- il y a 3 jours
Retrouvez le replay de l'après-course de la mass start hommes de la 6e étape de la Coupe du monde de biathlon à Nove Mesto du 25/01/2026.
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00:00C'est bon de voir un immense champion émerger, naître, confirmé sous nos yeux, c'est ce qu'est en train de faire Eric Perrault.
00:15Il remporte la Mastart à Nové-Miesto, c'est la dernière course avant les Jeux Olympiques et il s'empare du dossard jaune de leader.
00:22C'est lui le meilleur billet à tête de la planète et on a la chance de pouvoir en profiter aujourd'hui.
00:26Le podium avec les réactions également, Charles-Antoine Nora, Jérémy Hintzman sont en place pour accueillir Eric dans les secondes qui viennent.
00:34Débrief complet jusqu'à la Mastart Femme qui sera le deuxième événement billet à temps du jour avec cette fois Lou Jean Monod qui va tenter de consolider sa position de leader du classement général.
00:42Quelle chance on a d'accompagner cette équipe de France avec Tanguy, Alexis, Marie, Anne-Sophie.
00:48Marie, honnêtement, voir un tel champion éclore sous les yeux, c'est fantastique à vivre.
00:53Je ne sais pas si on dirait éclore, mais c'est vrai qu'en fait c'est impressionné.
00:59Vraiment, vraiment, moi je suis sciée de ce que réussit à faire Eric.
01:05En fait, j'ai l'impression que quand il annonce un truc, il le fait.
01:08Donc c'est dire en fait la maturité et je ne sais pas, le recul qu'il arrive à prendre, à mettre en place en fait.
01:15Il a fait des tirs, on va en parler.
01:17On va prendre le temps, on va tout revoir.
01:19C'est vraiment une très belle course, hyper bien maîtrisée.
01:23En fait, c'est difficile, on dit éclore, parce qu'on le voit éclore depuis longtemps.
01:27Absolument.
01:27Et je trouve que même au plus haut niveau, il arrive encore à progresser, à nous surprendre dans sa façon de skier et de tirer.
01:34Donc non, c'est un sacré maître.
01:3720 sur 20 encore.
01:38Alexis, honnêtement, est-ce que sur cette mass start-là, on ne vient pas de mettre le tampon définitif sur le statut d'Eric Perrault comme grand champion ?
01:46Si, en fait, éclore, moi, pas du tout, il est déjà champion du monde, il est troisième.
01:50Éclore depuis le début.
01:51Je vais poursuivre, mais ça va où ?
01:52Éclore, non, parce qu'on le connaît déjà, donc voilà, il est déjà champion du monde quand même.
01:57Ça, il faut bien le rappeler.
01:58Par contre, effectivement, là où je vous rejoins complètement, c'est qu'il change de dimension pour moi aujourd'hui.
02:03Vraiment, entre ce qu'il a fait avant-hier ou avant-avant-hier, là, sur l'individuel cours où il va chercher la victoire avec une course fabuleuse,
02:11et ce qu'il fait aujourd'hui sur une mass start où ses adversaires les plus directs sont présents, il y a des impasses, certes, chez certains, mais les meilleurs sont là.
02:17Samuel Elson était là, Botton était là, Jacomel était là.
02:20Ils sont à son contact, il y a une grosse pression, c'est la dernière course avant les JO, tout le monde a envie de montrer de belles choses.
02:25Il arrive à sortir une course qui est hors catégorie et qui, en plus, c'est faite d'une façon où seuls les très, très grands champions peuvent le faire.
02:33Donc oui, là, ce n'est pas l'encensé, ce n'est pas s'enflammer.
02:37Éric, justement, c'est ça aussi qui est bien, c'est qu'on le connaît depuis longtemps, ce n'est pas une surprise.
02:41Par contre, il montre que dans ce qu'on connaissait de lui, il est encore capable de monter d'un cran et aujourd'hui, il l'a prouvé.
02:46Il l'a prouvé d'une manière éclatante, remarquable, Éric Perrault et la cérémonie des fleurs à Vallée de Belle parce qu'elle sera partagée par les frères Claude.
02:54Fabien, quatrième, Émilien, sixième.
02:56Voici Fabien en direct avec Charles-Antoine.
02:59Ça va être un beau moment pour la famille Claude.
03:00Oui, il y a un Éric Perrault, Éric Perrault qui remporte cette course, mais il y a une très belle journée pour vous avec Émilien, une quatrième place acquise dans la douleur.
03:11Et vous auriez même pu faire mieux dans ce dernier tour en allant chercher Aspenes.
03:14C'est encore une belle journée pour l'équipe et déjà, tout d'abord, bravo à Éric parce qu'il fait deux fois 20 sur 20 dans la semaine, deux fois victoire.
03:23Il prend le jaune, tout ça, donc top, une bonne augure pour la suite.
03:27Après, pour ma part, oui, je ne sors pas si loin du Norvégien.
03:32Je fais un bel effort dans la montée et ensuite, sur la partie descendante, je voyais que c'était de plus en plus loin, on va dire.
03:39Donc, oui, j'ai tout donné.
03:40Je n'ai pas de regrets.
03:41Je suis satisfait de ma course et voilà, il y a plein de bonnes choses en tout cas.
03:46Donc, content de partager mes premières fleurs avec mon petit frère aussi.
03:49Il y avait dur de trouver les points positifs sur l'individuel.
03:53Aujourd'hui, on imagine que c'est une course qui rassure aussi.
03:56C'est la dernière course de ce bloc de janvier avant les Jeux Olympiques.
03:59Oui, c'est un peu des hauts des bas cette saison.
04:03Je suis content parce que j'en laisse souvent pas passer deux avant de réagir.
04:07Aujourd'hui, mon objectif, c'était vraiment d'être tout là, d'être juste.
04:12Et bon, j'ai su le faire.
04:14C'est vrai qu'avec 18, ça manque pour aller chercher le podium.
04:18Mais je pense que devant, c'est 20, 19 et 19.
04:20Donc, voilà, je sais ce qu'il reste à faire.
04:26Et voilà, j'ai envie de dire, si ça s'aligne encore un peu dans 10 ou 15 jours, je prends.
04:32C'est le gros objectif de l'année.
04:34Donc, voilà, ce n'est pas d'aller tout claquer cette semaine, même si j'aurais bien aimé.
04:38Mais je me raccroche à ça, que c'est vraiment cet objectif-là.
04:4220, 19 et 20, même.
04:43Je verrai, Aspones, il tire à 20 aujourd'hui.
04:45Bravo, Fabien, et bon podium.
04:46Merci.
04:48Cérémonie des fleurs pour Fabien avec Emilia-Claude.
04:50Ça va être une belle histoire.
04:51On l'attend au micro de Tanguy, de Charles-Antoine également.
04:54Tanguy, il est là.
04:55Éric Perrault également.
04:57Tanguy, justement, pour que nos téléspectateurs comprennent la métamorphose ou l'ascension d'Éric Perrault.
05:03Le petit Éric Perrault, vous étiez allé voir dans sa famille, encore frêle, qui se construisait.
05:08On est très, très loin de ça.
05:10Aujourd'hui, c'est le grand champion qu'il rêvait d'être.
05:12Nous, on est loin.
05:14Effectivement, c'est un grand écart entre ce qu'il était il y a 4 ans et ce qu'il est devenu maintenant.
05:20En revanche, dans le discours, ça n'a pas bougé d'un centimètre.
05:24C'est-à-dire qu'il y a 4 ans, quand il redescendait en IBU Cup et qu'il peinait à prendre les poursuites parce qu'il avait des difficultés sur le tir et qu'il se construisait encore.
05:35Dans les interviews de J-2, qu'on ne diffusait pas forcément à chaque fois parce qu'il n'était pas encore le Éric Perrault d'aujourd'hui, il nous disait.
