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  • il y a 4 semaines
()> Juste pour vous donner un petit aperçu, les autres ép. sont protègés par des droits d'auteur ou ayants droit.

Un horloger et son neveu chirurgien fabriquent Gabriel, homme mécanique à la beauté parfaite que l'on doit remonter comme une horloge. Ses créateurs lui greffent le cerveau d'un condamné à mort, Bénédict Masson...

Distribution
Jean-Paul Zehnacker : Bénédict Masson
Yolande Folliot : Christine Gaillard
Dominique Leverd : Jacques Quentin
Ludwig Gaum : Gabriel
Édith Scob : la Marquise de Coulteray
= Marthe Villalonga: la bistrotière

Auteurs : Robert Scipion, Gaston Leroux
Genre : Drame - Fantastique

Catégorie

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TV
Transcription
00:00C'est parti
00:30C'est parti
01:30C'est parti
01:59Tu descends ? Ton père voudrait te parler
02:06Oui, j'arrive
02:07C'est parti
02:37Oui, enfin
02:39C'est-à-dire que nous aurions quelque chose à te demander, ton cousin et moi
02:44Eh bien, je t'écoute
02:45Tu comprends ?
02:47Avec ce que nous sommes en train de faire, Jacques et moi, chacun de notre côté
02:51Nous sommes tellement pris en ce moment
02:54Et puis, comme nous sommes sur le point d'aboutir
02:58Enfin, tu es au courant
03:00Est-ce que ça ne t'ennuierait pas si on remettait encore un peu la date de votre mariage ?
03:06Mais nous, voyons, nous ne sommes plus à six mois près, depuis le temps que nous sommes fiancés
03:11J'avais encore des nattes et des poupées
03:14Oui, c'est vrai
03:15Des poupées
03:17Plein de poupées
03:19Et puis comme ça, j'épouserai peut-être le plus jeune prix Nobel de biologie
03:23Ou le plus vieux des jeunes chirurgiens
03:25Mais il faut que je parte de la faculté
03:28Ah, euh, n'attendez pas ce soir
03:30J'y travaillerai toute la nuit
03:32Tu... tu fais une nouvelle expérience ?
03:35Oui
03:35J'ai maintenant tout ce qu'il faut
03:38Ce soir, ça peut être décisif
03:42Je te promets, Christine
03:45Pas plus de six mois
05:18Oh que donc ?
05:18Je suis sa grand-mère
05:21Comme elle n'a plus ses parents
05:23Elle passe chez moi régulièrement, deux ou trois fois par semaine
05:26Mais voilà une quinzaine de jours qu'elle n'est pas venu
05:29Et qu'elle n'est pas rentrée à demi-sacier
05:31Oui, je sais
05:32Pardon, excusez-moi
05:36J'y suis passé également
05:39Non, mais il ne faut pas vous inquiéter
05:42On va la voir réapparaître d'un jour à l'autre
05:44Petite fugue
05:46Sans conséquence
05:47Oh, ça m'étonnerait, c'est pas son genre
05:49Elle ne s'absentait jamais
05:52Sauf quand elle allait travailler chez vous
05:56À la campagne
05:57J'ai fini la chambre
05:59Donne un petit coup ici
06:00Oui, mais surtout ne touche à rien sur les pablis
06:03Ça n'est tout de même pas normal
06:05Je vais avertir la police
06:06Je l'ai déjà fait de mon côté
06:07Oui, à tout hasard
06:09Il ne faut pas s'affoler
06:12Je suis sûr que nous allons la revoir bientôt
06:14Bon, en tout cas
06:16Si je la vois avant vous
06:17Je lui dirai d'aller tout de suite vous rassurer
06:20Oui, bien sûr, bien sûr
06:21Pour moi, ça n'est tout de même pas normal
06:25J'avertir la police
06:36Elle venait pour Mademoiselle Solange
06:38Oui, c'est sa grand-mère
06:40Celle d'avant, c'était le fiancé qui était venu
06:42C'était le côté-là non plus
06:43Toujours pas de nouvelles ?
06:44Pas de nouvelles, bonne nouvelle, Madame Langlois
06:46On ne peut même pas me dire
06:47Que ni le fiancé, ni la grand-mère
06:49Oui, ça va bien, Madame Langlois
06:51Ça va bien
06:51Bon, je monte un instant dans ma chambre
06:53Si on me demande, je viens tout de suite
08:34Je vais faire l'atelier
08:35Ce n'est pas la peine
08:36Je vous ai déjà dit 100 fois que je préférais le faire moi-même
08:39Faites-le réchaussée
08:40Mais c'est déjà fait, Mademoiselle Christine
08:42Eh bien, ce sera tout pour aujourd'hui
08:43Jacques n'est pas rentré ?
08:50Non
08:50Cette fois, je crois qu'il avait mieux vu des membres
08:54Ça a dû lui prendre toute la nuit
08:56Oh mon Dieu
08:58Oh celui-là, il me fait toujours peur
09:00Monsieur le marquis m'a chargé de prendre des nouvelles de Mademoiselle
09:08Pourquoi Mademoiselle ne vient plus ?
09:10Mademoiselle n'est pas malade ?
