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  • il y a 2 mois
Khalil Epi, réinterprète les musiques traditionnelles [ Podcast ]

L'artiste tunisien Khalil Epi, se sert de la musique électronique et d'autres médiums pour se réapproprier les musiques traditionnelles.

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News
Transcription
00:00Musique
00:00Moi je dis souvent la tradition n'est pas autonomique de modernité.
00:18Le mot tradition c'est quelque chose au contraire qui perdure dans le temps.
00:21Il y a énormément de modernité dans nos traditions.
00:23Il faut juste se les réapproprier.
00:30Musique
00:30Bienvenue dans Ecos of Africa, les échos d'Afrique, une série originale d'Africa News Podcast
00:38qui vous fera voyager à travers le continent en musique, sur les sons des guitares, des percussions,
00:44des chants ancestraux et des beats modernes qui composent les musiques africaines au pluriel.
00:49Je suis Pascale Kenya et j'explorerai dans chaque épisode divers univers musicaux,
00:54de la prose piquante du Zouglou à celle de Laïta,
00:57des sonorités du Macossa jusqu'au Log Drums de l'Ama Piano, en passant un moment avec un artiste.
01:04Musique
01:04Aujourd'hui je rencontre Khalil Entati, Aka Khalil Epi,
01:12l'artiste tunisien et multi-instrumentiste, compositeur et vidéaste.
01:17La musique qu'il produit est nourrie par ses multiples influences,
01:21de la musique classique arabe à la musique rock, jazz ou encore électronique,
01:26des sonorités qui font partie intégrante de la BO du film de sa vie.
01:30Et tout a commencé très tôt.
01:34Mon père en fait était journaliste culturel, ils ont fondé avec deux autres amis,
01:41un centre qui est très important aujourd'hui, qui s'appelle le Centre des Musiques Arabes et Mitterraniennes,
01:46qui a abrité la Phonothèque Nationale, un musée d'instruments de musique,
01:52et c'est devenu aussi un centre de recherche en ethnomusicologie,
01:55et une salle de cancer, une petite salle de cancer, qui a abrité pas mal de cancers.
02:00Je suis né dans ce truc-là, où on avait tout le temps beaucoup d'ethnomusicologues
02:05qui venaient d'Europe pour refaire de l'ethnomusicologie,
02:09donc ils partaient faire du fil recording.
02:10Moi je me rappelle, il y a eu même Michael Jackson qui est venu au centre
02:14quand il a fait son cancer en Tunisie.
02:17Donc c'était un centre que tout le monde visitait,
02:19un truc un peu central dans la musique en Tunisie.
02:25Et donc ouais, mes premiers souvenirs sont très tôt du coup, je me rappelle.
02:28Enfin très tôt, il y avait déjà cette concentration à beaucoup d'instruments à la maison,
02:32beaucoup de CD, beaucoup de vinyles, beaucoup de cassettes.
02:36Et on est partis au conservatoire très tôt, avec ma sœur, je crois, dès l'âge de 7 ans.
02:42Donc les premiers souvenirs, je pense, oui, ça doit être les gens qui venaient.
02:46Je me rappelle qu'après un cancer de Gilles Pertogil, il l'a invité à la maison,
02:50donc il est venu dîner à la maison, et comme je commençais à prendre un peu la guitare,
02:53il m'a donné un petit workshop de guitare à 20 minutes,
02:58donc j'ai eu beaucoup, beaucoup de chance.
02:59Vous l'aurez compris, Khalil a baigné dans un univers musical très riche,
03:08où il a eu la chance d'écouter beaucoup de choses.
03:10Un environnement qui nourrit sa curiosité,
03:13mais qui ne l'a pas empêché de passer par les fondamentaux.
03:19Et j'ai commencé le conservatoire que j'ai détesté,
03:22et donc à 13-14 ans, j'ai quitté le conservatoire.
03:24Pour que je puisse ne pas complètement sortir le truc,
03:29ils ont eu l'intelligence, mes parents, de me dire,
03:31bon, alors qu'est-ce que tu as envie de faire ?
03:33A l'époque, je voulais...
03:34Parce que j'ai commencé par le Nike et une flûte,
03:37enfin, arabe en général,
03:40et donc je leur ai dit, je vais faire de la guitare ou de la batterie,
03:43un truc rock pour suivre un peu tous les potes, etc.