05:40« Évidemment que je prends le départ demain pour gagner la course. »
05:43Je lui dis « Éric, vous êtes loin au classement général, vous êtes loin en temps de ski. »
05:48Il dit « Oui, mais ça ne sert à rien de mettre un dossard si on pense qu'on va perdre la course. »
05:51« Ça ne sert à rien d'y aller. »
05:52Moi, je rêve de gagner le gros globe. Je rêve d'or aux Jeux olympiques.
05:59Et en fait, si je veux que ce soit un objectif et pas un rêve, il faut que je m'impose cette rigueur-là, mentale déjà, avant d'y arriver.
06:05Toute cette construction, Marie, qui sépare les athlètes très bons, les biathlètes très bons, des biathlètes d'exception.
06:13Tout à fait. Moi, je vois encore une fois dans la course d'aujourd'hui l'intelligence de course d'Éric.
06:19C'est pas le meilleur en ski, mais à chaque fois, il a su mener et se replacer derrière pour récupérer, donc jouer vraiment sur ses forces.
06:27Au niveau du tir, on aura le temps de les décrypter encore une fois, mais vraiment, c'est une maîtrise de ne pas s'autoriser à en mettre une dehors sans toutefois retenir les balles.
06:40Et ça, c'est très fort en fait, parce que des fois, quand on ne s'autorise pas à mettre une balle dehors, on a tendance à les retenir vraiment.
06:46C'est-à-dire qu'on ne les laisse plus sortir du canon et c'est là où on va faire des grosses erreurs, des coups de doigt, on va précipiter les choses.
06:52Là, non seulement il est capable de commencer un tir très vite, il met vraiment la pression debout sur ses adversaires.
06:56Il a travaillé ça et en fait, il tire les premières balles en premier et il est capable de s'arrêter au milieu de son tir, de retirer une première balle.
07:04En fait, quand vous arrêtez, c'est comme si vous retiriez une première balle.
07:08C'est dur de tirer une première balle en fait. Et là, ce que fait Eric, moi je trouve que vraiment...
07:14Chapeau.
07:14Vraiment chapeau. Et quand on voit les reportages, les très bons reportages en amont, on comprend mieux en fait que c'est quelque chose qui ne s'autorise pas non plus à l'entraînement.
07:25En fait, il y a énormément de travail derrière et de rigueur derrière cet homme-là. Donc voilà, bravo, bravo.
07:31Vous savez quoi Marie, Tanguy a retrouvé un extrait de la préparation d'Eric qui illustre à merveille le travail effectué pour en arriver exactement là où il en est aujourd'hui sur cette séquence du tir debout à Nové Mesto face à Giacomel, face à Samuelson et face à tous les autres.
07:48On vous prépare ça dans un instant, juste après la cérémonie des fleurs qui va commencer dans quelques secondes.
07:54Alors profitons-en pour vous faire gagner la belle somme de 3 000 euros, vous le savez, cette semaine. Voici la question du jour pour pouvoir jouer maintenant la Mastart qui est la course du jour.
08:04Eh bien, c'est une épreuve en biathlon qui est une épreuve 1 individuelle, 2 en relais, 1 ou 2, vous envoyez votre réponse au 7 10 21, 1 ou 2 au 7 10 21.
08:14Bonne chance à vous, tirage au sort demain pour gagner cette somme de 3 000 euros.
08:18Est-ce qu'on est prêt du côté de Nové Mesto pour cette magnifique cérémonie ? Oui Anne-Sophie, quel plaisir.
08:24A vous écouter maintenant, couronner Éric Perrault.
08:27Avec les 23 500 spectateurs, c'est le chiffre officiel des organisateurs à Nové Mesto qui vont faire un bruit monstre pour cette cérémonie des fleurs,
08:39avec beaucoup d'histoires pour nous à raconter.
08:42Bien sûr, la victoire d'Éric Perrault et on l'a dit, cette cérémonie des fleurs partagée entre Fabien et Emilien Claude.
08:54Et parmi les belles histoires, il y a aussi celle de ce Norvégien de 28 ans, Svere Aspenes, le dossard 21 à droite de l'image.
09:22Qui disputait la toute première Mastard de sa carrière et qui, à 28 ans, va signer le premier,
09:41va en tout cas sentir le premier podium de sa carrière puisqu'il a bien passé la ligne en 3e position.
09:47Ce site de Nové Mesto aura donc été le théâtre de ses meilleurs résultats en carrière, 8e sur l'individuel cours.
10:06Il y a deux jours, c'était déjà le meilleur résultat de sa carrière à 28 ans.
10:11Il a fait encore mieux avec un tout premier podium, un tout premier top 3 pour celui qui a décroché comme Éric Perrault,
10:21qui a réussi la prouesse comme le Français d'un 20 sur 20 aujourd'hui.
10:24et qui, en plus, a résisté au retour de Fabien Claude dans la foulée.
10:29Quand on connaît les jambes en ce moment de Fabien, ça aussi, c'est assez incroyable.
10:36Elle nous manquait quand même cette belle moustache américaine sur le podium d'une course de Coupe du Monde.
10:58C'est vrai qu'on l'avait vu briller sur les championnats du monde et puis on était un peu déçus sur notre fort depuis le début de l'hiver
11:05avec Campbell White qui n'avait jamais fait mieux que 6e.
11:08Le voici de retour, lui aussi, au meilleur des moments.
11:11Plusieurs médailles empochées la saison dernière au Mondiaux.
11:15Attention, il sera médaillable, comme on dit, sur les prochains Jeux Olympiques dans 10 jours.
11:21France, c'est que ça a été médaillé, comme on dit, sur les prochains Jeux Olympiques dans les prochains Jeux Olympiques dans les prochains Jeux Olympiques dans les prochains Jeux Olympiques.
11:51en Tchéquie pour Éric Perrault.
11:53Pas la moindre cible n'aura échappé au bal de son canon.
11:57Un 20 sur 20 sur l'individuel, un 20 sur 20 également sur la Mastarte.
12:01Et à chaque fois, ça fait une victoire.
12:03180 points marqués depuis son arrivée à Norimesto sur ce classement général.
12:08Il est le nouveau leader du classement général.
12:14Et ça veut dire Anne-Sophie qui va le recevoir à son dossard jaune dans quelques instants.
12:17A priori, même s'il ne pourra pas le porter aux Jeux Olympiques, c'est la règle.
12:22Car les courses des Jeux ne comptent pas pour le classement général.
12:25Il devrait y avoir la petite cérémonie qu'on attend.
12:28On va d'abord très certainement honorer le 4e, 5e et 6e de la course.
12:33Avec la 4e place d'abord pour Fabien Claude.
12:41Une nouvelle 4e place comme il n'y était parvenu la semaine dernière sur la poursuite de Rupolding
12:46en faisant une remontée fantastique sans rancune avec Espenes
12:49qu'il a essayé de rattraper dans les derniers mètres.
12:52Quelle semaine également pour Lucas Soffer, l'italien de 36 ans
12:56qui sera à domicile dans 10 jours pour disputer les Jeux Olympiques.
13:04Et quelle semaine aussi !
13:07Il fait partie des hommes en forme à Novemesto.
13:09D'Emilien Claude, déjà 6e sur l'individuel court.
13:13Une nouvelle 6e place sur cette Mastart.
13:16Et la toute 1re cérémonie des fleurs partagée avec son grand frère Fabien.
13:22Est-ce que le dossard jaune arrive ?
13:34C'est le protocole qui a mis en place la Fédération internationale depuis le début de la saison.
13:41Il est là ! Borout Nounard apporte le dossard jaune au nouveau leader Eric Perrault.
13:46Récemment, on voyait juste le biathlète l'accrocher sur la lanière de la carabine.
