00:0011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:04J'aime bien parce que pendant la pause, pendant le JT, Gilbert Collard, il fallait les voir.
00:07Gilbert Collard et Joseph Massé-Scaron se sont jetés sur du chocolat.
00:12Il y en a plus déjà.
00:14Il y en a plus, mais ça fait du bien.
00:16On a sauté sur le chocolat.
00:17Ça fait du bien. Vous allez nous appeler tout à l'heure pour nous dire quel est votre rapport au chocolat.
00:22Excellence française, voilà, simple douceur.
00:25Vous allez nous dire ça dans un instant.
00:26D'abord, et puis on aura effectivement, vous nous diserez aussi peut-être des trucs qui marchent chez vous, au quotidien.
00:32Pour l'instant, on est en train de parler de ce qui ne va pas chez nous, au quotidien.
00:36On a Emmanuel et on aura Sébastien dans un instant.
00:38Emmanuel qui nous a appelé de Toulouse, on est en ligne avec elle.
00:42Et elle, elle dit qu'elle craint depuis des années, déjà Emmanuel, que nous sommes au bord de la guerre civile.
00:48Je rappelle que Steve Bannon, ancien conseiller stratégique de Donald Trump, s'est exprimé dans le journal du dimanche.
00:54Il parle d'une crise, d'une Europe en crise, que réveil est nécessaire.
00:58Il parle de cette menace sur le modèle européen traditionnel.
01:02Il critique l'Union européenne actuelle qui nous étouffe, si on peut le dire un peu.
01:07Comme ça, il parle d'un risque de fracture sociale et politique en France.
01:11Et voilà que nous sommes au bord de la guerre civile.
01:14Et vous, Emmanuel, ça fait un moment des années que vous dites que vous craignez ce basculement.
01:18Ah oui, ça fait depuis très très longtemps.
01:21Et moi qui vis dans un quartier dissensible, que certains appellent des ghettos.
01:25En fait, moi, je ne pense pas que ce soit des ghettos.
01:27Ce sont plutôt des sanctuaires.
01:29Des sanctuaires pour les personnes qui veulent faire du prosélytisme,
01:34qui font circuler des armes, qui sont financées elles-mêmes par le narcotrafic.
01:39Et puis, vous avez les femmes qui sont habillées en niqab, en murka, en ce que vous voulez.
01:45Ou vous ne pouvez pas savoir qui fait quoi.
01:49Donc, vous dites un peu, comme les plusieurs auditeurs que nous avons eus,
01:53comme aussi, a dit Joseph Macias Caroncombe, a dit Gilbert Collard,
01:56que c'est une sorte de crise civilisationnelle,
01:58qu'on est dépossédé de notre culture, qu'on ne se retrouve plus, on est perdu.
02:04On est en perte d'identité.
02:07Et c'est ce qui nous entraînerait aussi avec le laxisme judiciaire,
02:11d'après les différents appels qui nous entraîneraient vers cette guerre civile inéluctable, selon vous.
02:16C'est lié, effectivement.
02:18Et je pense que dans 200 ans, dans 500 ans,
02:21quand les historiens se pencheront sur notre histoire,
02:23si jamais il y en a encore,
02:25je me demande comment ils expliqueront
02:28que nous nous soyons laissés, j'allais dire, envahir,
02:33dépossédés de notre culture, en tout cas,
02:34aussi facilement et sans lever le petit doigt.
02:38Parce qu'aujourd'hui, c'est l'impuissance qui est terrible.
02:40Notre impuissance juridique, notre impuissance économique,
02:43et on ne peut rien faire.
02:45On a l'impression qu'on est quand même sur un toboggan.
02:49Gilbert Collard, je m'adresse à vous.
02:51Merci beaucoup, ma chère Emmanuel, pour votre constat.
02:54Merci infiniment pour votre appel.
02:56Et on va continuer.
