettes nous constatons que le prélèvement sur recettes au
00:41:37profit des collectivités territoriales apparaît explicitement dans le texte à
00:41:41l'article 2 mais pas celui au profit de l'union européenne
00:41:44cette asymétrie interroge quelle est la cohérence de cette présentation au
00:41:49delà notre participation au financement de l'union est un engagement
00:41:52important c'est la raison pour laquelle nous proposons d'inscrire dans la loi
00:41:55spéciale le niveau de prélèvement correspondant au montant prévu pour
00:41:592026 enfin un mot sur les capacités d'emprunt visées à l'article 3 nous
00:42:05avons une difficulté de principe à autoriser l'emprunt sans aucun plafond
00:42:08certes le rapporteur général l'a rappelé en commission des finances il est
00:42:13complexe de fixer un montant dans le cadre d'une loi spéciale mais l'absence
00:42:17totale de bornes n'est pas satisfaisante et donc par souci de
00:42:20symétrie de responsabilité nous proposons de reprendre les plafonds
00:42:23figurant dans la loi de finances pour 2025 il s'agit d'un garde-fou minimal
00:42:28conforme à l'esprit de sérieux budgétaire que nous défendons pour
00:42:31conclure le groupe liottes continuera de pousser avec constance et
00:42:36responsabilité la recherche d'un accord sur le projet loi de finances la loi
00:42:40spéciale ne peut être qu'un pis aller certainement pas un mode de
00:42:44gouvernance durable votre démocratie parlementaire vaut mieux que cela et nos
00:42:48concitoyens attendent de nous tous n'ont pas des postures mais des
00:42:52solutions il faut rassurer les français qui suivent nos travaux de loin et à qui
00:42:59ne parviennent que des bribes de nos débats chaotiques non la loi spéciale n'est pas
00:43:04un drame même si certains tentent de le faire croire je me souviens l'année
00:43:09dernière certains membres du gouvernement prédisaient que les quatre cavaliers de
00:43:13l'apocalypse fonderaient sur la france avec leur cortège de misère et de
00:43:18dévastation certains présents dans cet hémicycle annonçait la fin de la carte
00:43:23vitale l'explosion des déficits les fonctionnaires sans salaire il ne s'est
00:43:29rien passé de tel parce que en france contrairement aux états unis n'y a pas
00:43:33de shutdown la continuité de l'état est assuré et c'est tant mieux la loi
00:43:38spéciale ça n'est pas un drame c'est un moment d'attente et de transition que
00:43:43d'autres pays européens utilisent certains d'ailleurs ne s'en porte pas plus
00:43:47le bois pas plus mal la loi spéciale ça n'est pas un drame c'est le résultat d'une
00:43:52situation où un gouvernement minoritaire encouragé par un président déconnecté
00:43:58s'obstine à vouloir poursuivre une politique qui a été sanctionnée à
00:44:04plusieurs reprises dans les urnes et qui de surcroît ne produit pas de résultats
00:44:08en matière de dette et de déficit au groupe de gdr nous considérons que
00:44:14l'ampleur du déficit trouve sa source dans un désarmement budgétaire et fiscal qui
00:44:20n'est plus adapté aux nécessités de notre temps je remarque que la
00:44:24poursuite à tout prix et quoi qu'il en coûte de la politique de l'offre a
00:44:28privé la france de plusieurs dizaines de milliards de recettes budgétaires qui
00:44:33explique le niveau préoccupant de déficit structurel je remarque aussi que la
00:44:39catastrophe qui avait été prédite par ceux qui rejettent toute contribution des
00:44:43plus riches à l'effort commun ne s'est pas produite la surtaxe d'impôts sur les
00:44:49sociétés la contribution différentielle sur les hauts revenus que nous avions
00:44:53voté l'année dernière n'a pas eu d'effet récessif sur la conjoncture quoi
00:44:59qu'en dise le patronat est singulièrement le medef et je pense qu'on ne dira
00:45:04jamais assez la responsabilité immense du medef et de son président dans le
00:45:09blocage actuel dans cette période de dérive de nos comptes publics maintenir
00:45:17voire aggraver le privilège fiscal des détenteurs du capital ce n'est pas
00:45:22seulement laisser prospérer une injustice fondamentale c'est aussi commettre une
00:45:28grave erreur de gestion j'en veux pour preuve ce qui s'est passé au sénat la
00:45:34droite sénatoriale qui s'enorgueillit à longueur de temps d'être une sorte de
00:45:39parangon de rigueur et de sagesse budgétaire et qui ne manque jamais de
00:45:45donner des leçons à l'assemblée nationale nous a renvoyé un budget avec un
00:45:50déficit qui dérape à 5,3% parce qu'elle a obstinément refusé de taxer les
00:45:57plus riches et les grandes entreprises qui pourtant ont bénéficié de la
00:46:01politique macroniste depuis tant d'années et donc en janvier hélas nous
00:46:06devrons repartir de cette mauvaise copie et je le dis au gouvernement mais qui le
00:46:11sait s'il n'y a pas de grandes corrections et pas seulement des
00:46:15inflexions à l'ior il n'y aura aucun chemin de compromis possible pour nous il
00:46:21est un indispensable je dis bien indispensable de rétablir les finances
00:46:27dans la justice fiscale il est indispensable d'intégrer au budget des
00:46:31dispositions nouvelles sur les revenus financiers sur les super dividendes
00:46:36les rachats d'actions les transactions boursières les plus grands patrimoines
00:46:41qui sont aujourd'hui exonérés d'impôts grâce à la magie des holdings mais il
00:46:48est tout aussi indispensable de rallumer le moteur de la demande intérieure dont
00:46:52l'atonie est notre problème économique le plus grave et qui pèse
00:46:56lourdement sur nos finances publiques comme en témoignent les très mauvaises
00:47:00rentrées de TVA qui sont encore une fois en dessous des prévisions pour la
00:47:04troisième année consécutive et c'est aussi pour cette raison que la foi
00:47:10inconsidérée dans la baisse des dépenses ne nous mènera à rien qu'elle soit
00:47:14faite au moyen d'un rimbaud ou d'une tronçonneuse la réduction de crédit
00:47:19budgétaire n'ont qu'un seul effet c'est de dégrader les services publics et
00:47:23d'asphyxier nos entreprises qui dépendent de la commande publique la loi
00:47:28spéciale n'est pas un drame en revanche ce qui est dramatique dans ce pays c'est la
00:47:33pauvreté qui a encore progressé cette année ce qui est dramatique dans ce pays
00:47:37c'est que 40% des français sont contraints de s'endetter pour payer des
00:47:42cadeaux de noël ce qui est dramatique dans ce pays c'est l'état des services
00:47:46publics dans certains départements c'est l'état du logement c'est les salaires
00:47:50en berne alors oui nous voterons cette loi spéciale mais nous resterons vigilants
00:47:55exigeants pour trouver un budget à la hauteur des urgences en france à la veille de
00:48:01la fête de noël les français attendaient un budget ils découvrent aujourd'hui que
00:48:06la crèche est vide depuis des semaines vous promettez la stabilité le sérieux la
00:48:12responsabilité au matin de noël le sapin est là mais il n'y a rien en dessous
00:48:18quel mauvais conte de noël vous raconter aujourd'hui aux français ceux ci ont la
00:48:25mère impression d'une mauvaise pièce répétée en coulisses par des forces que tout
00:48:30oppose ce que vous nous présentez aujourd'hui ce n'est pas un budget une loi spéciale la
