- il y a 5 semaines
Retrouvez le replay de l'avant-course de la mass start hommes de la 3e étape de la Coupe du monde de biathlon au Grand-Bornand du 21/12/2025.
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00:00...
00:00De retour en direct ici au Grand Bornon, la Mastard Homme est en train de se préparer
00:14après la folle Mastard Femme à laquelle on a assisté Emilia Jacquelin en train d'effectuer ses réglages.
00:19On va retrouver Tanguy sur le pas de tir avec l'équipe de France dans un instant, vous l'avez aperçu.
00:24Il est avec nous, Martin Fourcade nous rejoint.
00:26Merci Martin de passer quelques minutes avec nous, comment ça va ?
00:29Ça va bien, merci M. Saoud.
00:30Ça peut caler après la Mastard Femme à laquelle on vient d'assister, c'était prodigieux quand même.
00:35Et après un week-end magnifique, parce qu'il y a la Mastard, mais il y a aussi les courses qui ont précédé
00:38avec la victoire de Lou, avec les podiums d'Emilia, donc on se régale, il fait beau, c'est une belle fête, donc que du positif.
00:44On va parler de la Mastard Homme évidemment dans quelques instants, mais revenons quand même sur cette Mastard Femme.
00:49Qu'est-ce qui vous a le plus procuré d'émotions, la frustration de Camille Benet ou le sprint final avec Lou qui va aller chercher la deuxième place ?
00:58Non, pour moi, en tout cas le point fort de cette course, c'était la performance de Camille avec, voilà, c'est une jeune fille que je trouve attachante,
01:07qui a depuis le début de saison une révélation, on peut le dire comme ça, qui réalise des tirs qui sont somptueux,
01:12une moyenne de tir qui est affolante, et donc oui, on se prend au jeu et on avait envie de pousser avec elle dans ce dernier tour,
01:17en espérant que ça tienne, en sachant que ça serait dur.
01:19Donc voilà, on se met à sa place et on se dit à mince finir quatrième après une telle course, c'est dur,
01:26mais c'est aussi hyper encourageant pour la suite pour elle.
01:28Vous avez parlé de sa qualité de tir, Anne-Sophie, combien de 20 sur 20 cette saison pour Camille Benet ?
01:33Ouh là là, j'en sais rien, mais Saoud, j'étais en train de faire totalement autre chose,
01:36mais on me souffle dans l'oreillette qu'il y en a trois pour Camille Benet.
01:39Ce que je peux vous dire, en tout cas, c'est que ça a été réactualisé pour Camille et elle est bien meilleure tireuse du circuit.
01:46Je vous ai dit 96% tout à l'heure, avec un 20 sur 20 de plus, on a 97% pour Camille, loin devant les 93% de Vanessa Voigt,
01:57l'Allemande est deuxième sur ce classement.
01:59Et si on vous challenge avec les garçons, Anne-Sophie, ça donne quoi par rapport à Boten ?
02:03Mais challengez-moi mon cher Martin, Johan Olaf Boten est à 97% de réussite.
02:09Loin derrière vos plus belles années, on a calculé, après un premier trimestre d'hiver,
02:16Martin, vous étiez autour de 93%, Johan Olaf Boten, il a une belle avance sur vous.
02:21C'est beau. J'aurais bien aimé tirer à 97% de réussite et non, c'est des moyennes qui sont simplement affolantes.
02:30Ce qui est intéressant, c'est de voir avec un athlète comme Boten que ça permet de s'affranchir aussi des fois dans la course effrénée à la vitesse
02:36dans laquelle se lancent certains athlètes et donc ça permet de tempérer, de montrer qu'en sport et surtout en biathlon,
02:41il y a plusieurs façons d'y arriver et qu'il n'y a pas qu'une seule stratégie qui est payante.
02:45Alors justement, attardons-nous sur le tir, c'est la magie du biathlon, Martin, sur cette tendance qu'on a eue effectivement à les voir tirer de plus en plus vite.
02:52Finalement, ils sont revenus à l'essence du biathlon, ils ont exploré et ils reviennent à ce qu'est le biathlon.
02:58C'est d'abord de tirer bien.
03:00C'est vrai que, comme vous le savez, si vous suivez le biathlon sur la chaîne de l'équipe tous les week-ends,
03:05le biathlon c'est une discipline où le tir compte et où la vitesse de tir compte aussi.
03:10Donc on ne peut pas se permettre de perdre du temps sur le pas de tir.
