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  • il y a 6 semaines
Eglise universelle : Noël ! Noël !
Evénement historique incontestable, la naissance du Christ à Bethléem, il y a un peu plus de 2 000 ans, est solennisée par la célébration de Noël, une des deux grandes fêtes de l'année liturgique, avec Pâques. Monsieur l'abbé Marin Cottard nous expose la spiritualité de Noël ainsi que les origines et l'actualité de la crèche.

Eglise en France : Saint-Pierre de Rome, 1 700 ans de splendeurs
A l'occasion de cette année jubilaire, L'Homme nouveau publie un hors-série : "Saint-Pierre de Rome, 1 700 ans de splendeurs", richement illustré, à la fois très documenté et aisé à lire. Des origines de la basilique aux circonstances de sa construction en passant par les artistes prestigieux (Bramante, Michel-Ange, Le Bernin, etc.) qui ont contribué à l'édification de "la plus belle église de la plus belle religion du monde" (Stendhal), Marie Piloquet nous fait découvrir ce superbe travail.

Eglise en Marche : La persécution des chrétiens en Turquie
En un siècle, les chrétiens en Turquie sont passés de 20% à 0,3% de la population. Il s'agit du fruit d'une politique systématique d'éradication des chrétiens, encore d'actualité aujourd'hui. Grégor Puppinck, directeur général de l'ECLJ (Centre Européen pour le Droit et la Justice) présente le rapport, terrifiant, que vient de publier l'ECLJ sur la violence culturelle et structurelle dont souffrent les chrétiens de Turquie.

A lire : "Le Noël de Notre-Dame". Conte de Noël d'Arnaud de Cacqueray.

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Transcription
00:00Cette année, nous avons franchi des étapes cruciales ensemble.
00:08Malgré la violence des attaques, TVL a résisté à la censure bancaire orchestrée par la Macronie
00:12et en guise de réponse, nous avons atteint le million d'abonnés.
00:16Mais avec son label médiatique, Emmanuel Macron espère maintenant verrouiller l'information
00:21pour tuer toute forme de contre-pouvoir d'ici 2027.
00:25Il veut tuer les médias indépendants qui échappent à son contrôle.
00:28Les patrons des plateformes numériques ont d'ailleurs avoué sous serment qu'ils manipulaient les réseaux sociaux
00:33et leurs algorithmes pour masquer les informations qui déplaisent au pouvoir.
00:37Ils nous appellent les contenus gris, ceux qui respectent la loi, mais pas la DOXA.
00:42En 2017 et en 2022, le système voulait que vous écoutiez Macron, que vous regardiez Macron,
00:47que vous lisiez Macron, que vous mangiez du Macron midi et soir.
00:51Et ils feront pareil avec leur nouvel élu.
00:52Les unes des magazines d'oligarques, les vinteurs du service public,
00:56les officines atlantistes et otaniennes qui veulent la guerre, leur favori inondera vos médias.
01:02Sans TVL, vous aurez la nausée.
01:05Si TVL disparaît, c'est la figure de proue de l'information alternative indépendante qui meurt.
01:09C'est la liberté d'expression qui recule.
01:12Ce sera la victoire du système que nous combattons.
01:14Et si je demande aujourd'hui votre aide, ce n'est pas seulement pour tenir,
01:18c'est pour grandir avec vous.
01:20Développer notre indépendance, multiplier nos programmes et décupler notre force de frappe.
01:25Il ne reste que quelques jours.
01:27Alors mobilisez-vous dès maintenant.
01:29Je compte vraiment sur vous.
01:30Bonjour, nouvelle émission de Tête à Clash.
01:47Quatre invités, deux sujets.
01:49On commence par les invités.
01:51Monsieur Benassar, Cyril de son prénom, bonjour.
01:53Bonjour.
01:54Et je vois que vous avez amené votre livre.
01:56Ce roman de Renaud Camus dit qu'il est un excellent roman.
02:00Enlevé, vif, drôle et sexy.
02:01Ok, le mec ne manque pas de culot.
02:03Il fait la promotion de son propre bouquin.
02:05Qui le flaffera ?
02:06Et sexy, parce qu'il y a vraiment du sexe dedans.
02:08Oui, il y a beaucoup de sexe.
02:09Il y a du sexe dedans.
02:09Les gens qui sont effarouchés par le même.
02:10Le sexe, ils ne peuvent pas le lire.
02:12Ce n'est pas pour les prudes.
02:13Que les autres se jettent dessus.
02:15Exactement.
02:16Très bien, merci.
02:18Monsieur Dali.
02:19Bonjour.
02:20Bonjour.
02:22Monsieur Pasco, bonjour.
02:23Bonsoir.
02:24Oui, bonsoir.
02:26Oui, c'est carrément.
02:27Je ne vais pas changer.
02:28Ça commence.
02:29Ok, Éric Hermoz, Éric de son prénom, bonjour.
02:32Bonjour.
02:32Très bien.
02:33Alors, les deux sujets, c'est la DNC, c'est-à-dire cette maladie qui fait que les vaches sont abattues.
02:38On va parler de ça en long, en large et en travers, parce que vraiment, ça bouscule les campagnes.
02:43Et le deuxième, c'est une proposition iconoclaste de M. Jean-Philippe Tanguy pour la réouverture des maisons closes.
02:50Tout ça, on va développer et on se retrouve dans quelques secondes.
02:53A tout de suite.
02:56Rebonjour.
02:57Alors, avant qu'on ne commence vraiment les sujets, je voulais vous rappeler une chose.
03:01C'est de...
03:02Si vous êtes content de l'émission, ça arrive quand même, le pouce, s'il vous plaît.
03:07Ça nous permet de remonter les référencements.
03:09Et puis, n'hésitez pas à donner un commentaire dans les critiques.
03:12Ça nous intéresse aussi.
03:13Il y a toujours un moyen d'améliorer l'émission.
03:16Voilà.
03:16Alors, le premier sujet, c'est la DNC.
03:20La dermatose nodulaire, qu'est-ce qu'elle est contagieuse ?
03:25Voilà.
03:25Elle a touché des milliers de bovins qui ont été abattus parce que c'est la politique de la France, comme d'autres pays européens.
03:31Et pourtant, il y a des syndicats qui disent qu'on peut faire différemment.
03:35Qu'on peut ne pas abattre tout le troupeau.
03:37qu'on peut préserver les exploitations, le cheptel.
03:43Il se trouve que cette critique, cette polémique, intervient dans un moment où le Mercosur va être peut-être signé très prochainement.
03:54Et que, pour certaines exploitations, ils disent que c'est vraiment la fin de tout.
03:59Puisque, d'un côté, avec le Mercosur, du bétail pas cher, avec des conditions d'hygiène complètement différentes des conditions d'élevage,
04:07complètement différent, va rentrer en Europe, d'autre en France.
04:11Et que, d'un autre côté, les exploitations sont empêchées.
04:14Voilà.
04:14Ça, c'est le contexte.
04:16Ça fait bouillir les campagnes.
04:17On sent qu'il y a un truc qui se prépare.
04:19Comme il y a deux ans, comme il y avait de nombreux blocages.
04:22Et des gens qui montaient en France et à Bruxelles, à Paris.
04:26C'est Éric Richermos qui commence.
04:28Éric.
04:29La situation de l'élevage français est absolument catastrophique.
04:32Mais il ne faut pas se lever maintenant en se disant, tiens, c'est surprenant.
04:36C'est quelque chose qui a été travaillé.
04:38C'est quelque chose qui a été...
04:39Il y a eu un travail de sape contre l'agriculture et en particulier contre l'élevage français.
04:43Avec, en premier plan, l'Union européenne, la FNSEA et de manière générale, tous les mondialistes et tous ceux qui défendent les grosses exploitations au détriment des petites.
04:53Si on écoute les européistes, si on écoute Macron, Gennevar et tous les autres, ils voudraient une baisse de au moins 25% du cheptel français.
05:00Ce qui serait une catastrophe.
05:01Ce qui a déjà commencé, puisque le cheptel, il y a 95, je crois, c'était un peu plus de 20 millions de têtes.
05:08Maintenant, c'est un peu plus de 15 millions de têtes.
05:10Et en l'an 2000, on était encore l'une des plus grandes puissances exportatrices françaises.
05:14Aujourd'hui, ce n'est absolument plus le cas.
05:16Surtout si on retire tout ce qui est vin et spiritueux.
05:18Et en gros, pour faire clair, tu évoquais tout à l'heure le traité de libre-échange avec le Mercosur, sur lequel la France n'a pas son mot à dire, puisque la souveraineté alimentaire, elle n'est pas en France, elle n'est pas dans les différents États.
05:32Elle est au niveau européen.
05:33C'est le cas dans tous les autres pays.
05:35Il y a eu 2500 vaches qui ont été de la même manière tuées en Espagne.
05:39Il y en a eu aussi, je crois, en Sardaigne.
05:41Ce sont les règles qui sont plus loin partout.
05:43Quand on regarde qui a intérêt à ça, c'est les très très gros.
05:47Vraiment, la FNSOA est pour.
05:49Ils veulent en gros vendre, les gros sérialiers veulent pouvoir un peu vendre, un peu exporter.
05:53Pareil pour le vin, pareil pour les spiritueux.
05:55Les Allemands veulent pouvoir balancer leur voiture, leur machine-outil au Brésil.
05:59Ça, c'est le Mercosur.
05:59Et c'est toujours le même principe.
06:01Mais la DNC, ça vient dans ce contexte qui fait que les exploitants sont à bout et craignent l'arrivée du bétail et d'autres produits d'Amérique du Sud.
06:12En revanche, pour le moment, la polémique, elle est sur la solution contre la DNC.
06:17Il y a les vaccins qui sont très efficaces, semble-t-il, et qui sont d'ailleurs approuvés par la majorité, très très vaste, la quasi-unanimité des éleveurs.
06:27Et puis, il y a l'abattage que certains refusent, sachant que tous les syndicats ne sont pas unanimes.
06:32C'est exactement ça.
06:33C'est toujours le même.
06:34FNSOA, ils sont pour.
06:35La coordination rurale, Confédération Paysanne.
06:38Ils sont contre.
06:39On voit très très bien que c'est les très gros.
06:42Ils sont pour, en fait, que toutes les petites exploitations continuent à mourir, comme c'est le cas déjà depuis des décennies.
06:47Parce qu'elles, elles s'en fichent.
06:49Elles peuvent racheter.
06:50Il y a des personnes qui sont des gagnants objectifs de cette égatombe.
06:54Derrière ça, en fait, il y a une manip capitalistique.
06:57Pour changer la nature de l'élevage en France.
06:59Bien sûr, ils veulent des choses hyper spécialisées par pays.
07:01Il y a deux choses.
07:02Tariq Dali.
07:03Il y a deux choses.
07:03Bon, effectivement, il y a moins de 400 000 exploitations aujourd'hui en France.
07:07Il y en avait 1 600 000 il y a 50 ans.
07:09On a divisé par 4.
07:10Mais ça, c'est le mouvement de la baisse des exploitations.
07:16Divisé par 4.
07:17Divisé par 4 et en même temps, on a multiplié le nombre de fonctionnaires du ministère de l'Agriculture par 2.
07:21Oui.
07:21Donc, chercher l'erreur.
07:23Donc, vous dites, effectivement, le capitalisme, machin, etc.
07:26Mais une autre raison, c'est la technocratie qui a pris le pouvoir.