00:48:35deuxième en deux ans le service minimum de l'état le cadeau acheté en catastrophe à
00:48:41la dernière minute parce que la fête n'a pas été préparée et surtout une dramatique
00:48:46mise en scène de votre impuissance scénario écrit d'avance d'un non budget temps de malice
00:48:54déployer durant des semaines pour en arriver là pour en arriver à un mauvais
00:48:59téléfilm de noël coproduit avec les socialistes et notamment avec monsieur
00:49:03hollande encore une fois cette année pas de cadeaux au pied du sapin comme
00:49:09prévu vous échouer à faire voter un budget tout ce récit n'est pas une surprise
00:49:14c'est un drame drame d'abord par le coup exorbitant la politique de l'offre a été
00:49:21balayée les records de dette et de fiscalité sur les ménages et les
00:49:26entreprises ont été explosés et malgré tous vos renoncements malgré tous vos
00:49:31reniements vous êtes toujours prisonnier d'une même impasse l'impasse dans
00:49:37laquelle vous avez conduit la france alors dès lors les français sont
00:49:41légitimement inquiets et médusés cette loi spéciale que le groupe de
00:49:46l'union des droites pour la république votera bien évidemment et le en vérité
00:49:49le fruit direct de la dissolution et des alliances faites au second tour des
00:49:56législatives la conséquence directe des désistements réciproques de la
00:50:01france insoumise aux républicains qui ont confisqué la volonté populaire
00:50:05empêché toute majorité et préféré jeter la france dans le chaos plutôt que de
00:50:10confier le gouvernement au premier parti de france c'est à dire au rassemblement
00:50:14national et à ses alliés hier vous étiez capables tous
00:50:18ensemble de vous faire la courte échelle pour conserver vos sièges mais
00:50:22aujourd'hui vous êtes incapable de faire voter un budget ce cadeau est le
00:50:28fruit de votre ce chaos est le fruit de votre obstination votre obstination à
00:50:33croire qu'à coup de marchandage à coup d'arrière cuisine vous pourriez
00:50:37reconstituer l'improbable alliance du en même temps tout cela dans un seul et
00:50:42unique but éviter l'inévitable retour aux urnes fuir le verdict du peuple car
00:50:49oui les français vous sanctionneront parce qu'ils connaissent votre bilan
00:50:54votre bilan c'est une dette record de 3482 milliards d'euros ce sont 1245
00:51:02milliards d'euros de dette en plus en huit ans 117% du PIB sous emmanuel
00:51:08macron la dette a augmenté plus que durant les 57 années qui ont directement
00:51:12suivi la seconde guerre mondiale nos taux d'intérêt sont désormais
00:51:16supérieurs à ceux de l'italie qui quant à elle a ramené son déficit sous la barre des
00:51:213% grâce à georgia melanie en france les prélèvements obligatoires sont les
00:51:26plus élevés au monde le pouvoir d'achat des français est en berne le
00:51:30chômage est parmi les plus élevés d'europe voilà le bilan du macronisme
00:51:34voilà le funeste héritage de ces bientôt neuf ans de politique
00:51:39macroniste voilà l'abîme dans lequel vous avez placé la france notamment au
00:51:44lendemain des élections législatives de 2024 alors oui il faudra un budget et on peut
00:51:49se demander quel est le pire des scénarios ne pas avoir de budget ou
00:51:54disposer d'un budget des horreurs économiques et fiscales écrit et produit
00:51:58par le gouvernement avec messieurs forts et monsieur hollande avec la
00:52:03participation également de monsieur wauquiez en vérité ce dont la france a
00:52:08besoin ce n'est pas de n'importe quel budget mais d'un budget de combat un budget
00:52:13qui réduise la dépense publique inutile qui baisse les prélèvements
00:52:15obligatoires qui libère l'économie de ses freins technocratique et normatif pour
00:52:19restaurer la compétitivité et la croissance alors nous le savons à la
00:52:23rentrée de janvier le dernier acte de cette mauvaise pièce sera joué sous la
00:52:27dictée des socialistes le gouvernement nous présentera la
00:52:30facture du renoncement et la hausse massive de la fiscalité mais soyez en
00:52:34assuré vous nous trouverez toujours sur votre route pour défendre les français
00:52:38d'ici là le groupe de l'union des droites pour la république vous souhaite à tous de
00:52:43joyeuses fêtes de noël en espérant que cette année soit oubliée et mise
00:52:47derrière nous le plus vite possible madame le ministre monsieur le ministre
00:52:51mesdames messieurs les députés joyeux noël la présidente marine le pen ayant
00:52:57proclamé la trêve de noël et étant contrairement aux apparences un gentil
00:53:02garçon très sage je vais m'astreindre à respecter et à tenter de m'inspirer des
00:53:08belles valeurs qui font notre civilisation chrétienne et française
00:53:14j'aimerais en cette période de doute j'aimerais croire j'aimerais croire au
00:53:21miracle de noël mais finalement j'y crois encore un peu madame la ministre
00:53:27j'y crois encore un peu peut-être ouvrez vous un peu de charité en commençant par
00:53:32vous même pour comprendre à quel point le budget que vous proposez et le budget que
00:53:36vous allez imposer aux français fait du mal à notre pays j'aimerais vraiment
00:53:42vous faire comprendre en tout cas partager le désarroi je dois dire qui
00:53:47m'habite parfois quand nous vous écoutons et quand nous voyons surtout les
00:53:50résultats que vous avez contre notre pays ce n'est pas une critique qui vient du
00:53:54rassemblement national nous lisons vos propres documents budgétaires quand
00:53:57nous voyons qu'entre ce que vous avez promis aux françaises et aux français et le
00:54:01résultat de la dette il y a un écart de 270 milliards d'euros madame la ministre ce n'est
00:54:06pas une attaque du rassemblement national c'est votre résultat quand nous
00:54:09voyons que les impôts continuent d'augmenter contrairement à toutes vos
00:54:12promesses et que parallèlement le déficit lui-même augmente ce n'est pas
00:54:17une attaque du rassemblement national c'est votre bilan et je dois dire que les
00:54:22années passent les mois passent en tant que député de la république et avec mon
00:54:25groupe parfois nous devons confesser que nous ne comprenons pas ce qui vous
00:54:30anime je ne comprends pas ce qui vous anime je ne comprends pas ce que comment vous ne
00:54:35pouvez pas voir ce que tout le monde voit à savoir votre incapacité totale à
00:54:40baisser les dépenses et à toujours vous réfugier dans cette solution de
00:54:44facilité toujours plus d'impôts toujours plus de déficit et toujours plus de cette
00:54:49vanité qui consiste à croire que vous êtes les seuls à pouvoir gouverner quand
00:54:54vous avez tout échoué ce deuxième valeur
00:54:58la deuxième valeur c'est le pardon faudra-t-il pardonner c'est les françaises et les
00:55:05français qui décideront par la vote par leur vote qui doit être pardonné qui
00:55:09doit être condamné et faudra-t-il notamment pardonner au lr leur lâcheté
00:55:17cette lâcheté qui consiste systématiquement et uniquement pour sauver leur siège à accepter
00:55:22toutes les hausses d'impôts du parti socialiste toutes les hausses d'impôts du parti
00:55:27socialiste faudra-t-il pardonner encore aux socialistes de trahir toutes leurs
00:55:34promesses électorales fait avec leurs alliés de lfi toutes leurs promesses
00:55:37électorales pour garder uniquement leur seule préoccupation votre siège