03:14A l'inverse, ce n'est pas une tendance qui est nouvelle, parce qu'Annalise pourra le confirmer,
03:19mais les tirs rapides dans le biathlon, c'est quelque chose qui est vraiment arrivé aux alentours des années 2010
03:25avec des athlètes notamment comme Michael Rush, comme Simon Héder.
03:30Donc voilà, sur ces années-là, avec des tirs qu'on n'avait pas l'habitude de voir précédemment.
03:35Et donc ça fait bientôt 15 ans, 20 ans qu'il y a ces tirs qui sont engagés, qui sont sérieux.
03:41On voit, comme je le disais, une course un petit peu effrénée,
03:43avec peut-être de plus en plus, avec des athlètes qui prennent des risques comme on avait rarement vu avant,
03:47chez les hommes comme chez les femmes, parce que les italiennes ont un niveau de performance
03:50qui est simplement ahurissant de ce point de vue-là aussi.
03:54Mais c'est hyper intéressant parce que je pense qu'un bon biathlète,
03:59et on voyait Eric à la télévision, c'est avant tout quelqu'un qui est capable d'avoir une grande palette de savoir
04:04et de pouvoir tirer vite quand il y a la nécessité, et de ralentir quand on peut se le permettre.
04:10C'est ce que nous a montré magnifiquement Lou sur la poursuite avant-hier,
04:13avec certains tirs engagés, avec certains tirs ou avec un peu d'avance,
04:16il ne faut pas prendre plus de risques qu'il n'en faut.
04:18On va parler d'Eric Perrault évidemment avec vous, Martin, dans un instant,
04:21puisque vous avez évoqué Lou, elle est leader du classement général, Lou désormais.
04:27Ce qu'elle a montré dans sa manière de rebondir après sa fin de saison dernière
04:31face à Francisca Preuys, cette fameuse chute,
04:34la gestion du grand bornan aujourd'hui, l'année dernière elle avait eu des difficultés,
04:38et là elle a parfaitement géré.
04:40Ça veut dire que Lou a basculé dans une nouvelle dimension,
04:42celle des très grands biathlètes dont vous avez fait partie,
04:45et qu'elle peut désormais aller chercher le globe de cristal et des médailles au jeu.
04:49Moi c'est la favorite chez les femmes sur cette saison,
04:52elle le montre depuis l'an dernier,
04:53elle le montre encore avec un début de saison qui est réussi.
04:58Je crois que l'enjeu aussi pour Lou, c'est d'aller performer sur l'événement majeur,
05:01on est une année olympique,
05:02donc le globe de cristal, oui,
05:03une performance et un résultat que personne n'a envie de mettre de côté,
05:07mais à la fin de la saison,
05:08on regardera avant tout l'équipe et les médailles olympiques.
05:11Je vous en partagez une, en or, avec Anaïs,
05:14au GIO Anaïs.
05:16Oui, c'est un très très bon souvenir pour moi,
05:18même si Martin en a eu plein d'autres,
05:20donc moi c'est la seule,
05:22mais le fait de l'avoir faite en équipe,
05:24en relais, c'était vraiment particulier,
05:26quelque chose qui me tient à cœur, le collectif,
05:28ça a toujours été important pour moi.
05:30Et voilà, en plus c'est cool,
05:32parce que c'est quand même des copains avec qui j'ai eu cette médaille,
05:34c'est des gens que je revois avec plaisir,
05:37et avec qui on échange toujours des mots sympathiques,
05:39donc voilà, c'est particulier.
05:41Oui, et puis une médaille olympique,
05:42c'est aussi les souvenirs d'un jour J,
05:45on en a reparlé à plusieurs occasions avec Anaïs,
05:48mais une journée un petit peu particulière,
05:50où on sent qu'il y a une alchimie qui se fait,
05:52avec Marie Dorin, avec Simon Détieu, avec Anaïs,
05:55et où on sent qu'il y a une énergie un petit peu particulière
05:58autour de cette équipe, autour de cette journée,
06:00et donc oui, ça fait partie des souvenirs de carrière
06:02qu'on garde bien au chaud avec nous dix ans plus tard,
06:05ou un peu moins,
06:07et c'est une belle journée pour nous,
06:10comme une belle journée pour le biathlon français,
06:12un souvenir qui reste dans l'histoire de notre fédération.