07:30C'est-à-dire que les technocrates ont dit, voilà, c'est comme ça, il faut tuer les bêtes, c'est le plus simple, c'est le plus facile.
07:36C'est exactement...
07:37C'est pas tellement les technocrates, c'est les scientifiques.
07:39Non, attendez.
07:40C'est ce que disait d'ailleurs le président de la FNHR récemment.
07:43Oui, mais ça, excusez-moi, c'est un argument, cet argument-là illustre effectivement la politique telle qu'elle est menée aujourd'hui.
07:50Une politique technocratique, c'est-à-dire que les politiques ne font plus leur boulot.
07:54On a fait la même chose il y a 5 ans, lorsqu'on a séquestré tout le monde sous prétexte de virus chinois.
07:59Et on sent bien le rapport.
07:59Qu'est-ce qui s'est passé ? On nous a dit, les médecins, ils ont dit que.
08:03Les médecins, ils peuvent dire ce qu'ils veulent, ce sont des experts.
08:06En l'occurrence, les vétérinaires peuvent dire ce qu'ils veulent, ce sont des experts.
08:09Mais c'est aux politiques de décider.
08:11C'est stifant, vous leur reprochez de décider.
08:12Mais je reproche aux politiques de dire, les médecins ont dit, les vétérinaires ont dit, on fait.
08:20C'est pas ça le boulot du politique.
08:21Le boulot du politique, il doit consulter.
08:23Pour vous, ce serait quoi la bonne décision ?
08:25Le politique doit consulter, on lui donne des avis d'experts et il décide.
08:29C'est pas moi qui ai dit que la guerre était une chose trop sérieuse pour être confié aux militaires.
08:34La santé est une chose trop sérieuse pour être confié aux médecins.
08:36On a vu le désastre que ça a été il y a cinq ans.
08:38Et là, l'élevage est une chose trop sérieuse pour être confié aux vétérinaires.
08:44C'est aux politiques de décider, en fonction de l'intérêt général, après avis d'experts, de ce qu'il faut faire.
08:50Or, tuer les bêtes, exterminer des troupeaux entiers, comme on a enfermé des populations entières,
08:56c'est monstrueux, c'est inacceptable.
08:58Mais c'est vraiment l'abdication du politique de son travail, de sa responsabilité.
09:04Vous vous rendez bien compte que votre comparaison entre la pandémie qu'on a tous vécu et la DSC...
09:10C'est exactement la même chose.
09:12On a séquestré des populations entières, on a détruit des pays entiers, on a détruit une économie,
09:17on a déprimé des générations entières.
09:19Parce que je vous signale quand même que les séquestrations d'il y a cinq ans, on s'en remettra pas.
09:23Il y a des gens qui sont dépressifs, il y a des gens qui ne veulent plus travailler et tout, on s'en remettra pas.
09:27Et là, on extermine des bestiaux, mais une vache, c'est pas un objet.
09:31Une vache, c'est pas un objet.
09:33Une vache, il faut l'élever, il faut la sélectionner.
09:35Mais pardon, si c'est...
09:36Les experts vétérinaires disent que c'est le moyen de contenir la maladie.
09:40Mais comme les médecins ont dit que le moyen de contenir le Covid, c'était d'enfermer tout le monde.
09:45Eh bien, il ne faut pas écouter.
09:47Si vous écoutez les avocats, vous allez libérer tout le monde.
09:52Si vous écoutez les policiers, vous allez enfermer tout le monde.
09:54C'est comme ça la politique.
09:55Non, la politique doit faire des arbitrages en fonction de l'intérêt général.
09:58Non, mais vous reprochez à la politique...
10:00De ne pas faire son boulot.
10:01De faire son boulot, mais pas faire le boulot dans votre sens.
10:04De ne pas faire son boulot.
10:05De ne pas être capable d'arbitrer devant les experts.
10:09Moi, ce qui me gêne beaucoup, une fois de plus, c'est qu'on traite les conséquences et qu'on ne traite pas les causes.
10:13Exactement.
10:13Et de façon rapide.
10:14C'est comme pour la grippe aviaire.
10:16Il y a une poule qui est malade, on tue tout le cheptel.
10:18Et malheureusement, on traite les conséquences.
10:20Les vaccins, ils existent.
10:22Pourquoi on ne les a pas mis en place avant ?
10:23Pourquoi on ne les a pas mis en route ?
10:25Pourquoi maintenant, en urgence, on vaccine alors qu'on pouvait le faire avant ?
10:28Et le gros problème, il y a, c'est que maintenant, on traite surtout les conséquences.
10:31Et que de toute manière, de tuer les troupeaux, aujourd'hui, il est prouvé que ça n'empêche pas la maladie de continuer à se répandre.
10:37Donc, ce n'est pas la bonne chose.
10:38Et en plus, je dirais que, connaissant pas, je ne suis pas expert en la matière, on ne peut pas être expert en tout.
10:43Mais il paraîtrait que dans certains pays, ils ne tuent pas les vaches, qu'il y a 5% de morts chez les vannes, qu'ils isolent la vache qui est malade.
10:49Je crois même, j'ai vu, je crois même que c'est 1,5% de mortalité et c'est 10% de morbidité.
10:56Et encore une fois, ce qui me gêne, c'est que les politiques vont très très vite aujourd'hui dans les conséquences.
10:59Et je rejoins ce que disait mon camarade, c'est que ça va appauvrir encore plus les petits agriculteurs.
11:04C'est ça le problème.
11:05Que les pseudo-compensations financières sont des fausses compensations parce que c'est au compte-gouttes.
11:11En plus, comme d'habitude, il va falloir faire 30 000 paperasses pour toucher tout ça.
11:14Et que ça prend un temps fou.
11:15Et que c'est vrai que quelque part, ça va faire crever nos agriculteurs.
11:19Et qu'avec le Mercosur par derrière, parce qu'en plus, on va nous importer des vaches.
11:22Parce que n'oubliez pas que le mec qui va puerre de vaches, il va être obligé d'en reprendre.
11:25Il va en reprendre où ? Il va en reprendre dans l'étranger.
11:27Mais qui nous garantit que les vaches de l'étranger, qui n'ont pas les mêmes membres que nous,
11:33qui n'ont pas les mêmes normes sanitaires, ne vont pas nous ramener d'autres maladies ?
11:37Parce qu'on n'a aucun contrôle là-dessus.
11:38Non, le vrai, enfin le souci, j'entends celui-ci, mais la contamination a commencé au mois de juillet.
11:46Donc on a commencé à abattre des troupeaux au mois de juillet.
11:48Au mois de juillet, une des mesures aussi, c'est l'interdiction de la circulation du bétail.
11:53Dans un périmètre très...
11:55Sauf qu'aujourd'hui, le paysan, il se trimballe, il l'emmène.
11:58J'ai jusqu'au bout.
11:59J'ai jusqu'au bout du raisonnement.
12:00Quand un paysan doit remplacer son troupeau, il doit faire donc venir des vaches.
12:04Or, la circulation du bétail est interdite.
12:07Donc pour le moment, on ne peut pas remplacer les troupeaux.
12:09On revient à ce que disait notre ami tout à l'heure au début de l'émission.
12:12Le but, ce n'est pas d'éradiquer la maladie.
12:14C'est de se débarrasser des paysans.
12:15Des petits paysans.
12:16Des petits paysans, bien sûr.
12:18Moi, je ne souscris pas.
12:19C'est le Benazard.
12:20Je pense qu'il y a deux problèmes qui se télescopent.
12:22Il y a effectivement le problème du Mercosur et de l'avenir de l'agriculture française.
12:26C'est-à-dire de l'avenir d'une agriculture vivrière, avec des exploitations limitées dans l'espace familial.
12:32Et avec des normes.
12:33Et avec des normes sanitaires.
12:34Et qui sont effectivement exposées à une concurrence mondiale qui n'a pas du tout les mêmes contraintes.
12:38Avec des fermes usines dans le monde, contre lesquelles l'agriculture française ne peut pas lutter.
12:43Et puis il y en a un autre.
12:44C'est la crise sanitaire.
12:45Alors vous demandiez pourquoi les vaches n'ont pas été vaccinées.
12:48Parce que la viande des vaches vaccinées est plus difficile à vendre à l'export.
12:53Donc en absence de risque d'épidémie, on ne vaccinait pas les vaches.
12:57Maintenant, il y a eu cet épisode effectivement qui a commencé en juin et en juillet.
13:00Il y a eu un début d'épisodier dans le Jura.
13:04Les agriculteurs ont joué le jeu.
13:05En Savoie.
13:06En Savoie.
13:07Les agriculteurs ont joué le jeu.
13:09Ils ont réussi à endiguer la maladie.
13:11Ça s'est bien passé.
13:12En Ariège, il y a eu un problème effectivement de déplacement d'animaux qui ont fait que la maladie s'est répandue.
13:19Maintenant, pour vous répondre, je suis quand même plutôt plus rassuré quand les politiques s'appuient sur les avis d'experts plutôt que quand ils jugent à l'aune de la prochaine élection.
13:29Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas s'appuyer sur les avis d'experts.
13:33J'ai dit que les avis d'experts étaient importants, mais qu'on n'était pas obligés de suivre à la lettre et que le politique doit arbitrer.
13:38Bien sûr, mais en l'occurrence, c'est ce qu'ils ont fait.
13:40Non, pas du tout.
13:41Pas du tout.
13:42Ils ont fait exactement la même chose qu'il y a cinq ans.
13:44C'est que les experts ont dit, on fait.
13:46C'est tout.
13:46Oui, mais on ne fait pas notre boulot.
13:48On abdique notre responsabilité.
13:49Non, non, ils ont pris l'avis d'experts et ils ont décidé de les suivre.
13:52On peut penser que ce n'est pas un arbitrage.
13:54On peut penser que c'est un arbitrage.
13:55En connaissance d'experts, il n'y a jamais unanimité.
14:01Mais en l'occurrence, ils ont choisi de suivre l'avis d'experts et de vétérinaires.
14:05Et moi, je crois que ce qui est en cause dans cette question de la crise sanitaire purement, c'est le principe de précaution.
14:13Alors effectivement, on a peut-être...
14:14C'est ça le problème.
14:15Le problème, il est là.
14:15Il est là.
14:16On a peut-être des technocrates qui ont intégré le fait que le principe de précaution ne pouvait même pas être discuté, ne pouvait même pas être relativisé.
14:23Il a été constitutionnalisé.
14:25C'est un des vrais problèmes.
14:26C'est un des vrais soucis avec le Marc.
14:27C'est un vrai problème.
14:28Absolument.
14:29Maintenant, imaginons, pour le Covid comme pour cette histoire, qu'effectivement, on passe sur le principe de précaution et qu'on prenne des distances.
14:38Et puis que l'épidémie se diffuse.
14:40Et puis qu'elle fasse beaucoup plus de ravages, beaucoup plus de dégâts, beaucoup plus de morts.
14:44On entendrait les populations se révolter en disant « mais vous n'avez rien fait ».
14:48Donc les politiques, écoutez...
14:49Non, non, non, c'est pas les agriculteurs, c'est tout le monde.
14:52Et tout est comme ça.
14:53Pourquoi est-ce que les syndicats agricoles, qui ne sont pas les syndicats des extrêmement gros, qui veulent vendre au Brésil, qui veulent vendre à l'Argentine,
15:00pourquoi est-ce que la coordination rurale et la confédération paysanne sont contre ces abatats ?
