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  • il y a 6 semaines
Retrouvez le replay de l'après-course de la poursuite hommes de la 3e étape de la Coupe du monde de biathlon au Grand-Bornand du 20/12/2025.

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Sport
Transcription
00:00:00...
00:00:00Le nouveau show d'Emilien Jacquelin qui décroche un nouveau podium après celui du sprint hier.
00:00:13Emilien Jacquelin, deuxième de la poursuite aujourd'hui à la manière d'un cycliste comme Pogacar, l'a-t-il dit ?
00:00:20Ça aurait pu être comme le puncher Julien Alaphilippe dans ses meilleures années.
00:00:24Emilien Jacquelin qui devance Johannes Dalleux et Eric Perrault, quatrième.
00:00:28La frustration pour Eric Perrault, on va revoir ce sprint, de nombreuses fois ce finish complètement fou avant le podium qui va se mettre en place dans quelques instants.
00:00:37On espère avoir Eric Perrault dans les instants qui viennent, également avant la cérémonie des fleurs.
00:00:41Ou bien ce sera juste après pour recueillir son témoignage sur ce sprint qu'a déclenché Emilien qui a été meilleur que Dalleux et Perrault sur ce coup-là.
00:00:51Formidable Emilien Jacquelin comme on l'aime avec ce sens du spectacle.
00:00:54Anaïs, avant que le podium ne démarre, qu'est-ce que vous retenez de cette poursuite ?
00:00:58C'est le Jacquelin flamboyant ?
00:01:00Le Jacquelin juste, très juste, vraiment d'aller se glisser dans ce trou de souris, de prendre son élan et d'être intouchable derrière.
00:01:08Ça a été fantastique.
00:01:10Et une petite frustration quand même, tristesse pour Eric qui s'est laissé avoir sur le coup.
00:01:18La corde était pour lui et en fait, non, Emilien est passé.
00:01:20Il s'est laissé avoir. C'est intéressant d'entendre ça et ça veut dire qu'il y a des choses à décrypter sur ce finish qu'on va voir revoir dans quelques instants.
00:01:28Le public est en place pour vivre une nouvelle belle cérémonie.
00:01:31Après la poursuite femme tout à l'heure et la victoire de Lou Jean Monod, on a quelques instants.
00:01:36Profitons-en avant le début de la cérémonie pour vous faire gagner, vous le savez, la somme de 3000 euros cette semaine.
00:01:41Voici de nouveau la question du jour.
00:01:43Qui fait partie de l'équipe de France masculine de Biathlon ?
00:01:46Est-ce que c'est Emilien Jacquelin en 1 ?
00:01:49Est-ce que c'est Florent Manoudou en 2 ?
00:01:51Vous en voyez 1 ou 2 au 7-10-21.
00:01:54Bonne chance à vous le tirage au sort qui sera effectué ce lundi.
00:01:57Anaïs, vous avez dit qu'il s'est fait avoir Emilien.
00:01:59On va surveiller ce qui se passe avant le début du protocole.
00:02:03Pas Emilien.
00:02:04Eric, pardon.
00:02:05Vous avez rectifié évidemment.
00:02:07Eric s'est fait avoir par Emilien.
00:02:08On va revoir.
00:02:09On a un petit peu de temps.
00:02:10Ce finish complètement fou.
00:02:12La magie d'Emilien, c'est de savoir gérer ces situations-là.
00:02:15Il l'avait montré par le passé à la manière d'un cycliste.
00:02:18Oui, je pense qu'il s'est posé la question au-dessus.
00:02:22Regardez comme il arrive.
00:02:23Il y a deux choses.
00:02:24Il y a Emilien qui joue trop bien son coup.
00:02:26Il y a Eric qui fait une énorme erreur.
00:02:27Quand on est devant, quand on est en tête,
00:02:29il y a une seule trajectoire qui est envisageable.
00:02:31C'est la corde.
00:02:31La corde, ça veut dire qu'on se met à l'intérieur du virage.
00:02:34Là, il laisse la corde ouverte.
00:02:36C'est-à-dire qu'il laisse un trou à un endroit
00:02:38où il n'aurait jamais dû laisser la place pour qui que ce soit, Eric.
00:02:41Et finalement, en laissant cette corde,
00:02:43Emilien, qui lui lit la trajectoire avec anticipation,
00:02:47vient s'infiltrer dans un trou de souris
00:02:48et vient perturber Eric sur sa poussée.
00:02:51Ça permet à Yones d'aller et d'en profiter.
00:02:52Si Eric ne fait pas cette erreur et vient bien se coller à droite,
00:02:56Emilien est obligé de passer à gauche
00:02:58et c'est Yohannes d'aller qui se retrouve coincé.
00:03:00Sauf qu'Emilien, il a 100% raison de passer à droite.
00:03:02Il ne va pas aller se compliquer à la tâche
00:03:03en contournant Yohannes d'aller alors que la corde est ouverte.
00:03:07C'est comme si vous avez sur un 400 mètres
00:03:09quelqu'un qui est en tête
00:03:10et qui tout d'un coup se décale sur le couloir 3 ou 4
00:03:12et laisse le couloir 1 à l'intérieur complètement libre.
00:03:15Ça ne marche pas.
00:03:16C'est très beau, c'est une super leçon.
00:03:20Bravo à Emilien avec ce sprint décollé, comme il l'a dit.
00:03:24Une belle leçon aussi pour Eric pour le futur.
00:03:27Petite erreur de jeunesse d'Eric
00:03:29ou petit manque de lucidité parce que la course était dure,
00:03:33il a fallu batailler pour revenir ?
00:03:35Je me pose la question aussi du fait que c'était un Français.
00:03:38Il savait pertinemment que c'est quand même un pote derrière.
00:03:40Est-ce qu'il n'a pas voulu non plus être trop méchant, agressif ?
00:03:45Ils ne se sont pas vraiment gênés, mais ils se sont empêchés.
00:03:48En tout cas, Eric n'a pas pu s'épanouir dans ça.
00:03:50On le voit à un moment donné, il est limite à refaire une poussée simultanée,
00:03:53à refermer les skis.
00:03:54Il a décéléré, il a perdu de la vitesse précieuse
00:03:57pour ensuite pouvoir jouer le sprint contre Dalet.
00:04:01Donc voilà, c'est dommage.
00:04:03Mais c'est vrai que c'est aussi comme ça qu'on apprend
00:04:06et c'est aussi comme ça qu'on grandit en biathlon.
00:04:09Il grandit Eric Perrault.
00:04:10Il participe à la cérémonie des fleurs.
00:04:12Il court encore après une victoire ici au Grand Bournant.
00:04:14Ce sera peut-être demain pour la Masta.
00:04:16Le programme à partir de 10h50.
00:04:18Anne-Sophie, on va profiter de ce nouveau podium
00:04:21et on attend le show Emilia Jacqueline.
00:04:23Mais Johan Olav Botten, grand, grand monsieur du biathlon en ce début de saison.
00:04:28Il est repoussé là chez Emilia Jacqueline.
00:04:29Il n'est pas en train de resserrer ses chaussures pour faire le sprint.
00:04:32Ça y est, c'est déjà fait.
00:04:34C'est derrière lui la deuxième place.
00:04:36Désormais, il va pouvoir la fêter avec tout ce public.
00:04:39Et c'est Yohanes Dalle Skevdal qui va être appelé le premier pour cette troisième position,
00:04:46ce deuxième podium en deux courses.
00:04:48Il disait hier au micro Tanguy qu'il était heureux du résultat avec sa deuxième place.
00:05:04Pas forcément du contenu.
00:05:06Lucas avait réalisé un 8 sur 10.
00:05:08Il regrettera là aussi peut-être son tout dernier tir avec ses deux potes.
00:05:18Il sera très certainement heureux d'un nouveau podium.
00:05:24Le grand retour de Yohanes Dalle Skevdal.
00:05:26Après Amélie Oudea Gaster a tout à l'heure.
00:05:56la présidente du CNOSF qui a félicité nous, Jean Renaud, la ministre des Sports, Marina Ferrari.
00:06:06A félicité Emilia Jacqueline pour cette nouvelle deuxième place.
00:06:11Un nouveau podium pour Emilia, le 32e dans sa carrière.
00:06:14Et puis le début de la saison, il est impressionnant.
00:06:34Toujours une seule balle manquée sur le tir debout.
00:06:37Trois balles manquées au total en sept courses individuelles.
00:06:42Il n'a jamais quitté le top 4.
00:06:45C'est sa troisième victoire de l'hiver.
00:06:49A 26 ans, Yohann Olav Botten n'est plus un mirage.
00:06:52Et ce douceur jaune est plus que jamais scotché à ses épaules.
00:06:58Et ce douceur jaune est plus que jamais scotché à ses épaules.
00:06:58C'est sa troisième victoire de l'hiver.
00:07:28Lui aussi enchaîne les très grosses performances.
00:07:34Éric Perrona n'a toujours pas quitté le top 10 depuis le début de cette saison.
00:07:38Même si on a bien vu la déception dans ce regard.
00:07:41Lui qui vient chercher cette quatrième place.
00:07:44Deux Norvégiens ont deux premières places.
00:07:46Deux Français.
00:07:51Deux Norvégiens sur le podium.
00:07:53C'est bien Emilia Jacqueline qui est deuxième.
00:07:55Deux Français également dans cette cérémonie des Fleurs.
00:07:57Avec la deuxième place d'Emilia.
00:07:59La quatrième d'Éric Perrona.
00:08:00Et deux Suédois pour terminer ce top 6.
00:08:04Avec Sébastien Semuelsen cinquième.
00:08:07Et Martin Potsilouma qui gagne une place.
00:08:11Aujourd'hui partie septième.
00:08:12Il termine dans la cérémonie des Fleurs en sixième position.
00:08:15Merci.
00:08:16Merci.
00:08:20Merci.
00:08:28Merci.
00:08:30Merci.
00:09:00Merci.
00:09:30Merci.
00:10:00Le puncheur Emilia Chaplin a utilisé la métaphore de Tadej Pogacar, c'est pas rien Emilia, il aime le vélo, il prend le meilleur.
00:10:30C'est beau de voir un athlète qui s'épanouit comme ça, et où il le général, il donne son dossard à qui d'ailleurs, c'est Jérémy qui est à côté, avec Patrick Favre également, qui a fait partie du staff masculin avant d'intégrer le staff de l'équipe de France Féminine.
00:10:53Oui le billet en français c'est une grande famille, on partage les talents.
00:11:00Il a donné une supportrice à Emilia, ce dossard à Anaïs, on disait on va accompagner Emilia bien sûr, on attend Eric Perrault au micro de Tanguy.
00:11:19C'est beau de voir un billet athlète épanoui, tant pis pour le classement général, c'est pas son truc, son truc c'est de prendre du plaisir, il l'a fait hier et il répète ça aujourd'hui.
00:11:29Oui hier on utilisait le mot showman, bah voilà Emilia il a encore fait du Emilia, et c'est beau d'être capable de s'inspirer aussi d'autres disciplines et de grands athlètes, voilà c'est Emilia.
00:11:41C'est pas la première fois qu'il nous fait le coup du cycliste en biathlon.
00:11:48Effectivement c'est pas celui du classement général, en ce moment on a trouvé l'homme du classement général, donc tant mieux qu'il y ait du spectacle autrement.
00:11:55Ses proches, sa famille, les membres de l'équipe, voilà c'est aussi ça, le sport ne l'oublions pas à chaque fois ces grands événements.
00:12:02C'est de pouvoir partager des moments, des émotions tous ensemble, ça fait du bien, et là ça fait du bien de voir un Emilia qui régale, alors oui il va y avoir un peu de frustration pour Eric,
00:12:11parce que maintenant Botton se retrouve avec presque 128 points il me semble d'avance en général, donc pour d'autres c'est peut-être un peu plus difficile d'avoir le sourire maintenant,
00:12:20Et voilà, Emilia il nous a régalé et c'était presque une course où on a vu que lui et on oublie presque Botton qui lui a fait une stratégie complètement différente.
00:12:33Quand on fait le show de cette manière-là, la traditionnelle photo, avec toute l'équipe de France et puisqu'on parle de Johan Olaf Botton, on va le retrouver dans quelques instants en micro Tanguy.
00:12:44Voici Johan Olaf Botton, le Norvégien qui s'impose et c'est un nom qui devient fracassant Johan Olaf Botton, on parlait de Johan Esbeu qui était son jardin ici, et bien voici Johan Olaf Botton avec Botton.
00:12:56On était en train de regarder la photo des Français, vous étiez en train de regarder cette photo, mais aujourd'hui vous avez tué le jeu.
00:13:07C'était vraiment une bataille sympa avec beaucoup de gens.
00:13:13Il y avait beaucoup de gens derrière moi mais avec ce type de pistes vous voyez toujours qui est derrière vous, c'était vraiment une idée en bataille.
00:13:30C'était votre première course devant, et telle ambiance avec le public français.
00:13:40J'en ai beaucoup rigolé tout au long de la semaine en disant que ça ressemblait beaucoup au Tour de France.
00:13:48C'est très spécial et j'espère que je pourrai le revivre encore.
00:13:57Encore une fois, parlez vite de cette dernière balle sur le dernier tir.
00:14:00Je voulais absolument tirer la première balle et j'ai entendu que ça a loupé à côté de moi.