09:12Non, non
09:13Pas vraiment
09:14Un peu souffrante seulement
09:16Vous direz à vos maîtres que je vais revenir bientôt
09:20Bon
09:26Eh bien alors
09:28Au revoir
09:29À demain
09:30À demain, madame Langlois
09:31Pourquoi n'es-tu pas allée chez les coulterets tous ces jours-ci ?
09:41Parce que
09:42Parce que j'ai peur
09:44Tu as peur de quoi ?
09:46De qui ?
09:47De lui ou d'elle ?
09:49Des deux
09:49Écoute Christine, ce sont des enfantillages
09:52Il faut te maîtriser un peu plus
09:54Tu sais tout ce que nous devons embarquer
09:56Nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de nous mettre à dos
09:59Surtout en ce moment
10:00Oui, oui, je sais
10:00Je retournerai demain
10:03Et il y a un des indos du marquis qui est venu la relancer
10:12Oui, là aussi c'est un drôle d'endroit
10:15Avec tous ces sauvages
10:16Et cette marquise qu'on ne sait pas ce qu'elle a au juste
10:18Une anglaise
10:20On peut s'attendre à tout avec les anglaises, Mademoiselle Barisca
10:23Tiens, Bénédicte
10:25Bon, je vais me faire attraper
10:27Au revoir, Mademoiselle Barisca
10:28Ah, madame Langlois
10:34Oui, je sais
10:35Je suis en retard pour faire votre ménage
10:38Bonjour, Mademoiselle Barisca
10:41Je voudrais des chaussettes
10:43Un peu plus solides que la dernière que vous m'avez vendue
10:45Et l'orgrandi, vous en voulez aussi ?
10:48L'orgrandi ?
10:49Ah oui, votre dernier apprenti, Mademoiselle Solange, m'en avait commandé un coupon que j'ai fait venir exprès
10:53Elle n'est jamais repassée le prendre
10:54Ah bon ?
10:56Vous ne savez pas ?
10:58Mais peut-être qu'elle est partie
10:59Elle aussi
11:00Oui, je crois
11:02Ne vous inquiétez pas
11:04Je peux vous le régler
11:06Ah, Mademoiselle Barisca, il me faudrait un peu de fil blanc
11:10Mais un peu plus solideuse
11:11Mais excuse, Mademoiselle Christine
11:12Mais j'ai monsieur à servir avant vous
11:14Ah, mais non
11:14Je ne suis pas pressée
11:16Servez, mademoiselle
11:18Vous êtes bien aimable
11:20Tenez, en attendant, regardez voir là-dedans
11:22C'est mon rayon chaussette
11:23Merci
11:24Il me faudra aussi, si vous en avez, un peu de Casimir ou de Baptiste
11:29Quelque chose dans ce genre, là, dans les 50 centimes
11:31Mais c'est du tissu comme on faisait il y a 100 ans
11:33Mais ici, je ne fais que la nouveauté
11:35Enfin, en cherchant dans mes réserves
11:37J'arriverai peut-être à vous trouver ça
11:39Vous avez de la chance, il me reste un peu de Casimir
11:54Oui, c'est ça
11:56C'est exactement ce qu'il me faut
11:58Je vous dois combien ?
12:00Eh bien, avec le fil blanc, ça fera 4,75
12:01Et 25 centimes qui font 5
12:07C'est moi qui vous remercie
12:09Au revoir, mademoiselle
12:09Mlle, mademoiselle
12:10Monsieur
12:13Monsieur
12:17Tiens, voilà notre ami l'herboriste
12:32Mlle, mademoiselle
12:40Monsieur Vincent, juste un seau hors de la boutique, chère voisine d'amis
12:44Pour demander si la camomille, ça tient toujours pour ce soir
12:47Mais naturellement, monsieur Méligné, comme tous les mardis
12:49Vous les mettrez sur ma note, avec l'organdie
12:51Mais ça n'est pas votre taille, elles sont des fois trop petites
12:54Ça ne fait rien, ça ira quand même
12:57Mais qu'est-ce qu'il a ?
13:04Il a pas l'air normal
13:05Vous en connaissez, vous, des gens normaux dans le quartier ?
13:08À part nous, bien entendu
13:09Mais lui, c'est la Christine qui le met sans-dessus-dessous
13:12Et son vieux fou de père à elle
13:14Qui recherche le mouvement perpétuel
13:16Avec des roues carrées
13:18Oui
13:19Et pourtant, elle tourne
13:22Bonjour, monsieur Masson
13:27Bonjour, mademoiselle
13:28Je vous apporte quelques livres à relier
13:31Tout mon Verlaine, notamment
13:33Vous aimez la poésie ?
13:38Je n'aime que la poésie, monsieur Masson
13:39C'est drôle
13:43Nous sommes voisins
13:44Nous nous apercevons pratiquement tous les jours
13:47Et nous ne nous sommes, pour ainsi dire, jamais parlé
13:49J'ai toujours peur d'importiner les gens
13:54Oui, je comprends
13:56Je suis un peu comme ça, moi aussi
13:58Je ne me lis pas facilement
14:00Mais il y a des cas où il n'y a pas toujours besoin de se parler pour connaître les gens
14:06Ou tout au moins les deviner
14:08Les entrevoir
14:09Comment ça ?
14:12Que voulez-vous dire ?
14:14Bien, je veux dire que moi, en tous les cas, je vous connais mieux que vous ne pensez
14:17C'est de vous ?