00:55:42ici nous ne faisons que passer nous sommes seulement au service des françaises et
00:55:47aux français et je suis désolé de vous dire en cette veille de noël que vous ne
00:55:51faites que servir vos propres intérêts il n'y a aucun intérêt national à ce que
00:55:56vous continuez à occuper des sièges que vous servez aussi mal ce n'est pas une
00:56:01attaque du rassemblement national c'est le bilan que tous les françaises et
00:56:05tous les français voient devant eux la troisième valeur c'est la meilleure pour
00:56:10la fin elle va vous déplaire évidemment c'est l'espérance et nous sommes encore
00:56:15dans l'espérance de l'arrivée au pouvoir du camp national pas parce que
00:56:19c'est le camp seulement de marine le pen et de jordan bardela pas seulement parce
00:56:24que c'est le camp que nous avons l'honneur de représenter mais parce que
00:56:27c'est le camp excusez nous de l'amour de la france nous y croyons nous avons la
00:56:34volonté de le respecter et nous avons la conviction de l'affirmer nous
00:56:41résistons à tous vos mensonges nous résistons à toute votre propagande et
00:56:46ce qui nous réchauffe le coeur au terme de cette année c'est que dans les
00:56:49sondages sur le terrain et bien les français nous faut confiance ils savent
00:56:54ils croient que nous aimons la france nous l'aimons pleinement nous l'aimons
00:57:00entièrement que nous soyons athées que nous soyons croyants que nous soyons
00:57:05agnostiques nous croyons tous dans les belles valeurs de la france et c'est pour
00:57:09cela que je vous souhaite à tous un joyeux noël
00:57:12merci beaucoup monsieur le député la parole est à présent monsieur paul midi
00:57:19pour le groupe ensemble pour la république
00:57:21merci merci madame la présidente merci madame les ministres merci monsieur le
00:57:32ministre monsieur le président monsieur le rapporteur général je serai rapide et j'ai
00:57:38trois messages simples à vous partager premier message il faut donner un budget
00:57:43à la france le plus rapidement possible deuxième message il faut donc adopter
00:57:49cette loi spéciale aujourd'hui et faire aboutir le travail de compromis
00:57:54troisième message jusqu'au bout jusqu'au bout ce travail nous continueront avec les
00:58:00collègues ensemble pour la république avec notre président gabriel attal à soutenir la
00:58:05croissance par le travail par un travail plus productif grâce à l'innovation grâce à nos
00:58:10entrepreneurs grâce à toutes les françaises et à tous les français qui travaillent il faut
00:58:16donner à la france un budget le plus rapidement possible car nous connaissons le coût de
00:58:21l'instabilité et le coût du manque de visibilité il se chiffre en dizaines de milliards d'euros et en
00:58:27milliers d'emplois il faut adopter la loi spéciale que nous étudions aujourd'hui non pas comme un
00:58:34budget mais comme un trait d'union entre le budget 2025 et le budget 2026 qui nous faudra adopter
00:58:40rapidement jusqu'au bout de ce travail budgétaire nous continuerons à soutenir la croissance par le
00:58:48travail il faut soutenir ceux qui travaillent pour une raison simple dans notre pays l'argent ne tombe pas du
00:58:55ciel il ne se trouve pas en grattant le sol et en trouvant du pétrole ou du gaz notre richesse
00:59:02elle vient du travail de tous nos compatriotes et de notre capacité à rendre ce travail plus
00:59:07productif le plus productif possible grâce à l'innovation avant-hier grâce à la mécanisation
00:59:14de l'agriculture hier grâce à l'industrialisation aujourd'hui grâce aux nouvelles technologies et à
00:59:19l'intelligence artificielle plus de travail et un travail plus productif c'est la seule voie pour
00:59:25enrichir la france et les français pour pouvoir se payer la meilleure défense face aux menaces
00:59:31actuelles se payer la meilleure santé au monde se payer la meilleure éducation ou encore investir
00:59:38pour rendre notre économie verte au zéro carbone on ne sauvera donc pas notre pays en décourageant ceux
00:59:45qui travaillent et ceux qui innovent en arrêtant de soutenir les empruntis en compliquant la vie de
00:59:50nos micro entrepreneurs en mettant des bâtons dans les roues de nos entrepreneurs et encore
00:59:55moins en un sommant d'impôts ceux qui travaillent jusqu'au bout de ce travail budgétaire nous continuerons
01:00:02à soutenir la croissance grâce à nos entreprises petites et grandes nous repousserons donc les 34 milliards
01:00:08d'euros d'impôts sur nos entreprises françaises ces horreurs qui ont été votées par le rassemble
01:00:13national la main dans la main avec la france soumise pour écraser nos entreprises et pour
01:00:19écraser nos emplois monsieur tanguy vous disiez à l'instant que vous nous avions accepté des hausses
01:00:25d'impôts des socialistes mais les plus grosses hausses d'impôts que nous avons refusées ce sont
01:00:30les vôtres ce sont ces 34 milliards d'euros d'impôts pour écraser nos entreprises chers collègues chers
01:00:37collègues il y a malheureusement une chose qui ne changera pas en 2026 malgré tous les
01:00:43voeux vous pourrez faire au 31 décembre c'est que le programme du rassemblement national il restera un
01:00:49programme économiquement d'extrême gauche comme celui de la france insoumise un programme qui n'est pas
01:00:55seulement anti étrangers mais qui est aussi anti entreprise donc anti emploi anti croissance et donc
01:01:02anti augmentation des salaires et donc anti français nous nous serons toujours aux côtés de nos entreprises de
01:01:11de nos micro entreprises de nos tpe de nos pme de nos eti de nos grandes entreprises et de tous
01:01:16leurs salariés et nous le serons encore plus en 2026 jusqu'au bout de ce travail budgétaire nous
01:01:24continuerons à soutenir la croissance par l'innovation et par la recherche nous continuerons à soutenir nos
01:01:30chercheurs et nos chercheuses en respectant notre programmation de la recherche à 100% à soutenir nos
01:01:36entrepreneurs et nos entrepreneuses qui innovent en préservant le crédit impôt recherche le crédit
01:01:41impôt innovation et le dispositif jeunes entreprises innovantes et nous continuerons à soutenir nos
01:01:46industriels et nos usines du futur en préservant le plan france 2030 jusqu'au bout de ce travail budgétaire
01:01:53nous continuerons à soutenir le redressement nécessaire des finances publiques par la réduction de la dépense
01:02:00publique et en tenant nos engagements sur le déficit public pour tout cela un accord sur le
01:02:06budget est nécessaire il est demandé par nos concitoyens et il est possible nous ne cesserons
01:02:12jamais de lutter contre tous les défaitistes contre tous les oiseaux de malheur et parce que
01:02:17c'est possible et que nous devons le faire nous le ferons merci beaucoup merci beaucoup monsieur le
01:02:21député je veux d'abord dire que si nous en sommes là c'est totalement et entièrement la responsabilité du
01:02:28gouvernement et en premier lieu celle du chef de l'état si votre budget a été rejeté aussi
01:02:35sèchement par l'assemblée nationale si la commission mixte paritaire a échoué c'est parce que vous
01:02:40avez bloqué les débats et déstabilisé dangereusement le pays par la confiscation du résultat des