00:14:22Et quand j'ai entendu qu'il y avait une balle dehors, je voulais absolument faire ce 5 sur 5.
00:14:33Vous allez passer les fêtes de Noël avec ce dossageux.
00:14:37C'est comme un rêve ce début de saison.
00:14:42Et durant tout le début de cette saison, je vis vraiment un rêve.
00:14:46Je ne veux pas me réveiller, je veux continuer à rêver.
00:14:50Est-ce que vous sentez que son visage se détend un petit peu par rapport au début de saison ?
00:14:55Il est quand même très particulier ce garçon.
00:14:58On sent vraiment qu'il est toujours dans la réflexion, dans le travail.
00:15:01Là, il est dans une démarche de construction où il est toujours dans l'analyse permanente de tout ce qu'il est en train de faire.
00:15:10Et finalement, on n'a pas l'impression qu'il ait de la joie ou autre.
00:15:13Il la contient vraiment à l'intérieur parce qu'il est toujours dans cette façon d'analyse
00:15:18où il essaye d'aller encore plus loin.
00:15:20Et c'est là où j'en fais un adversaire redoutable pour Eric tout au long de la saison.
00:15:24Parce que quelqu'un qui est comme ça capable d'étudier les choses en profondeur
00:15:28et d'avoir autant de régularité avec autant de solidité,
00:15:31c'est en général pas pour juste un petit moment éphémère.
00:15:35En général, ça tient pendant longtemps.
00:15:37J'ai un peu l'impression de l'image de l'athlète qui construit sa maison brique après brique,
00:15:44qui prend à chaque fois le temps de bien façonner pour que le mur soit bien solide.
00:15:48Je ne sais pas, c'est l'image qui me vient.
00:15:51C'est une belle image, c'est costaud.
00:15:54Et à s'inspirer de la maison du voisin, mais en faisant sa propre maison.
00:15:59Un truc solide qui se construit et qui va durer dans le temps, j'en ai peur, pour nos Français.
00:16:04Ça nous fera une grande concurrence.
00:16:06Emilien construit des maisons, il les détruit, les reconstruit, les détruit, les reconstruit.
00:16:10Mais ça nous plaît, c'est ça Emilien, c'est une autre image.
00:16:13Mais en ce moment, il est en train de vivre comme s'il était dans son jardin ici, Emilien Jacqueline.
00:16:20Façon puncher, façon Pogacar, Alaphilippe pour aller chercher cette deuxième place ici avec Quentin Fillon-Maillet.
00:16:28Il en profite également.
00:16:30Eric est en train de se rapprocher de Tanguy.
00:16:32On a hâte d'avoir ses explications et sa réaction au Tanguy après ce sprint d'Emilien Jacqueline.
00:16:39Est-ce qu'il l'a vu passer à sa droite ?
00:16:41Oui, et puis on a une motorisation à la française aujourd'hui.
00:16:45Eric, ce qu'on a envie de faire, c'est de vous montrer une image, celle de l'arrivée,
00:16:51et que vous puissiez nous la commenter, nous raconter ce qui s'est passé.
00:16:54Oui, allez, faisons ça. C'était le meilleur moment de la course en plus.
00:16:56Parfait.
00:16:58Non, là en fait, pour être en live, de base, je comptais serrer à droite pour ne pas laisser passer à droite.
00:17:07Et en fait, au moment où j'attaque à serrer, je vois que c'est Emilien.
00:17:11Et j'ai un petit sentiment mitigé parce que j'ai envie d'envoyer la personne qui me double à droite dans la barrière.
00:17:17Parce que j'ai techniquement le droit de faire d'une façon cordiale, c'est-à-dire de le faire avant qu'il passe.
00:17:22Et en même temps, quand je vois que c'est Emilien, je me dis, mais je n'ai pas envie de faire ça.
00:17:26Donc je ne suis pas en train de dire qu'Emilien n'était pas meilleur que moi aujourd'hui.
00:17:29Il était meilleur que moi aujourd'hui.
00:17:31Mais je pense que j'ai été un peu trop gentil dans cette bosse.
00:17:34Et en même temps, je n'ai pas de regrets.
00:17:36Mais voilà, c'est là où on voit, où j'essaye de prendre de l'élan et m'écarter à droite petit à petit.
00:17:40Et je comptais bien fermer cette porte et je n'ai pas fermé la porte.
00:17:45Oui, il est arrivé vite. C'est tactique dès le haut, au virage tout en haut.
00:17:49Quand Dahl vous revient dessus, vous le sentez arriver. Là, ça s'arrête complètement.
00:17:53Pour être honnête, si on reparle un peu plus tôt dans la course, je pensais qu'on n'était que deux à jouer ce podium.
00:17:59Donc j'essayais de gérer mon tour pour être en capacité de bien finir.
00:18:03Et puis à un moment donné, j'entends que Dahl est pas si loin.
00:18:06Et puis je me rends compte que finalement, il est dans mes skis en haut de cette bosse.
00:18:10Alors que moi, j'étais cartouche complet.
00:18:12Et donc à ce moment-là, je décide de ralentir pour quand même garder de l'énergie pour ce sprint-là.
00:18:16Qui, on ne va pas se mentir, n'était pas énorme.
00:18:19Et puis dans la bosse, dans la descente, je vois Emilien qui se décroche un peu par derrière.
00:18:23Alors je me dis soit il n'a pas les skis et il faut que je passe devant.
00:18:26Soit c'est juste qu'il accumule de la vitesse, mais dans ce cas-là autant passer devant.
00:18:29Donc en soi, je pense que je fais les bons choix.
00:18:31Autant sur le début de la descente où j'essaye de laisser passer pour m'économiser un peu.
00:18:35Autant au milieu, au bout d'un moment, pour repasser devant.
00:18:39Voilà, le choix qui peut-être me coûte un petit peu, c'est de ne pas avoir fermé cette porte.
00:18:43Et en même temps, je ne le regrette pas.
00:18:45C'est comme ça, je pense que je tombe avec deux personnes qui sont plus fortes que moi aujourd'hui, pour être sincère.
00:18:49Donc bravo à eux.
00:18:50Vous aviez tout fait bien avant pour vous mettre dans cette situation-là.
00:18:53C'est ça qui est positif.
00:18:54Alors vous allez me dire, ouais, il en manque peut-être un tout petit peu sur le pas de tir.
00:18:59Mais finalement, vous êtes en position d'aller jouer le podium.
00:19:02Ouais, et puis il en manquait à peine sur la piste, pour être honnête.
00:19:04J'aurais pu faire la différence avant, je n'ai pas réussi.
00:19:07Voilà, il en manque un petit peu.
00:19:08Un peu tout court et encore une fois sur ce sprint aussi.
00:19:10Mais un peu trop gentil.
00:19:12Et voilà, je tombe avec deux très costauds.
00:19:14Et aujourd'hui, il fallait soit être plus costaud sur la piste, soit être un peu plus énervé.
00:19:19Je n'ai ni su faire l'un, ni su faire l'autre.
00:19:21Donc bravo à eux.
00:19:22Et devant, il y a un dossard jaune qui fait des 20 sur 20 et qu'on disait plus fondeur que biathlète.
00:19:28Mais qui a l'air d'être bien complet.
00:19:30Je revois le passage là où je dis à Emilien, allez, vas-y, fais deuxième.
00:19:35C'est frustrant, mais c'est le jeu.
00:19:38Oui, oui, le dossard jaune, Yon Oulav, il est trop fort.
00:19:42Bravo à lui.
00:19:43J'ai regardé son biathlon en m'installant derrière lui à chaque fois.
00:19:46Je suis content du bien aussi.
00:19:48J'ai fait une bonne course, mais ce n'est pas une course de numéro 1.
00:19:50C'est une course de numéro 4.
00:19:52Merci Eric.
00:19:54Formidable.
00:19:55Voilà pourquoi on aime le biathlon et on aime Eric Perrault.
00:19:57Cet aveu de ne pas avoir serré parce qu'il y avait son copain, entre guillemets,
00:20:01Emilien Jacquelin.
00:20:02Et puis cette sincérité dans ce débrief, c'est extraordinaire.
00:20:05On va évidemment continuer d'en parler juste après une courte pause.
00:20:08Les invités qui vont succéder aussi ici en direct.
00:20:10On est ensemble jusqu'à 17h15 et le ski cross du côté de l'Italie reste bien avec nous.
00:20:15Les Bleus nous rendent visite ici juste après une courte pause.
00:20:17A tout de suite.
00:20:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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00:22:08la personne qui me double à droite dans la barrière,
00:22:10parce que j'ai techniquement le droit de faire d'une façon cordiale,
00:22:13c'est-à-dire de le faire avant qu'il passe.
00:22:16Et en même temps, quand je vois que c'est Emilien, je me dis,
00:22:17mais je n'ai pas envie de faire ça.
00:22:20Donc je ne suis pas en train de dire qu'Emilien n'était pas meilleur que moi aujourd'hui,
00:22:22il était meilleur que moi aujourd'hui.
00:22:24Mais je pense que j'ai été un peu trop gentil dans cette bosse.
00:22:28En même temps, je n'ai pas de regrets,
00:22:29mais c'est là où on voit que j'essaye de prendre de l'élan
00:22:31et m'écarter à droite petit à petit.
00:22:33Et je comptais bien fermer cette porte et je n'ai pas fermé la porte.
00:22:39Honnêtement, ce sont des débriefs qui sont rares.
00:22:42Eric Perrault, c'est le moment de vérité.
00:22:44C'est là qu'on voit la personnalité.
00:22:45C'est là qu'on voit comment on réagit face à une situation.
00:22:48Et là, il choisit de ne pas mettre son copain dans la barrière.
00:22:52Anaïs, c'est très fort.
00:22:54Avec Alexis, on n'est pas d'accord, même si dans le fond, j'ai raison.
00:22:58C'est parce qu'Eric, il a été trop gentil.
00:23:00Il a eu tort.
00:23:02Vas-y, donne ton avis, je donne le mien ensuite.
00:23:04On en a déjà un petit peu donné quand même, Alexis.
00:23:06Non, vous savez, on s'est déjà expliqué avant.
00:23:08Mais du coup, c'est ce que je pressentais, honnêtement,
00:23:12que c'était la faute de...
00:23:13Ah, c'est un bleu derrière moi.
00:23:14Ah, c'est Emilien.
00:23:15Bon, je ne bourrine pas dans la...
00:23:17Voilà, je ne la ferme pas à la porte.
00:23:18Le truc aussi, c'est quand on lui montre les images,
00:23:20malgré tout, c'est allé très vite.
00:23:22Là, c'est facile de débriefer.
00:23:24Maintenant, il a posé les skis, il a rangé le dossard.
00:23:28Mais en fait, tout va très vite.
00:23:29En haut de la bosse...
00:23:303-4 secondes pour décider.
00:23:31Ben oui, en haut de la bosse, il dit qu'il est cuit.
00:23:34Là-dessus, Emilien, il se laisse décrocher.
00:23:36Donc peut-être que ça va se jouer qu'à E2 avec Dalé.
00:23:38Donc bon, il faut la jouer fine.
00:23:39Finalement, non, il ne s'est pas serré assez.
00:23:42Et ça a permis à Emilien de passer.
00:23:43Mais derrière, comme c'était Emilien,
00:23:45il n'a pas forcé le...
00:23:47Ils n'ont ni l'un ni l'autre forcé.
00:23:48Mais il ne se gêne pas.
00:23:49Et à la fois, Eric perd une réelle vitesse
00:23:52en laissant passer Emilien.
00:23:53Et derrière, il ne peut pas raccrocher le wagon
00:23:55pour jouer ce sprint.
00:23:55C'est presque frustrant pour nous
00:23:57de ne pas avoir vu finalement
00:23:59un Dalé, Eric, jouer la troisième place
00:24:01au coude à coude.
00:24:02Elle est super intéressante, son interview à Eric.
00:24:04Parce qu'en fait, il le sait.
00:24:06En fait, dans ces moments-là,
00:24:08si on ne prend pas une décision franche,
00:24:09si on reste sur un entre-deux,
00:24:11eh bien, on perd.
00:24:11Et il le sait.
00:24:13Qu'il faut prendre à droite,
00:24:14il le dit lui-même.
00:24:14Je dois serrer, je dois...
00:24:16Je vois que c'est mon pote, j'hésite.
00:24:17Je temporise un moment, je perds tout.
00:24:19C'est trop tard.
00:24:19En fait, dans ce genre de situation,
00:24:21on doit être tranchant.
00:24:22On doit décider directement
00:24:24ce qu'on fait ou ce qu'on ne fait pas.
00:24:26Et je vous garantis que oui,
00:24:27c'est son copain
00:24:28qu'il n'a pas envie de l'envoyer dans la barrière.
00:24:29Bien sûr, il le dit.
00:24:30En soi, normalement, il a le droit de le faire.
00:24:32Et ce n'est pas ça le sujet.
00:24:34C'est que là, Eric, dans sa carrière,
00:24:36toutes les fois où il va se retrouver
00:24:37dans la même situation,
00:24:38plus jamais il laissera la porte ouverte.
00:24:39C'est quelque chose qu'il a appris.
00:24:41Cette fois-ci, il s'est dit
00:24:42« Allez, j'y vais, j'y vais pas.