14:22Oui
14:22De moi qui sait que les livres, par exemple
14:25Vous ne vous contentez pas de les relier
14:27Vous pouvez aussi les écrire
14:31J'aimerais que vous me le reliez également
14:34Un livre relié par son auteur, ça ne doit pas être aussi fréquent
14:38Vous n'êtes pas seulement un artiste, monsieur Masson
14:42Vous êtes un poète
14:43Un vrai poète
14:45Vous l'avez lu ?
14:49Lu et relu
14:50Je reconnais des passages par cœur
14:51Mais comment avez-vous ?
14:57Je l'ai trouvé sur les quais
14:58Je ne comprends pas qu'on en ait si peu parlé
15:00Mais je suis sûre que la postérité vous rendra justice
15:04Vous savez, la postérité
15:06C'est bien aléatoire
15:08Puis surtout
15:09C'est bien loin
15:11Peut-être
15:12Mais pas forcément
15:14Regardez
15:16Vous et moi
15:18Nous étions à la fois si près et si loin
15:20Quand je pense que je vous apercevais tous les jours
15:23Et que je ne me doutais pas qu'une âme aussi délicate
15:27Pouvait se...
15:29On pouvait se dissimuler
15:35Sous une pareille enveloppe
15:38Elles sont des caprices de la nature
15:43On ne peut pas toujours tout donner
15:45Elle vous a donné l'inspiration
15:47Elle n'est peut-être pas la seule qui m'est inspirée
15:54Enfin, en tous les cas
15:57Que ce soit ou non la nature
15:59C'est à cette inspiratrice
16:01Que je dois tout
16:02Que je dois tout
16:03Eh bien
16:07Au revoir, monsieur Masson
16:09Au revoir, monsieur Masson
16:10Mademoiselle
16:11Vous n'avez pas choisi l'épaule pour vos lieux
16:15Je vous fais confiance
16:17Je vous laisse faire un premier choix
16:19Aujourd'hui, je suis un tout petit peu pressée
16:21Mais je reviendrai bientôt vous voir
16:22D'ailleurs, j'aurais sans doute quelque chose à vous demander
16:26A vous proposer
16:28Au revoir
16:29Au revoir
16:59Soi, bonjour, inspecteur
17:04Bonjour
17:04Alors, monsieur Masson
17:09Si je tiens bien mes comptes
17:10Ça fait maintenant la sixième
17:11Ben oui
17:13Vous l'étonnez parfaitement
17:15Sixième
17:17C'est pas normal
17:19C'est le moins qu'on puisse dire
17:21Et ça s'est passé comme pour les précédents
17:25Ben oui
17:27Exactement
17:28Disparu du jour au lendemain
17:30Sans crier gars
17:31Puis sans laisser de traces
17:33Et elle aussi, vous l'aviez emmenée chez vous à la campagne
17:38Oui
17:39Faudrait peut-être y renoncer
17:42Monsieur inspecteur
17:46Je ne vais quand même pas changer mes habitudes parce que les femmes me fuient
17:49C'est pas tellement le fait qu'elles vous fuient qu'ils soient étranges
17:53Non, bien sûr
17:54Au contraire
17:56Je sais bien que je ne suis pas l'apollon du belvédère
18:00Mais quand même
18:02Mais là, les faire fuir aussi régulièrement
18:05Je ne parlais pas de ça
18:07C'est pas ce que je voulais dire
18:08Par contre, là où ça devient vraiment étrange
18:11C'est qu'après vous, enfin, vous l'avoir quitté
18:14Elles disparaissent complètement
18:16On n'en entend plus parler
18:18Nus, pas
18:18Oui, je sais bien
18:20C'est incompréhensible
18:21Ce qui est aussi difficile à comprendre
18:24Et c'est pour ça que je vous en parlais
18:25C'est que
18:27Ici, à Paris
18:29Elles restent chez vous
18:31Mais dès que vous les emmenez à la campagne
18:32Elles se volatilisent
18:34Presque aussitôt
18:35Ce n'est pas moi qui les force à venir
18:37Non, elles savent que je vais souvent travailler à la campagne
18:41Elles viennent de leur plein gré
18:43Je continue à les payer
18:46Elles y trouvent leur avantage
18:49Apparemment, pas longtemps
18:51Ça finit par devenir bizarre
18:54Et quand je dis bizarre
18:57Je me rappelle, inspecteur
19:01Que c'est moi qui, chaque fois, suis venu signaler leur disparition
19:04Oui, oui, je sais
19:06Mais dites-moi, monsieur Masson
19:09Vous avez vraiment besoin d'apprentis
19:11Ce sont plutôt elles qui ont besoin de moi
19:13Pour apprendre leur métier
19:14Sans doute
19:16Mais ce ne sont pas elles qui viennent vous trouver
19:20C'est vous qui cherchez à les recruter
19:24Vous perdez pas de temps
19:26Elles me rendent service aussi
19:29Oui, dès qu'elles ont un peu appris à brocher
19:32Non, ce qui m'intéresse dans la reliure
19:33C'est pas ça
19:35C'est ça
19:37C'est de donner une âme au livre
19:47Oui, ce sont de belles reliures
19:50Vous savez ce que je ferai à votre place, monsieur Masson ?