02:57Dans un instant, on aura Sébastien qui nous appelle de Paris.
02:59Gilbert Collard, Joseph Macias Caron, avant de prendre Sébastien,
03:01on a l'impression qu'on est sur un toboggan et que rien ne peut empêcher,
03:05effectivement, cette chute.
03:07Lorsque j'entendais Emmanuel qui vient de nous expliquer
03:09qu'on a, effectivement, des problèmes judiciaires,
03:12des problèmes à tous niveaux,
03:13et si, effectivement, il y a une sorte de...
03:16Bon, qu'on est un peu envahi,
03:19les mots sont un peu forts,
03:20mais si on a une sorte d'invasion,
03:21c'est aussi parce qu'il y a eu des complicités.
03:23C'est pas aussi parce qu'il y a eu de l'aide,
03:25c'est aussi parce qu'il y a eu une lâcheté.
03:26C'est ce qui domine, quand la guerre éclate en 40.
03:33Gilbert Collard sur Europe 1.
03:35Et qu'après, à la libération, des historiens,
03:38bien après, font le bilan.
03:41On se rend compte que pendant 7 ans, avant la guerre,
03:45on a eu des hommes et des femmes politiques,
03:47beaucoup d'hommes, très peu de femmes,
03:49qui n'y ont pas cru,
03:51qui n'ont pas réarmé,
03:52qui n'ont rien fait.
03:53Qui ont fait la politique de l'autruche,
03:55ou bien vraiment qu'ils n'y croyaient pas ?
03:57Il s'est produit depuis...
03:58Est-ce qu'on a...
03:59Moi, voilà la question que je me permets de poser.
04:01Est-ce que depuis,
04:03Georges Pompidou,
04:06on a un homme d'État
04:07qui prend des décisions
04:09qui peuvent déplaire
04:11dans l'intérêt du pays ?
04:13J'ai l'impression, je le dis avec prudence,
04:16qu'on n'a que des boutiquiers politiques.
04:18Il n'y a pas de hauteur,
04:19il n'y a pas de capacité
04:21à prendre des décisions,
04:23qui déplairont, quoi.
04:25Voilà, alors évidemment,
04:26tout est possible dans ce contexte.
04:29Joseph Massescaron.
04:30Je pense que l'effet de toboggan
04:32est...
04:33Par rapport aux autres pays européens,
04:35parce qu'aux autres pays européens,
04:37on voit que beaucoup de peuples
04:39arrêtent de descendre le toboggan.
04:41L'Italie, c'est impressionnant.
04:44Ça donne aussi de l'espoir.
04:45On en parlera peut-être tout à l'heure.
04:46Mais même en Espagne,
04:48pardon,
04:49en Allemagne,
04:50où ils ont chanté des chambres de Noël au Parlement,
04:51en Allemagne, pareil,
04:54et en Angleterre,
04:56où on a vu un million d'Anglais dans la rue.
05:00Et c'est là où je crains que,
05:01quelque part,
05:02nous prenions le titre du livre de Houellebecq,
05:04nous soyons dans la soumission.
05:05Et c'est la soumission,
05:06elle accélère évidemment la vitesse.
05:08Alors cette soumission,
05:09pour moi,
05:09elle est due aussi,
05:10puisque vous avez très bien posé la question,
05:12Christine Kelly,
05:13elle est due aussi à la démission,
05:15à la trahison des élites.
05:16La trahison des élites.
05:17Il y avait autrefois le fameux livre de Benda
05:19sur la trahison des clercs,
05:21là c'est la trahison des élites.
05:21C'est-à-dire que vous êtes en train de me dire,
05:23messieurs,
05:23Gilbert Collard,
05:25Joseph Massescaron,
05:26comme Emmanuel,
05:27vous êtes en train de me dire que,
05:29s'il n'y a pas des élites
05:31qui prennent en main les choses,
05:34on est foutus.
