- il y a 3 jours
Retrouvez le replay de l'avant-course de la mass start hommes de la 6e étape de la Coupe du monde de biathlon à Nove Mesto du 25/01/2026.
Catégorie
🥇
SportTranscription
00:00...
00:00Nové Mesto avec le brouillard, Tanguy, Alexis, Marie, Anne-Sophie pour ce beau dimanche de biathlon.
00:13Est-ce qu'on demande à Charles-Antoine de nous préciser les conditions ?
00:16Allons-y Charles-Antoine, le brouillard qu'on voit nous à l'écran, sur place, ça donne quoi ?
00:21Ah bah ça donne un beau brouillard depuis ce matin, beaucoup beaucoup d'humidité ici à Nové Mesto.
00:28On a changé un petit peu de météo, les jours passés il faisait froid, il y avait ce vent.
00:32Là le vent il est quand même bien moins présent et surtout on est dans une nappe de brouillard.
00:37Depuis ce matin, là je m'avance, je rentre dans le stade.
00:39Jérémy se situe avec la caméra juste à l'entrée du pas de tir et moi d'ici, j'ai à peu près 150 mètres pour regarder la ligne d'arrivée.
00:49Peut-être que Jérémy ne peut pas noter sur la ligne d'arrivée avec les tribunes et je ne vois pas la tribune qui est juste derrière.
00:55Donc j'estime avoir 150 mètres de visibilité.
00:58C'est mieux que tout à l'heure, mais ça outre, puisque tout à l'heure on ne voyait pas très très bien les cibles.
01:03Ce qui est rassurant, c'est qu'il faut 50 mètres quand même pour les biathlètes aujourd'hui pour pouvoir tirer.
01:08Avec 14 heures, il n'y a pas de décalage horaire avec Nové Mesto.
01:12On a l'impression que c'est déjà la nuit sur les images qu'on voit sur l'échelle de Nové Mesto.
01:17Tanguy, vous qui êtes allé très récemment, ça donne quoi ?
01:20Il n'y a pas de décalage horaire, certes, mais ils sont plus à l'est, donc forcément le soleil se couche avant là-bas qu'ici.
01:27Absolument.
01:28Le normal qui a un peu moins de luminosité.
01:29Ça arrive à Nové Mesto parce qu'il y a parfois beaucoup d'humidité qui ressort de la rove-forêt, qui ressort de la neige avec des différences de température.
01:39Donc on peut avoir un brouillard comme ça.
01:42Charenton nous disait qu'il n'y avait pas de vent, donc s'il n'y a pas de vent, ça ne pousse pas le brouillard hors du stade.
01:48C'est ça qui peut être inquiétant.
01:49Et ça met les biathlètes dans quel état, Alexis, quand on arrive avec ces conditions-là ?
01:54Évidemment qu'on les a déjà rencontrées, mais il y a un mode alerte qui se met en route pour les biathlètes automatiquement ?
01:59Voilà, si on reprend la météo complète de ce qu'on a, 1,2 au niveau de la température, donc il ne fait pas spécialement froid, donc on n'est pas gêné par ça.
02:0692% d'humidité et puis un vent à 6 km heure.
02:10Donc finalement, il n'y a rien de très perturbant au niveau physique pour les biathlètes.
02:15Par contre, ça va être au niveau de la visibilité, qu'il va tout de suite y avoir cette question d'aller voir les entraîneurs.
02:19Est-ce que ça tire, est-ce que ça tire pas ? C'est ce qu'on se pose comme question en priorité.
02:24Après, pour le reste, finalement, à partir du moment où on dit que c'est suffisant pour qu'on voit les cibles et qu'on puisse tirer,
02:29on ne pense plus du tout à ça et le reste de la météo ne gênera pas.
02:34Parce que sur les skis, de toute façon, on verra quoi qu'il arrive, normalement assez.
02:38On a besoin de voir seulement quelques mètres devant soi.
02:40C'est uniquement pour le tir, il faut qu'il y ait assez de luminosité, mais pas trop quand il y a du brouillard.
02:44Parce que s'il y en a trop, ça fait un espèce de mur blanc devant vous.
02:49Donc on va voir pendant les réglages s'il y a des retours par rapport à ça, si les coachs s'avancent pour se mettre plus proche du tapis ou autre.
02:55Mais de ce qu'on a là comme image, ça a l'air d'être pas super, mais ça a l'air de passer quand même.
03:01Oui, le plan large est rassurant, parce qu'en général, dès qu'on zoome un peu avec une caméra, on voit beaucoup moins bien et ça peut faire peur.
03:08Mais quand on est sur place, c'est moins alarmant.
03:11Donc là, j'ai tendance à penser que ce plan de caméra-là, où on est vers la cible 1 et on voit jusqu'à la cible 30, est rassurant.
03:18La petite chose qu'on peut changer, que les athlètes peuvent modifier sur leur carabine quand il y a un peu moins de visibilité comme ça,
03:24c'est le ring, c'est le viseur que l'on a au bout du canon. En fait, on a différentes tailles de ring et quand on a peu de visibilité,
03:33on va avoir tendance à prendre un ring un peu plus gros pour laisser rentrer plus de lumière et créer plus de contraste entre la cible, le ring,
03:40et du coup, pour laisser rentrer plus de lumière dans les éléments de visée.
03:46L'adaptation des billets athlètes, on sait à quel point vous y parvenez, mais quand même, est-ce que vous pouvez, sur des conditions comme ça,
03:53donner votre avis, dire, là, c'est trop pénible, on ne peut pas tirer, ou des choses comme ça.
04:00On voit régulièrement quand il y a des conditions comme ça, c'est le retour des athlètes auprès des entraîneurs,
04:06et ensuite, les entraîneurs qui, eux, vont voir le jury ou l'IBU s'il y a besoin.
04:11Mais dans un premier temps, les entraîneurs, ils savent, eux, à peu près quand même, avec leurs jumelles,
04:15ils arrivent à voir si ça va être faisable ou pas. Ensuite, les athlètes vont essayer.
04:18Et si, par contre, tous les athlètes sont unanimes à dire, non, mais là, en fait, on ne voit rien,
04:20même en faisant les modifications que Marie vient d'expliquer, en ouvrant les dioptres ou en changeant les rings,
04:27si, au bout d'un moment, ce n'est pas possible, ce n'est juste pas possible.
04:29Donc, de toute façon, on ne va pas forcer les athlètes à faire une course.
04:31Si, eux, ils ne voient rien, ça servirait, ça n'aurait aucun intérêt.
04:34On a entreaperçu une ombre passée, c'était Charles-Antoine Nora qui est passée devant la caméra.
04:38J'avais pris le départ d'une Coupe du Monde à Oberhof, c'est une mass start, pas réglée, parce que c'était impossible.
04:44Je faisais partie des dernières, parce que c'était le tout début de ma carrière,
04:49et du coup, je n'avais pas eu le temps de régler, parce qu'on n'y voyait rien.
04:53Polo, il m'avait dit, bon, on verra au premier tir.
04:56Bim, j'avais fait cinq tours.
04:58C'est embêtant.
05:00Et je me souviens qu'à Oslo, à un moment donné, ils ont annulé une course en cours.
05:05Je ne sais plus exactement si ça se trouve, mes souvenirs ne sont pas bons.
05:09Ou c'était peut-être à Antolse, c'était peut-être à Antolse, exactement.
05:11Où, en fait, la course était partie, ils avaient finalement annulé,
05:14parce qu'en fait, la visibilité, elle était vraiment mauvaise.
05:17Et du coup, quand on ne voit pas les cibles, à un moment donné,
05:20quand tout le monde fait le bouchon sur l'anneau, c'est dommage.
05:22C'est dur de tirer.
05:24Mais c'est très rare, quand même.
