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  • il y a 6 semaines
Le gouvernement a reçu les syndicats agricoles ce vendredi matin pour tenter de déminer les colères des agriculteurs. Celles-ci s'agglomèrent contre la gestion sanitaire de la dermatose bovine, l'accord commercial avec le Mercosur ou la baisse du budget européen de l'agriculture. Le ministre de l'Intérieur s'exprime sur les blocages en cours. Il annonce que "93 actions qui réunissent un peu moins de 4.000 personnes" sont en cours. 

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Transcription
00:00– Non, je crois qu'on a affaire à une lame de fond, vous savez,
00:04ce n'est pas seulement le Mercosur, ce n'est pas seulement l'abattage total,
00:09je crois qu'il y a, je le vois chez moi, un espèce de désespoir,
00:13un sentiment d'abandon, et à ce sentiment-là, à ce désespoir-là,
00:19on n'est pas capable de trouver une réponse.
00:22Les paysans, ils sont essentiels, pas seulement parce qu'ils nous amènent,
00:26quand même ils nous nourrissent, pour dire les choses, assez simplement,
00:30mais parce qu'ils sont essentiels, parce qu'ils modèlent les paysages,
00:34parce qu'ils sont une partie de notre histoire, et ils sont, moi encore une fois,
00:38je le vois ici, moi je suis à 800 km de Paris,
00:41les réponses comptables, les réponses raisonnables, les réponses argumentées ne suffisent pas.
00:47À Béziers, il y a encore quelques semaines, il y avait 7000 viticulteurs
00:52qui étaient juste en bas de chez moi, sur les allées Paul-Riquet,
00:56et qui disaient qu'ils n'en pouvaient plus.
00:58Qu'est-ce que vous pouvez dire à quelqu'un, chez moi, qui gagne,
01:02j'en discute avec des jeunes agriculteurs, entre 500 et 600 euros par mois,
01:06vous vivriez, vous, avec 500 ou 600 euros par mois, ni vous, ni moi.
01:10Il y a des blocages chez vous, Robert Ménard, ou dans votre région ?
01:14Non, il n'y en a pas, parce que nous, vous savez bien, chez moi, c'est surtout de la viticulture,
01:19c'est plus que d'élevage.
01:21Il y a eu des blocages les derniers jours, en solidarité avec les éleveurs,
01:27mais ici, ça pourrait exploser demain pour d'autres raisons.
01:30Je vais vous donner trois chiffres, trois chiffres.
01:33Vous savez à combien se vendait le litre de vin il y a encore quelques semaines,
01:38chez moi, à Bézier, les viticulteurs, 42 centimes.
01:42Aujourd'hui, il est à 70 centimes le litre.
01:44Normalement, pour juste équilibrer, équilibrer leur compte,
01:48il faudrait que ce soit vendu à un euro le litre.
01:51Comment vous voulez leur dire à ces gens-là qu'il ne faut pas embêter les touristes,
01:56qu'il ne faut pas bloquer l'autoroute, qu'il ne faut pas mettre le feu devant une sous-préfecture
02:02ou devant un centre des impôts ?
02:03Je leur dis, mais c'est inaudible, et je comprends que ce soit inaudible.
02:08Ce que je vous dis, c'est que demain, ces jacqueries, elles vont se multiplier.
02:12Elles vont se multiplier.
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