01:02:45législatives de 2024 vous avez piétiné le suffrage des françaises et des français qui appelaient
01:02:51clairement à changer de politique en se mobilisant de façon spectaculaire pour cette dissolution
01:02:56improvisée monsieur macron a empêché toute action politique cohérente en nommant par quatre
01:03:01fois un premier ministre issu des groupes politiques les plus rejetés par les français depuis huit ans
01:03:07pour garder le pouvoir coûte que coûte monsieur macron a fait valser 178 ministres et secrétaires
01:03:13d'état un record sous la cinquième république qui vient tristement en rejoindre d'autres huit ans que nous
01:03:20constatons l'échec cuisant de votre politique de l'offre dans des proportions abyssales et extrêmement
01:03:26inquiétantes je ne citerai que trois chiffres pour illustrer mon propos car la liste serait trop longue
01:03:31le premier 3 482 milliards d'euros de dettes publiques nouveau sommet à 117,4 % du PIB un record hors temps de guerre
01:03:41ou de pandémie le second c'est celui de la pauvreté annoncé le 8 juillet 2025 par l'observatoire des inégalités
01:03:48ce sont désormais plus de 15 % de notre population avec une surreprésentation des agriculteurs qui vivent sous le seuil de pauvreté
01:03:56avec moins de 1290 euros par mois puis un troisième chiffre depuis 2017 le nombre de millionnaires en France est passé de 2 à 2,9 millions
01:04:06de 2 à 2,9 millions faisant de la France la championne du monde des millionnaires titre le magazine challenge le 10 juillet 2025
01:04:14deux jours après le chiffre de la pauvreté de 2019 à 2024 la fortune des milliardaires français a augmenté de 13 millions d'euros par jour
01:04:25ces chiffres sont le reflet emblématique de l'indifférence totale du chef de l'état pour le peuple qu'il est censé représenter
01:04:32qui préfère balayer la taxe Zuckman avec le soutien de la droite et de l'extrême droite pour garantir un paradis fiscal aux ultra riches
01:04:41pendant que les classes moyennes et populaires essayent de survivre
01:04:45je laisse de côté la gestion désastreuse de notre politique industrielle la casse de notre système de protection sociale
01:04:51la privatisation des services publics l'inexistence criminelle d'une quelconque planification écologique
01:04:57l'appropriation du programme de l'extrême droite que ce président avait pourtant promis de faire disparaître
01:05:04et le plus grave sans doute pour le pays des droits de l'homme le non-respect des décisions de la cour pénale internationale
01:05:09qui nous rend complices de crimes de guerre de crimes contre l'humanité et de génocide
01:05:15tout ce que je viens d'énoncer est inscrit dans votre PLF car contrairement à ce que vous vous plaisez à répéter il n'y a pas de sujet uniquement technique
01:05:23vos chiffres ont des effets très concrets dans la vie quotidienne des français
01:05:27qui se traduisent par des familles à la rue, par une santé mentale qui se délite
01:05:31encore une priorité totalement oubliée
01:05:34comme la lutte contre les violences sexistes et sexuelles
01:05:37où sont les deux milliards réclamés par les associations
01:05:40la grande cause du quinquennat a fait long feu
01:05:43couronnée par le mépris obscène et vulgaire de la première dame
01:05:47vous comprendrez donc aisément à quel point pour nous cette loi spéciale n'est ni une bonne nouvelle
01:05:52ni une catastrophe
01:05:54elle permet à la France d'avoir un peu de stabilité
01:05:56essentielle à la situation sociale, économique et internationale
01:06:00bien sûr nous regarderons avec attention quelle utilisation vous allez faire des décrets de dépenses
01:06:06pour lesquels la loi organique vous laisse une grande latitude d'interprétation
01:06:10il faudra par exemple nous expliquer pourquoi vous pouvez engager des politiques publiques
01:06:15non engagées en 2025
01:06:17comme le financement des vaccins et les indemnités d'abattage face à la dermatose
01:06:21mesure indispensable que nous appuyons à 100%
01:06:24alors que vous annoncez geler les crédits de ma prime rénov'
01:06:27pourtant engagés en 2025 et qui sont vitaux pour la filière du bâtiment
01:06:33il ne faudrait pas que l'application discrétionnaire de ces décrets deviennent un chantage au budget
01:06:38pour tordre le bras au Parlement
01:06:40l'argument de l'impossible défiscalisation des indemnités d'abattage pour les éleveurs que vous brandissez
01:06:45est un premier exemple de manipulation
01:06:47puisque les déclarations fiscales se font en juillet
01:06:50et je pense que nous avons collectivement la volonté de voter un budget avant cette échéance
01:06:55il est essentiel de nous laisser du temps pour amender ce nouveau projet de loi
01:06:59aggravé dans sa violence par le Sénat
01:07:02nous le ferons comme toujours dans une recherche de justice fiscale
01:07:05qui seul peut nous permettre de financer une véritable planification
01:07:09de transition écologique et de reconstruction sociale et économique
01:07:13pour conclure nous ne pouvons ni approuver ni réprouver cette loi spéciale
01:07:19nous nous abstiendrons donc
01:07:20je vous remercie
01:07:21nous sommes réunis aujourd'hui en ce 23 décembre à la veille de Noël
01:07:27ici réunis par la volonté d'un homme
01:07:31cet homme n'est pas député
01:07:34il ne s'est pas depuis longtemps présenté devant le suffrage universel
01:07:39cet homme c'est Bruno Retailleau
01:07:42qui préférant les intérêts politiciens à l'intérêt national
01:07:48a décidé de manière tout à fait stupéfiante d'empêcher
01:07:52le moindre compromis avec l'Assemblée nationale
01:07:55alors que les Français eux attendaient de nous
01:07:57que nous puissions nous entendre sur un budget avant la fin de l'année
01:08:02quel étrange comportement en effet
01:08:05que celui de ce Sénat conservateur a grippé à ses propres privilèges
01:08:10incapable de livrer une copie suivant les règles de déficit que lui-même promeut
01:08:16incapable aussi de montrer les économies qu'il est capable de dégager
01:08:21et incapable enfin de donner à la France un niveau de recette suffisant dans sa copie finale
01:08:26nous voilà donc contraints
01:08:28Madame la Ministre, Monsieur le Ministre
01:08:30à faire passer cette loi spéciale qui est un expédient
01:08:34loi spéciale d'ailleurs qui devient à le dur désir de durer
01:08:39pour reprendre le mot de Paul Éluard
01:08:41car en effet rien dans notre loi organique relative aux lois de finances
01:08:45ne permet un tel expédient
01:08:48normalement elle aurait dû être déposée avant le 19 décembre
01:08:51normalement la loi spéciale n'est pas un outil
01:08:54s'il n'y a pas de compromis mais qui doit seulement être activée
01:08:57lorsque un consensus
01:08:59lorsque une annulation a été prononcée par le Conseil constitutionnel
01:09:02ou lorsque pour des circonstances exceptionnelles
01:09:04l'Assemblée nationale n'a pas pu se prononcer
01:09:06mais comme le disait Simone de Beauvoir
01:09:08ce qu'il y a de plus scandaleux dans le scandale c'est qu'on s'y habitue
01:09:11et donc désormais nous allons de loi spéciale en loi spéciale
01:09:15finalement constater l'impossibilité d'un parlement introuvable
01:09:20à s'entendre et à trouver des compromis
01:09:23doit-on pour autant demeurer aussi pessimiste ?