05:26Bravo, c'est bien Antolse.
05:27C'est arrivé récemment à Oslo aussi.
05:29Mais c'est vraiment la tendance.
05:31Le jury se réunit, le jury qui est composé de la direction de course
05:34et également de coach du pas de tir et de la piste de différentes nations,
05:38se réunit dix minutes avant le début des réglages.
05:40Et en général, on terrine le fait qu'on débute les réglages.
05:43Et s'il y a des conditions vraiment compliquées,
05:46le jury se réunit au milieu des réglages, après consultation des coachs,
05:49puis à la fin des réglages, pour prendre une décision définitive.
05:53La course dont vous parliez, c'était bien Antolse, 2014.
05:56Marie, c'est Marie, l'autre Marie, qui nous souffle ça.
05:59À l'instant, on vous fait une confession.
06:02Pour les biathlètes, c'est pénible, il faut s'adapter.
06:04Mais nous, on adore quand il y a ces images-là.
06:06Vous, surtout.
06:06Oui, surtout moi.
06:07Et il manque même un petit peu de vent, non ?
06:11Et là, vous seriez au paradis.
06:12Franchement, là, on sera au top.
06:14Charles-Antoine, il n'y aurait pas un petit peu de vent à ajouter
06:16pour nos téléspectateurs qui nous rejoignent avant les Mass-Tart ?
06:20Je vais aller dans votre sens.
06:23Je suis désolé, Anne-Sophie, mais justement,
06:25il y a un tout petit peu de vent qui s'est levé légèrement,
06:28qui a dissipé un petit peu cette vague de brouillard.
06:31Moi, je me situe juste à côté de la cible 1.
06:33Et là, je vois très clairement les cibles jusqu'à la 30.
06:37On y voit très, très bien.
06:39Et c'est vrai que ça a pas mal évolué dans la journée depuis ce matin.
06:43Ce matin, comme je vous l'ai dit, on n'y voyait pas très, très bien.
06:45Le vent est quand même très léger, mais tout de même, ça a participé.
06:48Il y a un autre changement aussi qui a provoqué cette humidité.
06:51On en parlait ce matin avec Luc Ronin, technicien de l'équipe de France.
06:54C'est qu'aujourd'hui, la neige, elle est très, très humide.
06:56Ça change les conditions.
06:58Une neige qui se rapproche peut-être des neiges de Nové-Mesto
07:02que les Français ont connues ces dernières années
07:04et qui ont souvent souri aux techniciennes de l'équipe de France.
07:07On va croiser les doigts, Charles-Antoine.
07:09Les conditions à Nové-Mesto, si vous nous rejoignez,
07:11qui offrent du brouillard aujourd'hui, avant les deux mass-tarts du jour,
07:14avant de revenir sur l'Olympiade de Quentin Fillon-Maillet.
07:17Pékin l'avait propulsé dans une toute autre dimension.
07:21Et on espère qu'il va retrouver ça à Antols.
07:23Anne-Sophie, l'équipe connecte.
07:24Il est 14h05, toujours pas à donner la question du jour.
07:27Et pourtant, elle est bien présente, cette question du jour.
07:30Vous êtes déjà plusieurs centaines à avoir voté.
07:32On vous demande si vous pensez qu'Éric Perrault sera en jeûne dès aujourd'hui.
07:36En tout cas, ce soir, est-ce qu'il arrivera aux Jeux Olympiques
07:39dans ce costume de leader du général ?
07:43Évidemment, à 63% pour l'instant.
07:46Mais c'est toujours Thomas Sodiakomel.
07:48Là, on verra le classement général dans le détail.
07:50Mais il y a à peine plus de 20 points.
07:52Donc, si aujourd'hui, Éric Perrault venait à l'emporter Giacome,
07:56il a juste besoin d'être troisième.
07:58Et hop, c'est Éric Perrault qui a le jaune.
08:00Tac, on n'a plus sur Éric Perrault, évidemment.
08:03La masse start homme avant la masse start femme.
08:05Et on va s'intéresser au destin de Quentin Fillon-Maillet.
08:07L'Olympiade depuis 2022.
08:09Que s'est-il passé pour Quentin Fillon-Maillet ?
08:11Pour arriver, on l'espère, dans des conditions optimales
08:14pour aller chercher d'autres médailles à Antols.
08:16L'Olympiade de Quentin Fillon-Maillet
08:17qui vous est résumée dans ce magnifique sujet.
08:19Quentin Fillon-Maillet !
08:24C'est une image d'un autre temps.
08:27Quentin Fillon-Maillet soulevant le globe de cristal,
08:30un mois après avoir décroché cinq médailles olympiques.
08:34Ça, c'est ce qui matérialise un de mes plus grands rêves
08:41tout comme les médailles olympiques.
08:42Donc c'est vraiment fort.
08:44Un hiver doré qui laisse des traces chez le franc-comptoir.
08:48La saison, elle m'a beaucoup coûté.
08:50Sur le moment, je ne m'en rendais pas compte.
08:52Je continue à surfer sur la vague.
08:55Le contre-coup, il a été très dur.
08:57Il n'a pas su tenir compte de tout ce qui s'était passé dans la saison,
09:01de tout ce qui s'est passé après la saison.
09:03Toutes les sollicitations qu'il a honorées.
09:06C'est bien, tu as bien avancé.
09:07Oui, j'ai bien avancé.
09:08J'ai voulu reprendre l'entraînement trop vite
09:10alors que je vais être du coupé
09:11et puis attendre que le corps est complètement récupéré
09:15et aussi bien physiquement que mentalement.
09:17Et du coup, il arrive en début de saison,
09:19il était au bout du rouleau.
09:24Dès la première course,
09:26le tenant du titre abandonne son dossard jaune,
09:29seulement 15e de l'individuel de Contiolarti.
09:33C'est frustrant parce que j'aimerais bien.
09:36Alors les belles sensations d'hiver dernier
09:39où ça skie facilement, je fais des temps corrects
09:42et là je subis un peu l'effort en ski.
09:47La fatigue perdure
09:49et Quentin doit attendre 10 courses
09:51pour enfin monter sur son premier podium de la saison.
09:54Les supporters français vont pouvoir se réjouir.
09:56C'est Quentin Fillon-Maillet qui va terminer 2e.
10:00Une éclaircie en plein brouillard.
10:03Au Mondiaux d'Oberhof,
10:05le français n'accroche aucune médaille individuelle
10:07mais sauf sa quinzaine sur le relais masculin.
10:15Oui !
10:15Oui !
10:16Il l'a fait !
10:18Il l'a fait !
10:19Il l'a fait !
10:19Il l'a fait !
10:19Il l'a fait !
10:20Il l'a fait !
10:21Il l'a fait !
10:21Il l'a fait !
10:22Il l'a fait !
10:23Il a réussi à blanchir ses actifs !
10:25La France a une campeone du monde du relais !
10:28C'est une bosse de boule en levant !
10:29Un triomphe collectif et un soulagement qui le portent vers un nouveau podium en fin de saison sur la poursuite d'Oslo.
10:39Ça fait du bien de le voir 2e de celle-ci !
10:43Je suis content de m'être battu jusqu'au bout parce que je m'entraîne 7 mois pour des moments comme ça et que les courses, même si je ne les gagne pas, je prends plaisir à y être.
10:52Je finis cette saison avec le sourire.
10:55Le sourire, mais une 8e place seulement au général.
11:01Le jurassien cherche alors un nouveau souffle.
11:05L'équipe de France aussi.
11:08Simon Fourcade débarque sur la piste.
11:10Jean-Pierre Amat derrière la jumelle.
11:12Mais sur le pas de tir d'Ostersund, Quentin n'y arrive toujours pas.
11:1742e de l'individuel d'ouverture.
11:20Il enchaîne 8 courses avec au moins une faute au tir couché.