00:24:45Finalement, j'y vais pas. »
00:24:46Il ne s'est fait avoir une fois.
00:24:47Il ne se fera plus avoir une deuxième fois.
00:24:48Et c'est ça qui est super intéressant.
00:24:50Finalement, je pense que pour Eric,
00:24:51aujourd'hui, c'est vraiment un mal pour un bien.
00:24:53Peut-être qu'il va y avoir un peu de frustration.
00:24:54Peut-être qu'il va regarder plusieurs fois
00:24:55cette arrivée en se disant
00:24:56« J'aurais quand même pu faire deuxième aujourd'hui
00:24:58parce que même si je suis un peu cuit. »
00:24:59Après, il y a de l'adrénaline
00:25:00quand on est dans la dernière ligne droite.
00:25:02Si je passe en tête à la corde,
00:25:03ça peut toujours le faire.
00:25:04Donc c'est ça qui est vraiment chouette,
00:25:05je trouve, pour Eric.
00:25:06C'est qu'il se retrouve dans une situation
00:25:08où c'est honorable de sa part
00:25:10d'avoir finalement
00:25:11pas provoquer quelque chose,
00:25:14bien sûr.
00:25:15Mais c'est aussi une décision
00:25:17qu'il n'a pas complètement prise.
00:25:17Parce que s'il prend plutôt la décision,
00:25:19s'il la prend de manière franche,
00:25:20Emilia, il ne va pas dans cette direction-là.
00:25:22Il tourne avant.
00:25:23C'est aussi que lui,
00:25:24il a laissé justement...
00:25:25Il aurait pu gérer plus ce qui s'est passé avant.
00:25:26C'est ça.
00:25:26S'il ferme de manière beaucoup plus tranchante
00:25:28dès le début,
00:25:29en fait, Emilia n'essaie même pas
00:25:30de venir y passer.
00:25:30Il se rend tout de suite compte
00:25:31que ça ne va pas le faire.
00:25:32Donc il s'enlève.
00:25:33Et c'est là où je trouve que c'est génial
00:25:34pour Eric,
00:25:35à ce moment-là de sa carrière
00:25:36où il est vraiment en train
00:25:37de devenir de plus en plus performant,
00:25:39de se retrouver encore
00:25:40dans des nouvelles situations
00:25:41où il apprend de nouvelles choses
00:25:42et qui vont l'aider
00:25:43à être de plus en plus fort
00:25:44au fur et à mesure des années.
00:25:45Et nous, ça nous aide à le cerner
00:25:47de mieux en mieux
00:25:47et Eric Perrault
00:25:48qui décroche
00:25:50cette quatrième place aujourd'hui.
00:25:51Alexis,
00:25:53est-ce que je peux prendre le risque
00:25:54de dire que
00:25:55vous auriez fermé, vous, la porte ?
00:25:57Ah bah, j'espère bien.
00:25:59J'espère bien
00:26:00que j'aurai fermé la porte,
00:26:01mais bien avant.
00:26:02Et moi, devinez.
00:26:05Et on va pouvoir en débattre
00:26:06avec Simon ?
00:26:07Ben oui, Simon Fourcade
00:26:08est en train d'être équipé.
00:26:09On va l'accueillir
00:26:09avec grand plaisir.
00:26:10L'entraîneur de cette équipe,
00:26:11on va lui demander son avis
00:26:13sur ce sprint.
00:26:13D'ailleurs, est-ce qu'il l'a déjà vu ?
00:26:14On va lui demander ça
00:26:15dans quelques instants.
00:26:16Pas sûr qu'il ait vu les images.
00:26:18Simon, le temps de l'équiper.
00:26:19Il nous rejoint
00:26:19pour être notre premier invité
00:26:21dans ce débrief.
00:26:23Simon, à plat.
00:26:24Regardez ça,
00:26:25on est en train de faire ça en direct.
00:26:26On va juste l'allumer,
00:26:26le petit bouton.
00:26:27Voilà, c'est fait.
00:26:28Il nous entend normalement.
00:26:30Simon,
00:26:30et il va pouvoir
00:26:32nous rejoindre
00:26:34pour ce débrief.
00:26:35Venez, Simon.
00:26:35Merci infiniment
00:26:36de passer quelques instants
00:26:38avec nous.
00:26:39Ça va, Simon ?
00:26:40Je vous donne le petit micro
00:26:42pour les invités.
00:26:42Rapprochez-vous.
00:26:45Alors,
00:26:45on va commencer.
00:26:46Tiens,
00:26:46vous avez vu les images
00:26:47du sprint et du finish
00:26:49pour Emilien face à Eric ?
00:26:50Alors, je n'ai pas vu les images
00:26:51mais on me l'a un petit peu expliqué.
00:26:53Donc,
00:26:53si c'est possible,
00:26:54de les revoir.
00:26:55On va les revoir
00:26:55avec grand plaisir
00:26:57parce que c'est évidemment
00:26:58l'image de cette course.
00:26:59la manière dont
00:27:01Emilien
00:27:02va se faufiler à droite
00:27:04façon Pogacar,
00:27:05il l'a dit tout à l'heure,
00:27:06Simon.
00:27:06Alors,
00:27:06c'est la première fois
00:27:07que vous voyez les images.
00:27:08Dites-nous.
00:27:10Là, on voit Emilien
00:27:11qui part sur le côté
00:27:12et qui fait un peu
00:27:13le forcing sur Eric
00:27:14ce qui lui fait perdre
00:27:15un petit peu sa vitesse.
00:27:17Je pense qu'Eric
00:27:17reste sage
00:27:20et il ne lui ferme pas la porte
00:27:22parce qu'il voit
00:27:22que c'est Emilien
00:27:23qui connaît
00:27:24ses qualités de finisher
00:27:25et qui sait
00:27:27qu'il a moyen
00:27:27de s'imposer
00:27:28sur ce sprint.
00:27:28Maintenant,
00:27:29je pense que
00:27:30dans d'autres circonstances
00:27:31sur un événement
00:27:32plus important
00:27:33au jeu par exemple,
00:27:37dans quelques semaines,
00:27:38je pense qu'il y aurait pu
00:27:40avoir un petit peu
00:27:40plus de friction.
00:27:41Ah,
00:27:41et alors,
00:27:42on va revenir à Eric
00:27:43mais sachez que
00:27:44Alexis a modestement
00:27:46avoué
00:27:46que lui,
00:27:47il aurait fermé.
00:27:48La question,
00:27:49c'est peut-être,
00:27:50puisqu'on compare Eric
00:27:51est-ce que Martin
00:27:52aurait fermé ?
00:27:53Il aurait fermé.
00:27:54Est-ce qu'on l'a fait
00:27:54le cas ?
00:27:55On est d'accord.
00:27:56Après,
00:27:56Eric s'inspire
00:27:57de qui veut.
00:27:59De tout ça,
00:28:00il n'y a pas de débat.
00:28:01Elle est super,
00:28:02cette course,
00:28:02elle est belle
00:28:02et c'est ce qu'on disait.
00:28:03Aujourd'hui,
00:28:04on ne va pas chercher
00:28:04quelqu'un qui a fait une erreur
00:28:05ou quelqu'un
00:28:05qui a coincé l'autre
00:28:07ou autre,
00:28:07ce n'est pas ça.
00:28:08C'est plus,
00:28:09ça nous permet
00:28:10d'évoquer des situations
00:28:11qui sont intéressantes
00:28:12et qui font aussi partie
00:28:14de l'apprentissage d'Eric
00:28:15et de la beauté
00:28:16de la façon de courir
00:28:18d'Emilien.
00:28:19L'entraîneur que vous êtes
00:28:20quand il voit une scène
00:28:21pareille,
00:28:22Simon,
00:28:22c'est vrai que c'est
00:28:23un cours pour vous
00:28:25là,
00:28:25vous arrivez
00:28:26pour faire progresser
00:28:27Eric et apprendre.
00:28:28C'est formidable
00:28:29comme appui.
00:28:30Vous avez juste
00:28:30à lui montrer
00:28:31les images,
00:28:31c'est ça ?
00:28:32C'est formidable
00:28:32et j'apprécie
00:28:33qu'Eric soit
00:28:34quelqu'un de posé
00:28:35parce que j'aime
00:28:36la paix des ménages.
00:28:37Je n'ai pas envie
00:28:38d'avoir de complications
00:28:39ce soir.
00:28:40Je pense que ça
00:28:41s'est expliqué gentiment
00:28:42dans l'ère d'arrivée.
00:28:44mais le cadeau
00:28:47ne sera pas fait
00:28:48à chaque fois
00:28:48par Eric,
00:28:49je pense.
00:28:49Il a appris
00:28:50aujourd'hui.
00:28:51De votre regard
00:28:52d'entraîneur,
00:28:53Simon,
00:28:54quand vous voyez
00:28:55Eric gérer ça
00:28:55de cette manière-là,
00:28:56ça veut dire
00:28:57qu'il y a des choses
00:28:57encore à progresser,
00:28:59à gérer,
00:28:59même en amont
00:29:00de ce que disaient
00:29:01Anaïs et Alexis.
00:29:02S'il gère mieux
00:29:03les quelques secondes
00:29:04et quelques mètres avant,
00:29:05il n'a plus à effectuer
00:29:06ce choix,
00:29:06par exemple.
00:29:07Oui,
00:29:07après,
00:29:08je trouve qu'il se débrouille
00:29:09plutôt pas mal.
00:29:10Il arrive
00:29:10à l'aspiration,
00:29:13un petit peu
00:29:14en décalé,
00:29:15c'est Dallet
00:29:15qui est devant
00:29:16sur la descente
00:29:18ou c'est Eric
00:29:18qui est devant ?
00:29:18Non,
00:29:18c'est Eric.
00:29:20Il se décale bien,
00:29:21il vient fermer
00:29:22l'intérieur,
00:29:23donc il n'est pas
00:29:23l'aspiration,
00:29:24mais il se décale bien,
00:29:24il vient fermer l'intérieur.
00:29:26Ensuite,
00:29:26Emilien arrive
00:29:26à se faufiler
00:29:27dans un trou de souris.
00:29:29Il aurait dû y aller
00:29:30peut-être plus fermement
00:29:31et plus directement
00:29:32sur l'intérieur,
00:29:33ce qui aurait
00:29:33complètement empêché
00:29:34Emilien de passer
00:29:36à ce moment-là.
00:29:37On est sur une configuration
00:29:38avec une arrivée
00:29:39très très rapide,
00:29:41ce ne sera pas le cas partout.
00:29:41un finish qui se fait
00:29:44très vite
00:29:44après ce dernier virage,
00:29:46donc ça ne lui permet pas
00:29:47de relancer,
00:29:47de reprendre de la vitesse
00:29:48sur l'arrivée.
00:29:50Voilà,
00:29:50il se fait couper
00:29:51aujourd'hui.
00:29:52Eric a dit
00:29:54il y a deux semaines
00:29:54quand il a raté sa balle
00:29:55que ça ne lui arriverait pas souvent
00:29:56quand il a raté
00:29:57sa dernière balle
00:29:57sur Rostorsound.
00:29:58Je pense que ça ne lui arrivera
00:29:59pas souvent à nouveau.
00:30:00Et ça c'est formidable à vivre
00:30:01et vous l'auriez entendu
00:30:03sur son débrief formidable
00:30:05Eric de lucidité
00:30:06sur sa manière
00:30:07dont il a appréhendé
00:30:09ce...
00:30:10Ah, le voici avec son papa
00:30:11image en direct
00:30:11de Jérémy Hansmann.
00:30:13Honnêtement Simon,
00:30:14on a l'impression
00:30:15que vous êtes un homme
00:30:16heureux
00:30:17à la tête de cette équipe
00:30:18et ça se ressent.
00:30:19Est-ce que vous êtes en train
00:30:20de mesurer
00:30:22le bonheur que vous avez
00:30:23à gérer
00:30:24cette équipe
00:30:25et ces biathlètes ?
00:30:26Est-ce qu'on a raison d'abord ?
00:30:28Oui, forcément
00:30:29quand on a un groupe
00:30:30qui fonctionne comme ça
00:30:31et quand on a une qualité
00:30:32de vie de groupe
00:30:33comme celle qu'on a
00:30:34sur le groupe masculin
00:30:35en équipe de France
00:30:35bien sûr qu'on est heureux
00:30:36de gérer un tel groupe
00:30:38d'autant plus
00:30:39sur une année olympique
00:30:41qui s'annonce
00:30:41plein de promesses.
00:30:43Donc voilà,
00:30:45oui, très très satisfait
00:30:46d'être à la tête
00:30:47de ce groupe
00:30:48avec tous mes collègues
00:30:50de la cellule glisse
00:30:51Jean-Pierre Amatotir
00:30:53les kinés
00:30:55tout le monde.
00:30:56Tiens, c'est intéressant
00:30:58je ne sais pas si vous
00:30:59vu qu'on voit l'image
00:31:00de Franck Béraud
00:31:01qui est un entraîneur
00:31:02du biathlon
00:31:03depuis très longtemps
00:31:04qui est entraîneur
00:31:04du comité de ski de Savoie
00:31:05qui est le papa d'Eric
00:31:06ils font forcément
00:31:08un peu d'analyse
00:31:09de débrief
00:31:09ce genre de choses
00:31:10toi en tant qu'entraîneur
00:31:11quelle place tu laisses
00:31:12justement à son environnement
00:31:13familial
00:31:14comment ça fonctionne
00:31:15pour vous
00:31:16sur ce niveau-là ?