15:03Ils sont de deux bords politiques très opposés.
15:07Effectivement, la CR est parfois présentée comme étant très adroite.
15:09Je suis d'accord, parce que l'abatage...
15:11Est-ce qu'ils veulent détruire leur instrument de travail ?
15:14Non.
15:14Ils ne sont pas idiots.
15:15Oui, non, mais ils considèrent...
15:16C'est juste qu'ils ont des intérêts économiques différents de la FNSEA.
15:18Et les intérêts de la FNSEA sont contraires à l'agriculture française en général, et à nous, en tant que consommateurs,
15:24parce qu'on n'a pas envie de manger des trucs dégueulasses issus du Brésil et de l'Argentine.
15:26La FNSEA ne représente pas que les gros agriculteurs.
15:31Elle a aussi des petits agriculteurs.
15:32C'est un système qui est quasi mafieux, la FNSEA.
15:34La FNSEA, c'était 80% des agriculteurs.
15:37La FNSEA, c'était 80% des agriculteurs.
15:39Il y a un truc qui me...
15:39On va laisser... Attends, Philippe. On laisse Cyril terminer et je reviens.
15:43Je suis d'accord avec vous. Il est possible qu'ils se trompent complètement, les experts, sur le fait qu'ils faillent...
15:47Enfin, les experts, ou plutôt les technocrates.
15:49Non, mais attendez, laissez-moi finir une fois, s'il vous plaît.
15:51Oui.
15:51Il est possible que ce ne soit pas la solution, qu'ils se trompent complètement,
15:54et que la solution ne soit pas d'abattre les troupeaux.
15:57Simplement le fait de corréler ça avec la politique plus globale des intérêts agro-industriels de la FNSEA,
16:03du Mercosur qu'il faudrait imposer, du fait qu'on voudrait, en sous-main et sans le dire,
16:07par ces pratiques, réduire et éliminer les paysans et l'agriculture française.
16:14Je pense que là, on tourne à un complotisme et à une démagogie.
16:18C'est le fait de corréler les deux.
16:20C'est de penser qu'on abat les troupeaux parce qu'il y a le Mercosur qui arrive et que ça va nous arranger.
16:24Il y a des gens qui ont intérêt à ça.
16:25Il y a des gens qui pensent que c'est la bonne solitude.
16:27Il n'y en a pas beaucoup parlé.
16:28Il y a des gens qui ont intérêt à ça.
16:29Il faudrait qu'il y ait d'être maïf.
16:29Messieurs, messieurs, je vous rappelle que pas tous ensemble.
16:33Pour ma part, j'essaye d'être pragmatique.
16:34Puisque c'est l'Union Européenne elle-même, c'est M. Canfé, etc.
16:37Lui-même qui dit qu'il faut réduire la population de bovins et de cheptels français de 25%.
16:43Ce n'est pas du complotisme.
16:45C'est eux-mêmes qui le disent.
16:46N'oubliez pas, il y a une autre tendance.
16:49L'avenir passe par là.
16:50Mais enfin, pensez que les vétérinaires recommandent...
16:56Des vétérinaires.
16:57Des vétérinaires, d'accord.
16:58Des vétérinaires, des syndicats agricoles et des agriculteurs qui ont joué l'agriculture.
17:02Et d'autres en Europe.
17:03Pensez qu'eux sont dans la combine de dire qu'il faut réduire l'agriculture française.
17:07Donc c'est par là qu'il faut réduire l'agriculture française.
17:07L'élevage, l'élevage en particulier.
17:09L'élevage.
17:10Moi, je n'irai pas.
17:11Mais ce n'est pas du complotisme.
17:12Je vais essayer.
17:14Je vais essayer.
17:15J'irai peut-être.
17:16Qui ne sont pas corréables.
17:17Je vais peut-être y arriver.
17:19Moi, je ne vais pas rentrer dans les détails de complotistes, rumeurs, etc.
17:22Je suis un type très pragmatique.
17:24Je constate simplement que les politiques dont tu parlais tout à l'heure sont capables de nous imposer de façon obligatoire des vaccins.
17:33Comme par exemple les 11 ou 12 vaccins pour les bébés, pour un homme.
17:36Maintenant, les soignants qui doivent obligatoirement se vacciner.
17:39Je ne comprends pas.
17:41Alors qu'ils ont pris la décision radicale d'abattre les bêtes.
17:44Alors que le DLC, ce n'est pas d'aujourd'hui qu'elle existe.
17:46Elle existe déjà depuis l'année dernière.
17:47Il y a déjà eu des cas dans les années précédentes.
17:49Qu'il n'est pas rendu obligatoire la vaccination des bovins.
17:53Alors ça, c'est un point très intéressant.
17:55Parce que dans deux pays...
17:56Alors que...
17:57C'est parce que lorsque une bête est vaccinée, vous ne savez pas distinguer si elle est malade ou si elle est vaccinée.
18:04Non, mais ça dure le temps d'incultation et d'un mois.
18:07Ce n'est pas ça.
18:08Il y a deux autres pays en France, en Europe, qui ont des politiques légèrement différentes.
18:13Et qui ont d'ailleurs un impact de la maladie beaucoup plus faible.
18:16C'est l'Allemagne et la Suisse.
18:18En fait, depuis longtemps, ils ont anticipé.
18:20Et depuis longtemps, ils ont vacciné.
18:21Et du coup, ils n'ont pas d'épisodier.
18:23Ou de manière très, très, très, très limitée par rapport à...
18:26Ils ont abattu une vache.
18:27Ni l'Allemagne, ni la Suisse.
18:28Et surtout, ils ont beaucoup vacciné.
18:30Surtout qu'ils ont beaucoup vacciné.
18:31Non, mais excusez-moi, les politiques, ils savent prendre les décisions.
18:34C'est ça.
18:35C'est que les politiques doivent prendre les décisions.
18:3611 vaccins en même temps obligatoires pour les enfants.
18:39Et là, on n'a pas eu à discuter.
18:41Et bizarrement, pour ce genre de choses, ils sont incapables de prendre des décisions.
18:44Sauf en catastrophe pour abattre toutes les bêtes.
18:47Je dis, à mon avis, là aussi, les politiques, ils ne font pas leur boulot.
18:50Ils ne font pas leur boulot.
18:50C'est possible, maintenant.
18:51Ce n'est pas possible, c'est sûr, ce que je dis.
18:53C'est factuel.
18:55Le problème actuellement, c'est la vaccination de tout le bétail.
19:00Parce qu'on est donc sur une population de 15 millions de têtes.
19:04S'il va falloir tous les vacciner, c'est un travail titanesque.
19:08Qui d'ailleurs requiert un nombre de vétérinaires que l'on n'a pas.
19:11Je me rappelle d'une ministre qui avait quand même candé 94 millions de vaccins à un moment donné.
19:15C'est juste.
19:16Qui ont été bénés en partie.
19:17Je suis des émois qui est un ancien politique.
19:18Quand on veut, on peut.
19:19Oui, d'accord ?
19:20Ces gens-là ne veulent pas et ne le font pas.
19:22Ils prennent les décisions en catastrophe, en n'importe quoi, en urgence.
19:26Mais est-ce qu'on n'est pas un petit peu aussi à la limite des finances de la France ?
19:29Parce qu'on rembourse très mal par tête les troupeaux abattus.
19:34On met beaucoup de temps à aller.
19:36Il est beaucoup plus cher de rembourser une vache tuée que de vacciner.
19:41Dernier petit point intéressant, c'est que moi, j'ai du mal à comprendre les politiques aussi de ce côté.
19:48Parce que tu disais tout à l'heure, oui, mais quand les vaches sont vaccinées, on ne peut pas les emmener à l'export, etc.
19:52Ok, mais dans ces cas-là...
19:53C'est moins vendable.
19:54Oui, mais d'accord.
19:55Mais c'est pas que ça ne se vendait pas.
19:56Encore une fois, là aussi...
19:56Si les politiques avaient un petit peu plus de coronés en France, je dis bien de coronés pour rester polis.
20:03Moi, il y a ce que j'appelle la loi de la...
20:04Ce que j'ai bien à mettre en place, c'est la loi de la réciprocité.
20:07Tu ne veux pas prendre mes vaches parce que, soi-disant, moi, je ne prends pas les tiennes.
20:11Et ça, on est incapables de le faire.
20:13Oui, en l'espèce, on est exportateurs de vaches.
20:15On en vend particulièrement à l'Italie.
20:17Et on en prend de n'importe où.
20:19On ne fait pas d'Italie.
20:19Mais on en prend de n'importe où.
20:21Là aussi, je ne vais pas rentrer dans les détails, mais vous savez ce que c'est que les changements d'étiquettes,
20:24le changement de pays quand ça commence à transiter.
20:26Ça, c'est les arnaques.
20:27Nous, on en prend de partout.
20:29On en prend de partout.
20:30Et on laisse faire.
20:31Et la réciprocité n'est qu'un sens unique.
20:33Donc, les Français, les politiques français n'ont pas de coroner.
20:35Si tu ne veux pas prendre mes vaches, je ne prends pas les tiennes.
20:38Eh bien, ça, on ne le fait pas.
20:39Là, en fait, on est d'une certaine manière en train de basculer sur le sujet du Mercosur.
20:44Avec le fait que le Mercosur va permettre l'entrée de produits qui n'ont pas les mêmes normes.
20:50Et qui n'ont pas la même qualité et qui risquent de nous apporter des maladies.
20:53Ça, là, je ne sais pas d'où vous sortez ça.
20:55Je le sais, mais j'ai des exemples.
20:58J'ai des exemples des araignées qui sont arrivées dans des bananes,
21:00des moustiques qui sont arrivées dans des bateaux,
21:02des rats qui sont arrivées.
21:04Donc, quand on commence à importer ce genre de choses
21:06avec pas les mêmes contrôles de normes et de qualité que nous,
21:10c'est sûr qu'on aura des maladies derrière.
21:12L'Amérique latine, c'est avec des troupeaux gigantesques,
21:16des trucs hyper spécialisés,
21:18qui bouffent du soja OGM à plus savoir quoi en faire.
21:21C'est de l'ultra, ultra intensif.
21:23C'est l'équivalent de Chine, mais pour la viande.
21:26C'est des exploitations de plusieurs milliers de bêtes.
21:28Oui, c'est absolument...
21:29On avait parlé de la ferme des mille vaches dans la Somme il y a quelques années,
21:32c'est ça, mais en x10 ou x20.
21:34Et là, on va manger de la merde à nos frais.
21:37Avec de la déforestation au passage.
21:40Et ça, on ne peut rien faire si on reste dans l'Union Européenne,
21:42parce qu'on n'a pas les armes si on n'est pas souverain sur notre agriculture.
21:46Et on revient complètement à ce qu'il est en train de dire,
21:48c'est que c'est une histoire de pognon.
21:49Pourquoi ? Parce que ces bêtes qu'on va importer sont moins chères.
21:52Donc, il y aura plus de profit pour certaines personnes.
21:56Donc, eux, ils ont tout intérêt à importer...
21:57Surtout, elles sont produites dans des conditions différentes.
21:59On est bien d'accord.
22:00Donc, elles viennent dans un terrain où la France a des coûts de production plus élevés.
22:04Comme la France s'appauvrit, on va pouvoir leur vendre de la viande pourrie,
22:07mais moins chère.