11:23Là, je travaillais sur une période difficile où j'essayais de comprendre un peu ce qui se passe.
11:28Mais voilà, la saison n'est pas finie, donc je continue à me battre.
11:31Et lorsqu'il réussit enfin le 20 sur 20 pour la première fois de la saison, c'est le matériel qui flanche côté français.
11:39Ça rentre vite derrière !
11:42Là, c'est un coup de massue pour l'équipe de France, pour Quentin Fillon-Maillet,
11:50qui, les bras baissés, va passer cette ligne d'arrivée en 4e position.
11:54Fâché, Quentin retrouve le sourire au Mondiaux de Novemesto.
12:13Deux médailles d'or, en relais mixtes et mixtes simples, avant une 3e place sur la Masta.
12:21Ah oui, Quentin Fillon-Maillet, pour aller chercher la médaille de bronze et le premier podium de cet hiver
12:27pour l'équipe de France masculine et d'homme, Quentin Fillon-Maillet.
12:32Une délivrance pour tout un groupe.
12:34T'es un king.
12:36Allez, profite.
12:37Merci.
12:37Quand tu veux, tu me le refais, celui-là.
12:46C'est ce pourquoi je m'investis autant dans tout ça.
12:49C'est des courses comme celle-ci pour lesquelles je me bats.
12:54Un bonheur au milieu d'une saison décevante, terminée à la 16e place du classement général.
13:00Dans l'obscurité du début d'hiver 2024, Quentin cherche encore le bout du tunnel.
13:08Et pense retrouver en début de saison le physique qui lui manquait.
13:16Un premier podium sur la Mastard de Contiolarti, mais un tir couché toujours défaillant,
13:22tombé à 78% de réussite, le pire pourcentage de la carrière du français.
13:272025 signe un renouveau, lorsqu'à Oberhof, les planètes s'alignent enfin.
13:36Oui, il le fait, Quentin Fillon-Maillet, du très grand Quentin Fillon-Maillet, de retour à Oberhof.
13:43C'est lui, désormais, le temps de référence de ce sprint.
13:48Une victoire, deux ans et dix mois après la dernière.
13:52C'est quand même magnifique.
13:53Ça a été le chemin de croix, vraiment, pour en arriver là.
14:00La bagarre de deux dernières années, pour aller chercher la forme en ski.
14:04Une remise en question, me dire qu'est-ce qu'il faut faire, est-ce que j'en suis capable ou pas.
14:10Vraiment, beaucoup, beaucoup de questions.
14:11Et enfin, cette victoire, elle signifie beaucoup pour moi, beaucoup, beaucoup.
14:20Ça, ça met vraiment de l'énergie dans la machine.
14:22Et puis, ça me permet de me dire, bon, moi, là, je ne suis pas foutu, quoi.
14:26Et au Mondiaux de l'Enzer Haïdé, Quentin fait parler sa science des grands rendez-vous.
14:31Quatre médailles, dont deux en bronze sur le sprint et l'individuel.
14:40Je peux quand même dire que j'ai ramené un paquet de médailles aux championnats du monde ces trois dernières années,
14:46en disant que je n'étais pas à mon meilleur niveau.
14:48Thank you. Thank you.
14:49La renaissance semble confirmée, avec deux nouveaux podiums, à Poc-Luca, puis à Oslo.
14:57Il est devant pour l'instant, mais c'est limite, parce qu'on voit que Giacomo est en train de reprendre de la vitesse.
15:00Allez, Quentin, il faut remettre les bras. Ça ne va jouer à rien du tout.
15:03Malheureusement, c'est en train de reprendre de la vitesse.
15:04Si, c'est bon, Quentin fera deuxième, troisième.
15:07Le jurassien termine aux côtés des plus grands, à la cinquième place du général,
15:12après deux saisons loin de ses standards.
15:14Il y a eu plus de déceptions que de plaisir sur ces saisons.
15:18Je me dis que c'est des cycles et que là, j'arrive dans la bonne année.
15:22Toi, tu prépares déjà les JO, là ?
15:24Ah oui. Je ne me suis pas construit dans la facilité, donc ce n'est pas aujourd'hui que j'ai le faire.
15:30Milan Cortina dans le viseur, Quentin Fillon-Maillet entame une nouvelle préparation.
15:36J'ai une équipe qui est motivée. Je ne sais pas qu'on allait courir comme ça.
15:42Ça sent la victoire.
15:43Du stage pré-olympique de hier, à la découverte des pistes de Seillac.
15:48Il faut faire croire à mes adversaires que je ne fais pas grand-chose.
15:53Et voilà, bon ?
15:54Ah, ben voilà.
15:55Tous les chemins mènent à Antols.
15:56Rappelle-toi d'essayer de limiter autant que tu peux ce haut-bas, haut-bas, haut-bas.
16:06J'aime aborder ces jeux comme si j'avais fait table rase de mon palmarès pour arriver sur ces JO avec l'envie d'un jeune qui n'a encore rien gagné.
16:18Mais aussi celle d'un biathlète de 33 ans, attentif désormais aux moindres détails.
16:23Les moments de repos, les quantités de sommeil, les siestes, les nutrition, je ne fais plus d'attention.
16:33Une recette payante.
16:35À Ostersund, le Français réalise le 10 sur 10 pour prendre la troisième place du sprint.
16:41Et fait remonter les souvenirs d'une époque où tout lui souriait.
16:48Je pense qu'il a appris beaucoup pendant ces quatre années.
16:51Et que cette année, en vue des jeux, encore une fois, il a parlé d'encore plus stable, plus solide.
17:00T'as les Français, ça peut le faire les gars, il faut y aller maintenant, il y a des émorts partout.
17:03Oui, qu'un, allez, il y a des émorts partout.
17:08Il n'est pas loin du niveau physique qu'il avait en 2022.
17:12Donc on sait qu'il sera très rarement quand même sur les grands événements.
17:15À quelques mois d'aller à Antol, en février prochain, pour défendre son titre,
17:21le champion olympique de la poursuite remporte celle-ci.
17:24Magnifique victoire de Quentin Fillon-Maillet.
17:27Ensuite, je vais pour gagner et il n'y a pas d'autre issue.
17:39Jérémy Hansmann pour l'Olympiade de Quentin Fillon-Maillet.
17:45Va-t-on retrouver le Quentin de 2022 à Antol ?
17:48C'est la toute dernière course aujourd'hui avant les Jeux.
17:50La Mass Start à Nové-Mesto avec le brouillard qui s'invite.
17:54Les conditions sont difficiles, mais aucun souci pour la tenue de la course.
17:58On fait le point avec l'entraîneur de tir de l'équipe de France en compagnie de Charles-Antoine.
18:02Juste après une courte pause aujourd'hui,
18:03Éric Perrault peut prendre le dossard jaune de leader avant de filer à Antol pour les Jeux.
18:07A tout de suite.
18:25Soyez les bienvenus, heureux de vous accueillir pour un très beau dimanche de biathlon.
18:28Un beau dimanche pour nous devant la télé.
18:31Pour les biathlètes, c'est un dimanche pénible qui se prépare.
18:33Le brouillard s'invite à Nové-Mesto pour les deux Mass Start du jour.
18:36Avant la Mass Start homme, avant la Mass Start femme.
18:39Les enjeux, ils sont nombreux, puisque ce sont les dernières courses de Coupe du Monde avant les Jeux Olympiques.
18:44Éric Perrault peut s'emparer du dossard jaune de leader.
18:46Ce jeu de lumière à Nové-Mesto avec le brouillard, c'est dommage.
18:51L'image était bien pour se rendre compte de la difficulté, de la luminosité quand même sur place.
18:58On est avec Tanguy, Alexis, Marie et Anne-Sophie.