01:09:27il y a eu je le crois dans cette assemblée un bel exercice parlementaire
01:09:30qui a été rendu possible par la demande des socialistes
01:09:33de renoncer à l'usage de l'article 49 alinéa 3
01:09:37grâce à ce travail parlementaire nous avons obtenu un certain nombre de concessions
01:09:41sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale
01:09:44et nous nous retrouvons donc cette année dans une situation
01:09:46bien différente de celle de l'an dernier
01:09:48où aucun des budgets n'avait été adopté
01:09:51et cette année nous avons un PLFSS adopté majoritairement
01:09:54et sans brutalisation du parlement
01:09:56désormais mesdames et messieurs les ministres
01:09:58nous devons nous mettre autour de la table
01:10:01pour travailler dans les meilleurs délais
01:10:03et obtenir un budget pour nos collectivités locales
01:10:06pour l'Etat, pour toutes les entreprises et associations
01:10:09qui attendent de nous des crédits budgétaires absolument essentiels
01:10:14permettez-moi d'attirer votre attention
01:10:16Monsieur le Ministre, Madame la Ministre
01:10:18sur les conséquences de cette loi spéciale
01:10:20et notamment celle que vous voudrez bien ajouter
01:10:22à celle prévue par loi organique
01:10:24nous avons eu l'occasion d'en parler hier Madame la Ministre
01:10:26vous faites une interprétation extrêmement extensive
01:10:30de l'article 45 de la loi organique
01:10:32et nous ne saurions accepter de négocier
01:10:35de discuter avec vous avec un pistolet sur la tempe
01:10:39ou dans une situation où de manière tout à fait irresponsable
01:10:42vous priveriez les services publics des crédits dont ils ont besoin
01:10:4570% de gel de crédit en début d'année
01:10:48aucun investissement permis
01:10:50aucune subvention permise
01:10:52aucun marché public permis
01:10:54aucun recrutement permis non plus
01:10:56ce n'est pas ce que dit l'article 45 de la loi
01:10:59qui permet ces dépenses exceptionnelles pour l'intérêt national
01:11:02et notamment je tiens à vous dire ma grande inquiétude
01:11:05de vous avoir entendu dire hier en commission des finances
01:11:08que vous ne procéderez pas non plus
01:11:10à l'achat de munitions supplémentaires pour nos armées
01:11:13et ce malgré le contexte international
01:11:16et je pense aujourd'hui aux adversaires de la France
01:11:18qui nous regardent
01:11:20et qui voient que la Ministre des Comptes publics
01:11:22ne s'engage pas à tout faire pour débloquer les crédits
01:11:24pour protéger nos frontières
01:11:26pour protéger notre indépendance nationale
01:11:29et j'ai le regret alors que la loi organique le permet
01:11:32nous devons donc trouver la voie maintenant d'un compromis
01:11:36quel est-il ?
01:11:37il s'est trouvé dans cette assemblée une majorité
01:11:39pour décharger les classes populaires et les classes moyennes
01:11:42les socialistes n'accepteront aucune mise en cause
01:11:45des classes populaires et des classes moyennes dans le prochain budget
01:11:48pas plus que nous n'accepterons toute année blanche
01:11:51et notamment nous défendrons le pouvoir d'achat
01:11:54par la revalorisation de la prime d'activité
01:11:57il s'est aussi trouvé une majorité pour davantage d'éléments
01:12:00de justice fiscale et nous battrons
01:12:02afin de noter notre budget de 10 milliards supplémentaires
01:12:05le rétablissement de l'impôt sur la fortune
01:12:07qui a été fait par le Sénat
01:12:09le rétablissement de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés
01:12:12le rétablissement de la taxe holding supprimée par les sénateurs
01:12:16Madame la Ministre, Monsieur le Ministre
01:12:18devant cette assemblée
01:12:19le Président Paul Reynaud en 1940
01:12:22fit cette phrase
01:12:23cette phrase est la suivante
01:12:25si l'on me disait que seul un miracle pouvait sauver la France
01:12:29alors je crois au miracle
01:12:31puisque je crois en la France
01:12:33je vous remercie
01:12:34Merci beaucoup Monsieur le député
01:12:38Alors je ne vais pas vous parler de Noël
01:12:40de la crèche ou de l'espérance
01:12:42ce n'est ni l'heure ni le lieu
01:12:44je vais préférer me concentrer sur la loi spéciale
01:12:47que nous étudions cet après-midi
01:12:49et sur notre situation budgétaire
01:12:53Pour la deuxième année consécutive
01:12:55nous nous retrouvons sans budget
01:12:57voté avant la fin de l'année
01:12:59et avec une loi spéciale à voter en urgence
01:13:02un 23 décembre
01:13:03Malgré l'engagement et le travail
01:13:06de notre rapporteur général
01:13:07que je veux saluer, Philippe Juvin
01:13:09malgré aussi l'esprit constructif
01:13:11des députés de la droite républicaine
01:13:13nous n'avons pu trouver
01:13:15une voie de passage
01:13:16pour doter notre pays
01:13:17d'un budget responsable et crédible
01:13:19d'ici la fin de l'année
01:13:22Nous regrettons bien sûr
01:13:23cette situation
01:13:24qui est inconfortable
01:13:26et qui fait prendre du retard à notre pays
01:13:29Si elle ne doit pas être dramatisée
01:13:31outre mesure
01:13:32cette loi spéciale
01:13:33emporte en effet
01:13:34un certain nombre de contraintes
01:13:36Contraintes pour nos armées
01:13:38dont les crédits devaient augmenter
01:13:39de 6,7 milliards
01:13:41pour mieux nous protéger
01:13:43Contraintes pour nos forces de sécurité
01:13:45et nos services judiciaires
01:13:46dont le recrutement de 3 800 postes
01:13:48sera reporté
01:13:50Contraintes pour les ménages
01:13:52et pour le secteur du bâtiment
01:13:53puisque les dossiers de primes rénov'
01:13:55vont être retardés
01:13:57Contraintes pour nos agriculteurs
01:13:58notamment nos éleveurs
01:13:59durement touchés par la DNC
01:14:01qui attendent des aides
01:14:02et des indemnisations
01:14:03contraintes enfin
01:14:05pour nos collectivités
01:14:06dont les dotations
01:14:07d'investissements
01:14:08sont suspendues
01:14:11Vous le savez
01:14:12cette loi spéciale
01:14:13n'est qu'une procédure transitoire
01:14:14pour assurer le fonctionnement
01:14:15courant de l'Etat
01:14:16le temps que nous adoptions
01:14:17un budget