22:08Donc, quelque part, ces gens-là vont s'en foutre plein les fouilles,
22:11mais ils ne tiennent aucunement compte de la santé des populations
22:14et du bien-être des agriculteurs.
22:16Mais c'est à nous de protéger les populations.
22:18C'est à nous.
22:18C'est à nous d'interdire l'entrée de viande contaminée.
22:21C'est déjà à nous de ne pas acheter...
22:24On va avoir un boulot, de suivre aveuglément ce que des prétendus experts leur disent.
22:28Mais il n'y a pas de politique.
22:29Il n'y a plus de politique.
22:30C'est une technocratie qui décide.
22:33On va discresser.
22:34J'en parle dans toutes mes conférences.
22:36Mais l'huile de palme, tout le monde sait que c'est de la merde.
22:38Il y en a encore autant dans le...
22:39Le quoi, pardon ?
22:39L'huile de palme.
22:40L'huile de palme, oui.
22:40On ne me dise pas.
22:41Il paraît que c'est pas bon.
22:42Quelle est la loi ?
22:44Ça, c'est connu.
22:45C'est connu.
22:45Il y a plein de productions qui maintenant ont éliminé l'huile de palme.
22:49Je suis désolé, tu vas à un pot de Nutella, il y en a toujours.
22:51Maintenant, il y a du Nutella sans huile de palme.
22:53Oui, mais il y en a encore plein.
22:54Comment ça se fait ?
22:54Il n'y a pas une loi qui est interdite d'en mettre dans les produits.
22:57Mais c'est tellement simple.
22:59Avec tous les traités de libre-échange...
23:00Ça rend chéri le coup, néanmoins.
23:02Avec tous les traités de libre-échange signés au niveau de l'Union Européenne...
23:04Tu crois que les gens ne seraient pas capables de payer 10 centimes de plus ?
23:06Ça, c'est des faux problèmes.
23:08Ça, c'est compliqué.
23:09C'est des faux.
23:09Avec tous les traités de libre-échange, ce sera...
23:11Et plus t'en vends, moins tu payes cher.
23:13Ce sera Cyril Benassar qui aura le mot.
23:14Donc si tu mets des produits qui sont sains, tu les payeras dans un premier temps plus cher.
23:17Mais plus les gens les chèteront, plus le prix baissera.
23:19Donc il faut arrêter.
23:20C'est des faux problèmes.
23:21Le Merco-sur, c'est le traité de libre-échange qui concerne particulièrement l'élevage,
23:25mais surtout les traités de libre-échange agricole.
23:26On est de plus en plus sous la menace de...
23:29Lorsqu'on veut mettre des règles plus protectrices pour nos consommateurs,
23:33de se faire attaquer dans des tribunaux d'arbitrage privés
23:35avec des firmes internationales étrangères
23:38qui nous attaquent parce qu'on a voulu protéger nos consommateurs
23:42en interdisant de nourrir telle bête avec les OGM,
23:46en interdisant tel taux d'huile de palme ou ceci, cela.
23:48Et ce que vous dites sur l'arbitrage, c'est quoi finalement ?
23:50C'est un tribunal d'arbitrage international sur les États.
23:53Je connais, c'est très intéressant parce que c'est une manière de...
23:55Non, c'est pas intéressant, c'est...
23:56C'est une manière de régler les conflits sans passer par la justice.
23:58C'est une manière d'aller plus vite.
23:59Sans passer par les lois, par les tribunaux.
24:02Oui.
24:02Non, non, c'est pas pareil.
24:03C'est un vrai sujet qu'on pourra aborder une autre fois.
24:04Quand on reste dans l'Union Européenne, on ne peut rien faire.
24:06Et les personnes qui disent qu'il faut bouger,
24:09tout en restant dans l'Union Européenne,
24:10ils sont soit bêtes, soit menteurs, soit naïfs, soit un peu détroits.
24:14Mais là, ils ne pourront absolument rien faire.
24:16Mais de rester dans l'Union Européenne en se faisant respecter.
24:18Non, non, non, la politique de la chaise vide, ça existe.
24:21La politique de la chaise vide, ça n'empêche pas le Mercosur de nous envoyer toutes ses bêtes.
24:24Oui, parce que dans l'espèce, les règles pour le Mercosur...
24:26C'est parce qu'on a accepté, etc.
24:28Des choses comme ça, il ne fallait pas les accepter.
24:30Oui, mais maintenant, il faut se battre.
24:31Cyril Benassar va avoir le mot trop.
24:32Je voudrais revenir sur votre proposition de vaccination obligatoire.
24:36Oui, oui, non, mais je vois bien, je veux bien, c'est tout à fait logique.
24:39Seulement, j'entends déjà les anti-vax brailler et défiler pendant des semaines
24:43quand on avance l'idée...
24:45Oh, non, on ne l'a pas vu, peut-être.
24:47Quand on avance l'idée d'une vaccination obligatoire.
24:49Pour le reste, il me semble que, avec ou sans Europe, de toute façon,
24:54je crois que l'agriculture française ne s'en sortira pas sans une dose de protectionnisme.
24:58De protectionnisme, c'est-à-dire au nom de la souveraineté alimentaire,
25:01au nom peut-être du patrimoine naturel, c'est-à-dire que les paysans ne sont pas seulement là pour nous nourrir,
25:07ils entretiennent les paysages, ils entretiennent une France qu'on ne veut pas voir disparaître.
25:12Et il me semble qu'on le fait bien pour la culture, on a bien une exception culturelle, malgré l'Europe.
25:16On protège notre création par un protectionnisme qui n'a pas pris ce nom-là
25:22parce que ça fait poujadis, fasciste, tout ce qu'on veut, mais exception culturelle.
25:26On pourrait tout à fait imaginer une exception agriculturelle.
25:29Mais non, on ne peut pas lire les traités.
25:31Vous faites ses lunettes et lire les traités.
25:32Oui, mais en fait, vous vous rejoignez avec Tariq,
25:34parce que Tariq dit que c'est aux politiques de prendre le pouvoir.
25:38L'exception culturelle, je veux dire, elle échappe aux traités.
25:41L'exception culturelle, elle est en contradiction avec quel traité de libre-échange culturel, par exemple ?
25:44Elle est en contradiction avec quoi ? Aucun ? Rien ? Nada ? Walou ?
25:48Oui, là, je vous avoue que je l'ignore.
25:50C'est le problème, c'est le problème.
25:51Quand on veut, on veut.
25:52Quand les Allemands veulent fermer leurs frontières, ils les ferment malgré Schengen.
25:56Il y a toujours une raison de...
25:58C'est le manque de volonté.
25:59Ils l'ont fait quelques mois et ça n'a absolument pas empêché toutes les vagues migratoires
26:03et le fait que leurs frontières soient sur les passoires.
26:05Il y a un principe de souveraineté qui doit s'appliquer, qui doit être supérieur
26:09et qui doit imposer le fait qu'on veut sauver notre agriculture et négocier.
26:13On va en rester là.
26:15La France est contributrice nette à l'Union européenne.
26:18Elle peut très bien dire, moi c'est fini, je ne file plus un sou à l'Union européenne.
26:20La BCE, le lendemain, elle dit, c'est fini, vous avez plus d'argent.
26:22Oui, oui, ce n'est pas si simple que ça.
26:26Ce n'est pas si simple, sachant qu'elle est contributrice nette,
26:28mais que les paysans bénéficient énormément de la PAC.
26:31Mais c'est vrai, justement, elle est contributrice nette.
26:34Donc on ne donne plus, c'est fini.
26:36On prend l'argent de la PAC, mais on ne donne plus.
26:38Madame Thatcher avait fait ça.
26:40Elle avait réussi, mais elle n'était pas dans l'euro.
26:42Allez, on a un petit peu débordé.
26:46On se retrouve dans quelques secondes pour la proposition de Jean-Philippe Tanguy.
26:50A tout de suite.
26:52Allez, sujet numéro 2.
27:06Jean-Philippe Tanguy, qui est donc député du Rassemblement National pour la Somme,
27:11fait une proposition qui est vraiment iconoclaste.
27:13C'est la réouverture des maisons closes, alors qu'il propose d'appeler autrement,
27:17sous forme coopérative, autogérée.
27:20Et cette proposition a le mérite, c'est de disrupter la vie politique en France,
27:29parce qu'à gauche, énormément de gens s'y opposent.
27:33Et puis d'autres, par exemple, les syndicats de prostituées,
27:36qui se situent très nettement à gauche, disent, mais très bonne proposition,
27:40sauf qu'on ne veut pas se commettre parce qu'elle est proposée par le Rassemblement National.
27:44Et à droite, il y a un certain nombre de gens, dont M. Juvin, dont j'ai oublié le prénom,
27:51qui approuve cette proposition qu'il aurait même faite il y a quelque temps avant Tanguy.
27:56Donc, cette question est une question de société.
28:01Ma question, c'est est-ce qu'elle tombe au bon moment ?
28:04Est-ce que vous la jugez utile ?
28:06Est-ce que pour vous, c'est un gadget ?
28:08J'en ai un peu parlé avec Pasco, mais je voudrais entendre Cyril Benazard sur ce sujet.
28:14Cyril ?
28:14Moi, je trouve que c'est une très bonne chose, déjà, qu'on sorte de l'hypocrisie.
28:17Parce que c'est elle qui s'appelle elle-même les travailleuses du sexe, le disent depuis longtemps.
28:21La loi est absurde.
28:22La loi réprime, non pas la prostitution, mais le recours à la prostitution.
28:27C'est-à-dire qu'une loi de 2016 encadre le travail des prostituées et les protège.
28:31Mais si vous avez recours à une prostituée, vous risquez une amende de 1 500 euros
28:34et de 3 750 euros en cas de récidive.
28:36Ça, c'est totalement absurde.
28:38Et moi, je trouve ça très encourageant et très rassurant
28:41qu'une telle proposition vienne du Rassemblement national.
28:45Parce que, pour moi, le Rassemblement national, c'est la promesse du retour à l'ordre
28:49avec la garantie que ça ne sera pas accompagné du retour à l'ordre moral.
28:54Et je trouve ça très bien qu'on s'engage sur ces questions en disant
28:57de quel droit un État va-t-il légiférer sur le commerce
29:01qui s'organise entre deux adultes consentants ?
29:04De quel droit ? On se le demande.
29:06Je veux dire, de quel droit est-ce qu'on va juger la sexualité des autres ?
29:10Parce que, totalement, là, on est dans le puritanisme et dans l'ordre moral.
29:14Jean-Philippe Tanguay, il explique, je reviens vers vous,
29:17il explique une chose, que sa proposition vient de son volontariat
29:22qu'il a fait avec le bus, c'est peut-être le bus des femmes,
29:27je ne sais plus bien comment il s'appelait, mais qui était dans le bois de Boulogne
29:31et qu'il a mis en contact avec de nombreuses prostituées
29:33et il a pu constater leur situation, leur vie et les risques qu'elles vivaient.
29:39Parce qu'en fait, ce qu'il dit, c'est une manière de protéger contre les agressions.
29:44Et d'ailleurs, il ne parle pas tellement de santé publique.
29:46Il en parle un petit peu, c'est incident, mais globalement, l'idée, c'est d'autonomiser les gens.
29:52Et donc, c'est aussi pour ça qu'il parle de maisons de passe autogérées.
29:58Il y a un côté aussi très à gauche, d'une certaine manière.