19:01Pourquoi vous regardez comme ça, Tanguy ?
19:03Vous vous demandez au caméramen de fermer un peu le diaphe.
19:06Vous verrez moins la lumière et tout ira bien.
19:09Alors c'est situé où ?
19:10Et plus sérieusement, Charles-Antoine.
19:12C'est le soleil qui se couche, regardez.
19:13Ah oui, mais quand vous êtes biathlète et que vous êtes face à tous ces éléments...
19:17Vous avez vu, il y a plusieurs soleils aujourd'hui.
19:18Ah oui, regardez ça.
19:20Il faut effectuer les réglages, gérer le vent, le brouillard, l'humidité et tout ça pour une Mass Start, la course des rois.
19:26Charles-Antoine, est-ce que le brouillard perturbe la tenue de la course ou pas ?
19:32Non, le brouillard qui n'est plus un élément perturbateur.
19:36On vient d'avoir une annonce de l'IBU qui a décidé après le jury meeting,
19:41ce petit jury qui se réunit pour savoir si la course peut avoir lieu,
19:44que les deux courses auront bien lieu à la bonne heure.
19:47On est avec Jean-Pierre Hamat, le coach de tir des garçons.
19:51On voit que la nappe de brouillard, finalement, Jean-Pierre, elle se dissipe un petit peu
19:54et qu'il y a peut-être cette légère brise qui commence à arriver sur le pas de tir.
19:58Alors c'est ce qui était à peu près prévu par les organisateurs.
20:00C'est vrai que depuis les deux dernières heures, ça s'est élevé un petit peu, le brouillard.
20:04Donc la visibilité s'améliore et là, on peut faire les réglages et courir sans problème.
20:10Ce qui était annoncé aussi, c'est que le vent se renforce légèrement.
20:14Alors ça, on verra après.
20:16Quelle a été la tenue du discours ?
20:18On est sur la dernière Coupe du Monde avant les Jeux Olympiques.
20:22Qu'est-ce qu'on a dit à ces athlètes hier ?
20:25Que c'est la dernière ligne droite et que c'est le moment idéal
20:27pour faire le plein de certitude, de bons souvenirs, de confiance aussi.
20:32Ils ont accumulé les courses, ils savent maintenant chacun ce qu'ils ont à faire, comment ils doivent le faire.
20:38C'est la belle occasion aujourd'hui pour concrétiser tout ça et partir se reposer 4-5 jours avant les Jeux en ayant le plein de confiance.
20:48Merci Jean-Pierre. 4 minutes avant les réglages, Messaoud.
20:51On va les suivre avec vous, Charles-Antoine.
20:53Et cette image qui est quand même extraordinaire.
20:55Éric Perrault, Thomas Zogiacomel qui vont se livrer à une lutte acharnée pour le classement général, côte à côte, en train de discuter.
21:01C'est une image qui vous a interpellé, Alexis.
21:03Oui, ça montre tout simplement que c'est deux biathlètes qui s'apprécient, qui se connaissent bien.
21:08Ce n'est pas du tout des choses qu'on est obligé de faire ou qu'on se force à faire.
21:11C'est vraiment du naturel.
21:14Puisqu'ils ont le dossard 1 et le dossard 2, forcément ils sont l'un à côté de l'autre pour les réglages parce qu'ils vont avoir chacun leur cible sur ce bout de pas de tir.
21:22Donc ils se retrouvent l'un à côté de l'autre.
21:23Et plutôt que de s'ignorer, plutôt que de se tourner le dos et de se mettre en mode compète, on les a vus pendant que Jean-Pierre était en train de parler, discuter.
21:30Alors là maintenant ils commencent à se reconcentrer.
21:32Mais ils ont discuté longuement et je pense que c'est des moments sincères de partage entre eux.
21:37Et ça montre que la concurrence entre ces deux biathlètes est très saine.
21:41Que oui, ils vont se livrer un combat sans merci sur la piste.
21:44Par contre en dehors, on est amis, on discute et voilà, on les revoit qui discutent.
21:49C'est des bons moments.
21:50Ils se connaissent, ils s'apprécient, ils sont ensemble aussi depuis les années jeunes et juniors.
21:55Nous on les voit depuis 2-3 ans mais ça fait quasiment 10 ans finalement qu'ils se côtoient sur les Junior Cup l'hiver.
22:02Mais ce qui est marrant c'est de noter qu'à l'époque de Martin Fourcade, ce n'était pas pareil.
22:05Martin commençait sa course un peu plus tôt et quand il arrivait sur les réglages, il était déjà assez concentré.
22:10Et c'était presque un regret de Martin après sa carrière de dire mais finalement certains de mes adversaires,
22:15comme Joanne Esbeu avec qui j'ai partagé plein de choses, je les connais assez peu en dehors de la course
22:19et des moments de podium où là ils discutaient mais dans l'avant-course, dans sa période de réglage,
22:24Martin était très concentré.
22:25Eric c'est quelqu'un qui dit moi j'ai pas de soucis, je pourrais même faire une interview un quart d'heure avant les réglages,
22:30entre les réglages et la course.
22:31Je me concentre, je repars sur autre chose, je me reconcentre, pas de soucis pour moi.
22:35Et Giacomelle, on le voit souvent pendant les remises des prix, il est timide,
22:40en tout cas de ce que nous fait remonter comme information Charles-Antoine, Tanguy,
22:44il est timide avec la presse d'une manière générale, c'est quelqu'un de plutôt enfermé.
22:47Par contre avec ses collègues biathlètes, il est plutôt au contraire hyper farceur,
22:53on le voit souvent faire deux, trois trucs pendant les cérémonies de remise des prix,
22:58voilà donc c'est bien, on voit qu'il y a une bonne ambiance même entre les deux leaders du classement général
23:02qui vont essayer de se disputer le dossard jaune aujourd'hui.
23:05On va voir le nombre de points, ils sont minimes, l'écart est minime Sophie,
23:09entre Giacomelle et Perrault, quand même c'est extraordinaire Marie,
23:13on loue le biathlon, l'univers du biathlon et cette séquence-là, elle montre à merveille
23:17tout ce qu'on dit depuis toutes ces années, ils sont à la lutte pour le globe de cristal
23:21et il y a cette proximité entre les athlètes avant une course qui est importante,
23:24c'est la dernière mass start avant les Jeux Olympiques.
23:27Après oui, c'est aussi une intelligence d'athlète de se dire en fait la concurrence
23:33elle est quand on a le dossard sur le dos et quand on passe le portillon de départ
23:36et qu'avant en fait rien ne sert d'ignorer ou quoi, après vous en avez des qui ont l'impression
23:43que la compétition elle est partout, il y a aussi ce genre d'individus mais il y a de tout en fait
23:47et effectivement il y a quand même une bonne ambiance au sein de la délégation biathlon,
23:52il y a quand même un choix de respect mutuel de chaque athlète, je pense que le tir y est pour beaucoup,
23:57les personnes arrivent quand même à prendre du recul parce qu'ils savent que même s'ils sont les meilleurs sur les skis,
24:02ils peuvent en laisser au niveau du tir et du coup voilà, souvent on s'observe quand même
24:06mais il y a une belle entente et puis chacun s'échange des petites paroles avant course,
24:11ça permet aussi de détendre des fois l'atmosphère et puis ça n'empêche en rien de se reconcentrer pour la course suivante.
24:18Tout ça à quelques secondes des réglages, les deux attendent que les réglages commencent.
24:22Alors là il vient de sortir son dossard jaune, on va voir si Eric regarde avec envie,
24:25en tout cas Eric il est en train de coller ses dossards de cuisse, on a des dossards qu'on met sur les cuisses,
24:30je ne sais pas si vous avez déjà fait attention pendant une course, il y a des dossards qui sont sur les cuisses
24:33parce que quand on est sur la cible, quand on est allongé sur le tapis,
24:36il faut que les officiels puissent voir les numéros de dossard de tous les participants
24:40et parfois c'est caché avec la carabine ou autre.