06:15Et ça fait partie de l'histoire écrite autour du biathlon,
06:19et qui fait que les gens aiment ce sport,
06:21grâce à vous Martin, Anaïs,
06:23qui avait écrit de belles heures du biathlon français,
06:26évidemment on va parler d'Éric Perrault.
06:28Tanguy est là, Martin,
06:29qu'est-ce que vous avez envie de lui demander sur le pas de tir ?
06:32J'étais en train de regarder les réglages de Sturlal à Aégride,
06:35et je me demandais comment il se sentirait Martin
06:38s'il était dans la position de Sturlal à Aégride,
06:40avec un dossard rouge, parce que c'est la première ma start de la saison,
06:42avec un gros globe de Cristal,
06:44mais dans une situation un peu dangereuse,
06:46dans une équipe très forte,
06:47où il n'a pas encore fait de podium cette saison.
06:50Moi je ne suis pas trop inquiet pour Sturlal,
06:52on voit qu'il est présent,
06:54alors certes il y a une adversité qui est très forte,
06:55on voit Botton, on voit Dallet qui a fait des courses magnifiques,
06:58on voit Christian Sen qui s'est installé,
07:00mais voilà, la grid est là,
07:02la grid a montré aussi sur certaines courses,
07:04comme il y a deux ans au Championnat du Monde à Nové Mesto,
07:07qu'il avait pas seulement un potentiel de régularité,
07:10mais un potentiel de très haute performance aussi,
07:13donc voilà, pour moi ça reste le cadre de cette équipe de France,
07:15je vais dire de cette équipe de France norvégienne,
07:18mais non, de cette équipe norvégienne,
07:20et c'est un athlète qui,
07:23on parlait de régularité au tir tout à l'heure,
07:24qui a cette qualité,
07:25et qui va au fil des courses s'imposer au sein de cette équipe norvégienne.
07:30Alors il garde les bonnes habitudes Tanguy,
07:32vous avez remarqué, je voulais que ce soit vous qui lui posiez une question,
07:34et Tanguy a le réflexe de Tanguy,
07:37alors allons-y Martin, inversons les rôles un peu,
07:40c'est Martin qui va vous poser une question Tanguy.
07:41Il ne parviendra pas à me faire pleurer aujourd'hui,
07:43mais non, savoir comment se sont déroulés les réglages de nos Français,
07:48est-ce qu'il y a des groupements qui sont intéressants et en sérénité,
07:51ou est-ce que les coachs vont se faire plus de cheveux gris qu'ils en ont déjà,
07:55ou de cheveux jaunes ?
07:56Alors Eric s'est allé très vite,
07:58donc en général quand des réglages vont vite,
08:00c'est que des réglages sont bons,
08:01Quentin ça a duré un petit peu plus longtemps,
08:04mais on sait qu'il a besoin de trouver des solutions sur son tir couché.
08:10Maintenant j'ai l'impression que quand même le pas de tir,
08:12il est pour l'instant facile,
08:15il n'y a vraiment pas un brin d'air,
08:18donc pardon,
08:20pardon,
08:21allons-y,
08:22dans quel sens ?
08:23Non mais pas de tir facile,
08:25mais course quand même difficile,
08:27parce que les retours des filles,
08:28elles sont qu'on arrive fatigué sur ce pas de tir,
08:31après trois semaines,
08:32quatre semaines même de compétition,
08:34et finalement ce n'est pas tant le vent qui joue,
08:35que la fatigue accumulée dans les jambes,
08:37j'ai l'impression.
08:38Vous êtes où pour être bousculé autant en tanguille ?
08:40Vous êtes bien sur le pas de tir ?
08:41Oui,
08:42mais en fin de quatrième semaine,
08:44il y a du monde dans les tribunes,
08:45il y en a aussi sur le pas de tir,
08:47il y a beaucoup de médias présents ici.
08:49C'est vrai que pour abonder dans le sens de tanguille,
08:50les athlètes qui ont le plaisir à recroiser depuis le début de semaine,
08:54quand on leur pose le traditionnel,
08:56comment ça va ?
08:57On sent qu'il y a de la fatigue,
08:58on sent qu'il y a une envie de rentrer à la maison,
09:01c'est une période qui est toujours particulière pour les biathlètes,
09:04on sait qu'on a envie de retrouver nos proches et de se reposer,
09:07on sait aussi qu'on ne peut pas tomber dans les longs repas de famille,
09:11et au risque de tomber malade aussi.