30:01Oui, enfin, très à gauche, sauf que la gauche est devenue, avec le wokisme, extrêmement puritaine.
30:06C'est en ça que c'est dit, si on considère que la gauche commence à avoir berger
30:10et puis se termine à Mathilde Panot, elles vont toutes hurler, les féministes, là-dessus.
30:14C'est exactement ce qui se passe.
30:15Non, non, sur le divisé, entre les abolitionnistes, dans les milieux féministes,
30:20y compris dans les personnes qui défendent ce qu'on appelle aujourd'hui les travailleuses du sexe,
30:24les travailleuses du sexe, il y a les mouvements qui sont pour ce genre de choses,
30:29mais il y a aussi ceux qui sont abolitionnistes en considérant que le fait de se prostituer
30:35est quelque chose d'avilissant, etc., et qu'il faudrait aller vers une abolition totale.
30:41Et il y a ceux qui disent, en fait, que c'est un job comme un autre, presque.
30:45Il y en a d'autres.
30:46Donc, la gauche n'est pas un bloc monolithique et il peut y avoir des personnes...
30:50D'ailleurs, la droite non plus sur ces sujets-là, et en fait, c'est quelque chose qui est extrêmement divisé.
30:54C'est un sujet de société qui divise beaucoup, comme beaucoup de sujets qu'on appelle sociétaux, d'éthique, etc.
31:00Quelle est votre position, vous, Chermoz ?
31:02Moi, je pense que sur ce sujet, pour être tout à fait honnête, je n'ai pas une position définitive sur tout cela.
31:08Ce que je sais, en tout cas, et ce dont je suis convaincu, c'est que ce genre de sujet, ce n'est pas le moment d'en parler.
31:14C'est quelque chose qui permet d'éviter de parler du rôle du RN depuis au moins la dissolution,
31:19et même avant, dans le fait de permettre aux macronistes de pouvoir continuer à appliquer leurs mesures.
31:25Donc, avec ce sujet-là, on parle de Jean-Philippe Tanguy pour cette mesure qui peut être intéressante à traiter,
31:31mais on ne parle pas de toute leur complicité avec les macronistes,
31:34alors que depuis des mois et des mois, on commençait à voir de plus en plus qu'ils étaient la béquille du macronisme.
31:41Mais sur ce sujet-là, je pense que, comme sur beaucoup d'autres sujets, il faut pouvoir avoir des référendums d'initiative citoyenne.
31:46C'est quoi le bon moment pour faire ce genre de proposition ?
31:49Il faut mettre un référendum d'initiative citoyenne avec un certain nombre de signatures, ça c'est à discuter.
31:54Et si la société, parce que des personnes se sont activées pour faire signer un papier disant qu'ils veulent qu'il y ait un débat sur ça,
32:00et bien là, on en fait un débat citoyen qui est au-delà des partis et des appareils politiques historiques,
32:05et là, il peut y avoir un débat, et c'est comme ça qu'on doit essayer.
32:08Bon, moi je vais...
32:08Ni droite ni gauche.
32:09Tariq Dali.
32:10Je le trouve vachement sérieux.
32:11Moi, je vais convoquer l'inoubliable Michel Audiard, dans le cave Seurobif.
32:16Parfait.
32:16Quand ils rouvriront, il sera trop tard.
32:18Tu ne trouveras plus ni un homme ni une femme capable de tenir convenablement une tôle.
32:21C'est toute une école, ça.
32:22Tu auras du bobinard standard, mais les manières seront perdues.
32:26Qui dit ça ?
32:27C'est Ginette Leclerc, dans le cave Seurobif, puisque c'est la femme d'un...
32:31Elle était tenancière avant.
32:32Bien sûr.
32:33Et lorsque Gabin revient à Paris après 15 ans d'absence, il dit au tenancier, il dit...
32:40Oh, je croyais que les...
32:41Ouais, j'ai vu que l'étau l'avait fermé, mais je ne croyais pas que ça t'avait touché.
32:44Ça, c'est Marthe Richard.
32:45Ça, c'est Marthe Richard de 1946.
32:47C'est Marthe Richard.
32:47Mais qu'est-ce que vous en pensez ? Parce que je veux bien que vous échappiez en citant
32:51Odiard.
32:52Mais je suis...
32:53Notre ami a dit, est-ce que c'est le moment d'en parler ? Franchement, je ne suis pas...
32:58Je n'ai pas forcément d'avis là-dessus.
33:01Non, mais alors c'est cool.
33:02Oui, mais vous êtes gêné, ou...
33:04Non, pas du tout.
33:05Pas du tout.
33:06Maintenant, je peux vous répondre.
33:07En tant que libéral, je suis contre les interdictions.
33:09Donc, s'il y a des prostituées qui veulent aller dans un bordel, qu'elles y aillent.
33:13Maintenant, le truc, c'est que c'est une idée qui vient de la gauche.
33:15Parce que, voilà.
33:17Non, Tanguy de droite, moi j'attends de voir.
33:20Bah, attends.
33:21Tanguy est au RN.
33:22Le RN lui-même dit qu'il n'est pas de droite.
33:24Enfin bref, peu importe.
33:25Peu importe.
33:26Mais si c'est un moyen...
33:28T'as pris un fantasme, là.
33:29C'est encore un moyen de faire des bordels institutionnalisés et tout, pour fliquer et
33:33surveiller et tout, moi je ne suis pas pour.
33:35Donc, j'en sais rien.
33:37Franchement, je m'en fous.
33:38Vous préférez la situation actuelle où, en fait, les prostituées sont livrées à elles-mêmes
33:44puisqu'elles ont le droit de faire leur métier, mais les clients n'ont pas le droit d'y avoir recours.
33:51Je vais être un peu plus sérieux.
33:52Il y a quand même quelque chose qui est important, c'est que, d'après les statistiques, etc.,
33:56c'est que 80% des prostituées aujourd'hui sont étrangères et qu'elles sont tenues en main par des réseaux.
34:02C'est ça le problème.
34:03Le problème, il est là.
34:05C'est ce qu'il y a derrière la proposition de Jean-Philippe Tanguy.
34:07Voilà, donc si ça permet aux prostituées d'être indépendantes, d'exercer en libéral, moi je veux bien.
34:14Je ne suis pas contre, voilà, maintenant.
34:16Vous rêvez, les enfants.
34:17Mais voilà, j'y crois pas.
34:20Face aux rêveurs.
34:21Face aux rêveurs.
34:21Il y a le petit Tanguy, mais c'est un gadget son truc en plus, et ça ne sert à pas grand-chose.
34:26Parce qu'il faut savoir qu'on dit, la prostitution, elle n'est pas là.
34:28Elle n'est pas dans les maisons closes aujourd'hui.
34:30La prostitution, elle n'y est pas parce qu'il n'y a pas de...
34:32Non, mais non, elle est sur Internet, elle est sur les réseaux sociaux.
34:36Et ce n'est pas parce que tu vas ouvrir des maisons closes participantes.
34:40Autogérées.
34:41Autogérées.
34:42Autogérées.
34:42Ce qui permettra un petit peu de récupérer des impôts, au passage.
34:46C'est ça, c'est ça.
34:47Au passage.
34:47C'est d'officier.
34:48Oui, mais c'est pas pour ça que tu vas endiguer les chinoises qui arpentent certaines rues de Paris pour faire de la prostitution.
34:57Celles-ci, elles ne sont pas sur Internet.
35:00Mais oui, mais c'est pas pour ça que tu vas empêcher les gosses de 14 ans aujourd'hui de monter leur propre réseau de prostitution sur Internet.
35:06Tu ne l'empêcheras pas.
35:07Donc c'est un joli gadget.
35:08Pourquoi pas ?
35:09On parle de lui.
35:10On évite de parler d'autre chose.
35:13Et puis basta.
35:13Mais très honnêtement, ce n'est pas un sujet.
35:15Pour moi, ce n'est pas un sujet.
35:16Ça n'endigrera pas la prostitution.
35:18Et surtout, là où il faudrait lutter, c'est la prostitution des ados.
35:22Aujourd'hui, il y a un phénomène complètement fou.
35:23Des gosses de 14 ans commencent à faire des photos, à faire des shootings, des selfies sur Internet.
35:29Et ça, comment tu l'arrêtes ?
35:30Parce que ça, on n'en parle pas.
35:31Parce que le réel problème, il est là.
35:33Le dévoiement de nos gamins.
35:35La circulation des...
35:36Mais ce n'est pas le début d'une solution que propose Tanguy ?
35:38Mais ce n'est pas une solution.
35:40C'est un gadget plus.
35:41Ça existe déjà, les maisons de close, aujourd'hui.
35:43Ils ne sont pas officielles, mais il y en a déjà.
35:45On ne peut pas rêver.
35:45Vous venez de dire deux choses.
35:47Vous avez dit que ça n'existait pas.
35:49Et là, vous nous révélez qu'elles n'existeraient de manière à fond d'essai.
35:50Non, mais je te dis que ça n'existe pas officiellement.
35:52Ça existe de manière à dire qu'on dit.
35:53Il n'y a pas des opinions sur rue, mais des bordels...
35:54Mais des trucs...
35:56Des salons de massage, entre guillemets, etc.
35:58Oui, c'est ça. D'accord.
35:59Ça existe déjà, de façon officieuse.
36:01Pénaliser les clients, c'est une catastrophe.
36:03Ça ne changera pas le problème.
36:04Ça ne changera pas le problème.
36:05C'est un gadget.
36:06On parle de lui, et je suis d'accord avec toi.
36:08On évite de parler d'autre chose.
36:10Parce que les sujets les plus bannaux, les sujets les plus superficiels, c'est ça dont
36:15les gens parlent le plus.
36:16Dès qu'on commence à faire de la profondeur, ça n'intéresse plus personne.
36:18Cyril Benazard.
36:19On peut opposer cette réponse à absolument tous les sujets qu'on soulève.
36:22C'est-à-dire, c'est de la com, pendant ce temps-là, on peut avoir parlé d'autre chose.
36:24Il y a des sujets sur-importants.
36:25J'ai dit c'est un écran de fumée.
36:27Oui, un écran de fumée.
36:28Il y a toujours des sujets importants.
36:30Et qu'est-ce que ça cacherait ?
36:31Parce que par ailleurs, la prostitution des mineurs, elle est extrêmement punie.
36:35On risque 15 ans de prison et jusqu'à 100 000 euros d'amende.
36:38Donc, on peut considérer que l'exécutif n'en fait pas...
36:40Non pas en tant que mineur qui se prostitue, mais en tant que qui.
36:43Non, non, non.
36:43Celui qui aurait en cours à...
36:44Je te parle des proxénètes, mais il n'y a plus de proxénètes sur les gamines de 14 ans.
36:48Ils font ça eux-mêmes.
36:48Oui, oui, peut-être.
36:49Non, mais je veux dire qu'il y a des lois qui sont extrêmement répressives sur la question.
36:53Donc, on peut peut-être considérer que l'exécutif ne met pas assez le paquet dessus,
36:57qu'on n'agit pas assez, mais il y a déjà des lois là-dessus.
36:59Et le fait qu'on permette à des prostitués d'ouvrir des maisons closes, je ne vois pas en quoi ça cache quoi que ce soit,
37:06ça empêche quoi que ce soit, ça fait diversion de quoi que ce soit.
37:08On va s'occuper des conséquences, ce n'est pas des causes.