24:43Ou avec un coach qui se met devant la caméra.
24:45On a perdu avec quelqu'un qui est venu se mettre devant,
24:49mais voilà Eric était en train de coller ses dossards de cuisse qu'on met et qu'on retire une fois la course terminée.
24:55Charles-Antoine, début des traditionnels réglages.
24:58C'est Tomasso Giacomel qui s'est installé avec Emilia Jacqueline, cible 7, c'est ça je vois bien avec le brouillard cible 7,
25:09Emilia Jacqueline, Eric est encore en train d'enfiler son dossard et la rivalité Tomasso Giacomel et Eric Perrault,
25:15c'est aussi un fait que ces deux garçons voient depuis quelques années,
25:20puisque rappelez-vous il y a deux ans ils se battaient déjà pour le dossard bleu, le dossard de meilleur jeune,
25:24à l'époque c'était moins de 25 ans, ils ont déjà été stimulés à l'époque par ce duel
25:29et aujourd'hui ils se tirent l'un et l'autre vers le haut, c'est ce que nous disait Eric,
25:34c'est une relation et un duel très très sain entre les deux biathlètes.
25:38Et ce duel, on va y venir avec vous Anne-Sophie, c'est passionnant d'avoir un tel duel nouvelle génération du biathlon,
25:45l'un des deux est amené à dominer le biathlon, est-ce que ce sera Tomasso Giacomel l'italien,
25:50ou Eric Perrault le français, au classement général en tout cas, l'écart, il est infime avant cette ma start à Nové Mesto Anne-Sophie.
25:5723 points, c'est l'écart qu'il y a désormais entre Tomasso Giacomel et Eric Perrault,
26:03le français est tout prêt, vous le voyez ensuite pour les deux autres concurrents qu'on cible depuis quelques semaines maintenant,
26:09Sébastien Samuelsson et Johan Olaf-Botten, le recul est plus significatif,
26:13Samuelsson, il n'a marqué aucun point, 73ème jeudi avec un 12 sur 20, il bloque donc à cette 3ème place,
26:22et il a désormais 127 points de retard sur Tomasso Giacomel, alors que Johan Olaf-Botten a marqué 29 points quand même,
26:29grâce à sa belle 12ème place jeudi, mais son retard était déjà trop important, lui qui vous le savez a manqué les étapes,
26:35et de Borov et de Rupolding, on note deux autres français dans ce top 8, mais donc cet écart infime entre Giacomel et Perrault, 23 points.
26:45Et pourquoi pas réussir une nouvelle très belle opération au classement général, comme c'était le cas sur l'individuel, oui Alexis ?
26:51On parlait de deux jeunes qui ont un an d'écart, Eric est de 2001 et Giacomel est de 2000,
26:57on a quand même un changement de siècle en ce moment dans le biathlon chez les garçons,
27:00si on compte sur cette masse d'art aujourd'hui, ils vont être 13 à être nés en 2000 ou plus,
27:04donc voilà, on passe de tous ces billets athlètes qui étaient plutôt des individus issus des années 1900,
27:10et là on amorce cette transition un peu symbolique de passer du côté des années 2000,
27:14donc ça montre que la jeunesse est en train de prendre le pouvoir,
27:18et petit à petit on a vraiment ce changement de génération.
27:20Les années 1900 ça vous a fait rire là, ça vous a envoyé aux dinosaures.
27:23C'est l'antiquité pour moi, les années 1900, dit comme ça on a l'impression que c'était l'antiquité.
27:28Né au XXème siècle.
27:30La jeunesse au pouvoir du biathlon, est-ce que ce sera Eric Perrault qui va prendre la main aujourd'hui avant de filer à Antols ?
27:37Sur l'individuel, Hugo Bouet nous rafraîchit la mémoire,
27:41l'excellente opération au classement général d'Eric Perrault face à Tommaso Giacomel,
27:45et on espère que c'est un annonciateur d'une autre belle opération aujourd'hui.
27:48En termes de biathlon pur, en termes de ski, en termes de physique,
28:06moi je me sens prêt à être capable d'aller chercher des grosses courses,
28:09je n'ai pas l'impression de manquer de quoi que ce soit comparé à lui.
28:12Il va ressortir en tête Tommaso Giacomel.
28:22Il rivalise d'entrée avec Tommaso Giacomel,
28:26c'est un duel qui commence sous les meilleurs auspices.
28:29Tommaso Giacomel réalise sa première erreur.
28:47Le reste est bien, il a remis du rythme.
28:53Fantastique, il le fait Eric Perrault,
28:55le 10 sur 10 lui permet de prendre la tête de cette course.
28:59Il n'est pas du genre à s'autoriser une erreur,
29:13le champion du monde du format jouera bien le 20 sur 20.
29:16On n'en demandait pas tant.
29:31Ça va donner plus que de l'air à Eric Perrault.
29:34On le sait, il a ses failles, Tommaso Giacomel derrière la carabine.
29:37Dernier tir catastrophique, on peut le dire,
29:40pour l'Italien qui va énormément reculer.
29:43il ne va pas pouvoir capitaliser sur sa rapidité à ski aujourd'hui.
29:47Ça fait donc 16 sur 20, c'est la douche froide.
29:50Là, on ne s'y attendait vraiment pas.
29:50Il a mis toutes les autres, lui aussi, signe un 20 sur 20,
30:01et va ressortir en tête de ce pacte-tir pour jouer la victoire dans le dernier tour.
30:04Bravo les gars, ça fait plaisir.
30:12Sixième provisoire, Giacomel.
30:14Il va encore aller chercher un top 10, Giacomel.
30:17Pour Eric, tout vainqueur, tout honneur, qui assume son statut.
30:21Il savait très bien ce qu'il venait chercher aujourd'hui.
30:24Il savait comment le faire, et il l'a fait.
30:31Ça va faire une sacrée différence.
30:32Bravo Eric, très très bon travail aujourd'hui.
30:35Et il se permet même une petite célébration sur la ligne d'arrivée.
30:38On va continuer de savourer la joie, le bonheur, la rage là d'Eric qui s'inclinent devant nous.
30:45C'est nous qui nous inclinons.
30:46Énorme Eric Perrault.
30:47On continue à pousser.
30:49Je ne fais pas toutes mes courses dans le calcul du maillot jaune.
30:51Je fais des courses pour réussir à en gagner.
30:54Et je pense qu'en restant focus là-dessus, ça va me rapprocher rapidement du maillot.
30:57Le formidable duel entre Eric Perrault et Tommaso Giacomel qui a tourné en faveur du français sur l'individuel.
31:15Hier, juste après le relais, Tommaso Giacomel, au micro de Charles-Antoine, évoquait cette bagarre intense entre les deux.
31:22J'ai perdu cette bataille, mais la guerre n'est pas finie.
31:30Il reste encore beaucoup de chemin jusqu'à Oslo.
31:35Ce qui est important, c'est surtout de savoir qui portera le jaune après la toute dernière course.
31:42Alors la guerre n'est pas encore gagnée, mais quand même la tendance du moment, Tanguy, c'est qu'il ouvre des portes, Tommaso Giacomel.
31:47Oui, sur beaucoup de courses depuis le début de la saison, c'est un peu opération porte ouverte.
31:52Il faut savoir en profiter pour les Français.
31:53On l'a vu sur cette course-là, Eric fait le 20 sur 20, Giacomel fait 16 sur 20 avec trois fautes sur le dernier tir.
32:01Et regardez sur l'ensemble de leur carrière, on se rend compte qu'en fait Giacomel, il fait rarement le plein.