03:46Donc ils m'ont mis dans une école de jazz avec un prof de jazz,
03:51et j'ai fait commencer de la guitare,
03:52et qui m'ont appris du Nirvana, du Metallica.
03:58Ça a permis que je reste dans la musique,
04:01et donc j'ai eu toute cette période où j'ai découvert du coup la musique par moi-même.
04:05C'était plus un truc qui venait des parents,
04:08donc j'ai refusé tout ce qui venait des parents,
04:09et je commençais à écouter du rock,
04:11beaucoup de rock, surtout du rock,
04:13des années 70.
04:15D'où mon nom, en fait,
04:18hippie, Khalil hippie.
04:22Mais ça m'a quand même beaucoup nourri,
04:32parce que du coup ça m'a permis de aussi écouter des choses plus actuelles, etc.
04:37Et puis je suis parti après le bac à une école de cinéma,
04:41et là j'ai découvert, pour faire du son,
04:44et en découvrant le monde des...
04:46Enfin, c'était déjà le cas, je ne suis pas très vieux,
04:49mais des ordinateurs un peu plus,
04:51des machines, des mixeurs, etc.
04:53Forcément je me suis intéressé à la musique électronique.
04:55Donc la musique électronique est venue vraiment tardivement.
04:57J'ai commencé à découvrir ça,
05:10et à l'utiliser petit à petit,
05:12pas forcément dans de la musique club,
05:14comme ce qui est souvent le cas,
05:17mais plutôt dans des choses que je faisais déjà,
05:19que ce soit un peu du rock hybride, un peu des choses.
05:21Et c'est vraiment par la suite que je ne sais pas comment,
05:25à quel moment ça rebascule,
05:28où je commence à me rendre compte que finalement,
05:31je reviens à ce qui était le cercle,
05:34et à m'intéresser beaucoup à la musique nord-africaine,
05:37et à la musique arabe,
05:38et à l'intégrer du coup dans ce truc que je faisais.
05:41Cette bascule dont il parle,
05:53beaucoup de jeunes adultes la vivent.
05:55C'est le retour universel à ce qu'on a connu enfant,
05:58en grandissant, nos premières saveurs,
06:00et dans le cas de Khalil, ses premières écoutes.
06:03Son son, c'est un savant mélange,
06:06un collage de différents enregistrements
06:07piochés dans la bibliothèque familiale,
06:09et dans les patrimoines sonores de la planète,
06:12dans le rock découvert pendant son adolescence,
06:15dans le jazz qu'il apprend à l'école,
06:17mais aussi dans les séquences jouées en live,
06:19par lui-même, à la guitare ou à la flûte.
06:24Moi j'en avais mille et un vinyles à la maison constamment,
06:27et il y avait toujours des arrivages, etc.
06:29Donc forcément, sans plaît,
06:31c'était le premier truc,
06:33quand j'ai commencé à faire de la musique électronique,
06:34qui me paraissait évident.
06:36Et donc j'ai pas mal poussé cette technique
06:39d'aller couper toutes les choses de cheveux.
06:42Et puis, petit à petit,
06:43j'ai quand même appris la synthèse,
06:46c'est-à-dire la musique synthétique,
06:47les synthétiseurs, etc.
06:50Et à faire un mélange de tout ça,
06:52et puis en fait, je continue d'apprendre,
06:54c'est-à-dire que je développe technique.
06:57En fait, aussi le fait que je sois musicien,
06:59donc le côté acoustique est toujours resté,
07:01donc c'est dans ma musique électronique,
07:02elle n'y a pas eu l'électronique pure,
07:03c'est-à-dire que je continue de jouer,
07:06j'ai, avec le temps,
07:07perfectionné mon jeu d'instrument,
07:11et comme je te disais,
07:12il y avait beaucoup d'instruments,
07:13donc je joue un peu de flûte,
07:14un peu des claviers,
07:16j'ai commencé à jouer.
07:17La guitare, du coup,
07:18ça a devenu mon instrument de prélédiction,
07:20mais qui a, du coup,
07:22induit à ce que je revienne,
07:23faire des choses plus nord-africaines,
07:25la mandole, l'outar,
07:27des choses comme ça.
07:28Et donc, voilà,
07:31aujourd'hui, vraiment,
07:32quand je compose,
07:33c'est-à-dire,
07:35je ne me donne aucune limite.