00:31:17Je laisse pas mal
00:31:18de liberté aux athlètes
00:31:19qui ont tous
00:31:19des intervenants
00:31:21plus ou moins extérieurs
00:31:24que ce soit de la famille
00:31:25que ce soit des proches
00:31:26je les laisse relativement
00:31:27libres sur la gestion
00:31:29ensuite on essaie
00:31:30de fixer un cadre
00:31:31quand même relativement
00:31:31assez strict
00:31:33de manière à ce que
00:31:34ça déborde pas
00:31:35en fait
00:31:35sur le cadre fédéral
00:31:37et on essaie
00:31:39de se tenir à ça
00:31:39clair, net
00:31:42c'est important
00:31:43parce que c'est vrai
00:31:44c'est important effectivement
00:31:45parce qu'on voit souvent
00:31:48des athlètes avoir un environnement extérieur
00:31:51et vous vous arrivez à gérer ça
00:31:53avec beaucoup de franchise
00:31:54dans la relation avec vos athlètes aussi
00:31:56Simon
00:31:56c'est aussi pour ça que ça marche
00:31:57Oui, moi ce que je demande
00:31:59c'est vraiment
00:31:59de la confiance
00:32:02pour la confiance
00:32:04il faut de l'honnêteté
00:32:04et à partir du moment
00:32:06où les choses sont claires
00:32:07et cadrées
00:32:08il n'y a aucun problème
00:32:10en fait pour
00:32:10lors des moments
00:32:12où ils sont à la maison
00:32:13les laisser avoir
00:32:14un petit peu de liberté
00:32:15et fonctionner
00:32:16avec leurs intervenants
00:32:18par contre
00:32:18dans le cadre fédéral
00:32:19c'est le cadre fédéral
00:32:20et uniquement le cadre fédéral
00:32:21comme ça
00:32:23ça n'empiète pas
00:32:24sur les athlètes
00:32:27autour d'eux
00:32:28c'est vraiment positif
00:32:29c'est bien
00:32:30que ça fonctionne comme ça
00:32:31mais ce que tu dis
00:32:31l'honnêteté
00:32:32la confiance
00:32:32c'est la base de tout
00:32:34Vous avez gagné des choses ensemble
00:32:36avec Anaïs ?
00:32:38Calé des choses ?
00:32:39Non, gagné des choses
00:32:40en relais
00:32:41je ne suis pas sûr
00:32:43qu'on ait fait beaucoup
00:32:44de relais ensemble
00:32:45avec Anaïs
00:32:45on s'est quand même
00:32:47côtoyé pendant longtemps
00:32:48non, non
00:32:48je pense qu'à l'époque
00:32:49où Simon était dans le relais mix
00:32:50moi j'étais encore
00:32:51en formation
00:32:52non, pas junior
00:32:54c'est pareil
00:32:54championnat du monde
00:32:55été peut-être
00:32:56on avait fait un truc
00:32:57champion du monde
00:32:58ou quelque chose
00:32:59une grande famille
00:32:59de biathlètes
00:33:00on va aller avec mon frère
00:33:02je pense
00:33:02oui, peut-être un petit peu plus
00:33:04effectivement
00:33:04Simon, la gestion
00:33:05de l'événement ici
00:33:06au Grand Bondan
00:33:07pour l'instant
00:33:07c'est un sans faute
00:33:09on a l'impression
00:33:10qu'il y a des résultats
00:33:11et il y a une manière
00:33:12de profiter de l'événement
00:33:13on voit les biathlètes
00:33:14avant les courses
00:33:15être un petit peu plus léger
00:33:16profiter de cette atmosphère
00:33:19vous le ressentez aussi
00:33:20par rapport aux années précédentes
00:33:21ou pas ?
00:33:22peut-être un petit peu
00:33:22c'est vrai que maintenant
00:33:23ça fait un petit moment
00:33:24qu'on commence à venir
00:33:24sur cette étape
00:33:25et qu'elle s'imprègne
00:33:26au fur et à mesure
00:33:27chez les athlètes
00:33:28sur la manière
00:33:29de gérer les choses
00:33:31notamment
00:33:31donc voilà
00:33:33si j'ai pu leur dire
00:33:34quelque chose
00:33:34sur la première course
00:33:37avant le sprint
00:33:39lors de la réunion
00:33:39ça a été de rester eux-mêmes
00:33:40et je crois qu'ils aiment
00:33:42communiquer avec ce public
00:33:43ils aiment cette énergie
00:33:44qui se dégage ici
00:33:45de cette étape
00:33:46et ça se voit
00:33:48et dans les résultats
00:33:49et dans leur relation
00:33:50et leur proximité
00:33:51avec le public
00:33:52alors bravo pour votre mémoire
00:33:54vous avez
00:33:54Garance
00:33:55heureusement qu'elle est là
00:33:56elle me souffle
00:33:57vous avez fait un relais
00:33:58mixte ensemble
00:33:58et il y avait même Alexis
00:33:59il y avait même Alexis
00:34:00sur ce relais
00:34:01il y a plein d'été
00:34:01visiblement ça vous a marqué
00:34:03continuez au 2010
00:34:04voilà bravo
00:34:05bah oui j'avais fait
00:34:06plein de pioches
00:34:06je me rappelle
00:34:07c'était mon premier
00:34:09mais c'était quand
00:34:09il faisait si froid
00:34:10ils n'avaient pas voulu
00:34:12mettre l'équipe A
00:34:13pour les filles
00:34:13je pense que c'était
00:34:14leur dernier
00:34:15Rudy Carros
00:34:15si je me rappelle
00:34:16on voit Emilia
00:34:17qui continue d'en profiter
00:34:18vous lui avez dit quoi
00:34:19ce matin
00:34:19il a fait quoi
00:34:20pour se préparer
00:34:21hier il avait regardé
00:34:22des images
00:34:23de Liège-Bastogne-Liège
00:34:24il a regardé
00:34:25les fléchettes hier soir
00:34:26qu'est-ce qu'il a fait
00:34:27ce matin Emilia
00:34:28je crois qu'il allait skier
00:34:30si je ne dis pas de bêtises
00:34:31un petit coup
00:34:31voilà
00:34:33il va commencer à s'imprégner
00:34:34cette ambiance
00:34:34parce que le public
00:34:35arrive très tôt
00:34:36ici
00:34:37donc ça permet
00:34:37d'avoir un premier shot
00:34:39et peut-être d'être
00:34:40un petit peu moins surpris
00:34:41par le second
00:34:42lorsqu'ils prennent le départ
00:34:44là pour aller peut-être
00:34:46après ce qui va se passer
00:34:47puisque demain
00:34:48c'est la dernière course
00:34:49vraiment de ce gros bloc
00:34:50du mois de décembre
00:34:51Simon c'est quoi le programme
00:34:52ensuite une petite pause
00:34:53et puis on va arriver
00:34:54vraiment dans ce dernier mois
00:34:56avant les Jeux Olympiques
00:34:56le mois de janvier
00:34:57pour eux ça va être
00:34:58de la sélection
00:34:59ça va être de la confirmation
00:35:00tu as déjà une petite idée
00:35:01toi un peu ton équipe olympique
00:35:02comment ça va se passer
00:35:03une fois qu'on va reprendre
00:35:04à Oberhof
00:35:05concernant la sélection olympique
00:35:08je pense qu'il y a
00:35:08quelques athlètes
00:35:09qui commencent à se détacher
00:35:10aujourd'hui
00:35:11même si les choses
00:35:11ne sont pas arrêtées
00:35:12voilà
00:35:12on a quand même
00:35:14un poitur majeur
00:35:16qui commence un petit peu
00:35:17à se détacher
00:35:18il reste encore
00:35:20pas mal de courses
00:35:21avant de finaliser
00:35:23cette sélection
00:35:24donc ça laisse la place
00:35:24aussi à certains
00:35:26de pouvoir se montrer
00:35:28et se mettre en évidence
00:35:29en ce qui concerne
00:35:31les deux prochaines semaines
00:35:34sur la trêve de Noël
00:35:35qui va suivre
00:35:35la première semaine
00:35:37va être consacrée
00:35:38au repos
00:35:38très certainement
00:35:39en retrouvailles
00:35:40un petit peu en famille
00:35:40avec Noël au milieu
00:35:43de tout ça
00:35:43sur laquelle il faudra
00:35:44rester assez prudent
00:35:46et être vigilant
00:35:48aux petits virus
00:35:48qui peuvent traîner
00:35:49à cette période
00:35:50et ensuite
00:35:52une seconde semaine
00:35:52où on va se remettre
00:35:54doucement aux jambes
00:35:55sur laquelle
00:35:56on a un petit peu décalé
00:35:57notre départ à Oberhof
00:35:58au dernier moment
00:35:59le groupe homme
00:36:00court le jeudi
00:36:01je crois
00:36:02sur cette semaine
00:36:04de janvier
00:36:04et on arrivera
00:36:07simplement la veille
00:36:08enfin l'avant-veille
00:36:10pardon
00:36:10le mardi 6
00:36:11sur Oberhof
00:36:12pour leur permettre
00:36:14de vraiment récupérer
00:36:15et de pouvoir assumer
00:36:17un enchaînement
00:36:19qui va être assez dense
00:36:19avec les trois coupes
00:36:21du monde
00:36:21la semaine d'acclimatation
00:36:23avant Inter Selva
00:36:25et les jeux
00:36:26qui vont suivre
00:36:26et voici Emilien
00:36:28qui arrive
00:36:28il me semble bien
00:36:29avoir reconnu
00:36:29les escaliers
00:36:30qui mènent
00:36:30à notre studio
00:36:31ici
00:36:31il l'a promis
00:36:32il tient sa promesse
00:36:34Emilien
00:36:34de venir nous voir
00:36:36quelques instants
00:36:36Simon vous voulez
00:36:37rester un petit peu
00:36:38ou non vous partez
00:36:38non non je pars
00:36:39je reviendrai demain
00:36:40ah oui vous partez pas
00:36:41définitivement
00:36:42merci Simon
00:36:44merci infiniment
00:36:45d'être passé nous voir
00:36:46merci Lionel
00:36:47Lionel Laurent
00:36:49qui gère les médias
00:36:50pour l'équipe de France
00:36:51très bien Lionel
00:36:54une question
00:36:55une minute
00:36:56ça va être compliqué
00:36:56on va y arriver quand même
00:36:59le temps d'équiper
00:37:00Emilien
00:37:00vous voyez on fait tout ça
00:37:02comme si vous étiez
00:37:03avec nous ici
00:37:04au Grand Bournon
00:37:05on va lui remontrer
00:37:06les images
00:37:06parce qu'il ne les a pas vues
00:37:07Emilien encore
00:37:08logiquement
00:37:08et puis on écoutera
00:37:10avec lui
00:37:10Eric Perrault
00:37:11parce que c'était
00:37:12un moment très fort
00:37:13également
00:37:14logiquement il nous entend
00:37:15Emilien
00:37:15magnifique
00:37:16alors
00:37:17bienvenue Tadei Pogacar
00:37:18merci de nous accorder
00:37:20quelques instants
00:37:21après cette victoire d'étape
00:37:22ici sur le Tour de France
00:37:23du biathlon
00:37:23une victoire normalement
00:37:27c'est quand on finit
00:37:28premier pas deuxième
00:37:28le sprint
00:37:30la manière dont vous l'avez
00:37:31remporté
00:37:31Emilien rapprochez-vous
00:37:32ça ressemble à une victoire
00:37:35pourquoi Pogacar d'ailleurs
00:37:36comme ça
00:37:37vous êtes d'une monnaie
00:37:37si incroyable
00:37:38vous comparez le vélo
00:37:39et hop on prend le meilleur
00:37:40en plus
00:37:41le coup
00:37:42il a essayé de faire
00:37:42un sprint décollé
00:37:43il finit troisième
00:37:44donc ça n'avait pas marché
00:37:46en face
00:37:46il y avait l'underpool
00:37:47mais
00:37:51un peu instinctivement
00:37:52au début de la descente
00:37:54ou à haute vitesse
00:37:55sur le chousse
00:37:55en tout cas
00:37:56j'avais moins de vitesse
00:37:57qu'eux
00:37:58et je prends 3-4 mètres
00:38:00et je me suis dit
00:38:00bon
00:38:01je ne vais pas pouvoir
00:38:02lancer le sprint
00:38:03je ne vais pas pouvoir jouer
00:38:04dans les skis
00:38:06donc je vais jouer
00:38:08sur l'effet de surprise
00:38:10et prendre plus de vitesse
00:38:11en fait
00:38:11pour rentrer dans cette bosse
00:38:14et sortir avec plus
00:38:15plus rapide que les autres
00:38:17très vite fait
00:38:18mais je veux bien
00:38:19les revoir avec plaisir
00:38:20tiens Lionel nous en voudra pas
00:38:21juste le temps
00:38:22de remontrer les images
00:38:23à Emilien
00:38:23Alexis, Anaïs
00:38:25vous avez la main également
00:38:26voici les images
00:38:26sur grand écran devant nous
00:38:28en fait là
00:38:29je vois qu'il y a un espace
00:38:30à droite
00:38:31et là en fait
00:38:32presque le souci
00:38:33c'est que ça
00:38:33ça se resserre un petit peu