09:13Les fêtes sont toujours une période particulière pour un biathlète,
09:16où on a envie d'en être tout en s'éloignant au maximum.
09:20Je crois qu'il y a beaucoup de fatigue après quatre semaines de compétition,
09:23et puis qu'il y a déjà, comme je le disais,
09:25le regard porté sur la suite avec les jeux qui vont vite arriver.
09:28C'est vrai que c'est une chose qu'on appréhende,
09:31avec le temps pour les biathlètes,
09:33on n'imagine pas au départ à quel point c'est contraignant,
09:35cette période de fête,
09:36qu'on pense être une période de repos,
09:39mais qui sont extrêmement stressantes pour vous.
09:41On a vu Eric Perrault tout à l'heure,
09:44Martin, on profite de votre présence,
09:46Johan Esbeu a fait d'Eric Perrault son favori pour le Globe de Cristal.
09:51Quelle est votre opinion sur Eric,
09:53d'abord cette saison,
09:54et puis sur le biathlète qu'il est en train de se construire ?
09:57Moi j'ai déjà dit tout le bien que je pensais d'Eric en tant qu'athlète,
10:00donc je peux le redire sur ce plateau,
10:02mais c'est un athlète que je prends beaucoup de plaisir à regarder,
10:05parce qu'il a une vision stratégique du biathlon,
10:09parce qu'il est capable de varier son jeu,
10:11parce qu'il est capable de s'adapter aux conditions de course,
10:15et ça pour le coup je trouve que c'est une qualité que je recherche
10:18chez un biathlète qui souhaite gagner le classement général.
10:20Une fois que j'ai dit ça,
10:23si on veut donner raison à Johan Esbeu,
10:25il va falloir que Botton nous aide un peu,
10:27parce qu'il est parti sur des bases en ce début de saison,
10:30qui font que s'il continue comme ça,
10:34le classement général risque de ne pas durer longtemps.
10:37Donc voilà, on sait que c'est du biathlon,
10:39que les fêtes vont rabattre un petit peu les cartes, etc.
10:42Mais on a un athlète en face qui est particulièrement performant,
10:45et qui va donner du fil à retordre à Eric,
10:47on le voit avec une avance qui est déjà confortable au classement général.
10:50L'avance de Johan Olaf-Botton à Anaïs,
10:53on profite de la présence de Martin au sujet d'Eric Perrault.
10:55Qu'est-ce que vous aimeriez savoir de la part de Martin au sujet d'Eric ?
10:59Est-ce que tu aurais une ou des recommandations à faire à Eric,
11:05vu qu'il le suit en tant que ton oeil de biathlète ?
11:09C'est compliqué parce que forcément en tant qu'ancien athlète,
11:12on a toujours un regard particulier et envie d'apporter des choses.
11:17Moi je suis aussi dans une position où aujourd'hui mon grand frère entraîne Eric Perrault,
11:20où ils ont une vraie relation de confiance.
11:23Et je n'ai surtout pas envie d'être cette personne qui vient créer des interférences
11:27entre un entraîneur et son athlète, d'autant plus que c'est mon frangin.
11:30Et je suis bien placé pour l'avoir vécu toute ma carrière.
11:34Tout le monde a de très bons conseils à nous donner.
11:36Mais ce qui est important quand on est un athlète, c'est avant tout d'avoir des convictions
11:39et de croire en son projet, dans le projet qu'on construit avec son entraîneur,
11:42dans le projet que j'ai construit avec Stéphane Boutchot, avec Franck Badiou,
11:45avec Sigfrig Mazet, avec Vincent Vitoz à l'époque.
11:48Et une fois qu'on croit en ce projet et qu'on avance ensemble dans ce véhicule commun,
11:53il faut essayer aussi de ne pas trop écouter ce qui se dit à côté.
11:56Je fais toute confiance en Eric pour avoir compris ce qu'était le biathlon de très haut niveau
12:01et pour arriver à se déjouer des pièges.
12:04Ensuite, bien sûr qu'on est là et bien sûr qu'on aura à cœur de l'accompagner et de l'aider un maximum.
12:09Mais je place ses responsabilités dans les mains de mon grand frère.
12:13Et il s'en occupe très bien visiblement, Simon, effectivement, Lou, Jean Bonneau.
12:16Les premiers tours de Mastart sont souvent des rounds d'observation.
12:19On l'a vu sur la course féminine tout à l'heure.