07:44Cet amour pour le sampling
07:45traduit son amour pour la diversité,
07:47qu'il puise dans son rapport à l'autre,
07:49rallie la recherche dans ses collaborations,
07:52et c'est ce qui stimule sa créativité.
07:54J'aime beaucoup travailler avec les gens,
07:57c'est-à-dire,
07:58et c'est pour ça que très vite,
07:59j'ai commencé à produire
08:00soit des albums pour les autres,
08:02ou que ce soit des collaborations,
08:05que ce soit Frig,
08:05avec un livre,
08:06où on a vraiment travaillé sur la percussion,
08:10et donc,
08:11on est parti,
08:12enfin,
08:13il jouait pour moi les rythmes
08:15de base tunisiens,
08:18et on essayait de fabriquer des choses
08:19autour,
08:20électronique,
08:21soit sur Arrête à mon amour,
08:22sur Nordistan,
08:24tous les projets
08:24sur lesquels j'ai travaillé,
08:26c'était toujours
08:27l'idée,
08:28enfin,
08:29parce que du coup,
08:29j'ai un écho
08:30sur lequel,
08:31en fait,
08:32je considère beaucoup
08:33comme un arrangeur-compositeur,
08:35c'est-à-dire que
08:36j'aime bien
08:36apprendre une matière,
08:40et avant,
08:40c'était une matière enregistrée,
08:43aujourd'hui,
08:43j'aime beaucoup
08:43travailler avec une matière,
08:44du coup,
08:45vivante,
08:45et donc,
08:46utiliser la voix de quelqu'un,
08:49utiliser la...
08:49travailler avec lui,
08:50quoi, directement.
08:52Et c'est ce qu'il a fait
09:02au début de sa carrière,
09:03notamment lorsqu'il a collaboré
09:05avec la compagnie de danse contemporaine
09:07Cédou Boro,
09:08qui lui fait découvrir
09:09une autre forme de liberté de création.
09:12Il le fait également
09:12avec le projet
09:13Haïta mon amour,
09:15qu'il a co-créé
09:15avec Ouida Damjama,
09:17ancien membre du groupe Nordistan.
09:19La chanteuse marocaine
09:20lui partage son amour
09:21pour l'Haïta,
09:23une prose traditionnelle marocaine
09:24chantée par des maîtres et maîtresses
09:26dans l'art,
09:27les shir et les shirates.
09:29Haïta mon amour,
09:30c'est l'art de perpétuer
09:31cette tradition,
09:32tout en se la réappropriant
09:33de façon plus contemporaine,
09:35ou à la sauce,
09:36Khali Lépi.
09:36La chanteuse marocaine
09:38qui est très connue au Maroc,
09:52vraiment très connue,
09:54mais qui n'a pas été
09:54comme le gneau,
09:56exportée.
09:57Elle a pensé à moi
09:58et on a pris le temps
10:00de comprendre,
10:01donc on est partis ensemble
10:04au Maroc
10:05et on a passé
10:06beaucoup de fois
10:10et beaucoup de temps
10:10à chaque fois
10:11avec des groupes
10:12et des chanteurs
10:14et des musiciens
10:14de ce genre-là.
10:18Et pour apprendre,
10:19l'instrument,
10:19c'est là où j'ai appris l'outard,
10:20c'est là où j'ai appris la rythmique,
10:22à enregistrer,
10:23à écouter,
10:23à analyser,
10:24etc.
10:25Et c'est qu'au bout
10:27de huit mois
10:28où on a commencé
10:28à composer
10:29notre première note
10:30et notre première interprétation
10:32de ça.
10:32et puis le projet
10:33s'est construit comme ça
10:34et pareil pour Huitette,
10:36je pense qu'elle est aussi
10:38partie chercher les textes,
10:39comprendre leur interprétation,
10:41la façon
10:41pourquoi on le chante
10:43comme ça
10:43et en fait,
10:44c'est génial
10:45quand tu fais ça,
10:46c'est vraiment...
10:47À ce moment-là,
10:49quand tu joues
10:50cette musique-là
10:52et quand tu la comprends
10:54avant de la jouer,
10:55en fait,
10:55ça devient naturel
10:56de la jouer
10:57et tu ne te forces à rien,
10:59ça devient quelque chose
11:00de inné.
11:01et je pense que c'est pour ça
11:02que c'est très important.