00:38:35donc quand je passe
00:38:37j'ai peur en même temps
00:38:37de taper Eric
00:38:38je pense que lui
00:38:39il faudrait que je revoie
00:38:40les images
00:38:41en me concentrant sur lui
00:38:42mais il n'a pas envie
00:38:43non plus de me faire tomber
00:38:44donc à ce moment là
00:38:46j'avais presque peur
00:38:47que ce soit d'aller
00:38:48le grand gagnant
00:38:49de ce sprint
00:38:49parce qu'en passant à gauche
00:38:50c'était peut-être
00:38:51le plus intéressant
00:38:53mais voilà
00:38:53à ce moment là
00:38:54je vois que c'est assez large
00:38:56et en fait
00:38:57quand j'arrive
00:38:57ça redevient un peu étroit
00:38:59donc il faudrait presque
00:39:00qu'en fait
00:39:00la largeur de la piste
00:39:02qu'il n'y ait pas de coach
00:39:03à ce moment là
00:39:04ça permettrait
00:39:05de gagner un petit peu
00:39:06donc désolé à Eric
00:39:08d'un côté
00:39:08si ça le gêne un petit peu
00:39:10mais ça a tellement
00:39:11envie dans la tête
00:39:12à ce moment là
00:39:14quand on est déjà
00:39:15plus très lucide
00:39:15moi je vois
00:39:17mon plan
00:39:19l'endroit où je vais sortir
00:39:20et j'exécute
00:39:22bêtement
00:39:23le plan
00:39:23c'est beau ce que vous dites
00:39:24l'un et l'autre
00:39:25on vous a entendu là
00:39:26et bien vous allez
00:39:27entendre Eric
00:39:28c'était au micro de Tanguy
00:39:29tout à l'heure
00:39:29écoutez bien Emilien
00:39:30la manière dont il parle
00:39:31de cet instant là
00:39:33non là en fait
00:39:35il y a
00:39:36pour être en live
00:39:37en fait je vois
00:39:39de base
00:39:41je comptais serrer à droite
00:39:42pour ne pas laisser passer
00:39:43à droite
00:39:43et en fait au moment
00:39:45où j'attaque à serrer
00:39:46je vois que c'est Emilien
00:39:47et j'ai un petit sentiment
00:39:49mitigé
00:39:50parce que j'ai envie
00:39:50d'envoyer la personne
00:39:52qui me double à droite
00:39:52dans la barrière
00:39:53parce que j'ai techniquement
00:39:55le droit de faire
00:39:55d'une façon cordiale
00:39:56c'est à dire de le faire
00:39:57avant qu'il passe
00:39:58et en même temps
00:39:59quand je vois que c'est Emilien
00:40:00je me dis
00:40:00mais je n'ai pas envie
00:40:02de faire ça quoi
00:40:02donc je ne suis pas en train
00:40:04de dire qu'Emilien
00:40:04n'était pas meilleur
00:40:05que moi aujourd'hui
00:40:05il était meilleur
00:40:06que moi aujourd'hui
00:40:07mais je pense que
00:40:08j'ai été un peu trop gentil
00:40:09dans ce boss
00:40:10et en même temps
00:40:12je n'ai pas de regrets
00:40:13mais voilà
00:40:13c'est là où on voit
00:40:14où j'essaye de prendre
00:40:14de l'élan
00:40:15et m'écarter à droite
00:40:15petit à petit
00:40:16et je comptais bien
00:40:18fermer cette porte
00:40:19et je n'ai pas fermé
00:40:21la porte
00:40:21voilà
00:40:21c'est beau quand même
00:40:24c'est beau
00:40:25c'est beau
00:40:26et tu vois
00:40:27dans l'autre sens
00:40:28je me dis la même chose
00:40:29où je pense
00:40:30si ça avait été dalleux
00:40:31à la place d'Eric
00:40:32j'aurais vraiment forcé
00:40:34le pas sauter
00:40:35et je serais passé
00:40:36encore plus fort
00:40:37mais il y avait
00:40:38aussi ce côté
00:40:40où je n'avais pas envie
00:40:40de faire tomber Eric
00:40:41et que les deux
00:40:42on soit les perdants
00:40:43de ce sprint
00:40:44donc c'est beau
00:40:46de voir ce respect
00:40:47et je n'ai aucun doute
00:40:49que ça lui servira
00:40:51dès demain
00:40:51et voilà
00:40:53qu'il saura
00:40:54me renvoyer l'appareil
00:40:55Merci beaucoup Emilien
00:40:57on tient notre promesse
00:40:58on ne vous retient pas plus longtemps
00:40:59et merci infiniment
00:40:59d'être passé
00:41:00c'était précieux
00:41:01de vous avoir
00:41:01votre témoignage
00:41:03après cette fin de course
00:41:04exceptionnelle
00:41:05à demain pour la Mastart
00:41:06on sera ensemble
00:41:07à partir de 10h50
00:41:08pour les dernières courses
00:41:10ici au Grand Bornan
00:41:11de Mastart
00:41:11pour terminer
00:41:12ce sont d'ailleurs
00:41:13les premières Mastart
00:41:14de la saison
00:41:15Emilien qui converse
00:41:16avec qui ?
00:41:17Avec Madame la Ministre
00:41:19des Sports
00:41:19qu'on a aperçue
00:41:20lors de la cérémonie
00:41:21protocolaire
00:41:22et qui nous rejoint également
00:41:23Venez Madame la Ministre
00:41:24Faufilez-vous
00:41:27Non c'est pas grave
00:41:28tous les chemins
00:41:29amènent au plateau
00:41:29de la chaîne d'équipe
00:41:30et on est heureux
00:41:31de vous avoir avec nous
00:41:32merci infiniment
00:41:32rapprochez-vous
00:41:34un tout petit peu
00:41:34Madame la Ministre
00:41:36on vous a vu
00:41:37discuter avec Emilien
00:41:38vous félicitez
00:41:40les biathlètes
00:41:40tout à l'heure
00:41:40votre sentiment
00:41:41quand vous ressortez
00:41:42d'une course
00:41:42aussi intense
00:41:43avec un scénario
00:41:44aussi fou ?
00:41:44Forcément
00:41:45on est un peu galvanisé
00:41:46parce qu'en plus
00:41:46on a fait deux belles médailles
00:41:47aujourd'hui
00:41:48donc on est ravis
00:41:49d'être là
00:41:49et puis moi je suis contente
00:41:51de retrouver Alexis
00:41:51on se connait depuis très longtemps
00:41:52et il sait que j'apprécie
00:41:53beaucoup la discipline
00:41:54donc c'est vraiment
00:41:55une super journée
00:41:56de sport et de fête
00:41:56Alors on peut dire
00:41:57pourquoi vous connaissez bien
00:41:58Alexis ?
00:41:58Non on ne dira rien
00:41:59Vous êtes du même coin
00:42:01On est du même coin
00:42:03et Alexis est un grand champion
00:42:05qui porte d'ailleurs
00:42:05il y a un stade de biathlon
00:42:06pas très loin de chez moi
00:42:07qui porte son nom
00:42:08Et oui il a fait clash
00:42:09chez vous Alexis
00:42:09voilà les liens
00:42:11On a eu beaucoup de soutien
00:42:12dans le passé
00:42:13de la part de Madame la Ministre
00:42:15pour créer des événements
00:42:17sur le territoire
00:42:17d'Aix-les-Bains
00:42:18ou autre
00:42:18C'est aussi grâce à Madame la Ministre
00:42:22qu'on a pu faire
00:42:22de beaux événements
00:42:23sur notre territoire
00:42:25tout simplement
00:42:26Et oui parce qu'on est
00:42:26on est chez vous
00:42:27entre guillemets
00:42:28Alors oui
00:42:28Oui ou non
00:42:30Il y a des susceptibilités
00:42:31C'est ça
00:42:31Voilà mais quand même
00:42:32On n'est pas loin en tout cas
00:42:34On n'est pas loin
00:42:34On n'est pas loin
00:42:35Qu'est-ce que
00:42:36la Ministre des Sports
00:42:37sur un événement pareil
00:42:38avec le biathlon
00:42:39et la ferveur populaire
00:42:40Qu'est-ce qu'on vient
00:42:42chercher entre guillemets
00:42:43dans l'approche ici
00:42:46il y a les Jeux Olympiques
00:42:47qui arrivent
00:42:48le Grand Bournant
00:42:49accueillera sans doute
00:42:50les épreuves de biathlon
00:42:51Qu'est-ce qui marque
00:42:52votre passage ici
00:42:54au Grand Bournant ?
00:42:54Alors d'abord
00:42:55j'ai voulu venir
00:42:55pour plusieurs raisons
00:42:56Un parce que c'est incontournable
00:42:57Aujourd'hui quand on a une épreuve
00:42:58de coupe du monde
00:42:59de biathlon au Grand Bournant
00:43:01il fallait que je sois là
00:43:01C'est la septième fois
00:43:02qu'on a la chance
00:43:03d'accueillir cet événement
00:43:04Il fallait que je vienne voir
00:43:05Voilà
00:43:05Sinon
00:43:06Je reste à la maison
00:43:08Vous voyez la place
00:43:09du biathlon
00:43:09C'est très important
00:43:11aujourd'hui
00:43:11le biathlon dans le sport français
00:43:12Donc il fallait que je sois là
00:43:13Deuxièmement
00:43:14il y avait effectivement
00:43:15la remise de cette médaille
00:43:16à nouveau
00:43:1710 ans après
00:43:18Voilà
00:43:19Le fameux globe de cristal
00:43:20Le fameux globe de cristal
00:43:22pour la Coupe des Nations
00:43:22C'était important aussi
00:43:23d'être là
00:43:24pour justement
00:43:25être aux côtés
00:43:26de cette magnifique équipe de France
00:43:27de l'époque en 2012
00:43:28Et donc voilà
00:43:29Je ne pouvais pas manquer
00:43:31ce moment-là
00:43:31Et puis trois
00:43:32Vous l'avez rappelé
00:43:33On est en phase de préparation
00:43:35des Jeux Olympiques
00:43:36et Paralympiques
00:43:36dans les Alpes françaises
00:43:37pour 2030
00:43:38Il y a quelques semaines
00:43:39j'étais ici déjà
00:43:40avec la commission de coordination
00:43:42du CIO
00:43:42Le site était en train
00:43:43de se préparer
00:43:44Donc là ça m'a permis aussi
00:43:45de le voir en configuration
00:43:46opérationnelle
00:43:47Même si pour les JO
00:43:48il y aura plus de monde
00:43:49il y aura plus d'athlètes
00:43:50il y aura plus de médias
00:43:52Mais ça nous permet
00:43:53de voir aussi
00:43:54comment tout ça va se dérouler
00:43:55Et donc c'est super
00:43:56Et en plus
00:43:57quand on a cette ambiance
00:43:58ici sur ce stade
00:43:59qui est juste fantastique
00:44:01parce qu'on a du public
00:44:01tout autour
00:44:02Donc ça veut dire
00:44:03que ça pousse aussi
00:44:03nos athlètes beaucoup
00:44:04beaucoup
00:44:04et donc ça c'est génial
00:44:06Vous avez pu l'expérimenter aussi
00:44:07pendant la cérémonie des fleurs
00:44:09qu'on va revoir
00:44:10avec ce public
00:44:11D'ailleurs on était
00:44:12sur un record d'audience
00:44:13ici
00:44:14record de téléspectateurs
00:44:16ici
00:44:16on est omnibus
00:44:17par les audiences
00:44:18de la télévision
00:44:18record d'affluence
00:44:20aujourd'hui ici
00:44:21au Grand Bournant
00:44:22plus de 21 000 spectateurs
00:44:23pour assister aux deux poursuites
00:44:25et demain
00:44:25ce sera le cas
00:44:26également
00:44:27l'officialisation
00:44:29du Grand Bournant
00:44:30qui accueillera
00:44:30l'épreuve
00:44:32de biathlon olympique
00:44:33ce sera quand ?
00:44:34Je vous vois arriver
00:44:34vous attendrez
00:44:34Non on s'est dit que
00:44:36là on est dans les derniers calages
00:44:38on s'est fixé
00:44:39comme objectif
00:44:40d'avoir les Jeux
00:44:40les plus responsables
00:44:41et les plus sobres
00:44:42donc on a une copie
00:44:43bien évidemment
00:44:44budgétaire à respecter
00:44:45et on a aussi
00:44:46une copie
00:44:47environnementale à respecter
00:44:49donc du coup
00:44:49on expertise
00:44:51aujourd'hui
00:44:51chaque site
00:44:52ce que ça va coûter
00:44:53bien évidemment
00:44:54financièrement
00:44:55mais aussi
00:44:55quelle va être
00:44:56la répercussion
00:44:57des constructions
00:44:57à faire
00:44:57en matière environnementale
00:44:59les trajets
00:45:00donc tout ça
00:45:00on est en train
00:45:01de tout caler
00:45:01donc on s'est dit
00:45:02que notre ambition
00:45:03c'est avant fin juin
00:45:04d'avoir définitivement
00:45:06arrêté la carte des sites
00:45:07elle est quasi arrêtée
00:45:08aujourd'hui
00:45:09mais on se donne
00:45:09vraiment le temps
00:45:10de cette expertise
00:45:11parce que c'est important
00:45:12Quand on vous dit
00:45:13quasi arrêtée
00:45:13quel est le point d'achoppement ?