12:21Mais si on regarde un peu dans le rétroviseur du Grand Bornand,
12:24on a le souvenir de premiers tours très difficiles
12:27où certains coquins norvégiens ou parfois français comme Émilien
12:30lancent des attaques très tôt dans la course.
12:34Comment il voit ce début de course ? Qu'est-ce qu'il ferait lui tactiquement ?
12:36Aujourd'hui, on est sur une course qui est très rapide.
12:39Contrairement à la référence de 2019 avec Johannesburg,
12:42où on était sur des conditions extrêmement lentes.
12:46Je pense que les efforts d'essayer de partir dans le premier tour
12:50seront un peu vains avec ce grand retour en descente
12:53qui va permettre aux athlètes de rentrer progressivement.
12:56C'est une analyse dans ma posture qui n'est pas toujours celle d'Émilien.
13:02Je m'enflammerai bien sûr avec lui dans le premier tour
13:05si c'est la stratégie qu'il choisit.
13:07Mais sur une course avec un revêtement comme aujourd'hui,
13:10j'aurais tendance à repousser un peu plus tard dans la course cette stratégie.
13:14On parlait hier avec les techniciens français de biathlon de Champagne,
13:19en parlant d'Émilien, d'attendre quelques tours avant de lâcher la pression.
13:28Émilien, on va surveiller ça pour cette main start.
13:30Homme, vous l'avez aperçu, Lou Jean Monod est équipée.
13:32Elle nous fait l'immense plaisir de nous rejoindre.
13:35Merci Lou d'être avec nous.
13:36Installez-vous, Lou.
13:44Hop là, voilà votre micro invité avec Martin.
13:47Vous restez avec nous, Martin, pour profiter de la présence de Lou.
13:50Martin disait tout le bien qu'il pensait de la master art femme
13:52qui nous a ébloui tout à l'heure.
13:54Vous avez, vous, ressenti ça comment ?
13:56On avait l'impression de voir l'une des plus belles courses
13:58de ces derniers mois, de ces dernières années.
14:00Vous, vous l'avez vécu comment ?
14:02Vous avez eu la même sensation ?
14:03Pas du tout.
14:04Pas du tout ?
14:05C'était une souffrance horrible ?
14:06Non, mais plutôt dans le sens où j'étais persuadée
14:08de finir quatrième à la fin de ce tour.
14:13Et puis en fait, un peu de déception à faire ce quatrième tour
14:16avec Justine.
14:17Et j'étais en train déjà de tirer des plans sur la comète
14:19en me disant qu'on allait faire le final loop à deux
14:22et puis à se maillotcher ensemble.
14:24Puis finalement, on en ratune les deux.
14:26En fait, il y a un truc, un peu la sensation que ça m'échappe
14:28et puis de ne pas avoir très bien géré cette fin de tour
14:31avec ma reine qui pose un sac dans la dernière bosse.
14:34Donc en fait, un peu la sensation qu'il y a quelque chose qui m'échappe,
14:38même si j'imagine en tant que spectateur, c'était cool à voir.
14:40C'était fantastique même.
14:42On a pris énormément de plaisir, Martin.
14:44C'était une belle pub pour le biathlon et une course hyper excitante
14:47avec, comme tu le disais, un peu de frustration de la part de tout le monde
14:50parce qu'on vous a vu partir, on sait l'affection que vous avez l'une pour l'autre avec Justine
14:55et donc on imaginait à quel point ça serait chouette de vivre ce dernier tour ensemble.
15:00On voyait Camille aussi qui était là, qui participait à cette belle fête
15:03et qui à un moment, on a cru qu'elle allait tirer son épingle du jeu de ce combat fratricide.
15:08Donc non, c'était une course magnifique qu'on a pris tout ce plaisir à voir
15:13et qui fait du bien à notre discipline.
15:15On aperçoit les images de ce fameux finish.
15:18Lou, vous regardez les images d'après course ou longtemps après pour les débriefer ?
15:24Vous envoyez un petit peu vos courses autrement que par séquence pour débriefer ?
15:29Des fois, oui. En fait, je ne regarde pas les courses.
15:31On a avec l'IBU l'accès à tous les rushs sur lesquels on apparaît.
15:33Donc je sais plus techniquement pour regarder un peu à quoi ça ressemble
15:36et puis un peu sur les shoots aussi pour faire un bout de débrief.
15:40Mais pas systématiquement, c'est que quand je ne sais pas.