19:55Bah non
19:56Et bah pour cette fois
19:57Je chercherai un apprenti I
19:59Au lieu de l'apprenti E
20:01C'est malheureusement impossible, inspecteur
20:04Je déteste la compagnie des hommes
20:07Je n'aime que les femmes
20:10Non, arrête !
20:23Je t'en supplie !
20:25Ne lâche pas !
20:27Non, arrête !
20:36Papa !
20:37Je t'en supplie !
20:38Ne lâche pas !
20:40Papa !
20:41Arrête !
20:42Ne lâche pas !
20:44Non !
20:45Jacques, il l'a tué !
20:48Il a tué Gabriel !
20:49C'est pas notre voyeur !
20:50Mais s'il m'a chéri qu'à savoir, on va finir par nous
20:52C'est de ta faute !
20:54Il ne me baissait plus !
20:56Tu me l'as prise !
20:56C'est de ta faute !
20:58Venez, on va voir ce qu'on peut faire
21:00On peut faire quelque chose
22:51Qu'est-ce que vous voulez ?
22:53Je voudrais parler à Mademoiselle Gaillard
22:54Elle n'est pas là
22:55Papa !
22:57Laisse monter Monsieur Masson
22:58Je suis là et je serai ravie de le recevoir
23:00j'ai fait un premier choix pour les pour
23:20je me suis permis de venir vous les soumettre
23:25les tons bleus sont très beaux
23:27mais peut-être quand même
23:29que les grenats je ne voudrais pas avoir l'air de vous rendre vos compliments
23:34mademoiselle gaillard mais ces esquisses sont remarquables
23:40vous êtes trop indulgent du simple travail d'amateur
23:44je connais peu d'amateurs capables de faire un tel buste
23:51et surtout d'être à la hauteur d'un si beau modèle
23:57il n'y a pas une modèle monsieur masson
24:00c'est une oeuvre d'imagination
24:02pourtant ce nom
24:05gabriel
24:07c'est ainsi que je m'imagine l'archange gabriel
24:10c'est curieux mais
24:14j'ai l'impression que ces traits ne sont pas inconnus
24:18vous devez faire erreur
24:20venez plutôt regarder les échantillons
24:23vous voyez
24:26pour le verlen je pense que le grenat sera le mieux
24:29mais pour le vôtre
24:31je laisse ça votre inspiration
24:33ce sera la surprise
24:36vous avez là une superbe armoire
24:41oui
24:43elle est très belle
24:45elle a une histoire aussi
24:47une histoire de famille
24:49laquelle ?
24:51mon arrière grand-mère y avait caché son jeune amant
24:54plusieurs mois pendant la terreur
24:55malheureusement on a fini par le découvrir
24:58on l'avait dénoncé
25:00et il a été guillotiné
25:03c'est une histoire assez triste
25:06comme il en arrive malheureusement
25:08assez souvent dans les familles
25:09mais vous
25:10vous êtes tout un noir
25:13vous n'êtes pas en deuil
25:15on est toujours en deuil
25:17monsieur masson
25:18de quelqu'un
25:20ou de quelque chose
25:22vous n'êtes pas en deuil
25:51ah monsieur masson
25:53quelle nuit m'avez-vous encore fait passer
25:56hein ?
25:58qu'est-ce que vous dites ?
25:59une nuit toute dédiée à la poésie
26:01grâce à vous
26:02hier soir j'étais un peu triste
26:06préoccupée
26:07préoccupée ?
26:09vous avez des ennuis ?
26:11oh non
26:12non pas vraiment
26:13des petits problèmes de famille
26:15sans importance
26:16alors je me suis réfugiée dans votre oeuvre
26:18je connais maintenant tellement bien le poète
26:21que cela m'autorise à venir demander un service aux voisins
26:24un service qui pourrait d'ailleurs vous être utile
26:27peut-être même agréable
26:30asseyez-vous
26:35comme vous le savez peut-être
26:39nous sommes locataires du marquis de Coulteret
26:41oui
26:42vous habitez je crois
26:44une ancienne dépendance de l'hôtel de Coulteret
26:47c'est exact
26:47et pour nous ce serait une véritable catastrophe
26:50de quitter cet endroit
26:51mais
26:51pourquoi vous en iriez-vous ?
26:55il n'y a pas véritablement d'urgence
26:56mais
26:57nous sommes dans une situation délicate vis-à-vis du marquis
27:01nous lui devons plusieurs années de loyer
27:04les affaires de votre père vont si mal ?
27:08oui et non
27:09d'abord vous savez mon père est un curieux commerçant
27:13pour lui il n'y a que ses expériences de mécanique qui comptent
27:17et elles nous ont coûté déjà beaucoup d'argent
27:18et c'est la même chose avec Jacques
27:20votre cousin ?
27:24oui
27:24mon cousin et mon fiancé
27:27c'est un savant
27:29un chercheur lui aussi
27:30mais dans un autre genre
27:32ils travaillent ensemble ?