01:14:18en bonne et due forme
01:14:20C'est pourquoi
01:14:21dès les premiers jours de janvier
01:14:22nous souhaitons
01:14:23que l'Assemblée nationale
01:14:24reprenne l'examen
01:14:25du projet de loi de finances
01:14:26en seconde lecture
01:14:28Elle le fera à partir
01:14:29vous le savez
01:14:30du texte modifié
01:14:31voté par le Sénat
01:14:32mais dans un contexte différent
01:14:34et notamment
01:14:35pour deux raisons
01:14:36Tout d'abord
01:14:37nous ne pourrons plus
01:14:38introduire
01:14:39de mesures fiscales
01:14:40nouvelles
01:14:41en raison de la règle
01:14:42de l'entonnoir
01:14:43et ce n'est pas
01:14:44pour nous déplaire
01:14:45Cela évitera
01:14:46notamment
01:14:47à nos compatriotes
01:14:48les 34 milliards
01:14:49d'impôts
01:14:50et de taxes
01:14:51supplémentaires
01:14:52qui avaient été votés
01:14:53en première lecture
01:14:54par une alliance
01:14:55improbable
01:14:56entre le Rassemblement
01:14:57national
01:14:58et LFI
01:14:59par ailleurs
01:15:01par ailleurs
01:15:02en raison du principe
01:15:03de non rétroactivité fiscale
01:15:04plusieurs hausses
01:15:05d'impôts prévues
01:15:06dans le texte du gouvernement
01:15:07notamment la réforme
01:15:08de l'abattement de 10%
01:15:09sur les pensions de retraite
01:15:10que nous avions d'ailleurs
01:15:11convaincu
01:15:12ne pourront pas
01:15:13s'appliquer non plus
01:15:14et là encore
01:15:15ce n'est pas pour nous déplaire
01:15:16au cours de cette nouvelle lecture
01:15:18qui arrivera en janvier
01:15:19notre groupe
01:15:20continuera donc
01:15:21de défendre
01:15:22sa ligne claire
01:15:23des économies
01:15:25et aucune hausse d'impôts
01:15:27avec un seul objectif
01:15:28réduire nos déficits
01:15:29en effet
01:15:30dans notre pays
01:15:31qui détient
01:15:32le record
01:15:33de prélèvement obligatoire
01:15:34de l'OCDE
01:15:35nous considérons
01:15:36que l'effort
01:15:37de réduction du déficit
01:15:38doit reposer
01:15:39uniquement
01:15:40sur la baisse des dépenses
01:15:41notre groupe
01:15:43se mobilisera donc
01:15:44pour faire confirmer
01:15:45les avancées
01:15:46que nous avons défendues
01:15:47en première lecture
01:15:48en faveur de la France
01:15:49qui travaille
01:15:50en faveur de nos entreprises
01:15:51je pense à l'édexation
01:15:52du barème de l'impôt
01:15:53sur le revenu
01:15:54pour toutes les tranches
01:15:55je pense à la défiscalisation
01:15:56des pourboires
01:15:57je pense enfin
01:15:58à la suppression
01:15:59de la taxe plastique
01:16:00de la hausse
01:16:01du malus automobile
01:16:02ou de la hausse
01:16:03de la taxe
01:16:04sur les activités polluantes
01:16:05tout montre donc
01:16:06que l'équation budgétaire
01:16:07que nous aurons
01:16:08à résoudre
01:16:09devra passer
01:16:10par un effort accru
01:16:11de réduction
01:16:12de nos dépenses
01:16:13notre groupe
01:16:14a fait de nombreuses
01:16:15propositions en la matière
01:16:16sur le train de vie
01:16:17de l'Etat
01:16:18par la réduction
01:16:19ou la suppression
01:16:20d'agences et d'opérateurs
01:16:21sur la réduction
01:16:23des dépenses
01:16:24d'assistanat
01:16:25avec l'allocation unique
01:16:26plafonnée
01:16:27à 70% du SMIC
01:16:28ou encore
01:16:30la réduction
01:16:31des dépenses
01:16:32d'immigration
01:16:33en tant que rapporteur
01:16:35de la mission santé
01:16:36nous avions déposé
01:16:37aussi des amendements
01:16:38pour réduire
01:16:39et réformer l'AME
01:16:40avec des amendements
01:16:41de bon sens
01:16:42notamment issus
01:16:43en reprenant
01:16:44les propositions
01:16:45du rapport
01:16:46Stefanini-Evin
01:16:47des amendements
01:16:49qui malheureusement
01:16:50ont été tous rejetés
01:16:51en commission
01:16:52mais nous les redéposerons
01:16:53l'objectif
01:16:54en tout cas
01:16:55de réduction
01:16:56de notre déficit
01:16:57sous les 5%
01:16:58ne peut être abandonné
01:16:59derrière ce chiffre
01:17:00c'est notre capacité
01:17:01à instaurer
01:17:02une vraie trajectoire
01:17:03de désendettement
01:17:04et garantir
01:17:05la crédibilité
01:17:07de notre pays
01:17:08chaque groupe
01:17:09début janvier
01:17:10devra donc faire preuve
01:17:11de responsabilité
01:17:12lors de cette nouvelle lecture
01:17:14c'est en tout cas
01:17:15dans cet esprit
01:17:16que les députés
01:17:17de la droite républicaine
01:17:19voteront bien sûr
01:17:20sans réserve
01:17:21cette loi spéciale
01:17:22mais surtout
01:17:23se mobiliseront
01:17:24dès les premiers jours
01:17:25de janvier
01:17:26pour donner rapidement
01:17:27un budget juste
01:17:28et responsable
01:17:29à la France
01:17:30nous examinons
01:17:31aujourd'hui
01:17:32un texte présenté
01:17:33comme un acte
01:17:34de continuité
01:17:35il est d'abord
01:17:36le constat d'un échec
01:17:37politique majeur
01:17:38échec à faire
01:17:39adopter un projet
01:17:40de loi de finances
01:17:41dans les délais
01:17:42prévus par l'article 47
01:17:43de la constitution
01:17:44la loi spéciale
01:17:45que vous nous soumettez
01:17:46aujourd'hui
01:17:47n'est ni un budget
01:17:49ni un compromis
01:17:50démocratique
01:17:51elle est une procédure
01:17:52d'urgence
01:17:53strictement encadrée
01:17:54par la constitution
01:17:55et par la loi organique
01:17:56relative
01:17:57aux lois de finances
01:17:58elle n'a qu'un objet
01:17:59éviter
01:18:00la paralysie
01:18:01de l'état
01:18:02sur les recettes
01:18:03nos désaccords
01:18:04avec le gouvernement
01:18:05sont profonds
01:18:06et très concrets
01:18:07depuis le début
01:18:08de la discussion budgétaire
01:18:09le gouvernement a refusé
01:18:11d'ouvrir un débat sérieux
01:18:12sur la justice fiscale
01:18:14les recettes nouvelles
01:18:15alors même que chacun
01:18:16reconnaît
01:18:17la nécessité de redresser
01:18:18durablement nos finances publiques
01:18:21premier exemple
01:18:22les mesures environnementales
01:18:23telles que le maintien
01:18:24par le bloc gouvernemental
01:18:25de l'avantage fiscal
01:18:27applicable aux agrocarburants
01:18:29les mal nommés biocarburants
01:18:31que sont le B100 et le 85