15:43Là, on va voir l'image, mais je sais que tu es très proche avec Justine.
15:47Mais là, on voit sur la passerelle que Justine, il n'y a pas d'amis qui comptent.
15:50Elle va serrer à droite pour ne pas trop laisser passer.
15:53Donc c'est le jeu.
15:54Mais voilà, c'était la petite remarque qu'on se faisait en regardant la course.
15:58On disait qu'on peut être très proche en dehors.
16:00Et puis sur la piste, à un moment donné, c'est le direct qui parle.
16:03C'est le sport, c'est l'adrénaline et c'est bien comme ça.
16:07En plus, j'aurais fait pareil parce qu'on sait avec les vitesses qu'on fait pendant l'été
16:13qu'entre nous deux, c'est en général moi qui remporte les sprints sur des courtes distances.
16:18Donc elle avait plutôt intérêt à me foutre derrière le plus tôt possible.
16:21Et puis oui, à partir du moment où j'étais à ses côtés sur le finish,
16:25je ne dis pas que c'était fini, mais que j'ai mon atout qui apparaît à ce moment-là.
16:31Elle avait peut-être vu ce qui s'était passé hier entre Éric et Émilien peut-être.
16:36C'est une scène qui nous avait marquée hier.
16:38C'était un final complètement fou.
16:39Vous avez vu ça peut-être ?
16:41Elle était folle.
16:41C'est vrai qu'Émilien, je ne pensais pas qu'il était capable d'en remettre autant à ce moment-là.
16:46Et puis la texte chez les mecs, c'est impressionnant.
16:49Après, je trouve qu'un peu à l'image de Camille qui se met à droite dans cet aller-retour.
16:54En fait, il y a une espèce d'aveu de faiblesse des fois quand on se sent un peu faible.
16:59Et là, typiquement, Camille l'a fait et Éric, ça se ressentait aussi un petit peu hier.
17:03On évoquait le classement général tout à l'heure avec Martin.
17:06Et puis on a un petit cadeau pour vous après, Lou.
17:09Le classement général, être en jaune à la sortie du Grand Bornand,
17:12avec un petit peu d'avance quand même au classement général.
17:16Est-ce que c'est exactement ce que vous espériez en arrivant ici au Grand Bornand ?
17:21J'avoue qu'à Orphilzen, j'avais dit que j'adorais arriver au Grand Bornand.
17:24Ça ne s'est pas passé comme prévu.
17:26Après, ce n'est pas une fin en soi d'être en jaune à Noël.
17:31Ce n'est pas du tout déterminant pour la suite.
17:33Mais par contre, en termes de confiance, je crois que je vais être contente d'aller dormir sereinement sur mon lit
17:39en me disant que c'est moi qui est le jaune pour Noël.
17:41Et en fait, il y a ce truc assez cool de dire qu'on a fait du bon boulot.
17:44La petite surprise, Lou, pour vous.
17:47Vous le savez sans doute, vous étiez à la une de l'équipe aujourd'hui.
17:50On va la remontrer.
17:51Voilà, faire la une du journal l'équipe, Martin.
17:53Vous avez eu ce privilège-là, mais ce n'est pas si commun, évidemment.
17:58Qu'est-ce que ça vous fait d'occuper la une du journal ?
18:00Et puis, c'est votre exemplaire.
18:02Je vous le donne, Lou.
18:03Merci beaucoup.
18:03C'est pour vous.
18:04J'avoue que j'ai vu ça ce matin.
18:05J'étais un peu là.
18:12Non, franchement, c'est trop cool.
18:14Après, il y avait la course, donc je me suis mis dans mon truc.
18:17Martin, je ne sais pas combien il en a fait, mais en tout cas, je me souviens de ses premières.
18:23Merci, Lou.
18:23Vous ressortez heureuse du Grand Bournon, on est d'accord ?
18:25Complètement.
18:26C'est un objectif bien rempli.
18:30Et vous avez pu partager un studio avec Martin Fourcade.
18:33C'est bon ?
18:34Et puis, Nana, je me suis dit, attends, ça fait longtemps que vous n'avez pas vu, Nana.
18:37Oui, quand même, c'est un moment.
18:38Vous me connaissez.
18:40Oui, c'est chouette parce que, comme tu le disais, le Dosargeon, c'est uniquement un poids positif, on va le dire.
18:47Il permet de se sentir en confiance, de sentir qu'on est la personne à abattre.