27:35non non chacun dans sa branche
27:37mais comme je vous ai dit
27:39ce serait catastrophique pour eux
27:41pour ce qu'ils sont en train de faire
27:42si nous devions quitter la maison
27:43mais
27:44je ne pense pas que vous ayez quoi que ce soit
27:47redouté de la part du marquis
27:48c'est un homme fort riche
27:52et fort généreux dit-on
27:54je croyais que vous étiez en très bon terme avec lui
27:57oui
27:58en trop bon terme même dans un sens
28:03le marquis et la marquise sont très attachés à moi
28:08alors
28:10je ne vois pas ce qui vous tracasse
28:12surtout en quoi je pourrais vous être utile
28:15d'ailleurs
28:17ne travaillez-vous pas vous-même à l'hôtel de Coulteret ?
28:21si
28:21et c'est justement là que j'aurais besoin de vous
28:24non je vous suis de moins en moins
28:26mais qu'est-ce que vous y faites exactement ?
28:28aux divers petits travaux artistiques
28:30je restaure de vieilles terres cuites
28:33vous comprenez étant donné notre situation
28:36vis-à-vis du marquis
28:37j'ai été obligée d'accepter
28:38ça nous fait quelques petits revenus supplémentaires
28:41et puis il insistait tellement
28:43elle aussi
28:44j'ai d'ailleurs commencé une ébauche
28:47une sculpture du buste de la marquise
28:50je ne sais pas comment je pourrais vous aider
28:53oh non
28:54ce n'est pas pour ça que j'aurais besoin de vous
28:56mais je ne veux plus aller seule à l'hôtel de Coulteret
29:01il y règne un climat étrange
29:04un peu oppressant
29:07le marquis et la marquise ont entre eux des rapports assez bizarres
29:11on dit qu'elle est malade
29:13c'est elle qui le dit mais on ne sait pas de quoi au juste
29:16c'est une anglaise un peu exaltée qui a fait du spiritisme aux Indes
29:20où son père était gouverneur
29:22c'est là-bas que le marquis l'a connu
29:24il y a à l'hôtel de Coulteret
29:27une superbe bibliothèque
29:28avec de très beaux livres anciens
29:29mais dont certains qui sont en mauvais état
29:32doivent être restaurés
29:33alors j'ai pensé à vous pour un poste de bibliothécaire à mi-temps
29:37vous avez pensé à moi ?
29:40oui
29:40si vous étiez là avec moi
29:42je me sentirais plus tranquille
29:44moins
29:45moins exposé
29:46je suis sûre que vous vous plairiez beaucoup au milieu de tous ces beaux livres
29:51et puis nous nous verrions tous les jours
29:53tous les jours ?
29:55oui
29:55tous les matins nous pourrions parler
29:59échanger nos idées, nos impressions
30:01quand dois-je commencer mademoiselle Gaillard ?
30:06et bien si vous voulez demain matin
30:079h
30:08vous savez je crois que ce serait plus simple si vous m'appeliez Christine
30:17et si je vous appelais Bénédicte ?
30:20Christine
30:29Christine
30:32je vous aime Christine
30:37je t'aime Christine
30:42non, non, non, non
31:03monsieur Bénédicte Masson
31:17oui c'est moi
31:20je vous attendais
31:22je vous guettais
31:23je suis la marquise de Coulteret
31:26comme je suis contente de vous voir monsieur Masson
31:29Christine m'a tellement parlé de vous
31:32alors vous allez venir vous aussi ?
31:38oui certainement
31:39si je puis vous être utile
31:40pas utile monsieur Masson
31:42pas utile
31:43indispensable
31:44il faut venir souvent
31:47très souvent
31:47tous les jours
31:49oui
31:50oui je crois d'ailleurs
31:52que c'est ce qui était convenu
31:53avec le marquis
31:54alors
31:57il y a peut-être encore
31:59de l'espoir
32:00de l'espoir ?
32:04oui
32:04il ne faudra pas me quitter monsieur Masson
32:08je vous en supplie
32:09il ne faut pas non plus quitter Christine
32:11et ne jamais la laisser seule
32:13avec le marquis
32:14sous aucun prétexte
32:15il faut les surveiller
32:17c'est toi Senghor
32:20tu m'as fait peur
32:21madame la marquise
32:23doit remonter dans sa chambre
32:24son médecin l'attend
32:25vous m'excuser monsieur Masson
32:28mais
32:28il faut que j'y aille
32:30ce n'est pas pour moi
32:32c'est pour lui
32:33il doit être là-bas
32:37dans la bibliothèque
32:38avec elle
32:39allez-y
32:40allez-y vite
32:41il faut que j'y aille
32:43il faut que j'y aille
32:44il faut que j'y aille
33:15Vous êtes-y là, Bénédicte ?
33:25Je viens juste d'arriver.
33:27Je... je suis bien contente.
33:31Et moi aussi, M. Vincent, je suis très heureux de vous accueillir à l'hôtel de Boucteray.
33:36Mlle Gaillard m'a beaucoup parlé de vos talents.
33:40Elle m'a aussi, monsieur, beaucoup parlé de vous.
33:43Je crois que vous êtes l'homme qu'il me fallait et que ma bibliothèque vous plaira.
33:48Elle est très belle.
33:49Oui, malheureusement, il y a longtemps qu'elle est à l'abandon.
33:52Je n'ai absolument pas le temps de m'en occuper.
33:54Je suis souvent absent.
33:56M. Vincent, vous parle de tout.
33:58Je vous fais entièrement confiance.