00:45:14Il y a des petits calages
00:45:15mais vous les connaissez
00:45:16il y a bien sûr
00:45:16le dossier de Val d'Isère
00:45:17Quand est-ce que vous allez
00:45:18trancher officiellement
00:45:19en termes de communication ?
00:45:20Je vous dis
00:45:21peut-être que ça
00:45:22interviendra avant
00:45:23mais nous on s'est fixé
00:45:24comme un objectif
00:45:24on préfère être confort
00:45:25plutôt que de donner des dates
00:45:27et puis de devoir les repousser
00:45:27et puis alors
00:45:28comme on a beaucoup
00:45:29de suspicions
00:45:30autour de ce dossier
00:45:31etc.
00:45:31on préfère se laisser
00:45:32de la marge
00:45:33et pouvoir annoncer
00:45:33les choses sereinement
00:45:34une fois qu'on aura tout calé
00:45:35plutôt que de vous dire
00:45:36ça va tout de suite
00:45:37donc la marge
00:45:37qu'on s'est laissée
00:45:38aujourd'hui c'est le mois de juin
00:45:38C'est une épine
00:45:39à enlever de votre pied
00:45:41de cette organisation ?
00:45:42C'est pas une épine
00:45:43aujourd'hui moi je préfère
00:45:43C'est un sujet quand même
00:45:44C'est un sujet qui agit
00:45:45tout le monde
00:45:46c'est normal
00:45:46alors c'est pas que ça divise
00:45:47c'est que ça interroge
00:45:49voilà les gens sont en attente
00:45:50de savoir
00:45:51parce que forcément
00:45:51la carte des sites
00:45:52c'est un des trucs
00:45:53les plus attendus
00:45:53mais nous je vous dis
00:45:54on préfère faire les choses
00:45:55dans l'ordre et correctement
00:45:56pour être sûr d'avoir
00:45:56une copie qui sorte propre
00:45:58Et d'apaiser finalement
00:45:59en fixant une date pareille
00:46:01pour la suite
00:46:02effectivement
00:46:02la génération 2030
00:46:05parce qu'on parle beaucoup de ça
00:46:06on a accueilli
00:46:07Edvard Grandpiron
00:46:07également tout à l'heure
00:46:08le biathlon incarne ça également
00:46:102022 c'était la moitié
00:46:12des médailles françaises
00:46:14quand on dit génération 2030
00:46:16c'est quel message
00:46:18qu'on veut faire passer
00:46:19qu'est-ce qu'on veut
00:46:19pour l'équipe olympique
00:46:21c'est beaucoup plus de médailles
00:46:22que ce qu'on a bu avoir
00:46:24c'est autre chose
00:46:25dans la formation des athlètes
00:46:27Déjà on s'y prépare
00:46:28puisque vous avez vu
00:46:29que pour les Jeux de Paris
00:46:29il y avait ce programme
00:46:30Ambition Bleu
00:46:31mené avec l'agence nationale du sport
00:46:33je salue Yann Kuchera
00:46:34le directeur de la performance
00:46:35de l'ANS
00:46:36qui nous a permis déjà
00:46:37d'être dans le top 5
00:46:38en Oli
00:46:38et dans le top 8 en Paras
00:46:39donc là on a dévoilé
00:46:42l'ambition Bleu V2
00:46:43je vais dire
00:46:43la version 2
00:46:44où on travaille
00:46:45vous avez vu
00:46:45sur deux olympiades
00:46:46donc pour le coup
00:46:47là on se donne les chances
00:46:47d'aller justement chercher
00:46:48jusqu'à Brisbane
00:46:50et bien évidemment
00:46:51au milieu
00:46:51il y a les Alpes françaises
00:46:53à la maison
00:46:54et donc l'idée c'est quoi
00:46:55c'est de préparer des jeunes
00:46:56le plus tôt possible
00:46:57nos pépites
00:46:58pour les monter sur le haut niveau
00:46:59avec un objectif aujourd'hui
00:47:01qui est celui de dire
00:47:01on aimerait faire 50%
00:47:03de médailles en plus
00:47:03que ce qu'on a fait
00:47:04sur les derniers jeux
00:47:06et déjà d'amorcer le truc
00:47:07dès Milano Cortina
00:47:08ça fait un objectif ambitieux
00:47:10et on espère que ce sera
00:47:11de belles médailles
00:47:12et oui pour atteindre des objectifs
00:47:14il faut être ambitieux
00:47:15Eric Perrault est ambitieux
00:47:16il assume son statut de favori
00:47:17et il est en train de le montrer
00:47:18donc le biathlon est préparé pour ça
00:47:20merci infiniment
00:47:21madame la ministre
00:47:21merci à vous
00:47:21c'était un plaisir
00:47:22d'être passé
00:47:22plaisir partagé
00:47:23merci pour votre clarté
00:47:25concernant 2030
00:47:27et puis pour avoir partagé
00:47:28votre passion du biathlon
00:47:29aujourd'hui ici
00:47:29on va marquer une courte pause
00:47:30et on est de retour
00:47:31pour continuer ce débrief
00:47:33d'autres invités
00:47:33d'autres images fortes
00:47:34on reviendra sur la victoire fantastique
00:47:36de Lou Jean Monod
00:47:37un frisson immense
00:47:39et une gestion extraordinaire
00:47:40de la course de Lou Jean Monod
00:47:41l'émotion également
00:47:42auprès de sa famille
00:47:43la famille d'Eric Perrault
00:47:45également
00:47:45on a suivi la course
00:47:46avec son papa
00:47:47et son fan club
00:47:48à tout de suite
00:47:48de retour en direct
00:48:06au Grand Bornand
00:48:06après la magnifique performance
00:48:08d'Emilien Jacquelin
00:48:09le show d'Emilien Jacquelin
00:48:10qui va pouvoir regagner
00:48:11l'hôtel des bleus
00:48:12qui est juste à côté
00:48:13d'ici
00:48:14après avoir échangé
00:48:15encore
00:48:16avec des fans
00:48:17il a repris le temps
00:48:18Emilien
00:48:18on lui donne un remblochon
00:48:23visiblement
00:48:23et forcément
00:48:24on est au pays du remblochon
00:48:25ici
00:48:26demain les Mastarts
00:48:27ce sera à partir de 10h50
00:48:28on va vous emmener
00:48:30au plus près
00:48:30du fan club
00:48:31d'Eric Perrault
00:48:31pour vivre
00:48:32cette course
00:48:33et ce finish
00:48:34notamment
00:48:35tellement à suspense
00:48:37avec Emilien Jacquelin
00:48:39qui a doublé Eric
00:48:39sur le côté droit
00:48:40on va le vivre
00:48:41comme si vous étiez
00:48:42auprès du fan club
00:48:43il y avait le papa
00:48:43également
00:48:44d'Eric Perrault
00:48:45on reviendra
00:48:45sur la magnifique performance
00:48:47également de Lou Germano
00:48:48qui a été étincelante
00:48:50aujourd'hui
00:48:51le ski cross
00:48:52nous attend à partir
00:48:53de 17h15
00:48:54pour la suite
00:48:54de votre beau samedi
00:48:55de sport
00:48:56on est du côté
00:48:57de l'Italie
00:48:57pour la nouvelle étape
00:49:00de coupe du monde
00:49:00de ski cross
00:49:01il y a 18h40
00:49:02juste après le ski cross
00:49:03les fléchettes
00:49:03on sait
00:49:04ce qu'Emilien et les Bleus
00:49:06vont faire ce soir
00:49:0618h40
00:49:07devant les championnats
00:49:09du monde de fléchettes
00:49:09c'est la suite
00:49:10de la compétition
00:49:11on atteint
00:49:12les 32e de finale
00:49:14désormais
00:49:14Alexis et Anaïs
00:49:15sont toujours là
00:49:16on va découvrir ensemble
00:49:17ces séquences
00:49:18parce qu'on aime
00:49:19vous emmener dans les coulisses
00:49:20bien sûr
00:49:20du biathlon
00:49:21et bien sûr
00:49:22ici au Grand Bornon
00:49:24un petit peu plus encore
00:49:25Jérémy Hansmann
00:49:26qui a été
00:49:27qui a bourlingué
00:49:28partout aujourd'hui
00:49:29il a choisi de vivre
00:49:30la poursuite homme
00:49:31avec le fan club
00:49:32et le papa donc
00:49:33d'Eric Perrault
00:49:34donc revivez
00:49:35les temps forts
00:49:35de cette course
00:49:36comme si vous étiez
00:49:37avec le papa d'Eric
00:49:38son fan club
00:49:39on a exactement le temps
00:49:40qu'il a
00:49:41Ouais
00:50:02ouais
00:50:04Deuxième à 19 secondes, ça fait 2-3.
00:50:34Quatrième.
00:51:00Quatrième.
00:51:02C'est bien !
00:51:08Oui, quand on est au sprint déjà, voilà, il lui en manque clairement dans le dernier
00:51:16moment.
00:51:17Il passe devant.
00:51:18Il espère pouvoir prendre de la vitesse en pied de bosse, mais les autres sont plus puissants.
00:51:24Ils sont costauds.
00:51:26Quatrième.
00:51:28C'est une super course.
00:51:29course, mais pour être
00:51:32sur le podium, il faut encore un peu plus.
00:51:34Demain sur la masque, il sera
00:51:35revanche à ce moment-là. Bien sûr, il y a encore
00:51:37une balle qui traîne par là, il a bien attaqué,
00:51:40il est dedans.
00:51:41Rien à dire. Quand les autres
00:51:43sont plus forts, il faut juste applaudir et dire
00:51:45bravo.
00:51:47Le papa d'Eric Perrault, fidèle
00:51:49à l'image que vous nous avez présentée
00:51:51Tanguy depuis de nombreuses
00:51:53années maintenant, notamment lorsque vous aviez passé une journée
00:51:55de préparation avec Eric.
00:51:58Quand il y a plus fort, il faut l'avouer,
00:51:59le message a été bien reçu par
00:52:02Eric tout à l'heure, à votre micro.
00:52:03C'est très fair play, mais Alexis l'a eu
00:52:06comme entraîneur, c'est quelqu'un
00:52:08qui construit, il le dit, d'abord
00:52:09des jeunes hommes, des jeunes femmes
00:52:12avant de construire des champions
00:52:13et on le voit à travers ce
00:52:16petit reportage, aussi
00:52:17le regard qu'il porte sur son
00:52:20fils, c'est beau de voir ça je trouve.
00:52:22Toujours dans l'analyse très technique,
00:52:23forcément, Franck
00:52:25il fait du billet de londes depuis
00:52:27maintenant, je ne sais pas, 40 ans même plus,
00:52:29c'est important, je ne sais pas depuis combien de temps
00:52:32on peut lui
00:52:33attitrer officiellement
00:52:35son suivi dans le biathlon. Mais quoi qu'il arrive, c'est un
00:52:38des plus grands experts qu'on a en France
00:52:40sur le biathlon, il vit ça
00:52:42avec son fils qu'il connaît par cœur.
00:52:44Donc il y a cet œil spectacle, spectateur,
00:52:46la performance, et puis il y a cet œil
00:52:49vraiment de l'analyse, de l'encouragement, de l'évolution de son fils et on sent que c'est une personne qui est passionnée avant tout et qui vivent quand même ensemble une histoire qui est absolument incroyable, même si aujourd'hui c'était une quatrième place. On sent vraiment que le projet va beaucoup plus loin que ça.
00:53:05Petite conseil pour Jérémy Hansmann qui, pour vous offrir ses images, n'a pas vu une image de la course, c'était dans son dos du début à la fin.
00:53:14On a joliment dit qu'il a beaucoup bourlingué, bon il a fait plus que ça Jérémy Hansmann, et on embrasse également Charles-Antoine Nora qui a du très peu de courses mais un petit peu souffrant comme les biathlètes parfois, et on le retrouvera en janvier avec beaucoup de plaisir. Voilà, Tanguy, oui.
00:53:30Pour l'anecdote, Gilles Marguet qui était sur le pas de tir tout à l'heure, ancien biathlète, qui est coach dans le Doubs, qui fait l'équivalent de Franck Perrault dans le Doubs, et qui a trois enfants qui font du biathlon, qui le coachent, et je lui disais, vous avez un bon exemple avec Franck Perrault, et il me disait, bah, oui mais là c'est plus qu'un exemple, c'est le meilleur tout simplement, donc voilà ce que représente aussi Franck Perrault dans le monde des entraîneurs de biathlon.
00:53:56On a deux entraîneurs quand même en France qui sont un peu des entraîneurs historiques, qui font un travail formidable, et qu'on cite régulièrement, c'est Franck Perrault et c'est Thierry Dusser qui a construit toute une équipe dans le Dauphiné, par exemple, voilà, Emilien en parle de temps en temps en interview ou autre, c'est vraiment des entraîneurs qui construisent en fait les jeunes à des moments clés de leur carrière, et qui ensuite leur permettent d'accéder au plus haut niveau.
00:54:18Et les images de drones que vous avez aperçues, pardon Anaïs, c'est les images en direct de Jérémy Hansmann justement, qui ne décroche pas, et qui vous offre cette vue magnifique avec la nuit qui va tomber gentiment ici au Grand Bournant, il est 16h38 et on est toujours en direct ici pour revenir sur cette folle journée.