14:08Le système de portage, pas du tout.
14:09Eric a bien l'intention de l'enfiler sous les applaudissements du staff de l'équipe de France.
14:22Vous ne trouvez pas qu'il m'y va remarquablement bien quand même.
14:31Effectivement, ça a de l'allure.
14:33Eric Perrault avec ce dossard jaune.
14:36Il a l'air de beaucoup lui plaire également.
14:39Juste avant de partir à Antolse pour discuter les Jeux Olympiques.
14:44Il est rassassé, repu même.
14:47Eric, après tous les points qu'il a engrangés, à Nové Mesto, extraordinaire.
14:52Il y a des séquences qui ont plus de poids que d'autres.
14:57On est d'accord, on partage cette émotion aujourd'hui de vivre un moment particulier quand même.
15:02Avec ce dossard jaune qu'en file Eric, on a l'impression qu'on n'est vraiment pas dans l'anecdotique avec ce qu'on vient de vivre.
15:07C'est bien aussi de voir quelqu'un qui célèbre différemment.
15:11Il est expressif, il le fait à sa manière sans se soucier de ce qu'on pourrait penser ou dire.
15:17Et c'est ça qui est génial avec Eric, c'est qu'on a aussi cette nouvelle génération qui prend le pouvoir,
15:22qui est différente et qui va nous amener une autre façon de voir le spectacle.
15:26Mais oui, maintenant, on lui souhaite de le garder le plus longtemps possible
15:28parce qu'on sent qu'il a la trempe pour l'avoir sur les épaules pendant longtemps, celui-là.
15:32Il n'en a pas peur de ce dossard jaune.
15:34Il est content de l'avoir.
15:37Il en rêve.
15:39C'en est devenu un objectif.
15:40Et ce qui est très fort, c'est qu'en début de semaine, au micro de chère Antoine Nora,
15:43il disait Giacomelle à Oberhof.
15:45Il a marqué beaucoup de points.
15:47Moi, c'est ce qui me manque et je vais corriger ça cette semaine.
15:50Je vais marquer beaucoup de points.
15:51Et là, vraiment, pour la première fois de sa carrière,
15:53il pose sa patte sur une étape complète de Coupe du Monde en venant remporter les deux courses.
16:00Et en plus, il sort Giacomelle du top 10 en réussissant sur le pas de tir aujourd'hui, le tir parfait.
16:06Il a fait un peu des goupillés sur le pas de tir aussi son adversaire du jour.
16:10On verra son tir, évidemment.
16:11Alexis, on va faire un point sur le classement général parce qu'on vous dit qu'il met sa main sur cette semaine à Novemesto.
16:20Il était arrivé avec combien de points de retard à Novemesto sur Tommaso Giacomelle ?
16:26Éric Perrault, 82 points.
16:29Et voici le classement général.
16:31Il a désormais combien de points d'avance sur Tommaso Giacomelle ?
16:3437 points d'avance, oui.
16:38Je lis dans le bon ordre.
16:3937 points d'avance pour le Français sur Tommaso Giacomelle au total.
16:43Il aura donc repris 119 points à l'italien sur l'ensemble du week-end.
16:482 fois 90 points que valent une victoire.
16:52Éric Perrault a marqué 180 points sur les deux courses, l'individuel court et la Mastart.
16:57Quant à Tommaso Giacomelle, il n'en a marqué que 61 sur ces deux épreuves-là.
17:02On s'enflamme parce que ça va dans le bon sens pour Éric Perrault.
17:05Pourquoi ne voulez pas qu'on s'enflamme ?
17:06C'est quand même aussi la preuve que dans les deux sens, ça peut aller très vite
17:11et que la victoire a 90 points.
17:13Quand elle est pour Éric Perrault, ça fait 180 points d'un coup.
17:16Mais attention, il reste pas mal de courses en mars.
17:21Et ce qui va se passer pendant les Jeux Olympiques, même s'il n'y a pas de points,
17:23peut avoir une grosse influence sur la fin de saison.
17:26Pardon Tanguy, Alexis.
17:29Oui, on peut vivre des scénarios différents.
17:31Mais c'est l'ordre de ce scénario-là qui compte.
17:34Que ce soit Éric qui reprenne la main.
17:36Sachez-le, Charles-Antoine nous l'indique à l'instant.
17:38Thomas Giacomelle, il a déjà quitté le stade.
17:41Il ne s'est pas arrêté en zone mixte.
17:43Il est complètement assommé parce qu'il vient de vivre aujourd'hui
17:46sur la Mastart.
17:47Ce qui est dingue, moi je trouve, sur cette étape,
17:50c'est que quand ils sont arrivés à Novemesto,
17:52il y avait quand même un bloc de 4.
17:54Il y avait Botton, Samuelson, Giacomelle qui était en tête
17:56et Éric au milieu de tout ça.
17:57Là, Giacomelle, il les a mis dans les cordes, ses adversaires.
18:00C'est vraiment lui qui les a déstabilisés, qui les a poussés.
18:02Éric.
18:03Éric, oui, pardon.
18:04Il a mis Giacomelle dans les cordes.
18:05Il a mis Giacomelle, il les a mis.
18:07En gros, c'est Éric, je reprends ce que je voulais dire.
18:08C'est Éric qui les a mis dans les cordes.
18:10Éric, il est allé chercher un tel niveau
18:16peut-être que pour certains, c'était sur l'individuel,
18:19des informations sur les intermédiaires.
18:21Peut-être que pour d'autres, comme aujourd'hui, Giacomelle,
18:23en étant loin à l'issue des deux premiers couchés,
18:26il est obligé de se mettre trop dans le rouge.
18:27Et ensuite, quand il arrive sur le debout, il part à la faute.
18:30Mais c'est vraiment Éric, en étant impérial,
18:34c'est ce que vient de dire Tanguy,
18:35en mettant sa patte sur ce week-end complet,
18:38il a déstabilisé ses adversaires et il les a fait perdre.
18:41Et là, pour Giacomelle, ça va avoir des conséquences
18:43au niveau de l'impact médiatique.
18:45Parce que c'était un peu la star italienne
18:47juste avant les Jeux Olympiques.
18:48Là, la presse italienne, qu'est-ce qu'elle va dire ?
18:49Elle va dire Giacomelle vient de perdre son dossard jaune
18:51juste avant les Jeux Olympiques.
18:53Et ça, ça peut rajouter une pression supplémentaire
18:55et donner l'ascendant psychologique
18:56au champion français qui est en train de s'envoler.
18:59Mais pour lui aussi, il faudra tenir son rang
19:01maintenant sur les Jeux Olympiques.
19:02En tout cas, il a l'air prêt pour le faire.
19:04Simon Fourcade arrive au micro de Charles-Antoine.
19:05Et l'image dont on vous parlait,
19:07et on va revenir dessus juste après, évidemment,
19:10Thomas Zodiacomelle qui s'en va tête basse
19:12sans s'arrêter en zone mixte aujourd'hui.
19:15Il est suffisamment rare, Thomas Zodiacomelle,
19:16pour le signaler, complètement éteint par Éric Perrault aujourd'hui.
19:21On poursuit la discussion, on revoit les tirs
19:23qui ont fait basculer cette mastarte.
19:25Un document exceptionnel dans l'ordre de la préparation
19:27pour mieux comprendre comment Éric Perrault s'est construit
19:29pour arriver à un tel niveau.
19:30Mais on partage d'abord le sourire de Simon Fourcade
19:32avec Charles-Antoine.
19:34Charles-Antoine, demandez-lui s'il a eu la même impression que nous.
19:37Un entraîneur très très heureux, Simon.
19:40Charles-Antoine, demandez-lui s'il a eu la même impression que nous
19:43qu'Éric Perrault vient de tamponner son statut de champion
19:47et de biathlète d'exception aujourd'hui avec cette course.