18:51Et puis, les Jeux auront la chance de ne pas compter dans le classement général, comme ça pouvait être le cas à l'époque, en 2010.
18:57Et donc, ça permet aussi d'aborder les Jeux, cet événement un petit peu particulier, de manière un petit peu indissociée de ces enjeux de classement général.
19:03Et ce n'est pas plus mal pour le spectacle.
19:04Et ce n'est surtout pas plus mal pour les athlètes qui jouent ce double objectif.
19:09Merci infiniment, Lou.
19:10Merci d'être passé nous voir.
19:11On va vous libérer.
19:12Et nous, tiens, regardez, on va se projeter sur la Mastartum en revoyant ce finish complètement fou hier avec Emilien face à Eric Perrault.
19:19Ça va nous préparer une magnifique Mastartum.
19:22Au moment de la course, en plus.
19:23Emilien, et pour l'instant, le dernier, il déboîte à droite pour essayer de passer face à Eric.
19:30Du coup, Eric est obligé de s'arrêter.
19:32Malheureusement, il ne peut pas ouvrir son skating.
19:33Ça lui fait perdre de la vitesse.
19:35Et Dalleux en profite.
19:37Dans la descente, je vois Emilien qui se décroche un peu par derrière.
19:39Alors, je me dis soit il n'a pas les skis et il faut que je passe devant.
19:42Soit c'est juste qu'il accumule la vitesse.
19:44Mais dans ce cas-là, autant passer devant.
19:45Je vais jouer sur l'effet de surprise et prendre plus de vitesse, en fait, pour rentrer dans cette bosse et sortir avec plus rapide que les autres.
19:55Au moment où j'attaque à serrer, je vois que c'est Emilien.
19:57Et j'ai un petit sentiment mitigé parce que j'ai envie d'envoyer la personne qui me double à droite dans la barrière.
20:04Parce que j'ai techniquement le droit de faire d'une façon cordiale, c'est-à-dire de le faire avant qu'il passe.
20:08Et en même temps, quand je vois que c'est Emilien, je me dis mais je n'ai pas envie de faire ça.
20:12Je pense que si ça avait été dalleux à la place d'Eric, j'aurais vraiment forcé le pas sauter et je serais passé encore plus fort.
20:21Mais il y avait aussi ce côté où je n'avais pas envie de faire tomber Eric et que les deux, en soi, les perdants de ce sprint.
20:28Donc c'est beau de voir ce respect.
20:31Je pense que j'ai été un peu trop gentil dans cette bosse et en même temps, je n'ai pas de regrets.
20:36Je n'ai aucun doute que ça lui servira dès demain et qu'il saura me renvoyer l'appareil.
20:47La Mastart homme qui va se préparer après cette poursuite complètement dingue.
20:50Martin, on vous laisse filer.
20:52Merci infiniment d'être passé nous voir.
20:53Vous allez prendre énormément de plaisir à suivre cette Mastart.
20:56On rappelle quand même, monsieur Mastart, 5 clubs de la discipline, 15 Mastart remportés.
21:00C'est bien de le rappeler quand même.
21:02Merci.
21:02Merci infiniment, Martin.
21:04Merci infiniment encore une fois d'être passé nous voir.
21:06Anne-Sophie, on va découvrir la start list de cette Mastart homme avec vous.
21:09Avec 5 Français qui seront au départ de cette Mastart.
21:13Eric Perrault, il est deuxième au classement général.
21:15Il porte donc ce dossard numéro 2 derrière Johan Olav Botten.
21:20C'est bien Sturlal Ayred qui aura le dossard rouge car c'est lui qui a remporté le globe de la Mastart.
21:25La saison dernière, Quentin Fillon-Maillet, Emilien Jacquelin, Fabien Claude et Oscar Lombardo également sont présents.
21:32Oscar a bien mérité sa place après une belle semaine ici à Annecy-le-Grand-Bornan.
21:375 biathlètes tricolores donc je vous le disais contre.
21:406 Norvégiens, ils auraient pu être 7 avec Martin Huldal.
21:45Mais il est une nouvelle fois forfait comme il l'était depuis le début.
21:49De la semaine, on aura donc Johan Olav Botten, Vettel et Christensen sur l'Alaigred,
21:55Johannes Dalle, Skiéf Dalle, Zivert Bakken et Isaac Frey au départ pour la Norvège.
22:02La course des rois, vous voyez les Français dans les tribunes avec ce public fantastique ici au Grand-Bornan.