37:11Mais les conséquences de quoi ?
37:12Ça existe déjà, en fait.
37:14Ces maisons closes existent déjà en Allemagne, dans certaines régions en Espagne.
37:18Je ne sais pas si elles sont autogérées, mais globalement, elles sont contrôlées.
37:23Alors, ce n'est pas le bobinar dont on parle...
37:25Non, mais c'est ça, c'est un moyen de contrôler, de leur faire payer les impôts, la Sécu, machin, etc.
37:31Oui, on peut se le dire ça.
37:32Oui, voilà.
37:34Pourquoi pas, mais franchement...
37:35Mais est-ce que ça va exterminer les macros ?
37:40Est-ce que ça va arrêter la prostitution des mineurs ?
37:42Normalement, Philippe Ascot, vous êtes remonté comme une pendule.
37:45On est à la veille de Noël, vous devriez être fessif.
37:47Et là, vous avez la tête dans le main, j'ai l'impression que vous faites la gueule.
37:50Qu'est-ce qui se passe ?
37:51Il ne se passe rien.
37:52Je trouve ça marrant, que ce soit le RN qui fasse ça.
37:54Mais je trouve que là, il y a beaucoup de discussions superficielles là-dessus.
37:57Et ce n'est pas des sujets qui sont...
37:58Je ne vois pas ce que vous trouvez de marrant, que ce soit le RN qui sort de là.
38:01Et pourquoi c'est superficiel ?
38:02C'est le sujet qui est superficiel ?
38:04Parce qu'il y a des sujets plus importants, déficit, la guerre, je ne sais quoi.
38:08Il y a l'inflation, il y a le chômage, ce qui est en train de se voter partout.
38:13Il y a la loi sur le PS, il y a l'usine qui vient de fermer, qu'ils n'ont pas voulu...
38:18Oui, il branle, je voulais dire.
38:19Mais il y a 100, j'en ai plein.
38:21Tiens, j'en ai une infernale.
38:22Qui est l'Union Européenne, je ne le mettrai pas dans mon coup de gueule,
38:26qui va voter une loi pour dire que quand il y a un pesticide qui est autorisé,
38:32on ne peut plus le retirer, même si on s'aperçoit qu'il est cancérigène pour les gens.
38:37Je veux dire, moi je deviens fou avec ces lois-là.
38:38Je deviens fou.
38:39Et ça, c'est des sujets profonds.
38:40Il n'y a pas de gens qui vont obéir la vie pendant 25 ans, 30 ans.
38:43Alors qu'ils ouvrent des maisons clos ou qu'ils ne ouvrent pas.
38:45Vous allez vous rejoindre sur votre opposition.
38:47Très honnêtement, à l'Europe.
38:49Mais qu'est-ce qui fait que des personnes se prostituent ?
38:52Il y a des personnes qui le font par choix.
38:53En plus, c'est une pauvérisation de la population.
38:55Mais il y a toute une partie des personnes qui sont prostituées,
38:57qui le sont plus ou moins de force au sein de réseaux, ça c'est une réalité.
39:00Ou alors qu'ils le sont parce que la situation économique du pays est catastrophique.
39:05Donc peut-être qu'il y a quelques pourcents de personnes qui le font par choix.
39:08Mais la situation économique, ou même pour les personnes mineures,
39:11l'aide sociale à l'enfance, les personnes qui sont, les enfants, les adolescents ou adolescents
39:15qui sont dans les foyers, qui sont mis à faire le tapin par quelqu'un d'autre
39:18qui est aussi un mineur dans cette même structure.
39:21Si on veut empêcher ça pour les mineurs et pour les mineurs orphelins
39:25ou en situation familiale désastreuse,
39:28là, il faut mettre des moyens sur l'aide sociale à l'enfance.
39:29Très bien.
39:30Merci de rester dans vos positions.
39:32C'était très intéressant.
39:34S'il y a des bordels, tant mieux.
39:35– Ok, très bien.
39:37Donc vous venez de rentrer dans le camp de Jean-Philippe Tanguy.
39:40– Vraiment, c'est hors-sujet pour moi.
39:43– Ok, allez, merci beaucoup.
39:45On se retrouve dans quelques secondes pour les coups de gueule et les coups de cœur.
39:47A tout de suite.
39:48– Retrouvez et achetez les livres des invités de TVL
39:52dans la boutique de votre chaîne sur tvl.fr
39:57– Rebonjour, coup de gueule, coup de cœur.
40:07On commence par les coups de gueule.
40:08Et le premier qui s'y colle, c'est Cyril Benazard.
40:11– Oui, mon coup de gueule, moi, cette semaine, c'est Nicolas Sarkozy.
40:14Alors, autant j'étais totalement opposé au fait qu'il soit emprisonné.
40:18Je trouvais que c'était une revanche d'une corporation des juges
40:20qui l'avait osé défier et qui était totalement indigne.
40:23Autant l'accueil qu'il a reçu à sa sortie de prison
40:26et quand il a dédicacé son livre, on a des images,
40:29on a l'impression qu'il est accueilli comme le messie.
40:31Je trouve ça consternant.
40:33Je trouve ça consternant aussi que Sarkozy apparaisse aujourd'hui
40:35comme le parrain de la droite.
40:36Alors qu'en réalité, il est le faux soyeur de la droite molle.
40:39C'est à partir de lui que les scores de l'UMP puis du LR se sont effondrés
40:43parce qu'il a fait croire aux électeurs qui pourraient faire du Le Pen
40:47sans permettre aux bourgeois trouillards de voter pour des mesures dures
40:52sur l'immigration et sur l'insécurité.
40:53En fait, il n'a rien fait.
40:54Il a laissé le pays beaucoup plus envahi, islamisé et tiers-mondisé
40:57que quand il l'a trouvé.
40:59Et malgré ça, il reste comme le parrain de la droite.
41:01C'est absolument hallucinant.
41:03Le deuxième aspect, c'est toujours Sarkozy.
41:05Quand il nous déclare aujourd'hui que ce n'est pas l'islam qui est conquérant,
41:08c'est nous qui ne savons pas y résister.
41:10Mais enfin, à qui le dit-il ?
41:13C'est lui qui était...
41:13Oui, il n'a pas le tort, mais c'est lui qui était aux affaires.
41:16C'est lui qui a renoncé à la double peine,
41:17c'est-à-dire à renvoyer chez eux les délinquants étrangers à l'issue de leur peine.
41:21Donc, il nous fait le coup de beaucoup de présidents
41:23qui, quand ils sont aux affaires, ne font rien.
41:26Et dès qu'ils en sortent, nous disent,
41:28comme Hollande, qu'il va y avoir des partitions,
41:30comme Mitterrand, que le réveil de l'islam, ça va être une catastrophe,
41:32et comme Sarkozy, qui dit qu'on se laisse faire sur l'immigration.
41:35Il aurait bien fait d'agir plutôt que venir, après la bataille,
41:40nous faire nous donner l'attention.
41:42Alors, écoutez, je crois que je n'ai jamais vu ça.
41:43Vous venez de vous arrêter sur la fin de la minute 30 que vous aviez.
41:46C'est exceptionnel. Je sais que vous ne l'avez pas regardé.
41:49Je ne vous dirais pas que je l'ai fait exprès, parce que je m'entendais.
41:51Oui, non, mais vous avez une horloge interne.
41:53Ok, Tariq Dali, votre coup de gueule.
41:55Coup de gueule. Bon, ben, l'Union Européenne, comme d'habitude,
41:57le monstre totalitaire.
41:59Voilà donc qu'après avoir détruit sciemment
42:01une industrie automobile européenne,
42:03qui produira cette année, grosso modo, 15 millions de voitures,
42:06après pratiquement 10 millions de moins qu'il y a 20 ans,
42:09ces gens-là nous annoncent benoîtement
42:10que, finalement, les constructeurs ne seront pas tenus
42:13de ne faire que de la bagnole électrique en 2020.
42:15Vous parlez de 2035, c'est ça ?
42:17Mais qu'à la marge, on ne pourra toujours fabriquer
42:19de vraies bagnole à essence.
42:20Attention, à condition que l'acier soit recyclé, etc.
42:23Bref, encore une usine à gaz
42:24à laquelle personne ne comprendra rien,
42:27mais c'est fait pour ça.
42:29L'Union Européenne ne veut pas imposer la voiture électrique,
42:31elle veut supprimer la voiture tout court,
42:33comme elle voulait supprimer le nucléaire,
42:35et comme on en a largement parlé,
42:36elle veut tuer l'agriculture.
42:37Il faut bien comprendre que nous sommes vraiment revenus
42:40à la grande époque soviétique.
42:42Alexandre Solzhenitsyn nous avait prévenus
42:43dès 1978 à Harvard.
42:46L'Union soviétique, l'éronique,
42:47si son système ne marchait pas,
42:48c'est parce qu'il n'y avait pas assez de communisme.
42:50L'Union Européenne nous dit toujours
42:51que c'est parce qu'il n'y a pas assez d'Europe
42:53demandée à Macron et qu'on sort.
42:55Peu importe que ça ne marche pas,
42:57pourvu que ça entre dans l'idéologie
42:58de la décroissance et de la destruction
43:00de notre civilisation.
43:01Elle le dit d'ailleurs de moins en moins,
43:02parce qu'elle cache de moins en moins son dessin,
43:05et qu'en réalité ça marche.
43:06L'asservissement des peuples décidés à Bruxelles,
43:09ça marche.
43:10Dans l'Union Européenne,
43:11ça c'est pas nouveau,
43:12c'est la règle depuis Maastricht en 1992,
43:15la France veut être l'élève modèle.
43:17L'Allemagne, l'Italie, la Pologne
43:18se sont un petit peu battus quand même
43:20pour obtenir ce modeste assouplissement
43:22sur l'interdiction des voitures,
43:24contre l'avis de l'Espagne socialiste
43:26qui ne rêve que de raviver la guerre civile de 1936,
43:28et de Macron.
43:29Macron qui lui se fout comme d'une guigne.
43:32Que la production automobile française soit revenue,
43:33tenez-vous bien, au niveau de 1963.
43:36Et c'est le même qui va se gargariser de réindustrialisation.
43:40Ok.
43:41Merci beaucoup.
43:44J'ai bien aimé ce petit papier.
43:45J'ai pas débordé ?
43:47Légèrement, mais ça va.
43:48On tient le délai.
43:50Philippe Pasco.
43:51Moi j'ai coup de gueule contre le Sénat déjà.
43:53Vous en avez plein des coups de gueule.
43:54Ouais, ouais, ça me gonfle.
43:55Vous avez une minute trente comme les autres.
43:56Le Sénat qui a voté, a fait voter,
44:00j'espère que ça passera par l'Assemblée,
44:01dans l'article 71 de la loi,
44:03la suppression d'une subvention à l'INC
44:05qui va avoir pour conséquence...
44:07Qu'est-ce que c'est l'INC ?
44:08C'est l'Institut National de la Consommation,
44:10qui va avoir pour conséquence inéluctable
44:12de supprimer le magazine 60 millions de consommateurs,
44:15qui est encore un des rares magazines
44:16qui nous informe de ce qui est bon et de ce qui n'est pas bon,
44:18pour une subvention d'un million huit,
44:20entre guillemets, par an,
44:22alors qu'on verse du pognon partout à des journaux
44:25qui n'en ont pas forcément besoin.
44:27Je suis fou de rage qu'ils aient fait voter ça au Sénat.