19:50Alors, Messaoud a une question très importante.
19:54Est-ce qu'Éric Perrault a, selon vous, aujourd'hui,
19:56tamponné son statut de très grand biathlète aujourd'hui ?
20:00Mettre un dossard jaune sur les épaules,
20:02surtout en milieu de saison, c'est jamais anodin.
20:05Donc oui, Éric, je pense, commence à faire partie des très très grands.
20:09Qu'est-ce qui vous a impressionné le plus aujourd'hui sur la piste,
20:12mais surtout peut-être sur le pas de tir ?
20:14Qu'est-ce qui fait qu'Éric Perrault, aujourd'hui, tire à 20 sur 20
20:17et remporte cette course pour vous ?
20:19Qu'est-ce qu'il fait ? Il faudra lui demander directement.
20:21Maintenant, moi, ce qui m'a impressionné le plus chez lui aujourd'hui,
20:22c'est sa très grande maîtrise, que ce soit sur la piste ou au pas de tir.
20:26On l'a vu se reprendre au pas de tir pour venir chercher cette 20e balle,
20:30mettre l'impulsion de course où il faut.
20:32Quand il était avec Campbell sur son quatrième tour, je crois,
20:36pour distancer la concurrence et ne pas leur laisser la possibilité de revenir.
20:40Donc, une très très grande maîtrise et une très très grande connaissance de course.
20:45En tout cas, vision de la course pour pouvoir venir s'imposer aujourd'hui.
20:49On sent qu'Éric, fin décembre, avait envie de faire mieux, notamment sur les skis.
20:54Il nous a dit début janvier que c'était un de ses objectifs principaux.
20:57On a l'impression qu'aujourd'hui, il arrive à cocher toutes les cases.
21:00Quelqu'un qui cible et qui réussit ses objectifs.
21:03Quelqu'un qui cible, quelqu'un qui sait où il veut aller.
21:05Il avait décidé de monter en puissance sur cette fin janvier.
21:08C'est vrai qu'on avait attaqué la saison en étant un petit peu plus prudents,
21:12je pense, que d'autres nations et on voit qu'on monte un petit peu en puissance sur ce mois de janvier
21:16avec le mois de février qui arrive, donc droite au but maintenant.
21:19C'est aussi une belle course d'équipe dans l'ensemble pour les garçons cette semaine
21:23avec l'individuel Emilien Claude et Oscar Lombardo dans la cérémonie des fleurs.
21:28Aujourd'hui, il y a encore trois garçons dont Éric sur cette cérémonie des fleurs.
21:32Ça montre un petit peu le management de l'équipe sur cette fin de période.
21:41Je pense que c'est important d'arriver avec un maximum de confiance sur ce qui nous attend en février.
21:45C'est ce qu'on leur a dit hier soir sur la réunion, d'essayer de venir se remplir de confiance
21:49sur cette dernière course avant les Jeux.
21:53Et voilà, il y a de belles choses qui sont faites.
21:55Maintenant, on garde le cap et on continue à travailler en vue du mois de février.
22:01Bravo Simon, merci beaucoup.
22:03Immense, bravo à Simon Fourcane et à cette équipe de France vraiment du management de top niveau
22:07pour amener les biathlètes en totale confiance, on l'espère, pour les Jeux olympiques.
22:11Marie, pour rebondir sur ce que vient de dire Simon et poursuivre la discussion au sujet d'Éric.
22:16Oui, moi je trouve que là, enfin moi c'était plutôt sur là où Tomasio Giacomelle a perdu la course.
22:22Pour moi, c'est simplement que par rapport à Éric, quand on compare deux champions,
22:26parce que c'est quand même pas non plus le sous-estimé, l'italien,
22:29c'est qu'en fait il n'a qu'un seul mode.
22:31Là où Éric, en fait, il a toute une palette.
22:34Et enfin voilà, moi je dirais vraiment ça à l'italien, il a vraiment cette façon de jouer sur son ski.
22:39Voilà, c'est une puissance, c'est un taureau, il joue, il avance.
22:43Par contre, il n'a qu'un seul mode de tir, un peu à l'instar de l'équipe d'Italie
22:46qui tabasse au niveau du tir.
22:49Mais si ça passe, tant mieux.
22:50Si ça ne passe pas, par contre, il y a des grosses ouvertures de porte.
22:53Là où Éric, il est capable de ralentir, il est capable d'accélérer,
22:55il est capable vraiment d'avoir une vision beaucoup plus complète
22:58de ce qu'il est en train de faire dans sa course,
23:00de où il en est dans sa course et de où en sont les adversaires.
23:04Anne-Sophie, vous avez une devinette pour le plateau juste après ça ?
23:07Oui, une devinette soufflée par la cellule du diathlon, vous en doutez.
23:10Bon, on a un duo français en jaune.
23:12Lou Jean Monod chez les femmes et Éric Perrault chez les hommes.
23:18C'était quand la dernière fois que c'est arrivé ?
23:19Et surtout, c'est avec qui ?
23:21Il faut demander un peu de temps, ça demande un peu de temps, ça, non ?
23:25La saison de Quentin...
23:27Justine et...
23:28Ah, Justine et Martin, peut-être.
23:30Ah, ou Quentin et Julia.
23:32Mais Julia, elle n'était pas encore forte.
23:33C'est deux ans après que Julia est forte.
23:35Allez, j'ai un premier indice.
23:37La dernière fois, c'était il y a neuf ans, en 2017.
23:40Ah, mais t'as raison.
23:41Depuis le dernier duo français en jaune.
23:44Marie a trouvé ?
23:452017 avec Martin Fourcade, ça vous l'avez.
23:48Et ?
23:49Marie-Den Ravère ?
23:51Et Justine Brézaz-Boucher.
23:52Bravo, Marie.
23:53Vous n'avez jamais de mémoire sur le biathlon.
23:55Et bien là, bing !
23:56Dès qu'il faut jouer, la mémoire remarque.
23:58Bravo.
24:00Magnifique.
24:00On vient à un grand moment pour une grande période pour le biathlon français.
24:03Et on va en profiter tous.
24:05On va s'attarder sur le tir d'Éric Perrault qui a fait complètement basculer cette main start.
24:09Dans le détail avec vous.
24:11Mais d'abord, les émotions.
24:13Et l'émotion, c'était sur ce tout dernier tir avec les commentaires d'Anne-Sophie et d'Alexis.
24:18Oh, il l'a fait ! Il est monstrueux !
24:44Quelle tension sur cette dernière balle ! Eric Perrault va être le nouveau leader de la Coupe du Monde !
24:50Mais oui, c'est le nouveau leader de la Coupe du Monde, Eric Perrault, sur ce tir.
24:55La tension avant la libération extraordinaire comme sensation.
25:00Oui, Tanguy ?
25:01Non, mais on a regardé ce tir ensemble.
25:03Ce n'est pas un tir rapide en 33 secondes, 32 secondes, point neuf.
25:07Et quand il se reprend sur cette dernière balle et qu'il l'a réussie, je vous dis, mais assez yak cet été.
25:13Je l'ai vue, cette scène-là.
25:15Je l'ai revue et j'ai eu l'impression vraiment d'une grande similarité.
25:19Alors, je suis allé sur mon ordinateur, j'ai retrouvé la séquence et la voilà.
25:23On le voit d'abord tirer ou pas ?
25:25Si vous voulez, on le revoit tirer une fois.
25:27Donc, sur l'installation, il a un petit peu de marge sur Campbell Wright.
25:35Et ça, c'est répéter, répéter, répéter, répéter pendant le stage à des multiples reprises ?
25:3914,7 secondes pour tirer la première balle.
25:42Ensuite, 2 secondes, je ne suis pas du tout sur le bon tir.
25:4611 secondes, puis 2,2, 2,6 là.