01:18:33le soutien à ces carburants
01:18:35répondait à trois objectifs
01:18:37réduire les émissions
01:18:38de transports routiers
01:18:40promouvoir les énergies renouvelables
01:18:42et renforcer la souveraineté énergétique
01:18:45les analyses les plus récentes
01:18:47contestent désormais
01:18:48l'intérêt réel du B100
01:18:49pour atteindre ses objectifs
01:18:51et encore davantage
01:18:52le chemin qui nous a conduit
01:18:54à la loi du plomb
01:18:55et l'acétamipride
01:18:56au profit du groupe Avril
01:18:58des accords aussi
01:18:59sur la mise en oeuvre
01:19:00de la redevance PIFAS
01:19:02prévue au 1er janvier 2027
01:19:04par le Sénat
01:19:05qui constitue un recul
01:19:06par rapport à la version votée
01:19:08dans cet hémicycle
01:19:09qui prévoit une entrée en vigueur
01:19:10de cette redevance dès 2026
01:19:12deuxième exemple
01:19:13la fiscalité du patrimoine financier
01:19:15et des grandes entreprises
01:19:17nos débats nourris
01:19:18sur la taxe d'Ukman
01:19:19sur le pacte d'Utreil
01:19:21sur la taxe sur le patrimoine financier
01:19:23des holdings patrimoniales
01:19:24ont mis en lumière
01:19:25des désaccords profonds
01:19:26sur la fiscalité des holdings
01:19:28l'édulcoration de cette dernière taxe
01:19:31par le Sénat
01:19:32au terme de la navette
01:19:33a constitué un recul significatif
01:19:35au regard de l'objectif
01:19:36de justice fiscale
01:19:37que nous portions
01:19:39de la même manière
01:19:40la contribution exceptionnelle
01:19:42sur les bénéfices
01:19:43des grandes entreprises
01:19:44ou du secteur maritime
01:19:45pourtant conçu
01:19:46comme des mesures
01:19:47de solidarité
01:19:48face aux rentes conjoncturelles
01:19:50a cristallisé nos désaccords
01:19:52tant sur la définition
01:19:53de leur périmètre
01:19:54que sur leur programmation
01:19:56sur l'exercice 2026
01:19:58ces choix traduisent
01:20:00un refus persistant
01:20:01de mobiliser équitablement
01:20:03les capacités contributives
01:20:04là où elles sont pourtant
01:20:06les plus élevées
01:20:08troisième exemple
01:20:09le contrôle fiscal
01:20:10alors que chacun connaît
01:20:11le rendement potentiel
01:20:12de la lutte contre la fraude
01:20:14et l'optimisation fiscale
01:20:15agressive
01:20:16le gouvernement continue
01:20:17de sous-dimensionner
01:20:19les moyens humains
01:20:20et juridiques
01:20:21alloués à cette mission régalienne
01:20:23ce choix pèse directement
01:20:24sur les contribuables
01:20:25de bonne foi
01:20:26et mine
01:20:27le consentement à l'impôt
01:20:29voilà brièvement
01:20:30quelques axes forts
01:20:31de nos désaccords
01:20:32sur la politique gouvernementale
01:20:33des désaccords de fonds
01:20:34assumés et argumentés
01:20:36s'agissant des dépenses
01:20:37les conséquences
01:20:38concrètes de la loi spéciale
01:20:39sont tout aussi préoccupantes
01:20:41le gouvernement défend
01:20:42une interprétation
01:20:43très restrictive
01:20:44de la notion
01:20:45de services votés
01:20:46limitant leur ouverture
01:20:47aux seules dépenses
01:20:48de fonctionnement
01:20:49courants
01:20:50et aux engagements
01:20:51déjà contractualisés
01:20:52vous prétendez
01:20:53que c'est par respect
01:20:54du parlement
01:20:55que vous avez fait ce choix
01:20:56mais que je sache
01:20:57madame la ministre
01:20:58monsieur le ministre
01:20:59une loi spéciale
01:21:00est une loi budgétaire
01:21:01est le parlement
01:21:02l'amende
01:21:03la vote
01:21:04ou non
01:21:05votre choix est donc
01:21:06délibéré
01:21:07pour mettre
01:21:08la représentation nationale
01:21:09sous tension
01:21:10et les français avec
01:21:11ce sont les territoires
01:21:12et les tissus associatifs
01:21:13qui paient immédiatement
01:21:14le prix de votre
01:21:15interprétation restrictive
01:21:17les dotations
01:21:18d'investissement
01:21:19des collectivités
01:21:20ne seront ouvertes
01:21:21que pour des projets
01:21:22déjà engagés
01:21:23reportant des projets
01:21:24de rénovation énergétique
01:21:25et d'équipement public
01:21:26dans le même temps
01:21:27des milliers
01:21:28d'associations
01:21:29assurant des missions
01:21:30essentielles
01:21:31de cohésion sociale
01:21:32et de solidarité
01:21:33se retrouvent mises
01:21:34sous tension immédiate
01:21:35il faut donc le dire
01:21:36avec clarté
01:21:37si nous débattons
01:21:38aujourd'hui
01:21:39d'une loi spéciale
01:21:40ce n'est pas par choix
01:21:41c'est par défaut
01:21:42par défaut de majorité
01:21:43de méthode
01:21:44et surtout
01:21:45par défaut
01:21:46de stabilité politique
01:21:48alors nous le disons
01:21:49solennellement
01:21:50la loi spéciale
01:21:51n'est pas une politique
01:21:52budgétaire
01:21:53et le vote pour ce texte
01:21:54n'est ni un soutien politique
01:21:55ni un blanc-seing
01:21:56et encore moins
01:21:57un ralliement
01:21:58c'est un acte
01:21:59de responsabilité
01:22:00républicaine
01:22:01pour garantir
01:22:02la continuité
01:22:03de la vie nationale
01:22:04et éviter les collectivités
01:22:05les associations
01:22:06les agriculteurs
01:22:07les fonctionnaires
01:22:08et les plus vulnérables
01:22:09nous subissent
01:22:10au 1er janvier
01:22:11les conséquences
01:22:12d'une crise politique
01:22:13qu'ils n'ont pas provoqué
01:22:14mais que les choses
01:22:16soient claires
01:22:17en annonçant
01:22:18d'ores et déjà
01:22:19que la version très dégradée
01:22:20issue du Sénat
01:22:21servira de base
01:22:22à la reprise
01:22:23à janvier
01:22:24alors même que le délai
01:22:25constitutionnel
01:22:26de 70 jours
01:22:27est expiré
01:22:28vous faites un choix
01:22:29qui instrumentalise
01:22:30nos règles budgétaires
01:22:31ce choix
01:22:32contredit frontalement
01:22:33vos appels répétés
01:22:34aux compromis
01:22:35ce n'est pas un dialogue
01:22:36que vous organisez
01:22:37c'est une mise en scène
01:22:39que les françaises
01:22:40et les français
01:22:41identifient parfaitement
01:22:42en Alsace
01:22:44on aurait pu dire
01:22:45attendre les cigognes
01:22:47ne suffit pas
01:22:48à accueillir un bébé
01:22:50vous la voulez en Alsacien ?