44:29Ils ont voté un deuxième truc,
44:30sur la non-obligation du Nutri-Score en France.
44:33C'est-à-dire que le Nutri-Score, c'est bien ou c'est pas bien.
44:35Ils ont refusé que ça devienne obligatoire sur les produits.
44:39Il y a un moment donné où tu te demandes
44:40si ces gens-là ne sont pas vraiment faits
44:42pour qu'on bouffe de la merde.
44:43Ça, c'était sur le Sénat.
44:44Et je voudrais faire un petit mot juste
44:45pour mon camarade Jacques Beau,
44:46qui est donc écrivain
44:48et qui vient d'être mis sur la liste
44:50des terroristes internationaux
44:51de façon inique et impossible.
44:53Liste européenne.
44:54Liste européenne.
44:55C'est-à-dire qu'il ne peut plus sortir de chez lui,
44:57il ne peut plus acheter,
44:58il est obligé de demander devant un régulateur.
45:00Ils ont coupé ses comptes en banque
45:01uniquement parce qu'on dit qu'il est pro-russe.
45:04Je rappelle quand même que Jacques Beau
45:06était un colonel d'État-major.
45:08C'est un ex-membre des renseignements secrets.
45:10Je suis chef des opérations de maintien de la paix
45:12aux Nations Unies.
45:13Il n'a jamais fait ce dont on lui reproche.
45:16Il n'y a pas eu de procès.
45:17Et de façon inique et totalement arbitraire,
45:20on vient de lui interdire de vivre.
45:22Voilà.
45:23Il est basé en Suisse, en France ?
45:24Il est en Belgique, là.
45:25Mais il ne peut même plus sortir de la Belgique.
45:27Il a interdit de territoire et tout.
45:28Très bien.
45:29C'est une honte.
45:29Juste une petite question sur l'INC.
45:32Oui, oui, mais je reprends la décision.
45:3560 millions de consommateurs, c'est une décision du Sénat.
45:38Mais elle doit être validée par l'Assemblée nationale.
45:39Oui, mais comme à l'Assemblée nationale,
45:40ils sont aussi cons qu'au Sénat,
45:41ils risquent de ne pas le voir et de le voter.
45:44Donc, il y a un moment donné,
45:44comment on peut voter ce genre de truc ?
45:46Comment on peut voter ?
45:4760 millions de consommateurs, il n'y a pas de subvention.
45:50Ils sont tenus.
45:51Et ça nous permet à nous, citoyens,
45:53d'être à peu près informés sur ce qu'on bouffe
45:55et sur ce qu'on achète.
45:55De manière indépendante.
45:56De manière indépendante.
45:57Et il le supprime.
45:59Alors qu'à côté de ça, il file un pognon fou.
46:00À côté de ça, il file des subventions.
46:02A l'UFC que choisir, qu'à son propre canard.
46:05Et aux journaux qui n'en ont pas besoin.
46:08Et aux journaux qui appartiennent à Bolloré et à Arnaud,
46:10ils filent des millions de subventions
46:12et là, ils suppriment ce truc-là.
46:13Non, mais c'est quoi ces sénateurs-là ?
46:15Merci, c'était juste une petite présidence.
46:17Ce n'est pas pour vous relancer complètement.
46:19Parce que j'en ai d'autres.
46:19Ok, je vous fais confiance.
46:21Votre coup de gueule, Eric.
46:22Je vais faire mon coup de gueule
46:23sur les nouveaux vitraux de Notre-Dame
46:25qui sont actuellement exposés au Grand Palais
46:27par Mme Claire Tabouret.
46:29On a eu très peur depuis l'incendie de Notre-Dame.
46:32D'abord, évidemment, qu'elle s'effondre.
46:34Et ensuite, que le prince enfant Emmanuel Macron
46:38veuille nous imposer toutes ses lubies
46:39pour pouvoir marquer sa place dans l'histoire de France.
46:43Peut-être en étant le dernier vrai président,
46:45comme le disait Mitterrand.
46:49Pendant un certain temps, on a eu peur
46:51qu'il veuille nous mettre un petit peu n'importe quoi
46:53avec une nouvelle toiture,
46:55avec deux ans de partir dans tous les sens.
46:58Alors qu'on a des personnes extrêmement compétentes
47:04qui sont capables de tout refaire bien.
47:07Il y a énormément de choses qui n'ont pas été cassées
47:09et qu'il veut changer.
47:12Notre-Dame de Paris, c'est quelque chose
47:15qui est peut-être le monument le plus intimement lié
47:20à l'histoire de France.
47:20Ça, c'est des vitraux qui viennent de...
47:23Il y a été fait par Viollet-le-Duc, c'est ça ?
47:24Donc, ce ne sont pas les plus anciens,
47:26ce ne sont pas ceux qui étaient là,
47:27mais il n'était pas du tout obligatoire de les changer.
47:30Et surtout, il n'y a pas eu de...
47:32C'est la cathédrale, c'est l'église de la France,
47:35même pour les personnes qui ne sont pas...
47:36Aussi bien de la France chrétienne
47:38que de la France de la libération
47:39avec le général de Gaulle, le Tédéum, etc.
47:41Elle n'a pas arrêté de nous suivre siècle après siècle.
47:43Même des personnes à gauche, comme Victor Hugo,
47:46ont écrit des choses fantastiques,
47:48célébrées sur tout ça.
47:49Aujourd'hui, ça remplit des comédies musicales
47:51comme La Dame de Pierre ou Notre-Dame de Paris.
47:53Si on veut changer cela,
47:54ce n'est pas Macron qui doit décider de cela.
47:56Et éventuellement, des concertations
47:59avec un maximum de Français qui sont intégrés dans ça,
48:02mais ce n'est pas à Macron de faire ses caprices sur ça.
48:05Bien, merci beaucoup.
48:06Mais ça m'a donné l'envie d'aller voir à quoi ressemble.
48:09C'est une artiste contemporaine, vivante,
48:13claire tabouret, c'est ça ?
48:14Il faut aller voir, parce que non seulement c'est laid,
48:17mais ça c'est un point de vue esthétique subjectif,
48:18mais c'est raté.
48:20C'est-à-dire qu'il semblerait qu'elle n'ait pas tenu compte
48:22de la plaque de la pierre.
48:24Donc vous avez la tête d'un bonhomme
48:25qui va jusqu'à la pierre
48:26et puis qui se continue de l'autre côté.
48:29Vous voyez ?
48:29Il y a des déformations, c'est absolument insouci.
48:32Dans tous les cas, j'irai voir
48:33et j'espère que vous aussi.
48:35Alors maintenant, on va passer à vos coups de cœur.
48:37C'est un coup de cœur, moi c'est la publicité pour Intermarché,
48:40ce film d'animation qui représente un loup.
48:42C'est présenté un peu...
48:44Un loup végétarien.
48:45Un loup qui devient végétarien.
48:46Oui, c'était un peu comme un conte pour enfants,
48:48l'idée d'un loup qui, pour se faire accepter
48:50par les animaux de la forêt,
48:52parce qu'il n'a pas d'amis,
48:53tout le monde le fuit, tout le monde a peur,
48:55renonce à manger de la viande
48:56et puis se met à cuisiner des navets et des carottes.
48:59Alors je vous avouerai que ça a failli être un coup de gueule,
49:01cette histoire.
49:02Parce qu'on peut voir, oui, exactement,
49:05le verre à moitié plein ou à moitié vide.
49:07À moitié plein, on peut voir une ode aller à l'assimilation, finalement.
49:11Ce que vous avez de dangereux et d'inacceptable pour une société,
49:14il faut le laisser derrière vous,
49:16si vous voulez vous faire intégrer, assimiler.
49:19Maintenant, ça peut être aussi...
49:20Il peut y avoir une autre façon de voir les choses,
49:22c'est un renoncement, un renoncement à ce qu'on est par nature.
49:25Et dans notre époque wokiste,
49:26c'est une invitation, plus qu'une invitation d'ailleurs,
49:29une menace, si on ne la respecte pas,
49:31je pense à la sexualité masculine,
49:33à arrêter d'avoir une sexualité masculine.
49:36Voilà, pour si on veut se faire accepter...
49:38Mais qu'est-ce qui vous a fait basculer du côté du coup de cœur ?
49:41Du coup de cœur, c'est que finalement,
49:42je préfère voir le verre à moitié plein.
49:45Je préfère voir cette ode à l'assimilation,
49:47au fait qu'on arrive quelque part à Rome,
49:50fait comme les Romains.
49:52Parce que sinon...
49:52Sachant qu'il y a un autre atout dans ce...
49:54Intermarché, c'est quoi ?
49:55Intermarché.
49:56Intermarché, c'est une marque qui est très aimée des Français.
49:58Il y a la chanson de Claude François.
50:01Et puis, c'est une réussite française,
50:03parce que c'est une boîte française qui a fait ça.
50:04C'est ça, de Montpellier.
50:05Et en animation, on est très fort.
50:07On a un savoir-faire qui est reconnu mondialement.
50:09Et là, vraiment, c'est une grande réussite.
50:11C'est une réussite.
50:12Parce que le film est très bien fait et très émouvant.
50:13Et je crois que c'est un succès dans le monde entier,
50:15puisqu'on en est...
50:15Ça prend dans centaines de millions.
50:18Centaines de millions de vues.
50:19J'ai repris toutes les langues.
50:20Et Tariq Dali ne connaît pas.
50:22Je ne connais pas, je vais...
50:22Vous aurez appris quelque chose.
50:24Merci pour votre coup de cœur.
50:26Tariq, quel est votre coup de cœur ?
50:28Mon coup de cœur, je vais le relier au coup de gueule, vous savez.
50:31Et puis, vous allez peut-être m'accuser d'être monomaniaque,
50:33mais je vais encore parler du totalitarisme en marche.
50:35Et je vais encourager nos lecteurs à relire ce merveilleux roman,
50:40Le meilleur des mondes, qui a été écrit par Aldous Huxley,
50:43il y a bientôt cent ans maintenant.
50:44C'était au début des années 1930.
50:46Eh bien, il décrivait une société éclatée entre les sachants, les manants.
50:51Population inconditionnée en castes de façon à pérenniser le système.
50:56Une oligarchie éduquée, mais très restreinte, destinée à gouverner.
50:59Et la grande masse, une partie assignée à travailler dur,
51:02une autre à vivre de la charité.
51:04On les distingue par leurs vêtements.
51:06Et j'ajoute que toutes ces castes sont conditionnées
51:08pour ne pas se plaindre de leur sort, ni vouloir en sortir.
51:11On a vu pendant le Covid que les gens ne se plaignaient pas de leur sort.
51:16Je précise aussi d'ailleurs, Cyril m'y a fait penser,
51:20que la reproduction sexuée est supprimée.
51:22On ne fait plus que du in vitro.
51:23Ah oui.
51:24Alors maintenant...
51:25Vous l'avez relu récemment ?
51:26Oui, oui, je l'ai relu récemment.
51:27Moi, je l'ai lu au lycée, j'en ai un souvenir très lointain.
51:30Ah ben oui, parce que quand vous l'avez lu au lycée,
51:33c'était il n'y a pas forcément très longtemps,
51:34mais ça s'est beaucoup dégradé la situation.