25:50Et donc, il se reprend la dernière en 9 secondes et demie.
25:53C'est vraiment un... Il se ralentit, il se reprend.
25:58Marie le disait tout à l'heure, il faut vraiment être fort mentalement pour réussir à faire ça.
26:04Sauf qu'en fait, même à l'entraînement, quand il a envie, il ne lâche rien.
26:09Et même la dernière balle, même la 1367e balle d'entraînement,
26:14quand il décide de ne pas la rater, il ne la rate pas.
26:17On revoit avec la caméra isolée.
26:18Et on découvre cette séquence ensuite à Seillac.
26:26Là, il faut vraiment une force mentale de fou pour se reprendre à ce moment-là.
26:31Et c'est fait. Force mentale de dingue, vous avez dit Alexis.
26:34Le voici en direct.
26:35Charles-Antoine, vous pouvez lui remporter les mots d'Alexis.
26:39Une force mentale de dingue pour réussir ce dernier tir
26:42qui l'envoie vers le 20 sur 20 et la victoire.
26:47Eric, il y a des courses bonnes, des courses très bonnes.
26:50Aujourd'hui, c'est une course de patron, la victoire, le 20 sur 20 et le dosser jaune à l'arrivée.
26:55Ça fait du bien.
26:56C'est des moments qui sont...
26:58C'est des grands moments.
26:59C'est sûr.
27:00Quand je suis dans la cour, je ne vis pas les choses pareilles.
27:02Il y a de la pression, il y a de l'envie, il y a de la fatigue, il y a plein de choses.
27:06Mais quand je re-regarde certaines petites images et quand j'apprécie chaque moment que j'ai vécu pendant la course,
27:12c'est grand et ça fait du bien.
27:14Alexis Boeuf, vous parlez de votre force mentale sur ce dernier tir.
27:18Vous vous reprenez, vous êtes face à Campbell Wright.
27:21Qu'est-ce qui se passe dans votre tête à ce moment-là ?
27:22J'ai eu deux tirs debout difficiles.
27:25Le premier, j'ai dû me reprendre aussi à la troisième.
27:28Je sentais que ça bougeait, je sentais que ce n'était pas des tirs que naturels.
27:32Mais je savais pourquoi j'étais là aujourd'hui, je savais ce que je voulais.
27:35Je suis heureux d'avoir réussi à combler le défi de tirer à 20 sur 20.
27:39Sur la dernière, ça bougeait beaucoup.
27:41Je me reprends, ça bougeait pareil.
27:44Mais dans ces moments-là, je repense à tout ce que je veux, à tout l'entraînement que je fais et pourquoi je suis là.
27:51Et la volonté, elle a marché aujourd'hui.
27:52Ce n'est pas toujours qu'elle marche, mais ça fait du bien.
27:54Est-ce que vous réalisez la semaine que vous venez d'accomplir ?
27:57Deux courses, deux victoires, deux 20 sur 20 ?
28:00Oui et non.
28:01Comme je dis, je vis la course de l'intérieur.
28:04Je mets énormément d'exigences pour être capable de mettre en place ce niveau-là.
28:08Maintenant, non, je ne me rends pas compte parce que je sais que je regardais des Martins à la télé faire ça facilement.
28:15Je comprends aujourd'hui qu'en fait, ce n'était pas facilement qu'ils le faisaient, c'était dans le combat.
28:18Et c'est ce qui fait aussi la beauté des victoires.
28:21C'est qu'on a l'impression que c'est facile, mais au fond, on cravoche.
28:24Et ça fait du bien quand tout s'aligne et que ça fonctionne bien.
28:28Il y a un autre garçon que vous avez peut-être fait aussi dégoupillé sur le pas de tir.
28:31En tout cas, ce sont les mots de Tanguy Guéroas.
28:33Sur le premier coucher, Thomas Sojacomel part à la faute à côté de vous.
28:37Vous avez senti aussi cette frustration chez lui ou peut-être cette tension sur ce premier tir ?
28:41Spécialement, je regarde le tir à la fin de mon tir.
28:45Des fois, je regarde pendant, j'avoue.
28:47Mais là, je n'ai regardé qu'à la fin du mien.
28:48Je vus qu'il faisait un tour.
28:50Maintenant, souvent sur les premiers tirs et dans le deuxième tour,
28:54ceux qui arrivent par derrière peuvent combler l'écart.
28:56Donc, je savais que la course était loin d'être finie.
28:59Mais il me semble qu'il est parti plusieurs fois à la faute ensuite.
29:02Et c'est ce qui a fait que le gap s'est créé.
29:04Oui, parce qu'il y a cette première faute sur ce premier tir.
29:07Vous êtes à 5 sur 5.
29:08Est-ce que vous sentez qu'il revient ?
29:09Parce qu'il recolle dans la dernière ligne droite.
29:11Il est quasiment dans votre groupe.
29:13C'est possible.
29:13Je n'ai pas vu comme ça à proprement parler.
29:15Par contre, je sais qu'on n'a pas ce qu'il est très vite.
29:18Je sais que ça s'est regardé.
29:19Il n'y en a pas beaucoup qui aiment prendre les relais dans ces groupes.
29:22Du coup, il y a deux ou trois fois où j'ai gueulé un peu pour qu'il y en ait qui passent.
29:25Je suis en général un bon client qui fait pas mal de temps devant.
29:28Donc là, j'ai décidé de...
29:29Tant pis si je temporisais.
29:31Il y en a qui devaient prendre les relais.
29:32Donc, ça a été un peu le jeu.
29:33Donc, je savais que ça allait revenir.
29:35Maintenant, il fallait que je mette les balles et ça a marché.
29:36Il y a cet avant-dernier tour aussi avec Campbell Wright
29:39où vous décidez cette fois d'accélérer et de le lâcher
29:41avant d'arriver sur ce dernier tir.
29:44Oui, concrètement, tout le long du tour,
29:47je savais que c'est là où il fallait au bout d'un moment créer l'écart avec derrière.
29:50Je m'étais économisé un peu.
29:51Donc, j'ai essayé d'appuyer.
29:52Au final, je vois que Campbell y suit.
29:54Donc, je lui ai demandé une ou deux fois de venir prendre un relais.
29:56Il me dit si je peux, je passe.
29:58Je peux pas.
29:59Et du coup, je me rends compte qu'il fallait que je continue à appuyer
30:02quitte à prendre un peu d'écart à le faire.
30:05Donc, après, je fais ma propre course.
30:06Et sur ce dernier tour, j'entends qu'il loupe la première balle.
30:09C'est aussi ce qui m'encourage à me reprendre.
30:11Et voilà, au final, ça m'a donné un anneau de pénalde de marge.
30:14Merci, Eric.
30:15Vous pouvez aborder ce mois de février avec beaucoup de confiance.
30:17Le dossier à rejaune et cette première place au général,
30:19c'est un premier objectif de cocher.
30:21Il y a Lionel qui met la presse là.
30:23Lionel, il a le temps aujourd'hui.
30:25Oui, c'est super d'arriver à atteindre ce maillot rouge aussi de la Massart,
30:30le maillot jaune avant cette dernière période.
30:32Maintenant, je vais mettre tout ça de côté.
30:34On rentre dans une petit peu nouvelle période avec ces Jeux olympiques.
30:38Je vais bien me reposer mentalement pour être frais.
30:41J'ai de grandes ambitions sur ces Jeux.
30:42J'ai hâte d'y être.
30:43Mais ça va être des nouveaux combats.
30:44Le maillot jaune, il ne va pas m'aider à aller plus vite.
30:47Bravo, Eric.
30:48Merci.
30:49Merci à toi.
30:50Eric Perrault, la pression, c'est Lionel Laurent,
30:53membre du staff de l'équipe de France,
30:54évidemment en charge des médias.