32:08On se rend compte trois fois seulement le plein sur sprint et surtout un seul 20 sur 20 dans toute sa carrière, Giacomel.
32:13Ça veut dire qu'une fois dans toute sa carrière, seulement il a tiré à 20 sur 20.
32:18Eric, il en est à quatre 20 sur 20, dont un il y a deux jours seulement.
32:23Et on s'est émus sur les toutes dernières courses à Oberhof et à RuPaul Ding de dire, regardez, il arrive quand même à être sur le podium, Tommaso Giacomel.
32:31Alors qu'il a fait 14 sur 20, 16 sur 20 sur les dernières courses à quatre tirs, c'est 15 sur 20 en moyenne.
32:38Aujourd'hui, c'est une course à quatre tirs, la Mastart.
32:4015 sur 20 sur la Mastart, sauf scénario complètement dingue.
32:43Marie, ça veut dire qu'il laissera des plumes, Tommaso Giacomel.
32:47Moi, vous faites le constat, en fait, pourquoi il arrive quand même à être sur les podiums malgré 15 sur 20 ?
32:52La poursuite, il part avec un peu d'avance, mais aussi parce qu'en fait, il est monstrueux en ski quand même.
32:56Depuis le mois de janvier, il est quand même monstrueux sur les skis.
33:00C'est dur de trouver un adversaire quand même sur les skis.
33:02Après, la Mastart, il y a quand même des phénomènes d'aspiration aussi,
33:05où les athlètes qui le suivent peuvent, à haute vitesse, perdre moins d'énergie s'ils restent bien cachés derrière.
33:11Donc ça, c'est des choses qu'il va falloir prendre en compte pour Eric notamment.
33:14Et après, oui, il ouvre des portes et tant mieux, parce que nous, on a un athlète en équipe de France
33:19qui, justement, est beaucoup plus régulier, qui a une connaissance des faillances de son adversaire
33:26et aussi de lui-même pour pouvoir, justement, répondre au coup pour coup.
33:29S'il y a des portes ouvertes, je pense qu'il ne tombera pas dans le piège.
33:32Et c'est sur ces qualités-là, en fait, qu'Eric, il va jouer pour pouvoir combler les petits écarts de points
33:38qui lui restent pour avoir le jaune.
33:40Et puis, les autres ne font pas forcément mieux.
33:42Tanguy dit porte ouverte, oui, c'est vrai, mais sauf que c'est porte ouverte pour les autres aussi.
33:46Parce que, par exemple, à Oberhof, quand Giacomelle gagne avec 6 pénalités sur la poursuite,
33:53Eric a 5 pénalités.
33:54Le deuxième en a 4, c'est Uldal.
33:56Le troisième, c'est Samuelson, il en a 6.
33:59Le quatrième, c'est Dalleux, il en a 5.
34:00Voilà, les autres aussi partent à la faute.
34:02Donc, il profite du fait que, quelques fois où il se rate, les autres n'arrivent pas à saisir cette chance.
34:09Par contre, on a vu qu'Eric a fait la différence de manière très nette, quand même, sur les dernières courses.
34:15Il s'est bien ressaisi sur Roupolding.
34:16Il a fait un excellent travail sur la première course individuelle ici à Nové-Mesto.
34:20Donc, ça, c'est intéressant d'avoir peut-être un Eric qui se rend compte de ça.
34:23Et Eric, c'est ça sa force.
34:25C'est que c'est un des seuls billets athlètes, vraiment, quand il décide de mettre les balles au fond, il les met au fond.
34:30Giacomelle, je ne suis pas persuadé qu'il soit capable de ça.
34:32Il fera toujours le mieux possible pour essayer de les mettre au fond.
34:35Il ira toujours, normalement, vite en ski.
34:37Par contre, des fois, il va rater sans vraiment savoir pourquoi.
34:39Alors qu'Eric, il est capable, quand il le décide, de ne pas rater.
34:43Et c'est là où, maintenant, il va falloir qu'il aille dans cette démarche-là, s'il veut mettre la pression à Giacomelle d'ici la fin de l'hiver.
34:49En fait, c'est simple. Pour résumer, en statistique de tir, il y a 5 points d'écart en pourcentage en faveur d'Eric Perrault.
34:55C'est beaucoup, 5 points.
34:5590%, 91% contre 85,5, 85,7, je crois, à Giacomelle.
35:02Et on peut considérer que, sur l'ensemble du mois de janvier, Giacomelle skie à peu près 5% plus vite qu'Eric Perrault.
35:08Mais qui est sur une pente ascendante, on voit que plus le mois de janvier avance, plus Eric Perrault arrive à resserrer l'écart en temps de ski.
35:17Et c'est ça qui nous donne de bons espoirs pour aujourd'hui.
35:19Et qui va nous offrir une mastarte de folie aujourd'hui entre Tommaso Giacomelle et Eric Perrault pour aller décrocher le dossard jaune si symbolique avant les Jeux Olympiques.
35:27Justement, Anne-Sophie, le scénario qui est très crédible sur un possible dossard jaune pour Eric aujourd'hui.
35:33Une victoire d'Eric Perrault, ça c'est encore plus crédible pour vous, mes Saoud.
35:37Et Giacomelle n'est pas deuxième. Il suffit au France que l'Italien soit seulement troisième.
35:43Et alors, il pourrait être en jaune, en tout cas récupérer symboliquement ce dossard jaune avant Antol,
35:50celui que vous le savez, les Jeux Olympiques ne comptent pas pour le classement général.
35:54Donc, il n'y aura pas de dossard distinctif.
35:56Allez, on a fait un autre scénario.
35:58Si Eric terminait deuxième et non pas premier et que Giacomelle n'était pas dans le top 4,
36:02le leader du général avant les Jeux serait aussi Eric Perrault.
36:07Petite anecdote, on en a souvent parlé avec lui, on en a rigolé.
36:10C'est qu'il pourra peut-être parler de ça avec son entraîneur s'il a le dossard jaune à la fin de cette course, Eric.
36:16Simon Fourcade, je crois que c'était à Vancouver ou à Sochi, je ne me rappelle plus.
36:19Mais en tout cas, sur une de ses deux Olympiades, Simon récupère le dossard jaune juste avant.
36:24Donc, il ne le porte pas, mais il le récupère.
36:26Il le gagne en termes de points juste avant que les JO commencent.
36:28Ensuite, sur les JO, on ne porte pas le dossard jaune.
36:30Donc, il ne l'a pas porté.
36:32Et derrière, sur la course suivante, il n'a pas participé ou je ne sais plus ce qui se passe.
36:37Du coup, sur les JO, je crois qu'il y avait les points qui comptaient.
36:39Il fait des mauvais jeux, donc il le perd en termes de points.
36:42Et donc, en fait, c'est un des seuls biathlètes, même le seul biathlète, à avoir eu le dossard jaune sans jamais l'avoir porté.
36:48Donc, ça, ça pourrait peut-être aussi être une anecdote qu'ils pourront échanger si Eric parvient à aller le chercher.
36:53Mais aussi pour dire que ce n'est pas une finalité en soi de l'avoir aujourd'hui.
36:57L'important, le dossard jaune, c'est de le gagner sur la toute dernière course.
37:00On l'a vu l'année dernière.
37:01À Oslo, Eric Perrault avec le dossard jaune ou pas les JO qui comptaient, effectivement, à ce moment-là pour les points pour le globe de cristal.
37:09Eric Perrault, on admire sa mesure lors des interviews, sa sérénité également.
37:15Et il y a également une exigence absolue de sa part pour aller chercher des résultats.
37:19Vous allez mieux vous en rendre compte avec cet extrait de l'équipe Explore, documentaire exceptionnel que Jean-Pierre Bidet et Pierre Esquer avec Tanguy vous préparent pour le lundi 2 février 21h25.