11:03Moi, je suis admiratif
11:06à cette nouvelle scène
11:07qui se réapproprie
11:08et toutes ces musiques-là,
11:09mais je suis aussi
11:10très critique
11:11à dire attention
11:12à ne pas être superficiel
11:13parce qu'on risque
11:15de faire le jeu,
11:16enfin, le jeu un peu
11:17de comment l'Occident
11:20a pris finalement
11:21nos musiques,
11:22c'est-à-dire qu'il a dénué
11:23de toutes choses,
11:24on a créé
11:25tous ces mouvements
11:26de fusion,
11:27etc.,
11:28qui ont finalement
11:28enlevé toutes les sens
11:30parfois des choses
11:31et elles n'ont gardé
11:32que ce qui est sexy.
11:34Mais en tout cas,
11:35aujourd'hui,
11:35je pense que c'est essentiel
11:37pour toute l'agent
11:39du Sud
11:39d'être sincère
11:42et de vraiment
11:43travailler
11:43à réapprendre
11:45réellement
11:46et ne pas être
11:47dans ce truc
11:48un peu hautain
11:50par rapport
11:51à la tradition.
11:52C'est avec un autre projet
12:13intitulé Aïchoucha
12:14que Khalil partage
12:16une partie
12:16de son processus créatif.
12:18Face à trois grands écrans
12:19de 270 degrés
12:21sur lesquels
12:21il projette un film
12:22qu'il a réalisé lui-même
12:23dans plusieurs régions
12:24de Tunisie,
12:26il diffuse
12:26ses réinterprétations
12:27de musique traditionnelle
12:29en les réintégrant
12:30dans leurs environnements
12:31respectifs
12:31et en emmenant
12:32le spectateur
12:33sur les lieux
12:34avec lui.
12:43Dans mon process,
12:45la recherche prend
12:46beaucoup plus de temps
12:47que de composer.
12:47j'aime bien
12:48quand je sors des choses
12:49c'est-à-dire que je propose
12:50quelque chose
12:51à un public
12:51qui est une vraie histoire
12:53ou un vrai discours derrière.
12:56donc je ne sors que
12:57ce qu'il y a un discours
12:58et quand je dis un discours
13:00c'est-à-dire de se dire
13:01ok, j'ai envie de travailler
13:02sur ce thème
13:03et d'aller explorer
13:05comment on peut
13:06se réapproprier ça
13:07ou le réinterpréter
13:09d'une façon
13:09plus contemporaine.
13:11Je travaille beaucoup
13:12sur la question
13:12des samples
13:13et d'utiliser
13:16de la matière sonore
13:17que j'avais
13:19ou que j'enregistrais
13:20etc.
13:20je me suis vite rendu compte
13:22de l'importance
13:22de l'environnement
13:23et c'est là
13:23où rentre l'image
13:24c'est-à-dire
13:25que je me suis dit
13:26pour un peu pousser
13:27plus ce rapport
13:29et vraiment
13:30sincèrement
13:31avec Arachouch
13:31je me suis rendu compte
13:32en le jouant
13:34et en le tournant
13:34comment ça change
13:36complètement.
13:36des projets
13:37qui utilisent
13:37de la musique
13:39tunisienne
13:40marocaine
13:41ivoirienne
13:42camerounaise
13:43il y en a
13:4310 000 aujourd'hui
13:44toute cette nouvelle génération
13:46et ce retour
13:47à cet attachement
13:50à l'identité
13:50qui nous représente
13:52elle est presque partout
13:54mais je pense
13:56que ce qui a fait
13:57que le projet Arachouch
13:58ce petit truc
14:00de rajouter l'image
14:01elle change
14:02complètement le rapport
14:03et je le vois
14:04en fait moi je disparais
14:05complètement sur scène
14:06et que ça devient
14:07les personnages du film
14:08qui sont
14:09qu'on assiste
14:10à leur cancer
14:11et en plus
14:12dans leur environnement
14:13et c'est devenu
14:17quelque chose
14:17d'essentiel au final
14:18dans le spectacle
14:19c'est-à-dire que
14:19les gens se rendent compte
14:21que finalement
14:23on regarde
14:24et écoute la musique
14:25différemment
14:26et donc voilà
14:28c'était un peu l'idée
14:29et l'objectif
14:30était atteint
14:31un cerveau créatif
14:41comme celui-là
14:42ça ne chaume pas
14:43et effectivement
14:43Khalil me révèle
14:45qu'un nouveau projet