30:56La tournée médiatique, elle va se poursuivre pour Eric Perrault,
30:58nouveau leader du classement général de la Coupe du Monde.
31:00D'ailleurs, Anne-Sophie, il est en tête partout ?
31:03Presque.
31:04Il n'est pas encore en tête du sprint.
31:06Il est troisième sur le classement du sprint.
31:08En revanche, si demain devait se jouer à un individuel,
31:11une poursuite win-mastart,
31:12il aura à chaque fois le dossard rouge.
31:13Oui, il est en tête de ces trois classements de la spécialité.
31:16Eric Perrault qui domine le biathlon mondial
31:18grâce à cette victoire aujourd'hui sur la mastart,
31:22le classement de la mastart qui apparaît.
31:24165 points pour Eric Perrault.
31:25Devant Tommaso Giacomelli, il récolte les fruits
31:28d'un travail inlassable à l'entraînement.
31:30C'était le cas en stage où vous l'avez suivi à Seillac Tanguy.
31:33Le tir que vous avez vu aujourd'hui,
31:35eh bien, ça vient de tout ce travail.
31:37Cette séquence va vous aider à mieux comprendre.
31:38Je ne sais pas si vous avez regardé le dernier tir,
31:42mais le dernier bal, il a pris du temps à sortir.
31:45C'est un peu ça, c'est essayer de se battre pour chaque bal.
31:47L'hiver, c'est le même combat finalement.
31:57Des fois, l'été, on peut être un peu plus vague.
31:59On se dit que ce n'est pas grave,
31:59ce sont le plat dernier.
32:00Le but, c'est d'essayer de se concentrer.
32:02Mais moi, j'essaie de mettre l'application
32:03sur réellement mettre la même intensité que l'hiver.
32:07C'est-à-dire que chaque bal compte.
32:08Et voilà, c'est ce que j'essaie de faire.
32:10Ça ne marche pas trop mal,
32:12mais c'est vrai que c'est un combat.
32:13C'est le but de l'entraînement finalement.
32:16Le combat à l'entraînement,
32:17eh bien, ça vous permet de gagner les combats
32:19en situation de course.
32:20Alexis, vous l'avez vu également
32:21sur le premier tir debout.
32:24Alors, expliquez-nous, image à l'appui avec ce tir,
32:27avec Marie également,
32:28pourquoi ce combat pour aller tirer la dernière balle
32:32et pourquoi ils sont peu à réussir ce qu'a fait Eric ?
32:34Alors, sur le troisième tir,
32:35c'est sur la troisième balle que ça va se jouer.
32:36C'est le premier debout,
32:38c'est un moment clé de la course,
32:39on le dit à chaque fois,
32:40c'est là qu'on bascule.
32:41Et il est exceptionnel.
32:42Regardez la vitesse avec laquelle il va tirer
32:44par rapport aux autres.
32:45Il a le temps de tirer ses deux premières balles
32:47quand les autres n'ont pas encore commencé à regarder.
32:48Elle est déjà partie sa première,
32:49il met la deuxième.
32:50Et là, personne n'a tiré encore,
32:51lui, il en a déjà tiré deux.
32:52Et là, entre la deuxième et la troisième,
32:55il met énormément de temps
32:56parce que justement,
32:57il est rentré dans cette démarche.
32:58Autant le faire sur une dernière balle
32:59comme sur son dernier tir,
33:01c'est quelque chose qu'on voit assez souvent.
33:02On est à 20, à 19 sur 19,
33:04on veut aller mettre la 20e,
33:05on se reprend, on arrive, on s'accroche.
33:08Par contre, le faire sur un troisième tir,
33:10au milieu de la course,
33:11sur une troisième balle,
33:12ça, c'est complètement différent.
33:13C'est vraiment une grosse qualité.
33:15Si on regarde vraiment
33:16en termes de vitesse d'installation,
33:17déjà, il va hyper vite.
33:18La première balle sort en 8,9.
33:21La deuxième, elle enchaîne très vite
33:22en 1 seconde, 6.
33:23Entre la première et la deuxième,
33:25il y a 1 seconde, 6.
33:25Par contre, entre la deuxième et la troisième,
33:27il y a 5 secondes, 2.
33:28Ça, c'est très très long.
33:29En moyenne, en debout,
33:30on tire normalement
33:31entre 1 et 2 secondes
33:32entre chaque balle.
33:34Donc là, 5 secondes,
33:35c'est beaucoup plus long.
33:36Et c'est là qu'il arrive quand même
33:37à faire la différence.
33:37Parce que si à ce moment-là,
33:38il fait un tour de pénalité,
33:40ce n'est plus du tout la même course.
33:41Il perd le contrôle.
33:42Alors qu'en faisant ça,
33:43il garde le contrôle,
33:44il garde la maîtrise de ses adversaires.
33:46Il les force à surjouer
33:48pour rester à son contact.
33:50Mais vraiment, regardez,
33:51ce début de tir-là,
33:52ces deux premières balles,
33:53là, tac, tac,
33:55c'est du délire.
33:56Tu es capable de faire ça
33:56par rapport aux autres.
33:57Alors pourtant, il est face à Émilien
33:58et d'autres super bons tireurs.
33:59Il tire vite en plus.
34:01Il arrive à exceller
34:02sur des nouvelles choses.
34:04Et ça, c'est vraiment
34:05un truc de grand champion.
34:08C'est ça le cap supplémentaire,
34:09Marie, d'arriver à séquencer
34:10son tir de cette manière-là,
34:12comme vient de nous l'expliquer Alexis.
34:15C'est ce qui sépare
34:15les champions des autres biathlètes ?
34:18C'est d'avoir différents tirs
34:19dans son sac.
34:20Un tir rapide, un tir appliqué.
34:22Et de savoir,
34:22dans la même séquence de tir,
34:24utiliser les deux.
34:25Et Eric, il a beaucoup
34:27de tiroirs dans son grenier
34:30avec beaucoup de situations de tir
34:32et il les maîtrise toutes.
34:34Et ça, c'est chouette.
34:34C'est vraiment chouette.
34:35En re-regardant la séquence,
34:36j'étais un petit peu loin.
34:37Je suis un peu loin de l'écran.
34:38J'ai du mal à bien voir.
34:40Mais peut-être qu'en fait,
34:42il a effectivement
34:42vraiment attaqué son tir.
34:44Donc, il met la pression
34:44sur les autres.
34:45Après, ce n'est pas voulu
34:46qu'il s'arrête.
34:46Je pense que ce n'était pas
34:47quelque chose qui était prémédité.
34:49Mais peut-être qu'il a fait
34:50une approche
34:50qui ne jugeait pas satisfaisante.
34:51Donc, on le revoit respirer de nouveau
34:53pour se donner toutes les chances
34:55de mettre les balles au centre.
34:57Il ne tire pas des balles
34:58à peu près.
35:00Au moment où il appuie
35:01sur la détente,
35:02c'est que les éléments de visée
35:04sont alignés
35:04et que la balle,
35:05elle est dans la cible.
35:06Et ça, c'est vraiment fort.
35:09Eric, il a compris
35:10quelque chose de fondamental.
35:12Ce que Martin avait lui aussi.
35:14Vous êtes le premier
35:15à le comparer à Martin Forca.
35:16Oui, parce que sur ce genre de choses,
35:18ils sont pareils.
35:19C'est qu'en fait,
35:20ils comprennent
35:20qu'ils ne tirent pas des balles.
35:21Ils tirent des poignées
35:22de 25 secondes.
35:23En fait,
35:24quand vous tirez une balle,
35:25c'est 25 secondes
35:25qui sort du canon.
35:26Sauf que ces 25 secondes,
35:27c'est soit elles sont pour vous,
35:28soit elles sont contre vous.
