00:00Je pense que les agriculteurs, les producteurs français, quand ils voient 180 000 tonnes de volaille par exemple à l'importation
00:05et qu'ils savent qu'aujourd'hui on importe pratiquement un poulet sur deux de ce qu'on consomme et notamment en restauration hors domicile,
00:12ils se disent mais comment se fait-il qu'aujourd'hui quand nous voulons nous mettre des poulaillers en place,
00:17on ne peut pas parce qu'on a la contrainte administrative, parce qu'on a des problèmes pour les financer,
00:22parce qu'on a éventuellement de la controverse sociétale, c'est-à-dire que tous les français veulent consommer français,
00:26veulent consommer le produit du terroir et en fait dès qu'on veut mettre un poulailler en place ou une usine pour transformer le poulet,
00:32on a la société ou en tout cas des levées de boucliers qui nous empêchent de les faire et on a de la contrainte administrative.
00:37En fait ce qu'on voudrait avant tout ça, c'est aussi être en capacité de produire.
00:41On voudrait avoir accès à l'eau pour pouvoir par exemple produire davantage de légumes alors qu'on importe pratiquement 35% des légumes qu'on consomme
00:48ou produire les fruits parce qu'on importe 60% des fruits qu'on consomme.
00:52On veut aussi à travers ce mouvement et cette colère exprimer le fait que pour nous ouvrir à de l'importation,
00:59à des produits qui ne respectent pas nos règles, on voudrait aussi être en capacité de pouvoir produire sur nos territoires.
01:04Et aujourd'hui on a des problèmes et des contraintes pour pouvoir produire.
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