00:54:36Un dernier mot sur Eric, Anaïs, on disait tout à l'heure à quel point il avait appris aujourd'hui, ça veut dire que pour la mastarte de demain, le caractère d'Eric quand on le connaît, ce sera forcément une grande mastarte pour lui.
00:54:48Oui, oui, peut-être une petite transformation qui va s'opérer ce soir, mais avant toute chose, j'ai envie de dire, déjà, savourer quand même la réussite, ce qu'il a fait au pas de tir, c'était très bien, ça s'en est pas joué, ça s'en est fallu de peu pour qu'il termine sur le podium, et une bonne récup là-dessus, et surtout rester mobilisé pour demain, la dernière course, on l'a dit, ça fait une longue période, ça fait longtemps qu'ils sont partis, c'est quelqu'un, Eric, qui arrive à quand même bien encaisser, bien accumuler les compétitions, donc demain, voilà, il va avoir les dents longues, et revanche,
00:55:18pour la course de demain de la mastarte.
00:55:20Pas sorti du top 10 depuis la première course de la saison, ils ne sont que deux, dans ce cas-là.
00:55:25Pourquoi vous accélérez à chaque fois que vous parlez de Tanguy ?
00:55:27Vous voulez que je parle encore plus vite ?
00:55:28Non, parce que c'est Lou ou Jean-Benoît qui m'inspire.
00:55:29Parce que vous attaquez comme Emilia Jacques là, vous débordez !
00:55:34J'ai cassé les bassons de personne, j'ai ouvert la porte du circuit.
00:55:37C'est une décalée de Tanguy ?
00:55:39La porte est grande ouverte !
00:55:40Avec Botton, ils ne sont que deux.
00:55:42Oui, c'est vrai, Anne-Sophie l'a dit tout à l'heure.
00:55:43Ça va être sorti du top 10, ça montre sa régularité depuis le début de l'hiver, c'est important.
00:55:48Je pense qu'il est poussé quand même dans ses retranchements, Eric, il ne s'attendait pas à avoir un Johan Olaf Botton aussi performant, aussi régulier.
00:55:55Il avait certainement identifié des adversaires, mais peut-être pas Botton sur ce terrain-là.
00:56:00Certainement qu'il avait identifié Botton, bien sûr, comme quelqu'un de dangereux, comme quelqu'un de rapide, mais pas comme quelqu'un d'aussi régulier, d'aussi bon au tir.
00:56:07Et donc il est quand même, peut-être dans son projet global d'essayer de gagner le général cette année, ou en tout cas de s'inscrire de plus en plus comme être le meilleur billet de lettre au monde.
00:56:16Il doit être légèrement perturbé, il est poussé dans ses retranchements, et ça je trouve que c'est très intéressant pour sa carrière, c'est qu'il va être obligé de continuer à travailler,
00:56:24plutôt que de se dire ça y est, j'ai atteint les sommets.
00:56:26Et petit à petit, une fois qu'il aura digéré ce début de saison qui est particulier, avec ce dossard jaune de Botton qui est dingue,
00:56:33certainement qu'Eric va revenir un petit peu mieux armé, pour mieux rivaliser, peut-être moins se précipiter de temps en temps,
00:56:39faire les deux ou trois petites erreurs qu'il lâche à droite à gauche, ou alors, comme aujourd'hui, peut-être pas assez tranchant pour fermer la porte.
00:56:45C'est des choses qu'il va corriger au fur et à mesure.
00:56:47Le classement général avec Anne-Sophie, qui est toujours là.
00:56:49Anne-Sophie ?
00:56:50Eh oui, je n'ai pas bougé, mais Saoud et Johan-Olaf Botton non plus, il n'a pas bougé en tête de ce classement général.
00:56:56Il y a 138 points d'avance désormais.
00:57:00Vous le savez, une victoire, ça rapporte 90 points.
00:57:02Donc même si Eric venait à s'imposer demain, Johan-Olaf Botton est assuré de passer les fêtes avec le dossard jaune sur le dos.
00:57:10Ça commence à faire un petit peu quand même.
00:57:12Et le premier étonné, finalement, c'est lui, il l'a dit tout à l'heure en interview, je vis un rêve et j'espère que je ne vais pas me réveiller.
00:57:21C'est bien la preuve qu'il joue, en tout cas, côté pas de tir, presque au-dessus de son niveau.
00:57:26Il y a très peu de monde sur un mois entier capable, dans l'histoire de la Coupe du Monde, d'aller tirer aussi bien.
00:57:31Et il y en a un qu'on a perdu au passage, c'est Sturlal à Aigrette, qui se fait complètement remplacer sur ce général par justement Botton.
00:57:38Il est où d'ailleurs ?
00:57:40Il doit être sixième alors.
00:57:42Il est sixième à 304 points, il manque le sixième.
00:57:45Il est ex-aequo en termes de points avec Christian Sen, mais Christian Sen a une victoire de plus.
00:57:50Quentin Fillon-Maillet est septième, est-ce qu'il s'est présenté à votre micro Tanguy ?
00:57:54Je me rappelle tout à l'heure, Tanguy, vous ne vous rappelez pas qui est venu à votre micro ?
00:57:59Quentin, ce premier tir couché, il fait mal. Il vous éloigne de vos objectifs assez tôt dans la course.
00:58:05J'essaie de comprendre un peu les erreurs. Hier, j'ai des points de réponse sur un peu l'attention,
00:58:11mais ça ne me dit pas précisément pour quelles raisons je loupe la balle, parce que ça se joue sur l'instant.
00:58:18Et j'essaie d'aborder le tir d'une première façon qui n'a pas du tout marché,
00:58:24et le deuxième d'une autre façon qui a bien mieux marché.
00:58:26Mais ça m'a un peu dans le jus, comme on dit, à la sortie du premier tir.
00:58:33Et après, j'ai encore un peu galéré sur les deux bouts, mais j'avais des jambes de feu.
00:58:38Donc maintenant que je pense avoir une partie de la recette en couché, il faut l'appliquer demain et garder la forme en ski.
00:58:44Oui, c'est ça. Vous avez le troisième temps de ski de la course, derrière Pontilioma et Samuelson.
00:58:50Ça veut dire que ça répond bien. De toute façon, on le sait, les troisièmes semaines, il vous en reste toujours dans les jambes.
00:58:56Ça va compter parce que demain, 15 kilomètres ici, c'est toujours dur.
00:58:59C'est un format que j'affectionne. C'est long. En troisième semaine, certains sont usés.
00:59:05Je vais jouer ma carte maître, sans dire que je ne les avais pas jouées hier ou aujourd'hui.
00:59:11Mais c'était un peu plus déconstruit.
00:59:13C'est l'échauffement. Demain, c'est la course.
00:59:15J'espère bien. Je suis un vieux, donc il faut le temps que ça avance.
00:59:19Merci, Quentin.
00:59:20La machine, Quentin, elle sera lancée demain.
00:59:24Effectivement, quand on a vu les simulations de ces tirs, les deux balles ratées sur le premier tir couché,
00:59:29ça ne pardonne pas pour la course du jour.
00:59:32Oui, et puis d'autant qu'on a dit il y a dix jours qu'ils étaient en train de trouver une solution avec la respiration.
00:59:38On est en train de se dire que malheureusement, c'était peut-être un pansement sur une plaie un petit peu plus grosse pour Quentin.
00:59:45Une chose est sûre, c'est un éternel recommencement sur ce coucher.
00:59:48Ça aurait été l'histoire de sa carrière.
00:59:50Non, mais c'est vraiment toujours le même problème qu'il n'arrive pas à corriger.
00:59:53C'est difficile pour lui parce qu'on est frustré.
00:59:56Aujourd'hui, il a le troisième temps de ski.
00:59:57Il a 17 secondes.
00:59:58Il va super vite.
00:59:59Il a tout pour faire, Quentin.
01:00:01Il est sur une belle forme en ce moment.
01:00:03Il aborde très bien cette saison olympique au niveau de sa forme physique.
01:00:06Par contre, on a un peu les montagnes russes au niveau de ses résultats sur ce tir couché.
01:00:12C'est son seul point faible.
01:00:13Quentin, il n'a qu'un seul point faible.
01:00:15Vraiment, c'est ce tir couché.
01:00:16Quand ça passe derrière, c'est le podium ou la victoire.
01:00:20Et malheureusement, trop souvent, c'est deux fautes comme ça, coup sur coup.
01:00:24Double faute sur un seul tir.
01:00:25Ça fait très très mal.
01:00:27Malheureusement, on en parlait déjà tout à l'heure.
01:00:29Mais à l'inverse, par rapport à la confiance que Lou a au tir.
01:00:33En fait, Quentin, il est un peu émoussé au niveau de sa confiance.
01:00:36Et c'est difficile d'aborder le pas de tir avec un peu cette crainte.
01:00:40Même si, dans l'objectif, il y va en se disant on remet tout à zéro.
01:00:44Je vais y arriver et je vais le faire.
01:00:45C'est très difficile quand en plus, on recommence.
01:00:47Allez, on en remet deux dehors.
01:00:49Et on prend un coup au moral quand même.
01:00:50Oui, c'est difficile.
01:00:51On a l'impression qu'il avait réussi à prendre une vague,
01:00:54à démarrer, à monter sur sa planche, se mettre debout.
01:00:57Et puis finalement, il est tombé.
01:00:59Et patatras, il faut retourner en mer pour chercher la houle suivante.
01:01:04Et c'est un éternel recommencement.
01:01:06C'est dur pour lui parce qu'on se dit qu'il démarre les courses.
01:01:09Demain, c'est un des favoris s'il arrive à passer ses couchers.
01:01:12Oui, complètement.
01:01:12Et ça peut arriver des fois dans les phases où on comprend quelque chose,
01:01:15d'avoir quand même un petit moment où on cale.
01:01:17On passe d'une étape où on ne comprenait pas.
01:01:19Tout d'un coup, on comprend.
01:01:20On met des premières stratégies en place.
01:01:23C'est une nouvelle façon de faire.
01:01:24On y arrive bien parce que c'est nouveau.
01:01:26Un peu la chance du début de nouvelles façons de faire.
01:01:30Et puis, il y a le moment où ça coince un tout petit peu.
01:01:33Mais ça ne veut pas dire qu'il va complètement retomber en arrière.
01:01:35Peut-être que dès demain, il est capable de repartir avec des sans-faute sur les couchers.
01:01:39Et ensuite, de stabiliser ça pendant la période de la trêve de Noël
01:01:42avant de revenir un peu plus solide de ce côté-là en janvier.
01:01:44La nuit est en train de tomber du côté du Grand Bornand.
01:01:48On a précisé ces images de drone qui est en train de tourner en ce moment même.
01:01:51Jérémy Hansmann, il y a le calme absolu ici.
01:01:55Enfin, absolu non, parce qu'il y a des cloches qui sonnent au niveau des chapiteaux là-bas au fond.
01:02:00Il y a la fête évidemment pendant cette étape de Coupe du Monde au Grand Bornand.
01:02:04Quentin Fillon-Maillet, demain, on l'attend avec beaucoup d'impassion sur la Mastart
01:02:08à partir de 10h50 pour le rendez-vous Anne-Sophie.
01:02:12Un chiffre dont pourrait s'inspirer Quentin Fillon-Maillet.
01:02:15S'il y arrive, ça ferait des étincelles.
01:02:17Ça concerne Johan Elav Botten.
01:02:1897% de réussite derrière la carabine en course individuelle.
01:02:23Il y en a eu 7 des courses individuelles depuis le début de la saison.
01:02:262 points devant les 95% de réussite déjà insolant de Simon Heder.
01:02:30Vous savez, l'Autrichien qui est vraiment une référence derrière la carabine.
01:02:34Depuis le début de l'hiver sur ses courses individuelles, Botten, il a manqué une balle en debout, deux balles en coucher.
01:02:39Incroyable.
01:02:40Est-ce qu'un favori, parce que Simon Heder, c'est vrai qu'il ne joue pas les premières places,
01:02:44donc on appréhende ça peut-être de manière différente.
01:02:46Est-ce qu'un favori a déjà atteint un tel pourcentage de réussite au tir ?
01:02:51Même Martin Fourcade n'était pas à ce niveau-là.
01:02:53Martin était à combien ? 92 en général ? 93 ?
01:02:56Un peu mieux que ça, je dirais.
01:02:57Ah oui ?
01:02:57On a toujours eu, globalement, là, sur ces dernières années, peut-être que Yohannes Beu est un peu différent,
01:03:02mais on a quand même eu des très belles statistiques de tir d'une manière générale.
01:03:06Après, là, ce qui est un petit peu particulier avec Botten, c'est qu'à la base, ce n'était pas du tout naturel pour lui.
01:03:11Ce n'est pas comme Martin, par exemple, qui pendant très longtemps a bien tiré dès la première phase de sa carrière passée.
01:03:20Ensuite, Martin s'est mis à bien tirer, il a toujours bien tiré.
01:03:22Mais Botten, lui, il a eu beaucoup, beaucoup de mal, il a beaucoup travaillé.
01:03:25Et ça, pas tout le monde y arrive.
01:03:27Il y a beaucoup de billets athlètes qui ont du mal à tirer et qui tireront mal toute leur carrière.