35:30Si vous ratez la balle,
35:31c'est 25 secondes contre vous.
35:32Vous allez sur la note pénalité,
35:33vous faites un tour.
35:34Si vous la mettez dans la cible,
35:36c'est 25 secondes
35:36que vous gardez pour vous.
35:37Et ça, ils l'ont compris.
35:38Et c'est vraiment quelque chose
35:40que tout le monde
35:40n'arrive pas à faire,
35:41même si ça paraît évident
35:41quand je le dis comme ça.
35:42Oui, tout le monde le sait
35:43qu'en fait,
35:44quand on rate une balle,
35:44on va sur la note pénalité.
35:46Mais sauf que ça reste
35:46quelque chose d'un peu virtuel
35:47quand on est sur un tir.
35:48On ne s'en rend pas toujours compte.
35:49Et là, aujourd'hui,
35:50Éric le montre
35:51et Martin l'avait compris
35:52bien avant lui
35:52et le faisait déjà.
35:54C'est qu'en fait,
35:55je ne donne pas 25 secondes
35:56à mes adversaires.
35:57C'est 25 secondes
35:57que je garde pour moi.
35:58Et ça, c'est une qualité énorme.
36:00Et même dans son entraînement,
36:01je trouve que c'est hyper bien.
36:03Ce qu'il fait,
36:03c'est qu'on a pendant très souvent
36:04un petit peu trouvé
36:06qu'un sans-faute,
36:07c'était quelque chose d'exceptionnel
36:08qu'on valorisait comme ça.
36:09En fait, un sans-faute
36:10en biathlon à l'entraînement
36:11pour ceux qui font partie
36:12de cette nouvelle génération,
36:13ça doit être la norme.
36:14Et par contre,
36:15c'est quand vous ne faites pas
36:15un sans-faute,
36:16c'est un échec.
36:17Et ça, Éric,
36:18il arrive à le traduire
36:20de manière réelle.
36:22Même si on le sait tous,
36:23lui, il arrive à le traduire
36:24de manière réelle
36:25et ça fait la différence.
36:26Éric Perrault
36:27qui fait la différence aujourd'hui
36:28pour s'emparer du dossard jaune
36:30de leader avant les Jeux Olympiques.
36:31Vous voyez,
36:31superstar désormais du biathlon.
36:33Éric Perrault,
36:34on est de retour
36:35juste après une courte pause
36:36pour écouter
36:36les autres biathlètes français
36:38après cette Mastarte Homme.
36:39La Mastarte Femme
36:40nous attend également.
36:41Et puis,
36:41qu'est-ce que c'est
36:43qu'un écrémage
36:44sur une Mastarte ?
36:45Eh bien,
36:45vous allez comprendre
36:46avec Tanguy
36:47qui nous a préparé
36:47une magnifique séquence.
36:49Quand on fait le ménage
36:50pour rester uniquement
36:51parmi les grands du biathlon,
36:53eh bien,
36:53Tanguy vous explique tout ça
36:54juste après une courte pause.
36:55A tout de suite.
37:06On vit de grandes émotions
37:14de biathlon
37:14grâce à Éric Perrault
37:15qui vient de remporter
37:16la Mastarte
37:16et le dossard jaune
37:18de leader de la Coupe du Monde.
37:19Tout ça avant les Jeux Olympiques
37:20puisque c'était la dernière course
37:21avant les Jeux à Antols.
37:24La Mastarte Femme
37:25se prépare
37:26pour toujours plus d'émotions
37:27avec Lou Jean Bonneau
37:28qui va tenter, elle,
37:30de consolider sa place
37:31de leader du classement.
37:33Vous voyez à quel point
37:33c'est la superstar
37:34du biathlon mondial.
37:36Désormais,
37:37Éric Perrault
37:37avec le public
37:38de Novemesto.
37:40On poursuit
37:41ce formidable dimanche
37:42avec toute l'équipe de France
37:44d'ailleurs
37:44qui nous a offert
37:45une belle course.
37:45Oscar Lombardo
37:46qu'on va retrouver
37:46avec Charles-Antoine
37:48et il va nous parler
37:49d'Éric Perrault également.
37:54Oscar, parti 14e.
37:5614e à l'arrivée.
37:57Est-ce que c'est
37:57une bonne course ?
37:58Comment vous définiriez
37:59votre course ?
38:00C'est mon édition
38:02en début de saison
38:03que je ferais 14e
38:04sur le Mastarte.
38:04J'aurais dit que c'était
38:05une belle course.
38:06Aujourd'hui,
38:07je suis un peu frustré.
38:08Il n'en manque pas grand-chose
38:09au tir.
38:10Il y en a une petite de trop
38:11qui sort pour aller jouer
38:13avec le groupe de devant.
38:16Je dirais que c'est peut-être
38:17le groupe de Fabien,
38:17Emilien.
38:19C'est dommage,
38:20il ne manque pas grand-chose.
38:22Après,
38:23ça reste une belle course
38:24bien construite.
38:26Une petite qui sort
38:26à chaque tir.
38:28C'est dommage,
38:29mais je suis content
38:30du travail réalisé.
38:31Il y a tout de même
38:32de très bons points positifs
38:33pris cette semaine
38:34avec cette quatrième place
38:35sur l'individuel.
38:37Aujourd'hui,
38:37une belle Mastarte
38:38de haut de volée.
38:40C'est important pour la suite.
38:41Il y aura les Jeux Olympiques,
38:42mais il y a encore
38:43un mois de mars.
38:44Oui, c'est sûr.
38:45C'est sûr qu'il y a
38:46les Jeux Olympiques
38:46qui arrivent.
38:47On ne sait pas
38:48qui en court,
38:48mais je serai prêt.
38:51Après,
38:52il y a toutes ces trois semaines
38:54de Coupe du Monde
38:55qui vont arriver derrière.
38:57Je pense que cette semaine,
38:58elle fait du bien
38:58déjà pour moi
38:59parce que j'ai réussi
39:00à jouer tout long devant
39:02quand même
39:03pendant un bon bout de temps.
39:04Je pense qu'il y a
39:04deux, trois curseurs
39:05dans ma tête
39:05qui ont été débloqués
39:06sur ces trois dernières semaines
39:08et qui ont réussi
39:09à être mis un peu plus
39:10en place cette semaine.
39:12Ça donne de belles idées
39:14pour la suite.
39:14Un petit mot sur Eric Perrault.
39:15Vous le connaissez très bien
39:17et de votre génération.
39:19Aujourd'hui,
39:19il a encore été
39:20très impressionnant
39:21en allant chercher
39:22ce dossard jaune
39:23d'une belle manière.
39:24Très belle manière même.
39:25Oui, il est monstrueux.
39:26Avant d'arriver
39:27aux derniers tirs,
39:28j'ai regardé son tir
39:28et j'ai vu se reprendre
39:30franchement trop fort.
39:32Pour l'anecdote,
39:33ce matin,
39:33on est allé courir ensemble
39:34avec Eric
39:34et il me fait
39:35« Bon, le premier objectif
39:37c'est de récupérer
39:38le dossard rouge
39:40de toutes les disciplines
39:40et il me dit
39:42« Ce serait quand même bien
39:43de gagner aujourd'hui. »
39:44Il le dit,
39:44il le fait.
39:45Chapeau à lui.
39:47Merci.
39:49Il est génial,
39:50Oscar Lombardo.
39:51Il ne s'est pas arrêté
39:51pour regarder le tir d'Eric.
39:53Quand vous êtes au bout
39:55de la ligne droite
39:55à Nové-Mesto,
39:56vous avez la tribune
39:57à gauche.
39:58Oscar avait la tribune
40:00à gauche
40:00et si vous regardez
40:01à droite,
40:02il n'y a pas de tir.
40:03Il est autour
40:05d'une minute
40:05derrière Eric Perrault.