34:00Ce qu'il faudrait dans un premier temps, c'est répertorier l'ensemble
34:03et réunir la liste des manuscrits les plus précieux susceptibles d'être reliés.
34:07Bon.
34:07Je vous laisse jeter un premier coup d'œil.
34:11Je dois aller prendre des nouvelles de ma pauvre Bessie.
34:15Mlle Gaillard a dû vous en parler.
34:18La santé de la marquise me donne bien du souci.
34:21Par quoi voulez-vous commencer?
34:46Par nous.
34:49Par vous.
34:51Comment ça?
34:54Je comprends maintenant pourquoi vous teniez tellement à ma présence ici.
34:58C'est moi, Bénédicte, qui ne comprends plus.
35:01Vous comprenez très bien, Mlle Gaillard.
35:04Le rôle de tampon entre le marquis et vous n'est pas précisément agréable.
35:11Mais en somme, je serai là pour empêcher,
35:14ou tout du moins atténuer par ma présence, les assiduités du marquis.
35:19Pour cela aussi, mais pas pour cela seulement.
35:22D'ailleurs, il me semble que je vous l'avais laissé entendre.
35:25J'ai dû entendre autre chose.
35:29Vous avez voulu entendre autre chose.
35:33Je vous ai dit que le marquis appréciait un peu trop ma présence.
35:38Ce n'est pas la première fois qu'il me sert de près comme...
35:40comme tout à l'heure.
35:43C'est un homme très sanguin, très sensuel.
35:48Cette pauvre marquise ne doit pas toujours le comprendre.
35:53Il a sans doute des excuses.
35:56Et puis au moins, il a accepté la présence d'un tiers entre lui et moi.
35:59Il a préféré ça ne pas me voir du tout.
36:01Il a vu ma tête.
36:03Il ne peut pas prendre ombrage de la présence d'un bénédicte maçon.
36:06Il n'aurait rien tenté s'il avait su que vous étiez là.
36:09Et c'est pour ça, bénédicte, que je vous demande de rester.
36:12C'est curieux.
36:15Mais la marquise aussi a insisté pour que je reste.
36:18Vous l'avez vu ?
36:20Oui.
36:22Tout à l'heure, à l'entrée, elle me guettait.
36:24Et elle a demandé que je ne vous laisse jamais seule avec la marquise.
36:30Elle n'est pas dupe.
36:32Elle n'est pas dupe, en effet.
36:34Mais je ne pense pas que ce soit la jalousie qui l'anime.
36:37Quoi donc, alors ?
36:39Je ne sais pas.
36:42Mais il y a un fait certain.
36:44C'est que la marquise elle-même m'a supplié de rester.
36:47Oui.
36:50C'est vrai.
36:54Je vous en supplie encore.
36:59Tous les deux.
37:03Monsieur Bénédicte Masson,
37:05il faut que vous me prometiez de rester
37:06pour que Christine puisse rester elle aussi.
37:10Mais, madame,
37:12pourquoi tenez-vous tellement à notre présence ?
37:16Parce qu'avec vous,
37:19je serai peut-être enfin si j'ai le droit de vivre.
37:22et même si j'ai celui de mourir.
37:32Il faut que je m'en aille.
37:33Regardez-moi la Sing Sing.
37:36Il m'épille.
37:38Il m'épille.
37:40Sangor ne doit pas être loin.
37:42Et l'autre aussi.
37:44Ils doivent tous me rechercher.
37:46Pour mon bien,
37:47comme ils disent.
37:49Adieu.
37:49Non, non.
37:54Non, à bientôt.
37:56Parce que vous allez revenir.
37:58Il faut que vous reveniez.
37:58Pour la marquise,
38:19je n'étais pas encore.
38:22Pour la marquise,
38:23vous n'ayez pas tort.
38:27Elle n'a vraiment pas l'air
38:28très, très normale.
38:30Oui.
38:32Par moments,
38:32je pense même
38:33qu'elle est vraiment folle.
38:36Mais comme elle,
38:38j'aimerais beaucoup
38:38que vous acceptiez
38:39de venir régulièrement ici,
38:41à l'hôtel de Coulteret.
38:45Non.
38:46Mademoiselle Gaillard.
38:48Pas Mademoiselle Gaillard ?
38:49Christine.
38:50Non.
38:54Je ne veux pas
38:55de ce rôle
38:55de relieur bibliothécaire
38:57pour servir en fait
39:00de gardien
39:01à une malade,
39:03une demi-folle
39:04et de chaperon
39:06à une jeune fille
39:07qui n'est d'ailleurs
39:07pas seule dans la vie
39:08et qui a de plus
39:11un fiancé
39:13pour la protéger.
39:14Non.
39:19Non, je ne reviendrai pas.
39:22Non !
39:23Non, je ne veux pas !
39:24Je ne veux pas !
39:27Je ne veux pas !
39:29Mon mécile !
39:31Mon mécile !
39:33Soyez désolable !
39:35Bonjour, M. Masson.
39:47Bonjour.
39:50Ma démarche doit sans doute
39:52vous surprendre.
39:54Nous ne nous connaissons
39:55pratiquement pas.
39:56Mais je sais,
39:57l'homme,
39:58le poète que vous êtes.
40:01Christine m'a tellement
40:02parlé de vous.
40:02Oui.
40:03Oui, elle parle beaucoup
40:04de moi en ce moment.