37:29Et on découvre une autre facette d'Eric Perrault extrait.
37:33Souvent, on se projette toujours beaucoup vers le futur, encore plus dans une année olympique.
37:37Et pour moi, c'est important de recentrer toujours les choses sur l'instant présent et du coup de le remplir avec beaucoup de présence et beaucoup d'exigence.
37:49Je vais me taire, sinon je vais dire n'importe quoi.
38:11J'allais dire, ça se voit tant que ça que je m'énerve quand je ne suis pas satisfait.
38:19On a loupé 2 là au total, sauf 40, c'est correct.
38:26On en reste 10, c'est de faire du bon job.
38:30Mais plutôt bien, malgré la fatigue de ce premier jour.
38:35Le but, ce n'est pas d'économiser de l'énergie, mais de la rentabiliser.
38:38Si je mets de l'énergie et que ça tombe, ça marche bien.
38:42On va continuer comme ça.
38:43Les coulisses de la préparation de ces chasseurs d'or pour Anthos et ses Jeux Olympiques.
38:54L'équipe Explore, ce sera le lundi 2 février, 21h25.
38:57D'ailleurs, ce sera une soirée exceptionnelle, puisque juste avant, ce sera la millième de l'équipe de Greg.
39:02Moment symbolique.
39:03Lundi 2 février à 18h20 et dans la foulée, l'équipe Explore, la millième.
39:08Puis, ce documentaire exceptionnel de l'équipe Explore, le chasseur d'or, préparation des Jeux d'Antos.
39:13On est de retour juste après une courte pause.
39:15Le grand duel entre Éric Perrault et Thomas Occiacomel.
39:18Ce qui sera arbitré par Émilie et Jacqueline, 20 sur 20 sur l'individuel.
39:22Ce n'était plus arrivé depuis 5 ans.
39:24On s'intéresse au tir du français avant cette ma start.
39:26A tout de suite.
39:27Bienvenue à vous, si vous nous joignez, dans le brouillard de Nouvelle-Viesteux pour un formidable dimanche de biathlon.
39:48Vous voyez comme le vent s'invite également, la course des rois avant la course des reines.
39:52Ce sont les dernières ma start avant les Jeux Olympiques.
39:55Vous devinez les enjeux avec le dossard jaune du côté des garçons entre Éric Perrault et Thomas Occiacomel.
40:01Et un 20 sur 20 peut-être pour Émilie et Jacqueline qui avait réussi cette performance sur l'individuel ici même à Nouvelle-Viesteux cette semaine.
40:08Tanguy, Alexis, Marie, Anne-Sophie en place évidemment avant d'aller voir Charles-Antoine et Jérémy sur place.
40:14On découvre la start list de cette ma start.
40:16Seuls les meilleurs sont invités.
40:17Oui, tout à fait.
40:18Les numéros de dossard ont peu d'importance.
40:20Si ce n'est que ça peut vous aider à vous repérer pour savoir par exemple qui est sur le podium du classement général.
40:25Ce sont ces trois-là.
40:26Thomas Occiacomel, Éric Perrault et Sébastien Samuelsson.
40:30Ils seront sur la première ligne.
40:32Il faudra peut-être aller jouer un peu des coudes pour Quentin Fillon-Maillet ou Émilien Jacqueline.
40:37Ou encore pour Fabien Claude, Oscar Lombardo et Émilien Claude.
40:41Car il y a bien six tricolores aujourd'hui au départ de cette ma start.
40:46Les meilleurs sont là.
40:48Et parmi eux, donc, six Français.
40:50Oscar, quatrième de l'individuel.
40:52Émilien, sixième de l'individuel.
40:54Ont donc gagné le droit de participer à cette ma start.
40:56En quelques mots, Marie, quand on intègre ce club très fermé des meilleurs biathlètes, on ressent quoi ?
41:02Je trouve qu'avoir le droit de participer à une ma start, c'est un peu un cadeau.
41:06Après, quand on est des habitués et quand on est dans les meilleurs du classement général, on les fait tous.
41:13Toutes les ma start, pardon.
41:15Mais voilà, quand c'est la première ma start, on s'en souvient.
41:19Et c'est quand même quelque chose, on se dit, voilà.
41:23Alors moi, je regrette toujours ce moment où nous, on partait en ligne.
41:26Alors ça fait un peu la vieille qui est là.
41:28Mais quand même, cette nouvelle grille de départ façon Formule 1 où ils sont placés.
41:33En fait, quand on est derrière, on subit le premier tour et je trouve que c'est vraiment dommage.
41:37De mon temps, on partait en ligne.
41:39Et d'ailleurs, Alexis, il était très fort là-dedans.
41:42Voilà, on pouvait partir.
41:44Il y avait deux lignes.
41:45Il y avait même trois, en fait, trois lignes de personnes parce que c'est les 30 meilleures.
41:50Mais en fait, on partait à 10.
41:51Et quelqu'un qui était très fort, elle a poussé.
41:54Et ça donnait une adrénaline pour être partie aussi.
41:57Parce que bon, je suis vieille, mais ça fait longtemps que ça existe, cette nouvelle grille de départ.
42:00En fait, pour être partie aussi dans ce mode un peu décalé où il y en a trois de front.
42:05En fait, quand on est derrière, on subit le premier tour.
42:09Et bon, après, blague à part, c'est toujours un honneur de faire partie d'une Mastart.
42:14C'est un privilège.
42:15Et il faut savoir saisir sa chance parce que c'est des courses qui sont difficiles.
42:18Mais c'est des courses où, en fait, on apprend énormément sur soi, sur sa capacité, justement, à jouer devant.
42:24Et c'est vraiment des courses d'apprentissage pour les plus jeunes.
42:27Les enjeux ne sont pas les mêmes en fonction des athlètes.
42:30Mais voilà, encore une fois, c'est toujours une chance.
42:32Il faut saisir l'opportunité, d'autant plus aujourd'hui.
42:34Voilà pourquoi on aime les Mastart.
42:36Marie, parfaitement résumée, l'atmosphère particulière d'une Mastart.
42:39Anne-Sophie, ce sera un moment fort pour Émilien Jacquelin parce qu'il sort d'une remarquable performance sur le patir lors de l'individuel.
42:46Il a réussi un 20 sur 20.
42:47Effectivement, ce n'était pas arrivé depuis 5 ans.
42:50Alors, on a décidé de se plonger dans la complexité du tir d'Émilien.
42:55Et pour ça, on s'est replongé dans l'entretien passionnant, oui, n'ayons pas peur des mots, mené par Tanguy la semaine dernière à Rupolding.
43:02Et voilà ce qu'Émilien Jacquelin explique.
43:04Si je devais prendre mon niveau à l'entraînement il y a 6 ans et aujourd'hui, je pense que je suis encore plus régulier et plus précis aujourd'hui.
43:12Par contre, il y a 6 ans, j'engageais, j'étais un chien fou avec mes qualités et mes défauts.
43:19Mais par contre, mes qualités, j'en faisais vraiment des forces et j'acceptais en fait d'avoir ce style-là.
43:24Mais alors, si Émilien Jacquelin est plus précis aujourd'hui qu'il y a 6 ans, pourquoi on a attendu aussi longtemps pour voir un nouveau 20 sur 20 ?
43:32Puisqu'il n'avait jamais, jusqu'à jeudi, il n'avait réalisé de tir parfait sur une course à 4 tirs depuis celui de 2021 à Poclouca.
43:42Alors qu'il en avait disputé 70 dans l'intervalle.
43:4670 courses à 4 tirs entre cette poursuite que vous voyez 2021 à Poclouca et la course de jeudi.
43:52On est le 14 février 2021.
43:54Le Français devient champion du monde pour la deuxième fois d'affilée.