14:45est en cours
14:46du haut de sa cabine
14:47de DJ
14:48il s'interroge
14:49sur le caractère sacré
14:50et presque spirituel
14:52de la fête
14:52de ces gens
14:53qui dansent ensemble
14:55transcendés
14:56par la musique
14:56Là je démarre
14:57mon nouveau spectacle
15:00je démarre
15:02je suis dans la phase
15:03du coup
15:03du recherche
15:04mais la première
15:05sera
15:05le 10 octobre
15:082026
15:09C'est dans le cadre
15:25de la saison
15:25de la Méditerranée
15:26l'année prochaine
15:27et donc il y a
15:28beaucoup de
15:28on est en partenariat
15:30avec la ferme
15:31du Puissant
15:31il y a Artifarti
15:32et Mansa
15:33surtout
15:34la maison
15:34c'est eux
15:35les principaux
15:37producteurs
15:37du spectacle
15:38et en fait
15:38je vais travailler
15:39je commence un film
15:40du coup
15:41comme dans Achosha
15:42sur les rituels
15:45et la trans
15:45sur le bassin
15:46méditerranéen
15:47donc cette fois-ci
15:48je ne vais pas travailler
15:48que sur la Tunisie
15:49je vais travailler
15:50sur le Maroc
15:50la Tunisie
15:52le Caire
15:53et la Grèce
15:54et l'Italie
15:55peut-être
15:55on est en train
15:56encore de réfléchir
15:57et l'idée
15:58c'est de se plonger
16:00dans ce qu'est la trans
16:02et ce qui reste
16:03des rituels
16:03et de faire un parallèle
16:05et en fait
16:06moi c'est parti
16:06de la question
16:07j'étais vraiment
16:08un soir debout
16:10en plein club
16:11et je regardais
16:14et je regardais
16:14les gens danser
16:16frénétiquement
16:17dans ce carré noir
16:20qu'est le club
16:20avec cette figure
16:22du DJ
16:23debout
16:23en train d'appuyer
16:24sur deux trois boutons
16:25et ce saint système
16:26et je me suis rendu compte
16:27que finalement
16:28encore une fois
16:29on détache souvent
16:31les choses
16:31mais c'est une continuité
16:33complètement logique
16:34de ce que c'est
16:36être ensemble
16:38et être dans une sorte
16:40de rituel
16:41de trance
16:41ça n'a vraiment
16:43si tu le vois
16:44et analyse
16:45et tu te détaches
16:45des deux
16:46aucune différence
16:47avec une soirée soufi
16:48qu'ils faisaient
16:49où les gens
16:49ils se réunissaient
16:50ils mettaient du proul
16:51et ils tapaient
16:53sur 40 tambours
16:54en même temps
16:55et qu'ils dansaient
16:56toute la nuit
16:56pour tes raisons
16:58spirituelles
16:59et même si aujourd'hui
17:00on est dans cette
17:01approche
17:02athéiste
17:03et non religieuse
17:04mais elle reste
17:04très spirituelle
17:05je pense
17:06et que
17:07les gens se droguent
17:09s'alcoolisent
17:10etc
17:11parce qu'ils recherchent
17:12quand même
17:12quelque chose
17:13il y a des réponses
17:17qu'on continue
17:17de chercher
17:18on a peut-être
17:18effacé Dieu
17:19mais
17:19on continue
17:21de chercher
17:21des réponses
17:22faire honneur
17:39à la tradition
17:40est un mouvement
17:41de plus en plus courant
17:42aujourd'hui
17:43Khalil Epi
17:44va encore plus loin
17:45pour lui
17:46faire un clin d'oeil
17:47aux anciens
17:47c'est bien
17:48mais comprendre
17:49l'époque
17:49l'environnement
17:50le pourquoi
17:51du comment
17:51c'est encore mieux
17:52pour s'emparer
17:53de l'entièreté
17:54de cet héritage
17:55en y ajoutant
17:56sa vérité
17:57sa modernité
17:58c'est la fin
18:15de cet épisode
18:16d'Ecos of Africa
18:17les échos d'Afrique
18:18une série originale
18:19d'African News Podcast
18:20merci à Guillaume Carole
18:23au montage
18:23pour réécouter
18:24cet épisode
18:25rendez-vous sur
18:26africanews.com
18:27et sur votre chaîne
18:28de podcast préférée
18:29c'était Pascal Kenya
18:31et je vous retrouve
18:32dans un prochain épisode
18:33d'African News Podcast
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