40:06Beaucoup de personnes.
40:07Bon.
40:08Mais c'est justement
40:08à son sujet que
40:09en fait que je suis venu
40:11vous trouver
40:11pour vous demander
40:12de bien vouloir
40:12revenir sur votre décision.
40:16M. Quentin ?
40:18Oui, oui, bien sûr.
40:20Je pense que vous devez
40:20avoir vos raisons.
40:21Vous êtes sûrement déjà
40:22surchargé de travail.
40:23Mais je sais que cela
40:24ferait tellement plaisir
40:25à Christine.
40:28Vous semblez tenir beaucoup
40:29à ce que votre fiancé
40:30continue de travailler
40:31chez le marquis de Coulteret.
40:34J'y tiens énormément,
40:38M. Masson.
40:40Pour elle,
40:41pour son équilibre,
40:43il faut qu'elle s'active,
40:44qu'elle s'occupe l'esprit,
40:46surtout en ce moment.
40:48Surtout en ce moment ?
40:49Oui, parce qu'en ce moment,
40:50j'ai malheureusement
40:51très peu de temps
40:51à lui consacrer.
40:54Vos travaux ?
40:56Oui, mes travaux.
40:58Oui, il m'accapare
40:59beaucoup actuellement.
41:01Vous avez dû croire
41:02un émule du professeur Carrel.
41:05Pas un émule,
41:06un disciple.
41:09Et vous vous occupez
41:10comme lui
41:10de greffes,
41:12d'organes
41:13et de tissus.
41:15Oui.
41:16Et bien d'autres choses.
41:19Mais tout cela
41:20n'est que de la boucherie
41:21pour un poète comme vous.
41:22La poésie, M. Quentin,
41:24n'est que la chirurgie
41:26des mots
41:26et des sentiments.
41:30Non, mes expériences
41:31ne font que
41:32disséquer le langage.
41:36Mais j'aimerais en savoir plus
41:38sur vos expériences,
41:39à vous.
41:41Nous en parlerons,
41:42si cela vous intéresse vraiment,
41:44une autre fois.
41:47Mais promettez-moi
41:48de retourner
41:50chez les coulterets.
41:51et surtout
41:53de ne pas délaisser,
41:54Christine.
41:56Je n'avais pas vraiment
41:57l'intention
41:58de la délaisser,
41:59M. Quentin.
42:11Bonjour, Bénédicte.
42:14Bonjour.
42:15Vous voyez,
42:16je me suis installée ici
42:18pour travailler près de vous.
42:19Je suis contente,
42:21Bénédicte,
42:22que vous soyez revenu
42:22sur votre décision.
42:25Moi aussi,
42:25Christine.
42:27Enfin,
42:27plus de Mlle Gaillard.
42:34Je crois d'ailleurs
42:35que je l'aurais fait
42:36même si votre cousin
42:40n'était pas venu
42:41pour me le demander.
42:43Jacques est venu vous trouver
42:44pour vous demander
42:45de revenir ici avec moi.
42:46Oui,
42:48vous n'étiez pas au courant?
42:52Il n'aurait peut-être
42:53pas dû le dire.
42:54Mais si,
42:55au contraire,
42:55il a eu raison.
42:57Il n'a fait qu'aller
42:58au-devant de mes désirs.
43:00Au fait,
43:01vous avez vu la marquise
43:02en arrivant?
43:03Non,
43:04pas aujourd'hui.
43:05Mais hier,
43:07elle faisait peine à voir.
43:08Je pense que c'est surtout
43:09une grande imaginative
43:10qui se croit plus malade
43:11qu'elle n'est.
43:12Ce qui suffit d'ailleurs
43:13à ce qu'elle devienne vraiment.
43:14si elle est anémiée
43:19comme elle est,
43:20ce n'est certainement
43:21pas seulement
43:22imaginaire.
43:24En tous les cas,
43:25le marquis,
43:25lui,
43:26n'a pas l'air
43:26d'avoir de problème
43:27de ce côté-là.
43:28Il le regorge littéralement
43:29de santé.
43:30Il le peut.
43:31Oui,
43:31il le peut.
43:34Monsieur Masson,
43:35vous êtes revenu.
43:37Merci.
43:37Merci.
43:41Et vous aussi,
43:42Christine.
43:44il faut bien
43:46vous installer.
43:49Faites comme chez vous.
43:53À deux.
43:55Vous n'avez rien à craindre.
43:58Est-ce que vous pourrez
43:59poser aujourd'hui?
44:00non, pas aujourd'hui.
44:07Je ne me sens pas
44:08assez vivante.
44:12D'ailleurs,
44:13nous ne sommes pas pressés.
44:16Vous avez tout le temps.
44:19Tout le temps.
44:20la galerie de portraits
44:24peut t'attendre.
44:26Le marquis non plus
44:27n'a pas son portrait.
44:30Détrompez-vous,
44:31monsieur Masson.
44:32Il y est.
44:33Non,
44:33je veux parler
44:34du marquis actuel.
44:37De votre mari.
44:39Moi aussi.
44:40Mais il y est.
44:42Il y est bien.
44:43Mais comment ça?
44:47Mais où?
44:49N'importe où.
44:51N'importe lequel.
44:53Mon cher Messie,
45:09je vous cherchais justement.