22:08Tanguy, pour ceux qui nous rejoindraient, on peut rappeler les réglages tout à l'heure du côté des Français, les conditions également.
22:16Oui, les réglages se sont bien passés, les conditions sont un petit peu fraîches sur le pas de tir à l'ombre.
22:22Il y a des portions de pistes qui seront peut-être un petit peu au soleil.
22:27Martin vous l'a dit, les conditions de pistes sont dures donc ça va bien glisser.
22:31En revanche, du côté du pas de tir, c'est pareil, c'est pour l'instant assez facile
22:35avec possibilité de faire des réglages pour tout le monde par vent nul.
22:39C'est-à-dire que toutes les carabines sont réglées au centre sans vent.
22:43Merci Tanguy, on espère que ça va bien se passer sur le pas de tir pour l'équipe de France
22:48avec ces réglages effectués et ce résumé grâce à vous auprès de l'équipe de France.
22:53On va surveiller évidemment Éric Perrault, on en a parlé avec Martin Fourcade.
22:56On va suivre également Émilien Jacquelin qui a connu des temps forts ici au Grand-Bornan.
23:01Eh bien voici Émilien qui vous raconte ses meilleurs souvenirs et ça tombe bien.
23:04Allez, si je dois garder quand même un souvenir, je pense que ce serait la victoire sur la Mastart.
23:09C'est un peu facile parce que c'est une victoire.
23:10Je me rappelle surtout du moment où au début du deuxième tour, je prends la décision d'attaquer.
23:17C'est un cycliste.
23:19Et au début de ce deuxième tour, je me suis vraiment dit en fait,
23:23je pense que c'est un peu l'enfant intérieur qui apparaît, qui a dit
23:26« Je te laisse pas le choix, t'attaques maintenant. T'as peur d'être tout seul devant ? »
23:31Je te pousse comme un élève qui a peur de réciter son poème devant la classe.
23:36On me force à y aller et finalement il le fait très bien.
23:39C'était vraiment cette sensation que j'ai eue à ce moment-là.
23:42Je me suis fait confiance et ça a fait.
23:46Le showman Émilien Jacquelin qui va donner du plaisir, c'est sûr, à ce public du Grand-Bornan.
23:50Anaïs, il y a tellement d'athlètes à suivre sur cette Mastart.
23:53C'est la première de la saison. Quel est celui qui vous donne quelques éléments pour le suivre en particulier ?
24:03C'est dur.
24:04Oui, c'est très dur. Je laisse un blanc. Je me dis peut-être qu'il va oublier.
24:08Finalement, je ne suis pas là. Je ne dois pas répondre à cette question.
24:10Vous pouvez faire au hasard tellement il y a de choix aujourd'hui.
24:13Et maintenant, je me tournerais bien vers les rouges quand même aujourd'hui.
24:17Même si j'ai envie que les bleus soient devant. J'ai envie d'un triplet.
24:19Les filles m'en ont fait presque rêver tout à l'heure.
24:21Mais j'ai trouvé un Vettelé-Christiansen très en forme sur le sprint.
24:30Et puis, j'imagine un peu rageux de sa poursuite.
24:32Et je le verrais bien refaire un petit coup d'éclat.
24:36Même si Button est là aussi.
24:38Et les Français ne vont sûrement pas se laisser faire.
24:41Mais oui, voilà.
24:42On va suivre le match France-Norvège.
24:44C'est passionnant de toute façon.
24:45Émilien Jacquelin qui vient d'échanger quelques mots avec Paul Sexas qui était dans notre studio il y a quelques minutes.
24:51Le cyclisme, évidemment, passion d'Émilien Jacquelin.
24:54Avant le départ de cette Mastart, voici une nouvelle question pour remporter la belle somme de 3000 euros cette semaine.
25:00La question, elle est simple aujourd'hui.
25:01Comment s'appelle la course du jour en biathlon ?
25:031-Mastart, 2-Contre-la-Montre.
25:05Vous envoyez 1 ou 2 au 7-10-21.
25:08Bonne chance à vous.
25:091 ou 2 au 7-10-21.
25:11Tirage au sort.
25:12Demain, on a vécu une Mastart femme absolument somptueuse.
25:15La Mastart homme promet de l'être également.
25:17Alors, on est en place.
25:18Et après une courte pause, c'est le grand départ.
25:19A tout de suite.
25:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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