43:57À la faveur d'un 20 sur 20 prodigieux en plus en 1 minute 25.
44:01Et à l'issue de la course, Martin Fourcade, l'idole d'Émilien Jacquelin, décrypte la performance.
44:07Écoutez.
44:08Je n'ai jamais réalisé un tir en 1'25 en Coupe du Monde ou au championnat du monde.
44:15Et encore moins en étant en tête au dernier tir comme il l'était, où il aurait pu choisir une autre stratégie.
44:22Ensuite, j'ai beaucoup parlé avec Émilien de cette stratégie.
44:28C'est celle qui lui permet de gagner l'an dernier.
44:29C'est celle qui lui permet aujourd'hui de gagner hier.
44:32Mais je sais aussi qu'il aura besoin de compléter son jeu.
44:37S'il veut à l'avenir être sûr de gagner encore plus de compétitions de manière plus régulière.
44:44S'il veut être sûr de pouvoir s'imposer sur les Jeux Olympiques l'an prochain.
44:47Et pas uniquement devoir compter sur une journée exceptionnelle comme il l'a eu hier.
44:52Il devra arriver à étoffer son jeu.
44:57Et la chose rassurante, c'est que je suis persuadé qu'il a les capacités de le faire.
45:01Sauf que de son propre aveu, ces mots-là, venant de Martin Fourcade,
45:05auraient beaucoup affecté le jeune Émilien qu'il était à l'époque.
45:08Et cinq ans plus tard, il a eu l'occasion déjà de revenir sur ses propos.
45:12Mais il l'a refait la semaine dernière avec Tanguy.
45:14Ça reste un de mes idoles d'adolescence, Martin.
45:18Et au fond de moi, j'ai toujours voulu faire comme lui.
45:22Et je pense qu'à un moment donné, c'est toujours la même leçon.
45:25Mais je pense que rester soi-même, c'est comme ça qu'on réussit.
45:27Et pas en voulant imiter quelqu'un ou en changeant ses qualités et ses défauts.
45:32Et je me suis complètement perdu là-dedans.
45:34Et aujourd'hui, je pense que jusqu'à la fin de ma carrière, c'est à moi de tuer mon père spirituel
45:42et de m'accomplir comme je l'allais me le faire.
45:46Alors, je ne sais pas si le tabou est proposé par Tanguy, a fait office de divan la semaine dernière.
45:50Mais toujours est-il qu'il a enfin renoué avec le 20 sur 20.
45:54C'était donc jeudi, lui ouvrant les portes d'un premier podium en carrière sur ce format de l'individuel.
45:59Émilie Jacquelin a terminé deuxième derrière Éric Perrault.
46:03Alors, a-t-il enfin, grâce à ce 20 sur 20, que l'on revoit tuer le père ou retrouver la bonne formule ?
46:09Il a tenté d'expliquer les clés de sa réussite.
46:12Encore une fois, à Charles-Antoine Nora, c'était juste après la course.
46:17Je pense que quand j'étais junior en équipe B, j'ai des très bons souvenirs d'Ibu Cup,
46:22de championnat d'Europe, à faire des 19 sur 20 à foison sur des individuels.
46:27Et c'est une époque où j'étais très calme.
46:29Après, j'ai beaucoup engagé sur mes débuts en Coupe du Monde.
46:32Puis après, à se chercher, on n'est plus soi-même.
46:35Et aujourd'hui, j'ai juste envie de faire les tirs que je sais faire en étant focalisé sur le calme.
46:42Et chaque balle, j'ai essayé de rester calme et de faire l'essentiel.
46:47Pas être pris dans l'enjeu ou dans le fait de faire un beau tir.
46:52Juste mettre les balles.
46:54Et voilà, donc c'est bien.
46:55La complexité du tir et du mental en biathlon, parfaitement résumé par Emilien Jacquelin.
47:01Alexis.
47:02Comme on est très proche de la course, peut-être, oui, rappeler les enjeux d'aujourd'hui.
47:05Il y a quand même deux individus qu'on va regarder tout particulièrement.
47:07Samuelson, qui s'est beaucoup raté.
47:10Et puis Button, qui revient quand même sur une main start après deux jours où il a retrouvé la Coupe du Monde.
47:14Bien sûr, on a beaucoup parlé de Jacomel, d'Emilien, d'Eric et de Quentin.
47:18Mais peut-être, voilà, aussi un focus quand même sur ces deux garçons supplémentaires,
47:21Samuelson et Button, pour voir de ce de quoi ils sont capables aujourd'hui.
47:25Alors, on vous représente tous les enjeux.
47:27Très rapidement, juste après une courte pause, une vraie courte pause.
47:30Cette fois-ci, trois minutes et on est ensemble pour revoir la startlist et refaire un point sur les conditions.
47:37Un très beau dimanche de biathlon à partager.
47:55Bienvenue à vous si vous nous rejoignez.
47:56Les deux mass-start au programme, la mass-start homme avant la mass-start femme,
47:59avec le brouillard du côté de Novemesto.
48:03La course qui va démarrer dans quelques instants, Anne-Sophie.
48:05Oui, il est temps de rappeler à ceux qui nous rejoignent l'enjeu du jour.
48:09Le dossard jaune entre Eric Perrault et Tommaso Giacomel.
48:11Il y a seulement 23 points avant cette course, 23 points de retard pour Eric Perrault sur Tommaso Giacomel.
48:17On vous a fait un scénario très simple.
48:19Eric Perrault l'emporte, Tommaso Giacomel n'est pas deuxième.
48:22Et alors, le français serait en jaune.
48:25Symboliquement, avant les Jeux Olympiques, puisque c'est la dernière course avant les Jeux.
48:28Aujourd'hui, à Novemesto, dans quelles conditions précisément, Charles-Antoine, pour ceux qui nous rejoignent ?
48:321,4 degrés au compteur dans ce stade de Novemesto.
48:40C'est qu'il ressemble le chaudron.
48:41C'est transformé en cocotte minute, on va dire, ce matin, avec beaucoup, beaucoup de brouillard.
48:45Et puis là, depuis deux heures, quelqu'un a bien soulevé le couvercle.
48:48Et maintenant, la vapeur se dissipe, le brouillard se dissipe.
48:51Un petit peu de vent, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'humidité.
48:54Et ça se retrouve aussi dans la neige.
48:55Les techniciens m'ont dit qu'il y avait 60% d'humidité dans la neige, ce qui est un taux très élevé.
49:01Le technicien Alexis Boeuf va pouvoir vous expliquer ce que ça veut dire.
49:04En tout cas, ce sont des conditions qui se rapprochent des Mondiaux en 2024, ici à Novemesto.
49:09On se rappelle, 6 titres pour l'équipe de France, 13 podiums en totalité.
49:13C'était un record.
49:14C'est bien tenté, Charles-Antoine, mais on n'a pas le temps.
49:16Ça veut dire que ça va glisser pour l'équipe de France.
49:20Vous êtes parfait, Alexis.
49:21Oui, parce qu'on a 3 000 euros à vous faire gagner avant le départ de la course.
49:25La question du jour, la voici.
49:26Très simple, la Mastart, l'épreuve du jour.
49:30Eh bien, c'est un, une épreuve individuelle.
49:33Deux, c'est une épreuve en relais.
49:34Vous envoyez un ou deux au 7 10 21.
49:37Un ou deux au 7 10 21.
49:38Bonne chance à vous au tirage au sort demain pour gagner ces 3 000 euros.
49:41Eh oui, parce qu'il est temps de se mettre en place pour le départ de cette Mastart Home.
49:44Vous savez, comme on aime les secondes qui préparent, qui précèdent le top départ.
49:48Eh bien, on va pouvoir le vivre avec Anne-Sophie et Alexis juste après une courte pause.
49:52A tout de suite.
Commentaires