05:35C'est-à-dire que le peuple lui-même
05:37ne peut pas se sauver
05:37sans une prise en main des élites.
05:40Comme Jean-Dien Méloni,
05:42Joseph Massescaron.
05:43– Le peuple ne peut pas aller
05:45contre les élites,
05:45parce qu'on voit bien parfois
05:46lorsqu'il y a des décisions importantes
05:48qui sont prises
05:49et qui sont retoquées
05:49par le Conseil constitutionnel,
05:51donc pardon,
05:51les élites…
05:52– Donc le peuple ne peut pas
05:52aller contre les élites.
05:53– Il ne peut pas aller contre les élites.
05:54– Gilbert Collard,
05:55Joseph Massescaron,
05:56Gilbert Collard maintenant.
05:57– Le système Tocqueville,
05:59quand même,
06:00parle de démocratie autoritaire.
06:02Donc il avait parfaitement compris
06:03que la démocratie peut être fasciste.
06:06Voilà.
06:06Or aujourd'hui,
06:08il a été mis en place
06:09un système institutionnel
06:11oppressif.
06:14Tout est fait,
06:15regardez,
06:15l'ARCOM,
06:16tais-toi,
06:16sinon je te suspends.
06:18Le Conseil constitutionnel,
06:19ne prends pas cette loi,
06:21je ne veux pas.
06:22Mais où est le peuple là-dedans ?
06:23Où est la démocratie ?
06:24Il n'y a plus d'expression populaire.
06:27On ne recourt pas au référendum,
06:28on est muselé,
06:29baïonné,
06:29– Alors on a Sébastien,
06:31Gilbert Collard,
06:32qui vient de s'exprimer,
06:35et on a Sébastien
06:35qui nous appelle de Paris.
06:37Bonjour Sébastien.
06:38Quel regard portez-vous
06:39sur ce qui vient d'être dit ?
06:40Bonjour.
06:40– Bonjour Christine,
06:42bonjour Maître Collard,
06:43bonjour Géraldine,
06:44bonjour à tous.
06:44– Bonjour.
06:47– Est-ce que tu pensais
06:48à Colette aussi également ?
06:50– Oui,
06:50Colette,
06:51Colette,
06:52c'est la maman de Géraldine.
06:53Merci beaucoup de penser à elle.
06:56– Vous êtes infidèles,
06:57vous êtes infidèles,
06:58dites-nous tout.
06:58– Je vous appelle
07:00parce que je voulais réagir
07:01par rapport à la question
07:02qui anime l'élection aujourd'hui,
07:03à savoir si on était proche
07:06de la guerre civile.
07:07Écoutez, moi je pense que oui,
07:08c'est mon avis.
07:08et si d'ici mai 2027,
07:12il n'y a pas effectivement
07:13un deuxième Nail 2.0,
07:15je pense que si d'aventure
07:17le RN pouvait passer
07:18au deuxième tour,
07:19je pense que ça va se passer.
07:21– Ça coupe un petit peu,
07:23vous dites que si le RN
07:24ne passe pas au deuxième tour,
07:26c'est ce qui peut se passer ?
07:27– Pardon, pardon.
07:27– Passe.
07:28– Si le RN était amené
07:30à passer au deuxième tour,
07:31je pense que les villes
07:33et les banlieues de la France
07:35seront à feu et à son.
07:36– Alors, à feu et à son ou pas ?
07:38On marque une pause et on revient.
07:39On revient avec Sébastien
07:41sur ce sujet.
07:41– Et vous voulez réagir
07:42comme Sébastien ?
07:43Aucun problème,
07:44vous composez le 0 1 80 20 39.
07:46– Au 24 décembre,
07:47réservé au porteur de la carte,
07:49modalité sur intermarché.com.
07:51– Europe 1, Christine Kelly.
07:53– La suite à 12h15 sur Europe 1
07:55et avant la pause,
07:56chère Christine,
07:56nous étions avec Sébastien
07:57qui nous avait appelé
07:58au 0 1 80 20 39 21.