01:22:52bien
01:22:59c'est dommage
01:23:01ce dicton n'existe pas
01:23:02il n'existe pas
01:23:04et pourtant
01:23:05il aurait été bien utile
01:23:06à décrire
01:23:07la situation
01:23:08dans laquelle nous sommes
01:23:09et la tentation
01:23:11à laquelle nous sommes
01:23:12en train de succomber
01:23:13une tentation confortable
01:23:15une tentation lâche
01:23:17celle de la paresse
01:23:19celle de l'atrophie intellectuelle
01:23:22de notre parlement
01:23:24à force de répétition
01:23:26à force d'urgence permanente
01:23:28à force de procédures
01:23:30devenues réflexes
01:23:31nous nous installons
01:23:32dans une forme d'accoutumance
01:23:34qui agit comme un anesthésiant
01:23:36et l'on finit par ne plus sentir
01:23:38ce que l'on perd
01:23:39ce texte spécial
01:23:41ne devrait être vu
01:23:43par personne
01:23:44comme un soulagement
01:23:45et pourtant
01:23:46dans nos couloirs
01:23:47c'est ce ouf
01:23:48qui ressort
01:23:50qu'on entend
01:23:51pire encore
01:23:53nous entendons
01:23:54des parlementaires
01:23:55eux-mêmes
01:23:56réclamer
01:23:57le retour
01:23:58au recours
01:23:59du 49-3
01:24:00là
01:24:01où nous voulions
01:24:03tous être responsables
01:24:04et respecter
01:24:05dans notre fonction
01:24:06de législateur
01:24:07voilà que certains
01:24:08en viennent à réclamer
01:24:09le retour
01:24:10de l'usage
01:24:11de cet article constitutionnel
01:24:12pourtant
01:24:13il y a encore
01:24:14peu
01:24:15tellement décrié
01:24:16l'engagement
01:24:18de la responsabilité
01:24:19du gouvernement
01:24:20sur le texte budgétaire
01:24:21est désormais
01:24:22réclamé
01:24:23comme un outil
01:24:24de confort
01:24:25pour les parlementaires
01:24:26en quelque sorte
01:24:27un outil
01:24:28de déresponsabilisation
01:24:29comme si l'impuissance
01:24:31devenait un mode
01:24:32de fonctionnement
01:24:33assumé
01:24:34comme si le parlement
01:24:35se résignait
01:24:36à sa propre
01:24:37immaturité
01:24:38ce glissement est grave
01:24:40il ne dit pas seulement
01:24:43quelque chose
01:24:44des textes
01:24:45que nous étudions
01:24:46il dit quelque chose
01:24:47de nous
01:24:48et cela est encore plus grave
01:24:50lorsque j'entends
01:24:52que le soulagement
01:24:53du recours
01:24:54à la loi spéciale
01:24:55se répand
01:24:57avec lui
01:24:59s'installe
01:25:00la demande
01:25:01vicieuse
01:25:02de revenir
01:25:03sur la doctrine
01:25:04de l'usage
01:25:05de cette loi spéciale
01:25:06posée l'an passé
01:25:07par le gouvernement Barnier
01:25:08il faudrait desserrer
01:25:10l'étau
01:25:11permettre d'engager
01:25:12des nouveaux programmes
01:25:13par exemple
01:25:14et oui rendez-vous compte
01:25:15sous l'empire
01:25:16de la loi spéciale
01:25:17il n'est même pas possible
01:25:18de lancer des grands
01:25:19programmes de défense
01:25:20par exemple
01:25:21cela devrait être possible
01:25:22pour le bien de la nation
01:25:23et les enjeux stratégiques
01:25:24pour le bien
01:25:25de quelle nation
01:25:26vous dirais-je
01:25:28celle
01:25:29dont les représentants
01:25:30élus
01:25:31auraient eux-mêmes
01:25:32abandonné leur rôle
01:25:34le rôle du parlement
01:25:35est pourtant central
01:25:36dans l'organisation
01:25:37des moyens de l'état
01:25:39grâce au budget
01:25:40et si le cadre
01:25:41d'exécution
01:25:42de la loi spéciale
01:25:43venait à être assoupli
01:25:44par rapport à l'an passé
01:25:45cela signerait définitivement
01:25:47le glissement
01:25:48de la paresse
01:25:49à la lâcheté
01:25:51quand nous renonçons
01:25:52au débat
01:25:53quand nous renonçons
01:25:54à l'effort
01:25:55de compromis
01:25:56quand nous renonçons
01:25:57à confronter
01:25:58nos désaccords
01:25:59comment pourrons-nous
01:26:00ensuite
01:26:01demander
01:26:02à nos concitoyens
01:26:03les efforts
01:26:04considérables
01:26:05considérables
01:26:06qui seront pourtant
01:26:07nécessaires
01:26:08à redresser la France
01:26:09il n'y a qu'un seul chemin
01:26:11pour le redressement économique
01:26:12de notre nation
01:26:13et le rétablissement
01:26:14financier
01:26:15de l'état
01:26:16réduire la dépense
01:26:17publique
01:26:18faire des choix
01:26:19certains drastiques
01:26:20afin d'arrêter
01:26:21d'asphyxier
01:26:22celles et ceux
01:26:23qui osent prendre
01:26:24des risques
01:26:25ceux qui prennent
01:26:26des vrais risques
01:26:27il nous faudra donc
01:26:28dès le mois de janvier
01:26:29et dès les prochains jours
01:26:31travailler sur la question
01:26:32des dépenses
01:26:34donc nous allons pouvoir
01:26:35mettre l'ensemble du texte
01:26:36aux voix
01:26:37c'est un scrutin public
01:26:38le scrutin est ouvert
01:26:40le scrutin est clos
01:26:43votant 558 exprimés 496
01:26:49majorité 249 pour 496 contre 0
01:26:53l'assemblée nationale a adopté
01:26:55le projet de loi spéciale
01:26:57je vous remercie
01:26:58joyeuses fêtes à tous
01:26:59au revoir
01:27:01voilà pour ce numéro de la séance
01:27:03est ouverte
01:27:04consacrée au vote de la loi spéciale
01:27:06ici à l'assemblée nationale
01:27:07à très bientôt sur la chaîne parlementaire
01:27:09parlementaire
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