45:16Vous regardiez
45:17les portraits
45:18de mes ancêtres,
45:19monsieur Masson.
45:20Mise à part
45:21le vin en l'eau
45:22qui est assez beau.
45:24Les autres toiles
45:25ne sont pas extraordinaires.
45:26Ce qui est extraordinaire,
45:29c'est la ressemblance.
45:31Oui,
45:31d'abord entre eux,
45:33puis avec vous.
45:34Mais ça,
45:36il n'y a pas de doute.
45:37Je ne peux pas le nier.
45:39Je suis un coulteré.
45:42Chacun d'eux,
45:43c'est moi.
45:47C'est moi tout craché,
45:48comme on dit vulgairement.
45:52Il faut absolument
46:01que vous regagnez
46:01votre chambre.
46:04Le docteur vous attend.
46:07Et surtout,
46:08ne faites pas comme hier,
46:09ma chère amie.
46:10Je vous en supplie.
46:18Soyez raisonnables.
46:19faites-le pour moi,
46:21si vous ne voulez pas
46:22le faire pour vous.
46:23et puis,
46:25le coup,
46:26le coup,
46:27le coup,
46:28le coup.
46:29,
46:30le coup.
46:31Je vous prends comme on�ine,
46:32à l'autre,
46:33vous ne vous conduire?
46:33D'abord,
46:34je vous teste comme on�ine.
46:36Et puis,
46:36vous ne vous rendez ook
46:37à l'heure.
46:37Et puis,
46:38moi,
46:39je vous traine,
46:39à l'heure,
46:40à l'heure,
46:41à l'heure.
46:41Et puis,
46:42on le coup,
46:42je vous donne.
46:43Je vous donne comme on�ine,
46:44à l'heure,
46:44à l'heure.
46:44Et puis,
46:45à l'heure,
46:46à l'heure.
46:46Je vous donne aussi
46:47un peu de l'air.
46:48aux oës,
46:49c'est pas trop.
46:49Le pire chez cette pauvre Bessie, c'est qu'elle ne veut pas se soigner.
46:57On dirait qu'elle ne tient pas à guérir.
46:59Hier encore, elle s'est enfermée pour ne pas recevoir le docteur.
47:03De quoi souffre-t-elle exactement ?
47:05C'est simple et compliqué en même temps.
47:08Une sorte d'anémie.
47:10Une maladie de longueur qu'elle a dû contracter aux Indes.
47:14Bon, parlons d'autre chose.
47:16Vous avez eu le temps de jeter un premier coup d'œil sur la bibliothèque ?
47:19Oui.
47:20Il y a des pièces admirables.
47:23Effectivement, certaines sont en assez mauvais état.
47:27Il était temps de s'en occuper.
47:29Je vous en donne à vos travaux.
47:31J'espère que vous aurez plaisir à rester ici.
47:44Alors, on peut y aller ?
47:46Oui. Maintenant, on est tranquille.
47:48Je vais quand même fermer la boutique.
47:50Oui, ça vaut mieux.
47:51Il reste quand même encore pas mal à faire.
47:53C'est le trou qui va être le plus dur.
48:16Oui, ça vaut mieux.
48:18Oui, ça vaut mieux.
48:20Oui, ça vaut mieux.
48:22C'est le trou.
48:22Bienvenue.
48:23Vous voyez ?
48:52Le Marquis a raison.
48:53Quelques jours à suivre sagement votre traitement,
48:56il vous voilà comme ressuscité.
48:59Regardez, il fait beau.
49:01Vous allez mieux.
49:03Et le Marquis vous aime, j'en suis sûre.
49:06Oui, moi aussi, j'en suis sûre.
49:09Il m'aime.
49:11Il m'aime trop.
49:17Le voilà.
49:20Le voilà.
49:22Il est revenu.
49:26Il va être bien content.
49:28Lui qui se faisait tellement de mauvais sens pour vous.
49:31Qui se faisait quoi ?
49:33Oui, oui, sûrement.
49:36Il va être bien content.
49:44Je crois que vous aviez raison.
49:46C'est vraiment dans la tête que ça ne va pas.
49:50Oui, malheureusement.
49:52Parce que là, pour la guérir.
49:55Sinon, vous avez vu ce que je vous avais dit ?
49:57D'un jour à l'autre, ou presque, et ce n'est plus la même femme.
50:00C'est même étrange de voir avec quelle régularité de pendule, la Marquise glisse de la vie à la mort, et de la mort à la vie.
50:10Ce qui est tout aussi étrange, c'est la terreur panique que lui inspire le Marquis.
50:14Mais, dites-moi, Christine, il n'y a pas que la Marquise qui a l'air d'aller mieux.
50:23Il me semble que vous-même, vous êtes plus gai, plus détendu que ces derniers jours.
50:30Oui, j'avais des petits ennuis personnels qui sont résolus.
50:33Vous en allez déjà ?
50:35Oui, il faut que je parte. J'ai affaire à la maison.
50:38À demain, Bénédicte.
50:39À demain, Christine.
50:40Sous-titrage Société Radio-Canada
51:10Cabariel
51:27Cabariel vivant
51:30Cabariel ressuscité
51:33Cabariel vivant
52:33...
53:03...
53:33...
53:35...
53:39...
53:41...
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