08:00– Oui, nous sommes en train
08:01de parler,
08:02est-ce que nous sommes
08:02au bord de la guerre civile
08:03après les propos de Steve Bannon,
08:05ancien conseiller de Donald Trump
08:06qui dit que la France
08:07est au bord de la guerre civile
08:08et qu'elle doit se prendre en main ?
08:09Et Sébastien,
08:10vous étiez en train
08:11de nous expliquer que,
08:13donc on voyait déjà
08:14avec Gilbert Collat
08:15et Joseph Massis-Caron
08:16que rien ne peut se faire
08:17par le peuple seul
08:19mais par les élites.
08:20Et on se disait
08:21que voilà,
08:22pour les élites,
08:23donc il faut quelqu'un
08:23comme Giorgia Meloni,
08:25je résume un peu
08:26ce qu'on s'est dit
08:27jusqu'à maintenant,
08:28qui a permis
08:28de faire avancer le pays,
08:30réduire l'immigration
08:30avec un PIB aussi
08:32maintenant au-dessus
08:33même de celui de la France,
08:34etc.
08:35Et vous,
08:35vous dites Sébastien
08:36que par exemple,
08:37le Rassemblement National
08:38pourrait être une possibilité
08:40mais si le Rassemblement National
08:42passe au second tour,
08:43pour vous,
08:43c'est une guerre civile en France ?
08:45Ah mais c'est inévitable.
08:46Ah bon ?
08:46C'est inévitable.
08:47C'est ce que je pense.
08:49Et dites-moi pourquoi
08:50et ensuite je demanderai
08:51à Gilbert Collat
08:52et Joseph Massis-Caron.
08:54je pense qu'ils n'accepteront pas
08:57les jeunes des cités,
08:59etc.
08:59Enfin les gens qui sont,
09:01comment dirais-je,
09:02qui vivent en toute impunité
09:03dans les cités
09:04et qui font un petit peu
09:05ce qu'ils veulent,
09:06n'accepteront pas
09:07le fait qu'il puisse y avoir
09:09un président
09:10de ce petit politique.
09:12Voilà, tout simplement.
09:14Donc ils n'accepteront pas
09:16et ils vont,
09:17vous pensez ?
09:18Donc ça veut dire
09:18que vous êtes en train
09:19de nous dire
09:20qu'en amont,
09:21les gens vont se dire
09:21voilà, je vote pas
09:22au Rassemblement National,
09:23je ne trouve pas de solution,
09:24je ne cherche pas de solution
09:25uniquement parce que
09:26j'ai peur des banlieues.
09:28J'ai peur de la révolte
09:29des banlieues.
09:29J'entends bien ce que vous dites.
09:30Gilbert Collat
09:31veut vous répondre.
09:32Oui, ça sera...
09:33Écoutez, franchement,
09:34je pense pas que je serai
09:35ministre de l'Intérieur
09:36mais en tout cas,
09:37si je l'étais,
09:37je peux vous dire
09:38qu'en peu de temps,
09:39l'ordre serait rétabli.
09:41C'est-à-dire que vous êtes
09:42en train de nous dire
09:42que c'est possible,
09:44fortement,
09:45mais que...
09:45Ça sera l'occasion
09:46de montrer aux banlieues
09:47qu'une autorité existe.
09:49Attendez quand même,
09:50on est capable d'envoyer
09:51des chars
09:52contre les agriculteurs,
09:54on est capable de déployer
09:55des hélicoptères
09:56et on ne serait pas foutu
09:58d'aller mettre de l'ordre
09:59dans les banlieues.
10:00Non mais c'est...
10:01Il faut la volonté.
10:03Ce serait...
10:03Oui, effectivement,
10:05ce serait l'occasion
10:20d'avoir regardé cette vidéo.
10:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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