01:03:31En fait, ce qui est un petit peu curieux pour nous, c'est de savoir comment il a réussi à travailler ça et comment il l'a compris.
01:03:37Et ce qui a l'air d'être assez inquiétant pour ses adversaires, c'est qu'il a l'air désormais d'avoir des éléments, des bases très, très solides sur lesquelles il vient s'appuyer.
01:03:46Et on sent sur ces tirs que c'est des tirs réfléchis, c'est des tirs qui sont à chaque fois posés, qui sont hyper stables et qui ne tiennent absolument pas compte de l'environnement qu'il a autour de lui.
01:03:56Il ne s'inquiète pas, même si ça va plus vite, il n'accélère pas.
01:03:59Il se contente de repartir avec un sans faute.
01:04:01C'est comme si un peu, il avait complètement disséqué le billet à clon en se disant comment on fait pour gagner une course en billet à clon.
01:04:07Mais finalement, je me rends compte que moi, ma plus grande chance de gagner, c'est en mettant les balles au fond.
01:04:10Et il a trouvé une stratégie pour y parvenir.
01:04:12Après, combien de temps il va être capable de le faire ?
01:04:15On va peut-être avoir un premier élément de réponse.
01:04:16Et demain, c'est une mass start.
01:04:17C'est la première de la saison.
01:04:19C'est une course où il est un peu moins bien physiquement en ce moment, où ils vont être tous en même temps.
01:04:24Ça va être intéressant de voir sa stratégie, s'il est capable de continuer dans cette démarche-là.
01:04:28Pour l'instant, il est quand même assez peu chahuté par les événements extérieurs.
01:04:33Il arrive sur des tirs aujourd'hui à la confrontation avec Dahl, qui a déjà gagné une mass start ici.
01:04:39Il dit « je fais le choix de le mettre sous pression, je l'entends rater et donc je me concentre pour mettre la dernière balle ».
01:04:46Ça veut dire que pendant son tir, il arrive à réfléchir à la situation, à réagir et à ajuster sa tactique.
01:04:53Et ça, c'est fort parce qu'on le connaissait évidemment bon skieur.
01:04:56Et là, on voit que sa palette, elle est étoffée.
01:04:58On se souvient du premier individuel de début de saison où on trouve qu'il tire très lentement.
01:05:03Et on se dit « attention, sur les courses en sprint, il aura peut-être un peu moins de temps ».
01:05:06Il est capable quand même de s'adapter.
01:05:08Sa palette, elle semble assez large.
01:05:10Alors, on se demandait tout à l'heure, parce qu'Anne-Sophie nous rappelait son pourcentage de réussite au tir.
01:05:15Il est à 97% sur les courses individuelles.
01:05:18Martin Fourcade, au meilleur de ses années, durant ses plus belles années, son pourcentage était à combien ?
01:05:26Moi, je le vois écrit, donc je ne vais pas répondre.
01:05:29Non, c'est pas ça.
01:05:30Ça, c'est Button.
01:05:31Ah, ok.
01:05:32Je dirais 92, 93.
01:05:3492, vous avez tué le jeu, Alexis.
01:05:36C'est 92% pour Martin Fourcade.
01:05:38Mais sur l'ensemble d'une saison, la saison, elle est encore longue.
01:05:43Pour ça, on se demandait comment il tiendrait la Button s'il tient à ce rythme-là.
01:05:46Ce serait absolument sensationnel.
01:05:48Mais si je ne dis pas de bêtises, en deux saisons, il est passé en IBU Cup autour de 82% à 87% l'hiver dernier,
01:05:56où il était un peu malade.
01:05:57Il skiait moins bien et il a pris des bonnes habitudes au tir.
01:06:01Et là, on est encore 10 points au-dessus et en Coupe du Monde et avec la pression du Dosargeon.
01:06:05Et je viens de voir une évolution assez remarquable pour lui.
01:06:09Essentiel.
01:06:09Il t'a écouté, Tanguy.
01:06:11Il s'est essuyé la bouche avant de passer la ligne d'arrivée, cette fois-ci.
01:06:13Je n'avais pas vu tout à l'heure.
01:06:14Mais c'est assez intéressant, Noa.
01:06:16Il a pris le temps.
01:06:17Ça fait plaisir.
01:06:18On va continuer de débriefer cette folle journée.
01:06:21Si je dis Lou Jean Monod, ça donne quoi ?
01:06:24Lou, Lou.
01:06:25Merci Anne-Sophie.
01:06:26Heureusement que vous êtes là.
01:06:27C'est incroyable, ça.
01:06:28On a entendu ça toute la journée.
01:06:30Lou, Lou, Lou, Lou.
01:06:31Heureusement que vous êtes là.
01:06:32Bonne camarade, Anne-Sophie.
01:06:34Vous pouvez toujours compter sur moi, mais ça, ou à n'importe quelle heure.
01:06:37Vous voyez bien.
01:06:37Devant mes bides à répétition avec le reste de l'équipe.
01:06:40Restez bien avec nous parce que la journée, elle était vraiment dingue pour Lou.
01:06:43Et on revit les temps forts juste après ça.
01:06:45A tout de suite.
01:06:45De retour en direct du Grand Bornand.
01:07:13Voici à quoi ressemble le Grand Bornand.
01:07:15Fin de journée.
01:07:15Il est quasiment 17h.
01:07:17On a vécu une journée fantastique avec les poursuites.
01:07:19La poursuite femme Lou Jean Monod qui nous a fait vibrer de manière exceptionnelle.
01:07:26Vraiment une course fantastique.
01:07:27On va revoir les moments forts de Lou dans un instant avec Alexis, Anaïs et Tanguy.
01:07:33Les gardiens du stade sont là.
01:07:35Vous êtes les gardiens du stade.
01:07:37On va y rester parce que j'ai oublié les clés.
01:07:40C'est vous qui fermez les stades sur la Coupe du Monde.
01:07:42Et ici, c'est le cas également, Tanguy.
01:07:44Émilien Jacquelin qui a signé une magnifique deuxième place également.
01:07:47Ça nous promet deux mass-tarts extraordinaires demain.
01:07:49Soyez là à partir de 10h50 pour les dernières courses individuelles ici au Grand Bornand.
01:07:54Et ce seront les deux premières mass-tarts, vous le savez, de la saison.
01:07:5710h50 et dans quelques minutes, on filera en Italie pour le ski-cross.
01:08:01Une nouvelle étape de Coupe du Monde.
01:08:0218h40, ce sera les fléchettes avec la suite des championnats du monde.
01:08:0532e de finale.
01:08:07Alors tiens, avant de lancer les temps forts de Lou, si vous deviez donner un temps fort de Lou, ce serait quoi Alexis ?
01:08:14Le moment fort de sa course, de sa victoire.
01:08:17En émotion, pas seulement en biathlon.
01:08:19Je pense le moment où elle réussit son premier coucher.
01:08:22Ok, Anaïs ?
01:08:23C'est ce que je voulais dire.
01:08:24C'est ce que vous vouliez.
01:08:26Tanguy ?
01:08:26Eh bien, le premier debout, parce qu'il lui donne l'assurance d'aller gagner la course derrière, presque.
01:08:31Le dernier debout, mais ça outre.
01:08:32Non, Sophie.
01:08:33Le drapeau, le drapeau de son papa.
01:08:35Ah, voilà !
01:08:36Je savais que vous attendiez ça, mais nous, on est dans la performance.
01:08:40Elle veut changer dans la performance.
01:08:41Et vous, dans l'ambiance.
01:08:42Mais oui, mais depuis toutes ces années, l'émotion, voyons.
01:08:44Ça fait 10 ans qu'on est ensemble.
01:08:45Il y avait de l'émotion sur les moments qu'on décrit.
01:08:48Il y avait beaucoup d'émotions.
01:08:49Oui, évidemment.
01:08:49C'est une émotion différente.
01:08:50Lou Jean Bonneau au moment où elle va s'emparer de ce drapeau pour aller franchir la ligne d'arrivée.
01:08:55Et la cascade d'émotions ensuite, compilée par l'excellent Matisse avec Geoffrey.
01:08:59Les deux Geoffrey d'ailleurs, en régie ici au Grand-Borde.
01:09:01La France !
01:09:16La France !
01:09:20La France !
01:09:24La France !
01:09:28Félicitations. Bravo. Bravo.
01:09:58Félicitations. Bravo.
01:10:28Félicitations.
01:10:42Qu'est-ce que vous ressentez ?
01:10:47J'ai vu beaucoup d'émotions dans vos yeux quand elle est montée sur la première marche.
01:10:50Ça vous fait quoi de voir Lou gagner ici au Grand Bornand ?
01:10:54Beaucoup d'émotions, c'est vrai. On la suit depuis toute petite avec sa soeur aussi.
01:11:01C'est l'aboutissement. Ça représente vraiment beaucoup en plus au Grand Bornand.
01:11:06Donc c'est décuplé. L'émotion est vraiment décuplée.
01:11:10Oui, en France, elle avait eu du mal jusque-là et maintenant, c'est la folie.
01:11:14Oui, oui, maintenant, c'est la folie.
01:11:17Oui, oui, elle prend le maillot jaune au Grand Bornand.
01:11:20Donc c'est un bonheur supplémentaire.
01:11:23Merci.
01:11:23Merci.
01:11:24Merci.
01:11:25Merci.
01:11:26Merci.
01:11:27Merci.
01:11:28Merci.
01:11:29Merci.
01:11:30Merci.
01:11:43Merci.
01:11:58C'est la gagnante, la gagnante, la gagnante, la gagnante, la gagnante, la gagnante.
01:12:12Formidable, Louis-Jean Monod, cette émotion.
01:12:14Et encore une fois, quand on connaît son histoire ici au Grand Bournant,
01:12:17elle a dompté ses peurs, ses craintes pour en faire quelque chose de grand
01:12:21et devenir vainqueur ici au Grand Bournant Anne-Sophie.
01:12:24Elle va donc s'élancer demain pour la Mass-Tarte avec le dosar jaune de leader.
01:12:26Oui, tout à fait, dosar jaune de main sur les épaules de Louis-Jean Monod
01:12:30car elle est la leader du classement général.
01:12:32Elle a désormais 53 points d'avance sur Dorothée Avireur.
01:12:3851, pardon, 51 points d'avance sur Dorothée Avireur au classement général.
01:12:42Je me suis empressée de faire le calcul pour vous, mais Saoud,
01:12:46je crois qu'elle a besoin de terminer dans le top 7, Louis,
01:12:49et elle sera assurée de passer les fêtes en jaune.
01:12:51C'est tout ce qu'on lui souhaite, Anne-Sophie.
01:12:53Louis-Jean Monod demain sur la Mass-Tarte à partir de 10h50.
01:12:55Tiens, puisqu'on s'accroche au cygne,
01:12:58pendant qu'on profite encore une fois de cette vue magnifique ici au Grand Bournant
01:13:01avant de filer en Italie,
01:13:02Quentin Fiermaillet, l'année où il décroche le globe de cristal,
01:13:05le gros globe, il avait pris le dosar jaune.
01:13:08Où ?
01:13:09Au Grand Bournant.
01:13:10Au Grand Bournant, exactement.
01:13:12Sur la poursuite.
01:13:13Merci Anne-Sophie.
01:13:14Vous êtes tellement prévisible.
01:13:16Mais il ne perd pas le dosar jaune à l'issue de la Mass-Tarte récupérée par Émilie en Jacqueline ?
01:13:21Il l'a pris après la poursuite.
01:13:23Après, on n'a pas dit qu'il n'avait pas perdu.
01:13:25Il n'a pas passé Noël avec, en revanche.
01:13:26On regarde l'histoire comme elle nous arrange, Tanguy.
01:13:29Oui, c'est dingue quand même.
01:13:30C'est une erreur, elle est deuxième.
01:13:32Quand même.
01:13:32Ça, on ne s'y attendait pas.
01:13:33Deuxième du général.
01:13:34Franchement, si elle reste deuxième pour les fêtes,
01:13:36c'est presque encore plus gros.
01:13:38Si elle le retrouvera après le dosar jaune.
01:13:40Voyons, Tanguy, il y a des feuilletons dans une histoire.
01:13:43Il est 17h05, comme promis.
01:13:46On va pouvoir filer du côté de l'Italie pour la suite de la Coupe du Monde de Ski-Cross.
01:13:50Le rendez-vous pour le biathlon, c'est demain à 10h50.
01:13:52Soyez là.
01:13:53On rappelle qu'on a vécu un record d'affluence ici au Grand Bornand.
01:13:57Plus de 21 000 spectateurs.
01:13:59Ce sera encore le cas demain.
01:14:01Vous imaginez l'ambiance qui va accompagner les deux Mass-Tarte,
01:14:04les deux premières Mass-Tarte de la saison.
01:14:06Anaïs, Alexis, Tanguy, toute l'équipe ici qui se démène
01:14:10pour que vous puissiez profiter de cette étape de Coupe du Monde au Grand Bornand.
01:14:13On sera très heureux de vous retrouver à partir de 10h50 demain.
01:14:16Mais de tout de suite, c'est le Ski-Cross du côté d'Italie avant les fléchettes.
01:14:2018h40, la suite des championnats du monde.
01:14:21Très bonne soirée à vous et à demain, 10h50.
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