51:37Alors aujourd'hui, est-ce que les téléspectateurs de TVL
51:41voient une vraie différence avec cette société hyper fliquée,
51:44tenue par des lobbies pour qui un homme, c'est une femme,
51:47c'est Kif Kif Bourrico, qui promeuvent la GPA, la PMA,
51:51et tout en se réjouissant...
51:52Tout ça en 1930 ?
51:531932, 1931.
51:55Ah oui.
51:55Des lois et des règlements, tous les machins inventés chaque jour
51:58par l'État nounou qui proclame que tout ça, c'est bon pour nous.
52:01Voilà, donc, qu'est-ce que vous voulez ?
52:03Je ne peux qu'encourager à relire ça.
52:05Davos, Soros, Macron, Lyon, et tous les malfaisants,
52:09comme disait Audiard, tous les malfaisants autoproclamés progressistes,
52:13ils étaient prévus, ils n'ont rien inventé.
52:15Aldous Huxley nous avait prévenus.
52:16Et même les laïcars, alors ça j'ai retrouvé, je ne m'en souvenais plus,
52:20qui veulent nous interdire de célébrer Noël,
52:22étaient annoncés dans un culte à Henry Ford,
52:25qui n'y était pour rien, le malheureux,
52:26mais ça a annoncé quoi ?
52:28Ça a annoncé le matraquage publicitaire des grandes surfaces,
52:31les Black Friday, les Halloween,
52:33et on lui est place de la tradition chrétienne.
52:35Ça fait combien de pages, ce roman ?
52:37C'est pas très long, ça fait 150-160 pages en livre de poche.
52:42Il y avait une suite après, il me semble.
52:44Eh bien justement, c'est ça très intéressant,
52:45parce qu'à la fin des années 50, une petite trentaine d'années après,
52:48il a publié le retour vers le meilleur des mondes,
52:51et dedans il disait qu'on avance vraiment de ce que j'ai dit il y a 30 ans.
52:56Et il exagérait peut-être un peu il y a 60 ans.
52:57Lui-même s'était fait peur, ou se faisait peur.
52:59Lui-même se faisait peur.
53:00Et puis il était très malade,
53:02et il a poussé la modestie à se suicider le 22 novembre 1963,
53:05ce qui fait que personne n'en a parlé,
53:06parce que Kennedy était assassiné le même jour.
53:08Ah oui.
53:09Mauvaise sortie.
53:10Mauvaise sortie.
53:11Ok, merci beaucoup.
53:12Philippe Pascault, quel est votre coup de cœur ?
53:15Je les vois, en fait, c'est des livres.
53:17Moi qui suis un petit gauchiste chez vous.
53:19Oui, c'est bien connu.
53:20Je vais vous donner un petit coup de cœur sur un type que j'apprécie,
53:24et que je demande, comme on a tout le monde,
53:25d'acheter le livre du général Hervé Pierre,
53:28qui parle du général Beau,
53:29qui est le père de la stratégie française.
53:32D'accord.
53:33Honnêtement, c'est un bouquin hyper intéressant
53:34sur la façon d'appréhender la stratégie militaire
53:37pour justement ne pas faire la guerre.
53:39Donc c'est une espèce d'espéranto de toutes les stratégies
53:42qui permet d'appréhender la guerre,
53:45non pas avec les moyens,
53:45mais avec intelligence,
53:46pour justement éviter de la faire.
53:48Je conseille à tout le monde,
53:49moi qui suis de gauche,
53:50je conseille à tout le monde de lire ce livre-là.
53:52Le général Beaufort a vécu...
53:54Il est mort en 1975.
53:56Donc après la Seconde Guerre mondiale.
53:57Il est mort en 1975,
53:58et il a écrit des stratégies...
54:001975, ça veut dire qu'il a été actif
54:02pendant la Seconde Guerre mondiale ?
54:03Oui.
54:04Il est en 1902.
54:04Voilà.
54:051902.
54:05Et c'est vraiment un type
54:06qui a développé la stratégie militaire
54:08de façon géniale.
54:10Et c'est moi qui parle, le mec de gauche.
54:12Peut-être m'en voir ça.
54:13Et le deuxième bouquin...
54:14C'était chez Perrin.
54:15On va l'en...
54:16Et le deuxième bouquin,
54:17Autant se faire plaisir,
54:18que moi, je fais partie des gens
54:19qui vendent bien,
54:20comme Sarkozy.
54:21Je viens de traduire mon livre
54:23Pilleur d'État,
54:24encore et encore,
54:25en anglais.
54:26Ah oui ?
54:26Bravo.
54:27Tous les Anglais peuvent le trouver.
54:29C'est peut-être l'outreur.
54:30Voilà.
54:30Et moi, je vends,
54:31contrairement à Ségolène Royan,
54:33Marie Thondelier,
54:34Xavier Bertrand...
54:35Vous vendez comme ça ?
54:36Rosé...
54:37Rosé...
54:37Non, non, ils vendent un peu plus
54:38que moi, quand même.
54:39Ah oui.
54:40Vous êtes loin de Philippe de Villiers
54:41et de Zemmour, encore.
54:42Mais moi, je n'ai pas accès
54:42aux grands médias.
54:43Et malgré le fait que je n'ai pas accès
54:44aux grands médias,
54:45je n'ai déjà pas dépassé
54:46les 20 000 exemplaires en France.
54:46Qui l'a traduit, ce livre ?
54:48Une anglaise.
54:49Très bien.
54:49Et donc, il est en vente
54:50en Angleterre et en Amérique.
54:52Excellent.
54:52Et à droite et à gauche,
54:53donc autant se faire sa propre...
54:54Mais on est bien d'accord.
54:55Et je ne m'appelle pas Sarkozy.
54:56Bravo.
54:58OK.
54:59Merci beaucoup.
55:00Vous êtes nul de l'Océen Noël.
55:02Le réalisateur a abdiqué
55:05de me parler dans l'oreille.
55:06Il n'y a pas de plus des cas.
55:07Éric Richard-Mose.
55:08Mon coup de cœur,
55:09c'est pour ces gendarmes mobiles
55:11qui, face aux agriculteurs,
55:13quand on leur demandait
55:14d'appliquer des ordres
55:15absolument honteux
55:17dans ce contexte de crise agricole,
55:19ont fait le choix
55:20d'enlever leur casque
55:22en signe de protestation
55:26par rapport aux ordres
55:26qui leur étaient faits.
55:28Souvent, les personnes
55:28qui ont tendance à défendre
55:30de manière inconditionnellement
55:32la police sont aussi ceux
55:33qui défendent de manière
55:34inconditionnellement l'agriculture.
55:36Là, quand on voit la situation,
55:39c'est absolument un déchirement
55:40pour énormément de personnes.
55:41Et il faut pouvoir dire
55:44sans trembler,
55:45en assumant parfaitement
55:46que faire la différence
55:47entre les ordres
55:48qui sont donnés
55:49par les préfets,
55:50qui sont donnés
55:50par le ministre de l'Intérieur,
55:51qui sont donnés
55:52par la Macronie,
55:54des policiers,
55:56des gendarmes,
55:57des différentes forces
55:57de l'ordre.
55:58Et trop souvent,
56:00j'entends des personnes dire
56:01non, il ne faut pas
56:02critiquer la police
56:03par défaut.
56:04Ils ont toujours raison
56:05parce qu'il faut suivre
56:06les ordres,
56:06il faut suivre la hiérarchie,
56:07etc.
56:07Et bien, ces très courageux
56:09gendarmes mobiles
56:10ont montré que
56:10quand les ordres sont iniques,
56:12quand les ordres sont
56:12absolument scandaleux,
56:14le courage existe,
56:15le courage existe
56:15encore en France
56:16et il faut absolument
56:17le valoriser.
56:18Il y a une loi
56:18qui te permet de désobéir
56:20quand les ordres
56:20ne se pas conforment
56:21à ce qu'on pense vraiment.
56:23Je n'ai pas le terme exact.
56:24Toujours dans ce contexte
56:26de crise agricole,
56:29je ne sais pas
56:29quand est-ce que l'émission
56:30sera diffusée.
56:31Très prochainement,
56:32deux jours après l'enregistrement.
56:34Ce jeudi, donc hier,
56:35nous sommes allés manifester
56:37à Bruxelles devant
56:38le Parlement européen
56:38en soutien à énormément
56:40d'agriculteurs.
56:42Les patriotes,
56:43on est venu,
56:43on vient en masse
56:44à cette manifestation-là.
56:45Il ne faut pas
56:46cesser la mobilisation,
56:48il faut mettre la pression,
56:50mettre la pression,
56:50mettre la pression
56:51parce qu'en plus
56:52de mettre la pression
56:54au niveau politique
56:55pour que les choses changent,
56:57il est aussi indispensable
56:58que nos éleveurs,
56:59nos agriculteurs
57:00se rendent compte
57:00qu'on pense à eux,
57:02on les soutient
57:02et on ne les laisse pas crever
57:04comme ça en silence.
57:05Merci beaucoup.
57:06Merci.
57:07Bien, j'allais conclure
57:08en vous souhaitant
57:09de bonnes fêtes,
57:10mais en fait,
57:11je voudrais vous faire
57:11un petit coup de cœur
57:12qui m'est personnel.
57:13J'ai lu,
57:14pendant les quelques jours
57:15de vacances que j'ai pris,
57:16un livre que j'ai trouvé
57:17formidable
57:18de Olivier Norek
57:20qui s'appelle
57:21Les guerriers de l'hiver
57:23et qui raconte
57:24la résistance héroïque
57:26et très efficace
57:28du peuple finlandais
57:30contre l'armée stalinienne
57:31dans les années 1940-41.
57:34Hiver 39-40.
57:35Hiver 39-40,
57:36oui,
57:37j'avais déjà oublié
57:37ce détail
57:38et qui raconte
57:39cette résistance
57:40et qui suit
57:41quatre copains
57:42dont un qui va devenir
57:43un tireur d'élite
57:44alors que c'est un petit paysan
57:46qui s'est juste
57:46très très bien tiré
57:47et qui va réussir
57:48en tant que sniper
57:49à descendre
57:50des dizaines
57:51et des dizaines
57:52de snipers
57:53et qui va survivre
57:54à la guerre.
57:55Je vous dis que ça,
57:55si vous avez
57:56deux, trois heures
57:58de temps devant vous,
58:00acheter ce livre,
58:01c'est une merveille.
58:04Je pense que ça parle
58:04de l'esprit de résistance,
58:06c'est très important.
58:07Vous diriez que ce sont
58:08les Ukrainiens
58:08de l'époque ?
58:09Je vois bien
58:11le rapprochement.
58:13Oui,
58:13je pense que la situation
58:14est pas mal différente
58:15mais globalement,
58:17ça parle de ça aussi.
58:18Ça parle de la création
58:20aussi d'une nation
58:21en fait
58:22parce que la Finlande
58:22n'existait que depuis
58:2320 ans
58:24et elle s'est forgée
58:27dans cette résistance
58:28parce qu'elle était face
58:30à un rouleau compresseur.
58:32Voilà.
58:33Vraiment
58:34très chaude recommandation.
58:36Dans tous les cas,
58:38je vous souhaite
58:38et nous vous souhaitons tous
58:39ici de très belles fêtes
58:41de fin d'année,
58:41Noël,
58:42premier de l'an
58:42et on se retrouve
58:43en début d'année 2026.
58:45A très vite.
58:45Au revoir.
58:46Sous-titrage Société Radio-Canada
58:51Sous-titrage Société Radio-Canada
58:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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