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  • il y a 5 semaines
Le Général Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des Armées, était l’invité de la Grande Interview le 21/12/25. Il est revenu sur la situation actuelle de l'Otan : «Quand vous êtes forts, vous avez une voix bien supérieure»

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Transcription
00:00– Mais c'est toute la difficulté, c'est pour ça qu'il faut toujours…
00:03– Ça commence mal, si vous dites que c'est une difficulté,
00:05ça veut dire que vous êtes d'accord avec Mathieu ?
00:07– Non mais, vous savez, aujourd'hui, et je l'ai vu dans les réunions à l'OTAN,
00:13la menace, quand vous analysez la menace avec les pays du sud de l'Europe,
00:20ce n'est pas la même menace qu'avec les pays de l'Est que vous avez évoqués.
00:23– Le sud, c'est essentiellement l'islam radical et la puissance migratoire,
00:30et l'Est, évidemment, c'est la Russie.
00:33Donc, c'est là où c'est très difficile pour une coalition.
00:37Donc, moi, je préconise d'abord la force qui fait reculer la violence pour la France,
00:45pour notre pays, et ensuite, quand vous êtes fort,
00:49vous avez une capacité d'agrégation et d'entraînement et une voie bien supérieure.
00:53– Vous avez cette formule, l'optimisme de la volonté, mais très concrètement,
01:00imaginons que demain ou après-demain, la Russie décide de rentrer dans un des pays baltes.
01:05Est-ce que vous ne sentez pas que plusieurs en Europe vont dire l'OTAN, certes,
01:09mais mourir pour les pays baltes, pas nécessairement.
01:11Je ne l'approuve pas, je ne me désole pas.
01:14J'essaie de constater le fait qu'il y a probablement en Europe aujourd'hui des gens
01:18qui disent que cette structure de coopération est périmée.
01:20« Nous ne sommes pas prêts à mourir pour le Donbass et encore non plus pour les baltes, faites la liste ».
01:26– Mais bien sûr, c'est une vraie question qui se pose d'ailleurs.
01:29La plupart des plateaux aujourd'hui que j'écoute se posent cette question.
01:34La question, si elle venait à être à l'ordre du jour, à mon avis,
01:38elle se poserait pour un certain nombre de pays, incontestablement.
01:41Mais la première question qu'il faudrait se poser, c'est s'il advenait que nous étions amenés
01:48à participer, dans le cadre de l'article 5, à une quelconque opération de haute intensité,
01:55c'est-à-dire de guerre, de guerre, appelons un chat un chat,
01:59dans le cas que vous décrivez, dans le scénario que vous décrivez,
02:04aurait-on aujourd'hui les moyens de le faire ?
02:07– Et aujourd'hui, je dis que la France n'a pas les moyens de durer
02:12et de résister à la dureté d'une guerre, parce que notre armée est magnifique,
02:19elle est échantillonnaire, mais elle est magnifique,
02:23et elle n'est pas capable d'engerber une guerre.
02:26– Sous-titrage Société Radio-Canada
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