40:08Quand il arrive
40:09et qu'il lui reste
40:09encore 30 secondes
40:10à faire pour aller
40:11s'installer,
40:11il voit le tir
40:12d'Eric Perrault
40:13et de Campbell Wright.
40:14C'est génial.
40:15On adore Oscar Lombardo
40:16et on espère pour lui
40:17qu'il participera
40:19aux Jeux
40:20et qu'il aura sa part
40:21de bonheur
40:21pendant ces Jeux olympiques.
40:23La Mastart,
40:24vous savez à quel point
40:25on aime ce format.
40:26Eh bien,
40:27on va mieux le comprendre encore.
40:28Tanguy,
40:29avec la séquence
40:29que vous nous avez préparée,
40:31il y a les 30 meilleurs
40:32au départ
40:33et la vitesse
40:34à laquelle on écrème
40:35pour ne rester
40:35qu'entre non pas meilleurs
40:37mais tout, tout, tout meilleurs.
40:38Alors,
40:38prenez la main
40:39et guidez nos téléspectateurs
40:40pour comprendre
40:41le phénomène de la Mastart.
40:42On va partir tout de suite
40:43sur les images
40:44et vous allez voir
40:45qu'en fait,
40:45oui, c'est un grand écrimage.
40:46C'est comme si c'était
40:46un grand entonnoir
40:47le pas de tir
40:48et donc on arrive à 30
40:50au sommet de l'entonnoir
40:51et à la sortie
40:52de ce premier tir,
40:54ça y est,
40:54on a enlevé la moitié.
40:56Ils ne sont que 14
40:57à sortir avec le plein.
40:59Out Jack Ommel,
41:00par exemple.
41:01Hop, tir suivant,
41:02on a cette quinzaine
41:04d'athlètes qui revient
41:05et regardez
41:06qu'est-ce qui se passe.
41:07Hop,
41:08on en enlève encore
41:08la moitié.
41:09Il n'en reste plus
41:10que 7 à la sortie
41:11et vous allez voir
41:12qu'au tir suivant,
41:13ils ne sont pas 7,
41:14ils sont 8.
41:14Pourquoi ?
41:14Parce qu'Emilien Jacqueline
41:15qui a raté
41:16a réussi à revenir
41:17sur la piste
41:18donc ils sont 8
41:19pour arriver
41:20à ce troisième tir
41:21et là,
41:22qu'est-ce qui va se passer ?
41:22Un petit coup d'entonnoir,
41:24vous l'avez compris,
41:25mais Saoud.
41:25Et on en enlève encore
41:26la moitié.
41:27Il en ressort
41:28plus que 4.
41:30Plus que 4,
41:31mais alors,
41:31pourquoi ils ne sont plus
41:32que 2 sur le tir suivant ?
41:34Tout simplement
41:34parce qu'Eric
41:35a accéléré dans ce tir
41:36plus que 2,
41:37d'ailleurs,
41:381,5.
41:38Campbell Wright
41:39a eu du mal à suivre
41:40et à l'arrivée,
41:41qu'est-ce qui se passe ?
41:42Eric fait le plein,
41:43Campbell Wright fait une faute
41:44et il n'en reste plus qu'un.
41:45Ils sont partis,
41:46ils étaient 30.
41:47Ils sont arrivés,
41:48ils étaient plus qu'un.
41:49Alors, on triche un peu
41:50parce qu'en fait,
41:51il y a 3 20 sur 20 aujourd'hui,
41:53Aspenes notamment,
41:55mais quand on skie moins vite,
41:56forcément,
41:56on n'est plus là
41:57sur le tir suivant.
41:58Et ils ont réussi
41:59à rester parmi les meilleurs,
42:00les frères Claude,
42:01Émilien et Fabien.
42:02C'est la belle histoire du jour.
42:03On les retrouve avec Charles Antoine.
42:05Et avec Émilien et Fabien
42:07qui ont partagé
42:08pour la première fois
42:08une belle cérémonie des fleurs.
42:10D'ailleurs,
42:11dans un premier temps,
42:12qu'est-ce que ça vous a fait
42:12d'être ensemble,
42:13Émilien,
42:13avec votre grand frère ?
42:15Surpris
42:16parce que je ne l'ai pas vu
42:17au dernier tir.
42:18Je sais qu'il était dans le groupe.
42:19J'avais vu qu'il m'a doublé
42:20dans le quatrième tour.
42:21Je n'ai pas réussi à suivre.
42:22Mais au final,
42:24à dernier tir,
42:25je faisais le plein
42:25et il n'y avait plus personne
42:26devant derrière.
42:27Je n'avais pas vu
42:31l'arrivée.
42:32Et voilà,
42:33content,
42:33une première.
42:34C'est une très belle semaine
42:35pour vous, Émilien.
42:36Il y a deux cérémonies des fleurs,
42:37deux fois sixième aujourd'hui
42:39avec un beau 19 sur 20
42:40sur un format complètement différent
42:42que l'individuel
42:43en confrontation.
42:44Oui,
42:44j'avais vraiment à cœur
42:46de faire une bonne ma start
42:47parce que je n'avais encore
42:48pas vraiment réussi
42:49dans ma carrière.
42:52Et voilà,
42:53c'est chose faite.
42:54Et ça a été,
42:55comme tu l'as dit,
42:56une semaine incroyable
42:57pour moi ici.
42:58J'avais déjà eu
42:59une bonne semaine
43:00l'année dernière,
43:00mais j'aime vraiment bien ici.
43:02Fabien,
43:03votre petit frère,
43:04il revient de loin,
43:05on peut le dire.
43:06Il y a eu ses soucis
43:07cet été,
43:08cette opération,
43:09cette préparation
43:10complètement décalée.
43:12À quel point
43:13il vous impressionne
43:13sur cette semaine,
43:14Fabien ?
43:15Il ne faudrait pas
43:16que ça continue
43:17parce qu'il va commencer
43:17à se rapprocher
43:19de tout en haut.
43:21Sans mentir,
43:24franchement,
43:24je suis vraiment impressionné.
43:26Je me repense
43:27parce qu'en fait,
43:28on a beaucoup déjà oublié,
43:29mais quand tu te fais opérer
43:32le 10 septembre,
43:33en général,
43:35ça sent quand même
43:35plutôt la saison blanche.
43:37Personne n'y croyait.
43:38C'est vrai que lui,
43:39il y a cru en tout cas.
43:41Vraiment,
43:41je pense que c'est
43:42la chose numéro une
43:44pour lui.
43:45Et je me rappelle
43:46quand j'étais en Espagne
43:47pour...
43:47quand il m'a appelé
43:48et qu'il a dit
43:49que je suis obligé
43:50d'aller me faire opérer,
43:51il était en pleurs.
43:53Mais tout de suite,
43:53j'ai essayé de reconstruire
43:55ce qu'on pouvait
43:55et être les deux
43:57à la cérémonie des fleurs
43:58cinq mois après.
43:59Je pense qu'il y en a
44:00qui signeraient
44:00pour avoir une forme
44:01comme ça
44:02cinq mois après une opération.
44:03Bravo.
44:04Bravo à vous.
44:05Merci.
44:05La belle histoire du jour
44:08avec les frères Claude.
44:08Une phrase, Alexis ?
44:10Une seule petite déception.
44:11Fabien ne réintègre pas
44:12le top 15.
44:12Il est à un point.
44:13Il est 16e
44:13et donc pas sûr
44:14de faire la mastarte des Jeux.
44:15On fait un point
44:16sur ce classement
44:17d'ailleurs juste après
44:17une courte pause
44:18et on se prépare
44:19pour la mastarte femme.
44:20Restez bien avec nous
44:21pour la suite
44:21de ce formidable dimanche
44:22de Biathlon.
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